Philippe, le mari candauliste et Olga, l’épouse hypersexuelle : Ahmed (2), la visio.

- Par l'auteur HDS Olga T -
Récit érotique écrit par Olga T [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
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Récit libertin : Philippe, le mari candauliste et Olga, l’épouse hypersexuelle : Ahmed (2), la visio. Histoire érotique Publiée sur HDS le 04-08-2026 dans la catégorie Dans la zone rouge
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Philippe, le mari candauliste et Olga, l’épouse hypersexuelle : Ahmed (2), la visio.
AVERTISSEMENT

J’ai beaucoup tergiversé avant d’écrire ces textes, où je me mets à nu comme je ne l’ai jamais fait dans mes autres textes autobiographiques. Je me livre à cet exercice, pas seulement parce que je l’ai promis, et que certains de mes lecteurs se sont impatientés du temps qu’il a fallu pour finaliser ces écrits, mais aussi parce que je suis fidèle à ma ligne de conduite depuis ma première publication, le 29 novembre 2016. J’ai alors choisi la « catharsis » parce que la transparence est pour moi une aide précieuse pour tenter de maîtriser mes pulsions.

Le texte a été validé par les premiers concernés, et d’abord mes hommes, mon mari Philippe et mon amant Ahmed. Je confirme donc ainsi, mais nul n’en doutait, que nous sommes passés du virtuel au réel. Je suis et je resterai l’épouse de Philippe, mais je suis devenue la femme d’Ahmed.

J’ai fait également lire mon texte à ma compagne, ma douce Agun, mais aussi à trois « complices », dont je me sens si proche.

Il y a celle que j’appelle ma muse, que j’ai rencontrée sur un autre site de récits érotiques. Je ne la nommerai pas, elle se reconnaîtra.

Il y a également un lecteur, discret, fidèle et efficace, que je ne nommerai pas non plus et que je remercie chaleureusement pour son soutien indéfectible.

La troisième lectrice privilégiée est ma co-auteure, Sarah T. J’avais découvert, sur un autre site, son autobiographie, dont j’ai parlé dans une publication sur HDS le 12 juillet 2024 (voir « Lectures érotiques (29). Miss Perfection : « Les Passions de Sarah » (trois tomes) »). D’emblée, j’avais perçu tout ce que nous avons en commun, Sarah et moi : une hypersexualité exacerbée et qui peut, dans certaines circonstances, devenir incontrôlable. Il y a aussi le fait que, l’une comme l’autre, nous avons la chance d’avoir, à nos côtés, un mari dont l’amour est sans limites, même si celui de Sarah n’est pas, contrairement à Philippe, candauliste. Et enfin, Sarah est d’origine marocaine. Elle est même, comme Ahmed, une Amazigh.

Avec Sarah, nous avons écrit ensemble, entre le 2 octobre 2024 et le 30 avril 2025, treize des quinze chapitres de la série « Aude », puis la série « Clémence », en quatorze épisodes, dont le dernier volet est paru sur HDS le 30 avril 2026. Pardon, mais j’en profite pour faire de la publicité pour nos écrits et inciter à lire ou à relire nos œuvres communes. Je n’oublie pas que, comme je l’ai expliqué dans le volet précédent, sans la série « Clémence », jamais je n’aurai connu Ahmed.

La raison du retard de publication tient à un constat, qui n’est pas en soit pas une critique envers le site : les délais variables et quelquefois très longs de validation des textes envoyés.

Je vais vous faire un aveu : j’appréhende ces publications. Je sais pouvoir compter sur un lectorat fidèle et compréhensif. Mais je sais aussi que certains ne comprendront pas, qu’il y aura des commentaires sévères, voire des condamnations sans appel. Je pourrai répondre que nul n’a à juger de mon comportement et de mes sentiments et pas davantage le mode de vie de notre couple à Philippe et à moi. Je mentirais si je disais que les critiques me laissent indifférente. Je balaie, a contrario, sans hésitations les commentaires haineux en provenance de quelques individus dont j’ai eu le malheur de croiser le chemin et que certains de mes lecteurs les ont à juste titre qualifiés de « malfaisants ».

***

J’ai raconté en détails, dans le premier volet, comment Ahmed et moi étions entrés en contact. Dans un premier temps, ce fut par le biais de mails et d’échanges de photos. Je n’ai rien fait sans en parler au préalable à Philippe et sans avoir systématiquement son accord.
Non seulement mon mari m’a donné, à chaque étape le feu vert, mais il m’a poussée, car, si le bel étalon marocain a très vite enflammé mes sens, j’étais tenaillée par de nombreux doutes.

D’abord, Ahmed était un parfait inconnu, pas du tout le genre de personnes que Philippe choisissait habituellement pour nos séances candaulistes.

