Il a ses yeux (6)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Il a ses yeux (6)
Chapitre 6
J'ai tourné les talons. Je suis monté dans mon pick-up. J'ai démarré et j'ai foncé vers la maison. La confrontation avec Aymerick n'était plus une question de secret, mais de réalité. Je devais comprendre ce qu'on faisait de cette nouvelle vie exposée. Je suis arrivé à la maison en trombe. J'ai laissé le moteur tourner, j'ai couru à l'intérieur.
-Aymerick ! J'ai hurlé, ma voix pleine d'urgence.
J'ai traversé le salon, la cuisine. Vide. J'ai monté les escaliers, deux par deux. J'ai enfoncé la porte de sa chambre d'amis. Vide. L'ordinateur était éteint sur le lit. Ses quelques affaires, sa valise, le matériel de vidéo, tout avait disparu.
Aymerick était parti.
J'ai passé la main dans mes cheveux. J'ai regardé l'endroit où j'avais fait mon baiser impulsif. Il n'était plus là. Il m'avait laissé avec mon secret exposé, avec mes collègues applaudissant, avec Léo sur le point de rentrer. Et il avait pris la fuite.
J'ai senti la panique remonter dans ma gorge. La liberté soudaine que j'avais ressentie au volant s'est transformée en une solitude glaciale.
J'ai trouvé la force de composer le numéro de Stéphanie (une maman de l’école de Léo). Après lui avoir assuré que j'avais un gros souci familial urgent, elle a accepté de garder Léo pour la nuit et le lendemain. Je pouvais maintenant me concentrer sur l'essentiel : Aymerick.
J'ai appelé Aymerick, encore et encore. Messagerie vocale. Mes tentatives de laisser des messages d'excuses et de supplications se sont heurtées au vide. La panique s'est muée en une détermination froide.
Ma dernière chance : Jean et son fils.
Je suis retourné au quartier, le pick-up hurlant, pour retrouver Jean. J'ai exposé ma détresse et l'absence d'Aymerick.
-Jean, il faut que tu m'aides. Aymerick est parti. Il a pris ses affaires. Ton gamin... Il suit Aymerick, non ? S'il te plaît, il faut que je le trouve.
Jean a compris, et m'a amené à son fils, Théo qui pianotait sur son clavier. Il a confirmé que l'intégralité du contenu vidéo d'Aymerick était désormais en privé.
-Il a tout supprimé, oncle Max. Mais... attends. Il a posté une Story il y a une heure. Elle disparaît bientôt.
Théo a tourné son téléphone vers moi. La photo montrait un selfie d'Aymerick, l'air grave, sur un fond sombre. La légende était écrite en majuscules :
"Je suis en sécurité. Et je suis désolé pour ce qui est arrivé. Demain, j'ai quelque chose d'important à dire, en direct, pour que la vérité sorte. Je serai à La Place de la Comédie, à Montpellier, à 10 heures du matin. Préparez-vous."
Mon cœur s'est glacé. Montpellier. La Place de la Comédie. Ce n'était pas un hôtel secret ; c'était la place publique la plus célèbre de la région.
-Il ne dit pas où il est maintenant ? J'ai demandé, ma voix était rauque.
-Non, juste où il sera demain. C'est son ultimatum, a dit Théo, les yeux ronds d'excitation. C'est le buzz.
J'ai senti la rage et la terreur m'envahir. Aymerick allait exposer notre histoire à ciel ouvert, devant des badauds et des caméras de téléphones. Je devais l'arrêter. Mais il était déjà minuit. Montpellier était à deux heures et demie de route. Arriver au milieu de la nuit sur une place déserte ne ferait qu'accroître ma panique. Je devais attendre la lumière du jour.
J'ai remercié Jean et Théo, leur expliquant que je devais me préparer pour le matin. Je suis rentré à la maison. L'attente était un supplice. J'ai traversé le salon, regardant le canapé, le lieu de notre chute. Je ne pouvais pas dormir. J'ai passé les heures qui restaient à marcher dans le salon, mes mains frottant ma barbe rugueuse.
Je n'ai pas pu m'empêcher de faire des recherches sur la Place de la Comédie, sur mon téléphone. J'ai regardé les photos de cette immense place, cernée de cafés. À 10 heures, ce serait bondé. C'était l'endroit idéal pour créer un scandale retentissant.
Je devais y aller. Je devais le retrouver avant qu'il n'allume la caméra, avant qu'il ne prononce le premier mot. Je devais reprendre le contrôle de notre secret.
À 5 heures du matin, j'ai pris une douche glacée. J'ai enfilé mes meilleurs vêtements. J'étais le charpentier, l'homme fort. Et j'allais me battre pour le seul homme qui m'avait fait me sentir vivant depuis des mois.
Je suis monté dans le pick-up, le moteur a démarré à 5h30. Je roulais vers Montpellier, vers l'ultimatum de la Place de la Comédie. Le rendez-vous était pris avec la vérité.
J'ai roulé comme un fou, mon cœur servant de compte à rebours. Le ciel s'est éclairci, révélant la lumière crue de la matinée. Montpellier. Une ville immense, bruyante, pleine de vie. Tout l'opposé de ma vie tranquille de charpentier. Plus j'approchais du centre, plus la circulation se densifiait. À 9h45, j'étais pris dans un piège de tôle et de klaxons. Je tapais sur le volant, hurlant ma frustration.
-Non, non, non ! Je ne peux pas rater ça !
Il était 9h55. Il me fallait une place pour le pick-up, mon seul moyen de locomotion. Une bête de travail, massive et impossible à garer. J'ai tourné en rond dans les rues pavées, le temps s'étirant. Il était 10h00. Le moment fatidique. Le live avait commencé. Pendant la nuit d'attente, j'avais créé un compte sur la plateforme d'Aymerick, dans l'espoir qu'il y aurait une mise à jour. Rien. Maintenant, je ne pouvais même pas suivre le direct. 10h10. J'ai trouvé par miracle une petite place. J'ai abandonné le pick-up à la hâte, le laissant à moitié garé, me moquant de l'amende. Je me suis élancé, mon corps musclé de travailleur dégageant une énergie brute au milieu des passants.
