Courtisane et protectrice des arts
Récit érotique écrit par Olga T [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
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Courtisane et protectrice des arts
Avec Méry Laurent (1849-1900), j’en reviens aux demi-mondaines parisiennes. J’avoue qu’avant de lire le livre de Marc Lemonier, mentionné dans les références, je n’avais jamais entendu parler d’elle.
Méry Laurent connut pourtant un destin exceptionnel : comédienne légère aux « Variétés » et au Châtelet, femme entretenue par son riche amant américain le Dr Evans, inspiratrice de Manet et de Mallarmé, Méry promena son teint de rose et son élégance au cœur de la vie parisienne des années 1870-1900.
Son salon, lieu d'échanges et d'idées, favorisa les démarches créatrices de ceux qui le fréquentaient, accueillit des peintres (Manet, Blanche, Gervex...), des poètes et des écrivains (Mallarmé, Coppée, Huysmans, Proust ou Zola), des sculpteurs, des artistes lyriques et des musiciens (Hortense Schneider ou Reynaldo Hahn, qui fut son exécuteur testamentaire), des personnalités du monde des arts comme Antonin Proust.
Sa générosité s'exerça également à l'égard de Nancy, sa ville natale, à laquelle elle légua son portrait par Manet, « L'Automne », premier tableau de l'artiste à figurer sur les inventaires d'un musée de province.
Méry était délicieusement faite. L’écrivain Henri De Régnier (1864-1936) parlait des « imposantes proportions corporelles » de Méry, de « sa magnifique carnation de blonde éclatante ». Il ajoutait : « Sa principale beauté consistait en un beau teint et en une opulente chevelure dorée. Du visage un peu lourd, aux traits réguliers, la singularité était l’arc surélevé des sourcils qui lui donnait une expression comme étonnée. »
Comme l’écrit Marc Lemonier : « quelle autre femme de ce temps, fille de lingère nancéienne, pouvait se vanter d’avoir débuté dans la vie au cœur de la plus basse prostitution pour finir au mur des plus grands musées du monde, en ayant inspiré deux des personnages féminins les plus extravagants de la littérature française », à savoir Nana et Odette de Crécy.
Et pourtant, sa jeunesse fut plus que difficile !
Son vrai nom était Anne Rose Suzanne Louviot. Elle naquit à Nancy, d’un père inconnu.
Sa mère était est lingère. Elle entra au service du maréchal François Canrobert (1809-1895), commandant du 3e arrondissement militaire de Nancy. Sa mère la vendit au maréchal, pour qu'elle devienne sa maîtresse. Canrobert lui versa une rente à vie de 500 francs par mois, qui lui permet de monter à Paris.
Anne resta quelques temps la maîtresse du maréchal. Elle se marie brièvement avec un paysan fortuné que lui présente le maréchal. L’homme décédera rapidement, lui laissant en héritage son nom, Laurent et un héritage, la coquette somme de 117.000 francs. Anne choisit alors de s’appeler Méry Laurent.
ACTRICE ET COURTISANE
Comédienne légère et légèrement vêtue aux « Variétés », où elle joue le rôle muet de « Vénus anadyomène », c’est-à-dire sortie des eaux, nue dans sa coquille. Elle jouera également au théâtre du Chatelet, dans des pièces de Jacques Offenbach.
En 1873, Méry Laurent est l’une de ces vingt comédiennes, qui sont en même temps, courtisanes, demi-mondaines, et qui fréquentent en cachette de leur amant officiel le lupanar de la rue de Suresnes, dans le 8e Arrondissement de Paris.
Les perquisitions vont concerner Anne, et une vingtaine de cocottes et prostituées, dont Marguerite Debreux (1851-1917), et Alice Regnault (1849-1931). Ces dames furent dénoncées par l’ancien amant de Marguerite Debreux, Gabriel Hugelmann (1828-1889), pour se venger de l’avoir quitté !
UNE RENCONTRE DÉCISIVE
En 1874, devenue cocotte, elle rencontra l’Américain Thomas W. Evans (1823-1897), chirurgien-dentiste de la famille impériale, qui, devenu son protecteur, installa sa maîtresse au 52, rue de Rome, où elle reçoit dans son salon toute l'avant-garde artistique parisienne.
