Histoire des libertines (124) : Valtesse de La Bigne, le pouvoir de la volupté

- Par l'auteur HDS Olga T -
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Récit libertin : Histoire des libertines (124) : Valtesse de La Bigne, le pouvoir de la volupté Histoire érotique Publiée sur HDS le 07-02-2026 dans la catégorie A dormir debout
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Histoire des libertines (124) : Valtesse de La Bigne, le pouvoir de la volupté
Née dans le ruisseau, Valtesse de la Bigne (1848-1910) devint l’une des Cocottes les plus adulées de Paris. Elle fut l’une des courtisanes qui inspirèrent Zola pour son roman Nana. Ce fut elle aussi qui apprit le « métier » à Liane de Pougy. Scandaleuse, libérée, misanthrope, d’une volonté de fer et d’une intelligence redoutable, elle joua les femmes fatales et cruelles, n’a aucun tabou, et savait parfaitement répondre aux fantasmes masculins les plus secrets.

Si les hommes la désiraient, ils payèrent cher pour l’avoir. Les hommes se ruinèrent pour qu’elle leur joue la comédie de l’amour, ou qu’elle se serve avec sa canne à flagellation, objet à la mode au moment où naquirent, à la faveur de la légalisation des bordels, les pratiques sadomasochistes.

Avide de pouvoir et d’ascension sociale, intelligente et cynique, Valtesse de la Bigne brava tous les interdits. Elle commença sa carrière en éblouissant Offenbach, mena les hommes par le bout du nez, se consola dans les bras des femmes, intrigua avec talent dans les affaires d’Indochine et serait, selon certains, responsable de la mort de Gambetta !

La « Sévigné des cabinets particuliers » a laissé quelques traces de son immense « carrière » : de nombreux portraits, quelques œuvres littéraires, de belles demeures, un lit hallucinant et un mystère soigneusement entretenu, pour continuer d’exciter l’imagination des foules.

***

Émilie-Louise Delabigne, dite Valtesse de La Bigne, fut la fille illégitime d'un père violent et alcoolique et d'Émilie Victoire Delabigne qui entra comme lingère en 1844 dans l'institution où le père travaille comme professeur. Installés en ménage rue du Paradis-Poissonnière, ils eurent sept enfants illégitimes.

LORETTE

Émilie travailla dès l'âge de 10 ans dans un atelier de confection de la capitale. À 13 ans, elle est violée dans une venelle par un homme d’âge mûr.

Elle posa pour le peintre Camille Corot (1796-1875), dont l'atelier se situe dans son quartier et qui apprécie de peindre des jeunes gens. Elle commença à se prostituer très jeune, faisant partie des « lorettes », ces jeunes femmes du demi-monde, aux mœurs faciles et qui habitaient au milieu du XIXe siècle principalement dans le quartier de Notre-Dame-de-Lorette, à Paris. Cette prostitution était clandestine, se faisant souvent sous les porches et avec le risque d'être arrêtée par la police.

VALTESSE ET LES « ARCHIDROLESSES »

Visant rapidement des clients fortunés, elle fréquenta le bal Mabille le dimanche et travailla dans une brasserie à filles du Champ-de-Mars, fréquentée par des militaires gradés, ce qui lui permet de rêver à une ascension sociale.

Elle rencontra alors un jeune homme de 20 ans, Richard Fossey, dont elle tomba amoureuse et qui lui fit deux enfants. Elle n'abandonna pas la prostitution et son amant la quitta sans l'avoir épousée. Elle confia alors ses deux filles à la garde de sa mère, en plaçant une — Julia Pâquerette — plus tard au couvent, craignant que sa mère ne la prostitue.

Elle prit alors le pseudonyme de « Valtesse » pour sa proximité sémantique avec « Votre Altesse ». Elle conseillera plus tard à Liane de Pougy, née Anne-Marie Chassaigne, de faire de même, notamment en rajoutant une particule.

Elle se jura de ne jamais prendre mari et de s'extraire de son milieu social en gagnant de l'argent. Elle profita des « Brésiliens », les clients étrangers visitant Paris et aspira à faire partie de ces courtisanes celles que l’on appelait « archidrôlesses ».

