Il a ses yeux (3)

- Par l'auteur HDS Tounet39270 -
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Récit libertin : Il a ses yeux (3) Histoire érotique Publiée sur HDS le 20-01-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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Il a ses yeux (3)
Chapitre 3

J'ai déchiré ce putain de short. Ma bite était toujours dure, exigeante. Je ne pouvais pas la laisser comme ça. C'était une preuve de ma déchéance.Je me suis jeté sur le lit et j'ai commencé à me branler, frénétiquement. J'ai essayé de penser à Lise, de me raccrocher à son image, à son corps. Lise, dans ma tête, riait, ses cheveux bruns sur l'oreiller.
Mais l'image s'est déformée. Le rire s'est tu. Les cheveux bruns se sont éclaircis, devenant blonds. Les traits de Lise se sont affinés, devenant ceux d'Aymerick. J'ai vu ses yeux verts, non pas le regard aimant de ma femme, mais le regard brûlant et excité qu'il avait sur mes cuisses une minute plus tôt. J'ai senti la finesse de sa main autour de ma queue, la chaleur, l'audace.

Mon plaisir a explosé, violent et coupable. J'ai joui une quantité phénoménale de jus sur tout le haut de mon corps, les yeux fixant le plafond, le nom d'Aymerick hurlé silencieusement dans ma gorge à la place de celui de Lise.

Quand c'était fini, j'étais vidé, mais la peur n'était pas partie. Je m'étais menti. Je m'étais trahi. La confusion était totale. J'étais un veuf désespéré qui venait de prendre son pied en pensant à son beau-frère, le gamin aux yeux de Lise, l'homme qui avait osé me toucher.

J'ai à peine dormi cette nuit. J'avais joui en pensant à Aymerick. Ce fait, me martelait le crâne plus violemment que n'importe quelle gueule de bois.
Mon fils, Léo, ne devait revenir qu'en fin d'après-midi. J'avais toute la journée pour affronter Aymerick, ou, plus probablement, pour fuir.

J'ai mis un vieux T-shirt déchiré et un pantalon de travail lâche. Je voulais juste disparaître.
J'ai descendu les escaliers, les yeux aux aguets. Aymerick était dans la cuisine. Il était déjà habillé, jeans ajusté et t-shirt vert, si frais, si fin. Il avait l'air d'avoir bien dormi.
-Salut, Max, a-t-il lancé, sa voix à peine audible. Je t'ai fait du café.
-Merci, j'ai grogné.

J'ai pris la tasse et je me suis dirigé vers le salon, sans même le regarder. Je devais mettre une distance physique, une frontière entre ma panique et sa désinvolture troublante.
-Max, attends, a-t-il dit, sa voix s'épaississant légèrement. On peut parler de...
-Il n'y a rien à parler, Aymerick. C'était une erreur. L'alcool, le deuil. Ça ne se reproduira plus. J'ai claqué le mur de verre entre nous.

J'ai entendu ses pas légers derrière moi.
-Max, je... je ne voulais pas profiter de toi. Mais tu étais là. Et je... j'ai des sentiments. Je suis...
-Ta vie, tes problèmes. Pas les miens, j'ai coupé, brutalement. J'ai posé ma tasse sur la table basse, mes mains tremblant malgré moi.

J'ai senti son silence. Il a soupiré, un son doux mais résigné.
-D'accord, Max. Je comprends. J'efface tout. Je suis juste ton beau-frère qui fait la cuisine.

J'ai hoché la tête sans me retourner. Il est retourné à la cuisine.

La journée a été un supplice. J'essayais de lire le journal, de regarder la télé. Mais mon esprit, mon corps, tout ne pensait qu'à Aymerick. Je n'arrivais pas à me concentrer. La chaleur de sa main sur ma queue était plus réelle que l'encre des nouvelles.
À midi, il a préparé des sandwichs. Il les a posés sur la table et est remonté dans sa chambre. Nous avons déjeuné en silence. Je n'ai pas pu m'empêcher de fixer le lieu exact où sa tête reposait la nuit précédente.