Le salon que tient Méry Laurent est un lieu d'échanges qui favorise les démarches créatrices de ceux qui le fréquentent : on y rencontre des peintres, tels qu’Édouard Manet ou Henri Gervex, des poètes et des écrivains comme Mallarmé, Coppée, Huysmans, Marcel Proust (l'auteur brosse en partie son portrait dans le personnage d'Odette de Crécy, le plus grand amour de Swann]) ou Zola (qui s'inspira également d'elle pour Nana), des sculpteurs, des artistes lyriques, comme la célèbre Hortense Schneider.
Méry Laurent est une muse mais pas seulement. Elle fut aussi la maitresse du dramaturge François Coppée (1842-1908), du poète Stéphane Mallarmé (1842-1898), du journaliste et homme politique Antonin Proust (1832-1905), mais aussi le modèle et la maîtresse du grand peintre de l’impressionnisme, Édouard Manet (1832-1883).
LA MUSE DE MALLARME
Modèle de Manet, c'est dans l'atelier du peintre que Mallarmé rencontra celle qu'il surnomma « Paon ».
Méry s’avéra être une véritable muse pour Mallarmé qui lui dédiera plusieurs poèmes et remanie pour elle les Contes indiens en 1893. Pendant les quinze dernières années de sa vie, elle occupa une place déterminante dans la vie et l’œuvre du poète qui trouve en elle une confidente drôle et cultivée mais aussi une source d’inspiration poétique.
Méry Laurent disait : « Malheur à qui n'est pas charmé par quatre vers de Mallarmé. »
Voici un poème qu’adressa Mallarmé à sa muse, en 1889 :
« Si tu veux nous nous aimerons
Avec tes lèvres sans le dire
Cette rose ne l’interromps
Qu’à verser un silence pire
Jamais de chants ne lancent prompts
Le scintillement du sourire
Si tu veux nous nous aimerons
Avec tes lèvres sans le dire
Muet muet entre les ronds
Sylphe dans la pourpre d’empire
Un baiser flambant se déchire
Jusqu’aux pointes des ailerons
Si tu veux nous nous aimerons. »
Méry était devenue une bourgeoise mais restait une rebelle.
Son dernier coup de cœur et protégé, fut Victor Margueritte (1866-1942), le petit-cousin de Stéphane Mallarmé et l’auteur sulfureux de « La garçonne ». Elle lui légua tous ses biens, à l'exception de son « portrait allégorique de l'Automne », ce tableau de Manet commencé en 1882, offert au musée des beaux-arts de Nancy.
A PROPOS DE NANA
Nana est un roman d’Émile Zola d'abord publié sous forme de feuilleton dans « Le Voltaire » du 16 octobre 1879 au 5 février 1880, puis en volume chez Georges Charpentier, le 14 février 1880]. C'est le neuvième volume de la série « Les Rougon-Macquart ». Cet ouvrage traite du thème de la prostitution féminine à travers le parcours d’une lorette puis cocotte dont les charmes ont affolé les plus hauts dignitaires du Second Empire. Le récit est présenté comme la suite de « L'Assommoir ».
Le personnage de Nana a surtout été inspiré à Zola par Blanche D'Antigny et Méry Laurent, mais le romancier y a aussi mis des éléments de Valtesse de La Bigne, Hortense Schneider et Cora Pearl dont il a étudié la vie. Je vous recommande de lire ou relire les chroniques que j’ai consacrées à chacune de ces cinq grandes courtisanes.
Pour en savoir plus, voir :
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Nana_(roman)
A PROPOS D’ODETTE DE CRECY :
Odette est un personnage de « À la recherche du temps perdu » de Marcel Proust.
À l'époque où Swann la rencontre dans le salon des Verdurin, c'est une cocotte, qu'on appelle Odette de Crécy. Leur fréquentation puis leur mariage choque les bourgeois de Combray.
Les modèles les plus connus d'Odette de Crécy sont Méry Laurent, Laure Hayman (1851-1940) et Liane de Pougy.