Il y avait également notre très grande différence d’âge. Si j’excepte Nassim, ce jeune réfugié syrien avec lequel j’avais eu une relation adultère en 2019 (dont j’ai parlé dans ma précédente publication autobiographique, le 14 avril 2024), jamais il n’y avait eu un tel écart d’âge entre moi et l’un de mes partenaires.

Il y avait enfin la situation d’Ahmed : contraint d’interrompre de brillantes études, il ne cachait pas que, pour vivre, il était devenu « escort », offrant ses services aux touristes et aux « expat », y compris des hommes.

Si j’en jugeais par ses photos, Ahmed était non seulement viril mais beau comme un Dieu. J’y ajoute qu’il paraissait d’une grande intelligence, très cultivé, ce qui ne gâchait rien. Bref, Philippe jouait avec le feu, en me poussant dans les bras d’Ahmed. Il courrait le risque que je tombe amoureuse et que notre couple ne soit à nouveau menacé dans son existence même. Notre histoire tumultueuse prouvait que le risque existait. La dernière crise n’est d’ailleurs pas très ancienne ; elle remonte à mai 2023, lors d’un voyage à Rome, où j’étais tombée follement amoureuse de notre guide, le beau et viril Luigi (voir les textes publiés sur HDS entre le 15 juin 2023 et le 23 janvier 2024).

Je compris que Philippe acceptait de courir le risque, voulant donner une nouvelle dimension à notre couple candauliste. Je savais aussi que la bisexualité revendiquée par Ahmed ne laissait pas Philippe indifférent, lui qui n’avait pas eu une telle expérience depuis plusieurs années. Il avait beau dire qu’il ne faisait cela « que pour moi », que « pour le plaisir de me voir baisée par ce bel étalon », je connais suffisamment mon mari pour savoir qu’il y pensait. Et j’avoue que cette perspective m’excitait particulièrement, car j’adore les ébats homosexuels, et tout particulièrement quand il s’agit de mon chéri.

C’est dans ce contexte que nous avions accepté une nouvelle étape entre Ahmed et moi: une rencontre par visio.

***

Il était prévu que notre première visio aurait lieu en soirée, une fois que mes deux cadets dormiraient à poings fermés. Le bureau où se trouve notre ordinateur est situé à l’étage de la maison. Il n’y avait donc aucun risque que je puisse être surprise en pleine conversation.
J’avais attendu ce moment toute la journée. Pour me calmer, je n’avais pas résisté à la tentation de me masturber plusieurs fois au cours de la journée, en relisant les messages d’Ahmed et en regardant ses photos, en particulier celles où il était nu et où il affichait une érection triomphante. Je suis, depuis mon adolescence, une masturbatrice compulsive. Il y avait longtemps que je ne m’étais pas touchée aussi souvent. Je devais le reconnaître : j’étais en feu et ce jeune homme en était la cause.

Une fois les enfants couchés, Philippe et moi avons évoqué le grand moment :
- Tu n’en peux plus d’attendre, ma chérie, n’est-ce pas ?
- Vous m’avez rendu folle d’impatience, lui et toi.
- Tu sais, chérie, j’aimerais être présent. Pas forcément dans le champ de la caméra. Tu as l’habitude, dans nos séances candaulistes, que je sois là. Et ça me permettrait aussi de faire sa connaissance.

Je m’attendais à cette demande, qui était dans la logique du candaulisme de Philippe.
- Mon chéri, si tu le permets, pas ce soir. C’est la première fois que je vois Ahmed. J’ai envie que nous soyons seuls. Je te promets de tout te raconter et de ne prendre aucune initiative pour aller plus loin sans avoir préalablement ton accord.

Je sentis que ma réaction contrariait Philippe.
- Je ne vous gênerai en rien. Au contraire, j’ai envie que tu te lâches complètement et tu le sais. Cette visio n’est qu’une étape, qui débouchera sur une rencontre.
- Je le sais mon chéri. C’est juste que, pour cette première fois, j’ai envie d’être seule avec lui. Et tu sais que je suis très vocale quand je jouis. Même si nous sommes à l’étage, j’ai peur de réveiller les enfants. Je me sentirai plus calme si tu es en capacité d’intervenir dans ce cas.
- Dans nos expériences candaulistes, j’adore être à tes côtés. Mais j’aime aussi les situations où je ne suis pas présent, et particulièrement celles où je t’entends.
- Tu te souviens, au printemps 2007, mon voyage à Rio, où tu avais suivi par téléphone mes ébats avec ces jeunes Brésiliens ? (Voir « Philippe, le mari candauliste et Olga, l’épouse hypersexuelle (8) : adultère et partouze sous les tropiques », paru le 27 décembre 2016)
- Je n’oublierai jamais. J’avais adoré !
- Tu n’as donc pas besoin d’être témoin visuel pour assumer ton candaulisme, mon amour. Je te promets qu’une prochaine fois, tu seras là. Je veux seulement qu’Ahmed le sache à l’avance.
- Je ferai, comme toujours, ce que tu souhaites, ma chérie.
- Je veux avoir ton avis : comment dois-je me présenter devant lui ? Habillée ? Nue ?
- Nous sommes le soir et donc il ne serait pas logique que tu portes des vêtements. Je ne doute pas que, très vite, tu seras nue, car il voudra admirer tes trésors. Tu pourrais, dans un premier temps, porter une nuisette. Même si tu préfères dormir toute nue, je t’en ai offert beaucoup, plus sexy les unes que les autres.
- C’est une excellente idée. Allons la choisir ensemble !

