Faux semblants (8)

- Par l'auteur HDS CDuvert -
Récit érotique écrit par CDuvert [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur .
  • • 116 récits publiés.
  • • Cote moyenne attribuée par les lecteurs : 0.0 • Cote moyenne attribuée par HDS : 0.0
  • • L'ensemble des récits érotiques de CDuvert ont reçu un total de 290 869 visites.
Récit libertin : Faux semblants (8) Histoire érotique Publiée sur HDS le 08-01-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
Cette histoire de sexe a été affichée 758 fois depuis sa publication.

Couleur du fond :
Faux semblants (8)
Chapitre VIII

Un soir, Raphaël introduit un élément nouveau. Ils sont dans l'atelier, elle est attachée au châssis comme d'habitude. Mais au lieu de la peindre, il invite quelqu'un d'autre.

Une femme entre dans l'atelier. Victoire ne peut pas tourner la tête, attachée comme elle l'est au châssis, mais elle perçoit le bruit de la porte, des pas légers sur le plancher. Son cœur se met à battre plus vite. Raphaël ne lui a pas dit qu'ils auraient de la compagnie ce soir.

« Voici Léa. Une artiste. Elle va nous aider ce soir. »

La panique monte en Victoire. Être exposée devant Raphaël est une chose, mais devant une inconnue ? Elle tire sur les sangles, teste leur résistance. Elles tiennent fermement. Elle est piégée, nue, couverte de peinture, attachée à un châssis comme une œuvre inachevée.

Léa apparaît dans son champ de vision. La trentaine, cheveux très courts coupés au carré strict, regard perçant d'un bleu glacial. Elle porte une salopette en jean maculée de taches multicolores, une chemise blanche aux manches roulées jusqu'aux coudes. Ses bras sont musclés, ses mains fines mais fortes. Elle s'approche lentement, examine Victoire avec une attention clinique qui la fait frissonner.

« Magnifique. »

Le mot tombe comme un verdict. Léa tourne autour du châssis, observe sous différents angles. Victoire sent ce regard sur sa peau comme une caresse froide. Elle voudrait protester, exiger qu'on la détache, mais quelque chose la retient. La curiosité peut-être. Ou le désir de voir jusqu'où elle peut aller.

« Tu lui as expliqué ? »

La question s'adresse à Raphaël qui se tient en retrait, adossé contre la table couverte de pots de peinture.

« Non. Je pensais qu'on lui montrerait directement. »

Léa sourit. Un sourire qui ne monte pas jusqu'à ses yeux.

« Parfait. J'adore les premières fois. »

Elle va vers la table, choisit un pot de peinture verte. Vert émeraude, profond et lumineux. Elle trempe ses mains dedans, les enduit généreusement. Puis elle revient vers Victoire, les paumes ruisselantes de pigments.

« Je vais te toucher maintenant. Si tu veux que j'arrête, dis-le. »

Victoire ouvre la bouche pour répondre, mais aucun son ne sort. Léa pose ses mains sur ses épaules. Le contact est différent de celui de Raphaël. Plus doux, plus exploratoire. Les mains de Léa glissent le long de ses bras, descendent vers ses flancs. Ses gestes sont lents, méthodiques. Elle peint le corps de Victoire comme on découvre un territoire inconnu.

Ses mains remontent vers les seins de Victoire. S'y attardent. Les pétrit avec une délicatesse qui contraste avec la brutalité habituelle de Raphaël. Ses pouces effleurent les tétons, les roulent doucement. Victoire sent une chaleur monter entre ses cuisses. Elle ferme les yeux, honteuse de sa réaction.

« Regarde-moi. »

Victoire obéit, ouvre les yeux. Léa la fixe avec une intensité troublante.

« Je veux voir ton visage quand tu commences à aimer ça. »

Ses mains descendent le long du ventre de Victoire, s'arrêtent à la naissance des hanches. Puis elles glissent vers l'intérieur des cuisses, remontent lentement, sans se presser. Victoire retient sa respiration. Les doigts de Léa effleurent son sexe, à peine, comme une promesse.

« Elle est trempée. »

Le ton est constat, presque amusé. Léa retire ses mains, les montre à Raphaël. Les doigts verts brillent de la cyprine de Victoire qui se mélange à la peinture.

« Elle aime être exposée. »

Raphaël s'approche, observe. Victoire voudrait disparaître, fondre dans le sol. Mais son corps la trahit. Elle est excitée, terriblement excitée. Être regardée par ces deux paires d'yeux, jugée, commentée, la rend folle.

Léa revient à la charge, cette fois sans détour. Ses doigts glissent entre les lèvres de Victoire, explorent son intimité avec une précision chirurgicale. Elle trouve son clitoris gonflé, le masse en cercles lents, presque paresseux. Victoire gémit malgré elle, tire sur les sangles. La sensation est différente avec une femme. Les doigts sont plus fins, plus délicats. Ils connaissent les zones sensibles instinctivement, comme si Léa possédait une carte intime de son propre corps qu'elle transposait sur celui de Victoire.

« Tu aimes ça ? »

Victoire ne répond pas. Léa insert un doigts à l'intérieur d'elle, lentement, savourant chaque millimètre. Puis un deuxième. Les courbe pour trouver le point sensible. Quand elle le touche, Victoire crie, son corps se cambre autant que les sangles le permettent.

« Là. C'est là. »

Léa commence un va-et-vient lent, ses doigts massant ce point avec une application méthodique. Son pouce reste sur le clitoris, maintient une pression constante. La double stimulation est insoutenable. Victoire sent l'orgasme monter, vague après vague, impitoyable.

Raphaël s'est approché. Il se tient derrière Victoire maintenant. Ses mains se posent sur ses hanches, glissent vers ses fesses. Il écarte ses jambes autant que les sangles le permettent, positionne son sexe contre son entrée. Victoire le sent, dur et chaud contre sa peau.

