Il a ses yeux (4)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Il a ses yeux (4)
Chapitre 4
J'ai réussi à hocher la tête, incapable de former une syllabe. J'avais la bouche sèche. Aymerick a souri à Léo.
-Oui, ça va beaucoup mieux. Mais il faut que tu retournes au lit, maintenant. Tu as besoin de dormir pour grandir et être fort, comme ton papa. Aymerick a pris la petite main de Léo. Il m'a jeté un regard rapide, un regard qui disait : Je t'ai sauvé, Max. Mais je n'ai pas oublié.
Ils sont sortis du garage, Aymerick guidant Léo vers les escaliers.
Je suis resté là, seul, mes yeux fixant l'endroit où la bouche d'Aymerick avait été. La perceuse était au sol. Mon T-shirt, à mes pieds. La vérité venait d'être enterrée sous un mensonge innocent, et j'étais désormais prisonnier de la complicité d'Aymerick.
Je n'ai pas pu rester dans le garage. La seconde où Aymerick est remonté avec Léo, j'ai saisi mon vieux T-shirt, j'ai attrapé mes clés, et j'ai fui. Je n'ai pas couru. J'ai marché. J'ai marché pendant une heure dans la nuit noire, le froid engourdissant la chaleur honteuse qui me brûlait l'entrejambe. Je me suis dit que la sueur, la fatigue, allaient effacer le goût de sa bouche, la sensation de mon propre corps se déchaînant contre le sien. Rien n'a marché. J'étais un homme perdu.
Quand je suis rentré, une heure plus tard, la maison était silencieuse. J'ai monté les marches. J'ai vérifié la chambre d'Aymerick. La porte était fermée. J'ai posé ma main sur la poignée. Verrouillée. Il s'était protégé. Ou il se protégeait de moi.
Le matin s'est levé, gris et lourd.
J'ai descendu les escaliers, mes muscles endoloris par la marche et la tension. Je me suis dirigé vers la cuisine, prêt à affronter la guerre. Mais la scène était celle d'une famille normale. Aymerick préparait les tartines de Léo. Il portait un col roulé gris et un jean propre. Il n'y avait aucune trace de la violence de la veille sur son visage, hormis peut-être une pâleur accrue autour de ses yeux verts magnifiques.
-Bonjour Papa, m'a dit Léo, tout joyeux. Tonton Aymerick a dit que j'avais très bien dormi.
-Bonjour Léo. Bonjour, Aymerick.
J'ai prononcé son nom avec une difficulté physique. Je n'ai pas pu le regarder en face. J'ai pris mon café et je me suis assis. Aymerick s'est occupé de Léo, lui parlant de son professeur et de l'école. Devant mon fils, il était le parfait tonton, la barrière infranchissable entre la perturbation et la réalité. Mais le silence entre nous était un hurlement. Puis, nos regards se sont croisés au-dessus de la tête de Léo. Un éclair, rapide, brûlant. Il n'y avait pas de sourire de sa part, juste une compréhension totale et une sorte de défi posé dans ses yeux verts.
-J'espère que tu as pu te reposer un peu cette nuit, Max. Tu avais l'air... tendu hier. Le travail du bois demande beaucoup d'efforts, a-t-il dit, en me tendant mon déjeuner dans une boîte.
Tendu. L'effort. Le double sens était si évident que mon cœur a fait un bond. Je savais qu'il parlait de mon corps qui s'était bandé, de la violence de mon baiser, et de la force que j'avais mise à le plaquer contre le mur.
-J'ai réussi à me détendre, j'ai répondu, ma voix grave.
Il a souri, ce sourire léger et trompeur.
-Ah, tant mieux. On ne peut pas garder un secret trop longtemps sans que ça finisse par peser lourd, n'est-ce pas ?
Le secret. Notre secret. Le mensonge inventé pour Léo, et le mensonge que j'essayais de me faire à moi-même. J'ai senti mon sexe bandé d’un coup, en pleine cuisine, sous mon pantalon de travail. La présence de Léo, mon fils, ne suffisait plus à me protéger. Le jeu d'Aymerick était trop dangereux, trop efficace.
-Léo, dépêche-toi. On est en retard, j'ai dit, me levant brusquement.
Aymerick a mis un manteau léger.
-Je le dépose, Max. Tu as l'air d'avoir une grosse journée. Ne rentre pas tard. On a une étagère à finir dans le garage.
Le rappel brutal de la scène du garage, de ma chute violente entre ses mains, a failli me faire vaciller.
-D'accord, j'ai marmonné.
Je l'ai regardé prendre la main de Léo. Je n'ai pas osé le toucher, ne serait-ce que pour l'écarter. Il m'a jeté un dernier regard par-dessus l'épaule, ses yeux vert brillant d'une intensité malsaine.
J'ai saisi mes clés et ma boîte à lunch. Je suis monté dans mon pick-up. J'ai démarré. J'étais en fuite, une fois de plus. Le travail ne serait pas un refuge, car partout où j'allais, le fantôme de Lise était remplacé par le désir brûlant et le regard provocateur d'Aymerick.