RAYON D’OR

A 16 ans, Valtesse devint la maîtresse du célèbre compositeur Jacques Offenbach (1819-1880). À la fin de la guerre franco-allemande, Valtesse quitta Offenbach et jeta son dévolu sur le prince Lubomirski, (1802-1893). Elle obtint qu’il l’installe dans un appartement rue Saint-Georges, le ruina, le quitta.

Elle enchaîna les amants riches, qu'elle dépouille les uns après les autres, comme le très dandy prince de Sagan (1832-1910), qui finança l'hôtel particulier du 98, boulevard Malesherbes.

Valtesse était raffinée et s'intéressait aux arts et à la littérature. Elle s'acheta un carrosse avec lequel elle circulait dans Paris. Elle acquit une somptueuse maison à Ville-d'Avray dans laquelle elle recevait, où étaient accrochés des tableaux, commandés au peintre Édouard Detaille, figurant les membres fictifs de la « famille de la Bigne » qu'elle s'est inventée !

Une femme comme Valtesse, avec son buste menu, ses cuisses dodues et sa petite taille correspondait pleinement aux modes esthétiques du Second Empire. Fatale, fascinante, elle les fit tous succomber. Elle se nourrit à l’effet qu’elle produit, elle s’éclaire à sa propre lumière. Ils se brûlent dès qu’ils l’approchent. Tous veulent la sirène et se noient. Sa froideur, son calcul, son mépris pour la gent masculine ne l’empêchaient pas, au lit, de posséder les secrets de perversité qui chavirent les hommes, mais aussi les femmes, car Valtesse était bisexuelle.

Valtesse était bisexuelle. Sa liaison saphique la plus célèbre, entamée en 1889, fut avec Liane de Pougy (au sujet de Liane de Pougy, je renvoie à ma publication du 2 janvier 2020 : « Histoire des libertines (52) Des libertines de la Belle Époque »). Dans ses « Cahiers bleus », Liane dit de son amante qu’elle était « très belle, sensuelle et intelligente, faisant une place bien séparée dans sa vie entre plaisirs du corps à ceux de l’esprit. »

La célèbre Nathalie Barney (lire à son sujet « Histoire des libertines (54) : le saphisme au temps de la Belle Epoque », paru le 30 janvier 2020) eut aussi une liaison avec Valtesse de la Bigne.

Ses atouts étaient nombreux : un corps de rêve, une chevelure longue et rousse qui lui vaut le surnom de « rayon d’or ». Elle était aussi très sensuelle et réalisait tout ce que les hommes voulaient, sans tabou, à une époque où le mariage arrangé et sans amour est la norme. Cela se sait vite dans la capitale et on imagine le fantasme des clients potentiels. L’âge eut peu de prise sur sa beauté.

Aussi, proposait-elle des tarifs de services très élevés, et elle savait comment ruiner ses amants. Elle notait sur un carnet la date de leur venue, la somme encaissée, la situation sociale ou la capacité amoureuse et même leurs goûts et les prestations sexuelles demandées. Dans ce registre, Valtesse mentionnait la lettre « R » (comme « réclame ») pour les gens de lettres à qui elle s’offrait gratuitement, parce qu’ils lui donnaient en retour l’opportunité de se faire de la publicité dans leur journal ou dans les nombreux lieux qu’ils fréquentaient, théâtre et clubs. Pour une cocotte, avoir un journaliste dans sa manche (ou plutôt dans son lit) pouvait être très utile !

Marc Lemonier indique, dans le chapitre qu’il lui consacre, que la jolie rousse Valtesse avait une particularité, rapportée par des amants indiscrets : « Son centre du plaisir est abondamment ombragé du plus beau rouge de Venise. ». Il ajoute que malgré la froideur de ses sentiments, Valtesse était constamment « prête pour l’amour ».

Pour la reine qu’elle est devenue et qui reçoit dans une somptueuse demeure de Ville-d’Avray, il fallait un trône. Elle fit construire un lit majestueux, dément. Elle savait la portée du décor dans une tête d’homme venu se divertir. Le cadre autant que la femme et l’ambiance valaient pour beaucoup dans la réussite de la partie de jambes en l’air.

Femme secrète, elle ne se confia pas, elle se raconta, publiant en 1876 « Isola », son roman autobiographique, signé « Ego », qui n’aura pas l’écho qu’elle espère. Les lecteurs avaient deviné qui se cachait sous le pseudonyme. Ils préféraient connaitre la liste exhaustive de ses conquêtes plutôt que son histoire édulcorée.