« Continue, Léa. Ne t'arrête pas. »

Il la pénètre d'un coup pendant que Léa continue de la masturber. La sensation est violente, presque trop intense. Elle est remplie de toutes parts, prise entre les doigts de Léa qui massent son clitoris et le sexe de Raphaël qui la pilonne par derrière. Leurs deux rythmes se synchronisent progressivement, créent une vague de plaisir qui monte, monte, monte jusqu'à devenir insupportable.

Léa accélère ses mouvements, ses doigts vrillent à l'intérieur de Victoire pendant que son pouce torture son clitoris. Raphaël se fait plus brutal, chaque coup de reins la plaque contre le châssis. La toile vierge derrière elle se macule de leurs empreintes, de la peinture verte qui recouvre son corps.

« Jouis pour nous. Maintenant. »

L'ordre de Léa la fait basculer. L'orgasme la frappe comme une déflagration. Son corps se contracte violemment, elle hurle, tire sur les sangles au point que le cuir marque ses poignets. Les vagues de plaisir se succèdent, implacables, dévastatrices.

Léa retire ses doigts lentement, les porte à sa bouche. Les lèche un par un, les yeux fermés, savourant le mélange de cyprine et de peinture.

« Délicieux. Salée, musquée. Avec une pointe d'acidité. »

Elle parle de Victoire comme d'un vin qu'on déguste. L'humiliation et l'excitation se mélangent dans un cocktail toxique. Victoire tremble encore, le corps parcouru de frissons post-orgasmiques.

Raphaël continue de bouger en elle, plus lentement maintenant. Il savoure la sensation de son sexe qui se contracte encore autour du sien. Ses mains remontent vers les seins de Victoire, les pétrit pendant qu'il la baise avec une lenteur calculée.

Léa se déshabille sans hâte. Retire sa salopette, sa chemise, révèle un corps mince et musclé. Ses seins sont petits, ses tétons sombres et durs. Elle ne porte pas de sous-vêtements. Son sexe est épilé, les lèvres légèrement entrouvertes brillent d'humidité.

« Regarde ce que tu me fais. »

Elle glisse une main entre ses cuisses, se caresse devant Victoire. Ses doigts explorent son intimité avec des gestes experts, précis. Elle gémit doucement, un son grave qui vient du fond de sa gorge. Victoire ne peut pas détourner les yeux. Elle regarde cette femme se masturber à quelques centimètres d'elle, fascinée et troublée.

Léa s'agenouille devant Victoire. Ses mains écartent les jambes attachées autant que possible. Elle se penche en avant, son visage à quelques centimètres du sexe de Victoire. Raphaël est toujours en elle, continue ses lents va-et-vient.

« Je vais te goûter pendant qu'il te baise. »

La langue de Léa trouve le clitoris de Victoire, lèche avec une application qui la fait hurler. La sensation est électrique, presque douloureuse après l'orgasme qu'elle vient d'avoir. Mais Léa ne s'arrête pas. Sa langue dessine des cercles, des huit, alterne entre succion et léchage. Elle goûte le mélange de cyprine et de peinture verte qui coule du sexe de Victoire.

Raphaël accélère, sent son propre orgasme approcher. Il pilonne Victoire avec une intensité renouvelée, chaque coup de reins la plaque un peu plus contre la toile. La bouche de Léa reste collée à son clitoris, ne lâche pas malgré les mouvements violents.

« Je vais jouir en toi. »

L'annonce de Raphaël fait monter une nouvelle vague de chaleur dans le ventre de Victoire. Il se déverse en elle avec un grognement rauque, son sperme chaud inonde son intimité. Il se retire lentement, son sexe encore dur glisse hors d'elle.

Léa ne bouge pas. Au contraire, elle intensifie son cunnilingus. Sa langue plonge maintenant à l'intérieur de Victoire, lèche le sperme de Raphaël qui commence à couler. Le goût salé et musqué du mélange de leurs fluides la fait gémir. Elle avale, lèche, suce, nettoie chaque goutte qui s'échappe.

« Tu as un goût incroyable. Vous avez un goût incroyable ensemble. »

Sa bouche revient sur le clitoris, suce avec une force qui arrache un nouveau cri à Victoire. Ses doigts s'insinuent à nouveau dans le sexe gorgé de sperme, massent les parois sensibilisées. Elle courbe les doigts, trouve à nouveau ce point qui rend Victoire folle.

« Je vais te faire jouir encore. Jusqu'à ce que tu supplies. »

Victoire secoue la tête, incapable de parler. C'est trop, trop intense, trop rapide. Mais son corps ne lui obéit plus. Il répond aux doigts de Léa, à sa bouche experte, à la stimulation implacable. Le deuxième orgasme arrive plus rapidement que le premier, plus violent aussi. Victoire pleure, les larmes coulent sur ses joues, se mélangent à la sueur et à la peinture.

Léa continue de la lécher pendant qu'elle jouit, prolonge l'orgasme jusqu'à ce qu'il devienne presque douloureux. Quand elle retire enfin sa bouche, son visage est maculé de cyprine, de sperme et de peinture verte. Elle sourit, lèche ses lèvres lentement.

« Tu es délicieuse. On devrait recommencer. »

Victoire pend dans ses sangles, épuisée, vidée. Son corps tremble de la tête aux pieds. Raphaël la détache doucement, la porte jusqu'au matelas posé dans un coin. Léa les rejoint, s'allonge à côté d'eux. Ses doigts tracent des motifs paresseux sur la peau de Victoire, mélangent la peinture verte aux autres couleurs qui marbrent déjà son corps.

« Elle est parfaite pour notre projet. »

Raphaël hoche la tête, embrasse le front de Victoire.

« Je sais. »

Victoire repose sur le matelas, détachée enfin. Son corps porte les marques des sangles, des lignes rouges sur ses poignets et ses chevilles. Sa peau est couverte de peinture séchée qui tire, craquelle à chaque mouvement. Entre ses cuisses, un mélange de cyprine et de sperme coule lentement. Elle respire profondément, essaie de récupérer de ces heures de positions contraintes.