J'ai couru dans les rues piétonnes, suivant le bruit des voix et de la foule. Et puis, j'ai vu La Place de la Comédie. Elle était immense, entourée de bâtiments majestueux, pleine de monde. J'ai repéré un attroupement, un cercle dense de personnes tenant des téléphones levés. Au centre, sous le regard de la fontaine des Trois Grâces, il était là. Aymerick. Il portait un jean foncé et une veste légère, éclairé par la lumière du soleil, et tenait son téléphone sur une perche. Il parlait, la tête haute, son visage sérieux, mais sans la panique de la veille. Je me suis faufilé dans la foule. J'ai tendu l'oreille, les dernières bribes de sa phrase m'arrivant :
-... Donc, pour être clair, l'homme que vous avez vu hier est bien mon beau-frère, Max. Et je le confirme : nous nous disputons souvent. Les rumeurs d'une relation entre nous sont fausses. C'était un coup de pub raté pour ma nouvelle chaîne. Le charpentier est un homme bien, en deuil de ma sœur. Et il doit retrouver sa tranquillité.
Il était en train de tout démentir. Il était en train de me rendre ma vie. J'ai poussé, j'ai bousculé les curieux.
-Excusez-moi ! Laissez-moi passer !
À ce moment, un ado m'a reconnu.
-C'est lui ! Le charpentier ! Il arrive !
Le mot s'est répandu dans la foule comme une traînée de poudre. Les téléphones se sont tournés vers moi. Je suis passé à l'écran, mon visage en sueur, ma chemise froissée. Aymerick m'a vu. Ses yeux verts se sont écarquillés d'une surprise totale. Il a cessé de parler. J'étais à quelques mètres. J'avais couru toute la nuit pour l'arrêter, pour lui dire de se taire, pour lui redonner le silence. Mais en le voyant, vivant, devant moi, si vulnérable et si beau, j'ai oublié mon plan. J'ai oublié la honte, le mensonge, le deuil. J'ai vu l'homme qui m'avait redonné ma vie. Je n'ai pas pu m'arrêter.
J'ai traversé le dernier mètre. J'ai attrapé Aymerick par la taille, mes mains puissantes le serrant contre moi. Je l'ai soulevé, le faisant tourner sur lui-même au milieu de la Place de la Comédie, devant la foule en délire et la caméra du live, qui filmait maintenant notre étreinte.
-Tu es là ! J'ai hurlé, mon souffle s'échappant en un cri de soulagement.
J'ai reposé Aymerick, et sans une seconde d'hésitation, j'ai collé ma bouche à la sienne. Ce baiser était public, brutal, et une confession sans filtre. J'ai saisi sa nuque et j'ai approfondi le contact, affirmant devant la ville entière ce qu'il était en train de nier. J'ai rompu le baiser, mon front collé au sien. J'ai haleté, le regard fixé dans ses yeux bouleversés.
-Ne pars plus ! J'ai dit, ma voix pleine de larmes et de rage. Tu ne peux pas me faire ça ! Tu entends ? Je ne veux plus te perdre ! Tu dois rentrer à la maison, Aymerick ! J'ai dit à Léo que tu étais mon meilleur ami, et tu es... tu es le seul qui me fait respirer ! Rentre, s'il te plaît. Je ferai tout ce que tu voudras.
Le live continuait de tourner. Les clics des caméras crépitaient. Mais le silence était fait.
J'étais hors de moi, hors du temps, hors de ma vie. Le baiser public, ma confession au mégaphone, m'avait libéré. Aymerick essayait de parler, ses lèvres gonflées par notre baiser, ses yeux verts fixés au-delà de mon épaule.
-Max, les caméras... le live...
Je l'ai ignoré. Je l'ai de nouveau saisi. Mon corps s'est collé au sien, écrasant les poumons. J'ai enfoncé ma langue dans sa bouche, un geste possessif, violent, annulant toutes ses tentatives de démenti. J'avais besoin de lui, là, maintenant. Mon sexe s'est dressé, dur, réclamant l'homme que j'avais failli perdre.
J'ai rompu le baiser.
-Où est-ce que tu dors ? J'ai murmuré, ma voix grave et rauque.
Aymerick, haletant, a compris. Son visage rayonnait de passion.
-L'auberge. J'ai une chambre là-bas. Je... je voulais juste récupérer mes affaires avant de...
-On y va. Maintenant.
Je l'ai tiré par le bras, le dégageant de l'attroupement qui s'était formé autour de nous. Les applaudissements et les cris de la foule s'éloignaient derrière nous. Nous avons filé vers le pick-up. Le trajet jusqu'à la petite auberge du port n'a été qu'un silence brûlant. Ma main restait posée sur sa cuisse, ma paume s'imprégnant de la chaleur de sa jambe.
L'auberge était petite, discrète. La clé de sa chambre était la promesse d'une échappatoire. Une fois la porte refermée, le verrou glissant avec un bruit sourd, la tension que j'avais portée pendant des jours a cédé. Il n'y avait plus de fils à réparer, plus de deuils à respecter, plus de fils à mettre au lit. J'ai plaqué Aymerick contre la porte, l'embrassant avec une urgence frénétique. Mes mains ont plongé sous sa veste. Il a gémi, sa réponse étant tout ce dont j'avais besoin.
-Plus de vêtements, Max. S'il te plaît.
Mon cerveau a obéi. J'ai retiré le jean et le pull d'Aymerick en quelques secondes. Son corps mince, déjà souple, s'est exposé devant moi. Sa peau blanche contrastait avec le bronzage léger de mes mains. Il était parfait, vulnérable. J'ai reculé, retirant mes propres vêtements. Ma chemise, mon jean, tout a volé au sol. Mon corps, marqué par le soleil, se tenait nu devant lui.
Le contraste entre nos deux sexes dressés était frappant : le mien, large, rugueux, et le sien, fin, d'un rose délicat. Je l'ai poussé doucement sur le lit, ma bouche retrouvant la sienne.
-Je t'ai voulu, j'ai murmuré contre ses lèvres. J'ai eu si honte, mais je t'ai tellement voulu.
Aymerick a brisé le contact, un sourire brûlant sur son visage. Il m'a poussé sur le dos.
-Maintenant, tu es à moi, Max.
