Érotisme et poésie (17) : « Ode à Aphrodite », par Sappho
Récit érotique écrit par Olga T [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
- • 412 récits publiés.
- • Cote moyenne attribuée par les lecteurs : 9.4 • Cote moyenne attribuée par HDS : 10.0
- • L'ensemble des récits érotiques de Olga T ont reçu un total de 1 325 564 visites.
Cette histoire de sexe a été affichée 478 fois depuis sa publication.
Couleur du fond :
Érotisme et poésie (17) : « Ode à Aphrodite », par Sappho
« L'Ode à Aphrodite » est l'unique texte de Sappho qui nous soit parvenu dans son intégralité.
Il s'agit d'une prière adressée par la poétesse à la déesse Aphrodite pour que la jeune fille qu'elle désire réponde à son amour.
Dans ma première chronique historique, publiée sur HDS le 14 août 2017, j’ai parlé de Sappho, la grande poétesse de Lesbos, celle que Platon appelait la « dixième des muses ».
Je vous invite à relire cette chronique : « Histoire des libertines (1) : Introduction et Sappho la poétesse de Lesbos. »
***
Le poème, datant du VIe siècle av. J.-C. est écrit dans le dialecte éolien de l'île de Lesbos, en strophes sapphiques, métrique attribuée à la poétesse où un vers adonique de cinq syllabes fait suite à trois vers hendécasyllabes sapphiques (ou grands sapphiques). L'influence homérique, sensible dans l'ensemble du texte, est particulièrement claire dans la troisième strophe.
Le poème a été conservé dans le traité sur « la composition stylistique » du rhéteur et historien grec Denys d'Halicarnasse (54 av. J.-C. - 8 apr. J.-C.) où il est reproduit intégralement.
Renée Vivien s'en est inspirée pour son Ode à l'Aphrodita (1903).
Au sujet de Renée Vivien, la « nouvelle Sappho », je renvoie à la lecture de deux de mes chroniques :
- Histoire des libertines (54) : le saphisme au temps de la Belle Époque, texte publié le 30 janvier 2020.
- Érotisme et poésie (10) : Renée Vivien : « Chair des choses », texte publié le 14 janvier 2022.
-
***
Les thèmes de « Hymne à Aphrodite » de Sappho sont l'amour, la dévotion, le désir, la religion, le chagrin et la miséricorde. Sappho voit Aphrodite comme une figure maternelle et sollicite souvent son aide dans sa vie amoureuse. Cependant, elle n'a besoin de l'aide d'Aphrodite que parce qu'elle a le cœur brisé et qu'elle vit souvent un amour non partagé.
En prêtresse d'Aphrodite, Sappho célèbre l'amour, ses rites et ses fêtes, mais aussi son désarroi. Elle est vraiment la muse qui sait faire chanter l'amour, rendant hommage aux dieux et déesses, déclarant sa flamme aux femmes et hommes de son cœur ou sachant louer avec brio les beautés de la nature.
Comme le déclama la poétesse dans un autre fragment de ses poèmes : « Le désir est le serviteur de la rusée Aphrodite. »
***
LE POEME :
Toi dont le trône étincelle, ô immortelle
Aphrodite, fille de Zeus, ourdisseuse de
trames, je t'implore : ne laisse pas, ô
souveraine, dégoûts ou chagrins affliger
mon âme,
Mais viens ici, si jamais autrefois
entendant de loin ma voix, tu m'as
écoutée, quand, quittant la demeure
dorée de ton père tu venais, Après avoir
attelé ton char,
de beaux passereaux rapides
t'entraînaient autour de la terre
sombre,secouant leurs ailes serrées et du
haut du ciel tirant droit à travers l'éther.
Vite ils étaient là. Et toi, bienheureuse,
éclairant d'un sourire ton immortel visage,
tu demandais, quelle était cette nouvelle
souffrance, pourquoi de nouveau j'avais
crié vers toi,
Quel désir ardent travaillait mon cœur
insensé : « Quelle est donc celle que, de
nouveau, tu supplies la Persuasive
d'amener vers ton amour? qui, ma
Sappho, t'a fait injure ?
