L’Immeuble des Plaisirs - Chapitre 4 : L'économie du désir

- Par l'auteur HDS Karim Bali -
Récit érotique écrit par Karim Bali [→ Accès à sa fiche auteur]
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Récit libertin : L’Immeuble des Plaisirs - Chapitre 4 : L'économie du désir Histoire érotique Publiée sur HDS le 28-03-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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L’Immeuble des Plaisirs - Chapitre 4 : L'économie du désir
Chapitre 4 : L'économie du désir

Le mois qui suivit fut une géographie nouvelle de mon addiction. Mercredi pour Saïd, samedi pour Farid. Mon corps devint un terrain partagé, un champ de bataille où deux styles de conquête s'affrontaient en alternance. Je me surprenais à les comparer, même au plus profond de leur étreinte. La brutalité possessive de Saïd contre la précision calculée de Farid. L'un me réduisait à un cri, l'autre à un long gémissement raffiné. J'étais devenue une experte en plaisir, une sommelier de leur virilité.

Un mercredi matin, après le départ des enfants, la sonnette retentit à l'heure précise. J'ouvris, nue comme à mon habitude, prête pour le rituel.

Ils étaient deux.

Saïd, massif et sombre dans son uniforme, et Farid, plus mince, à sa droite. Ils se tenaient côte à côte, unis par le sang et par le secret de mon corps. Leur présence simultanée me coupa le souffle. Saïd avait un léger sourire en coin, une lueur de défi dans son regard noir. Farid affichait son calme habituel, ses yeux verts inexpressifs.

— Bonjour, madame Salma, dit Saïd, sa voix plus grave que le grondement de l'ascenseur. À qui reviendra l’honneur de vous servir aujourd’hui ?

La question, posée avec une politesse obscène, resta en suspens dans l'air du couloir. Mon cœur cognait. Le désir, soudain, ne fut pas un besoin mais une équation à deux variables. Je les regardai, l'un après l'autre. Saïd, dont le sexe monstrueux avait ouvert la faille. Farid, dont la lame fine avait approfondi la brèche.

— Je… je ne sais pas, bafouillai-je, prise d'une timidité soudaine, absurde devant ces deux hommes qui m'avaient vue sous tous les angles, dans tous les états.

Saïd avança d'un pas, franchissant le seuil. Farid le suivit. Ils étaient maintenant dans mon entrée, leur double présence réduisant l'espace, alourdissant l'atmosphère. L'odeur de deux hommes, distinctes mais mêlées, m'enveloppa : la virilité terreuse de Saïd, la senteur plus propre, presque métallique de Farid.

— Choisis, Salma, dit Saïd, abandonnant le « madame » comme on jette un vêtement inutile.

Sa main se posa sur ma hanche nue, une prise familière, possessive. De l'autre côté, Farid avança sa main, plus légère, et effleura la courbe de mon épaule. Le contact simultané de leurs paumes sur ma peau nue fut un choc électrique. Mon sexe, entre mes cuisses, se contracta violemment, produisant une nouvelle goutte de lubricité.

— Je… je ne peux pas, murmurai-je. Je veux…

— Tu veux quoi ? insista Saïd, sa main descendant pour presser la chair de ma fesse.

— Je vous veux tous les deux, lâchai-je dans un souffle.

Le silence qui suivit fut épais, chargé d'une tension nouvelle. Farid retira sa main. Saïd émit un groglement sourd, presque un rire.

— C’est trop, Salma. Trop pour toi.

— Je peux le faire, insistai-je, la voix plus ferme. Je le veux.

Saïd secoua la tête. Il échangea un regard avec Farid, un échange rapide, chargé d'une communication silencieuse d'hommes, de cousins, de complices. Puis il revint à moi.

— Non. Pas comme ça.

La déception fut une lame froide. Mais avant que je ne proteste, Farid fit un petit signe de tête à Saïd, tourna les talons et sortit sans un mot, refermant doucement la porte derrière lui.

Je me retrouvai seule avec Saïd. La frustration me mordait.

— Pourquoi ? Pourquoi l’as-tu renvoyé ?

Saïd ne répondit pas tout de suite. Ses deux mains vinrent se poser sur mes hanches, me tournant légèrement pour que je fasse face à lui. Son regard était intense, sérieux.

— Parce que tu ne sais pas ce que tu demandes. Parce que deux hommes, ce n’est pas un jeu de petite fille frustrée. C’est une mécanique. Et une mécanique, ça se règle.

Il se pencha, sa bouche effleurant mon oreille. Son haleine chaude me fit frissonner.

— Mais on peut trouver un arrangement. Un qui convienne à tout le monde.

Je fermai les yeux, sentant son érection déjà dure presser contre mon ventre à travers le tissu de l'uniforme.

— Quel arrangement ?

— Plus tard. D’abord, je vais te montrer ce que tu rates en étant gourmande.