En ce qui concerne Liane de Pougy, romancière et courtisane, bisexuelle, je lui ai consacré une chronique il y a plusieurs années, parue le 2 janvier 2020, que je vous invite à relire.
Je découvre à cette occasion, une autre personnalité fascinante, celle de Laure Hayman, ce qui m’incite à envisager une chronique à son sujet ;
Pour en savoir plus, voir :
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Odette_(%C3%80_la_recherche_du_temps_perdu)
***
REFERENCES
Marc Lemonier a consacré un chapitre à Méry Laurent dans son livre « La petite histoire des courtisanes (Éditions Jourdan, 2018).
On peut aussi se référer au livre édité en 2004 par la réunion des musées nationaux « MéryLaurent, Manet, Mallarmé et les autres ».
Outre l’article Wikipédia, je renvoie aux références suivantes sur le net :
- https://www.musee-mallarme.fr/fr/actualites/un-mardi-avec-mery-la-muse-de-mallarme
- https://www.amazon.fr/M%C3%A9ry-Laurent-Manet-Mallarm%C3%A9-autres/dp/2854952219
Méry Laurent connut pourtant un destin exceptionnel : comédienne légère aux « Variétés » et au Châtelet, femme entretenue par son riche amant américain le Dr Evans, inspiratrice de Manet et de Mallarmé, Méry promena son teint de rose et son élégance au cœur de la vie parisienne des années 1870-1900.
Son salon, lieu d'échanges et d'idées, favorisa les démarches créatrices de ceux qui le fréquentaient, accueillit des peintres (Manet, Blanche, Gervex...), des poètes et des écrivains (Mallarmé, Coppée, Huysmans, Proust ou Zola), des sculpteurs, des artistes lyriques et des musiciens (Hortense Schneider ou Reynaldo Hahn, qui fut son exécuteur testamentaire), des personnalités du monde des arts comme Antonin Proust.
Sa générosité s'exerça également à l'égard de Nancy, sa ville natale, à laquelle elle légua son portrait par Manet, « L'Automne », premier tableau de l'artiste à figurer sur les inventaires d'un musée de province.
Méry était délicieusement faite. L’écrivain Henri De Régnier (1864-1936) parlait des « imposantes proportions corporelles » de Méry, de « sa magnifique carnation de blonde éclatante ». Il ajoutait : « Sa principale beauté consistait en un beau teint et en une opulente chevelure dorée. Du visage un peu lourd, aux traits réguliers, la singularité était l’arc surélevé des sourcils qui lui donnait une expression comme étonnée. »
Comme l’écrit Marc Lemonier : « quelle autre femme de ce temps, fille de lingère nancéienne, pouvait se vanter d’avoir débuté dans la vie au cœur de la plus basse prostitution pour finir au mur des plus grands musées du monde, en ayant inspiré deux des personnages féminins les plus extravagants de la littérature française », à savoir Nana et Odette de Crécy.
Et pourtant, sa jeunesse fut plus que difficile !
Son vrai nom était Anne Rose Suzanne Louviot. Elle naquit à Nancy, d’un père inconnu.
Sa mère était est lingère. Elle entra au service du maréchal François Canrobert (1809-1895), commandant du 3e arrondissement militaire de Nancy. Sa mère la vendit au maréchal, pour qu'elle devienne sa maîtresse. Canrobert lui versa une rente à vie de 500 francs par mois, qui lui permet de monter à Paris.
Anne resta quelques temps la maîtresse du maréchal. Elle se marie brièvement avec un paysan fortuné que lui présente le maréchal. L’homme décédera rapidement, lui laissant en héritage son nom, Laurent et un héritage, la coquette somme de 117.000 francs. Anne choisit alors de s’appeler Méry Laurent.
ACTRICE ET COURTISANE
Comédienne légère et légèrement vêtue aux « Variétés », où elle joue le rôle muet de « Vénus anadyomène », c’est-à-dire sortie des eaux, nue dans sa coquille. Elle jouera également au théâtre du Chatelet, dans des pièces de Jacques Offenbach.