Parle : si elle te fuit, bientôt elle courra
après toi ; si elle refuse tes présents, elle
t'en offrira elle-même ; si elle ne t'aime
pas, elle t'aimera bientôt, qu'elle le veuille
ou non. »
Cette fois encore, viens à moi, délivre-moi
de mes âpres soucis, tout ce que désire
mon âme exauce-le, et sois toi-même mon
soutien dans le combat.
***
Pour aller plus loin
1. Au sujet de Sappho :
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Sappho
- https://www.causecommune-larevue.fr/sappho
A lire également :
- Olivier Gaudefroy : « Elles ont fait l’Antiquité » (Turquoise 2016)
Ce livre contient 25 scènes de vie d’intellectuelles grecques et romaines (au sujet de Sappho, voir les pages 19 à 28).
2. Au sujet de l’Ode à Aphrodite :
- https://pourvousdire.over-blog.com/article-15603850.html
- https://www.pressreader.com/canada/fugues/20210201/281500753918061?
srsltid=AfmBOooqetD43AQC8woRIR001mlywL6DtPFWGwb71uzCHA5MsKrpS6Wq
- https://callofaphrodite.wordpress.com/2021/03/20/an-analysis-of-sapphos-ode-to-aphrodite/
- https://www.etienne-barilier.name/EBDivers/textes/memoire%20licence.pdf
Il s'agit d'une prière adressée par la poétesse à la déesse Aphrodite pour que la jeune fille qu'elle désire réponde à son amour.
Dans ma première chronique historique, publiée sur HDS le 14 août 2017, j’ai parlé de Sappho, la grande poétesse de Lesbos, celle que Platon appelait la « dixième des muses ».
Je vous invite à relire cette chronique : « Histoire des libertines (1) : Introduction et Sappho la poétesse de Lesbos. »
***
Le poème, datant du VIe siècle av. J.-C. est écrit dans le dialecte éolien de l'île de Lesbos, en strophes sapphiques, métrique attribuée à la poétesse où un vers adonique de cinq syllabes fait suite à trois vers hendécasyllabes sapphiques (ou grands sapphiques). L'influence homérique, sensible dans l'ensemble du texte, est particulièrement claire dans la troisième strophe.
Le poème a été conservé dans le traité sur « la composition stylistique » du rhéteur et historien grec Denys d'Halicarnasse (54 av. J.-C. - 8 apr. J.-C.) où il est reproduit intégralement.
Renée Vivien s'en est inspirée pour son Ode à l'Aphrodita (1903).
Au sujet de Renée Vivien, la « nouvelle Sappho », je renvoie à la lecture de deux de mes chroniques :
- Histoire des libertines (54) : le saphisme au temps de la Belle Époque, texte publié le 30 janvier 2020.
- Érotisme et poésie (10) : Renée Vivien : « Chair des choses », texte publié le 14 janvier 2022.
-
***
Les thèmes de « Hymne à Aphrodite » de Sappho sont l'amour, la dévotion, le désir, la religion, le chagrin et la miséricorde. Sappho voit Aphrodite comme une figure maternelle et sollicite souvent son aide dans sa vie amoureuse. Cependant, elle n'a besoin de l'aide d'Aphrodite que parce qu'elle a le cœur brisé et qu'elle vit souvent un amour non partagé.
En prêtresse d'Aphrodite, Sappho célèbre l'amour, ses rites et ses fêtes, mais aussi son désarroi. Elle est vraiment la muse qui sait faire chanter l'amour, rendant hommage aux dieux et déesses, déclarant sa flamme aux femmes et hommes de son cœur ou sachant louer avec brio les beautés de la nature.
