Les confidences du clitoris (3) Éloge du Clitoris, par Dyonisia – Épisode 1 : Préliminaires
Récit érotique écrit par Olga T [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 12-09-2026 dans la catégorie Pour la première fois
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Avertissement :
Nous poursuivons cette série des « confidences du clitoris ». Au sein du « club des 5 clitounettes » qui comprend, outre votre servante, quatre autres auteures, Maud, Electra Heart, Sarah T et Dyonisia, c’est cette dernière qui va nous livrer ses confidences autour de notre merveilleux instrument du plaisir féminin. D’autres confessions suivront !
J’ai connu Dyonisia sur un autre site érotique. J’ai tout de suite adoré l’audace de ses récits et le style soigné et particulier de ses récits. Elle est devenue « ma muse », elle m’appelle « son Aphrodite ». Dyonisia a publié des textes sur HDS, dont je recommande la lecture. Nous avons, toutes les cinq, décidé de publier ces « confidences du clitoris » sur la même page, c’est-à-dire la mienne.
Voici donc le beau texte de Dyonisia, qui est le troisième de la série, succédant au beau témoignage d’un lecteur, Régis.
La parole est donc à ma chère muse !
***
Un "éloge du clitoris", pourquoi pas ? Le bon Georges a bien écrit l'éloge du con !! Sans avoir la prétention d'imaginer que cinq coquines pourraient rivaliser de poésie avec lui, la gageure valait d'être tentée. Et débuter l'éloge du clito par le récit de notre rencontre personnelle avec le plus précieux de "la part la plus belle et la plus désirable de [notre] anatomie", pour citer de mémoire, ou avec la perle de notre coquillage, pour plagier Colette, n’était-ce pas le plus adapté ?
Chacune de nous vous fera part, j’en suis sûre, de sa propre particularité que vous aurez le plaisir de découvrir dans de prochaines publications. Mais puisqu’il me revient d’en faire la confidence en premier, je me dois pour les lectrices (pour les lecteurs aussi, bien sûr) d’évoquer tout de suite la mienne : mes sœurs clitounettes le savent, j’ai eu l’honneur d’être distinguée dans une élection de « Miss Hammam » pour la discrétion extrême de mon petit organe, si difficile à dépiauter qu’il s’est vu conférer le titre de « Perle rose ». Vous connaissez maintenant comme elles ce détail anatomique. Ne l’oubliez pas, vous aurez sans doute bientôt le plaisir d’apprécier un joli contraste.
Mais venons-en enfin à ce que vous attendez toutes, et tous : mes confidences sur ma rencontre intime avec l’incontournable centre de mes plaisirs érotiques, solitaires autant que partagés.
Mon éducation sexuelle préado a été plus que sommaire. Je n'ai pas eu une mère que l’on aurait pu qualifiée d'esprit libre. Oh certes elle m'a parlé des règles, mais avec tant de circonvolutions que j'en ai plus appris de mes petites camarades de collège. Bref, j'ai quand même été un peu secouée la première fois, mais j'ai compris, toujours à demi-mot (!) que c'était normal et que je "devenais grande". Eh oui ! Il m'a néanmoins fallu un peu de temps pour accepter cette contrainte (de mon point de vue de l'époque) venue finalement assez tard et qui dérangeait (toujours selon moi) mon insouciance d'enfant. Ma mère ne disait pas "elle a ses règles" mais "elle est indisposée"...
Enfin, Andréa aussi était "indisposée" certains jours, et d'autres aussi, c'était rassurant. Lol
Andréa, c’est vrai, il faut que je vous en dise un mot. En un comme en cent, c’est aujourd’hui ma femme. Oh, nous ne sommes pas mariées, pas même pacsées, ni encore connues comme concubines notoires. Tout simplement parce que nos vies professionnelles respectives nous contraignent à un éloignement géographique tel, entre autres obligations, qu’il ne nous permet pas une vie conjugale dans l’acception normale du terme. Nous pallions ces contraintes par un surcroît d’amour, des visioconférences tumultueusement passionnées, une liberté relationnelle excluant le moindre soupçon de jalousie, et, bien sûr, des retrouvailles débridées où la plus infime pudeur et la plus ténue des réserves n’ont pas la plus petite place. Tout y passe mais je ne vous en dis pas plus pour le plaisir égoïste de vous savoir saliver.
Quant à ce qui concerne l’objet de cette confession, vous pensez bien que pour parler du clitoris, il y avait un blocage maternel. Comme toutes les petites filles, je pense, j'avais bien remarqué, notamment quand je m'essuyais la minette après pipi, qu'il y avait un endroit plus sensible quand je remontais plus haut que d'habitude. C'est glisser un peu plus haut que nécessaire qui s'est transformé en habitude, lol, mais en toute innocence. Plus tard, c'est devenu bien agréable, si je frottais "là", je me sentais bien, mais ça me faisait aussi "des choses" que j'appréhendais mal. En plus, il y avait des poils et c'était parfois gênant.
Les poils, c'est bien, quand même, ça fait plus sérieux, presque adulte quoi. Ça me flattait, bien que, ado, il n'y ait jamais eu qu'Andréa à qui je les ai montrés. On se comparait, on mesurait le développement de nos seins et de notre touffe, sans aucune malice de ma part, comme je l'ai dit ailleurs dans d'autres confidences. Ce n'était pas pareil pour elle, lesbienne pure et dure depuis l’enfance, mais elle a respecté l'oie blanche que j'étais. Nous l'avons bien regretté, bien plus tard, lol !
On se regardait la chatte aussi, bien sûr (je devais faire mouiller ma copine !), mais on ne l'explorait pas réciproquement et les poils masquaient les détails. Quand même, elle m'avait fait remarquer que j'avais un repli qui se devinait en haut de la fente. Elle aussi mais il semblait moins marqué. Un jour, après son départ, j'ai fini par essayer de voir ce qu'il y avait sous ce repli. Ne riez pas : je n'ai rien vu ! Juste senti un truc plus dur dessous et qui me donnait des frissons si j'appuyais plus fort. Je n'ai pas insisté, la masturbation "c'était mal", mot tabou ! Même la gynéco, à qui ma mère m'avait adressée, restait évasive, elle se limitait à des gestes "techniques" sans la moindre douceur qui aurait pu être interprétée comme une caresse. Pas plus de mots autres que médicaux, non plus. Tu vas loin avec ça !
Voilà, j'ai passé mon adolescence dans les brumes du non-dit, me masturbant peu et avec toujours un petit sentiment de culpabilité. J'avais heureusement assez vite évité les confessions religieuses, j'ai donc échappé aux questions insidieuses (qui m'auraient peut-être mise sur la voie, allez savoir !). J'ai peu fréquenté de garçons, et ceux que j'ai croisé étaient "trop bien élevés" pour se permettre des "privautés"...
Les garçons, les vrais, je les ai rencontrés à la fac. Mais ça, c'est un autre volet de l’histoire de ma vie, lol !
Comme vous l'avez compris, j'ai abordé la fac à mes 18 ans telle qu'une innocente agnelle abordait le monde de la Régence au sortir du couvent. J'évoque cette période de l'Histoire de France parce qu'avant la fin du 1er trimestre de ma première année dans ce lieu du savoir universitaire, j'avais basculé dans une ambiance à la Que la fête commence.
Une inscription en Sciences humaines et une chambre en Cité U ont changé ma vision des questions sexuelles. Ma timidité honteuse vis-à-vis de la masturbation s’est confrontée aux affirmations de quelques voisines de chambre déclarant préférer « se taper un mec » que s’amuser toute seule, sans pour autant s’en priver. L’aveu, plus ou moins involontaire, de ma virginité a étonné des nanas qui l’avaient « perdue » entre 15 et 17 ans. Elles m’ont guidée et enseignée. L’une m’a indiqué un sien médecin qui m’a mise à l’abri d’une fertilisation non souhaitée en cas d’accident. Une autre m’a fait découvrir l’équitation dans un club pratiquant des tarifs étudiants. Toutes m’ont conviée à des soirées avec des garçons beaucoup moins « bien élevés » que ceux que j’avais pu fréquenter auparavant.
