Faux semblants (10)

- Par l'auteur HDS CDuvert -
Récit érotique écrit par CDuvert [→ Accès à sa fiche auteur]
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Récit libertin : Faux semblants (10) Histoire érotique Publiée sur HDS le 11-01-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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Faux semblants (10)
Chapitre X

Le lendemain soir, ils organisent le vernissage de leur nouvelle exposition collaborative. « Authentiques Faux-semblants » présente vingt nouvelles œuvres. Des toiles, des photographies, des vidéos. Tout leur parcours depuis six mois, capturé dans des images crues et belles.

Les invités arrivent progressivement. Des collectionneurs, des critiques, des artistes. Léa est là, accompagnée d'une femme brune qui la regarde avec adoration. Marco, le faussaire de Belleville, s'est même déplacé. Il observe les toiles avec un œil expert.

« Tu as fait du chemin, Raphaël. »

« On a fait du chemin. »

Victoire circule parmi les invités, répond aux questions, explique le processus créatif. Elle n'a plus honte. Plus de gêne. Juste de la fierté pour ce qu'ils ont accompli ensemble.

Un critique d'art influent s'approche d'elle.

« Madame de Montlhéry. Votre travail est remarquable. Cette fusion entre art et chair, entre création et destruction. C'est vraiment unique. »

« Merci. Mais ce n'est pas seulement mon travail. C'est le nôtre. Raphaël et moi. »

« Justement. Cette collaboration. Comment ça fonctionne ? »

« On se fait confiance. Totalement. On n'a pas de limites. Pas de tabous. On explore ce qui nous effraie, ce qui nous excite, ce qui nous transforme. »

Le critique hoche la tête, prend des notes. Victoire s'excuse, rejoint Raphaël qui se tient devant la plus grande toile. Celle créée ce soir précédent.

« Elle est magnifique. »

« Comme toi. »

Ils s'embrassent devant les invités. Personne ne détourne le regard. Personne ne juge. Dans cet espace qu'ils ont créé, l'authenticité est la seule règle.

La soirée avance. Le champagne coule, les conversations s'animent. Plusieurs œuvres trouvent acquéreur. Le succès dépasse leurs espérances. Mais ce n'est pas l'argent qui compte. C'est la reconnaissance. L'acceptation de leur transgression comme forme d'art légitime.

Vers minuit, les derniers invités partent. Victoire referme la porte derrière eux, tourne la clé. Le silence s'installe dans la galerie, épais, presque palpable. Raphaël éteint les néons du plafond, ne laissant que quelques spots qui éclairent les œuvres accrochées aux murs. L'espace se transforme. Les toiles deviennent des présences vivantes dans la pénombre, témoins silencieux de ce qui va suivre.​

Victoire retire ses escarpins, sent le parquet froid sous ses pieds nus. La fatigue de la soirée pèse sur ses épaules, mais quelque chose d'autre monte en elle. Un besoin qu'elle reconnaît maintenant, viscéral et urgent. Raphaël traverse la galerie vers elle, ses pas résonnent doucement dans le silence.

« Viens. »

Sa voix est basse, presque un murmure. Il lui tend la main. Elle la prend, laisse ses doigts se refermer sur les siens. Il la guide vers le centre de la galerie, juste sous la plus grande toile. Celle où elle apparaît attachée, peinte, le visage déformé par le plaisir. Victoire lève les yeux vers l'œuvre, se revoit dans ce moment de pure transgression.​

« Tu te souviens ? »

« Comment oublier ? »

Raphaël se positionne derrière elle, ses mains trouvent la fermeture éclair de sa robe. Il la descend lentement, centimètre par centimètre. Le bruit du zip résonne dans le silence. Victoire frissonne quand l'air frais touche sa peau exposée. La robe glisse le long de ses épaules, tombe en un froissement de tissu autour de ses chevilles.​

Elle se retourne face à lui, debout en sous-vêtements de dentelle noire. Ses mains montent vers les boutons de sa chemise, les défont un par un. Chaque geste est lent, délibéré. Elle révèle son torse, les muscles qui se dessinent sous sa peau, les taches de peinture séchée qu'il n'a pas complètement nettoyées. Ses doigts tracent le contour de ses pectoraux, descendent vers son ventre.​