La journée de travail n'avait été qu'une attente sourde. Je suis rentré tard, mes muscles lourds, mais mon esprit bouillonnant d'une seule chose : l'heure de la réparation de l'étagère. Je savais que ce soir, je devais affronter Aymerick, me montrer l'homme fort qui prenait les décisions, même si mon corps ne voulait que céder.
Aymerick était déjà dans la cuisine. L'odeur d'un plat mijoté flottait dans l'air. Léo jouait calmement dans le salon. Une fois de plus, le calme de la maison était une torture. Le dîner fut bref. Je n'ai pas dit un mot. Aymerick, lui, évitait tout regard, son silence étant sa propre forme de pression.
L'heure du coucher de Léo est arrivée. C'était mon moment.
-Je m'en occupe, Aymerick, j'ai dit d'une voix neutre, me levant.
J'ai pris Léo et je suis monté. Je l'ai mis dans son lit et j'ai pris une grande inspiration. J'ai commencé à lui raconter une histoire de chevaliers et de dragons, mais les mots n'étaient que des coquilles vides. Mes pensées étaient avec Aymerick, en bas. J'étais en train de me préparer à la confrontation, à poser des limites claires, quitte à lui demander de partir, même si l'idée m'arrachait le ventre.
Je l'ai embrassé sur le front, puis je suis descendu. J'ai senti la montée d'adrénaline. Il fallait que je sois brutalement honnête. Avec lui. Avec moi-même. J'ai trouvé Aymerick en train de ranger le dernier couvert.
-Écoute, Aymerick, j'ai commencé, ma voix grave. Il faut qu'on parle. De ce qui s'est passé dans le garage, de…
Toc. Toc. Toc.
On a frappé à la porte d'entrée. Une frappe nette, autoritaire. Aymerick a tourné la tête, l'air à la fois agacé et surpris.
-Qui est-ce ?
-Je vais voir.
J'ai marché jusqu'à la porte, la colère et l'adrénaline se mêlant à une frustration soudaine. J'ai tiré le lourd battant en bois. Devant moi se tenait un jeune homme. 25 ans, tout au plus. Il était blond, dans un style plus raffiné qu'Aymerick, vêtu d'une chemise impeccablement repassée. Il était beau, avec un sourire facile. Un type qui ne sentait pas le bois et la sueur.
-Bonsoir, je cherche Aymerick. Il est prêt ?
J'ai senti une glace se former dans mon ventre.
-C'est... c'est pour toi, Aymerick, j'ai dit, ma voix raide.
Aymerick est apparu, son visage s'est éclairé. Un sourire, un vrai sourire, pas celui de la politesse forcée.
-Arnaud ! Tu es à l'heure !
Le jeune homme s'est avancé. Il a salué Aymerick avec une familiarité choquante. La bise. Ce n'était pas un simple effleurement de joues. Leurs visages sont restés pressés l'un contre l'autre une seconde de trop, leurs bouches si proches qu'elles se sont pratiquement effleurées. J'ai vu l'intimité, la légèreté de ce contact. C'était l'accueil d'un amant, d'un proche, d'une priorité.
Mon sang s'est mis à bouillir.
-Oui, je suis prêt. On y va, Arnaud.
Aymerick a pris une veste légère sur le porte-manteau. Il m'a regardé, moi.
-Je ne rentre pas trop tard, Max. J'ai fini la vaisselle. Dis bonne nuit à Léo pour moi.
-Où... où tu vas ? ai-je réussi à demander.
-Je sors, Max. J'ai une vie, tu sais.
Il m'a fait un signe de tête, rapide et détaché. Il est sorti. Paul a souri poliment et a refermé la porte derrière lui. J'étais seul dans le couloir, le cœur dévoré par une rage possessive et une jalousie que je n'aurais jamais cru pouvoir ressentir.
Il a une vie.
Ce contact, ce baiser intime, cette légèreté avec un autre homme... J'avais cru que notre tension, notre secret, le baiser violent dans le garage, signifiaient quelque chose. Mais pour lui, ce n'était qu'un jeu, un exutoire passager avant de retrouver sa vraie vie.
Je suis rentré dans le salon. J'ai serré mes poings jusqu'à ce que mes jointures blanchissent. J'ai regardé le canapé, le lieu de mon mensonge. J'ai regardé le couloir, le lieu de mon humiliation. Je ne savais plus qui j'étais. Hétérosexuel ? Homophobe ? Ce qui était certain, c'est que je venais de découvrir que j'étais un homme jaloux, un homme qui voulait posséder le corps mince et le regard vert d'Aymerick.
J'ai pris une bière. Je l'ai vidée d'une traite.
Je suis resté assis, dans le noir, le silence revenant me dévorer. J'allais attendre. J'allais attendre le retour d'Aymerick. Et cette fois, la confrontation ne serait pas brisée par un enfant ou une sonnette.