Comme le déclama la poétesse dans un autre fragment de ses poèmes : « Le désir est le serviteur de la rusée Aphrodite. »
***
LE POEME :
Toi dont le trône étincelle, ô immortelle
Aphrodite, fille de Zeus, ourdisseuse de
trames, je t'implore : ne laisse pas, ô
souveraine, dégoûts ou chagrins affliger
mon âme,
Mais viens ici, si jamais autrefois
entendant de loin ma voix, tu m'as
écoutée, quand, quittant la demeure
dorée de ton père tu venais, Après avoir
attelé ton char,
de beaux passereaux rapides
t'entraînaient autour de la terre
sombre,secouant leurs ailes serrées et du
haut du ciel tirant droit à travers l'éther.
Vite ils étaient là. Et toi, bienheureuse,
éclairant d'un sourire ton immortel visage,
tu demandais, quelle était cette nouvelle
souffrance, pourquoi de nouveau j'avais
crié vers toi,
Quel désir ardent travaillait mon cœur
insensé : « Quelle est donc celle que, de
nouveau, tu supplies la Persuasive
d'amener vers ton amour? qui, ma
Sappho, t'a fait injure ?
Parle : si elle te fuit, bientôt elle courra
après toi ; si elle refuse tes présents, elle
t'en offrira elle-même ; si elle ne t'aime
pas, elle t'aimera bientôt, qu'elle le veuille
ou non. »
Cette fois encore, viens à moi, délivre-moi
de mes âpres soucis, tout ce que désire
mon âme exauce-le, et sois toi-même mon
soutien dans le combat.
***
Pour aller plus loin
1. Au sujet de Sappho :
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Sappho
- https://www.causecommune-larevue.fr/sappho
A lire également :
- Olivier Gaudefroy : « Elles ont fait l’Antiquité » (Turquoise 2016)
Ce livre contient 25 scènes de vie d’intellectuelles grecques et romaines (au sujet de Sappho, voir les pages 19 à 28).
2. Au sujet de l’Ode à Aphrodite :
- https://pourvousdire.over-blog.com/article-15603850.html
- https://www.pressreader.com/canada/fugues/20210201/281500753918061?
srsltid=AfmBOooqetD43AQC8woRIR001mlywL6DtPFWGwb71uzCHA5MsKrpS6Wq
- https://callofaphrodite.wordpress.com/2021/03/20/an-analysis-of-sapphos-ode-to-aphrodite/
- https://www.etienne-barilier.name/EBDivers/textes/memoire%20licence.pdf
→ Qu'avez-vous pensé de cette histoire ??? Donnez votre avis...
→ Autres histoires érotiques publiées par Olga T
19 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
@ Dyonisia, ce n'est pas une surprise pour moi et je continuerai à publier ce genre de textes. je pense d’abord à ceux et celles qui apprécient la poésie et l'érotisme, qui ne saurait se limiter à des scènes de sexe, y compris sur un site comme celui-ci
Eh oui, la poésie et la culture font moins recette que le sexe cru ! Et pourtant, l'érotisme du poème de Sappho tel que nous le transmet Olga devrait aller droit au cœur du lecteur comme de la lectrice, quels que soient leur âge et leurs amours de prédilection.
Il est vrai que peu nous reste des œuvres de l'élue de Lesbos, mais leur influence perdure sur la littérature et la pensée féminine qu'elle a marquées depuis l'Antiquité. Merci à Olga de nous le rappeler.
Il est vrai que peu nous reste des œuvres de l'élue de Lesbos, mais leur influence perdure sur la littérature et la pensée féminine qu'elle a marquées depuis l'Antiquité. Merci à Olga de nous le rappeler.
Un grand merci cher Didier!
Olga,
Félicitations pour cette enrichissante présentation sociologique de la Grèce antique ainsi que pour cette analyse historique, démontrant que Sappho, cette poétesse avant-gardiste, était bien en son temps bisexuelle.
Merci une fois encore d'avoir partagé avec nous toutes ces connaissances.
Didier
Félicitations pour cette enrichissante présentation sociologique de la Grèce antique ainsi que pour cette analyse historique, démontrant que Sappho, cette poétesse avant-gardiste, était bien en son temps bisexuelle.