Le choix ne fut pas facile. Il finit par se porter sur une nuisette en dentelle transparente.
- Tu es sûr ? Ce n’est pas trop ? Ce n’est que la première fois que nous nous voyons !
- C’est parfait. C’est le summum de l’allure érotique. La combinaison puissante de la révélation et de la dissimulation en même temps. Avec ça, tu es sûre de tenter et de taquiner ton amant.
- Il n’est pas mon amant !
- Pas encore ! Mais c’est pour bientôt. Tu vas le faire bander comme un fou !
- J’y vais !
- Vous étiez convenu d’un rendez-vous pour 21h00. Il y a encore dix minutes.
- Je ne peux attendre plus longtemps !
Philippe m’accompagna jusqu’au bureau. Jusqu’au seuil de la pièce, nous étions main dans la main. Je me suis précipitée dans ses bras et nous nous sommes longuement embrassés.
- Je t’aime ! J’ai beaucoup de chance de t’avoir pour mari.
- Quand tu es heureuse, je suis heureux, mon amour. Profite bien de ce moment. Et dis-toi que ce n’est qu’une étape, que bientôt tu le rencontreras « pour de vrai ». Et qu’il t’enverra en l’air, comme tu aimes. Et comme j’aime, moi aussi.

Après avoir déposé un dernier bisou sur les lèvres de Philippe, j’ai fermé la porte du bureau derrière moi, pour préserver ce moment d’intimité entre moi et Ahmed. Je me doutais bien que Philippe ne s’éloignerait pas et qu’il ne perdrait pas un mot de la conversation. Je le savais parce que je le connaissais si bien et, je l’avoue, cela ajoutait encore à mon excitation.
J’ouvris l’ordinateur et contactai Ahmed, un peu en avance sur l’horaire convenu, prenant ainsi l’initiative. Je n’eus pas à attendre longtemps.

***

- Masa' alkhayr, habibti. Tu es en avance. Je n’étais pas encore tout à fait prêt. Je sortais de la douche. C’est pour ça que je suis torse nu et en boxer.
- Je ne pouvais plus attendre. Je n’ai fait que penser à ce moment depuis le début de la journée.
- Donne-moi un instant pour mettre un tee-shirt.
- Surtout pas ! Reste comme tu es. Tu me plais beaucoup comme ça.
- Ma chérie, tu es splendide. Encore plus belle que je ne l’imaginais.
- Tu es un flatteur, Ahmed. Dis la vérité ! Tu n’es pas déçu ? Pour toi, qui es si jeune, je suis une vieille !
- Ne dis pas de bêtise ! Tu es celle que je recherchais. Tu es si belle, si sexy. C’est pour moi, ma chérie, que tu as choisi cette tenue, qui ne cache rien de tes trésors ?
- C’est Philippe qui l’a choisi pour toi. il savait que ça te plairait.
- Je ne connais pas encore Philippe, mais il sait te mettre en valeur. Lui et moi aimons désormais la même femme.
- J’aime mon mari, Ahmed et je ne veux pas le quitter.
- Qui te parle de le quitter ? On ne quitte pas un homme comme lui, qui t’aime et sait ce dont tu as besoin. Il partage déjà ton cœur avec ta femme, Agun. Il le partagera désormais avec moi.
- Ahmed, tu es beau comme un Dieu de l’ancienne Grèce.
- Tu exagères ! En plus, je n’ai pas vraiment le type grec. Vraiment, je te plais ? Dis-moi ce qui te plait tant, chez moi.
- J’aime tout. Tes yeux, ton visage, ta bouche. Et puis, j’admire tes muscles, ton torse. Tu es très sportif, Ahmed.
- J’ai toujours voulu être à la hauteur de celle que j’aimerais. Je veux être digne de toi, mon Aphrodite.
- Ne me dis-tu pas tout ça pour me faire venir au Maroc, passer un bon moment avec moi puis me jeter ? Ne fais-tu pas ce numéro de séduction avec toutes tes clientes ?
- Je n’ai jamais dit à l’une de mes clientes que je l’aimais. Je me contente de leur apporter ce qu’elles attendent : les faire jouir. Avec toi, c’est totalement différent ! C’est la première fois que je tombe amoureux. Tu dois me croire !
- Je te crois. Je sens que tu es sincère. Vraiment, je te plais ?
- Je suis fou de toi. Tu veux que je te montre à quel point ?
- Oui, montre-moi !

