Histoire de femmes libres : Draga de Serbie, la reine maudite

- Par l'auteur HDS Olga T -
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Récit érotique écrit par Olga T [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 07-09-2026 dans la catégorie A dormir debout
Tags : Historique
Cette histoire de sexe a été affichée 845 fois depuis sa publication.
Draga Mašin (1861-1903), épouse du roi Alexandre Ier Obrenovitch, ne fut reine consort de Serbie que moins de 3 ans.

Son impopularité conduisit à un sanglant coup d’état, qui mit fin à la dynastie et entraîna des conséquences, non seulement sur la géopolitique des Balkans mais aussi sur l’équilibre européen.

La réputation de la reine Draga de Serbie était extrêmement mauvaise : elle était profondément détestée par le peuple serbe, l'armée et les cercles politiques. Son mariage en 1900 avec le roi Alexandre Ier, de douze ans son cadet, provoqua un immense scandale national.

***
FILLE DE NOTABLE SERBE

Draga est la fille de Panta Lunjevica, un notable, qui fut préfet de la région d'Aranđelovac, ville située à 76 kilomètres de Belgrade. Son grand-père, Nikola, avait participé à l'insurrection de Takovo en 1815, contre les Ottomans.

Dans sa neuvième année, Draga fut envoyée à l'école à Belgrade, où elle termina l'école primaire, puis l’école des filles ("Cermankin zavod"). Elle y apprit plusieurs langues étrangères, dont le russe, le français et l'allemand. Pendant son séjour à Belgrade, Draga commença à écrire des romans et des nouvelles, à traduire des livres pour gagner sa vie.

Malgré le fait que son père s'occupait beaucoup d'elle, très jeune, elle voulut gagner sa vie par soucis d’indépendance. Elle publia même plusieurs histoires pour des magazines étrangers. Grande passionnée de lecture, elle aimait particulièrement Stendhal.

À Belgrade, elle tomba amoureuse d'un étudiant, Bogdan Popović, plus tard professeur de français et théoricien de littérature. Ils se rencontraient au club des écrivains, que Draga fréquentait assidument. Cependant, les souhaits des parents de Draga eurent raison de leur amour.

UN BREF MARIAGE

Le parti qui fut choisi, l'ingénieur Svetozar Mašin, était une bonne connaissance de son père. Le père de Mašin fut médecin et servit à la cour du prince Mihailo et du roi Milan Obrenović. Bien que Svetozar eût 15 ans de plus que Draga, Pantelija voyait en cette union une sécurité pour sa fille.

Le mariage eut lieu 28 août 1883. Le beau-frère de Draga, l’officier Aleksandar Mašin, sera plus tard l'un des principaux complices de sa liquidation, lors du coup d’état de mai 1903 (« majski prevrat »), et pendant une certaine période, il sera également le chef de l'état-major général de l'armée serbe.

Cédant à la volonté de ses parents, Draga fit savoir à son premier amour, Bogdan Popović, qu'elle épouserait Svetozar Mašin par respect de la volonté parentale, mais que son amour resterait à jamais pour lui.

Du fait de sa nouvelle condition, Draga avait désormais accès à la cour du roi Milan Obrenović, qui était un grand ami de son mari.

En raison de l’activité professionnelle de son mari, Draga vécut à Karanovac, Krupanj et Leskovac.
Svetozar Mašin mourut en 1886, lors d’une crise d’épilepsie. Il était également porté sur l’alcool. Alexandre Mašin accusa plus tard Draga d'avoir tué son frère pour se libérer de lui et pour hériter de ses biens.

FEMME ENGAGÉE

Devenue veuve, Draga continua à écrire des romans et des nouvelles. Elle vécut dans l'appartement de fonction de son mari à Smederevo, jusqu'à ce qu'elle soit forcée de déménager, puis revint à Belgrade.

Pendant son séjour à Belgrade, ses deux parents moururent et Draga se vit dans l’obligation de prendre soin de toute la fratrie Lunjevica. Elle connut alors une situation financière précaire. Mais sa faculté d’adaptation, sa ténacité, son courage lui ouvrirent de nouvelles portes.

À Belgrade, elle devint rédactrice en chef du magazine "Domaćica" (« maîtresse de maison »), l’équivalent de « Femme actuelle », dans la Serbie du XIXe siècle et membre de l'Association des journalistes serbes.