Il a pris l'initiative, s'agenouillant entre mes cuisses larges. Je l'ai laissé faire, la soumission étant le seul repos possible après cette course folle. Il a posé ses mains sur ma hanche, et il a penché la tête.
La sensation a été si violente que j'ai eu le souffle coupé. Son souffle chaud, sa langue experte et douce qui se posait sur mon gland tendu, le contraste entre sa bouche humide et la rugosité de mon propre sexe m'a fait vasciller sur le lit. C'était trop, trop bon, trop rapide.
Mon dos s'est cambré. J'ai saisi ses cheveux blonds, ma main musclée se perdant dans la douceur des mèches. Je n'étais plus le charpentier, j'étais l'homme dominé par le plaisir, le corps nu tordu par l'urgence.
Il a intensifié le mouvement, prenant tout mon sexe dans la gorge.
-Aymerick... Arrête... j'ai gémi, déjà au bord du gouffre.
Il m'a regardé, ses yeux verts brillant d'une ferveur animale.
-Non, Max. Je te voulais, aussi.
Il a continué, ses joues se creusant, son corps fin s'activant. La vague de plaisir était trop rapide, trop écrasante. Mes muscles se sont contractés. J'ai senti le flux monter, irrépressible. J'allais jouir dans sa bouche, dès le début. J'ai tiré ses cheveux, le forçant à rompre le contact. Je ne pouvais pas finir si vite. Pas après cette attente.
-Assez, ai-je haleté. C'est mon tour, maintenant.
J'ai roulé, le plaquant sur le dos, mon corps massif recouvrant le sien. La vraie conquête ne faisait que commencer. J'ai dominé son corps, le goût de mon propre précum encore dans sa bouche. La lumière crue de la petite chambre éclairait son corps allongé, ses épaules fines se détachant sur le drap blanc.
J'ai attrapé ses deux mains et je les ai fixées au-dessus de sa tête, m'imposant.
-Plus de fuite, Aymerick, j'ai ordonné, ma voix basse et vibrante. Plus de mensonges. Tu es à moi, là.
-Oui, Max. À toi.
J'ai embrassé sa poitrine, ma barbe rugueuse caressant sa peau douce, traçant un chemin vers son ventre plat, le lieu de mon humiliation et de mon désir. J'ai embrassé chaque parcelle, m'appropriant ce que je m'étais interdit.
Je me suis levé. Je voulais que ce soit lent, précis, et total.
Aymerick s'est mis à quatre pattes sur le lit. La vision de ses fesses blanches, arrondies et tentantes, m'a coupé le souffle. Mon sexe était une arme tendue et douloureuse. J'ai badigeonné mes mains de salive et j'ai caressé ses fesses fines, les pétrissant, les palpant, réalisant mon fantasme du garage. Ses gémissements étaient musicaux.
J'ai ensuite centré mon attention sur le lieu de l'interdit. L'ouverture, rose et serrée, qui me promettait la fusion. J'ai glissé un doigt, puis deux, l'un après l'autre, étirant sa chair, sentant la chaleur, l'humidité. Ses hanches se sont balancées, le mouvement involontaire d'un corps qui cède au plaisir.
-Je vais te prendre, Aymerick. Tu vas le sentir.
-Fais-le, Max. Fais-le.
Je me suis positionné derrière lui. Mon bassin puissant a rencontré ses fesses tremblantes. J'ai posé le gland contre son entrée, marquant une pause pour savourer l'instant. L'odeur de nos peaux moites remplissait la petite pièce. J'ai poussé. Lentement, avec la force d'un homme qui construit, qui enfonce un clou avec certitude. Aymerick a poussé un cri aigu de douleur et de choc. Il s'est cramponné au matelas.
-Doucement... Max !
J'ai cessé de bouger. Je l'ai laissé s'habituer, la sensation de ma large queue étirant ses entrailles étant une sensation que je n'oublierais jamais. J'étais en lui. J'étais entré.
-Ça va, mon amour ? J'ai murmuré, le mot "amour" sortant de ma bouche avec une facilité déconcertante.
-Oui. Vas-y. Je m'habitue.
J'ai recommencé, cette fois avec un rythme plus rapide, plus profond. Je suis entré jusqu'à la racine, sentant mon corps massif frapper le sien. Il gémissait, des sons bas, gutturaux, qui me rendaient fou.
Le lit grinçait sous notre poids. Je le tenais par les hanches, le guidant, m'imposant. Les muscles de mon dos se contractaient avec chaque grand coup de reins, mon corps trouvant son rythme.
-Regarde-moi ! J'ai ordonné.
Il a tourné la tête. Ses yeux verts étaient vitreux, pleins de larmes et de plaisir. Il était le tableau parfait de la soumission et de la conquête. J'ai accéléré le rythme, mes hanches martelant les siennes. Je sentais la chaleur de son corps, la friction, la fusion de nos peaux transpirantes. Le temps n'existait plus. Mon esprit était vide, seule la sensation de la pénétration comptait.
-Je t'aime, Aymerick ! J'ai crié, un mot lâché par l'intensité de la vague. Je te veux !
Il a répondu par un cri de plaisir. Son corps s'est tendu. J'ai senti les muscles à l'intérieur de lui se contracter autour de mon sexe bandé. Il était au bord. J'ai poussé une dernière fois, profondément. Le plaisir m'a submergé, un torrent qui m'a fait trembler. J'ai hurlé, mon corps s'arc-boutant. J'ai joui en lui, le sperme chaud se déversant dans son ventre, le remplissant, lui montrant qu’il était à moi.
Nous sommes restés immobiles, l'écho de nos cris s'éteignant. Je me suis effondré sur son dos, mon front pressé contre sa nuque. Il a ri doucement. Un rire de soulagement.
-On a fait ça, Max. On l'a fait.
Je me suis retiré. Nous nous sommes effondrés côte à côte, nus, le cœur au bord des lèvres. Nous nous sommes embrassés, des baisers doux, reconnaissants. La fatigue était là, écrasante, mais je savais que nous avions franchi la ligne.
-Rentrons à la maison, Aymerick, j'ai murmuré. Je t'emmène.
Il a hoché la tête, un sourire aux lèvres.
-Oui. On rentre. Mais cette fois, on va faire des règles.