Il défait sa ceinture, baisse son pantalon. Elle fait glisser sa chemise de ses épaules. Leurs gestes sont synchronisés, comme une chorégraphie qu'ils auraient répétée mille fois. Quand ils sont enfin nus tous les deux, ils restent un moment immobiles, se regardent dans la lumière tamisée des spots.​

« Tu es magnifique. »

« Toi aussi. »

Raphaël pose ses mains sur ses hanches, l'attire contre lui. Leurs corps se touchent enfin, peau contre peau. Victoire sent la chaleur qui émane de lui, la fermeté de son torse contre ses seins. Son sexe déjà dur presse contre son ventre. Elle glisse une main entre eux, le saisit, le caresse lentement.​

Il gémit, ferme les yeux. Ses mains remontent le long de son dos, défont l'agrafe de son soutien-gorge. Le tissu tombe. Il coupe ses seins dans ses paumes, les pétrit doucement. Ses pouces effleurent ses tétons durcis, les roulent, les pincent légèrement. Elle penche la tête en arrière, s'abandonne aux sensations.​

Ils s'embrassent. Pas avec urgence, mais avec une lenteur calculée. Leurs langues se trouvent, s'explorent. Le baiser a le goût du champagne qu'ils ont bu toute la soirée, sucré et pétillant. Raphaël approfondit le contact, une main dans ses cheveux, l'autre sur ses reins. Il la plaque contre lui, elle sent chaque centimètre de son corps épousant le sien.​

Victoire rompt le baiser, descend le long de son cou, mordille sa clavicule. Ses mains glissent sur ses fesses, les pétrissent. Il la soulève légèrement, elle enroule ses jambes autour de sa taille. Il la porte ainsi jusqu'au centre de la galerie, s'agenouille, la dépose doucement sur le sol.​

Le parquet est froid sous son dos. Elle frissonne, mais la chaleur du corps de Raphaël sur elle compense. Il se positionne entre ses cuisses, écarte ses jambes avec ses genoux. Ses mains remontent le long de ses flancs, s'attardent sur ses seins, descendent vers son ventre. Il trace des cercles autour de son nombril, descend plus bas.​

Ses doigts trouvent l'élastique de sa culotte, la font glisser lentement. Victoire soulève ses hanches pour l'aider. Quand le tissu disparaît, elle est entièrement nue sous lui, exposée. Il la regarde avec cette intensité qu'elle connaît maintenant, comme s'il la voyait pour la première fois.​

« Tu es trempée. »

« Toute la soirée. Depuis que tu m'as regardée pendant le vernissage. »

Il sourit, glisse une main entre ses cuisses. Ses doigts effleurent ses lèvres gonflées, découvrent la chaleur humide qui l'attend. Il écarte délicatement, explore son intimité avec une précision qui la fait gémir. Son pouce trouve son clitoris, le caresse en cercles lents.​

« Raphaël... »

« Chut. On a tout notre temps. »

Il ajoute un doigt à l'intérieur d'elle, puis deux. Les fait aller et venir lentement. Victoire se cambre, ses mains cherchent quelque chose à quoi s'accrocher. Elles trouvent le parquet froid, s'y agrippent. L'orgasme monte progressivement.​

Mais avant qu'elle ne bascule, il retire ses doigts. Elle proteste faiblement. Il se penche, l'embrasse pour faire taire sa plainte. Ses mains remontent le long de son corps, capturent ses poignets, les tiennent au-dessus de sa tête. Il maintient cette position, la clouant contre le sol.​

« Pas encore. Je veux que ça dure. »

Il descend le long de son corps. Sa bouche trouve ses seins, suce ses tétons durcis. Sa langue dessine des cercles autour des aréoles, mordille légèrement. Victoire gémit, tente de libérer ses mains, mais il les tient fermement. Elle est prisonnière, vulnérable, et ça l'excite d'une façon qu'elle ne peut plus ignorer.​

Il continue sa descente. Embrasse son ventre, sa hanche, l'intérieur de sa cuisse. Ses mains lâchent enfin ses poignets, écartent ses jambes plus largement. Sa bouche se pose sur son sexe. Victoire crie, ses mains plongent dans ses cheveux.​

Sa langue lèche lentement, explore chaque pli. Il suce son clitoris, le mordille avec ses dents. Insert deux doigts en elle, reprend ce mouvement de va-et-vient qui la rend folle. La combinaison de sa bouche et de ses doigts est dévastatrice. Elle sent l'orgasme revenir, plus intense, impitoyable.​