Avez-vous fait du cheval, mes chéries ? L’équitation est un sport fait pour la femme, lol ! La selle, côté pommeau, c’est déjà bien, mais, à cru, le garrot, c’est divin. À croire que le cheval a été conformé pour le plaisir des dames et la valorisation de leur clito ! (Curieusement, les garçons n’en retirent pas les mêmes joies…) Je suis donc devenue accro, au point de délaisser parfois, voire souvent, les cours à la fac pour de menus travaux au club qui me faisaient bénéficier de montes gratuites, les plus « intéressantes » étant celles où je menais une reprise sans selle ni étriers. Vous imaginez sans peine dans quel état se trouvait ensuite le gousset de ma culotte.
Autre avantage pour une oie blanche d’être étudiante logée en Citée et fana du cheval, elle croise dans tous ces lieux beaucoup de monde, garçons et filles. J’ai noué à la fac des amitiés plus libres avec des garçons, moins coincés que ceux de mon adolescence. J’ai fréquenté des voisines de chambre plus délurées que moi et leur exemple m’a délivrée de la masturbation coupable. J’ai oublié la pudibonderie dans le vestiaire du club où, si besoin était, se voir en caleçon pour les uns et en soutif culotte pour les autres n’amenait ni geste déplacé ni propos graveleux. Réflexions allusives, oui, parfois, mais les autres filles les prenaient en riant et il m’était facile de les imiter. (D’autant que je n’en ai guère connues qui n’avaient pas mouillé leur slip après une reprise, lol. Nous l’évoquions à demi-mots entre nous sans que les garçons en soient dupes.) Et pour couronner le tout, je découvrais l’agrément de sorties en bande mixtes plusieurs soirs par semaine, voire en week-end si je prétextais une obligation studieuse de rester sur place.
Toutes ces novations – pour moi – je les tournais et retournais dans ma tête une fois revenue dans ma chambre. Si tant est qu’un matin où mes cogitations nocturnes avaient dû être plus agitées que d’habitude, ma voisine immédiate m'a demandé avec un grand sourire si j'avais "été malade pendant la nuit". Oups ! Le statut de vierge, même folle, a commencé à sérieusement me préoccuper.
Bref, l’oie candide de la rentrée était devenue moins blanche et ses études s’en ressentaient. Un camarade doux et gentil s’y est intéressé et m’a proposé le classique : « si on travaillait ensemble ? » Je le connaissais un peu, une copine l’avait quitté parce qu’il était, selon elle, trop timide. Ben ça me convenait plutôt, autant lui qu’un autre et même mieux lui, pour sauter le pas. Facile : il me suffisait de ne pas bouger lorsqu’il se collait à moi en lisant ensemble un document pour que les papillons se transforment en gouttes dans mon ventre et pour que je sente la tension monter en lui. Je n’étais pas tout à fait ignare, quand même !
Il est resté un soir plus longtemps dans ma chambre (le règlement intérieur avait surtout une valeur théorique) et notre baiser a été plus profond que les quelques uns que j’avais jusque là échangés. Vous connaissez, je ne vous décris pas. C’était le moment ou jamais. Un peu tremblante – c’était ma première fois toute nue devant un garçon – je lui ai vaillamment signalé, avec embarras malgré tout, ma virginité. Il a été très délicat.
Eh bien, mes chéries, c’est passé comme une lettre à la poste (j’aurais écrit comme dans du beurre, si le beurre n’était mis à l’index depuis un certain film), ni douleur, ni saignement. Mon premier amant n’a pas été un goujat, il n’a pas mis en doute mon affirmation. Mais il s’est sans doute posé la question. Je me la posais moi-même. Une copine du club d’équitation m’a donné la réponse pour l’avoir expérimentée elle-même bien avant moi. Mes dévergondages équestres avaient, disons, ouvert la voie. C’est une conséquence courante parait-il pour celles qui, comme disait m’a-t-on répété un vieil instructeur, se faisaient mousser le cratin sur la selle… Mon hymen devait être tout en finesse, néanmoins. Ma vieille peau rétrograde de gynéco aurait pu m’en avertir.
Cela dit, ma prime pénétration a été agréable, bien agréable même, mais pas plus. Mon déflorant sans cause a pu réitérer sa pénétration avec les mêmes plaisirs pour lui et les mêmes sensations plaisantes pour moi, sans que j’atteigne ce fameux septième ciel. Je ne suis pas sûre d’avoir très bien simulé, j’étais béotienne à cette époque. Preuve de savoir vivre de sa part, comme de bonne pioche pour la mienne, mon amoureux du soir a eu la politesse d’y croire et l’élégance de ne pas s’incruster. Dès son départ, sans me lever, sans me rhabiller, sans la moindre toilette, je me suis masturbée avidement. L’orgasme rapide a soulagé ma frustration sans l’éteindre. J’ai recommencé avec le même succès, et j’ai continué en me rappelant les sensations de la pénétration, et là, oui, je suis partie dans les nuages ! J’en ai déduit une règle à observer pour ma sexualité à venir : le vagin, c’est bien, le clitoris c’est mieux !
Ma première baise (je ne suis pas fana de ce mot, mais si j’y réfléchis, ma première expérience, profonde, lol, avec un garçon n’était guère autre chose.) Ma première baise, donc, n’avait pas été mirifique.
André – on n’oublie pas le premier qui vous a tenue dans ses bras – était un gentil garçon, qui voulait sincèrement me donner du plaisir. Je m’y essayais aussi de mon côté, tant pour moi que pour ne pas le décevoir. Nous avons ainsi recommencé plusieurs fois. Avec un peu de pratique, et en ne ratant aucune occasion de tendre l’oreille quand ma voisine de chambre se livrait à des ébats bruyants (Merci aux cloisons des Cités U !), j’arrivai à une reproduction vocale à peu près crédible des soupirs des anges. Pieux mensonge qui ne comblait pas le manque. Il fallait néanmoins continuer à faire bonne figure énamourée sans montrer d’impatience impolie.
Dès André parti, je me satisfaisais par mes propres moyens, toujours de la même façon qui m’était la plus efficace : je me délestais de la culotte que j’avais remise (ben oui ; c’est vous dire !), je m’allongeais en travers du lit, les jambes pendantes, et adossée à la cloison je coinçais entre index et majeur, généralement de la main droite, la petite boule sensible que je sentais sous ce que les croquis éducatifs nommaient le capuchon du clitoris. Je le pressais et roulais entre mes doigts pour ranimer la flamme qui ne tardait pas à me réchauffer le ventre. J’étais admirative de ce feu étrange qui tendait mes tétons et inondait mon vagin. Je profitais de cette bénédiction gluante pour frotter activement tous les plis de ma vulve et je retrouvais enfin ce septième ciel tant espéré.
En recommençant une ou deux fois au besoin, je m’endormais le corps tranquille, mais l’esprit inquiet car les rééditions indulgentes d’André s’espaçaient de plus en plus. Je palliais leur absence par des sorties entre filles dans des fiestas chez un copain ou l’autre, ou en boîte. Je n’en faisais pas une règle de vie, mais si un flirt poussé m’offrait l’occasion d’être branlée différemment, quoique souvent maladroitement, par une main masculine, je sautais dessus (enfin, façon de parler). De mon côté, en femme qui se voulait avertie, je ne détestais pas prendre une bite dans mes doigts et l’astiquer de mon mieux. La montée en gamme était agréable, le point d’orgue moins. Après deux ou trois expériences collantes, je n’oubliais plus d’emporter un mouchoir pour essuyer discrètement cette semence encombrante.
Entre visites d’André et sorties festives, je poursuivais mes masturbations solitaires, les seules qui me convinssent vraiment pour meubler les pauses des soirées d’études du premier trimestre. Peu avant la fin des cours, les vacances de Noël débutaient je crois deux jours plus tard, j’aurais cru mourir de honte. J’étais dans ma pose favorite, cuisses écartées pour mieux me stimuler le bouton, quand une voisine, justement celle qui s’était un matin inquiété en riant de ma santé, a fait irruption dans ma chambre. Sidérée d’être surprise en flagrant délit, je me suis tétanisée dans la position où j’étais. La fille aussi s’est immobilisée. Elle aurait pu s’excuser et tourner les talons. Non. Elle est restée plantée là, à me regarder sans que nous fassions l’une ou l’autre le moindre mouvement.