Vers 15 heures, mon obsession a atteint un sommet insupportable. J'étais dans le salon. J'ai entendu le bruit caractéristique de l'eau qui s'ouvre à l'étage. La douche. Je savais qu'il était là-haut. Nu. Seul. Léo ne rentrait que dans plusieurs heures.
Mon cœur a commencé à battre furieusement contre ma poitrine. J'ai senti cette curiosité malsaine revenir, celle que j'avais réprimée toute la matinée. Je devais le voir. Je devais le revoir, juste pour m'assurer que ce n'était rien. Que ce n'était qu'un gamin.
J'ai glissé hors du salon, mes pas lourds de devenant étrangement légers. J'ai monté les marches, chaque pas étant une trahison silencieuse envers Lise. Je suis arrivé au palier. J'ai dépassé ma chambre. La porte de la salle de bain était fermée.
Mais la ventilation était allumée, et un nuage de vapeur s'échappait sous la porte. Le ventilateur était puissant, mais je savais que, si je me rapprochais, le bruit de l'eau couvrirait mes mouvements. J'ai avancé, le long du mur, comme un fantôme dans ma propre maison. J'ai atteint le chambranle de la porte. Je savais que la poignée était parfois défectueuse. J'ai pris ma respiration. Ma main s'est posée sur la poignée froide. J'ai tourné doucement.
La porte a bougé d'un demi-centimètre. Un interstice suffisant. Je me suis penché. Le verre de la cabine de douche était embué, mais la silhouette d'Aymerick était nettement visible. Son corps fin et imberbe, la ligne de son dos, la courbe de ses fesses mouillées qui avaient senti la pression de mon sexe...
Je l'ai vu lever la tête sous le jet, passant une main sur ses cheveux blonds. Ses yeux étaient fermés. Il était vulnérable, et incroyablement désirable.

Mon sexe a réagi encore une fois, malgré la peur. C'était une sensation honteuse, un voyeurisme dégradant. Mais je ne pouvais pas m'arrêter. Je suis resté là, figé, un veuf de 36 ans, observant le beau-frère qu'il avait repoussé.
Je me suis redressé soudainement, mon cœur au bord des lèvres. J'ai refermé la porte, sans un bruit. Je me suis enfui, retournant au salon. La chaleur que j'avais ressentie n'était plus seulement dans mon corps, elle était dans ma tête. Je n'arrivais pas à le détester. J'arrivais seulement à le désirer.
Je n'avais plus qu'une idée : faire venir Léo au plus vite. Car si je restais seul avec Aymerick, je ne savais plus ce que j'étais capable de faire.

J'ai dévalé les escaliers le plus vite possible, mes jambes n'obéissant qu'à une seule chose : la peur d'être découvert. Je me suis écrasé dans le canapé, reprenant ma lecture du journal, le cœur battant à tout rompre. L'image de son corps fin et mouillé dans la vapeur s'était imprimée sur ma rétine. Je venais de commettre l'acte le plus dégradant de ma vie, et la seule conséquence était que mon désir pour lui s'était multiplié.

J'ai essayé de me concentrer sur les gros titres, mais les mots dansaient. Le tissu du canapé, sous moi, m'a soudain rappelé l'endroit exact où sa tête blonde s'était posée la veille.

Cinq minutes plus tard, le bruit de l'eau s'est arrêté à l'étage. J'ai entendu le claquement du porte-serviette, puis les pas légers sur le parquet. J'ai pris le journal et l'ai levé devant mon visage, me cachant derrière la feuille. Ma couverture était pathétique.

Aymerick est descendu.
Il est entré dans le salon, sa démarche souple et silencieuse. Je l'ai senti s'arrêter, ses yeux verts fixés sur ma silhouette recroquevillée. Il portait un simple short en coton gris (ses jambes fines et bronzées étaient magnifiques) et un t-shirt noir. Il dégageait une odeur de propreté intense et de ce foutu bois de santal que j'avais entendu dans sa chambre.
-Je m'occupe de mettre une machine, Max, a-t-il dit, sa voix douce et neutre.

Je n'ai pas baissé le journal.
-Fais ce que tu veux, j'ai grogné, ma voix étouffée.
-Max.

Il s'est avancé. Il s'est arrêté juste devant moi, trop proche.
-On peut faire comme si rien ne s'était passé, Max. Je te l'ai dit, j'efface tout. Mais tu dois me parler, a-t-il insisté, avec une maturité que je ne lui reconnaissais pas.

J'ai baissé lentement le journal, mes yeux se posant sur son visage. Il était si près que je pouvais voir les gouttelettes d'eau qui restaient dans ses cheveux. Mon estomac s'est tordu de désir. La vision de son corps sous la douche était trop fraîche.
-J'ai dit non, Aymerick. J'ai été clair. Si tu as un problème, tu devrais peut-être partir !