Ahmed se leva. Son boxer était déformé par une formidable érection.
- Enlève ça, mon chéri. Je veux la voir !
Le jeune homme s’exécuta.
- Waouh ! elle est magnifique ! C’est moi qui te fais cet effet ?
- Qui d’autre ? Je bande, rien que de penser à toi. Alors, te voir, c’est l’extase ! Et d’ailleurs, nous devons être à égalité. Cette nuisette est magnifique, mais je veux te voir nue, mon amour !

J’ai enlevé la nuisette. Les pointes de mes seins étaient déjà durs, en érection, presque douloureux. Quant à ma chatte, elle était béante et trempée, tellement j’étais excitée.
J’ai porté mes doigts à ma bouche pour les enduire de salive. De la main gauche, j’ai titillé un de mes tétons, puis l’autre, alors que de ma main droite, je branlais mon clito.
- Tu te touches, ma belle ?
- Oui je n’en peux plus. Il faut que je me soulage !
- La visio, c’est certes mieux que les mails. Mais ça reste très frustrant. Il faut très vite que nous passions au réel, Olga, que nous nous voyons, que je te baise, que je te fasse l’amour. Tu veux ? Tu en as envie ?
- Oui, j’en ai envie !
- Caresse-toi, ma douce ! Qu’aimerais-tu que je te fasse ?
- J’ai envie de tes caresses, de tes baisers. Oh, Ahmed !
- Je te couvrirai de baisers. Mes mains parcourront ton corps. Je serai ton Pygmalion !
- Je serai ta Galatée !
- Ton corps appelle les caresses, mon amour. Et à moi, qu’aimerais-tu me faire ?
- Je rêve de prendre ta queue en bouche, jusqu’à ce que je recueille ton nectar.
- Je suis sûr que tu es exceptionnellement douée pour les fellations. Que tu mérites le surnom qu’avait la grande Cléopâtre : « bouche d’or ». Mais bien sûr, tu voudras davantage !
- Oui, tu sais bien ce que je voudrais.
- Dis-le ! Je veux l’entendre. Je veux que tu le dises, que tu le demandes !
- Je veux que tu me prennes !
- Je te baiserai ma chérie, comme tu aimes. Je te ferai l’amour, longuement !
- Oh oui ! J’en meurs d’envie !
- Fais zoomer la caméra sur ta chatoune, ma belle. Je veux la voir !
- Ohhh !
- Elle est béante. Je suis impatient de te prendre, de te la mettre bien profond, de te démonter, de te remplir !
- Oh, oui. J’en ai tellement envie.
- Tu es à moi ! Je veux te féconder.
- Oui, Ahmed, je suis ta femme. Je te veux. Je t’aime !


Je ne pensais plus à être discrète. Je me lâchais totalement. C’est à ce moment-là que je me suis fait jouir.

Je savais que, de l’autre côté de la porte, Philippe n’avait pas perdu une miette de notre conversation et, que lui aussi, avait fini par se soulager. De façon concomitante avec mon orgasme, je voyais qu’Ahmed avait envoyé de puissantes et prometteuses giclées.
Ce soir-là, nous nous mîmes d’accord pour que ces rendez-vous deviennent quotidiens. Ahmed ne put toutefois obtenir un engagement de ma part pour passer à une rencontre physique. Je lui expliquais que j’en avais terriblement envie, mais que cela devait passer par un accord entre lui et Philippe.

Dès la fin de la conversation, je fermai l’ordinateur, remis ma nuisette et ouvrit la porte. Philippe était de l’autre côté, confortablement installé sur un fauteuil, la queue encore à l’air.
- Tu n’as pas pu t’empêcher d’écouter, petit cochon. Et, manifestement, ça t’a plu. Tu t’es branlé ?
- J’étais tellement excité que je n’ai pas eu besoin de me masturber pour jouir.

Je connais bien Philippe. Je savais que c’était vrai. Il me prit dans ses bras et notre baiser fut long et fougueux. Philippe me prit par la main et me conduisit à notre chambre, où nous fîmes l’amour.
- Tu penses à lui, n’est-ce pas ?
- Oui, mon chéri. J’aimerais qu’il soit là, maintenant. Qu’il me baise.