Temps suspendu. Un sourire s’amorçait sur ses lèvres. Je sentais la chaleur de mes joues. Ses yeux ne quittaient pas mon sexe barré par mes doigts. Je voulais serrer mes cuisses, je n’y arrivais pas. Elle souriait de plus en plus franchement. J’avais de plus en plus chaud. Je sais maintenant que mon inconscient m’envoyait un signe. Mais je n’ai rien vu, je n’ai su que bredouiller « pardon », et refermer, enfin, mes jambes.
- Non, c’est moi, a dit la fille. Ta porte n’était pas fermée… Désolée de t’avoir dérangée. Mais tu n’aurais pas (je ne sais plus quoi) ?
- Oui, sur le bureau, ai-je dit en faisant mine de me lever.
- Ne te dérange pas, je te dis. Je le vois. Merci.
Sur ce, elle est partie. Mais avant de sortir, elle s’est retournée :
- Continue. Tu as une jolie chatte.
Et hop, disparue !
Petit détail qui me revient, je pense que j’avais toujours la main entre mes cuisses, car dans mon souvenir, j’ai recommencé à me presser et frotter la chatte dès que j’ai eu repris mes esprits. Je suis d’accord avec vous : j’aurais dû me cacher la figure et sangloter de la honte que toute fille normale devrait éprouver dans cette situation. Eh bien, non. J’avais bien plus envie de me masturber qu’avant. Je n’avais enlevé que le bas, comme d’habitude. Je me suis débarrassée en hâte du haut et j’ai repris mes furieux frottements en y joignant d’aussi brutaux massages de mes seins. Mon septième ciel a été bien plus haut, ce soir là, lol ! L’intensité et le nombre des orgasmes auraient pu m’interroger, mais ces signaux non plus je ne les ai pas compris. Avais-je même fermé à clef ma porte ? Je ne crois pas.
J’ai repensé à cet « incident » pendant les vacances, chaque fois que je me branlais en cachette chez mes parents. J’étais prudente, et avec les visites familiales ce n’était pas tous les soirs. Mais chacune de mes masturbations secrètes rappelait le souvenir de ma honte où je trouvais des raisons supplémentaires de tourmenter délicieusement mon clitoris. Tout mon plaisir se concentrait sur lui, j’en oubliais la pénétration.
À la rentrée de janvier, la fille qui l’avait largué retrouva de l’intérêt pour mon « boy friend ». Je n’en étais pas jalouse. La préparation des partiels lui fournit, comme à moi, une excellente raison de limiter nos relations à l’amitié. J’ai repris les bonnes coutumes du premier trimestre, alternant équitation, avec plus d’ardeur, études, avec une moindre ardeur, fiestas, avec modération, et masturbations, deux fois par semaine (au moins), nuits non comprises. Lol, je plaisante. Mais disons que je m’y consacrais avec assez d’assiduité, surtout après les quelques aventures nouvelles que j’avais expérimentées sans meilleur résultat.
Dans le courant du semestre, je ne sais plus exactement à quelle date, il y a eu un concours au club d’équitation. Passons sur les détails, l’important est que je me suis retrouvée à prendre la douche avec une autre cavalière, plus âgée et plus confirmée que moi. Ça a l’air idiot, mais c’était la première fois que j’étais toute nue avec une fille, à part Andréa des années avant. Je m’en serais volontiers dispensée, mais ç’aurait été paraître coincée et bégueule, ce qui n’était pas le genre du club, et justement c’est ce qui me plaisait. D’autre part, je m’étais dépensée, j’étais tombée, j’avais sué, j’étais plus fourbue que les chevaux ; la douche était plus que tentante. Et enfin, nous étions elle et moi requises pour d’autres activités urgentes ; la douche en commun permettait de gagner un temps précieux.
(C’est marrant : pas loin de trente ans après, je me trouve encore des justifications, lol !) Cette nana que je n’avais croisée que peut-être trois fois avant, s’est foutue à poil dans le vestiaire. J’en ai fait autant, obligé ! Heureusement, il n’y avait personne d’autre. Pire, ou mieux, elle a reniflé sa culotte. Pour moi, c’était un geste intime. Pas pour elle. Elle a grimacé en disant :
- J’ai dégueulassé ma culotte ! (Le milieu équestre est trivial.) Tu n’en as pas une ou deux de rechange ?
Ben non, je n’avais pas prévu ça !
- Tant pis, je la rincerai. Bien essorée, c’est mieux de l’avoir humide que sale. Et deux secondes après : Tu devrais le faire aussi.
J’en étais baba, mais je ne me souviens pas d’avoir rougi.
Nettoyer et essorer ses culottes entre filles, ça aussi c’était ma première fois, lol ! Entre nettoyage et essorage des culottes, il y a eu lavage des corps : je me mouille, tu te mouilles ; je me savonne, tu te savonnes ; on se rince ensemble. Et pour l’essuyage : je te passe et tu me passes la serviette. Ça crée des liens, on se sent moins timide, on évite moins de se regarder. Enfin, je parle pour moi, parce qu’elle... Poils mouillés ou pas, sa touffe était impeccablement taillée. (Ben oui, impossible de ne pas la voir. En revanche, j’ai oublié si j’ai observé comment était le reste.) La mienne, de touffe, était, disons profuse. Même trempée, ça se remarquait, et ça n’a pas loupé :
- Tu la tailles jamais ?
Mais si, ça m’arrivait… Pas souvent !
- Moi, je le fais faire par une esthéticienne. Je te donnerai l’adresse, si tu veux.
Je la lui ai demandée un peu plus tard. Et j’y suis allée avec elle quelque temps après.
J’ai planté la moitié des examens de l’année et dû repasser en septembre pour valider mon admission. À quelque chose, malheur est bon : ce demi-échec et ses conséquences allaient m’ouvrir les yeux, si je peux m’exprimer ainsi.
Pour la préparation des examens de rattrapage, j’avais pu obtenir une chambre dans le seul bâtiment de la Cité U ouvert pendant les vacances, et mixte par conséquence. En théorie, il avait des étages filles et des étages hommes. Une répartition plutôt symbolique en réalité, puisqu’un garçon avait sa chambre à quelques portes de la mienne.
(À ce sujet, j'ai appris – le saviez-vous ?– que la revendication de la liberté de visites entre garçons et filles avait été les prémisses du fameux "Mai 68". Lol !)
Lui aussi était là pour réviser, nous nous croisions aux repas. Au bout d’une semaine, nous avions pris l’habitude de boire le café ensemble et découvert que nous travaillions sur une ou deux mêmes matières dans nos disciplines respectives. Il avait un an de plus, ses conseils m’étaient utiles. Discussions, pauses détentes partagées et sorties ciné pour se changer les idées sont devenues courantes. Il ne me draguait pas, mais il m’était sympathique. Je ne le vampais pas, mais il aimait ma compagnie. Le mélange a été constructif, nous avons réussi à passer chacun au niveau supérieur.
Nous avons fêté ça ! Apéro, resto, ciné, boîte, retour petit matin, la totale ! Juste lui et moi. Ses copains n’étaient pas là, les filles avec qui je traînais l’année précédente n’étaient pas encore revenues à la fac, je n’étais pas retournée au club équestre pour ne pas être tentée d’y rester et j’avais un mois de stress à évacuer. On a bu, on a ri, on a dansé. La chaleur de l’alcool, la chaleur de la boîte, l’enchaînement des danses, on était en sueur. En d’autres temps, j’aurais eu peur de puer ou son odeur de transpiration m’aurait écœurée. Là, au contraire, je n’avais pas honte d’être en nage et le parfum de sa peau me plaisait. Nous ne nous sommes pas séparés du premier slow au dernier, et plus nous dansions, plus enlacés nous étions.
Je sentais très bien le jus dans ma culotte et la bosse qui frottait sur mon pubis. Je me serrais contre mon cavalier pour que lui aussi sente la dureté de mes seins. Il n’y avait pas d’endroit dans cette boîte pour qu’il mette sa main sur ma vulve ou moi dans son slip. Et je crois que je n’avais pas envie de me contenter de si peu. Nous compensions en nous roulant patins sur patins, ce qui n’arrangeait rien, lol. Nous avons continué à nous embrasser et à nous enlacer en retournant à notre bâtiment. J’avais mal aux seins, mal au ventre, et mal pour lui qui bandait au point, m’a-t-il dit, que ça le gênait pour marcher.