Raphaël s'agenouille à côté d'elle, passe une main dans ses cheveux collés de sueur.

« Ça va ? »

« Je ne sais pas. Demande-moi dans une heure. »

Il sourit, se penche pour l'embrasser. Léa, toujours nue, s'approche avec des bouteilles d'eau. Elle en tend une à Victoire qui la vide d'un trait. L'eau froide descend dans sa gorge brûlante, apaise légèrement.​

« On continue ? »

La question de Léa flotte dans l'air chargé de térébenthine et de sexe. Victoire regarde la toile à moitié terminée. Les empreintes de son corps créent déjà un chaos de formes et de couleurs. Mais Raphaël a raison. Ce n'est pas encore assez. Il manque quelque chose. Une dimension supplémentaire.​

« Oui. On continue. »

Léa pose la bouteille, prend un pot de peinture verte. Commence à enduire ses propres mains. Raphaël fait de même avec du jaune d'or. Ils se tournent tous deux vers Victoire, étendue sur le matelas.​

« Relève-toi. On va te peindre ensemble. »

Victoire se redresse difficilement, les muscles endoloris. Elle se tient debout, jambes légèrement écartées pour garder l'équilibre. Raphaël et Léa s'approchent, leurs mains chargées de pigments frais. Ils commencent à la peindre simultanément.​

Quatre mains glissent sur sa peau. Les doigts de Raphaël, qu'elle connaît maintenant par cœur, fermes et possessifs. Ceux de Léa, plus doux, exploratoires. Les deux touches se mélangent, créent une confusion sensorielle qui la déstabilise.​

Léa peint ses seins avec une lenteur calculée. Ses paumes enduisent la chair, ses doigts pincent les tétons déjà sensibles. Victoire gémit malgré elle. Raphaël peint son dos, ses fesses, l'intérieur de ses cuisses. Ses mains remontent dangereusement haut, effleurent son sexe gonflé d'excitation.​

« Écarte les jambes. »

Elle obéit. Raphaël plonge deux doigts couverts de peinture dans son intimité, les enfonce profondément. Elle crie, se cambre. Il les retire, les essuie sur ses cuisses, laissant des traces dorées mêlées à leurs fluides.​

Léa s'agenouille devant elle, peint son ventre, son pubis. Ses doigts verts descendent, trouvent le clitoris de Victoire. Le massent avec des cercles lents, précis. Victoire sent ses jambes trembler, menacent de céder.​

« Tiens-toi debout. On n'a pas fini. »

Raphaël se positionne derrière elle, la stabilise en tenant ses hanches. Léa continue sa masturbation méthodique. Son pouce frotte le bouton durci pendant que deux doigts s'insinuent à l'intérieur. Elle courbe pour trouver le point sensible. Quand elle le trouve, Victoire hurle.​

L'orgasme la traverse comme une décharge électrique. Ses jambes cèdent. Raphaël la retient, l'empêche de tomber. Léa retire ses doigts, les lèche lentement, savourant le mélange de saveurs.​

« Maintenant, la toile. Tous les trois. »

Raphaël guide Victoire vers le grand châssis posé au sol. Elle s'allonge sur la surface peinte, sent la peinture humide coller à son dos. Léa s'allonge à côté d'elle, leurs corps se touchent. Raphaël se positionne au-dessus, les domine de toute sa hauteur.​

Ils commencent à rouler sur la toile, leurs corps nus glissant dans la peinture fraîche. Les pigments se mélangent, créent des teintes nouvelles. Rouge et bleu deviennent violet. Jaune et bleu virent au vert. Leurs peaux se colorent, se transforment en palettes vivantes.​

Léa embrasse Victoire pendant que Raphaël les regarde. Leurs seins se pressent l'un contre l'autre, laissant des empreintes jumelles sur la toile. Les mains de Léa explorent le corps de Victoire avec une curiosité gourmande. Elle pince ses tétons, descend vers son sexe.​

« Tu es tellement mouillée. »

« C'est à cause de vous deux. »

Léa glisse trois doigts en elle, les enfonce sans résistance. Victoire est trempée, dilatée par les heures de pénétrations répétées. Les doigts de Léa vont et viennent, créent des bruits obscènes qui résonnent dans l'atelier.​

Raphaël s'allonge à côté d'elles, son sexe dur se dresse contre son ventre. Il regarde Léa masturber Victoire, la main dans son propre sexe. Se caresse lentement, savourant le spectacle.​

« Fais-la jouir. »

Léa accélère, ajoute un quatrième doigt. Victoire se tend, le corps arqué sur la toile. La pénétration est intense, presque douloureuse. Mais elle ne veut pas que ça s'arrête. Elle veut plus. Toujours plus.​

« Encore. »

« Quoi encore ? »

« Tout. Mets tout. »

Léa la regarde, surprise. Puis un sourire s'étire sur ses lèvres. Elle retire ses doigts, replie son pouce contre sa paume. Positionne sa main entière contre l'entrée de Victoire.​

« Tu es sûre ? »

« Oui. »

Léa pousse lentement. Le passage de sa main est difficile, Victoire doit se forcer à se détendre. La brûlure est intense. Puis, soudain, le passage se fait. La main de Léa glisse entièrement à l'intérieur.​

Victoire crie, les yeux révulsés. La sensation est indescriptible. Elle se sent remplie au-delà de ce qu'elle croyait possible. Léa reste immobile, laisse le corps de Victoire s'habituer à l'intrusion. Puis, doucement, elle referme sa main en poing.​

« Oh mon dieu... »

Les mots se perdent dans un gémissement rauque. Léa commence à bouger sa main, de légers mouvements de rotation qui massent les parois internes. Victoire ne peut plus penser. Elle n'est plus qu'un corps, un réceptacle de sensations pures.​