***

Chaque soir, nous renouvelâmes l’expérience et, à chaque fois, j’y trouvais autant de plaisir. Mais je mesurais très vite la limite de l’exercice et son aspect très frustrant. Il fallait aller plus loin et sans tarder, en passant à une rencontre physique.
Je proposais à Ahmed que Philippe participe à une prochaine vidéo, afin d’organiser les choses.

Ahmed me répondit, avec douceur, mais fermeté :
- Philippe et moi allons régler ça entre nous.
- Ben, ça me concerne aussi, je crois.
- Nous sommes tes hommes. Tu es à nous. C’est donc à nous de nous mettre d’accord ! Et puis je veux connaître Philippe. Il m’intéresse, lui aussi !
Il ne voulut pas en démordre et je dus me résoudre à ce qu’il demandait. Philippe me rassura, en me disant que nous voulions la même chose et qu’il fallait l’organiser le plus tôt possible.
Philippe tint sa promesse de me résumer leur conversation. Elle porta d’abord sur moi, avant que mes deux hommes en viennent, eux aussi, à une visio érotique. Ils s‘étaient exhibé, nus.

Philippe baissa les yeux quand je lui demandais comment il avait trouvé Ahmed. Il répondit :
- Très viril !
- Il te fait envie, n’est-ce pas ?
Son « oui » fut exprimé à voix basse, mais il était sans ambiguïtés.
- Tu sais que j’adorerai vous voir ensemble !
- Je sais que ça t’excite, ma coquine. Mais je veux organiser la suite avant tout pour toi.

Philippe ajouta que, compte tenu de « l’activité professionnelle » du jeune Marocain, il avait demandé au jeune homme de nous fournir des tests récents. Ahmed n’avait pas discuté cette requête, tout en ajoutant qu’il se protégeait soigneusement et qu’il voulait pouvoir faire l’amour avec « sa femme », c’est-à-dire, avec moi.

Il demanda à Philippe si cela ne le choquait pas qu’il parle de moi en ces termes. Philippe lui répondit qu’il était bien conscient de cela :
- Olga est mon épouse. Désormais, elle est à toi.
- Elle est à nous. Elle nous aime tous les deux. Vous avez besoin l’un de l’autre.

Je demandais à son tour Ahmed ce qu’il pensait de mon mari. Il me répondit :
- Une belle personne, dans tous les sens du terme. Et, ajouta mon futur amant, il a un très beau cul !

Il fut convenu que, pour une première rencontre « en vrai » avec Ahmed, Philippe et moi ferions le voyage au Maroc ensemble.

C’était une précaution élémentaire, car nous ne connaissions pas celui à qui j’étais désormais promise.

Je savais aussi que c’était la moindre des choses que Philippe soit présent, pour assumer son candaulisme. On pourra dire que je lui dois bien ça. En réalité, sa présence dans de tels moments est importante pour moi. Elle est irremplaçable, car elle me rassure, témoigne de son amour infini. Et, alors que le plaisir monte sous les caresses et les assauts d’un amant, la tendresse de Philippe, qui me tient la main, ses regards à la fois complices et amoureux, ses paroles d’encouragements, ses baisers, tout cela m’apporte une grande sérénité et m’accompagne vers l’orgasme. Et c’était, cette fois, d’autant plus important qu’il ne s’agissait pas que de sexe, mais qu’il y avait, dès ce moment, des sentiments forts entre ce jeune homme et moi. Plus que jamais, l’amour de Philippe et son consentement à me partager sont au cœur de notre vie de couple, le fondement d’un pacte entre nous.

Je ne fais pas qu’accepter et encore moins profiter du candaulisme de Philippe. Son fantasme est, en réalité, au cœur de mon hypersexualité et le socle de notre couple. Cela paraîtra incompréhensible à certains, mais tel est notre mode de vie, quand bien même sommes-nous conscients, du fait des dérapages que nous avons connus, que cet équilibre est fragile et que nos choix ne sont pas sans dangers.

***

Avant de nous décider, nous eûmes une dernière hésitation, liée à la situation politique et sociale au Maroc, alors en plein dans les manifestations de la « génération Z ».
En septembre 2025, la mort, faute de soins et de prise en charge médicale adéquate de huit parturientes, à l’hôpital Hassan II d’Agadir, fut l'étincelle qui fit sortir dans les rues du pays la « GenZ 212 » mais également des moins jeunes, toutes classes sociales confondues.
Les premières manifestations se produisirent le 27 septembre 2025 à Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir et Tanger. La mobilisation était coordonnée principalement via les réseaux sociaux, par des collectifs de jeunes, notamment un groupe identifié sous le nom de GenZ 212. Deux hommes furent gravement blessés et trois autres tués par la police au cours de manifestations à Oujda et à Lqliaa. Plus de 1 500 personnes, dont un millier placé en détention, firent l’objet de poursuites judiciaires pour leur participation aux manifestations. Dix-sept personnes furent condamnées à des peines allant de trois à quinze ans de prison pour des violences. Même si la répression se poursuit, la situation s’est depuis calmée, depuis l’annonce de réformes, mais surtout dans le contexte de la coupe d’Afrique de football, dont j’aurai l’occasion de reparler.