Il m’a raccompagnée jusqu’à ma chambre. Je ne lui ai pas dit bonsoir (d’ailleurs, c’était l’aube, lol). J’ai ouvert la porte et c’est tout. J’ai quand même pensé à la refermer avant de lui sauter dessus, ou lui sur moi, je ne sais plus. J’ai oublié aussi qui a déshabillé l’autre, sans doute les deux ensembles ! Je me souviens simplement que j’étais à poil sur le lit et lui à poil sur moi. Il m’a pénétrée et j’ai joui. J’ai joui comme quand je me masturbais. Il a éjaculé aussi vite. On en a ri, on s’est encore embrassé passionnément avant que j’aille me nettoyer au lavabo pour ne pas mettre trop salir le couvre-lit. C’est à ce moment là que j’ai réalisé que j’avais eu un vrai orgasme avec un garçon. Et que ni lui ni moi ne nous étions lavés avant !
Je n’ai eu aucune honte à me rincer la chatte pendant qu’il s’essuyait la bite. On riait encore, moi en me passant la serviette entre les cuisses, lui en épongeant les taches de sperme avec mon gant. On était juste assez pompette pour que la seule conséquence soit de faire sauter les barrières et avoir envie de recommencer, lol. On a enlevé le couvre-lit pour le laisser sécher (pas génial, un tissu mouillé sous le dos) et, ne me demandez pas comment, on s’est retrouvé tête-bêche. Personne ne m’avait jamais léchée. Je savais que ça se faisait (quand même !) mais j’ai été surprise, et vite ravie, lol. Prendre son sexe dans ma bouche a été instinctif. Je me souviens m’être demandée ce qu’il fallait faire des couilles. Ça aussi, un 69, c’était ma première fois avec un garçon, ma première fois tout court !
Tout est venu naturellement, en fait. Il me massait, me léchait, m’écartait, me re-léchait la vulve, me la fouillait avec sa langue, avait trouvé mon clito et s’en occupait aussi bien (presque) que moi. J’aspirais, je léchais son gland, je léchais ses couilles, je les prenais dans mes doigts pour les rouler, je reprenais sa bite en bouche, je la tétais. Et nous recommencions. Son broute minou m’envoyais au paradis et je le suçais comme si j’avais toujours fait ça. J’ai joui sur sa bouche, il a joui dans la mienne. Je n’ai pas vraiment aimé le goût mais j’ai compris qu’il éprouvait un plaisir intense. Et moi, avec la plénitude de ce deuxième orgasme, je ressentais à la fois une grande affection, une communion fusionnelle, une fierté nouvelle, et un sentiment de puissance.
Nous sommes restés, un moment, assouvis sans retrouver le calme. J’ai prétexté la soif pour me rincer discrètement la bouche. Le bruit de l’eau lui a titillé la vessie, il s’est levé avec l’air d’être pressé. Nous étions à poil, pas très présentables, et les toilettes à l’autre bout du couloir… Je lui ai montré le lavabo et je l’ai regardé pisser un gros pipi moussu. La seule évocation de cette vision m’aurait choquée un jour avant. Sa réalité m’a contaminée (ou la quantité de liquide absorbée depuis la veille exigeait une sortie), et confrontée au même dilemme. Il m’a soulevée et soutenue sur le lavabo. Accrochée à sa nuque, j’ai pissé aussi, face à lui. J’ai même éclaboussé son ventre en découvrant ce nouveau plaisir de pisser en se roulant des pelles. Pas eu envie de m’essuyer la chatte. Franchement, je ne me reconnaissais plus, lol !
Ça ne l’a pas gêné que je garde la moule pisseuse. Nous sommes retournés sur le lit. Il m’a branlée doucement en reniflant ses doigts de temps en temps. Il trouvait que je sentais bon. Je sentais la crevette, oui ! La crevette fraîche, peut-être, mais la crevette quand même ! Mais moi aussi j’avais trouvé ses odeurs intimes agréables, et plus : aphrodisiaques, oui, oui. D’ailleurs, je les avais encore dans les narines, lui rebandait et ses doigts ne chômaient pas. La libido est remontée en flèche. Pouvait-il me pénétrer à nouveau ? Je n’ai pas refusé !
C’était dans la position du missionnaire (oui, je m’étais, un minimum, documentée, dans l’adolescence, lol), mais il a eu l’intelligence de la rendre moins pesante en nous installant au bord du lit. Ainsi, il me tringlait (le trivial du milieu équestre, qui perçait ; avez-vous vu un étalon couvrir une jument ?), il me prenait sans m’écraser (finalement, je préfère tringler ou, mieux, enfiler, à prendre ; c’est plus illustratif et moins possessif, lol !). Il s’activait, ça durait, ça me plaisait, sans plus. La folie de la première étreinte m’avait quittée. Lui, c’était sa troisième en moins d’une heure, quand même ! J’en étais à me dire qu’il faut savoir prendre son temps, quand son murmure m’a surprise et, si ma mémoire est honnête, un peu déstabilisée.
- Caresse-toi, si tu as envie, a-t-il soufflé entre deux coups de reins.
- Èh ? (Je suis Provençale) Tuu veuux quue jee mee…
Il s’est immobilisé sans sortir de mon con. On se regardait de tout près, yeux dans les yeux.
- Tu es très sensible du clitoris, non ?
- Euh…
- J’ai senti tes réactions sous mes doigts et ma langue.
- Ben oui, c’est vrai.
Il s’est remis à bouger, doucement, plongeant une bite plus dure dans mon vagin tout à coup plus lubrifié. Et quand il la retirait, ne laissant que le gland entre mes petites lèvres, c’est moi qui donnais des coups de reins pour la reprendre.
- Caresse-toi, a-t-il insisté gentiment. Caresse-toi comme quand tu te masturbes.
- Tu veux ?! C’est pas vexant pour toi ? Si c’est moi qui me fais jouir ?
- Mais non ! Au contraire, que tu jouisses c’est presque meilleur pour moi que jouir. N’hésite pas, ce sera merveilleux pour nous deux.
- Oh merci ! Oui, oui, oui, ouiiiii ! ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Jamais mes quelques chevaucheurs mâles ne m’avaient proposé de me caresser. Mon orgasme a déclenché le sien. Et il avait raison, c’était merveilleux ! J’étais comblée, aussi bien voire mieux qu’après mes furieuses branlettes post-coït habituelles. Et j’avais autant apprécié sa générosité que l’absence de « ma chérie » ou « mon amour » dans ses élans de plaisir. Nous avons dormi très vite, dans les bras l’un de l’autre, quasiment l’un dans l’autre, sans la moindre nouvelle toilette. Nous avons dû laisser la fenêtre ouverte en grand, le lendemain. J’ai dû aussi porter les draps à la laverie. Il m’y a accompagnée, et nous ne nous sommes plus quittés jusqu’à la reprise des cours.
Ah oui ! Vous trouvez qu’il manque quelque chose. Je ne vous ai pas dit qui était cette perle rare. C’est ça ? Ne vous fâchez pas. Nous avons eu plus d’un bon lustre d’années heureuses après nos diplômes. J’ai promis à mon ex que je n’utiliserai pas son prénom, ni dans mes récits, ni dans mes écrits privés. Et je n’ai pas envie de lui en attribuer un quelconque. Mais rassurez-vous, ce n’est ni un Ken, ni un Kevin, lol !
(Pardon aux Ken et aux Kevin. À suivre)
Nous poursuivons cette série des « confidences du clitoris ». Au sein du « club des 5 clitounettes » qui comprend, outre votre servante, quatre autres auteures, Maud, Electra Heart, Sarah T et Dyonisia, c’est cette dernière qui va nous livrer ses confidences autour de notre merveilleux instrument du plaisir féminin. D’autres confessions suivront !
J’ai connu Dyonisia sur un autre site érotique. J’ai tout de suite adoré l’audace de ses récits et le style soigné et particulier de ses récits. Elle est devenue « ma muse », elle m’appelle « son Aphrodite ». Dyonisia a publié des textes sur HDS, dont je recommande la lecture. Nous avons, toutes les cinq, décidé de publier ces « confidences du clitoris » sur la même page, c’est-à-dire la mienne.
Voici donc le beau texte de Dyonisia, qui est le troisième de la série, succédant au beau témoignage d’un lecteur, Régis.
La parole est donc à ma chère muse !