Raphaël se positionne au-dessus de son visage, son sexe tendu au-dessus de sa bouche. Elle ouvre, le prend entre ses lèvres. Le suce pendant que Léa la pénètre avec son poing. La double stimulation est démente.​

Il baise sa bouche avec la même intensité qu'il baise son sexe d'habitude. Sa queue s'enfonce jusqu'à sa gorge, la fait suffoquer. Elle sent les larmes monter, la salive couler sur son menton. Mais elle ne veut pas qu'il s'arrête.​

Léa commence à retirer lentement son poing, puis le réinsère. Crée un mouvement de va-et-vient progressif. Chaque fois qu'elle enfonce, Victoire sent son corps se dilater, s'ouvrir d'une manière qu'elle n'aurait jamais crue possible.​

L'orgasme qui monte est différent de tous ceux qu'elle a connus. Plus profond, plus noir, plus absolu. Il prend naissance quelque part au centre de son être et se propage comme une onde de choc. Quand il explose, elle éjacule violemment, aspergeant le bras de Léa et la toile en dessous.​

Raphaël jouit au même moment, se répand dans sa gorge. Elle avale tout, incapable de faire autrement. Il se retire, la laisse reprendre son souffle. Léa retire doucement son poing, provoquant un nouveau spasme.​

Victoire reste allongée sur la toile, tremblante, vidée. Son sexe palpite, endolori. Elle sent le liquide qui continue de couler d'elle, se mélanger à la peinture. Léa se penche, embrasse son ventre, ses cuisses. Lèche le mélange qui coule.​

« Tu as un goût de mer. Salé et vivant. »

Raphaël s'allonge de l'autre côté de Victoire. Tous les trois sur la toile, couverts de peinture et de fluides. Il caresse son visage, essuie les larmes qui ont coulé.​

« C'était beau. Tu étais magnifique. »

Victoire ne peut pas parler. Elle hoche juste la tête. Ferme les yeux. Respire.​

Mais Léa n'en a pas terminé. Elle se redresse, se positionne au-dessus du visage de Victoire. Écarte ses propres cuisses, révèle son sexe glabre et humide.​

« À ton tour de me goûter. »

Elle descend lentement, jusqu'à ce que son sexe touche les lèvres de Victoire. Le parfum est différent de celui de Raphaël. Plus doux, plus musqué. Victoire tire la langue, goûte prudemment. Le goût explose sur ses papilles, à la fois sucré et salé.​

Elle commence à lécher avec plus d'assurance, explore les replis avec sa langue. Trouve le clitoris gonflé, le suce délicatement. Léa gémit au-dessus d'elle, ondule des hanches. Raphaël se positionne derrière Léa, la pénètre d'un coup.​

Victoire sent le sexe de Raphaël glisser juste au-dessus de sa bouche, disparaître dans celui de Léa. Elle continue de lécher, attentive maintenant aux deux sexes qui bougent au-dessus d'elle. Sa langue trouve les testicules de Raphaël, les lèche pendant qu'il baise Léa.​

Le spectacle est obscène. Elle voit la queue de Raphaël entrer et sortir du sexe de Léa, voit les lèvres se dilater à chaque poussée. Elle lèche tout ce qu'elle peut atteindre, créant une stimulation supplémentaire pour eux deux.​

Léa jouit rapidement, ses cuisses tremblantes de chaque côté du visage de Victoire. Elle inonde la bouche de Victoire de sa cyprine, un flot chaud et épais. Victoire avale, continue de lécher pendant les spasmes.​

Raphaël se retire de Léa, se positionne au-dessus de Victoire. Se masturbe rapidement au-dessus de son visage. Il jouit en grognant, asperge ses joues, ses lèvres, son front. Le sperme chaud coule sur sa peau, se mêle à la peinture.​

Léa descend du visage de Victoire, se penche pour l'embrasser. Lèche le sperme de Raphaël sur ses lèvres, le partage dans un baiser profond. Leurs langues se mêlent, échangent les saveurs de leurs trois corps.​

Puis Léa se redresse, prend un pinceau large. Le trempe dans un pot de peinture noire. Commence à peindre le visage de Victoire, recouvre le sperme de Raphaël avec des couches de pigments. Transforme son visage en masque sombre.​

Raphaël prend un autre pinceau, peint le corps de Léa. Elle se laisse faire, offerte. Quand il a terminé, elle ressemble à une statue de bronze vivante.​

Ils se relèvent tous les trois, se tiennent debout autour de la toile. Regardent ce qu'ils ont créé. La surface est un chaos total. Des empreintes de corps, de mains, de sexes. Des couleurs qui se mélangent dans des motifs organiques. Des taches plus sombres là où leurs fluides ont coulé.​

« Maintenant, on fait les empreintes finales. »

Raphaël guide Victoire vers le centre de la toile. La fait s'allonger sur le dos. Léa s'allonge sur elle, leurs corps se pressent l'un contre l'autre. Raphaël s'allonge sur Léa. Ils restent ainsi, immobiles, pendant plusieurs minutes. Laissent leurs corps peints imprimer sur la toile leurs formes entrelacées.​

Quand ils se relèvent enfin, la toile porte l'empreinte de leurs trois corps superposés. Une image fantomatique de leur union transgressive.​

Ils continuent ainsi pendant des heures. Changent de positions, créent de nouvelles empreintes. Raphaël pénètre Victoire sur la toile, laissant l'empreinte de leurs corps unis. Léa et Victoire s'enlacent en soixante-neuf, leurs bouches sur les sexes de l'autre pendant que Raphaël les photographie.​

À un moment, Raphaël allonge Victoire sur le dos, écarte ses jambes. Se positionne entre ses cuisses, la pénètre lentement. Léa s'accroupit au-dessus du visage de Victoire, lui offre à nouveau son sexe. Victoire lèche pendant que Raphaël la baise, créant une connexion entre les trois corps.​