J'ai attendu deux heures dans le salon, la bière chaude, la rage froide. J'étais un chien de garde jaloux et confus. Je m'étais humilié dans le garage, Aymerick m'avait sauvé devant Léo, puis il était parti avec un gamin beau et disponible qui sentait le parfum cher. J'étais en colère.
J'ai entendu le bruit léger de la porte d'entrée qui s'ouvrait, vers minuit et demi. J'ai bondi du canapé. Aymerick a refermé la porte, son visage détendu, ses yeux verts. Il a sursauté en me voyant.
-Max ! Tu es encore là ? J'ai cru que tu étais couché.
-Non, j'ai dit, ma voix était un grondement sourd. Je t'attendais. Qui est ce type ?
-Quel type ? Arnaud ?
-Le type qui te fait la bise comme un putain de petit ami ! Qu'est-ce que vous faisiez ?
J'ai avancé, mon corps se déployant dans la petite lumière du couloir. Ma colère bouillait, alimentée par la jalousie que je ne savais pas nommer. Aymerick m'a regardé, et au lieu de s'alarmer, il a fait une chose stupéfiante. Il a ri. Un rire léger, amusé, qui m'a déstabilisé.
-Tu es jaloux, Max ? Vraiment ?
-Je ne suis pas jaloux ! J'ai hurlé, me trahissant immédiatement. Je veux savoir pourquoi tu me traînes dans tes histoires !
Aymerick a mis ses mains sur ma taille.
-D'accord, respire. Arnaud est un ami. On a monté un partenariat. Il fait du graphisme, il va m'aider à lancer ma nouvelle chaîne de tutoriels de produits cosmétiques pour homme. C'est du travail, Max. On était en réunion. Tu t'imagines des choses.
-Je m'imagine des choses ? Tu m'as embrassé contre le mur du garage ! Tu t'es mis à me toucher alors que mon gamin était à l'étage ! Et tu pars en me disant que tu as une vie !
Aymerick s'est approché. Il a ignoré mes cris. Il a levé sa main, et ses doigts, fins et doux, ont caressé ma barbe rugueuse, puis mon menton.
-Tu es mignon quand tu es en colère, Max. Et tellement possessif.
Mon corps, malgré ma rage, s'est détendu immédiatement sous son contact. La colère s'est transformée en une vague d'excitation chaude. Il a souri et a posé sa bouche sur la mienne. Ce baiser n'avait pas la violence du premier, mais la certitude d'un homme qui sait ce qu'il veut et ce que l'autre veut aussi. J'ai répondu avec toute la frustration accumulée.
Les vêtements ont commencé à voler. Le col roulé gris d'Aymerick a été arraché, suivi de son pantalon, puis du mien, déchiré dans la précipitation. Nous étions nus, au milieu du salon. Nos corps se sont rejoints avec une force animale. J'ai basculé Aymerick sur le canapé. Mon corps recouvrait sa finesse lisse. J'ai senti la sensation du contact direct. J'ai retourné Aymerick et je me suis assis sur le canapé. Aymerick, haletant, a obéi à mes gestes.
Il s'est assis sur moi, à califourchon, face à mon visage. J'ai entouré sa taille mince de mes bras. Mon sexe tendu, massif, a rencontré la rondeur de ses fesses sous la seule résistance de sa peau. Nous avons commencé à nous frotter l’un contre l’autre dans un mouvement de va et vient, un mouvement primitif, intense. Je poussais contre lui, sentant la friction délicieuse. J'ai enfoui ma tête contre son cou, respirant l'odeur du bois de santal et de l'effort. C'était brutal, magnifique, et total.
Le plaisir est monté, incontrôlable. Je sentais la chaleur, la pression de ses fesses contre moi, et l'image de Lise, d’Arnaud, du deuil, a disparu. Il n'y avait plus qu'Aymerick et moi.
Le paroxysme est arrivé comme un choc électrique. Je me suis cambré. J'ai éjaculé avec une puissance aveugle, mon sperme se répandant contre le bas de son dos, sans que mes mains n'aient jamais eu à me toucher. Le plaisir était si intense que mon corps hurlait.
Aymerick a poussé un cri, s'est écrasé sur moi, le souffle court.
Quand la vague s'est retirée, nous sommes restés là, nus, moites, le corps collé. Aymerick a explosé de rire, un rire nerveux et libérateur. J'ai ri avec lui, un rire d'homme vaincu, d'homme sauvé. J'ai regardé Aymerick et je l'ai embrassé longuement, un baiser tendre, cette fois. Nous étions vidés.
-Je suis crevé, j'ai murmuré contre son cou.
-Moi aussi, a-t-il répondu.
Nous sommes restés blottis quelques minutes. Puis, Aymerick s'est redressé, a ramassé quelques vêtements et m'a embrassé une dernière fois sur la joue.
-Bonne nuit, Max. Je vais dormir dans mon lit, ça vaut mieux je crois.