Merci une fois encore d'avoir partagé avec nous toutes ces connaissances.
Didier
@ Roland, merci beaucoup pour ce commentaire. En effet, Sappho, la muse de Mytilène,était-elle lesbienne?
À l’évidence, oui, à la façon dont elle a immortalisé l’amour entre femmes dans les fragments de poésie qui nous sont parvenus. C’est sans doute pour cette raison que beaucoup de ses poèmes furent détruits par les scribes chrétiens médiévaux.
Le personnage de Sappho et la question de sa sexualité ont fait l’objet au cours des siècles de différentes interprétations, souvent liées aux évolutions sociales et culturelles.
L’homosexualité est une pratique normale dans le milieu aristocratique de la Grèce archaïque, et n’exclut pas les relations hétérosexuelles, notamment dans le cadre du mariage. Il n’est donc pas étonnant que Sappho, qui appartient à ce milieu, ait été homosexuelle, ou plutôt bisexuelle, puisqu’elle a été mariée.
Son amour des jeunes filles s’exprime clairement dans ses poèmes. Si cela n’a rien de choquant dans la Mytilène de l’époque, en revanche le fait que ce soit une femme qui affirme son homosexualité reste exceptionnel. Cette liberté aristocratique n’est rapidement plus comprise, et les poètes comiques d’Athènes sont les premiers à se moquer de Sappho.
Durant l’Antiquité, le lesbianisme n’est pas perçu comme une déviance ou une maladie, mais on en parle très peu. Sur les vases et autres céramiques grecques, les femmes entre elles sont souvent représentées lascives, sensuelles, se caressant. Mais les hommes, qu’ils soient romains ou grecs, n’acceptent guère l’idée que des femmes puissent se donner du plaisir entre elles, et donc, sans la présence de l’homme.
Quant à la traduction, mon niveau de Grec ancien ne m'a pas permis de faire autrement que de me fier aux traducteurs
À l’évidence, oui, à la façon dont elle a immortalisé l’amour entre femmes dans les fragments de poésie qui nous sont parvenus. C’est sans doute pour cette raison que beaucoup de ses poèmes furent détruits par les scribes chrétiens médiévaux.
Le personnage de Sappho et la question de sa sexualité ont fait l’objet au cours des siècles de différentes interprétations, souvent liées aux évolutions sociales et culturelles.
L’homosexualité est une pratique normale dans le milieu aristocratique de la Grèce archaïque, et n’exclut pas les relations hétérosexuelles, notamment dans le cadre du mariage. Il n’est donc pas étonnant que Sappho, qui appartient à ce milieu, ait été homosexuelle, ou plutôt bisexuelle, puisqu’elle a été mariée.
Son amour des jeunes filles s’exprime clairement dans ses poèmes. Si cela n’a rien de choquant dans la Mytilène de l’époque, en revanche le fait que ce soit une femme qui affirme son homosexualité reste exceptionnel. Cette liberté aristocratique n’est rapidement plus comprise, et les poètes comiques d’Athènes sont les premiers à se moquer de Sappho.
Durant l’Antiquité, le lesbianisme n’est pas perçu comme une déviance ou une maladie, mais on en parle très peu. Sur les vases et autres céramiques grecques, les femmes entre elles sont souvent représentées lascives, sensuelles, se caressant. Mais les hommes, qu’ils soient romains ou grecs, n’acceptent guère l’idée que des femmes puissent se donner du plaisir entre elles, et donc, sans la présence de l’homme.
Quant à la traduction, mon niveau de Grec ancien ne m'a pas permis de faire autrement que de me fier aux traducteurs
Comme elle habitait Lesbos, on réduit trop souvent Sappho au rôle de prêtresse du lesbianisme. Ce qu'elle fut peut-être. Mais elle a été avant tout, me semble-t-il, la prêtresse de la liberté pour les femmes d'aimer et simplement de vivre à une époque où elles n'avaient aucun droit et pas même d'existence juridique, en tous cas guère plus que les esclaves, ce qui au passage n'est nullement à la gloire des grands philosophes que nous avons raison d'admirer et nous ont tant apporté.