Les heures passent. L'aube commence à poindre à travers les fenêtres sales de l'atelier. Ils sont épuisés, couverts de peinture séchée qui craquelle sur leur peau. La toile sous eux est méconnaissable. Plus de blanc visible. Juste un chaos de couleurs, de textures, d'empreintes corporelles.​

Raphaël les aide à se relever. Ils se tiennent devant la toile, contemplent leur création. Elle est violente, obscène, magnifique. On distingue des formes de seins, de fesses, de sexes. Des traces de fluides séchés créent des reliefs inattendus. Les différentes couches de peinture ajoutent de la profondeur, comme si l'œuvre respirait.​

« C'est le chef-d'œuvre. »

La voix de Léa est rauque, fatiguée. Elle a raison. Aucune des autres toiles ne possède cette intensité, cette violence brute. C'est le témoignage le plus authentique de leur transgression collective.​

Victoire s'effondre sur le matelas. Son corps est endolori partout. Son sexe la brûle, gonflé et sensible. Elle sent encore la main de Léa à l'intérieur d'elle, fantôme d'une sensation extrême. Entre ses cuisses, un mélange de tous leurs fluides continue de couler lentement.​

Raphaël s'allonge à côté d'elle, la prend dans ses bras. Léa se blottit de l'autre côté. Ils restent ainsi, silencieux, regardant la lumière du jour envahir progressivement l'atelier.​

« Qu'est-ce qu'on vient de faire ? »

La question de Victoire flotte dans l'air chargé d'odeurs de peinture, de sueur et de sexe. Raphaël resserre son étreinte.

« On a créé quelque chose qui n'existe nulle part ailleurs. Quelque chose d'absolument unique. »

« Quelque chose de nous trois. »

Léa embrasse l'épaule de Victoire, trace des motifs paresseux sur sa peau avec ses doigts.

« Je ne veux pas que cette nuit se termine. »

« Elle ne se termine pas. Elle se transforme. »

Raphaël se lève difficilement, va chercher son appareil photo. Photographie la toile sous différents angles. Puis il photographie Victoire et Léa allongées sur le matelas, épuisées, couvertes de peinture séchée et de fluides. Leurs corps portent les marques de cette nuit. Bleus, griffures, empreintes de doigts.​

Le soleil est maintenant complètement levé. Paris s'éveille dehors, ignorant tout de ce qui vient de se passer dans cet atelier des Batignolles. Ignorant que trois êtres ont fusionné leurs corps, leurs fluides, leur plaisir pour créer quelque chose qui transcende l'art et la chair.​

Léa finit par se lever, commence à se nettoyer avec un chiffon humide. La peinture résiste, incrustée dans sa peau. Elle devra prendre plusieurs douches pour tout retirer. Elle se rhabille lentement, récupère ses affaires.​

« Je vous laisse. Mais je reviendrai. Pour d'autres créations. »

Elle embrasse Victoire longuement, partage une dernière fois le goût de leurs corps mêlés. Puis elle embrasse Raphaël et sort de l'atelier.​

Victoire et Raphaël restent seuls, allongés sur le matelas souillé. Autour d'eux, les preuves de leur nuit. La toile géante couverte d'empreintes. Les pots de peinture renversés. Les flacons d'huile vides. Les sangles encore attachées au châssis vertical.​

« On ne pourra jamais exposer celle-là. »

« Pourquoi pas ? »

« Parce qu'elle est trop... vraie. Trop crue. »

Raphaël se redresse, regarde la toile.

« C'est exactement pour ça qu'il faut l'exposer. Parce qu'elle montre ce que l'art devrait toujours être. Authentique. Sans filtre. Sans honte. »

Victoire le regarde, voit dans ses yeux cette conviction qui l'a attirée dès le premier jour. Il a raison. Bien sûr qu'il a raison. Cette toile est leur vérité la plus nue, la plus dangereuse. C'est pour ça qu'elle doit être vue.​

« D'accord. On l'expose. »

Il sourit, se penche pour l'embrasser. Un baiser doux, presque tendre. Si différent de la violence de cette nuit. Ils restent enlacés, savourant ce moment de calme après la tempête.​

Dehors, Paris continue sa vie. Mais dans l'atelier des Batignolles, deux âmes viennent de franchir une nouvelle frontière. Une frontière au-delà de laquelle il n'y a plus de retour possible. Seulement l'art, la chair, et cette vérité brûlante qu'ils ont créée ensemble.

Le vernissage underground approche. Raphaël finalise les préparatifs. Il a sélectionné douze œuvres de leur collaboration. Des toiles, des photographies, une installation vidéo montrant Victoire attachée et peinte, jouissant face caméra.

« Tu es sûre ? Une fois exposé, on ne peut plus revenir en arrière. »

Victoire regarde les œuvres alignées dans l'atelier. Elle s'y voit transformée. Désacralisée. Authentique. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sent complète.

« Je suis sûre. »

Le soir du vernissage, ils arrivent ensemble dans un entrepôt de Montreuil. Des dizaines de personnes, artistes, collectionneurs underground, curieux. Les murs sont couverts d'œuvres provocantes. Performances obscènes dans les coins. Musique électronique assourdissante.

Leur espace est au fond. Raphaël a installé les toiles, les photographies. Au centre, la vidéo tourne en boucle. Victoire attachée, peinte, pénétrée, jouissant. Les visiteurs s'arrêtent, regardent, certains gênés, d'autres fascinés.

Une femme s'approche de Victoire.

« C'est vous ? Sur les photos ? »

« Oui. »

« C'est... puissant. Libérateur. »

D'autres viennent, posent des questions. Raphaël explique le processus, la création collaborative, l'utilisation des corps comme pinceaux vivants. Certains sont choqués, d'autres enthousiastes.

Un collectionneur s'intéresse aux œuvres. Propose d'acheter trois toiles. Victoire hésite, puis accepte. L'argent importe peu. Ce qui compte, c'est que leur travail est reconnu. Que leur transgression devient art.