Il est sorti du salon, me laissant seul, nu, au milieu du désordre, sur le canapé de Lise. Il avait mis une limite, un point final à cette première nuit. Mais je savais qu'il reviendrait.
Je me suis réveillé brusquement, avant l'aube, le corps courbaturé, mais l'esprit étrangement clair. J'étais seul dans mon lit. Le souvenir de la nuit passée – le rire, la rage, la chaleur de ma jouissance contre le dos d'Aymerick – était si vif qu'il me faisait mal.
J'ai enfilé un vieux peignoir et je suis descendu. Par habitude, je me serais laissé tomber dans le canapé. Par honte et agitation, je me suis dirigé vers la cuisine. J'ai préparé du café et j'ai sorti les tartines. Pour la première fois depuis des semaines, c'était moi qui faisais le petit-déjeuner. J'étais en train de faire griller les tranches de pain quand Aymerick est descendu. Il portait un simple t-shirt blanc et un pantalon de survêtement. Il était pâle. Ses yeux verts sont tombés sur moi, puis sur la table dressée. Un malaise épais s'est installé, si lourd qu'il aurait pu être coupé au couteau. Je n'ai pas osé parler. Je l'ai simplement regardé, essayant de décoder le sien : honte ? regret ? désir ?
Il a brisé le silence.
-Bonjour, Max.
-Bonjour, Aymerick.
C'est tout ce que nous avons pu dire. Nous étions deux étrangers qui partageaient le souvenir du moment le plus intime et le plus tabou de leur vie. Léo est descendu, brisant la tension par sa simple présence innocente.
-Papa ! Tu fais la cuisine ? Tonton Aymerick, tu as bien dormi ?
-Très bien, mon grand, a menti Aymerick.
Léo s'est installé. Et puis, la question que je redoutais.
-Papa, hier soir, j'ai entendu des cris très forts. J'ai cru que tu étais en colère contre Tonton Aymerick. Vous vous êtes disputés ?
Mon cœur a bondi dans ma poitrine poilue. Des cris. C'était la rage, le rire, et mon propre cri de jouissance que mon fils avait entendu. Je n'ai pas pu laisser Aymerick mentir cette fois. Je devais prendre le contrôle de l'histoire.
-Non, mon cœur, j'ai dit en souriant, m'approchant d'Aymerick. On n'était pas en colère. On regardait un vieux film d'horreur. Tu sais, les vieux films font des bruits bizarres. Je me suis penché sur Aymerick. J'ai déposé un bisou rapide sur sa joue. Un geste simple, familial, mais qui, pour moi, était un sceau.
-On est les meilleurs amis, Léo. N'est-ce pas, Tonton Aymerick ?
Aymerick a compris mon jeu. Il a souri, ses yeux verts lançant un éclair de surprise et de reconnaissance.
-Les meilleurs amis, Léo, a-t-il affirmé.
J'ai senti la chaleur de ma lèvre sur sa joue, ce baiser platonique étant l'endroit où nous avions eu notre échange le plus violent quelques heures auparavant. C'était délicieux, cette hypocrisie publique. Le reste du petit-déjeuner s'est déroulé sous le masque de la normalité.
L'heure de partir pour l'école est arrivée.
-On y va, Léo. Prends ton sac.
J'ai pris mes clés et mon blouson. Léo est sorti, excité à l'idée de retrouver ses amis. Je l'ai fait monter dans mon pick-up.
-Attends-moi deux secondes, Léo. J'ai oublié un truc.
J'ai claqué la porte du pick-up et je suis retourné dans la maison. Aymerick était à la fenêtre, regardant Léo.
Je me suis approché de lui par-derrière. J'ai posé mes mains lourdes sur ses hanches. Il a sursauté, mais n'a pas résisté. Il s'est tourné vers moi.
-Max, Léo attend...
Je n'ai pas cherché à parler. J'ai attrapé sa nuque et j'ai collé ma bouche à la sienne. Ce baiser était avide, rapide, une confession totale. Je lui ai donné ma langue, lui rappelant toute la nuit. Mon corps a pressé le sien contre le mur. J'ai rompu le baiser. Mon cœur battait à tout rompre.
-À ce soir, Aymerick, j'ai murmuré, ma voix pleine de la promesse implicite de l'étagère non réparée.
-À ce soir, Max, a-t-il répondu, le visage bouleversé.
J'ai couru hors de la maison, le goût de sa bouche sur mes lèvres. Je suis monté dans le pick-up. Léo ne s'était aperçu de rien.
J'étais un homme nouveau, un homme qui allait travailler, mais qui avait désormais un secret brûlant qui l'attendait à la maison.
Fin du chapitre 4.
J'ai réussi à hocher la tête, incapable de former une syllabe. J'avais la bouche sèche. Aymerick a souri à Léo.
-Oui, ça va beaucoup mieux. Mais il faut que tu retournes au lit, maintenant. Tu as besoin de dormir pour grandir et être fort, comme ton papa. Aymerick a pris la petite main de Léo. Il m'a jeté un regard rapide, un regard qui disait : Je t'ai sauvé, Max. Mais je n'ai pas oublié.