« Je vais... »

« Oui. Maintenant. »

L'orgasme la frappe comme une déflagration. Son corps se contracte, ses cuisses se referment autour de sa tête. Elle crie, les doigts agrippés dans ses cheveux. Il ne ralentit pas, continue de la lécher pendant qu'elle tremble sous lui. Les vagues de plaisir se succèdent, interminables.​

Quand elle redescend enfin, haletante, il remonte le long de son corps. L'embrasse, elle goûte son propre plaisir sur sa langue. Le mélange salé, intime. Ses mains trouvent son sexe dur, le guident vers son entrée. Il se positionne, la pénètre lentement.​

La sensation est intense. Après l'orgasme, son sexe est sensible, gonflé. Chaque centimètre qui s'enfonce en elle la remplit d'une façon qui lui coupe le souffle. Il s'arrête quand il est entièrement en elle, reste immobile un moment.​

« Bouge. »

« Pas encore. »

Il capture ses mains, entrelace ses doigts aux siens. Les tient au-dessus de sa tête, contre le parquet froid. Leurs regards se rencontrent, ne se quittent plus. Dans la pénombre de la galerie, elle voit son visage au-dessus du sien, ses yeux gris qui brillent dans la lumière des spots.​

Puis il commence à bouger. Lentement d'abord. Chaque coup de reins est mesuré, profond. Il se retire presque entièrement, puis replonge en elle avec une lenteur calculée. Victoire sent chaque centimètre, chaque pulsion. Leurs doigts restent entrelacés, ancrés au-dessus de sa tête.​

« Regarde-moi. »

Elle le regarde. Ne détourne pas les yeux même quand le plaisir devient presque insoutenable. Il accélère légèrement, trouve un rythme régulier. Leurs corps se cherchent, se trouvent, fusionnent. Le bruit de leurs peaux qui se rencontrent emplit la galerie, se mêle au son de leurs respirations.​

Raphaël lâche une de ses mains, la glisse entre leurs corps. Trouve son clitoris, le masse en rythme avec ses pénétrations. Victoire gémit, ses hanches se soulèvent pour venir à sa rencontre. Ils bougent ensemble maintenant, dans une synchronisation parfaite. Comme une danse, comme ils l'ont fait tant de fois.​

« Je t'aime. »

Les mots lui échappent à nouveau. Elle les répète, encore et encore, au rythme de leurs mouvements. Il l'embrasse, avale ses paroles. Accélère encore, la pilonne avec plus d'intensité. Ses doigts sur son clitoris ne ralentissent pas.​

L'orgasme monte à nouveau. Différent du premier. Plus profond, plus fort. Elle le sent dans chaque cellule de son corps. Raphaël aussi est proche, elle le sent au tremblement de ses muscles, à l'irrégularité de son souffle.​

« Avec moi. Ensemble. »

Il acquiesce, incapable de parler. Ses coups de reins deviennent plus erratiques, plus urgents. Ses doigts pressent plus fort sur son clitoris. Victoire sent le point de bascule approcher, inévitable.​

Quand l'orgasme la frappe, elle crie. Un cri qui résonne contre les murs blancs de la galerie, se répercute entre les œuvres accrochées. Au même moment, Raphaël jouit en elle. Elle sent son sexe palpiter, son sperme se répandre dans ses profondeurs. Il crie aussi, son visage enfoui dans son cou.​

Ils restent enlacés, immobiles. Leurs corps tremblent encore des échos du plaisir. Le sol froid sous son dos, la chaleur de son corps sur elle. Victoire sent son sexe encore en elle, toujours dur malgré l'orgasme. Leurs doigts toujours entrelacés.​

Au-dessus d'eux, les œuvres veillent. Témoins silencieux de leur histoire. La grande toile où elle apparaît attachée et peinte. Les photographies de leurs corps mêlés. Les empreintes de leurs plaisirs capturés sur le lin. Tout est là, autour d'eux. Leur passé, leur présent, leur avenir.​

Raphaël se retire lentement, roule sur le côté. L'attire contre lui. Victoire niche sa tête dans le creux de son épaule, pose sa main sur son torse. Sent les battements de son cœur qui ralentissent progressivement. Entre ses cuisses, elle sent leur mélange couler, humide et intime.​

« C'était parfait. »

« Comme toujours avec toi. »