***
Un "éloge du clitoris", pourquoi pas ? Le bon Georges a bien écrit l'éloge du con !! Sans avoir la prétention d'imaginer que cinq coquines pourraient rivaliser de poésie avec lui, la gageure valait d'être tentée. Et débuter l'éloge du clito par le récit de notre rencontre personnelle avec le plus précieux de "la part la plus belle et la plus désirable de [notre] anatomie", pour citer de mémoire, ou avec la perle de notre coquillage, pour plagier Colette, n’était-ce pas le plus adapté ?
Chacune de nous vous fera part, j’en suis sûre, de sa propre particularité que vous aurez le plaisir de découvrir dans de prochaines publications. Mais puisqu’il me revient d’en faire la confidence en premier, je me dois pour les lectrices (pour les lecteurs aussi, bien sûr) d’évoquer tout de suite la mienne : mes sœurs clitounettes le savent, j’ai eu l’honneur d’être distinguée dans une élection de « Miss Hammam » pour la discrétion extrême de mon petit organe, si difficile à dépiauter qu’il s’est vu conférer le titre de « Perle rose ». Vous connaissez maintenant comme elles ce détail anatomique. Ne l’oubliez pas, vous aurez sans doute bientôt le plaisir d’apprécier un joli contraste.
Mais venons-en enfin à ce que vous attendez toutes, et tous : mes confidences sur ma rencontre intime avec l’incontournable centre de mes plaisirs érotiques, solitaires autant que partagés.
Mon éducation sexuelle préado a été plus que sommaire. Je n'ai pas eu une mère que l’on aurait pu qualifiée d'esprit libre. Oh certes elle m'a parlé des règles, mais avec tant de circonvolutions que j'en ai plus appris de mes petites camarades de collège. Bref, j'ai quand même été un peu secouée la première fois, mais j'ai compris, toujours à demi-mot (!) que c'était normal et que je "devenais grande". Eh oui ! Il m'a néanmoins fallu un peu de temps pour accepter cette contrainte (de mon point de vue de l'époque) venue finalement assez tard et qui dérangeait (toujours selon moi) mon insouciance d'enfant. Ma mère ne disait pas "elle a ses règles" mais "elle est indisposée"...
Enfin, Andréa aussi était "indisposée" certains jours, et d'autres aussi, c'était rassurant. Lol
Andréa, c’est vrai, il faut que je vous en dise un mot. En un comme en cent, c’est aujourd’hui ma femme. Oh, nous ne sommes pas mariées, pas même pacsées, ni encore connues comme concubines notoires. Tout simplement parce que nos vies professionnelles respectives nous contraignent à un éloignement géographique tel, entre autres obligations, qu’il ne nous permet pas une vie conjugale dans l’acception normale du terme. Nous pallions ces contraintes par un surcroît d’amour, des visioconférences tumultueusement passionnées, une liberté relationnelle excluant le moindre soupçon de jalousie, et, bien sûr, des retrouvailles débridées où la plus infime pudeur et la plus ténue des réserves n’ont pas la plus petite place. Tout y passe mais je ne vous en dis pas plus pour le plaisir égoïste de vous savoir saliver.
Quant à ce qui concerne l’objet de cette confession, vous pensez bien que pour parler du clitoris, il y avait un blocage maternel. Comme toutes les petites filles, je pense, j'avais bien remarqué, notamment quand je m'essuyais la minette après pipi, qu'il y avait un endroit plus sensible quand je remontais plus haut que d'habitude. C'est glisser un peu plus haut que nécessaire qui s'est transformé en habitude, lol, mais en toute innocence. Plus tard, c'est devenu bien agréable, si je frottais "là", je me sentais bien, mais ça me faisait aussi "des choses" que j'appréhendais mal. En plus, il y avait des poils et c'était parfois gênant.
Les poils, c'est bien, quand même, ça fait plus sérieux, presque adulte quoi. Ça me flattait, bien que, ado, il n'y ait jamais eu qu'Andréa à qui je les ai montrés. On se comparait, on mesurait le développement de nos seins et de notre touffe, sans aucune malice de ma part, comme je l'ai dit ailleurs dans d'autres confidences. Ce n'était pas pareil pour elle, lesbienne pure et dure depuis l’enfance, mais elle a respecté l'oie blanche que j'étais. Nous l'avons bien regretté, bien plus tard, lol !
On se regardait la chatte aussi, bien sûr (je devais faire mouiller ma copine !), mais on ne l'explorait pas réciproquement et les poils masquaient les détails. Quand même, elle m'avait fait remarquer que j'avais un repli qui se devinait en haut de la fente. Elle aussi mais il semblait moins marqué. Un jour, après son départ, j'ai fini par essayer de voir ce qu'il y avait sous ce repli. Ne riez pas : je n'ai rien vu ! Juste senti un truc plus dur dessous et qui me donnait des frissons si j'appuyais plus fort. Je n'ai pas insisté, la masturbation "c'était mal", mot tabou ! Même la gynéco, à qui ma mère m'avait adressée, restait évasive, elle se limitait à des gestes "techniques" sans la moindre douceur qui aurait pu être interprétée comme une caresse. Pas plus de mots autres que médicaux, non plus. Tu vas loin avec ça !
Voilà, j'ai passé mon adolescence dans les brumes du non-dit, me masturbant peu et avec toujours un petit sentiment de culpabilité. J'avais heureusement assez vite évité les confessions religieuses, j'ai donc échappé aux questions insidieuses (qui m'auraient peut-être mise sur la voie, allez savoir !). J'ai peu fréquenté de garçons, et ceux que j'ai croisé étaient "trop bien élevés" pour se permettre des "privautés"...
Les garçons, les vrais, je les ai rencontrés à la fac. Mais ça, c'est un autre volet de l’histoire de ma vie, lol !
Comme vous l'avez compris, j'ai abordé la fac à mes 18 ans telle qu'une innocente agnelle abordait le monde de la Régence au sortir du couvent. J'évoque cette période de l'Histoire de France parce qu'avant la fin du 1er trimestre de ma première année dans ce lieu du savoir universitaire, j'avais basculé dans une ambiance à la Que la fête commence.
Une inscription en Sciences humaines et une chambre en Cité U ont changé ma vision des questions sexuelles. Ma timidité honteuse vis-à-vis de la masturbation s’est confrontée aux affirmations de quelques voisines de chambre déclarant préférer « se taper un mec » que s’amuser toute seule, sans pour autant s’en priver. L’aveu, plus ou moins involontaire, de ma virginité a étonné des nanas qui l’avaient « perdue » entre 15 et 17 ans. Elles m’ont guidée et enseignée. L’une m’a indiqué un sien médecin qui m’a mise à l’abri d’une fertilisation non souhaitée en cas d’accident. Une autre m’a fait découvrir l’équitation dans un club pratiquant des tarifs étudiants. Toutes m’ont conviée à des soirées avec des garçons beaucoup moins « bien élevés » que ceux que j’avais pu fréquenter auparavant.
Avez-vous fait du cheval, mes chéries ? L’équitation est un sport fait pour la femme, lol ! La selle, côté pommeau, c’est déjà bien, mais, à cru, le garrot, c’est divin. À croire que le cheval a été conformé pour le plaisir des dames et la valorisation de leur clito ! (Curieusement, les garçons n’en retirent pas les mêmes joies…) Je suis donc devenue accro, au point de délaisser parfois, voire souvent, les cours à la fac pour de menus travaux au club qui me faisaient bénéficier de montes gratuites, les plus « intéressantes » étant celles où je menais une reprise sans selle ni étriers. Vous imaginez sans peine dans quel état se trouvait ensuite le gousset de ma culotte.
Autre avantage pour une oie blanche d’être étudiante logée en Citée et fana du cheval, elle croise dans tous ces lieux beaucoup de monde, garçons et filles. J’ai noué à la fac des amitiés plus libres avec des garçons, moins coincés que ceux de mon adolescence. J’ai fréquenté des voisines de chambre plus délurées que moi et leur exemple m’a délivrée de la masturbation coupable. J’ai oublié la pudibonderie dans le vestiaire du club où, si besoin était, se voir en caleçon pour les uns et en soutif culotte pour les autres n’amenait ni geste déplacé ni propos graveleux. Réflexions allusives, oui, parfois, mais les autres filles les prenaient en riant et il m’était facile de les imiter. (D’autant que je n’en ai guère connues qui n’avaient pas mouillé leur slip après une reprise, lol. Nous l’évoquions à demi-mots entre nous sans que les garçons en soient dupes.) Et pour couronner le tout, je découvrais l’agrément de sorties en bande mixtes plusieurs soirs par semaine, voire en week-end si je prétextais une obligation studieuse de rester sur place.