Ils sont sortis du garage, Aymerick guidant Léo vers les escaliers.
Je suis resté là, seul, mes yeux fixant l'endroit où la bouche d'Aymerick avait été. La perceuse était au sol. Mon T-shirt, à mes pieds. La vérité venait d'être enterrée sous un mensonge innocent, et j'étais désormais prisonnier de la complicité d'Aymerick.
Je n'ai pas pu rester dans le garage. La seconde où Aymerick est remonté avec Léo, j'ai saisi mon vieux T-shirt, j'ai attrapé mes clés, et j'ai fui. Je n'ai pas couru. J'ai marché. J'ai marché pendant une heure dans la nuit noire, le froid engourdissant la chaleur honteuse qui me brûlait l'entrejambe. Je me suis dit que la sueur, la fatigue, allaient effacer le goût de sa bouche, la sensation de mon propre corps se déchaînant contre le sien. Rien n'a marché. J'étais un homme perdu.
Quand je suis rentré, une heure plus tard, la maison était silencieuse. J'ai monté les marches. J'ai vérifié la chambre d'Aymerick. La porte était fermée. J'ai posé ma main sur la poignée. Verrouillée. Il s'était protégé. Ou il se protégeait de moi.
Le matin s'est levé, gris et lourd.
J'ai descendu les escaliers, mes muscles endoloris par la marche et la tension. Je me suis dirigé vers la cuisine, prêt à affronter la guerre. Mais la scène était celle d'une famille normale. Aymerick préparait les tartines de Léo. Il portait un col roulé gris et un jean propre. Il n'y avait aucune trace de la violence de la veille sur son visage, hormis peut-être une pâleur accrue autour de ses yeux verts magnifiques.
-Bonjour Papa, m'a dit Léo, tout joyeux. Tonton Aymerick a dit que j'avais très bien dormi.
-Bonjour Léo. Bonjour, Aymerick.
J'ai prononcé son nom avec une difficulté physique. Je n'ai pas pu le regarder en face. J'ai pris mon café et je me suis assis. Aymerick s'est occupé de Léo, lui parlant de son professeur et de l'école. Devant mon fils, il était le parfait tonton, la barrière infranchissable entre la perturbation et la réalité. Mais le silence entre nous était un hurlement. Puis, nos regards se sont croisés au-dessus de la tête de Léo. Un éclair, rapide, brûlant. Il n'y avait pas de sourire de sa part, juste une compréhension totale et une sorte de défi posé dans ses yeux verts.
-J'espère que tu as pu te reposer un peu cette nuit, Max. Tu avais l'air... tendu hier. Le travail du bois demande beaucoup d'efforts, a-t-il dit, en me tendant mon déjeuner dans une boîte.
Tendu. L'effort. Le double sens était si évident que mon cœur a fait un bond. Je savais qu'il parlait de mon corps qui s'était bandé, de la violence de mon baiser, et de la force que j'avais mise à le plaquer contre le mur.
-J'ai réussi à me détendre, j'ai répondu, ma voix grave.
Il a souri, ce sourire léger et trompeur.
-Ah, tant mieux. On ne peut pas garder un secret trop longtemps sans que ça finisse par peser lourd, n'est-ce pas ?
Le secret. Notre secret. Le mensonge inventé pour Léo, et le mensonge que j'essayais de me faire à moi-même. J'ai senti mon sexe bandé d’un coup, en pleine cuisine, sous mon pantalon de travail. La présence de Léo, mon fils, ne suffisait plus à me protéger. Le jeu d'Aymerick était trop dangereux, trop efficace.
-Léo, dépêche-toi. On est en retard, j'ai dit, me levant brusquement.
Aymerick a mis un manteau léger.
-Je le dépose, Max. Tu as l'air d'avoir une grosse journée. Ne rentre pas tard. On a une étagère à finir dans le garage.
Le rappel brutal de la scène du garage, de ma chute violente entre ses mains, a failli me faire vaciller.
-D'accord, j'ai marmonné.
Je l'ai regardé prendre la main de Léo. Je n'ai pas osé le toucher, ne serait-ce que pour l'écarter. Il m'a jeté un dernier regard par-dessus l'épaule, ses yeux vert brillant d'une intensité malsaine.
J'ai saisi mes clés et ma boîte à lunch. Je suis monté dans mon pick-up. J'ai démarré. J'étais en fuite, une fois de plus. Le travail ne serait pas un refuge, car partout où j'allais, le fantôme de Lise était remplacé par le désir brûlant et le regard provocateur d'Aymerick.
La journée de travail n'avait été qu'une attente sourde. Je suis rentré tard, mes muscles lourds, mais mon esprit bouillonnant d'une seule chose : l'heure de la réparation de l'étagère. Je savais que ce soir, je devais affronter Aymerick, me montrer l'homme fort qui prenait les décisions, même si mon corps ne voulait que céder.