Ils restent ainsi, allongés sur le sol de leur galerie. Le parquet froid ne les dérange plus. La fatigue de la soirée les rattrape, mais aucun d'eux ne veut bouger. Pas encore. Ils veulent prolonger ce moment, suspendu entre l'extase et le retour à la réalité.​

Victoire ferme les yeux, écoute le silence de la galerie. Plus tôt dans la soirée, cet espace était rempli de voix, de rires, de questions. Maintenant, il n'y a plus qu'eux deux et leurs œuvres. La synthèse parfaite de ce qu'ils sont devenus ensemble.​

« Tu te souviens de la première fois ? Dans les réserves ? »

« Sur la commode Louis XV. Comment oublier ? »

« J'avais tellement peur. »

« De quoi ? »

« De ce que tu allais réveiller en moi. »

Raphaël resserre son étreinte, l'embrasse sur le front.

« Et maintenant ? »

« Maintenant, je ne veux plus jamais me rendormir. »

Ils se lèvent finalement, leurs corps endoloris par la dureté du sol. Raphaël va chercher un plaid dans l'arrière-boutique, l'étend sur le parquet. Ils s'y allongent à nouveau, cette fois avec plus de confort. Victoire se blottit contre lui, passe une jambe sur les siennes.​

Sa main descend le long de son ventre, trouve son sexe. Il est encore semi-dur, luisant de leurs fluides mêlés. Elle le caresse doucement, le sent durcir à nouveau sous ses doigts. Raphaël gémit, ouvre les yeux.

« Déjà ? »

« J'ai envie de toi. Encore. »

Il sourit, la fait rouler sur le dos. Se positionne à nouveau entre ses cuisses. Mais cette fois, il la retourne, la met à quatre pattes. Ses mains se posent sur ses hanches, la positionnent comme il le veut. Elle sent son sexe contre son entrée, encore trempée de leur première étreinte.​

Il la pénètre d'un coup. Elle crie, s'accroche au plaid. Cette position est différente, plus profonde. Il la remplit entièrement, cogne contre son col à chaque coup de reins. Ses mains agrippent ses hanches, la maintiennent immobile pendant qu'il la prend.​

Victoire baisse la tête, regarde entre ses jambes. Voit son sexe qui entre et sort d'elle, luisant de leur mélange. La vue est obscène et terriblement excitante. Elle glisse une main entre ses cuisses, trouve son clitoris gonflé. Se masturbe pendant qu'il la baise.​

« Oui. Comme ça. »

Il accélère. Ses coups de reins deviennent plus brutaux, plus urgents. Une de ses mains quitte sa hanche, remonte le long de son dos. S'enroule dans ses cheveux, tire sa tête en arrière. La position cambrer encore plus, permet une pénétration encore plus profonde.​

« Tu aimes ça ? Que je te prenne comme ça ? »

« Oui. »

« Dis-le. »

« J'aime que tu me prennes comme ça. Fort. Sans retenue. »

Il tire plus fort sur ses cheveux, la pénètre avec une violence contenue. L'autre main descend, claque sur ses fesses. Une fois, deux fois. La douleur se mêle au plaisir, crée une sensation qui la fait hurler.​

L'orgasme la prend par surprise. Violent, dévastateur. Son corps se contracte autour de lui, ses bras cèdent. Elle s'effondre sur le plaid, le visage contre le tissu. Raphaël ne ralentit pas, continue de la pilonner. Jouit en elle quelques secondes plus tard, un grognement rauque s'échappant de sa gorge.​

Il se retire, s'effondre à côté d'elle. Tous deux haletants, épuisés, comblés. Victoire sent son sperme couler d'elle, tacher le plaid sous eux. Elle ne bouge pas. Ne veut pas bouger. Veut juste rester ainsi, dans cette galerie qui est devenue leur sanctuaire.​

Raphaël la prend dans ses bras, l'attire contre lui. Ils restent enlacés, leurs corps encore tremblants. Au-dessus d'eux, les œuvres continuent de veiller. Témoins silencieux de leur amour, de leur transgression, de leur vérité.​

« On ne devrait pas rentrer ? »

« C'est ça, notre vie maintenant. »

« Oui. L'art et toi. Rien d'autre ne compte. »

« Rien d'autre. »

Ils se rhabillent lentement, rangent les dernières coupes de champagne. Ferment la galerie pour la nuit. Dans la rue, Paris scintille sous les lumières artificielles. Ils marchent main dans la main, sans destination précise.