En 1873, Méry Laurent est l’une de ces vingt comédiennes, qui sont en même temps, courtisanes, demi-mondaines, et qui fréquentent en cachette de leur amant officiel le lupanar de la rue de Suresnes, dans le 8e Arrondissement de Paris.
Les perquisitions vont concerner Anne, et une vingtaine de cocottes et prostituées, dont Marguerite Debreux (1851-1917), et Alice Regnault (1849-1931). Ces dames furent dénoncées par l’ancien amant de Marguerite Debreux, Gabriel Hugelmann (1828-1889), pour se venger de l’avoir quitté !
UNE RENCONTRE DÉCISIVE
En 1874, devenue cocotte, elle rencontra l’Américain Thomas W. Evans (1823-1897), chirurgien-dentiste de la famille impériale, qui, devenu son protecteur, installa sa maîtresse au 52, rue de Rome, où elle reçoit dans son salon toute l'avant-garde artistique parisienne.
Le salon que tient Méry Laurent est un lieu d'échanges qui favorise les démarches créatrices de ceux qui le fréquentent : on y rencontre des peintres, tels qu’Édouard Manet ou Henri Gervex, des poètes et des écrivains comme Mallarmé, Coppée, Huysmans, Marcel Proust (l'auteur brosse en partie son portrait dans le personnage d'Odette de Crécy, le plus grand amour de Swann]) ou Zola (qui s'inspira également d'elle pour Nana), des sculpteurs, des artistes lyriques, comme la célèbre Hortense Schneider.
Méry Laurent est une muse mais pas seulement. Elle fut aussi la maitresse du dramaturge François Coppée (1842-1908), du poète Stéphane Mallarmé (1842-1898), du journaliste et homme politique Antonin Proust (1832-1905), mais aussi le modèle et la maîtresse du grand peintre de l’impressionnisme, Édouard Manet (1832-1883).
LA MUSE DE MALLARME
Modèle de Manet, c'est dans l'atelier du peintre que Mallarmé rencontra celle qu'il surnomma « Paon ».
Méry s’avéra être une véritable muse pour Mallarmé qui lui dédiera plusieurs poèmes et remanie pour elle les Contes indiens en 1893. Pendant les quinze dernières années de sa vie, elle occupa une place déterminante dans la vie et l’œuvre du poète qui trouve en elle une confidente drôle et cultivée mais aussi une source d’inspiration poétique.
Méry Laurent disait : « Malheur à qui n'est pas charmé par quatre vers de Mallarmé. »
Voici un poème qu’adressa Mallarmé à sa muse, en 1889 :
« Si tu veux nous nous aimerons
Avec tes lèvres sans le dire
Cette rose ne l’interromps
Qu’à verser un silence pire
Jamais de chants ne lancent prompts
Le scintillement du sourire
Si tu veux nous nous aimerons
Avec tes lèvres sans le dire
Muet muet entre les ronds
Sylphe dans la pourpre d’empire
Un baiser flambant se déchire
Jusqu’aux pointes des ailerons
Si tu veux nous nous aimerons. »
Méry était devenue une bourgeoise mais restait une rebelle.
Son dernier coup de cœur et protégé, fut Victor Margueritte (1866-1942), le petit-cousin de Stéphane Mallarmé et l’auteur sulfureux de « La garçonne ». Elle lui légua tous ses biens, à l'exception de son « portrait allégorique de l'Automne », ce tableau de Manet commencé en 1882, offert au musée des beaux-arts de Nancy.
A PROPOS DE NANA
Nana est un roman d’Émile Zola d'abord publié sous forme de feuilleton dans « Le Voltaire » du 16 octobre 1879 au 5 février 1880, puis en volume chez Georges Charpentier, le 14 février 1880]. C'est le neuvième volume de la série « Les Rougon-Macquart ». Cet ouvrage traite du thème de la prostitution féminine à travers le parcours d’une lorette puis cocotte dont les charmes ont affolé les plus hauts dignitaires du Second Empire. Le récit est présenté comme la suite de « L'Assommoir ».