Il est évident que notre sympathie naturelle, à Philippe et à moi, allait à la jeunesse marocaine révoltée. A ce moment-là, à la mi-octobre 2025, la situation ne nous semblait hélas guère propice pour un voyage au Maroc. Nous n’étions cependant pas préoccupés pour notre sécurité.

C’était pour Ahmed que nous inquiétions. Âgé de 22 ans, mon (futur) amant fait pleinement partie de cette « génération Z ». Il ne nous avait pas caché qu’il participait activement aux manifestations ;

Très inquiète devant la tournure que prenaient les événements, c’est moi qui abordai le sujet, rompant avec l’habitude que nous avions prise de n’avoir, au cours de nos visios, que des conversations d’ordre strictement sexuel :
- Mon chéri, je voudrais ce soir parler d’un sujet qui m’inquiète et qui est de la plus haute importance.
- Qu’est-ce qui peut être plus important, mon Olga, que notre désir ? J’ai envie de toi et tu as envie de moi. Rien d’autre ne compte !
- C’est parce que j’ai envie de toi et parce que je t’aime que je veux te parler de la situation dans ton pays. Je sais que tu participes activement aux manifestations.
- Oui et j’en suis fier. Nous allons changer les choses !
- Nous l’espérons, nous aussi. Mais nous voyons aussi avec angoisse la répression, les personnes tuées ou blessées, les condamnations. Ahmed, je suis morte d’inquiétude pour toi. Je crains qu’il ne t’arrive quelque chose, que tu sois arrêté, torturé, condamné à une peine de prison. Tu pourrais être blessé. Ou pire encore ! Je ne le supporterai pas !

Je me suis mise à pleurer.
- Ne t’inquiète pas, mon amour. Je ferai attention.

Il ajouta, avec un regard plein de tendresse et de désir :
- Tu m’aimes vraiment, alors !
- Comment peux-tu en douter ? Je te demande seulement de ne plus aller aux manifestions.
- Tu ne peux pas exiger ça. Tu n’imagines pas ce que nous vivons : la situation économique, la corruption, le chômage, la liberté d'expression étouffée, les investissements dispendieux de l'État dans des infrastructures liées à des événements sportifs internationaux alors que les services publics dont l'éducation et la santé sont dégradés.
- Je sais tout cela. La cause est juste. Mais ce qui me préoccupe, c’est toi. Tu es désormais mon homme.
- Comment pourrais-je ne pas être révolté, moi qui ai dû renoncer à mes rêves, arrêter mes études et qui, pour vivre, me prostitue, comme un gigolo, auprès de touristes et d’expat. J’ai honte !
- Tu n’as pas à avoir honte ! Je te l’ai déjà dit.
- La seule bonne chose qui me soit arrivé dans ma vie est d’avoir fait ta connaissance. Je t’aime, Olga. Mais tu ne peux pas me comprendre.
- Pourquoi je ne peux pas te comprendre ? Parce que je suis trop vieille ? Parce que je suis une bourge ? C’est ça ?

J’étais blessée. Ahmed le comprit.
- Jamais je ne penserai de telles choses de toi !
- Philippe et moi nous t’aiderons. Tu es mon homme désormais. Tu fais partie de notre famille.

Par pudeur, Ahmed n’en parlait pas. Je me doutais qu’avec les troubles, il y avait moins de touristes et que les expatriés restaient prudemment chez eux. Ses revenus en étaient forcément impactés.

Ahmed baissa les yeux :
- Que les choses soient claires, Olga. Je vous remercie, Philippe et toi, parce que je sais que vous me proposez votre aide sans arrière-pensée. Mais entre toi et moi, ce n’est pas et ce ne sera jamais une affaire d’argent. C’est une question de sentiments et rien d’autre.
- Je n’en doute pas. Nous en reparlerons tous les trois, de vive voix.
- Ce qui veut dire que vous allez venir ! C’est magnifique ! Vous allez accomplir mon rêve.
- Je n’ai qu’une exigence : que tu ne prennes aucun risque. Ne vas plus à ces manifestations ! Si tu m’aimes, tu dois faire ce que je te demande.
- Tu me demandes beaucoup, car je vais passer pour un lâche auprès de mes amis. Et toi que m’offres-tu en échange ?
- Je te l’ai déjà offert et nous allons venir pour que tu en prennes possession. Je t’offre mon cœur, mon âme, mon amour. Je suis à toi.
- Oui Olga. Tu es en effet à moi et je ferai de toi tout ce que je veux.