Toutes ces novations – pour moi – je les tournais et retournais dans ma tête une fois revenue dans ma chambre. Si tant est qu’un matin où mes cogitations nocturnes avaient dû être plus agitées que d’habitude, ma voisine immédiate m'a demandé avec un grand sourire si j'avais "été malade pendant la nuit". Oups ! Le statut de vierge, même folle, a commencé à sérieusement me préoccuper.
Bref, l’oie candide de la rentrée était devenue moins blanche et ses études s’en ressentaient. Un camarade doux et gentil s’y est intéressé et m’a proposé le classique : « si on travaillait ensemble ? » Je le connaissais un peu, une copine l’avait quitté parce qu’il était, selon elle, trop timide. Ben ça me convenait plutôt, autant lui qu’un autre et même mieux lui, pour sauter le pas. Facile : il me suffisait de ne pas bouger lorsqu’il se collait à moi en lisant ensemble un document pour que les papillons se transforment en gouttes dans mon ventre et pour que je sente la tension monter en lui. Je n’étais pas tout à fait ignare, quand même !
Il est resté un soir plus longtemps dans ma chambre (le règlement intérieur avait surtout une valeur théorique) et notre baiser a été plus profond que les quelques uns que j’avais jusque là échangés. Vous connaissez, je ne vous décris pas. C’était le moment ou jamais. Un peu tremblante – c’était ma première fois toute nue devant un garçon – je lui ai vaillamment signalé, avec embarras malgré tout, ma virginité. Il a été très délicat.
Eh bien, mes chéries, c’est passé comme une lettre à la poste (j’aurais écrit comme dans du beurre, si le beurre n’était mis à l’index depuis un certain film), ni douleur, ni saignement. Mon premier amant n’a pas été un goujat, il n’a pas mis en doute mon affirmation. Mais il s’est sans doute posé la question. Je me la posais moi-même. Une copine du club d’équitation m’a donné la réponse pour l’avoir expérimentée elle-même bien avant moi. Mes dévergondages équestres avaient, disons, ouvert la voie. C’est une conséquence courante parait-il pour celles qui, comme disait m’a-t-on répété un vieil instructeur, se faisaient mousser le cratin sur la selle… Mon hymen devait être tout en finesse, néanmoins. Ma vieille peau rétrograde de gynéco aurait pu m’en avertir.
Cela dit, ma prime pénétration a été agréable, bien agréable même, mais pas plus. Mon déflorant sans cause a pu réitérer sa pénétration avec les mêmes plaisirs pour lui et les mêmes sensations plaisantes pour moi, sans que j’atteigne ce fameux septième ciel. Je ne suis pas sûre d’avoir très bien simulé, j’étais béotienne à cette époque. Preuve de savoir vivre de sa part, comme de bonne pioche pour la mienne, mon amoureux du soir a eu la politesse d’y croire et l’élégance de ne pas s’incruster. Dès son départ, sans me lever, sans me rhabiller, sans la moindre toilette, je me suis masturbée avidement. L’orgasme rapide a soulagé ma frustration sans l’éteindre. J’ai recommencé avec le même succès, et j’ai continué en me rappelant les sensations de la pénétration, et là, oui, je suis partie dans les nuages ! J’en ai déduit une règle à observer pour ma sexualité à venir : le vagin, c’est bien, le clitoris c’est mieux !
Ma première baise (je ne suis pas fana de ce mot, mais si j’y réfléchis, ma première expérience, profonde, lol, avec un garçon n’était guère autre chose.) Ma première baise, donc, n’avait pas été mirifique.
André – on n’oublie pas le premier qui vous a tenue dans ses bras – était un gentil garçon, qui voulait sincèrement me donner du plaisir. Je m’y essayais aussi de mon côté, tant pour moi que pour ne pas le décevoir. Nous avons ainsi recommencé plusieurs fois. Avec un peu de pratique, et en ne ratant aucune occasion de tendre l’oreille quand ma voisine de chambre se livrait à des ébats bruyants (Merci aux cloisons des Cités U !), j’arrivai à une reproduction vocale à peu près crédible des soupirs des anges. Pieux mensonge qui ne comblait pas le manque. Il fallait néanmoins continuer à faire bonne figure énamourée sans montrer d’impatience impolie.
Dès André parti, je me satisfaisais par mes propres moyens, toujours de la même façon qui m’était la plus efficace : je me délestais de la culotte que j’avais remise (ben oui ; c’est vous dire !), je m’allongeais en travers du lit, les jambes pendantes, et adossée à la cloison je coinçais entre index et majeur, généralement de la main droite, la petite boule sensible que je sentais sous ce que les croquis éducatifs nommaient le capuchon du clitoris. Je le pressais et roulais entre mes doigts pour ranimer la flamme qui ne tardait pas à me réchauffer le ventre. J’étais admirative de ce feu étrange qui tendait mes tétons et inondait mon vagin. Je profitais de cette bénédiction gluante pour frotter activement tous les plis de ma vulve et je retrouvais enfin ce septième ciel tant espéré.
En recommençant une ou deux fois au besoin, je m’endormais le corps tranquille, mais l’esprit inquiet car les rééditions indulgentes d’André s’espaçaient de plus en plus. Je palliais leur absence par des sorties entre filles dans des fiestas chez un copain ou l’autre, ou en boîte. Je n’en faisais pas une règle de vie, mais si un flirt poussé m’offrait l’occasion d’être branlée différemment, quoique souvent maladroitement, par une main masculine, je sautais dessus (enfin, façon de parler). De mon côté, en femme qui se voulait avertie, je ne détestais pas prendre une bite dans mes doigts et l’astiquer de mon mieux. La montée en gamme était agréable, le point d’orgue moins. Après deux ou trois expériences collantes, je n’oubliais plus d’emporter un mouchoir pour essuyer discrètement cette semence encombrante.
Entre visites d’André et sorties festives, je poursuivais mes masturbations solitaires, les seules qui me convinssent vraiment pour meubler les pauses des soirées d’études du premier trimestre. Peu avant la fin des cours, les vacances de Noël débutaient je crois deux jours plus tard, j’aurais cru mourir de honte. J’étais dans ma pose favorite, cuisses écartées pour mieux me stimuler le bouton, quand une voisine, justement celle qui s’était un matin inquiété en riant de ma santé, a fait irruption dans ma chambre. Sidérée d’être surprise en flagrant délit, je me suis tétanisée dans la position où j’étais. La fille aussi s’est immobilisée. Elle aurait pu s’excuser et tourner les talons. Non. Elle est restée plantée là, à me regarder sans que nous fassions l’une ou l’autre le moindre mouvement.
Temps suspendu. Un sourire s’amorçait sur ses lèvres. Je sentais la chaleur de mes joues. Ses yeux ne quittaient pas mon sexe barré par mes doigts. Je voulais serrer mes cuisses, je n’y arrivais pas. Elle souriait de plus en plus franchement. J’avais de plus en plus chaud. Je sais maintenant que mon inconscient m’envoyait un signe. Mais je n’ai rien vu, je n’ai su que bredouiller « pardon », et refermer, enfin, mes jambes.
- Non, c’est moi, a dit la fille. Ta porte n’était pas fermée… Désolée de t’avoir dérangée. Mais tu n’aurais pas (je ne sais plus quoi) ?
- Oui, sur le bureau, ai-je dit en faisant mine de me lever.
- Ne te dérange pas, je te dis. Je le vois. Merci.
Sur ce, elle est partie. Mais avant de sortir, elle s’est retournée :
- Continue. Tu as une jolie chatte.
Et hop, disparue !
Petit détail qui me revient, je pense que j’avais toujours la main entre mes cuisses, car dans mon souvenir, j’ai recommencé à me presser et frotter la chatte dès que j’ai eu repris mes esprits. Je suis d’accord avec vous : j’aurais dû me cacher la figure et sangloter de la honte que toute fille normale devrait éprouver dans cette situation. Eh bien, non. J’avais bien plus envie de me masturber qu’avant. Je n’avais enlevé que le bas, comme d’habitude. Je me suis débarrassée en hâte du haut et j’ai repris mes furieux frottements en y joignant d’aussi brutaux massages de mes seins. Mon septième ciel a été bien plus haut, ce soir là, lol ! L’intensité et le nombre des orgasmes auraient pu m’interroger, mais ces signaux non plus je ne les ai pas compris. Avais-je même fermé à clef ma porte ? Je ne crois pas.