Nous sommes restés au lit dans un état de grâce et d'épuisement. La petite chambre de l'auberge était devenue notre sanctuaire. Nous n'avons pas parlé du live, ni des caméras. Nous n'avons fait qu'exister, à nu.
Mon corps massif était enchevêtré dans le sien. Je caressais la peau lisse de son dos, les creux de sa colonne vertébrale, la courbe de ses fesses que j'avais conquises. Je m'attardais sur les cicatrices de son enfance, les grains de beauté. J'explorais Aymerick comme un territoire nouveau, cherchant à mémoriser chaque détail pour ne plus jamais le perdre.
J'ai embrassé sa bouche, cette fois sans urgence, mais avec une fougue tendre que je ne me reconnaissais pas. C'était la fougue d'un homme qui a enfin le droit d'aimer et d'être aimé.
-Je ne savais pas que je pouvais ressentir ça, Aymerick, j'ai murmuré, ma barbe frottant son cou. Je ne savais plus rien.
Il a juste serré ma main. Nous avons fini par nous rhabiller, lentement, vers le milieu de l'après-midi. Le silence entre nous était désormais rempli de promesses non dites. Nous avons ramassé ses affaires, sa petite valise de voyage et son matériel vidéo, qui ne servirait plus à faire des lives clandestins.
Le pick-up a repris la route. Je conduisais, les mains fermes sur le volant. Aymerick était assis à côté de moi.
-Il faut parler de Léo, a dit Aymerick, brisant le silence.
-Je sais, j'ai répondu. J'ai dit à Stéphanie qu'on avait des problèmes familiaux. Mais il va falloir lui dire.
-Pas tout de suite. On ne peut pas passer du "tonton meilleur ami" à... ça. Pas après Lise. Il faut que ce soit lent. Progressivement.
-Et comment on fait ? On dort dans des chambres séparées, mais on fait ça dans le salon ? J'ai demandé, un sourire amer aux lèvres.
-Non. On lui dit la vérité. Mais pas tout de suite la vérité entière. On lui dit que je suis plus important que ce que j'étais. Que je t'aide à te reconstruire. On maintient la façade du "meilleur ami", mais on se rapproche, visiblement.
-La façade du meilleur ami qui t'emmène en vacances après une dispute, j'ai corrigé.
-Exactement. Il est intelligent. Il comprendra que c'est une manière différente de t'aimer. Quand il le verra, il ne le saura pas par un étranger.
J'ai serré le volant, absorbé par la logique froide de son plan. C'était une stratégie de camouflage.
Pendant que j'étais concentré sur la route et sur la complexité de notre futur, la main d'Aymerick a glissé de son genou et a atterri sur ma cuisse. Le contact, aussi innocent soit-il, a envoyé une décharge électrique dans mon corps musclé.
-Fais attention à la route, Max, a-t-il dit, mais le ton de sa voix était devenu rauque.
Sa main a continué de monter, lentement, sur mon jean. Elle a trouvé l'endroit où mon sexe était déjà tendu, douloureux d'attente.
-On ne peut pas, Aymerick. On est sur l'autoroute.
-Je sais, a-t-il chuchoté. Mais c'est plus fort que moi. J'ai besoin de toi.
Il a commencé à caresser mon entrejambe à travers le tissu épais du jean. La pression de ses doigts experts a suffi. Mon sexe a durci instantanément, le sang affluant avec une violence familière. J'ai pris ma main droite du volant pour la poser sur son épaule, le poussant légèrement. Mais il n'a pas arrêté. Aymerick a glissé sa main sous la fermeture éclair, l'ouvrant sans effort. Il a dégagé mon sexe bandé de la prison du coton. La vision de mon sexe épais et veineux dans la lumière crue du pick-up m'a fait respirer fort.
-Je suis à deux doigts de l'accident, j'ai haleté, l'esprit brouillé par le plaisir.
Aymerick a ignoré mon avertissement. Il s'est penché en avant, son visage disparaissant sous le niveau du volant. J'ai senti la chaleur de sa bouche se refermer sur mon gland. Mon pied a tressauté sur l'accélérateur. La sensation était sublime, dangereuse, et totalement irréelle. La tête contre l'appui-tête, mon corps d'homme massif se contractait. Aymerick a commencé son travail avec une douceur dévastatrice. Sa langue traçait des cercles précis, sa gorge s'engageant et se dégageant avec un rythme parfait. J'ai saisi mes deux mains sur le volant, m'efforçant de maintenir la trajectoire du pick-up.
J'ai regardé par la fenêtre. Le paysage défilait, flou. Ma vision était brouillée par le plaisir. Le bruit du moteur, la musique à la radio, tout s'est effacé, remplacé par le son mouillé de sa succion, par mes propres gémissements bas. Aymerick a intensifié la cadence, son rythme devenant plus profond, plus rapide. Mon corps entier était secoué. Je sentais la pression montante, la chaleur insoutenable.
-Aymerick ! Non ! Je vais... J'ai crié, ma voix tremblante.
Il a juste regardé un instant, ses yeux verts lançant un éclair de triomphe. Il a pris une dernière aspiration profonde, remontant jusqu'à la base. La vague m'a emporté. Mon corps s'est cambré. J'ai gémi avec une force animale. Les spasmes étaient violents. J'ai joui dans sa bouche, le plaisir déchirant mon corps avec une violence à laquelle je ne pouvais pas résister. Aymerick a continué l'acte, accueillant mon sperme avec une dévotion qui m'a coupé le souffle.
Quand les secousses se sont calmées, il s'est redressé, essuyant ses lèvres avec le dos de sa main. Son regard s'est posé sur moi. Il a souri, son expression dégageant une affection profonde et une satisfaction totale.
-Maintenant, on peut rentrer à la maison, Max. Je crois que le plan est clair.
J'étais en sueur, tremblant, mais le pick-up était toujours sur la route, et le soleil filtrait à travers les arbres. Je n'ai fait qu'acquiescer. Il avait réussi, sur l'autoroute, à m'imposer notre nouvelle réalité. Il était le danger, mais aussi le salut.
Il a doucement reboutonné mon jean. Le retour à la maison n'était plus une fin, mais le début d'une vie qui serait désormais toujours sur le fil.
Fin du chapitre 6.