Une partie du monde intellectuel serbe aimait et appréciait Draga. Ils la considéraient comme une dame très ambitieuse et influente à Belgrade. Elle était devenue une véritable protectrice des arts. Une fois reine, elle apporta une grande aide au journal "Neven" du célèbre écrivain serbe Zmaj Jova Jovanovic (1833-1904).

De 1886 à 1891, Draga participa aux travaux de l’association « Société des femmes ». En tant que membre du comité de rédaction, elle traduisait des articles de revues étrangères, sous les initiales D. S. M. (Draga Svetozara Mašina) et publiait des ouvrages sous le pseudonyme "Rudničanka” (« la mineure »).

Après avoir épousé le roi Alexandre Obrenović, en tant que nouvelle reine, elle reprit le patronage de la « Société des femmes ».

A LA COUR DE SERBIE : RENCONTRE AVEC ALEXANDRE

Draga devint, en 1891, dame de compagnie de la reine Natalija Obrenović, dont le fils Alexandre (1876-1903) est roi de Serbie depuis 1889.

Entrée au service de reine Natalia, elle voyageait partout avec elle, en Moldavie, en Crimée, ainsi qu'à Biarritz, où la reine-mère résidait le plus souvent. C’est lors d’un séjour d’Alexandre à Biarritz que naquit la relation amoureuse avec le jeune roi, qu’elle sauva d’ailleurs de la noyade.

En octobre 1897, Draga quitta Biarritz et démissionna de la cour. En fait, la reine Natalija ayant découvert la relation de son fils avec sa dame de compagnie, décida d’éloigner Draga de la famille et de la cour Obrenovic. Draga était une roturière et avait 12 ans de plus que le jeune monarque. La reine-mère considérait qu’une telle relation était une mésalliance.

C’était ignorer qu’Alexandre était tombé follement amoureux de Draga et qu’il était hors de question pour lui de laisser quiconque s’interférer entre eux, y compris ses propres parents.

Pour la première fois de sa vie, le jeune roi rencontrait quelqu’un qui lui donnait inconditionnellement de l’amour, lui l’enfant balloté entre les écoles et les disputes quotidiennes de ses parents royaux, qui n’hésitaient pas à l’utiliser dans leurs chantages perpétuels.

MARIAGE ENVERS ET CONTRE TOUS

Alexandre et Draga continuèrent à se voir en cachette à Belgrade, où Alexandre installa Draga, et où ils poursuivirent leur relation amoureuse.

À une époque où l’ancien roi Milan exerçait encore une influence dans le pays, un nouveau gouvernement fut formé, dirigé par le Dr Vladan Djordjevic. La première question que Djordjevic posa aux ministres était de trouver une épouse digne pour le jeune roi Alexandre. Milan proposa de rechercher une princesse allemande.

L'amour d'Alexandre et de Draga était déjà de notoriété publique. Draga Mašin était systématiquement invitée à chaque réception importante à laquelle participait le jeune roi Alexandre. Tout le monde louait son tact, son élégance, sa beauté, son esprit et sa retenue.

Toute la Serbie fut pourtant choquée par l’annonce des fiançailles du roi Alexandre, le 8 juillet 1900, avec Draga Mašin, une roturière, de 12 ans son ainée, veuve, ancienne dame de compagnie de la mère du roi, qui a eu des « aventures » avant son premier mariage (Bogdan Popovic) et lors de son veuvage, et qui était réputée stérile, puisque, en 3 ans, elle n’avait pas donné de descendant à son défunt mari, l’ingénieur Svetozar Mašin.

Pour discréditer Draga, le ministre de la Police fit extraire douze documents des archives de la police sur les prétendus amants de Draga.

La reine Natalija Obrenovic, n’hésita pas, lors d’un voyage en Russie auprès de ses cousins Romanov, à la traiter de « prostituée stérile ! ». L'ancien roi Milan, redevenu chef de l’armée, ainsi que tout le gouvernement, présentèrent leur démission, et le roi Alexandre éprouva beaucoup de difficultés à former un nouveau cabinet. Alexandre avait contre lui ses parents, les milieux politiques mais aussi la puissante église orthodoxe.

Alexandre se rendit auprès du Métropolite de Belgrade pour demander la bénédiction de son mariage car il épousait une vraie femme serbe, ce que le prélat refusa, à cause du passé de Draga. Le roi menaça alors d’abdiquer, de laisser le trône vacant, de quitter le pays et d'aller vivre avec Draga à Biarritz. Le métropolite revint alors sur sa décision, acceptant de bénir cette union. L’opposition au mariage diminua quelque peu après la publication d’un message de félicitations du tsar Nicolas II, qui acceptait d'être le principal témoin du mariage, célébré le 5 août 1900.