En fin de soirée, quand la foule se disperse, Raphaël et Victoire restent seuls dans leur espace. Ils regardent les œuvres accrochées, témoignages de leurs mois de création et de transgression.

« On a fait quelque chose d'unique. »

« Oui. Mais maintenant, quoi ? »

Raphaël la prend dans ses bras.

« Maintenant, on continue. Différemment. »

Il sort une enveloppe de sa poche, la lui tend. Le papier crisse entre les doigts de Victoire quand elle l'ouvre. Un contrat de bail pour un espace dans le Marais. Une galerie. Elle lit les termes, les yeux parcourant les lignes sans vraiment les voir, absorbant lentement ce que cela signifie.

« J'ai pensé qu'on pourrait ouvrir notre propre lieu. Dédié à l'art érotique contemporain. Tu t'occupes de la partie commerciale, je m'occupe de la création. »

Victoire relève la tête. Le regard de Raphaël est intense, presque anxieux. C'est rare de le voir incertain. Elle baisse à nouveau les yeux vers le contrat. Les chiffres, les clauses, les promesses inscrites dans le langage juridique froid. Mais en dessous, elle lit autre chose. Un engagement. Un avenir. Une vie qu'ils construiraient ensemble, loin des ombres et des cachettes.

« Tu es sérieux ? »

« Complètement. »

Elle regarde autour d'elle. L'entrepôt de Montreuil baigne dans la lumière grise de l'aube. Leurs œuvres sont encore accrochées aux murs, témoignages de tout ce qu'ils ont partagé. Des toiles maculées de peinture et de leurs fluides. Des photographies crues où elle apparaît nue, attachée, jouissant. Des installations vidéo qui capturent leur transgression dans toute son intensité.

L'idée est folle. Elle devrait refuser, retourner à sa vie rangée. Mais sa vie rangée n'existe plus. Elle l'a détruite, couche après couche, comme ils ont peint ces toiles. Chaque étreinte dans les réserves de la maison de ventes, chaque soirée dans l'atelier des Batignolles, chaque moment où elle s'est abandonnée à lui l'a éloignée un peu plus de qui elle était censée être.

« D'accord. On le fait. »

Le sourire qui éclaire le visage de Raphaël est lumineux, presque enfantin. Il range le contrat dans sa poche, s'approche d'elle. Ses mains encadrent son visage, ses pouces caressent ses joues. Puis il l'embrasse. Un baiser lent, profond, chargé de promesses.

Quand leurs lèvres se séparent, ils restent front contre front. Le souffle court. Victoire sent quelque chose se dénouer en elle. Une tension qu'elle portait depuis si longtemps qu'elle avait oublié qu'elle existait. La peur du jugement, de l'échec, de ne pas être à la hauteur. Tout ça se dissout dans ce baiser.

« Viens. »

Raphaël la guide vers le centre de l'entrepôt vide. Leurs œuvres les entourent, silencieuses et imposantes. Il la plaque contre un mur, loin des regards qui pourraient passer dans la rue. Ses mains glissent sous son pull, remontent le long de ses côtes. Elle frissonne au contact de ses paumes rugueuses contre sa peau.

« On scelle notre accord. Ici. Maintenant. »

Ce n'est pas une question. Victoire hoche la tête, incapable de parler. Le désir monte en elle comme une vague brûlante. Raphaël retire son pull par-dessus sa tête, le laisse tomber sur le sol de béton. Ses mains défont le bouton de son jean, descendent la fermeture éclair avec une lenteur calculée.

Elle lève les bras, s'accroche au rebord d'une poutre métallique qui court le long du mur. Raphaël baisse son jean et sa culotte jusqu'à ses chevilles. Elle est maintenant nue dans cet espace froid, exposée. Mais au lieu de la honte, elle ressent de l'excitation. L'urgence de le sentir en elle, de sceller physiquement ce qu'ils viennent de décider ensemble.

Il se déshabille à son tour, plus rapidement. Son sexe est déjà dur, tendu. Il s'approche, positionne son membre contre son entrée. Elle est déjà mouillée, prête. Il la pénètre d'un coup, sans préliminaires. Elle crie, le son résonne contre les murs industriels.

« Oui. Comme ça. »

Raphaël la baise contre le mur avec une urgence qui contraste avec leurs étreintes habituellement plus orchestrées. Chaque coup de reins est brutal, profond. Ses mains agrippent ses hanches, la maintiennent en place pendant qu'il la pilonne sans retenue. Elle sent le béton froid contre son dos, le contraste avec la chaleur de son corps qui la pénètre.

« Tu sens ça ? C'est nous. C'est ce qu'on crée ensemble. »

« Oui. »

Elle enroule une jambe autour de sa taille, change l'angle de pénétration. Il s'enfonce encore plus profondément en elle, cogne contre son col à chaque poussée. La douleur et le plaisir fusionnent. Elle gémit plus fort, s'accroche à la poutre métallique pour garder l'équilibre.

Raphaël glisse une main entre leurs corps, trouve son clitoris. Le masse en cercles fermes pendant qu'il continue de la baiser. La double stimulation est intense. Victoire sent l'orgasme monter, inexorable. Elle ferme les yeux, s'abandonne aux sensations.

« Regarde-moi. »

Elle ouvre les yeux, plonge son regard dans le sien. Ses yeux gris sont presque noirs de désir. Il ne détourne pas le regard pendant qu'il la prend, pendant que ses doigts travaillent son clitoris avec une précision impitoyable.

« Jouis pour moi. Jouis en sachant que tout va changer. Que ta vie ne sera plus jamais la même. »

Les mots la font basculer. L'orgasme la frappe comme un éclair, traverse son corps en vagues successives. Il jouit au même moment, se répand en elle avec un grognement rauque. Reste immobile, enfoui profondément, jusqu'à ce que les dernières pulsations s'apaisent.