Aymerick était déjà dans la cuisine. L'odeur d'un plat mijoté flottait dans l'air. Léo jouait calmement dans le salon. Une fois de plus, le calme de la maison était une torture. Le dîner fut bref. Je n'ai pas dit un mot. Aymerick, lui, évitait tout regard, son silence étant sa propre forme de pression.
L'heure du coucher de Léo est arrivée. C'était mon moment.
-Je m'en occupe, Aymerick, j'ai dit d'une voix neutre, me levant.
J'ai pris Léo et je suis monté. Je l'ai mis dans son lit et j'ai pris une grande inspiration. J'ai commencé à lui raconter une histoire de chevaliers et de dragons, mais les mots n'étaient que des coquilles vides. Mes pensées étaient avec Aymerick, en bas. J'étais en train de me préparer à la confrontation, à poser des limites claires, quitte à lui demander de partir, même si l'idée m'arrachait le ventre.
Je l'ai embrassé sur le front, puis je suis descendu. J'ai senti la montée d'adrénaline. Il fallait que je sois brutalement honnête. Avec lui. Avec moi-même. J'ai trouvé Aymerick en train de ranger le dernier couvert.
-Écoute, Aymerick, j'ai commencé, ma voix grave. Il faut qu'on parle. De ce qui s'est passé dans le garage, de…
Toc. Toc. Toc.
On a frappé à la porte d'entrée. Une frappe nette, autoritaire. Aymerick a tourné la tête, l'air à la fois agacé et surpris.
-Qui est-ce ?
-Je vais voir.
J'ai marché jusqu'à la porte, la colère et l'adrénaline se mêlant à une frustration soudaine. J'ai tiré le lourd battant en bois. Devant moi se tenait un jeune homme. 25 ans, tout au plus. Il était blond, dans un style plus raffiné qu'Aymerick, vêtu d'une chemise impeccablement repassée. Il était beau, avec un sourire facile. Un type qui ne sentait pas le bois et la sueur.
-Bonsoir, je cherche Aymerick. Il est prêt ?
J'ai senti une glace se former dans mon ventre.
-C'est... c'est pour toi, Aymerick, j'ai dit, ma voix raide.
Aymerick est apparu, son visage s'est éclairé. Un sourire, un vrai sourire, pas celui de la politesse forcée.
-Arnaud ! Tu es à l'heure !
Le jeune homme s'est avancé. Il a salué Aymerick avec une familiarité choquante. La bise. Ce n'était pas un simple effleurement de joues. Leurs visages sont restés pressés l'un contre l'autre une seconde de trop, leurs bouches si proches qu'elles se sont pratiquement effleurées. J'ai vu l'intimité, la légèreté de ce contact. C'était l'accueil d'un amant, d'un proche, d'une priorité.
Mon sang s'est mis à bouillir.
-Oui, je suis prêt. On y va, Arnaud.
Aymerick a pris une veste légère sur le porte-manteau. Il m'a regardé, moi.
-Je ne rentre pas trop tard, Max. J'ai fini la vaisselle. Dis bonne nuit à Léo pour moi.
-Où... où tu vas ? ai-je réussi à demander.
-Je sors, Max. J'ai une vie, tu sais.
Il m'a fait un signe de tête, rapide et détaché. Il est sorti. Paul a souri poliment et a refermé la porte derrière lui. J'étais seul dans le couloir, le cœur dévoré par une rage possessive et une jalousie que je n'aurais jamais cru pouvoir ressentir.
Il a une vie.
Ce contact, ce baiser intime, cette légèreté avec un autre homme... J'avais cru que notre tension, notre secret, le baiser violent dans le garage, signifiaient quelque chose. Mais pour lui, ce n'était qu'un jeu, un exutoire passager avant de retrouver sa vraie vie.
Je suis rentré dans le salon. J'ai serré mes poings jusqu'à ce que mes jointures blanchissent. J'ai regardé le canapé, le lieu de mon mensonge. J'ai regardé le couloir, le lieu de mon humiliation. Je ne savais plus qui j'étais. Hétérosexuel ? Homophobe ? Ce qui était certain, c'est que je venais de découvrir que j'étais un homme jaloux, un homme qui voulait posséder le corps mince et le regard vert d'Aymerick.
J'ai pris une bière. Je l'ai vidée d'une traite.
Je suis resté assis, dans le noir, le silence revenant me dévorer. J'allais attendre. J'allais attendre le retour d'Aymerick. Et cette fois, la confrontation ne serait pas brisée par un enfant ou une sonnette.
J'ai attendu deux heures dans le salon, la bière chaude, la rage froide. J'étais un chien de garde jaloux et confus. Je m'étais humilié dans le garage, Aymerick m'avait sauvé devant Léo, puis il était parti avec un gamin beau et disponible qui sentait le parfum cher. J'étais en colère.