« Tu regrettes ? Ton ancienne vie ? »

Victoire s'arrête, réfléchit.

« Non. Jamais. Tu m'as libérée. »

« C'est toi qui t'es libérée. Je t'ai juste montré le chemin. »

« Alors on a fait ça ensemble. »

Ils rentrent à l'appartement qu'ils partagent maintenant. Un loft spacieux près de la galerie. Les murs sont couverts de leurs œuvres, certaines trop explicites pour être exposées. Leur histoire écrite en peinture et en photographies.

Victoire se douche, retire les dernières traces de la soirée. L'eau coule, froide d'abord, puis se réchauffe progressivement. Elle teste la température de la main, ajuste jusqu'à trouver le point parfait. La vapeur commence à envahir la salle de bain, embue le miroir, transforme l'espace en cocon intime.​

Elle retire ses derniers vêtements, laisse tomber sa culotte sur le carrelage. Son corps porte encore les traces de la soirée. Une légère marque rouge sur sa hanche là où Raphaël l'a agrippée. L'odeur de leur sexe mêlée à celle de la galerie, du champagne, de l'excitation.​

Elle entre sous le jet. L'eau chaude ruisselle sur sa peau, descend le long de ses épaules, de ses seins, de son ventre. Elle ferme les yeux, laisse la chaleur la pénétrer. Ses muscles se détendent un à un. La tension accumulée pendant le vernissage s'évapore avec la vapeur.​

Elle entend la porte de la salle de bain s'ouvrir. Sent la présence de Raphaël avant même qu'il n'entre dans la douche. Le rideau glisse, l'air frais s'engouffre brièvement, puis il est là, derrière elle.​

Ses mains se posent sur ses épaules. Pas de précipitation. Juste le poids réconfortant de ses paumes sur sa peau mouillée. Il ne dit rien. Elle non plus. L'eau remplit le silence entre eux, crée une mélodie apaisante qui les enveloppe.​

Raphaël prend le flacon de gel douche, en verse dans ses mains. L'odeur de lavande se mêle à la vapeur. Ses mains savonneuses glissent sur les épaules de Victoire, massent doucement. Ses pouces trouvent les nœuds de tension, les défont avec une patience infinie.​

« Tu es tendue. »

Sa voix est basse, presque un murmure sous le bruit de l'eau.

« Je suis épuisée. »

« Je sais. »

Ses mains descendent le long de son dos, tracent la ligne de sa colonne vertébrale. Chaque vertèbre reçoit une attention particulière. Il la lave comme on lave une œuvre précieuse, avec respect et tendresse. Rien de pressé dans ses gestes. Juste le désir de prendre soin d'elle.​

Victoire se laisse aller contre lui. Son dos s'appuie contre son torse. Elle sent son sexe contre ses fesses, mais il n'est pas dur. Pas encore. Juste présent, chaud, vivant. Les mains de Raphaël remontent, savonnent ses bras, ses poignets, chaque doigt.​

« Tourne-toi. »

Elle obéit. Se retourne face à lui. Leurs regards se croisent sous l'eau qui continue de ruisseler. Il la regarde comme la première fois, avec cette intensité qui la bouleverse toujours. Mais il y a quelque chose de différent ce soir. Quelque chose de plus doux, de plus vulnérable.​

Ses mains savonnent maintenant son ventre, remontent vers sa poitrine. Il lave ses seins avec une délicatesse qui contraste avec leur brutalité habituelle. Ses paumes enveloppent chaque sein, les soulèvent légèrement, les nettoient avec des mouvements circulaires. Ses pouces effleurent ses tétons sans insister, juste un frôlement qui les fait durcir malgré elle.​

« Tu es belle. »

« Tu me l'as déjà dit. »

« Je ne me lasserai jamais de te le dire. »

L'eau emporte la mousse, révèle à nouveau sa peau nue. Raphaël s'agenouille devant elle. Ses mains savonnent ses jambes, remontent lentement le long de ses mollets, de ses genoux, de ses cuisses. Il prend son temps, explore chaque centimètre comme s'il la découvrait pour la première fois.​

Quand ses doigts arrivent au sommet de ses cuisses, il hésite. Lève les yeux vers elle. Elle hoche la tête, muette. Il lave son sexe avec une douceur presque révérencielle. Ses doigts glissent entre ses lèvres, nettoient avec précaution. Elle sent son clitoris réagir au contact, gonfler légèrement. Mais il ne s'y attarde pas. Pas maintenant.​