Merci Olga de remettre en lumière cette dame, l'une des rares de l'antiquité grecque dont nous ayons quelque trace.
Quant à son Ode ou ce qui nous en a été transmis, j'en admire les quatre premières strophes et la dernière. Mais la 5 et la 6 me posent problème. Notamment le mot « Parle » me semble inapproprié dans ce contexte, pour donner la parole à la déesse certes, mais de façon artificielle et je ne pense pas que Sappho l'ait voulu ainsi.
Mes souvenirs de grec ancien sont beaucoup trop lointains et je me sens tout à fait incapable de mieux faire. Mais je me plais à penser que toi, Olga, serait peut-être bien placée pour tenter une traduction plus précise.
Roland
Merci Olga de remettre en lumière cette dame, l'une des rares de l'antiquité grecque dont nous ayons quelque trace.
Quant à son Ode ou ce qui nous en a été transmis, j'en admire les quatre premières strophes et la dernière. Mais la 5 et la 6 me posent problème. Notamment le mot « Parle » me semble inapproprié dans ce contexte, pour donner la parole à la déesse certes, mais de façon artificielle et je ne pense pas que Sappho l'ait voulu ainsi.
Mes souvenirs de grec ancien sont beaucoup trop lointains et je me sens tout à fait incapable de mieux faire. Mais je me plais à penser que toi, Olga, serait peut-être bien placée pour tenter une traduction plus précise.
Roland
@ Clara, merci. j'ai plaisir aussi à publier ce genre de tels textes
@ Grace, Sarah et moi sommes ravies de vous avoir "émoustillée"
@ Micky, merci beaucoup. Oui, le plaisir est multiforme.
@ Grace, Sarah et moi sommes ravies de vous avoir "émoustillée"
@ Micky, merci beaucoup. Oui, le plaisir est multiforme.
Très beau poème et celui-là, vu son ancienneté, il fallait aller le chercher et le trouver. Comme quoi le plaisir saphique (d'où le nom) n'a rien à envier à l'autre...
Je viens sur HDS pour me délecter de récits lesbiens. De ce point de vue, j'apprécie la série Clémence, où Olga et sarah nous ont offert quelques scènes qui m'ont plus qu'émoustillée!
Grace
Grace
En tant que lesbienne assumée, je remercie Olga pour oser publier ce magnifique poème ici, sur un site d'histoires érotiques;
Clara
Clara
@ Julie, @ Didier, merci!@ Didier, pour moi, combiner poésie et érotisme, c'est un plaisir rare.
@ Luc, oui elle était une muse!
@ Maurice, c'est à la fois pour éclairer la présente publication et donner à de nouveaux lecteurs l'occasion de découvrir ces chroniques.
@ Robert, ce n'est pas une surprise. Je sais que, par définition, une telle publication a un public limité.
@ Laeti, merci; oui c'est le seul poème qui nous soit parvenu dans son intégralité. Il y a aussi des fragments, très beaux eux aussi
@ John @olifougeux, oui Sappho implore l'aide de la déesse et exprime son amour inassouvi et, aussi, une certaine détresse. @ John, tu as raison de rappeler la place des femmes dans la société grecque antique. Il y eut peu de Sappho, d'Aspasie, de Phryné
@ Luc, oui elle était une muse!
@ Maurice, c'est à la fois pour éclairer la présente publication et donner à de nouveaux lecteurs l'occasion de découvrir ces chroniques.
@ Robert, ce n'est pas une surprise. Je sais que, par définition, une telle publication a un public limité.