J’ai repensé à cet « incident » pendant les vacances, chaque fois que je me branlais en cachette chez mes parents. J’étais prudente, et avec les visites familiales ce n’était pas tous les soirs. Mais chacune de mes masturbations secrètes rappelait le souvenir de ma honte où je trouvais des raisons supplémentaires de tourmenter délicieusement mon clitoris. Tout mon plaisir se concentrait sur lui, j’en oubliais la pénétration.
À la rentrée de janvier, la fille qui l’avait largué retrouva de l’intérêt pour mon « boy friend ». Je n’en étais pas jalouse. La préparation des partiels lui fournit, comme à moi, une excellente raison de limiter nos relations à l’amitié. J’ai repris les bonnes coutumes du premier trimestre, alternant équitation, avec plus d’ardeur, études, avec une moindre ardeur, fiestas, avec modération, et masturbations, deux fois par semaine (au moins), nuits non comprises. Lol, je plaisante. Mais disons que je m’y consacrais avec assez d’assiduité, surtout après les quelques aventures nouvelles que j’avais expérimentées sans meilleur résultat.
Dans le courant du semestre, je ne sais plus exactement à quelle date, il y a eu un concours au club d’équitation. Passons sur les détails, l’important est que je me suis retrouvée à prendre la douche avec une autre cavalière, plus âgée et plus confirmée que moi. Ça a l’air idiot, mais c’était la première fois que j’étais toute nue avec une fille, à part Andréa des années avant. Je m’en serais volontiers dispensée, mais ç’aurait été paraître coincée et bégueule, ce qui n’était pas le genre du club, et justement c’est ce qui me plaisait. D’autre part, je m’étais dépensée, j’étais tombée, j’avais sué, j’étais plus fourbue que les chevaux ; la douche était plus que tentante. Et enfin, nous étions elle et moi requises pour d’autres activités urgentes ; la douche en commun permettait de gagner un temps précieux.
(C’est marrant : pas loin de trente ans après, je me trouve encore des justifications, lol !) Cette nana que je n’avais croisée que peut-être trois fois avant, s’est foutue à poil dans le vestiaire. J’en ai fait autant, obligé ! Heureusement, il n’y avait personne d’autre. Pire, ou mieux, elle a reniflé sa culotte. Pour moi, c’était un geste intime. Pas pour elle. Elle a grimacé en disant :
- J’ai dégueulassé ma culotte ! (Le milieu équestre est trivial.) Tu n’en as pas une ou deux de rechange ?
Ben non, je n’avais pas prévu ça !
- Tant pis, je la rincerai. Bien essorée, c’est mieux de l’avoir humide que sale. Et deux secondes après : Tu devrais le faire aussi.
J’en étais baba, mais je ne me souviens pas d’avoir rougi.
Nettoyer et essorer ses culottes entre filles, ça aussi c’était ma première fois, lol ! Entre nettoyage et essorage des culottes, il y a eu lavage des corps : je me mouille, tu te mouilles ; je me savonne, tu te savonnes ; on se rince ensemble. Et pour l’essuyage : je te passe et tu me passes la serviette. Ça crée des liens, on se sent moins timide, on évite moins de se regarder. Enfin, je parle pour moi, parce qu’elle... Poils mouillés ou pas, sa touffe était impeccablement taillée. (Ben oui, impossible de ne pas la voir. En revanche, j’ai oublié si j’ai observé comment était le reste.) La mienne, de touffe, était, disons profuse. Même trempée, ça se remarquait, et ça n’a pas loupé :
- Tu la tailles jamais ?
Mais si, ça m’arrivait… Pas souvent !
- Moi, je le fais faire par une esthéticienne. Je te donnerai l’adresse, si tu veux.
Je la lui ai demandée un peu plus tard. Et j’y suis allée avec elle quelque temps après.
J’ai planté la moitié des examens de l’année et dû repasser en septembre pour valider mon admission. À quelque chose, malheur est bon : ce demi-échec et ses conséquences allaient m’ouvrir les yeux, si je peux m’exprimer ainsi.
Pour la préparation des examens de rattrapage, j’avais pu obtenir une chambre dans le seul bâtiment de la Cité U ouvert pendant les vacances, et mixte par conséquence. En théorie, il avait des étages filles et des étages hommes. Une répartition plutôt symbolique en réalité, puisqu’un garçon avait sa chambre à quelques portes de la mienne.
(À ce sujet, j'ai appris – le saviez-vous ?– que la revendication de la liberté de visites entre garçons et filles avait été les prémisses du fameux "Mai 68". Lol !)
Lui aussi était là pour réviser, nous nous croisions aux repas. Au bout d’une semaine, nous avions pris l’habitude de boire le café ensemble et découvert que nous travaillions sur une ou deux mêmes matières dans nos disciplines respectives. Il avait un an de plus, ses conseils m’étaient utiles. Discussions, pauses détentes partagées et sorties ciné pour se changer les idées sont devenues courantes. Il ne me draguait pas, mais il m’était sympathique. Je ne le vampais pas, mais il aimait ma compagnie. Le mélange a été constructif, nous avons réussi à passer chacun au niveau supérieur.
Nous avons fêté ça ! Apéro, resto, ciné, boîte, retour petit matin, la totale ! Juste lui et moi. Ses copains n’étaient pas là, les filles avec qui je traînais l’année précédente n’étaient pas encore revenues à la fac, je n’étais pas retournée au club équestre pour ne pas être tentée d’y rester et j’avais un mois de stress à évacuer. On a bu, on a ri, on a dansé. La chaleur de l’alcool, la chaleur de la boîte, l’enchaînement des danses, on était en sueur. En d’autres temps, j’aurais eu peur de puer ou son odeur de transpiration m’aurait écœurée. Là, au contraire, je n’avais pas honte d’être en nage et le parfum de sa peau me plaisait. Nous ne nous sommes pas séparés du premier slow au dernier, et plus nous dansions, plus enlacés nous étions.
Je sentais très bien le jus dans ma culotte et la bosse qui frottait sur mon pubis. Je me serrais contre mon cavalier pour que lui aussi sente la dureté de mes seins. Il n’y avait pas d’endroit dans cette boîte pour qu’il mette sa main sur ma vulve ou moi dans son slip. Et je crois que je n’avais pas envie de me contenter de si peu. Nous compensions en nous roulant patins sur patins, ce qui n’arrangeait rien, lol. Nous avons continué à nous embrasser et à nous enlacer en retournant à notre bâtiment. J’avais mal aux seins, mal au ventre, et mal pour lui qui bandait au point, m’a-t-il dit, que ça le gênait pour marcher.
Il m’a raccompagnée jusqu’à ma chambre. Je ne lui ai pas dit bonsoir (d’ailleurs, c’était l’aube, lol). J’ai ouvert la porte et c’est tout. J’ai quand même pensé à la refermer avant de lui sauter dessus, ou lui sur moi, je ne sais plus. J’ai oublié aussi qui a déshabillé l’autre, sans doute les deux ensembles ! Je me souviens simplement que j’étais à poil sur le lit et lui à poil sur moi. Il m’a pénétrée et j’ai joui. J’ai joui comme quand je me masturbais. Il a éjaculé aussi vite. On en a ri, on s’est encore embrassé passionnément avant que j’aille me nettoyer au lavabo pour ne pas mettre trop salir le couvre-lit. C’est à ce moment là que j’ai réalisé que j’avais eu un vrai orgasme avec un garçon. Et que ni lui ni moi ne nous étions lavés avant !
Je n’ai eu aucune honte à me rincer la chatte pendant qu’il s’essuyait la bite. On riait encore, moi en me passant la serviette entre les cuisses, lui en épongeant les taches de sperme avec mon gant. On était juste assez pompette pour que la seule conséquence soit de faire sauter les barrières et avoir envie de recommencer, lol. On a enlevé le couvre-lit pour le laisser sécher (pas génial, un tissu mouillé sous le dos) et, ne me demandez pas comment, on s’est retrouvé tête-bêche. Personne ne m’avait jamais léchée. Je savais que ça se faisait (quand même !) mais j’ai été surprise, et vite ravie, lol. Prendre son sexe dans ma bouche a été instinctif. Je me souviens m’être demandée ce qu’il fallait faire des couilles. Ça aussi, un 69, c’était ma première fois avec un garçon, ma première fois tout court !