NANA ET LE LIT DE VALTESSE

Elle consentit à montrer son hôtel particulier à Émile Zola. Sa chambre — et en particulier son lit —, l'inspira pour décrire la chambre de Nana : « Un lit comme s'il n'en existait pas, un trône, un autel où Paris viendrait admirer sa nudité souveraine […]. Au chevet, une bande d'amours parmi les fleurs se pencherait avec des rires, guettant les voluptés dans l'ombre des rideaux. »

À la lecture de Nana, Valtesse fut indignée de trouver une telle description de son décor : « quelques traces de bêtise tendre et de splendeur criarde. » Quant au personnage de Nana, elle qui a cru servir d’inspiratrice à l’écrivain, elle le qualifia ainsi : « Nana est une vulgaire catin, sotte, grossière ! »

On comprend que Valtesse ait inspiré à Zola le personnage de Nana, tant elle semble confirmer ses théories naturalistes sur la détermination sociale. Pour peindre sa fresque, Zola ne retint que le luxe, la légèreté et la débauche. Il occulta la personnalité, l’audace, et la modernité de ses « modèles », qu’il s’agisse de Valtesse de la Bigne ou de Blanche d’Antigny (lire « Histoire des libertines (120) : Blanche d’Antigny, la courtisane qui inspira Zola », texte paru le 6 septembre 2025).

Zola eut cependant plus de chance qu’Alexandre Dumas fils. Alors que celui-ci demandait à Valtesse de La Bigne à entrer dans sa chambre, froidement, elle répondit : « Cher Maître, ce n’est pas dans vos moyens. »

UNE GRANDE LIBERTINE

Valtesse de La Bigne fut l'amie, et bien souvent l'amante, d'Édouard Manet (1832-1883), d’Henri Gervex (1852-1929), d’Édouard Detaille (1848-1912), de Gustave Courbet (1819-1877), d’Eugène Boudin (1824-1898), ou encore d’Alphonse de Neuville (1835-1885), ce qui lui valut le surnom de « l'Union des Peintres » ou d’être qualifiée d’« Altesse de la Guigne ». Elle posa pour Manet, Gervex, Jean-Louis Forain (1852-1931), et Detaille, son plus « fidèle » amant, qui était fou d’elle et emménagea près de chez elle, boulevard Malesherbes.

Elle fréquentait aussi les écrivains comme Octave Mirbeau (1848-1917), Arsène Houssaye (1814-1896), Pierre Louÿs (1870-1925), Théophile Gautier (1811-1872) ou encore Edmond de Goncourt (1822-1896), qu'elle renseigne pour sa « Chérie ».

Henri Gervex la prit pour modèle pour la courtisane dans son tableau « Le Mariage civil », qui décore la salle des mariages de la mairie du 19e arrondissement de Paris. Elle aurait également inspiré l'héroïne du roman d'Hugues Rebell (1867-1905), « La Nichina ». Elle fut aussi le personnage d'Altesse dans le roman « Idylle saphique » de son amie et amante Liane de Pougy

INFLUENCEUSE

Bien des hommes politiques défilèrent dans son lit, dont Pierre Waldeck-Rousseau (1846-1904), futur Président du
Conseil.

Voisine de Léon Gambetta à Ville-d'Avray, elle demanda, bien que bonapartiste, à le rencontrer. Elle milita auprès de lui pour que la France garde le Tonkin. Elle finit par obtenir ce rendez-vous avec Gambetta qui, comme les autres et malgré sa résistance, fondit devant la belle, si bien renseignée sur la géopolitique du lieu, elle qui entretenait une correspondance avec un ancien amant, Alexandre de Kergaradec, devenu consul de France à Hanoï et qui lui avait envoyé de nombreux cadeaux, dont une gigantesque pagode. Le 9 juin 1885, la France obtint le protectorat français sur l'Annam et le Tonkin.

Elle amassa une vaste collection d'art dont une bonne partie fut vendue aux enchères à l'hôtel Drouot du 2 au 7 juin 1902. Elle ne légua au musée des Arts décoratifs de Paris que son remarquable lit de parade en bronze créé en 1877 par Édouard Lièvre.

Elle roulait en voiture, fit construire la villa des Aigles à Monte-Carlo, vendit son hôtel particulier boulevard Malesherbes et vivait principalement à Ville-d'Avray, où elle formait des jeunes filles souhaitant suivre son chemin.