J'ai tourné les talons. Je suis monté dans mon pick-up. J'ai démarré et j'ai foncé vers la maison. La confrontation avec Aymerick n'était plus une question de secret, mais de réalité. Je devais comprendre ce qu'on faisait de cette nouvelle vie exposée. Je suis arrivé à la maison en trombe. J'ai laissé le moteur tourner, j'ai couru à l'intérieur.
-Aymerick ! J'ai hurlé, ma voix pleine d'urgence.
J'ai traversé le salon, la cuisine. Vide. J'ai monté les escaliers, deux par deux. J'ai enfoncé la porte de sa chambre d'amis. Vide. L'ordinateur était éteint sur le lit. Ses quelques affaires, sa valise, le matériel de vidéo, tout avait disparu.
Aymerick était parti.
J'ai passé la main dans mes cheveux. J'ai regardé l'endroit où j'avais fait mon baiser impulsif. Il n'était plus là. Il m'avait laissé avec mon secret exposé, avec mes collègues applaudissant, avec Léo sur le point de rentrer. Et il avait pris la fuite.
J'ai senti la panique remonter dans ma gorge. La liberté soudaine que j'avais ressentie au volant s'est transformée en une solitude glaciale.
J'ai trouvé la force de composer le numéro de Stéphanie (une maman de l’école de Léo). Après lui avoir assuré que j'avais un gros souci familial urgent, elle a accepté de garder Léo pour la nuit et le lendemain. Je pouvais maintenant me concentrer sur l'essentiel : Aymerick.
J'ai appelé Aymerick, encore et encore. Messagerie vocale. Mes tentatives de laisser des messages d'excuses et de supplications se sont heurtées au vide. La panique s'est muée en une détermination froide.
Ma dernière chance : Jean et son fils.
Je suis retourné au quartier, le pick-up hurlant, pour retrouver Jean. J'ai exposé ma détresse et l'absence d'Aymerick.
-Jean, il faut que tu m'aides. Aymerick est parti. Il a pris ses affaires. Ton gamin... Il suit Aymerick, non ? S'il te plaît, il faut que je le trouve.
Jean a compris, et m'a amené à son fils, Théo qui pianotait sur son clavier. Il a confirmé que l'intégralité du contenu vidéo d'Aymerick était désormais en privé.
-Il a tout supprimé, oncle Max. Mais... attends. Il a posté une Story il y a une heure. Elle disparaît bientôt.
Théo a tourné son téléphone vers moi. La photo montrait un selfie d'Aymerick, l'air grave, sur un fond sombre. La légende était écrite en majuscules :
"Je suis en sécurité. Et je suis désolé pour ce qui est arrivé. Demain, j'ai quelque chose d'important à dire, en direct, pour que la vérité sorte. Je serai à La Place de la Comédie, à Montpellier, à 10 heures du matin. Préparez-vous."
Mon cœur s'est glacé. Montpellier. La Place de la Comédie. Ce n'était pas un hôtel secret ; c'était la place publique la plus célèbre de la région.
-Il ne dit pas où il est maintenant ? J'ai demandé, ma voix était rauque.
-Non, juste où il sera demain. C'est son ultimatum, a dit Théo, les yeux ronds d'excitation. C'est le buzz.
J'ai senti la rage et la terreur m'envahir. Aymerick allait exposer notre histoire à ciel ouvert, devant des badauds et des caméras de téléphones. Je devais l'arrêter. Mais il était déjà minuit. Montpellier était à deux heures et demie de route. Arriver au milieu de la nuit sur une place déserte ne ferait qu'accroître ma panique. Je devais attendre la lumière du jour.
J'ai remercié Jean et Théo, leur expliquant que je devais me préparer pour le matin. Je suis rentré à la maison. L'attente était un supplice. J'ai traversé le salon, regardant le canapé, le lieu de notre chute. Je ne pouvais pas dormir. J'ai passé les heures qui restaient à marcher dans le salon, mes mains frottant ma barbe rugueuse.
Je n'ai pas pu m'empêcher de faire des recherches sur la Place de la Comédie, sur mon téléphone. J'ai regardé les photos de cette immense place, cernée de cafés. À 10 heures, ce serait bondé. C'était l'endroit idéal pour créer un scandale retentissant.
Je devais y aller. Je devais le retrouver avant qu'il n'allume la caméra, avant qu'il ne prononce le premier mot. Je devais reprendre le contrôle de notre secret.
À 5 heures du matin, j'ai pris une douche glacée. J'ai enfilé mes meilleurs vêtements. J'étais le charpentier, l'homme fort. Et j'allais me battre pour le seul homme qui m'avait fait me sentir vivant depuis des mois.
Je suis monté dans le pick-up, le moteur a démarré à 5h30. Je roulais vers Montpellier, vers l'ultimatum de la Place de la Comédie. Le rendez-vous était pris avec la vérité.
J'ai roulé comme un fou, mon cœur servant de compte à rebours. Le ciel s'est éclairci, révélant la lumière crue de la matinée. Montpellier. Une ville immense, bruyante, pleine de vie. Tout l'opposé de ma vie tranquille de charpentier. Plus j'approchais du centre, plus la circulation se densifiait. À 9h45, j'étais pris dans un piège de tôle et de klaxons. Je tapais sur le volant, hurlant ma frustration.
-Non, non, non ! Je ne peux pas rater ça !
Il était 9h55. Il me fallait une place pour le pick-up, mon seul moyen de locomotion. Une bête de travail, massive et impossible à garer. J'ai tourné en rond dans les rues pavées, le temps s'étirant. Il était 10h00. Le moment fatidique. Le live avait commencé. Pendant la nuit d'attente, j'avais créé un compte sur la plateforme d'Aymerick, dans l'espoir qu'il y aurait une mise à jour. Rien. Maintenant, je ne pouvais même pas suivre le direct. 10h10. J'ai trouvé par miracle une petite place. J'ai abandonné le pick-up à la hâte, le laissant à moitié garé, me moquant de l'amende. Je me suis élancé, mon corps musclé de travailleur dégageant une énergie brute au milieu des passants.