UNE REINE DETESTEE

Nous avons relaté le destin tragique de la reine Marie-Antoinette, et la détestation que lui vouèrent ses sujets (voir « Histoire des libertines (38) : Marie-Antoinette, la reine calomniée ? », publié le 30 août 2019). Sans exagérer, on peut dire que ce ne fut rien à côté de la haine que suscita Draga chez beaucoup de Serbes.

Cette union impopulaire affaiblit la position du roi Alexandre au sein de l’armée et dans le pays.

En 1901, fut annoncée, puis démentie la naissance d’un enfant pour avril. La grossesse se révéla imaginaire, après avoir déclenché la curiosité de la presse généraliste et médicale.

La reine Draga commençait à devenir de plus en plus désabusée. Elle proposa de se retirer de la vie du roi, afin qu’il puisse épouser une femme qui pourrait lui donner un héritier, mais le roi refusa et lui demanda de rester à ses côtés.

L'opinion publique, de plus en plus défavorable, se retourna définitivement contre le roi. Un grand nombre de décisions impopulaires furent alors imputées à l'influence de la reine Draga. Selon la rumeur, un frère de celle-ci deviendrait l'héritier du trône de Serbie.

L’instabilité du roi Alexandre, ses multiples remaniements ministériels, les changement de la Constitution, son autoritarisme, l’emprisonnement des chefs de différents partis politiques et de grands financiers , les salaires impayés des officiers serbes, la fausse grossesse de la reine Draga, les rumeurs selon lesquelles elle était un agent russe, les comportements irrespectueux et arrogants des frères de Draga, Nikola et Nikodije Lunjevica tous deux officiers de bas rang, tout cela eut raison du couple royal.

UN COUP D’ÉTAT QUI FUT UN MASSACRE

Le 11 juin 1903 (le 29 mai selon le calendrier julien, alors en usage en Serbie), un groupe d'officiers nationalistes, qui créeront ultérieurement une société secrète tristement célèbre, « la Main noire », dirigés par Dragutin Dimitrijević dit « Apis », renversa et assassina le roi et la reine lors d’un coup d’état. Leurs corps, mutilés, furent défénestrés.

Voici le récit glaçant de ce coup d’état meurtrier.

Les officiers firent irruption dans la chambre royale, mais le couple n’y était pas. Sur la coiffeuse, ils trouvèrent sur la table de chevet le roman préféré de Draga « La trahison », tourné à la 80ème page.

La reine avait un penchant affirmé pour la littérature française. Draga Mašin, femme très cultivée, parlait couramment le français, et, avant son mariage, gagnait sa vie en traduisant des romans français vers le serbe. Elle lisait énormément de littérature importée de Paris.

L'Histoire n'a retenu que l'ironie tragique de ce titre resté grand ouvert dans la chambre de la souveraine trahie.

L'identité exacte de l'auteur de ce roman reste un mystère historique. Si le fait que la reine Draga lisait ce livre en français juste avant de mourir est un détail authentique et célèbre, mentionné par de nombreux chroniqueurs de l'époque et historiens serbes, l'ouvrage précis n'a jamais pu être identifié avec certitude. Le titre était très courant : au XIXe siècle, de nombreux feuilletons, mélodrames et romans populaires français s'intitulaient « La Trahison ». Après le massacre de la nuit du 29 mai 1903, le palais royal (le vieux Konak) fut mis à sac. De nombreux objets personnels, bijoux et livres de la reine ont été volés, éparpillés ou détruits par les putschistes.

Le couple royal s’était réfugié rapidement dans une pièce secrète, aménagée dans la chambre à coucher même.

Après plusieurs heures de recherche, le lieutenant Vemic trouva une encoche sur l'une des portes et cria : « la Hache ! » « Voici la porte ! » Enfin, le roi et la reine en pyjama blanc apparurent derrière la porte, effrayés et enlacés.

Le capitaine Mihailo Ristic est celui qui tira en premier. Ultime preuve d’amour, la reine tenta de protéger le roi Alexandre avec son corps. Ensuite, les autres conspirateurs vidèrent leurs revolvers sur le couple royal. Leurs corps furent percés par les épées des officiers, puis jetés par la fenêtre dans la cour, d'où ils furent traînés dans une pièce du rez-de-chaussée.