C’est ce soir-là qu’Ahmed évoqua, pour la première fois, sa volonté de me partager avec d’autres. Je découvrais ainsi que, comme Philippe, il était candauliste.


***

Nous choisîmes donc la période des vacances de la Toussaint. Il nous restait quinze jours pour tout organiser, d’abord en ce qui concernait les enfants. Ma douce Agun fut, comme à l’accoutumée, ma providence, se chargeant de prendre soin des deux cadets. Les deux aînées, adolescentes, avaient prévues de passer ces vacances chez des camarades de classe.
Philippe se chargea de l’organisation matérielle, à commencer par les billets d’avion.

D’un commun accord, il était hors de question que nous logions dans le petit appartement d’Ahmed. Philippe fit le choix, non d’un hôtel, mais celui, plus discret, de la location d’un magnifique riad, au cœur de Marrakech. Comme il l’avait fait lors de notre séjour à Rome, en 2023, Philippe fit le choix de m’offrir les meilleures conditions.

Les journées qui précédèrent le départ me semblèrent interminables, rythmées par les visios quotidiennes avec Ahmed, au cours desquelles celui-ci ne manquait pas de faire croître mon impatience, en annonçant clairement tout ce qu’il ce qu’il comptait me faire pendant notre séjour, avec mon aval et celui de Philippe.

(À suivre : 3. la rencontre)

Les avis des lecteurs

Histoire Libertine
Tu devais être impatiente de le rencontrer en vrai

@ Paul, je m'en doutais. un peu de patience!
@ Micky, candaulisme et hypersexualité sont au coeur de notre amour avec Philippe;
@ Maurice, Julie, merci
@ Didier, merci. heureuse de t'avoir rassuré et que tu ais perçu la force et la singularité de cette relation.
@ Steph et Thierry, c'est tout à fait ça
@ Henri, c'était torride!
@ Régis, ces doutes sont légitimes. Nous montrerons que nous construisons est durable.

Histoire Erotique
Olga,
Le mérite de cet excellent texte est de nous faire vivre la progression de cette relation avec Ahmed. Nous pouvons bien patienter car il ne s'agit pas d'un simple récit érotique.
Je me pose des questions quant à la situation d'Ahmed. Il se prostitue pour vivre. Il ne peut, effectivement, pas vivre à vos crochets en permanence, ce qui serait dégradent. Il est très jeune et j'ose espérer qu'il va se construire un avenir professionnel qui serait un équilibre dans votre relation. J'ai, tout de même quelques doutes sur votre relation sur le long terme... Hâte de connaître la suite...
Régis

Histoire Erotique
Paul dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Nous sommes nombreux qui voulons connaitre, dans les moindres détails, comment s'est passée la "vraie" rencontre avec Ahmed. A-t-elle tenu toutes ses promesses?

Histoire Erotique
Voisin vigilant que se passe-t-il? On compte sur vous pour dénoncer la Pouffe!
Kamel

Histoire Erotique
@Sofiane,
Je me répète surement, mais votre avis ne nous importe peu donc abstenez vous.
Didier

Histoire Erotique
@Voisin vigilant,
Oh surprise, quel revirement !!!
Si je vous comprends bien, vous avez donc lancé des accusations sans de réelles preuves. Vous savez comment cela s’appelle, de la diffamation. Oui comme vous l’avez fait très récemment avec votre commentaire sur le chapitre "Le train", auquel j’ai répondu d’ailleurs.
En effet, je vous rappelle que je lis tous les commentaires déposés sur les textes d’Olga, et que surtout je ne lâche rien…
Concernant son comportement comme vous le dîtes, sachez que je ne suis pas si naïf que cela. Seulement comme beaucoup de fidèles lecteur d’Olga, je ne suis pas là pour la juger, car son attitude ne regarde qu’elle seule et son Philippe, mais pour lire ses excellents écrits. Et je ne peux que vous conseiller d’en faire de même.
Didier

Histoire Erotique
@Sofiane, j'ai dit que je serai objectif. Je vais relater les faits comme ils sont, le reste ne dépend pas de moi.
Voisin Vigilant

Histoire Erotique
@Voisin vigilant laissez-moi rire. La Pouffe est toujours en chasse. C’est dans sa nature de nympho
Avec Ahmed c’est différent. Philippe n’a plus désormais que le titre de mari
Sofiane

Histoire Erotique
Laissez-moi vous prouver que je ne suis pas un détracteur, comme beaucoup d'entre vous semblent le croire. Je vais commencer par rendre à César ce qui appartient à César.
Le mari de Chloé a admis qu'en réalité, dès le départ, il était très intéressé par Olga et qu'elle n'avait, en vérité, pas fait grand-chose pour l'attirer dans ses filets. Il n'était pas très heureux dans son couple, notamment sur le plan intime, et il avait besoin d'une escapade. En d'autres termes, il a reconnu que ce n'était pas spécifiquement Olga : cela aurait tout aussi bien pu être une autre femme. Le destin a fait le reste.
Nous ne pouvons pas considérer qu'Olga est coupable d'adultère, puisque Philippe est consentant. En revanche, le mari de Chloé s'est rendu coupable d'adultère, car il aurait très bien pu résister à la tentation, fermer les yeux et conserver une relation normale avec Olga.