J'ai couru dans les rues piétonnes, suivant le bruit des voix et de la foule. Et puis, j'ai vu La Place de la Comédie. Elle était immense, entourée de bâtiments majestueux, pleine de monde. J'ai repéré un attroupement, un cercle dense de personnes tenant des téléphones levés. Au centre, sous le regard de la fontaine des Trois Grâces, il était là. Aymerick. Il portait un jean foncé et une veste légère, éclairé par la lumière du soleil, et tenait son téléphone sur une perche. Il parlait, la tête haute, son visage sérieux, mais sans la panique de la veille. Je me suis faufilé dans la foule. J'ai tendu l'oreille, les dernières bribes de sa phrase m'arrivant :
-... Donc, pour être clair, l'homme que vous avez vu hier est bien mon beau-frère, Max. Et je le confirme : nous nous disputons souvent. Les rumeurs d'une relation entre nous sont fausses. C'était un coup de pub raté pour ma nouvelle chaîne. Le charpentier est un homme bien, en deuil de ma sœur. Et il doit retrouver sa tranquillité.
Il était en train de tout démentir. Il était en train de me rendre ma vie. J'ai poussé, j'ai bousculé les curieux.
-Excusez-moi ! Laissez-moi passer !
À ce moment, un ado m'a reconnu.
-C'est lui ! Le charpentier ! Il arrive !
Le mot s'est répandu dans la foule comme une traînée de poudre. Les téléphones se sont tournés vers moi. Je suis passé à l'écran, mon visage en sueur, ma chemise froissée. Aymerick m'a vu. Ses yeux verts se sont écarquillés d'une surprise totale. Il a cessé de parler. J'étais à quelques mètres. J'avais couru toute la nuit pour l'arrêter, pour lui dire de se taire, pour lui redonner le silence. Mais en le voyant, vivant, devant moi, si vulnérable et si beau, j'ai oublié mon plan. J'ai oublié la honte, le mensonge, le deuil. J'ai vu l'homme qui m'avait redonné ma vie. Je n'ai pas pu m'arrêter.
J'ai traversé le dernier mètre. J'ai attrapé Aymerick par la taille, mes mains puissantes le serrant contre moi. Je l'ai soulevé, le faisant tourner sur lui-même au milieu de la Place de la Comédie, devant la foule en délire et la caméra du live, qui filmait maintenant notre étreinte.
-Tu es là ! J'ai hurlé, mon souffle s'échappant en un cri de soulagement.
J'ai reposé Aymerick, et sans une seconde d'hésitation, j'ai collé ma bouche à la sienne. Ce baiser était public, brutal, et une confession sans filtre. J'ai saisi sa nuque et j'ai approfondi le contact, affirmant devant la ville entière ce qu'il était en train de nier. J'ai rompu le baiser, mon front collé au sien. J'ai haleté, le regard fixé dans ses yeux bouleversés.
-Ne pars plus ! J'ai dit, ma voix pleine de larmes et de rage. Tu ne peux pas me faire ça ! Tu entends ? Je ne veux plus te perdre ! Tu dois rentrer à la maison, Aymerick ! J'ai dit à Léo que tu étais mon meilleur ami, et tu es... tu es le seul qui me fait respirer ! Rentre, s'il te plaît. Je ferai tout ce que tu voudras.
Le live continuait de tourner. Les clics des caméras crépitaient. Mais le silence était fait.
J'étais hors de moi, hors du temps, hors de ma vie. Le baiser public, ma confession au mégaphone, m'avait libéré. Aymerick essayait de parler, ses lèvres gonflées par notre baiser, ses yeux verts fixés au-delà de mon épaule.
-Max, les caméras... le live...
Je l'ai ignoré. Je l'ai de nouveau saisi. Mon corps s'est collé au sien, écrasant les poumons. J'ai enfoncé ma langue dans sa bouche, un geste possessif, violent, annulant toutes ses tentatives de démenti. J'avais besoin de lui, là, maintenant. Mon sexe s'est dressé, dur, réclamant l'homme que j'avais failli perdre.
J'ai rompu le baiser.
-Où est-ce que tu dors ? J'ai murmuré, ma voix grave et rauque.
Aymerick, haletant, a compris. Son visage rayonnait de passion.
-L'auberge. J'ai une chambre là-bas. Je... je voulais juste récupérer mes affaires avant de...
-On y va. Maintenant.
Je l'ai tiré par le bras, le dégageant de l'attroupement qui s'était formé autour de nous. Les applaudissements et les cris de la foule s'éloignaient derrière nous. Nous avons filé vers le pick-up. Le trajet jusqu'à la petite auberge du port n'a été qu'un silence brûlant. Ma main restait posée sur sa cuisse, ma paume s'imprégnant de la chaleur de sa jambe.
L'auberge était petite, discrète. La clé de sa chambre était la promesse d'une échappatoire. Une fois la porte refermée, le verrou glissant avec un bruit sourd, la tension que j'avais portée pendant des jours a cédé. Il n'y avait plus de fils à réparer, plus de deuils à respecter, plus de fils à mettre au lit. J'ai plaqué Aymerick contre la porte, l'embrassant avec une urgence frénétique. Mes mains ont plongé sous sa veste. Il a gémi, sa réponse étant tout ce dont j'avais besoin.
-Plus de vêtements, Max. S'il te plaît.
Mon cerveau a obéi. J'ai retiré le jean et le pull d'Aymerick en quelques secondes. Son corps mince, déjà souple, s'est exposé devant moi. Sa peau blanche contrastait avec le bronzage léger de mes mains. Il était parfait, vulnérable. J'ai reculé, retirant mes propres vêtements. Ma chemise, mon jean, tout a volé au sol. Mon corps, marqué par le soleil, se tenait nu devant lui.
Le contraste entre nos deux sexes dressés était frappant : le mien, large, rugueux, et le sien, fin, d'un rose délicat. Je l'ai poussé doucement sur le lit, ma bouche retrouvant la sienne.
-Je t'ai voulu, j'ai murmuré contre ses lèvres. J'ai eu si honte, mais je t'ai tellement voulu.
Aymerick a brisé le contact, un sourire brûlant sur son visage. Il m'a poussé sur le dos.
-Maintenant, tu es à moi, Max.
Il a pris l'initiative, s'agenouillant entre mes cuisses larges. Je l'ai laissé faire, la soumission étant le seul repos possible après cette course folle. Il a posé ses mains sur ma hanche, et il a penché la tête.