Pendant l'occupation austro-hongroise, au cours de la Grande Guerre, des médecins viennois exhumèrent les restes d'Alexandre et de Draga.

Des restes de fœtus auraient été trouvés (à prendre avec des pincettes venant de la part de l’ennemi et occupant austro-hongrois) parmi les ossements de Draga, ce qui prouverait qu'elle était enceinte la nuit où elle fut brutalement assassinée avec son mari.

UN DESTIN TRAGIQUE QUI INFLUENÇA L’AVENIR DE L’EUROPE

Cette histoire est une tragédie historique et humaine.

C’est celle d’un roi éperdument amoureux de sa bien-aimée et prêt à tout sacrifier, y compris son titre, son trône, sa dynastie pour garder son amour auprès de lui.

Draga était une roturière que rien ne prédestinait à devenir reine. Veuve accusée de mœurs légères, plus âgée, intelligente, ambitieuse, courageuse face à l’adversité, ne renonçant jamais, prenant en charge tous ses frères et sœurs à la mort de leurs parents, ayant accepté son premier mariage pour respecter la volonté de ses parents, après avoir rompu avec son premier amour.

Amoureuse des arts et des lettres, elle sut s’imposer dans le monde intellectuel misogyne de la fin du XIXe siècle, luttant contre les préjugés, féministe avant l’heure, rédactrice en chef d’un journal reconnu et respecté dans la petite Serbie, pays alors dominé par une société patriarcale.

Les accusations selon lesquelles la reine Draga de Serbie aurait eu de nombreux amants firent partie intégrante d'une violente campagne de dénigrement orchestrée par ses opposants politiques, la presse d'opposition et une partie de l'armée pour détruire sa crédibilité et légitimer le futur coup d'État.

Ces rumeurs s'appuyaient principalement sur son passé de jeune veuve et sur sa position de dame de compagnie, un statut social que ses détracteurs ont utilisé pour la dépeindre comme une femme manipulatrice et aux mœurs légères. Devenue veuve très jeune et sans ressources financières stables, sa liberté de mouvement et ses fréquentations à Belgrade ont alimenté les commérages de la haute société serbe. L’opinion publique s'est rapidement convaincu que Draga utilisait des charmes et son expérience sexuelle pour soumettre le jeune monarque à sa volonté politique. La reine-mère contribua activement à propager l'idée que Draga, son ancienne dame de compagnie, était une courtisane indigne de la couronne.

Bien que ses opposants aient largement exagéré sa vie sentimentale pour la caricaturer en femme fatale corrompue, ces accusations d'infidélité et de débauche ont agi comme un puissant levier de propagande. Elles permirent aux conspirateurs de justifier la sauvagerie du massacre de 1903 en faisant passer leur acte pour une « purification morale » du trône serbe.

L’immense scandale de sa fausse grossesse a définitivement scellé sa réputation de menteuse calculatrice aux yeux de l'Europe.

***

Sans doute quelque peu manipulatrice envers le roi Alexandre, Draga passa du rôle de maîtresse au rôle de mère que le jeune monarque n’avait jamais vraiment connu. Pour finir, elle prouva son amour envers son mari jusqu’au dernier moment en essayant, comme un ultime sacrifice, de le protéger par son propre corps, sans espoir, des balles des comploteurs.

Sa seule faute fut peut-être d’avoir été une femme moderne avant l’heure. Et moi j’ai eu envie de vous raconter son destin tragique.

Il faut enfin rappeler les conséquences géopolitiques désastreuses du coup d’état de 1903, qui porta sur le trône de Serbie Pierre Karageorgevitch, partisan de l'expansionnisme serbe et d'une politique pro-russe. Les relations entre la Serbie et l'Autriche-Hongrie ne vont, dès lors, cesser de se dégrader. La « Main Noire », cette société secrète créée par Apis et ses complices, à l’origine du massacre d’Alexandre et de Draga, fut aussi responsable de l’attentat de Sarajevo, en armant le bras de Gavrilo Princip, l’assassin de François-Ferdinand, Archiduc héritier d’Autriche-Hongrie et de son épouse.

Le massacre des Obrénovitch et leur remplacement par la dynastie rivale, nationaliste et belliqueuse, peut être considéré comme l’un des prémices de ces enchaînements fatals, qui conduisirent à la Grande Guerre.