Je vais désormais m'efforcer de vous exposer les faits de la manière la plus objective possible afin que vous puissiez, vous-mêmes, juger du comportement d'Olga et ne plus m'attaquer.
Voisin Vigilant

Histoire Erotique
@Voisin vigilant, ras le bol !
Laissez Olga en paix !
Luc

Histoire Erotique
Vos visions sont torrides !
Henri

Histoire Erotique
@Maurice,
Sachez que je partage entièrement vos propos.
@Paul,
Retenez ce vieil adage, Tout vient à point à qui sait attendre…
@Voisin vigilant,
C’est ce que l’on appelle le candaulisme.
Et c’est donc pour cela que Oui Philippe joue avec le feu, mais ce ne serait pas la première fois…
C’est sa manière à lui de montrer tout son amour indéfectible qu’il voue à son épouse Olga.
Une notion de l’amour qui sûrement vous échappe.
Didier

Histoire Coquine
Un très beau texte qui illustre le candaulisme de Philippe et son amour inconditionnel pour toi
Steph et Thierry

Histoire Erotique
@ Paul, il n'y a pas de suspense. On se doute de la suite. le plus choquant est que tout cela se fait avec la complicité active du mari! c'est ce qui s'appelle jouer avec le feu.
Voisin vigilant

Histoire Erotique
Merci pour ce second et magnifique chapitre, comme je les aime, car très intimiste une fois encore. Un écrit qui te présente plus polyamoureuse que jamais et qui me permet aussi de continuer la reconstitution de ce puzzle constitué par vos commentaires, d’Ahmed et toi, disséminés sur différents textes.
Oui, c’est un superbe chapitre, où tu te dévoile totalement là encore. Je ne parle pas seulement de cette première et torride visio, où avec Ahmed vous faîtes véritablement connaissance, et qui à propos, correspond en tout point à l’idée que je m’étais faite sur sa teneur, à la lecture de vos commentaires échangés. Je pense aussi, tout d’abord à ce débriefing que te fait ton Philippe suite à son torride échange avec Ahmed pendant lequel tes deux hommes organisent votre séjour. Puis surtout à cette visio où, au regard des évènements à l’époque au Maroc, tu fais part à Ahmed de tes vives inquiétudes à son sujet. Oui car là, tu te mets véritablement à nue, démontrant bien dans les faits, dans ton attitude, dans tes paroles, combien tu es tombée amoureuse d’Ahmed.
Et c’est ainsi que vous planifiez les dates et lieux de votre future escapade jouissive, pour vous deux, Philippe et toi. Toi qui désormais n’as qu’une hâte faire la connaissance charnelle de cet Ahmed qui se veut lui aussi candauliste. Et donc tout était bien sous contrôle, et je m’en réjouie car je peux te l’avouer qu’à l’époque devinant vos intentions, à la lecture de votre échange de commentaire sur ce sujet, j’ai ressenti une vive inquiétude à ton égard, me demandant dans quel guêpier tu allais encore te fourrer…
Didier

Histoire Libertine
Bravo pour ton courage et ta franchise !
Julie

Histoire Erotique
Les scènes torrides viendront. En ce qui me concerne j’aime l’erotisme de ce texte
Maurice

Histoire Erotique
@ Paul, moi j’apprécie dans les textes d’Olga cette façon d’aller au fond des choses, d’expliquer comment et pourquoi
Maurice

J'avais beaucoup aimé le texte sur le clitoris mais le retour du grand classique d'Olga sur le candaulisme est encore supérieur, vraiment torridissime. Son talent ne s'exprime jamais mieux que dans ce registre où sa sensualité excelle. Inutile de préciser que j'attends la suite avec impatience. Au feu !

Histoire Erotique
Je l’attendais avec impatience et je suis déçu
Bien sûr c’est bien écrit mais quand est-ce que tu passeras à l’essentiel ?
Ce qui m’intéresse c’est de savoir comment Ahmed t’envoie en l’air!
Paul



Texte coquin : Philippe, le mari candauliste et Olga, l’épouse hypersexuelle : Ahmed (2), la visio.
Histoire sexe : Une rose rouge
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