@ Laeti, merci; oui c'est le seul poème qui nous soit parvenu dans son intégralité. Il y a aussi des fragments, très beaux eux aussi
@ John @olifougeux, oui Sappho implore l'aide de la déesse et exprime son amour inassouvi et, aussi, une certaine détresse. @ John, tu as raison de rappeler la place des femmes dans la société grecque antique. Il y eut peu de Sappho, d'Aspasie, de Phryné
Un bel appel au secours.
Je remercie Olga pour nous avoir fait découvrir ces lignes.
Ce sont des vers qui sont de leur temps, et en même temps, des vers qui perdurent, et qui restent toujours pertinentes.
Rappelons que dans la Grèce antique, la vie d'une femme était souvent triste, et marquée par une profonde solitude. Elles étaient absentes dans la vie de la Cité. Ainsi, on peut lire cette ode comme un cri de cœur, de détresse, de solitude. Pour Sappho, qui avait connu l'exil, et qui avait rejeté un grand nombre des normes de son époque, ces vers semblent comme le reflet des troubles innés, d'un désordre émotionnel. On lit la voix d'une femme mal a l'aise dans son temps, qui n'est pas contente de sa place dans la vie et la société autour d'elle. Une tension qui est toujours présente, et qui est toujours un thème dans les écrits des femmes aujourd'hui.
John W
Ce sont des vers qui sont de leur temps, et en même temps, des vers qui perdurent, et qui restent toujours pertinentes.
Rappelons que dans la Grèce antique, la vie d'une femme était souvent triste, et marquée par une profonde solitude. Elles étaient absentes dans la vie de la Cité. Ainsi, on peut lire cette ode comme un cri de cœur, de détresse, de solitude. Pour Sappho, qui avait connu l'exil, et qui avait rejeté un grand nombre des normes de son époque, ces vers semblent comme le reflet des troubles innés, d'un désordre émotionnel. On lit la voix d'une femme mal a l'aise dans son temps, qui n'est pas contente de sa place dans la vie et la société autour d'elle. Une tension qui est toujours présente, et qui est toujours un thème dans les écrits des femmes aujourd'hui.
John W
Eh oui, l’unique poème de Sappho qui a pu traverser les siècles.
Profitons, donc
Merci Olga pour ce cadeau.
Laeti
Profitons, donc
Merci Olga pour ce cadeau.
Laeti
Dommage qu'un si beau texte n'obtienne pas plus d'audience!
Robert
Robert
Excellent idée que d'avoir profité de cette chronique pour rappeler deux autres excellentes publications, faites il y a quelques années, dans le cadre de tes textes historiques: le texte consacré à Sappho et celui consacré à Renée Vivien.
Maurice
Maurice
Olga,
Tout d abord je tiens à te féliciter pour cette petite chronique poétique, forte intéressante, et surtout très instructive, aussi bien sur le fond que sur la forme, sur ce magnifique et rarissime poème de cette poétesse, grande prêtresse de l’amour au féminin, qu’est Sappho. Un poème que, je tiens à te l’avouer, j’ai eu du mal à lire tellement les rimes sont d’un autre temps. Mais il est vrai qu’à ce sujet, tu nous avais averti...
Je finirais en te disant que je suis très impressionné par ton érudition poétique, et pour te remercier donc d’avoir ainsi partagé ces quelques connaissances avec nous.
Didier
Tout d abord je tiens à te féliciter pour cette petite chronique poétique, forte intéressante, et surtout très instructive, aussi bien sur le fond que sur la forme, sur ce magnifique et rarissime poème de cette poétesse, grande prêtresse de l’amour au féminin, qu’est Sappho. Un poème que, je tiens à te l’avouer, j’ai eu du mal à lire tellement les rimes sont d’un autre temps. Mais il est vrai qu’à ce sujet, tu nous avais averti...
Je finirais en te disant que je suis très impressionné par ton érudition poétique, et pour te remercier donc d’avoir ainsi partagé ces quelques connaissances avec nous.
Didier
Sappho fut, à raison, surnommée « la dixième Muse » dans une épigramme anonyme, attribuée sans doute à Platon.
Luc
Luc
Magnifique !
Julie
Julie