Quand il se retire, elle sent son sperme couler le long de ses cuisses. Il la retient contre lui, l'empêche de glisser sur le sol. Ses jambes tremblent, incapables de la porter. Ils restent enlacés contre le mur, haletants, couverts de sueur malgré le froid de l'entrepôt.

« On devrait se rhabiller. »

« Pas encore. »

Raphaël la porte jusqu'à une pile de couvertures dans un coin. Les étale sur le sol de béton, l'allonge dessus. S'allonge à côté d'elle, la prend dans ses bras. Elle se blottit contre son torse, écoute les battements de son cœur qui ralentissent progressivement.

« Tu as peur ? »

« De quoi ? »

« De tout ça. De nous. De ce qu'on va faire. »

Victoire réfléchit. Oui, elle a peur. Peur d'échouer, peur du jugement, peur de perdre tout ce qu'elle a construit. Mais en même temps, elle n'a jamais été aussi sûre de quelque chose.

« Oui. Mais je le veux quand même. »

« Moi aussi. »

Ils restent silencieux un moment, regardant la lumière de l'aube qui filtre à travers les verrières sales. L'entrepôt se transforme lentement, les ombres reculent. Dehors, Paris s'éveille. Les bruits de la ville commencent à se faire entendre. Klaxons lointains, voix étouffées, rumeur du métro.

« On devrait rentrer. »

« Pas encore. »

Raphaël se redresse sur un coude, la regarde. Ses doigts tracent des motifs paresseux sur son ventre, remontent vers ses seins. Les caressent doucement, font durcir ses tétons sous ses paumes.

« Je veux te faire l'amour encore une fois. Avant de partir. Avant que tout devienne réel. »

Victoire sent le désir renaître en elle malgré la fatigue. Elle écarte les jambes, l'invite. Il s'installe entre ses cuisses, mais au lieu de la pénétrer, il descend. Sa bouche trouve son sexe trempé de leur mélange. Il lèche lentement, recueille le sperme qui coule d'elle, le mélange à sa cyprine.

Sa langue plonge en elle, explore son intimité avec une application qui la fait gémir. Puis il remonte vers son clitoris, le suce doucement. Ses doigts s'insinuent en elle, deux d'abord, puis trois. Les va-et-vient lentement, courbant pour trouver le point qui la fait hurler.

Victoire s'accroche aux couvertures, les poings serrés sur le tissu. Son bassin ondule contre sa bouche, cherche plus de friction. Il maintient un rythme constant, ne la laisse jamais basculer complètement mais la garde au bord du précipice.

« Raphaël, s'il te plaît... »

« Quoi ? Dis-moi ce que tu veux. »

« Fais-moi jouir. »

« Pas encore. »

Il retire sa bouche, ses doigts. Elle gémit de frustration. Il se redresse, la retourne sur le ventre. Ses mains écartent ses jambes, positionnent son bassin pour qu'elle soit à quatre pattes. Puis il la pénètre par derrière, lentement cette fois.

Elle sent chaque centimètre de son sexe qui s'enfonce en elle. Il reste immobile un instant, savoure la sensation. Puis il commence à bouger. Lentement d'abord, presque paresseusement. Ses mains remontent le long de son dos, s'enroulent dans ses cheveux. Il tire légèrement, l'oblige à cambrer le dos.

« Tu es magnifique comme ça. Offerte. À genoux pour moi. »

Victoire sent la honte et l'excitation se mélanger. Il accélère progressivement, chaque coup de reins plus profond que le précédent. Une de ses mains quitte ses cheveux, glisse entre ses cuisses. Trouve son clitoris gonflé, le caresse en rythme avec ses pénétrations.

« Jouis maintenant. Laisse-toi aller. »

L'orgasme la frappe différemment cette fois. Plus lent, plus profond. Une vague qui part de son ventre et irradie dans tout son corps. Elle se contracte autour de lui, l'entraîne avec elle. Il jouit en elle pour la deuxième fois, se répand au plus profond de son intimité.

Ils s'effondrent ensemble sur les couvertures, enlacés. Le souffle court, les corps couverts de sueur et de fluides. Dehors, le soleil commence à percer à travers les nuages. La lumière dorée inonde l'entrepôt, transforme l'espace industriel en quelque chose de presque sacré.

« Maintenant, on devrait vraiment rentrer. »

Victoire rit malgré elle. Se redresse difficilement, cherche ses vêtements éparpillés. Raphaël l'observe pendant qu'elle se rhabille, un sourire satisfait aux lèvres.

« Quoi ? »

« Rien. Je pense juste à tout ce qu'on va créer ensemble. »

Elle termine de boutonner son jean, enfile son pull. Se rapproche de lui, l'embrasse doucement.

« Moi aussi. »

Ils rassemblent leurs affaires, jettent un dernier regard aux œuvres qui occupent encore l'espace. Demain, ils commenceront à les déménager vers leur future galerie. Demain, Victoire démissionnera officiellement de la maison de ventes. Demain, leur nouvelle vie commencera vraiment.

Mais pour l'instant, ils savourent ce moment suspendu. L'instant où tout est encore possible. Où l'avenir est une toile vierge qu'ils peindront ensemble, avec leurs corps, leur passion, leur refus des conventions.

Raphaël prend sa main, l'entraîne vers la sortie. Mais avant qu'ils n'atteignent la porte, il s'arrête.

« Attends. Une dernière fois avant de partir. »

Il la guide vers la plus grande toile, celle créée lors de leur première session. Les empreintes de son corps nu couvert de peinture sont encore visibles sur la surface. Rouge, bleu, ocre, noir. Un chaos de couleurs et de formes organiques.

Il la plaque contre l'œuvre, l'embrasse avec une tendresse qu'il ne montre que rarement. Ses mains encadrent son visage, ses pouces caressent ses pommettes.