La sensation a été si violente que j'ai eu le souffle coupé. Son souffle chaud, sa langue experte et douce qui se posait sur mon gland tendu, le contraste entre sa bouche humide et la rugosité de mon propre sexe m'a fait vasciller sur le lit. C'était trop, trop bon, trop rapide.
Mon dos s'est cambré. J'ai saisi ses cheveux blonds, ma main musclée se perdant dans la douceur des mèches. Je n'étais plus le charpentier, j'étais l'homme dominé par le plaisir, le corps nu tordu par l'urgence.
Il a intensifié le mouvement, prenant tout mon sexe dans la gorge.
-Aymerick... Arrête... j'ai gémi, déjà au bord du gouffre.
Il m'a regardé, ses yeux verts brillant d'une ferveur animale.
-Non, Max. Je te voulais, aussi.
Il a continué, ses joues se creusant, son corps fin s'activant. La vague de plaisir était trop rapide, trop écrasante. Mes muscles se sont contractés. J'ai senti le flux monter, irrépressible. J'allais jouir dans sa bouche, dès le début. J'ai tiré ses cheveux, le forçant à rompre le contact. Je ne pouvais pas finir si vite. Pas après cette attente.
-Assez, ai-je haleté. C'est mon tour, maintenant.
J'ai roulé, le plaquant sur le dos, mon corps massif recouvrant le sien. La vraie conquête ne faisait que commencer. J'ai dominé son corps, le goût de mon propre précum encore dans sa bouche. La lumière crue de la petite chambre éclairait son corps allongé, ses épaules fines se détachant sur le drap blanc.
J'ai attrapé ses deux mains et je les ai fixées au-dessus de sa tête, m'imposant.
-Plus de fuite, Aymerick, j'ai ordonné, ma voix basse et vibrante. Plus de mensonges. Tu es à moi, là.
-Oui, Max. À toi.
J'ai embrassé sa poitrine, ma barbe rugueuse caressant sa peau douce, traçant un chemin vers son ventre plat, le lieu de mon humiliation et de mon désir. J'ai embrassé chaque parcelle, m'appropriant ce que je m'étais interdit.
Je me suis levé. Je voulais que ce soit lent, précis, et total.
Aymerick s'est mis à quatre pattes sur le lit. La vision de ses fesses blanches, arrondies et tentantes, m'a coupé le souffle. Mon sexe était une arme tendue et douloureuse. J'ai badigeonné mes mains de salive et j'ai caressé ses fesses fines, les pétrissant, les palpant, réalisant mon fantasme du garage. Ses gémissements étaient musicaux.
J'ai ensuite centré mon attention sur le lieu de l'interdit. L'ouverture, rose et serrée, qui me promettait la fusion. J'ai glissé un doigt, puis deux, l'un après l'autre, étirant sa chair, sentant la chaleur, l'humidité. Ses hanches se sont balancées, le mouvement involontaire d'un corps qui cède au plaisir.
-Je vais te prendre, Aymerick. Tu vas le sentir.
-Fais-le, Max. Fais-le.
Je me suis positionné derrière lui. Mon bassin puissant a rencontré ses fesses tremblantes. J'ai posé le gland contre son entrée, marquant une pause pour savourer l'instant. L'odeur de nos peaux moites remplissait la petite pièce. J'ai poussé. Lentement, avec la force d'un homme qui construit, qui enfonce un clou avec certitude. Aymerick a poussé un cri aigu de douleur et de choc. Il s'est cramponné au matelas.
-Doucement... Max !
J'ai cessé de bouger. Je l'ai laissé s'habituer, la sensation de ma large queue étirant ses entrailles étant une sensation que je n'oublierais jamais. J'étais en lui. J'étais entré.
-Ça va, mon amour ? J'ai murmuré, le mot "amour" sortant de ma bouche avec une facilité déconcertante.
-Oui. Vas-y. Je m'habitue.
J'ai recommencé, cette fois avec un rythme plus rapide, plus profond. Je suis entré jusqu'à la racine, sentant mon corps massif frapper le sien. Il gémissait, des sons bas, gutturaux, qui me rendaient fou.
Le lit grinçait sous notre poids. Je le tenais par les hanches, le guidant, m'imposant. Les muscles de mon dos se contractaient avec chaque grand coup de reins, mon corps trouvant son rythme.
-Regarde-moi ! J'ai ordonné.
Il a tourné la tête. Ses yeux verts étaient vitreux, pleins de larmes et de plaisir. Il était le tableau parfait de la soumission et de la conquête. J'ai accéléré le rythme, mes hanches martelant les siennes. Je sentais la chaleur de son corps, la friction, la fusion de nos peaux transpirantes. Le temps n'existait plus. Mon esprit était vide, seule la sensation de la pénétration comptait.
-Je t'aime, Aymerick ! J'ai crié, un mot lâché par l'intensité de la vague. Je te veux !
Il a répondu par un cri de plaisir. Son corps s'est tendu. J'ai senti les muscles à l'intérieur de lui se contracter autour de mon sexe bandé. Il était au bord. J'ai poussé une dernière fois, profondément. Le plaisir m'a submergé, un torrent qui m'a fait trembler. J'ai hurlé, mon corps s'arc-boutant. J'ai joui en lui, le sperme chaud se déversant dans son ventre, le remplissant, lui montrant qu’il était à moi.
Nous sommes restés immobiles, l'écho de nos cris s'éteignant. Je me suis effondré sur son dos, mon front pressé contre sa nuque. Il a ri doucement. Un rire de soulagement.
-On a fait ça, Max. On l'a fait.
Je me suis retiré. Nous nous sommes effondrés côte à côte, nus, le cœur au bord des lèvres. Nous nous sommes embrassés, des baisers doux, reconnaissants. La fatigue était là, écrasante, mais je savais que nous avions franchi la ligne.
-Rentrons à la maison, Aymerick, j'ai murmuré. Je t'emmène.
Il a hoché la tête, un sourire aux lèvres.
-Oui. On rentre. Mais cette fois, on va faire des règles.