Le personnage de Nana a surtout été inspiré à Zola par Blanche D'Antigny et Méry Laurent, mais le romancier y a aussi mis des éléments de Valtesse de La Bigne, Hortense Schneider et Cora Pearl dont il a étudié la vie. Je vous recommande de lire ou relire les chroniques que j’ai consacrées à chacune de ces cinq grandes courtisanes.
Pour en savoir plus, voir :
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Nana_(roman)
A PROPOS D’ODETTE DE CRECY :
Odette est un personnage de « À la recherche du temps perdu » de Marcel Proust.
À l'époque où Swann la rencontre dans le salon des Verdurin, c'est une cocotte, qu'on appelle Odette de Crécy. Leur fréquentation puis leur mariage choque les bourgeois de Combray.
Les modèles les plus connus d'Odette de Crécy sont Méry Laurent, Laure Hayman (1851-1940) et Liane de Pougy.
En ce qui concerne Liane de Pougy, romancière et courtisane, bisexuelle, je lui ai consacré une chronique il y a plusieurs années, parue le 2 janvier 2020, que je vous invite à relire.
Je découvre à cette occasion, une autre personnalité fascinante, celle de Laure Hayman, ce qui m’incite à envisager une chronique à son sujet ;
Pour en savoir plus, voir :
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Odette_(%C3%80_la_recherche_du_temps_perdu)
***
REFERENCES
Marc Lemonier a consacré un chapitre à Méry Laurent dans son livre « La petite histoire des courtisanes (Éditions Jourdan, 2018).
On peut aussi se référer au livre édité en 2004 par la réunion des musées nationaux « MéryLaurent, Manet, Mallarmé et les autres ».
Outre l’article Wikipédia, je renvoie aux références suivantes sur le net :
- https://www.musee-mallarme.fr/fr/actualites/un-mardi-avec-mery-la-muse-de-mallarme
- https://www.amazon.fr/M%C3%A9ry-Laurent-Manet-Mallarm%C3%A9-autres/dp/2854952219
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10 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
L'IA de HDS est surprenante (à mon humble avis, il lui manque une case, lol) :
j'avais oublié de m'identifier, elle a effacé mon commentaire ;
petite futée, je l'avais copié ;
je me suis identifiée et l'ai renvoyé ;
il est passé, mais je suis devenue "un lecteur" :)
Une IA avec un QI de moule, ça existe, faut croire !
j'avais oublié de m'identifier, elle a effacé mon commentaire ;
petite futée, je l'avais copié ;
je me suis identifiée et l'ai renvoyé ;
il est passé, mais je suis devenue "un lecteur" :)
Une IA avec un QI de moule, ça existe, faut croire !
J’ai voulu dire : Quel biographie! Mon appareil en a décidé autrement.
Désolé.
Désolé.
Question biographie!
Il est surprenant de lire toutes les situations délicates qui aujourd’hui sont répréhensibles et condamnables et qui pourtant ont permis à Méry Laurent de sortir efficacement son épingle du jeu.
De loin, après avoir lu Olga, son histoire apparaît merveilleuse mais en réalité la petite Anne Rose Suzanne l’a certainement trouvée très difficile, sa vie. Imaginez! Vendue par sa mère à un vieux cochon elle fut obligée de se tailler un avenir au fur et à mesure de ses connaissances et de son existence. Elle a utilisée les moyens qu’elle connaissait pour se sortir la tête de l’eau. Elle a dû en soupirer un coup pour arriver où elle s’est rendue. Ce fut certainement un vrai chemin de croix!
Je me demande pourquoi a t’elle choisi le nom de Mery Laurent ? Était-il associé à quelqu’un qui pourrait lui être un modèle à suivre?
Beau travail ma chère Olga
Il est surprenant de lire toutes les situations délicates qui aujourd’hui sont répréhensibles et condamnables et qui pourtant ont permis à Méry Laurent de sortir efficacement son épingle du jeu.
De loin, après avoir lu Olga, son histoire apparaît merveilleuse mais en réalité la petite Anne Rose Suzanne l’a certainement trouvée très difficile, sa vie. Imaginez! Vendue par sa mère à un vieux cochon elle fut obligée de se tailler un avenir au fur et à mesure de ses connaissances et de son existence. Elle a utilisée les moyens qu’elle connaissait pour se sortir la tête de l’eau. Elle a dû en soupirer un coup pour arriver où elle s’est rendue. Ce fut certainement un vrai chemin de croix!