En 1910, une de ses veines éclata. Elle mourut peu après, ayant eu le temps de préparer un faire-part, sur lequel elle fit écrire : « Il faut aimer peu ou beaucoup, suivant sa nature, mais vite, pendant un instant, comme on aime le chant d'un oiseau qui parle à votre âme et dont le souvenir s'éteint avec la dernière note, comme on aime les teintes empourprées du soleil, au moment où il disparaît à l'horizon ».

UNE MUSE

Le penchant de Valtesse pour les artistes ¬demeura le plus fort et les plus constant. Les écrivains sont ses amis. Elle inspira les peintres. Muse et égérie, elle vit son anatomie mesurée, étudiée, publiée dans les journaux, comme on le ferait d’une nouvelle espèce. Sa vie fut jouissance. Elle forçait l’admiration. Elle se donna pour mission d’imposer la femme libre, décorsetée, la femme à esprit.

À la différence des autres grandes horizontales de son époque, elle n’a jamais voulu se marier, assumant sa position de femme célibataire, chose rare à l’époque. Pas question non plus d’un souteneur ou d’une entremetteuse.

La vie de Valtesse fut un tourbillon incroyable, tant elle accumula amants, sorties, spectacles, diners, ruptures, scandales. Elle fut une des courtisanes qui sut le mieux gérer sa fortune et sa carrière.

***

REFERENCES

• Yolaine de La Bigne : « Valtesse de La Bigne ou le pouvoir de la volupté » (Perrin, 1999)
• Joëlle Chevé : « Les grandes courtisanes » (First Editions, 2012)
• Catherine Authier : « Femmes d’exception, femmes d’influence. Une histoire des courtisanes au XIXe siècle » (Armand Colin, 2015)
• Marc Lemonier : « La petite histoire des courtisanes » (Éditions Jourdan, 2018)

Outre l’article Wikipédia, je renvoie aux références suivantes sur le net :

• https://www.parismatch.com/Royal-Blog/Valtesse-de-la-Bigne-coucher-pour-arriver-578894
• https://madame.lefigaro.fr/celebrites/culture/qui-etait-valtesse-de-la-bigne-la-courtisane-ambitieuse-qui-a-inspire-la-nana-de-zola-20250124
• https://www.europexplo.com/valtesse-de-la-bigne-une-courtisane-ambitieuse/
• https://www.curioctopus.fr/read/16946/c-etait-une-courtisane-tres-pauvre-mais-elle-est-morte-riche-et-avec-le-titre-de-comtesse-:-voici-l-histoire-de-valtesse-de-la-bigne
• 7 potins sur Valtesse de la Bigne - Sand’rions

Les avis des lecteurs

@ Maurice, Valtesse était à Paris pendant le siège. A la différence d'autres courtisanes dont j'ai parlées (Sarah Bernhardt, Hortense Schneider, Blanche d'Antigny, Cora Pearl ou Céleste Mogador, elle ne s'engagea pas comme infirmière. Elle "vécut", sans doute, du fait de ses "activités", moins affectée par ce terrible siège que la grande majorité des Parisiens;
@ Micky, merci. j'aime cette image de "décathlonienne du sexe"

Encore un très joli portrait déniché par Olga, dont on devine une sympathie pour cette bisexuelle. Mais quel palmarès ! On reste baba devant cette "Valtesse" (quel prénom !), véritable décathlonienne du sexe. Encore bravo pour cette découverte.

Histoire Erotique
Un point n'est pas évoqué, contrairement aux chroniques sur d'autres courtisanes contemporaines: quel fut le comportement de Valtesse pendant le siège de Paris?
Maurice

@ Dyonisia, Didier a raison, c'est très bien vu!
@ Ber77, merci!