Nous sommes restés au lit dans un état de grâce et d'épuisement. La petite chambre de l'auberge était devenue notre sanctuaire. Nous n'avons pas parlé du live, ni des caméras. Nous n'avons fait qu'exister, à nu.
Mon corps massif était enchevêtré dans le sien. Je caressais la peau lisse de son dos, les creux de sa colonne vertébrale, la courbe de ses fesses que j'avais conquises. Je m'attardais sur les cicatrices de son enfance, les grains de beauté. J'explorais Aymerick comme un territoire nouveau, cherchant à mémoriser chaque détail pour ne plus jamais le perdre.
J'ai embrassé sa bouche, cette fois sans urgence, mais avec une fougue tendre que je ne me reconnaissais pas. C'était la fougue d'un homme qui a enfin le droit d'aimer et d'être aimé.
-Je ne savais pas que je pouvais ressentir ça, Aymerick, j'ai murmuré, ma barbe frottant son cou. Je ne savais plus rien.
Il a juste serré ma main. Nous avons fini par nous rhabiller, lentement, vers le milieu de l'après-midi. Le silence entre nous était désormais rempli de promesses non dites. Nous avons ramassé ses affaires, sa petite valise de voyage et son matériel vidéo, qui ne servirait plus à faire des lives clandestins.
Le pick-up a repris la route. Je conduisais, les mains fermes sur le volant. Aymerick était assis à côté de moi.
-Il faut parler de Léo, a dit Aymerick, brisant le silence.
-Je sais, j'ai répondu. J'ai dit à Stéphanie qu'on avait des problèmes familiaux. Mais il va falloir lui dire.
-Pas tout de suite. On ne peut pas passer du "tonton meilleur ami" à... ça. Pas après Lise. Il faut que ce soit lent. Progressivement.
-Et comment on fait ? On dort dans des chambres séparées, mais on fait ça dans le salon ? J'ai demandé, un sourire amer aux lèvres.
-Non. On lui dit la vérité. Mais pas tout de suite la vérité entière. On lui dit que je suis plus important que ce que j'étais. Que je t'aide à te reconstruire. On maintient la façade du "meilleur ami", mais on se rapproche, visiblement.
-La façade du meilleur ami qui t'emmène en vacances après une dispute, j'ai corrigé.
-Exactement. Il est intelligent. Il comprendra que c'est une manière différente de t'aimer. Quand il le verra, il ne le saura pas par un étranger.
J'ai serré le volant, absorbé par la logique froide de son plan. C'était une stratégie de camouflage.
Pendant que j'étais concentré sur la route et sur la complexité de notre futur, la main d'Aymerick a glissé de son genou et a atterri sur ma cuisse. Le contact, aussi innocent soit-il, a envoyé une décharge électrique dans mon corps musclé.
-Fais attention à la route, Max, a-t-il dit, mais le ton de sa voix était devenu rauque.
Sa main a continué de monter, lentement, sur mon jean. Elle a trouvé l'endroit où mon sexe était déjà tendu, douloureux d'attente.
-On ne peut pas, Aymerick. On est sur l'autoroute.
-Je sais, a-t-il chuchoté. Mais c'est plus fort que moi. J'ai besoin de toi.
Il a commencé à caresser mon entrejambe à travers le tissu épais du jean. La pression de ses doigts experts a suffi. Mon sexe a durci instantanément, le sang affluant avec une violence familière. J'ai pris ma main droite du volant pour la poser sur son épaule, le poussant légèrement. Mais il n'a pas arrêté. Aymerick a glissé sa main sous la fermeture éclair, l'ouvrant sans effort. Il a dégagé mon sexe bandé de la prison du coton. La vision de mon sexe épais et veineux dans la lumière crue du pick-up m'a fait respirer fort.
-Je suis à deux doigts de l'accident, j'ai haleté, l'esprit brouillé par le plaisir.
Aymerick a ignoré mon avertissement. Il s'est penché en avant, son visage disparaissant sous le niveau du volant. J'ai senti la chaleur de sa bouche se refermer sur mon gland. Mon pied a tressauté sur l'accélérateur. La sensation était sublime, dangereuse, et totalement irréelle. La tête contre l'appui-tête, mon corps d'homme massif se contractait. Aymerick a commencé son travail avec une douceur dévastatrice. Sa langue traçait des cercles précis, sa gorge s'engageant et se dégageant avec un rythme parfait. J'ai saisi mes deux mains sur le volant, m'efforçant de maintenir la trajectoire du pick-up.
J'ai regardé par la fenêtre. Le paysage défilait, flou. Ma vision était brouillée par le plaisir. Le bruit du moteur, la musique à la radio, tout s'est effacé, remplacé par le son mouillé de sa succion, par mes propres gémissements bas. Aymerick a intensifié la cadence, son rythme devenant plus profond, plus rapide. Mon corps entier était secoué. Je sentais la pression montante, la chaleur insoutenable.
-Aymerick ! Non ! Je vais... J'ai crié, ma voix tremblante.
Il a juste regardé un instant, ses yeux verts lançant un éclair de triomphe. Il a pris une dernière aspiration profonde, remontant jusqu'à la base. La vague m'a emporté. Mon corps s'est cambré. J'ai gémi avec une force animale. Les spasmes étaient violents. J'ai joui dans sa bouche, le plaisir déchirant mon corps avec une violence à laquelle je ne pouvais pas résister. Aymerick a continué l'acte, accueillant mon sperme avec une dévotion qui m'a coupé le souffle.
Quand les secousses se sont calmées, il s'est redressé, essuyant ses lèvres avec le dos de sa main. Son regard s'est posé sur moi. Il a souri, son expression dégageant une affection profonde et une satisfaction totale.
-Maintenant, on peut rentrer à la maison, Max. Je crois que le plan est clair.
J'étais en sueur, tremblant, mais le pick-up était toujours sur la route, et le soleil filtrait à travers les arbres. Je n'ai fait qu'acquiescer. Il avait réussi, sur l'autoroute, à m'imposer notre nouvelle réalité. Il était le danger, mais aussi le salut.
Il a doucement reboutonné mon jean. Le retour à la maison n'était plus une fin, mais le début d'une vie qui serait désormais toujours sur le fil.
Fin du chapitre 6.
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1 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Très belle histoire. J’ai joui en la lisant.