Tout est venu naturellement, en fait. Il me massait, me léchait, m’écartait, me re-léchait la vulve, me la fouillait avec sa langue, avait trouvé mon clito et s’en occupait aussi bien (presque) que moi. J’aspirais, je léchais son gland, je léchais ses couilles, je les prenais dans mes doigts pour les rouler, je reprenais sa bite en bouche, je la tétais. Et nous recommencions. Son broute minou m’envoyais au paradis et je le suçais comme si j’avais toujours fait ça. J’ai joui sur sa bouche, il a joui dans la mienne. Je n’ai pas vraiment aimé le goût mais j’ai compris qu’il éprouvait un plaisir intense. Et moi, avec la plénitude de ce deuxième orgasme, je ressentais à la fois une grande affection, une communion fusionnelle, une fierté nouvelle, et un sentiment de puissance.
Nous sommes restés, un moment, assouvis sans retrouver le calme. J’ai prétexté la soif pour me rincer discrètement la bouche. Le bruit de l’eau lui a titillé la vessie, il s’est levé avec l’air d’être pressé. Nous étions à poil, pas très présentables, et les toilettes à l’autre bout du couloir… Je lui ai montré le lavabo et je l’ai regardé pisser un gros pipi moussu. La seule évocation de cette vision m’aurait choquée un jour avant. Sa réalité m’a contaminée (ou la quantité de liquide absorbée depuis la veille exigeait une sortie), et confrontée au même dilemme. Il m’a soulevée et soutenue sur le lavabo. Accrochée à sa nuque, j’ai pissé aussi, face à lui. J’ai même éclaboussé son ventre en découvrant ce nouveau plaisir de pisser en se roulant des pelles. Pas eu envie de m’essuyer la chatte. Franchement, je ne me reconnaissais plus, lol !
Ça ne l’a pas gêné que je garde la moule pisseuse. Nous sommes retournés sur le lit. Il m’a branlée doucement en reniflant ses doigts de temps en temps. Il trouvait que je sentais bon. Je sentais la crevette, oui ! La crevette fraîche, peut-être, mais la crevette quand même ! Mais moi aussi j’avais trouvé ses odeurs intimes agréables, et plus : aphrodisiaques, oui, oui. D’ailleurs, je les avais encore dans les narines, lui rebandait et ses doigts ne chômaient pas. La libido est remontée en flèche. Pouvait-il me pénétrer à nouveau ? Je n’ai pas refusé !
C’était dans la position du missionnaire (oui, je m’étais, un minimum, documentée, dans l’adolescence, lol), mais il a eu l’intelligence de la rendre moins pesante en nous installant au bord du lit. Ainsi, il me tringlait (le trivial du milieu équestre, qui perçait ; avez-vous vu un étalon couvrir une jument ?), il me prenait sans m’écraser (finalement, je préfère tringler ou, mieux, enfiler, à prendre ; c’est plus illustratif et moins possessif, lol !). Il s’activait, ça durait, ça me plaisait, sans plus. La folie de la première étreinte m’avait quittée. Lui, c’était sa troisième en moins d’une heure, quand même ! J’en étais à me dire qu’il faut savoir prendre son temps, quand son murmure m’a surprise et, si ma mémoire est honnête, un peu déstabilisée.
- Caresse-toi, si tu as envie, a-t-il soufflé entre deux coups de reins.
- Èh ? (Je suis Provençale) Tuu veuux quue jee mee…
Il s’est immobilisé sans sortir de mon con. On se regardait de tout près, yeux dans les yeux.
- Tu es très sensible du clitoris, non ?
- Euh…
- J’ai senti tes réactions sous mes doigts et ma langue.
- Ben oui, c’est vrai.
Il s’est remis à bouger, doucement, plongeant une bite plus dure dans mon vagin tout à coup plus lubrifié. Et quand il la retirait, ne laissant que le gland entre mes petites lèvres, c’est moi qui donnais des coups de reins pour la reprendre.
- Caresse-toi, a-t-il insisté gentiment. Caresse-toi comme quand tu te masturbes.
- Tu veux ?! C’est pas vexant pour toi ? Si c’est moi qui me fais jouir ?
- Mais non ! Au contraire, que tu jouisses c’est presque meilleur pour moi que jouir. N’hésite pas, ce sera merveilleux pour nous deux.
- Oh merci ! Oui, oui, oui, ouiiiii ! ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Jamais mes quelques chevaucheurs mâles ne m’avaient proposé de me caresser. Mon orgasme a déclenché le sien. Et il avait raison, c’était merveilleux ! J’étais comblée, aussi bien voire mieux qu’après mes furieuses branlettes post-coït habituelles. Et j’avais autant apprécié sa générosité que l’absence de « ma chérie » ou « mon amour » dans ses élans de plaisir. Nous avons dormi très vite, dans les bras l’un de l’autre, quasiment l’un dans l’autre, sans la moindre nouvelle toilette. Nous avons dû laisser la fenêtre ouverte en grand, le lendemain. J’ai dû aussi porter les draps à la laverie. Il m’y a accompagnée, et nous ne nous sommes plus quittés jusqu’à la reprise des cours.
Ah oui ! Vous trouvez qu’il manque quelque chose. Je ne vous ai pas dit qui était cette perle rare. C’est ça ? Ne vous fâchez pas. Nous avons eu plus d’un bon lustre d’années heureuses après nos diplômes. J’ai promis à mon ex que je n’utiliserai pas son prénom, ni dans mes récits, ni dans mes écrits privés. Et je n’ai pas envie de lui en attribuer un quelconque. Mais rassurez-vous, ce n’est ni un Ken, ni un Kevin, lol !
(Pardon aux Ken et aux Kevin. À suivre)
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3 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Dyonisia,
C’est donc vous au sein du « club des 5 clitounettes » qui s’est vu attribuer la mission d’ouvrir le bal des confessions.
Sachez que vous l’avez fait d’une très belle manière avec ce témoignage très intimiste sur la découverte de votre corps, de vos premiers émois, de votre sexualité, de vos premières fois, mais surtout sur la découverte de la jouissance où le clitoris semble avoir un rôle prédominant.
Une sexualité qui, si je l’ai bien compris, a bien évolué depuis. Et ce que la suite de votre récit devrait nous confirmer, du moins je l’espère.
Je remercie aussi Olga d’avoir initié et de publier cette série de confessions forte intéressante.
Didier
C’est donc vous au sein du « club des 5 clitounettes » qui s’est vu attribuer la mission d’ouvrir le bal des confessions.
Sachez que vous l’avez fait d’une très belle manière avec ce témoignage très intimiste sur la découverte de votre corps, de vos premiers émois, de votre sexualité, de vos premières fois, mais surtout sur la découverte de la jouissance où le clitoris semble avoir un rôle prédominant.
Une sexualité qui, si je l’ai bien compris, a bien évolué depuis. Et ce que la suite de votre récit devrait nous confirmer, du moins je l’espère.
Je remercie aussi Olga d’avoir initié et de publier cette série de confessions forte intéressante.
Didier
Absolumment sublime!
Julie
Julie
Pour une fois, je veux être la première à commenter une de mes publications. Comme vous l'avez compris, j'ai ouvert ma page aux publications et confessions sous le thème des "confidences du clitoris". C'est pour moi un vrai bonheur que de publier un texte de Chantal, ma muse.
Je souhaite que mes lecteurs fassent l’accueil qu'il mérite à ce texte, c'est-à-dire le meilleur, à la fois sur la forme (la plume de Chantal est d'une qualité exceptionnelle) et sur le fond, car je ne pense pas être la seule à pouvoir lire son opus sans être émoustillée
Je souhaite que mes lecteurs fassent l’accueil qu'il mérite à ce texte, c'est-à-dire le meilleur, à la fois sur la forme (la plume de Chantal est d'une qualité exceptionnelle) et sur le fond, car je ne pense pas être la seule à pouvoir lire son opus sans être émoustillée
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