J'ai entendu le bruit léger de la porte d'entrée qui s'ouvrait, vers minuit et demi. J'ai bondi du canapé. Aymerick a refermé la porte, son visage détendu, ses yeux verts. Il a sursauté en me voyant.
-Max ! Tu es encore là ? J'ai cru que tu étais couché.
-Non, j'ai dit, ma voix était un grondement sourd. Je t'attendais. Qui est ce type ?
-Quel type ? Arnaud ?
-Le type qui te fait la bise comme un putain de petit ami ! Qu'est-ce que vous faisiez ?
J'ai avancé, mon corps se déployant dans la petite lumière du couloir. Ma colère bouillait, alimentée par la jalousie que je ne savais pas nommer. Aymerick m'a regardé, et au lieu de s'alarmer, il a fait une chose stupéfiante. Il a ri. Un rire léger, amusé, qui m'a déstabilisé.
-Tu es jaloux, Max ? Vraiment ?
-Je ne suis pas jaloux ! J'ai hurlé, me trahissant immédiatement. Je veux savoir pourquoi tu me traînes dans tes histoires !
Aymerick a mis ses mains sur ma taille.
-D'accord, respire. Arnaud est un ami. On a monté un partenariat. Il fait du graphisme, il va m'aider à lancer ma nouvelle chaîne de tutoriels de produits cosmétiques pour homme. C'est du travail, Max. On était en réunion. Tu t'imagines des choses.
-Je m'imagine des choses ? Tu m'as embrassé contre le mur du garage ! Tu t'es mis à me toucher alors que mon gamin était à l'étage ! Et tu pars en me disant que tu as une vie !
Aymerick s'est approché. Il a ignoré mes cris. Il a levé sa main, et ses doigts, fins et doux, ont caressé ma barbe rugueuse, puis mon menton.
-Tu es mignon quand tu es en colère, Max. Et tellement possessif.
Mon corps, malgré ma rage, s'est détendu immédiatement sous son contact. La colère s'est transformée en une vague d'excitation chaude. Il a souri et a posé sa bouche sur la mienne. Ce baiser n'avait pas la violence du premier, mais la certitude d'un homme qui sait ce qu'il veut et ce que l'autre veut aussi. J'ai répondu avec toute la frustration accumulée.
Les vêtements ont commencé à voler. Le col roulé gris d'Aymerick a été arraché, suivi de son pantalon, puis du mien, déchiré dans la précipitation. Nous étions nus, au milieu du salon. Nos corps se sont rejoints avec une force animale. J'ai basculé Aymerick sur le canapé. Mon corps recouvrait sa finesse lisse. J'ai senti la sensation du contact direct. J'ai retourné Aymerick et je me suis assis sur le canapé. Aymerick, haletant, a obéi à mes gestes.
Il s'est assis sur moi, à califourchon, face à mon visage. J'ai entouré sa taille mince de mes bras. Mon sexe tendu, massif, a rencontré la rondeur de ses fesses sous la seule résistance de sa peau. Nous avons commencé à nous frotter l’un contre l’autre dans un mouvement de va et vient, un mouvement primitif, intense. Je poussais contre lui, sentant la friction délicieuse. J'ai enfoui ma tête contre son cou, respirant l'odeur du bois de santal et de l'effort. C'était brutal, magnifique, et total.
Le plaisir est monté, incontrôlable. Je sentais la chaleur, la pression de ses fesses contre moi, et l'image de Lise, d’Arnaud, du deuil, a disparu. Il n'y avait plus qu'Aymerick et moi.
Le paroxysme est arrivé comme un choc électrique. Je me suis cambré. J'ai éjaculé avec une puissance aveugle, mon sperme se répandant contre le bas de son dos, sans que mes mains n'aient jamais eu à me toucher. Le plaisir était si intense que mon corps hurlait.
Aymerick a poussé un cri, s'est écrasé sur moi, le souffle court.
Quand la vague s'est retirée, nous sommes restés là, nus, moites, le corps collé. Aymerick a explosé de rire, un rire nerveux et libérateur. J'ai ri avec lui, un rire d'homme vaincu, d'homme sauvé. J'ai regardé Aymerick et je l'ai embrassé longuement, un baiser tendre, cette fois. Nous étions vidés.
-Je suis crevé, j'ai murmuré contre son cou.
-Moi aussi, a-t-il répondu.
Nous sommes restés blottis quelques minutes. Puis, Aymerick s'est redressé, a ramassé quelques vêtements et m'a embrassé une dernière fois sur la joue.
-Bonne nuit, Max. Je vais dormir dans mon lit, ça vaut mieux je crois.
Il est sorti du salon, me laissant seul, nu, au milieu du désordre, sur le canapé de Lise. Il avait mis une limite, un point final à cette première nuit. Mais je savais qu'il reviendrait.
Je me suis réveillé brusquement, avant l'aube, le corps courbaturé, mais l'esprit étrangement clair. J'étais seul dans mon lit. Le souvenir de la nuit passée – le rire, la rage, la chaleur de ma jouissance contre le dos d'Aymerick – était si vif qu'il me faisait mal.