Il se relève, prend le flacon de shampoing. Verse un peu de liquide dans ses mains, les plonge dans les cheveux de Victoire. Masse son cuir chevelu avec des mouvements lents, circulaires. Ses doigts s'enfoncent dans ses cheveux mouillés, tirent légèrement, créent une sensation entre plaisir et douleur qui la fait gémir doucement.​

« Penche la tête en arrière. »

Elle obéit. Il rince ses cheveux, guide l'eau avec ses mains pour qu'elle ne lui coule pas dans les yeux. Ses gestes sont précis, attentifs. Il la connaît par cœur maintenant. Sait exactement comment la toucher pour qu'elle se sente aimée.​

« Mon tour. »

Victoire prend le gel douche, en verse dans ses paumes. Se positionne derrière lui. Ses mains glissent sur son dos musclé, suivent la ligne de ses omoplates, descendent le long de sa colonne. Elle sent ses muscles se détendre sous ses doigts. L'eau ruisselle sur leurs corps enlacés.​

Elle continue son exploration, lave ses fesses, ses cuisses. Remonte vers son torse, savonne sa poitrine, ses bras. Leurs corps se frôlent constamment, créent une friction douce qui n'a rien d'urgent mais tout d'intime.​

Quand elle arrive devant lui, elle voit son sexe. Il est à moitié dur maintenant, se dresse lentement sous son regard. Elle le prend dans sa main savonneuse, le lave avec la même tendresse qu'il a eue pour elle. Ses doigts glissent le long de sa hampe, senroulent autour de son gland, nettoient avec douceur.​

Il durcit complètement dans sa main. Elle sent le pouls battre contre sa paume, sent la chaleur qui émane de sa chair tendue. Mais elle ne le masturbe pas. Juste le lave, le caresse avec une lenteur qui le fait gémir.​

« Victoire... »

« Chut. »

Elle se penche, embrasse son torse. Goûte l'eau et le savon sur sa peau. Sa langue trace un chemin le long de ses côtes, descend vers son ventre. Elle s'agenouille devant lui, son visage à hauteur de son sexe dressé.​

L'eau coule sur eux comme une bénédiction. Elle le regarde, ce sexe qu'elle connaît si bien maintenant. Chaque veine, chaque courbe. Elle l'embrasse doucement, un baiser sur le gland, puis le long de la hampe. Pas une fellation. Juste des baisers tendres, presque chastes.​

Raphaël enfouit ses doigts dans ses cheveux mouillés. Pas pour guider, juste pour la toucher. Elle continue ses baisers, descend vers ses testicules, les embrasse également. Les prend délicatement dans sa bouche, les suce légèrement avant de les relâcher.​

« Relève-toi. »

Sa voix est rauque. Elle obéit, glisse le long de son corps pour se remettre debout. Il la plaque contre le mur carrelé, frais contre son dos brûlant. L'eau ruisselle entre eux. Il la regarde dans les yeux, cherche son accord silencieux.​

Elle écarte légèrement les jambes. Il positionne son sexe contre son entrée. La pénètre lentement, centimètre par centimètre. Pas de précipitation. Juste cette glissade lente dans sa chaleur humide. Elle l'accueille, le sent s'enfoncer profondément en elle jusqu'à ce qu'il soit entièrement logé.​

Ils restent immobiles un moment. Juste ça. Lui en elle, leurs corps unis sous l'eau qui continue de couler. Il pose son front contre le sien. Leurs souffles se mêlent. Elle sent son cœur battre contre sa poitrine, synchronisé avec le sien.​

« Je t'aime. »

Il le dit à nouveau. Et cette fois, elle répond.