J'ai prononcé ces mots avec une dureté glaciale. J'essayais de le chasser pour me sauver moi-même.
Aymerick a reculé d'un pas, ses yeux verts se mouillant légèrement. Mais il a tenu bon.
-Je ne pars pas, Max. Lise ne voudrait pas que je te laisse seul. Et Léo... il a besoin de moi. Je ne te mets pas la pression. Mais je reste.

Il a tourné les talons et s'est dirigé vers la cuisine pour le linge. J'ai regardé son dos mince s'éloigner, ses épaules fines semblant soudain porter tout le poids de ma maison et de mes mensonges. Mon cœur s'est serré d'une douleur double : la culpabilité de l'avoir blessé, et l'envie féroce de me lever, de le saisir par la nuque et de l'embrasser jusqu'à ce que mon nom, mon propre nom, sorte de sa bouche.

Je savais qu'il avait raison. Je devais affronter mes démons. Mais mon démon, désormais, avait des yeux verts et venait de prendre une douche. J'ai passé le reste de l'après-midi à faire les cents pas, l'esprit torturé, jusqu'à ce que l'heure de récupérer Léo arrive enfin. La présence de mon fils serait ma seule bouée de sauvetage.

Le retour de Léo a été un soulagement immédiat.

J'ai trouvé une excuse : une étagère dans le garage avait besoin d'être refixée. J'ai attrapé ma perceuse et je suis allé au garage. J'ai retiré mon T-shirt, ne gardant qu'un vieux pantalon de travail. Je me suis penché sous l'étagère, me mettant dans une position inconfortable, les épaules contractées. J'étais vulnérable, ma peau exposée, concentré sur la vis rouillée.
-Tu as besoin de lumière, Max, a murmuré Aymerick, sa voix juste derrière moi.

J'ai sursauté, ma tête cognant le bois.
-Putain, Aymerick ! Laisse-moi faire.
-Tu ne vois rien là-dessous. Je tiens la lampe.

Il s'est agenouillé juste derrière moi, me serrant contre le mur du garage. La lumière de sa lampe éclairait la zone, mais sa présence était cent fois plus dérangeante. J'étais coincé sous l'étagère, mon corps tendu, et lui était littéralement à mes fesses.
J'ai essayé de travailler, mais mes mains tremblaient. La proximité de son corps et l'odeur de sa peau étaient un supplice.
-Non, plus à droite, Max. La vis est ici.

Il a tendu sa main. Son bras, a effleuré ma taille. Et puis, au lieu de s'éloigner, sa main s'est posée, ferme, sur mon flanc. Il n'a pas bougé la main. Il a laissé le temps au contact de s'imprimer. J'ai senti la chaleur de sa paume sur ma peau. Et puis, le mouvement a commencé.
Aymerick a doucement caressé la peau tendue de mon ventre, remontant lentement vers ma poitrine. Ses doigts fins ont effleuré le faisceau de poils qui partait de mon nombril, puis ont encerclé le tatouage tribal sur mon pectoral. Le geste était soigneux, intime, presque amoureux. Il ne cherchait pas une vis. Il me cherchait moi.

J'ai lâché la perceuse. Le bruit du moteur mourant a laissé un silence assourdissant. J'étais gelé. Mon corps était immobilisé. Ses mains me caressaient, les zones que je croyais sacrées, les parties de mon corps qui étaient le symbole de ma force. J'ai senti son souffle léger sur mon dos. Il était si proche que ses lèvres devaient frôler ma peau.
-Tu es si chaud, Max, a-t-il murmuré, si fort.


Mon sexe s'est réveillé avec une violence féroce dans mon pantalon. J'ai eu un bond involontaire en avant et j’ai rampé hors de l'étagère, chancelant. Mon corps tremblait puis je me suis redressé.
J'ai regardé Aymerick. Il me fixait, ses yeux verts pleins d'un triomphe doux et dangereux. Son regard n'a pas quitté mon torse.
-J'ai mal compris, j'ai demandé, ma voix tremblante.
-Non. Tu as très bien compris, a-t-il affirmé, sa voix basse. Je suis là. Tes épaules sont plus rassurantes que le canapé, Max. Mais je sais qu'elles sont plus que ça.

Il a posé la lampe sur l'établi. Il n'a pas bougé pour me toucher à nouveau, laissant l'effet de sa caresse faire le travail. J’étais impuissant face à ce désir qui montait.