***
J’avais l’habitude de donner, à la fin de ces textes historiques, les liens des publications internet et les références des livres que j’ai consultés et qui me permettent d’écrire ces textes.

HDS m’a fait savoir que, désormais, la règle était : « pas de publicité ni de lien externe ». J’en prends acte et pourrai toujours communiquer ces informations par messagerie.

Les avis des lecteurs

L'avis de Olga T
@Didier, en effet: le nationalisme conduit toujours à la guerre

L'avis d'un lecteur :
@Olga,
Oui tu as parfaitement raison, avec en premier lieu cet assassinat oublié, c’est bien ce nationalisme exacerbé Serbe le grand responsable de tout cette énorme boucherie à l’époque, mais aussi du conflit de l’ex Yougoslavie plus récemment.
Didier

L'avis d'un lecteur :
@Kamel,
Sachez que dans l’amour, être roi ou gigolo, n’importe peu aux yeux de l’être aimée.
Merci d’avoir fait, une fois encore, la preuve que vous ne connaissez rien à l’amour…
Didier

L'avis d'un lecteur :
Oui il y avait une différence d’âge entre Draga et Alexandre
Mais Alexandre était un roi, pas un gigolo
Ça fait toute la différence
Kamel

L'avis de Olga T
@Micky, merci. J'avoue l'avoir aussi découverte par hasard, au fil de mes lectures. Son destin tragique et sa vie, qui en fit une femme libre (et détestée pour cela) m'ont incité à la faire figurer dans ces récits historiques.
Compte tenu également de ce que je vis aujourd'hui sur le plan sentimental, j'ai vu dans Draga le droit pour une femme d'aimer un homme bien plus jeune qu'elle. Ce qui n'entraine aucune remarque quand la différence d'âge est dans l'autre sens!
Et enfin, je considère que le premier coup de feu de l'abominable Grande Guerre fut tiré, non à Sarajevo, le 28 juin 1914, mais à Belgrade, le 11 juin 1903. ce coup d'état sanglant porta au pouvoir les nationalistes serbes. Une allumette qui finit par faire exploser la poudrière des Balkans, et, au-delà, toute l'Europe, du fait du jeu des alliances.

L'avis de Micky
Il fallait aller la chercher, cette Draga, tant il est vrai qu'on méconnait l'histoire de ces pays à la fois si éloignés et si proches du nôtre. Tellement proches qu'ils sont à la source de nos guerres. Bravo à Olga pour cette exhumation.

L'avis de Olga T
Je vois que, moi aussi, j'ai mes vigilants, mes chers lecteurs. Merci Luc, Jacques du Morvan et Didier

L'avis d'un lecteur :
@Voisin vigilant,
Nous aussi nous sommes toujours là, vous savez nous les membres du fan club...
Didier

L'avis d'un lecteur :
Tiens, il est sorti de sa camisole, l'autre pitre ?
Olga, votre travail est remarquable, nous vous suivons avec plaisir. Laissez dire les frustrés, ils comptent pour du beurre.
J. le Morvandiau

L'avis d'un lecteur :
@Voisin vigilant, ce qui est arrivé à votre collègue arrivera à chacun des membres de votre groupe. Vous finirez, vous aussi par vous faire repérer
Un conseil: laissez Olga et ses proches tranquilles!
Luc

L'avis d'un lecteur :
@Kamel, on ne doute pas qui elle va retrouver: son gigolo!
Voisin Vigilant (nous sommes toujours là)

L'avis de Olga T
@ Paul, j'ai bien compris!

L'avis d'un lecteur :
@Kamel,
En quoi cela vous regarde t'il?
Passez à autre chose.
Didier

L'avis d'un lecteur :
Une question, comme ça. Et pourquoi Olga s'absente-t-elle encore?
Kamel

L'avis d'un lecteur :
OK, Olga, mais tu promets que le prochain! On s'est compris et je l'attends avec impatience
Paul

L'avis de Olga T
Merci, Laeti. Oui ce qui se passa alors en Serbie fut le début d'un enchainement fatal, qui entraina l'Europe en enfer;
@ Paul, je ne fais pas ça pour te mécontenter. C'est uniquement que, ne pouvant prévenir les délais de publication d'HDS, je veux être certaine d'être présente quand ce chapitre 4 sera en ligne.