Histoire Erotique
@Dyonisia,
Si l’auteur de ce commentaire anonyme est bien un de ceux auxquels je pense, je ne suis pas persuadé que c’est la réponse qu’il attendait.
Sachez que pour ma part, je la trouve excellente et bien envoyée. 😊 😊
Didier

Histoire Erotique
Pas de commentaires complémentaires à ceux deja publiés sur ce texte , si ce n’est le plaisir de la découverte de nouveaux personnage, souvent inconnus,à travers les écrits très documentés d’Olga.
Merci à elle pour la transcription claire de ses recherches sur ces libertines de tous âges.
Ber77

@lecteur anonyme, toutes ces expressions relevées... Seriez-vous amoureux ?? :)

@ Julie, c'est en effet une source d'inspiration
@ Luc, merci
@ Robert, je confirme la réponde de Didier.
@ Henri, la journaliste Yolaine de la Bigne n'a aucun lien de parenté avec Valtesse
@ olifougeux, en effet. Tu fais allusion à Bertie, le prince de Galles, futur Édouard VII, dont la conduite désespérait la reine Victoria, sa mère.

Histoire Erotique
Il y a dans ce texte des expressions qui me font penser à quelqu'un
- "Elle enchaîna les amants"
- elle "brava tous les interdits"
- "Fatale, fascinante, elle les fit tous succomber"
- elle possédait "les secrets de perversité qui chavirent les hommes, mais aussi les femmes"
- "Elle était aussi très sensuelle et réalisait tout ce que les hommes voulaient, sans tabou"
- elle "était constamment « prête pour l’amour ».
Quelqu'un devine-t-il à qui ça fait penser?

Et bien moi, j'apprends à la lecture de ce texte que c'est à cette époque que se démocratisèrent les pratiques SM.
Donc contemporainement à l'époque Victorienne dont on se souvient du fameux Prince Albert ;)
Merci Olga pour vos partages enrichissants

Histoire Erotique
@Robert,
Je le savais, rassurez-vous.
L’autre était Blanche d’Antigny, qu’Olga nous présenta il y a peu, une artiste celle-ci, contrairement à Valtesse de La Bigne.
@Luc,
Je partage votre avis, HDS est vraiment pénible, voir exaspérant dans son mode de publication.
@Julie,
J’ajouterai, je préciserai, une vraie mine d’or…
@Dyonisia, @Olga,
Oui en effet une femme libre et engagée.
Didier

Histoire Erotique
Yolaine de la Bigne, la biographe de Valtesse, est-elle une descendante ou famille avec Valtesse?
Henri

Histoire Erotique
@ Didier, Valtesse ne fut pas le seule "modèle" de Zola pour son roman "Nana"
Robert

Histoire Erotique
Au-delà de l'agacement au sujet de la façon dont le site gère ses publications, je veux dire combien j'ai apprécié ce texte.
Luc

Histoire Libertine
Oups, j'ai oublié de signer
@ Olga, tu es intarissable au sujet des courtisanes du XIXe siècle.
Julie

Histoire Erotique
@ Olga, tu es intarissable au sujet des grandes horizontales du XIXe siècle

@Luc, HDS indique le jour, pas l'heure de publication. Ce texte a été le dernier publié de la journée.
@ Didier, @ Dyonisia, je fais une réponse "groupée", car l'un et l'autre, vous avez parfaitement exprimé ce que représente Valtesse, que j'ai découvert moi aussi, à la lecture des ouvrages cités en référence. Je la résumerai ainsi: "une femme libre".

Comme l'ami @Didier, je découvre Madame Valtesse de La Bigne. "Madame", parce que je vois en elle, au-delà du statut de grande courtisane - ce qui n'est déjà pas si mal - un exemple de femme libre, entreprenante et entrepreneure, et, puisque cette expression est à la mode, une remarquable "transfuge de classe", qui savait en outre, non seulement comprendre les désirs secrets de ses amants (comme sans doute de ses amantes) mais aussi conseiller et former les néophytes voulant suivre ses traces.
Ma foi, je ne trouve rien de pervers chez elle, plutôt du remarquable ! Merci, ma chère Olga :)

Histoire Erotique
@ Olga, tu avais annoncé ce texte, il parait enfin
Luc

Histoire Erotique
C’est une belle découverte que tu nous as fait en nous présentant Valtesse de La Bigne, cette courtisane que je ne connaissais pas du tout. Pour elle, et comme beaucoup de demi-mondaine à cette époque, cela commence par un viol, préalable à une bascule dans la prostitution de bas étage, avant de se hisser finalement dans la haute société. Je remarque cependant que contrairement à d’autres elle ne fût nullement une artiste, mais plutôt un modèle, une muse. Une inspiratrice même, car elle suscita le personnage de Nana à Emile Zola pour son roman du même nom.
Merci pour ce magnifique texte, bien argumenté et très complet.
Didier



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