« Je t'aime aussi. »

Il commence à bouger. Lentement. Chaque mouvement est mesuré, contrôlé. Pas de violence, pas d'urgence. Juste cette danse lente de leurs corps qui se connaissent parfaitement. Il se retire presque entièrement, puis revient, se glisse à nouveau dans sa chaleur.​

Victoire enroule une jambe autour de sa hanche, l'attire plus profondément. Il ajuste son angle, trouve ce point en elle qui la fait soupirer. Chaque coup de reins appuie contre ce point avec une précision qui trahit sa connaissance intime de son corps.​

L'eau rend leurs peaux glissantes. Leurs corps se cherchent, se trouvent, glissent l'un contre l'autre dans un ballet aquatique. Ses mains agrippent ses fesses, la soulèvent légèrement. Elle s'accroche à ses épaules, plante ses ongles dans sa chair mouillée.​

« Plus profond. »

Il obéit, la pénètre plus profondément. Elle sent son sexe cogner contre son col, une légère douleur qui se transforme en plaisir. Ses seins frottent contre son torse à chaque mouvement. Ses tétons durcis créent une friction délicieuse.​

Le plaisir monte progressivement. Pas comme d'habitude, pas cette explosion soudaine et violente. Mais une vague lente, profonde, qui naît quelque part au centre de son être et se propage par ondes concentriques. Elle sent chaque muscle se contracter autour de lui, se resserrer sur son sexe qui va et vient.​

« Je te sens. »

Sa voix est à peine audible sous le bruit de l'eau.

« Quoi ? »

« Tes contractions. Autour de moi. Tu es si serrée. »

Il accélère légèrement, juste assez pour intensifier la sensation sans briser la tendresse du moment. Sa main glisse entre leurs corps, trouve son clitoris. Le caresse en cercles lents, parfaitement synchronisés avec ses coups de reins.​

Victoire rejette la tête en arrière, heurte doucement le carrelage. L'eau coule sur son visage, dans ses yeux, dans sa bouche entrouverte. Elle a l'impression de se noyer dans le plaisir. Chaque nerf de son corps est en feu, et pourtant c'est une combustion lente, presque paresseuse.​

« Raphaël... je vais... »

« Je sais. Moi aussi. »

Il continue, implacable. Son doigt sur son clitoris, son sexe en elle, ses lèvres qui trouvent son cou et le mordillent légèrement. Toutes ces sensations convergent, fusionnent en une seule vague qui la soulève.​

L'orgasme la traverse différemment. Pas cette explosion brutale. Mais une marée montante qui l'engloutit progressivement. Elle sent ses muscles se contracter en vagues successives, serrant son sexe comme pour le garder prisonnier. Un gémissement long s'échappe de sa gorge, se perd dans le bruit de l'eau.​

Raphaël jouit au même moment. Elle le sent palpiter en elle, déverser sa semence dans ses profondeurs. Ses mains agrippent ses hanches, la maintiennent fermement contre lui pendant qu'il se vide. Son front trouve à nouveau le sien, leurs yeux se ferment en même temps.​

Ils restent ainsi enlacés, haletants, le corps encore parcouru de frissons. L'eau continue de couler, lave leurs corps unis. Emporte la sueur, la tension, tout ce qui n'est pas essentiel. Ne laisse que l'essentiel. Eux deux, ensemble, complets.​

Raphaël se retire lentement. Son sperme coule immédiatement, mêlé à l'eau qui descend le long des cuisses de Victoire. Il la maintient contre lui, sentant ses jambes trembler légèrement.​

« Ça va ? »

« Plus que ça. »

Il sourit, l'embrasse doucement. Un baiser tendre qui n'a rien à voir avec ceux qu'ils échangent d'habitude. Pas de feu, pas de dents. Juste la douceur de leurs lèvres qui se cherchent sous l'eau.​

Ils finissent de se rincer en silence. Il lave une dernière fois ses cheveux, démêle les nœuds avec ses doigts. Elle savonne une dernière fois son dos, masse les muscles encore tendus. Leurs gestes sont lents, presque méditatifs.​

Quand l'eau commence à tiédir, Victoire ferme le robinet. Le silence qui suit est presque assourdissant. Juste le bruit des dernières gouttes qui tombent, leurs respirations qui s'apaisent progressivement.​

Raphaël sort le premier, attrape deux serviettes moelleuses. Il en enroule une autour de Victoire, la sèche avec des gestes attentifs. Tamponne ses cheveux, son visage, son corps. Elle se laisse faire, savoure d'être ainsi soignée.​

« Je pourrais m'habituer à ça. »

« À quoi ? »

« À cette douceur. »

Il s'arrête, la regarde dans les yeux.

« On n'est pas obligés d'être brutaux tout le temps. »

« Je sais. Mais j'aime notre brutalité aussi. »

« Moi aussi. Mais j'aime ça également. Te laver, te sécher, prendre soin de toi. »

Elle sourit, pose sa main sur sa joue.