Son affirmation – « Je sais qu'elles sont plus que ça. » – a brisé la dernière digue de mon déni. La pression de ses doigts sur mon ventre, le souvenir brûlant de cette caresse interdite, tout a explosé. Je n'ai pas pu parler. Je n'ai pas pu fuir. Je ne pouvais que céder à la force brute qui me submergeait : la colère, la honte, le désir. Les trois n'étaient plus qu'une seule énergie.
Je me suis jeté sur lui. J'ai saisi Aymerick par les épaules, ces épaules fines qu'il venait de caresser, et je l'ai plaqué violemment contre le mur en briques du garage. Mes mains, faites pour manipuler le bois lourd, se sont crispées sur ses bras.
-Tais-toi ! J'ai rugi, le son brut s'échappant de ma gorge.

J'ai écrasé ma bouche contre la sienne. Ce n'était pas un baiser ; c'était un assaut furieux, un mélange de rage et d'urgence sexuelle. Ma barbe rugueuse éraflait son visage imberbe. Ma langue a exigé l'accès à sa bouche, trouvant la sienne, avide, répondant avec une soumission et une passion qui m'ont coupé le souffle. J'ai senti son corps mince se tasser contre le mur, mais il ne s'est pas débattu. Au contraire, ses bras se sont enroulés autour de ma taille musclée et il a tiré mon corps contre lui. Ma queue plus que dure, massive, est devenue douloureuse.
Mon poing a glissé de son épaule pour saisir son entrejambe, pressant ses fesses fines contre la dureté de ma bite. Je voulais tout, tout de suite. Le temps s'était arrêté, il n'y avait plus que la chaleur, l'odeur de propre d'Aymerick contre le musc de ma peau en sueur.
C'est là que j'ai entendu la voix, petite et claire, juste derrière nous, à l'entrée du garage.
-Papa ? Tonton Aymerick ?

J'ai bondi en arrière comme si j'avais été électrocuté, brisant le baiser. Mon cœur s'est arrêté net. Léo se tenait là, dans son pyjama fixant le spectacle : moi, Maximilien, la bosse immense dans mon pantalon de travail, mon beau-frère adossé au mur, le souffle coupé, les lèvres rouges et humides.
-Qu'est-ce que vous faites ? a demandé Léo, sa voix pleine de la curiosité innocente.

J'étais paralysé. Le sang s'est retiré de mon visage. La honte, la peur, et la violence de mon désir non assouvi m'ont rendu muet. Mon cerveau était une page blanche, incapable de former un mot, une excuse, une défense. Heureusement, Aymerick, malgré le choc, a réagi immédiatement. Il s'est redressé, a lissé son t-shirt d'un geste nerveux, et s'est avancé vers Léo, adoptant une attitude douce et protectrice.
-Rien, mon grand. C'est rien, a dit Aymerick d'une voix calme, mais un peu essoufflée.

Il s'est tourné vers l'établi, désignant la perceuse et le mur.
-Papa avait une épine dans le doigt en travaillant, à cause du bois. Regarde.

Aymerick a pris ma grosse main calleuse et l'a montrée à Léo.
-J'étais en train de lui souffler dessus, très fort, pour aider. Comme font les mamans pour les gros bobos. C'est un truc de grand, on fait ça pour la douleur, a-t-il affirmé avec une assurance stupéfiante.
Léo a regardé ma main, puis mon torse nu, puis mon pantalon de travail.
-Ah. Ça va mieux, Papa ?

J'ai réussi à hocher la tête, incapable de former une syllabe. J'avais la bouche sèche. Aymerick a souri à Léo.
-Oui, ça va beaucoup mieux. Mais il faut que tu retournes au lit, maintenant. Tu as besoin de dormir pour grandir et être fort, comme ton papa. Aymerick a pris la petite main de Léo. Il m'a jeté un regard rapide, un regard qui disait : Je t'ai sauvé, Max. Mais je n'ai pas oublié.
Ils sont sortis du garage, Aymerick guidant Léo vers les escaliers.

Je suis resté là, seul, mes yeux fixant l'endroit où la bouche d'Aymerick avait été. La perceuse était au sol. Mon T-shirt, à mes pieds. La vérité venait d'être enterrée sous un mensonge innocent, et j'étais désormais prisonnier de la complicité d'Aymerick.

Fin du chapitre 3.

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