Je me demande pourquoi a t’elle choisi le nom de Mery Laurent ? Était-il associé à quelqu’un qui pourrait lui être un modèle à suivre?
Beau travail ma chère Olga
Eh oui, comme nombre de lecteurs et lectrices, moi non plus je n'avais aucune connaissance de cette muse au service des arts et des poètes ! Merci à Olga de nous faire découvrir ces exemples de la réussite féminine et d'en raviver la mémoire.
Courtisane Méry Laurent, oui sans doute, mais est-ce là l'important ? Je vois en elle l'intelligence, la soif de liberté, et plus que tout la qualité d'esprit et de cœur qui lui a fait inspirer la noblesse intellectuelle de son temps, et mécène de sa ville natale avec ça !
Quand je disais que c'est un exemple !
Olga, tu es notre pédagogue : sans toi beaucoup d'entre nous resteraient dans l'inculture.
Nous t'aimons pour cela (entre autres, lol !)
Courtisane Méry Laurent, oui sans doute, mais est-ce là l'important ? Je vois en elle l'intelligence, la soif de liberté, et plus que tout la qualité d'esprit et de cœur qui lui a fait inspirer la noblesse intellectuelle de son temps, et mécène de sa ville natale avec ça !
Quand je disais que c'est un exemple !
Olga, tu es notre pédagogue : sans toi beaucoup d'entre nous resteraient dans l'inculture.
Nous t'aimons pour cela (entre autres, lol !)
Comme toujours , une étude d'un personnage inconnu fait avec précision dans un texte clair et agréable à parcourir.
On retrouve toujours dans ces histoires l’intelligentsia de cette époque qui se croisait a travers la fréquentation de ces *cocottes*.
Merci Olga pour ces textes.
Ber 77
On retrouve toujours dans ces histoires l’intelligentsia de cette époque qui se croisait a travers la fréquentation de ces *cocottes*.
Merci Olga pour ces textes.
Ber 77
Par rapport à tes chroniques historiques il me semble que la présentation a changé, le titre en tout cas
Norbert
Norbert
Pour un écrivain, un peintre, un artiste, avoir une muse, c’est essentiel !
Sans Mery Laurent, leurs œuvres auraient- elles été les mêmes?
Julie
Sans Mery Laurent, leurs œuvres auraient- elles été les mêmes?
Julie
C’est ce texte qu’HDS a différé la publication ?
Maurice
Maurice
Qu'il a du en passer des bons moments Émile pendant la préparation de "Nana"!
Merci Olga pour ces plongées exquises dans les petites histoires qui ont fait la grande.
Merci Olga pour ces plongées exquises dans les petites histoires qui ont fait la grande.
C’est une bien belle courtisane, muse de différents artistes, que tu nous fais découvrir, Olga, avec cette intéressante chronique très documentée.
Je te rassure, je ne la connaissais pas non plus cette Méry Laurent, mais maintenant je peux grâce à toi mettre un nom et une "biographie" sur les portraits de Manet.
Saches pour finir, que j’ai bien apprécié ce poème de Mallarmé qui reflète bien l’amour qu’il portait à Mery Laurent et combien elle l’inspirait. Bien aussi ces focus sur Nana et Odette de Crécy, courtisanes de fiction, qui auraient été inspirées entre-autre par cette même Méry Laurent.
Félicitations une fois encore.
Didier
Je te rassure, je ne la connaissais pas non plus cette Méry Laurent, mais maintenant je peux grâce à toi mettre un nom et une "biographie" sur les portraits de Manet.
Saches pour finir, que j’ai bien apprécié ce poème de Mallarmé qui reflète bien l’amour qu’il portait à Mery Laurent et combien elle l’inspirait. Bien aussi ces focus sur Nana et Odette de Crécy, courtisanes de fiction, qui auraient été inspirées entre-autre par cette même Méry Laurent.
Félicitations une fois encore.
Didier