« Tu as tout changé. Tu le sais ? »

« Toi aussi. »

Il la retourne lentement, face à la toile. Relève sa robe, défait à nouveau son jean, le baisse jusqu'à mi-cuisses. Victoire s'appuie contre la toile, paumes à plat sur la surface peinte. Sent la texture sous ses mains, les reliefs créés par les couches successives de peinture et de fluides séchés.

Raphaël positionne son sexe contre son entrée. La pénètre lentement, très lentement. Centimètre par centimètre. Elle sent chaque millimètre qui s'enfonce en elle, chaque pulsation de son membre dur contre ses parois intimes. Il prend son temps, savoure chaque seconde.

Quand il est entièrement en elle, il reste immobile. Une main remonte le long de son dos, se pose entre ses omoplates. L'autre glisse autour de sa taille, descend entre ses cuisses. Trouve son clitoris, le caresse avec une douceur presque insoutenable.

« C'est la dernière fois ici. Dans cet espace qui nous a vus créer tout ça. »

Il commence à bouger. Lentement, profondément. Chaque poussée la presse contre la toile, crée des empreintes de son corps sur la surface peinte. Ses seins frottent contre les reliefs de peinture, ses hanches laissent des marques. Elle devient partie intégrante de l'œuvre.

« Raphaël... »

« Chut. Laisse-moi te sentir. Juste te sentir. »

Il maintient ce rythme lent, hypnotique. Ses doigts continuent de caresser son clitoris, ne s'arrêtent jamais. La tension monte en elle progressivement. Pas une montée brutale vers l'orgasme, mais une ascension lente, presque méditative.

Elle ferme les yeux, se concentre sur les sensations. Son sexe qui la remplit complètement. Ses doigts qui dansent sur son bouton durci. La texture de la toile contre sa peau. L'odeur de peinture séchée mêlée à celle de leurs corps. Le bruit de leurs respirations qui s'accordent, se synchronisent.

Le temps semble se suspendre. Elle ne sait plus depuis combien de temps ils sont là, enlacés contre cette toile qui raconte leur histoire. Tout ce qui existe, c'est ce moment. Leurs corps unis, leurs souffles mêlés, leurs cœurs battant ensemble.

Quand l'orgasme arrive finalement, c'est comme une vague douce qui la submerge. Pas une explosion, mais une dissolution. Elle se contracte autour de lui, doucement, presque tendrement. Raphaël jouit au même moment, se répand en elle avec un soupir qui ressemble presque à un sanglot.

Ils restent ainsi un long moment. Lui encore en elle, elle appuyée contre la toile. Leurs corps tremblent légèrement, vidés, comblés. Puis lentement, très lentement, il se retire. L'aide à remonter son jean. La retourne pour la prendre dans ses bras.

« C'est pas une fin, Victoire. C'est un commencement. »

Elle enfouit son visage dans son cou, respire son odeur. Sent son sperme couler d'elle, tremper sa culotte. Mais elle s'en fiche. Tout ce qui compte, c'est cet homme qui la tient contre lui. Cet homme qui l'a transformée, libérée, révélée à elle-même.

« Je sais. »

Ils se séparent enfin. Ramassent leurs affaires. Éteignent les lumières de l'entrepôt. Dehors, le soleil est maintenant haut dans le ciel. La journée a commencé pour de bon. Les gens marchent dans les rues, vaquent à leurs occupations. Personne ne sait ce qui vient de se passer dans cet espace désert.

Raphaël hèle un taxi. Ils montent, donnent l'adresse de l'appartement qu'ils partagent maintenant. Pendant le trajet, Victoire pose sa tête sur son épaule. Regarde Paris défiler par la vitre. Sa ville. Son ancienne vie qui continue sans elle. Mais elle ne ressent aucun regret. Juste une certitude tranquille.

Dans quelques semaines, ils ouvriront leur galerie. « Authentiques Faux-semblants » deviendra un lieu de référence pour l'art érotique contemporain. Victoire démissionnera de la maison de ventes, brûlera définitivement les ponts avec son ancienne vie. Raphaël exposera légalement pour la première fois, sous son vrai nom, sans honte.

Mais pour l'instant, ils sont juste deux amants épuisés qui rentrent chez eux après une nuit de création et de passion. Deux êtres qui ont trouvé dans l'art et la chair une forme de vérité qu'ils ne connaissaient pas. Deux âmes qui ont décidé de construire ensemble quelque chose d'unique, d'authentique, de vivant.

Le taxi les dépose devant leur immeuble. Ils montent les escaliers main dans la main. Entrent dans l'appartement. Se déshabillent à nouveau, prennent une douche ensemble. L'eau chaude lave la sueur, la peinture, les fluides. Mais pas les souvenirs. Pas l'empreinte de cette nuit qui restera gravée en eux.

Propres et épuisés, ils se glissent dans leur lit. S'endorment enlacés, nus. Et dans leurs rêves, ils peignent déjà leur prochaine toile. Leur prochaine transgression. Leur prochaine œuvre d'art vivante.

A suivre…

Les avis des lecteurs

Histoire Erotique
Belle saga superbement ecrite, merveilleusement perverse.
On attends avec impatience la suite des aventures des protagonistes.



Texte coquin : Faux semblants (8)
Histoire sexe : Une rose rouge
Vous êtes :
Indiquez votre adresse mail si vous souhaitez la communiquer à l'auteur de l'histoire.

Dernières histoires érotiques publiées par CDuvert

Faux semblants (8) - Récit érotique publié le 08-01-2026
Faux semblants (7) - Récit érotique publié le 07-01-2026
Faux semblants (6) - Récit érotique publié le 06-01-2026
Faux semblants (5) - Récit érotique publié le 05-01-2026
Faux semblants (4) - Récit érotique publié le 04-01-2026
Faux semblants (3) - Récit érotique publié le 02-01-2026
Faux semblants (2) - Récit érotique publié le 01-01-2026
Faux semblants (1) - Récit érotique publié le 31-12-2025
Exposition - Récit érotique publié le 23-12-2025
Camping - Récit érotique publié le 22-12-2025