L'avis d'un lecteur :
Je suis vraiment deçu
J’attendais la suite de ta confession
Paul

L'avis de Olga T
Pour information : j’ai une nouvelle publication aujourd’hui, dans le cadre des « confidences du clitoris ». La parole y est donnée au témoignage de ma muse.
HDS a cette fois battu son record de validation et surtout de publication.
Je sais que beaucoup attendent la suite de mes confessions. Elle est prête et sera envoyée après mon retour de voyage (une semaine à compter de ce jeudi)

L'avis de Olga T
Les malfaisants se trompent de texte. Lol

L'avis d'une lectrice :
Passionnant, surtout dans son dernier chapitre et les implications de cette affaire sur l’histoire du 20e siècle. Quelle fin tragique (et romanesque)
Laeti

L'avis d'un lecteur :
@Voisins vigilants, vous avez raison. Faut pas les lacher
Kamel

L'avis de Olga T
merci Dyonisia. Tu as entièrement raison. En même temps, l'audience limitée n'est pas une surprise. j'écris ce genre de textes pour me faire plaisir et pour ceux et celles qui apprécient.

L'avis de Dyonisia
Quel ridicule que des raisons obscures, peut-être paranoïaques, nous privent des références de ce texte quand on sait le travail documentaire auquel s'astreint Olga pour chacune de ses biographies. Monsieur HDS et son IA fidèle (et très bête) n'ont pas la fibre académique...
Et quel dommage que cette histoire, triste et méconnue mais décisive, n'attire pas un plus grand lectorat ! Certes, les récits érotiques sont séduisants, mais un peu de culture et de connaissances historiques, ce n'est pas mal non plus !

L'avis de Olga T
@ Norbert, François Mitterrand avait raison, quand, dans un de ses derniers discours, en 1995, au Parlement européen, il disait: "le nationalisme, c'est la guerre"
@ lectrice anonyme, c'est exactement ça!

L'avis d'une lectrice :
Draga a été traitée comme toutes les femmes qui font peur, au sens littéral du terme , elle a été brulée vivement comme avant les sorcières , comme les femmes enfermées à l'asile car trop belle, trop intelligente ou trop le courage de leur opinion.

L'avis d'un lecteur :
On savait que l'attentat de Sarajevo, et plus généralement la poudrière des Balkans, était à l'origine de la grande guerre. Tu nous fais découvrir quand cet enchainement fatal a commencé: quand les nationalistes serbes ont pris le pouvoir, de façon sanglante, en Serbie;
Norbert

L'avis de Olga T
@ Luc, merci
@ Robert, tu ne vas pas imiter Paul!

L'avis d'un lecteur :
C'est dommage de ne plus avoir les références.
ceci dit c'est toujours aussi intéressant
Luc

L'avis d'un lecteur :
Pour une fois, je serai presque d'accord avec Paul. certes c'est intéressant et, comme toujours, bien écrit. Mais c'est déprimant. Donc moi je préfère la suite de ta confession.
Robert

L'avis de Olga T
Comme je l'avais annoncé, voici un résumé des péripéties de ce texte. Il devait être le 127ème épisode de la série "histoire des libertines". Il a été refusé dans un premier temps, à cause de la liste des références. J'avais pourtant toujours mis une telle liste à la fin de ces récits historiques.
J'ai donc changé le titre et supprimé les références. sans commentaires!

L'avis de Olga T
@ Didier, merci beaucoup. Tu as parfaitement résumé le personnage et ses drames
@ Malika, je ne comprends pas
@ Julie, merci

L'avis d'une lectrice :
Une belle et tragique histoire
Julie

L'avis d'une lectrice :
ça manque un peu d'émasculations.......
Malika

L'avis d'un lecteur :
Olga
C’est une bien belle découverte, si on peut dire cela au vu du contexte funeste final, que tu nous fais là en nous présentant par cette chronique la vie de cette reine lâchement assassinée.
Oui car Draga, a eu une vie amoureuse "compliquée", tout en étant une femme moderne, en avance sur son temps, indépendante et très déterminée. Cependant, en ce début de siècle dans une Europe encore très patriarcale, son style de vie, son attitude anticonformiste, et le fait qu’elle soit bien plus âgée que son royal époux, très mal vu surtout pour l’époque, et encore aujourd’hui pour certains au demeurant, déclenchèrent, la réprobation et l'hostilité de beaucoup, ce qui à force provoqua son assassinat pour des prétextes politiques. Un assassinat qui modifia à long terme la face du monde...
Merci et bravo.
Didier


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