« Tu es plein de surprises, Raphaël Ferreira. »

« Toi aussi, Victoire de Montlhéry. »

Ils s'enroulent dans leurs serviettes, sortent de la salle de bain embuée. L'appartement est silencieux, baigné dans la lumière tamisée des lampes qu'ils ont laissées allumées. Dehors, Paris dort. Mais eux sont éveillés, vibrants, vivants.​

Victoire sent encore la chaleur de son sperme en elle, mélangée à sa propre humidité. Une sensation qu'elle aime, ce rappel physique de leur union. Demain, ils créeront à nouveau. Demain, ils seront peut-être brutaux. Mais ce soir, ils ont été tendres. Et c'est tout aussi parfait.​

Raphaël la prend dans ses bras, la porte jusqu'au lit. La dépose doucement sur les draps frais. Se glisse à côté d'elle, l'attire contre lui. Leurs corps encore humides s'épousent naturellement, trouvent leur place l'un contre l'autre.​

« Dors. »

« Pas encore. »

Elle se tourne face à lui, caresse son visage. Trace la ligne de sa mâchoire, le contour de ses lèvres. Il ferme les yeux sous ses caresses, se laisse explorer.​

« Merci. »

« Pour quoi ? »

« Pour tout. Pour m'avoir libérée. Pour m'avoir vue. Pour m'avoir aimée. »

Il ouvre les yeux, la regarde avec une intensité qui la bouleverse.

« C'est toi qui m'as sauvé. Pas l'inverse. »

« Alors on s'est sauvés mutuellement. »

« Oui. »

Ils s'embrassent une dernière fois, un baiser long et profond qui goûte l'eau et l'amour. Puis elle pose sa tête sur son torse, écoute les battements réguliers de son cœur. Il enroule ses bras autour d'elle, la maintient contre lui comme on maintient ce qu'on a de plus précieux.

Après, allongés dans leur lit, Victoire pose sa tête sur le torse de Raphaël. Écoute les battements réguliers de son cœur.

« On va créer combien d'œuvres encore ? »

« Des milliers. Toute notre vie. »

« Notre vie entière dédiée à ça. »

« À nous. À ce qu'on crée ensemble. »

Elle ferme les yeux, se laisse glisser vers le sommeil. Pour la première fois depuis qu'elle se souvient, elle se sent complètement elle-même. Pas de façade, pas de mensonge. Juste Victoire, dans toute sa complexité, sa sensualité, sa vérité.

Raphaël l'observe dormir, caresse ses cheveux. Il a passé des années à créer des faux, à imiter les maîtres. Maintenant, avec elle, il crée quelque chose d'unique. Quelque chose qui n'appartient qu'à eux. L'art le plus authentique qu'il ait jamais produit.

Dehors, Paris dort. Mais dans ce loft du Marais, deux âmes ont trouvé leur place. Deux corps ont fusionné en une œuvre perpétuelle. Deux vies se sont entrelacées pour créer quelque chose de plus grand qu'elles-mêmes.

L'histoire de la commissaire-priseur et du faussaire repenti continue. Chaque jour apporte de nouvelles créations, de nouvelles transgressions, de nouveaux plaisirs. Ils ont trouvé dans l'art érotique une forme d'expression totale, sans limite, sans honte.

Et quand, dans quelques années, on racontera leur histoire, on parlera de deux artistes qui ont osé fusionner l'art et la chair d'une manière que personne n'avait explorée avant eux. On parlera de « Authentiques Faux-semblants », la galerie qui a révolutionné l'art érotique contemporain. On parlera de Victoire et Raphaël, les amants qui ont transformé leur passion en chef-d'œuvre.

Mais pour l'instant, ils dorment, enlacés, épuisés et comblés. Demain, ils créeront à nouveau. Demain, ils s'aimeront à nouveau. Demain, ils continueront à écrire leur histoire, une empreinte à la fois, un plaisir à la fois, une œuvre à la fois.

Car l'art, comme l'amour, n'a pas de fin. Il se transforme, évolue, se réinvente. Et tant qu'ils seront ensemble, tant qu'ils oseront explorer les frontières entre le corps et la toile, entre le désir et la création, leur œuvre continuera de grandir.

Authentiques. Libres. Vivants.

C'est tout ce qui compte.

FIN

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Texte coquin : Faux semblants (10)
Histoire sexe : Une rose rouge
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