J'ai enfilé un vieux peignoir et je suis descendu. Par habitude, je me serais laissé tomber dans le canapé. Par honte et agitation, je me suis dirigé vers la cuisine. J'ai préparé du café et j'ai sorti les tartines. Pour la première fois depuis des semaines, c'était moi qui faisais le petit-déjeuner. J'étais en train de faire griller les tranches de pain quand Aymerick est descendu. Il portait un simple t-shirt blanc et un pantalon de survêtement. Il était pâle. Ses yeux verts sont tombés sur moi, puis sur la table dressée. Un malaise épais s'est installé, si lourd qu'il aurait pu être coupé au couteau. Je n'ai pas osé parler. Je l'ai simplement regardé, essayant de décoder le sien : honte ? regret ? désir ?
Il a brisé le silence.
-Bonjour, Max.
-Bonjour, Aymerick.
C'est tout ce que nous avons pu dire. Nous étions deux étrangers qui partageaient le souvenir du moment le plus intime et le plus tabou de leur vie. Léo est descendu, brisant la tension par sa simple présence innocente.
-Papa ! Tu fais la cuisine ? Tonton Aymerick, tu as bien dormi ?
-Très bien, mon grand, a menti Aymerick.
Léo s'est installé. Et puis, la question que je redoutais.
-Papa, hier soir, j'ai entendu des cris très forts. J'ai cru que tu étais en colère contre Tonton Aymerick. Vous vous êtes disputés ?
Mon cœur a bondi dans ma poitrine poilue. Des cris. C'était la rage, le rire, et mon propre cri de jouissance que mon fils avait entendu. Je n'ai pas pu laisser Aymerick mentir cette fois. Je devais prendre le contrôle de l'histoire.
-Non, mon cœur, j'ai dit en souriant, m'approchant d'Aymerick. On n'était pas en colère. On regardait un vieux film d'horreur. Tu sais, les vieux films font des bruits bizarres. Je me suis penché sur Aymerick. J'ai déposé un bisou rapide sur sa joue. Un geste simple, familial, mais qui, pour moi, était un sceau.
-On est les meilleurs amis, Léo. N'est-ce pas, Tonton Aymerick ?
Aymerick a compris mon jeu. Il a souri, ses yeux verts lançant un éclair de surprise et de reconnaissance.
-Les meilleurs amis, Léo, a-t-il affirmé.
J'ai senti la chaleur de ma lèvre sur sa joue, ce baiser platonique étant l'endroit où nous avions eu notre échange le plus violent quelques heures auparavant. C'était délicieux, cette hypocrisie publique. Le reste du petit-déjeuner s'est déroulé sous le masque de la normalité.
L'heure de partir pour l'école est arrivée.
-On y va, Léo. Prends ton sac.
J'ai pris mes clés et mon blouson. Léo est sorti, excité à l'idée de retrouver ses amis. Je l'ai fait monter dans mon pick-up.
-Attends-moi deux secondes, Léo. J'ai oublié un truc.
J'ai claqué la porte du pick-up et je suis retourné dans la maison. Aymerick était à la fenêtre, regardant Léo.
Je me suis approché de lui par-derrière. J'ai posé mes mains lourdes sur ses hanches. Il a sursauté, mais n'a pas résisté. Il s'est tourné vers moi.
-Max, Léo attend...
Je n'ai pas cherché à parler. J'ai attrapé sa nuque et j'ai collé ma bouche à la sienne. Ce baiser était avide, rapide, une confession totale. Je lui ai donné ma langue, lui rappelant toute la nuit. Mon corps a pressé le sien contre le mur. J'ai rompu le baiser. Mon cœur battait à tout rompre.
-À ce soir, Aymerick, j'ai murmuré, ma voix pleine de la promesse implicite de l'étagère non réparée.
-À ce soir, Max, a-t-il répondu, le visage bouleversé.
J'ai couru hors de la maison, le goût de sa bouche sur mes lèvres. Je suis monté dans le pick-up. Léo ne s'était aperçu de rien.
J'étais un homme nouveau, un homme qui allait travailler, mais qui avait désormais un secret brûlant qui l'attendait à la maison.
Fin du chapitre 4.
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2 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
bonjour et merci pour cette histoire fort agréable à lire. Par contre nous sommes passés du chapitre 2 au chapitre 4 sans explication. j'espère que nous pourrons lire bientôt le 3. Sinon histoire bien écrite, et j'aime bcp cette tension entre les deux beaux frères, l'un refusant de voir son hétérosexualité bouleversée par le jeune Paul.. Hate de lire la suite... et d'abord le chapitre 3...
hello, je lis avec bcp de plaisir cette histoire. Mais nous sommes passés du chapitre 2 au chapitre 4 sans explication. J'espère que nous pourrons lire le chapitre 3...;sinon très bien écrit, très agréable et trop bon de lire le tourment de cet hétéro qui souffre et n'ose s'avouer la vérité..