Sans autre avertissement, il m’attrapa, me soulevant comme une plume, et me porta à travers le salon. Il ne me mena pas vers le canapé ou le sol, mais droit vers la grande table à manger en verre épais, froide et lisse. Il me déposa dessus brutalement. La surface glacée me brûla le dos et les fesses.

— Ici, aujourd’hui. Comme ça.

Il se mit à se déshabiller avec une hâte inhabituelle, arrachant presque les boutons de sa chemise. Ses yeux ne me quittaient pas, dévorant ma nudité étalée sur le verre comme un festin. Quand il fut nu, son sexe était déjà pleinement dressé, imposant, la veine principale battant sous la peau tendue.

Il s’approcha du bord de la table, saisit mes chevilles et les écarta largement, plaquant mes jambes contre la surface froide. La position était extrêmement exposée, vulnérable. Je sentais l’air de la pièce sur mon sexe grand ouvert.

— Regarde-moi, ordonna-t-il.

Je levai la tête, le regardant se pencher sur moi. Il prit son membre à pleine main et le frotta contre mon entrée, déjà trempée. Le contraste entre la chaleur de sa chair et la froideur du verre sous moi était vertigineux.

— Tu vois ça ? dit-il en désignant son sexe. C’est à moi. Et ça…

Il glissa deux doigts en moi, brutalement, les écartant.

— …c’est à moi aussi. Pour l’instant. Alors tu vas prendre ce que JE donne. Et tu vas jouir comme une chienne. Compris ?

Je ne pus que hocher la tête, subjuguée, excitée au-delà de toute raison par sa prise de possession totale.

Il remplaça ses doigts par le gland de son sexe et poussa. L’entrée, sur la table froide, fut différente. La tension de mes muscles, surpris par la température, rendit la pénétration plus serrée, presque douloureuse. Il entra d’un coup, sans sa lenteur habituelle, m’emplissant d’un seul coup de reins puissant. Le choc me fit crier, mon dos se cambrant, mes seins pointant vers le plafond.

Il ne fit pas de pause. Il se mit à me prendre avec une frénésie que je ne lui connaissais pas. Chaque coup de reins était une revendication, un marquage de territoire. La table tremblait sous nos corps, les verres dans le buffet tintaient faiblement. Ses mains agrippaient mes hanches, ses doigts s’enfonçant dans ma chair au point de laisser des marques. Il me parlait, sa voix basse et rauque coulant sur moi comme de la lave.

— Tu crois que tu peux gérer deux hommes ? Tu crois que ton petit trou avide peut décider ? C’est moi qui décide. Moi qui remplis. Moi qui vide.

Je hurlais, mes mains agrippées au bord de la table, les ongles cherchant désespérément une prise sur le verre lisse. Le plaisir était une tornade, brutale, primitive. Il n’y avait plus de finesse, plus de jeu. Juste une affirmation de pouvoir. Sa bouche se posa sur mon sein, suçant le téton avec une force qui frisait la morsure. Je criai de nouveau, de douleur et d’extase mêlées.

Je sentis son orgasme approcher bien avant le mien. Ses mouvements devinrent saccadés, erratiques. Son souffle devint un râle. Il s’enfonça une dernière fois, profondément, et explosa. La décharge sembla plus chaude, plus abondante que d’habitude, comme s’il vidait en moi la jalousie ou la colère que lui inspirait ma demande. Je sentis les pulsations violentes de son membre au plus profond de mon ventre.

Et pourtant, mon propre orgasme n’était pas là. J’étais au bord, vibrante, frustrée. Il se retira, son sexe luisant, et recula d’un pas, me regardant, pantelante, sur la table, son sperme commençant à couler hors de moi sur le verre froid.

— Tu vois ? dit-il, haletant légèrement. Même tout seul, je te laisse sur ta faim. Imagine avec un autre.

La cruauté du geste, le fait de m’avoir amenée au bord sans me laisser tomber, m’emplit d’une rage furieuse et excitée. Je me redressai sur les coudes.

— Finis ton travail, espèce de salaud.

Un sourire lent étira ses lèvres. Il s’approcha à nouveau, mais au lieu de me pénétrer, il s’agenouilla entre mes jambes toujours écartées sur la table. Il baissa la tête et porta sa bouche à mon sexe, ouvert, ruisselant de lui.

Sa langue, large et rude, se mit à l’œuvre. Il ne cherchait pas à me faire jouir avec art. Il le faisait avec détermination. Il lécha, suça, pressa mon clitoris avec une force qui frôlait la douleur, tout en glissant deux doigts à l’intérieur, retrouvant le point profond que Farid lui avait peut-être appris. La combinaison fut foudroyante. En moins d’une minute, un orgasme violent, sec, m’arracha à la table. Je hurlai, mon corps se tordant en arc, les muscles de mon ventre se contractant si fort que je crus me briser.

Il me laissa redescendre, tremblante, vidée. Puis il se releva, alla chercher une serviette dans la salle de bain, revint et m’essuya avec une étrange douceur, nettoyant son sperme de mes cuisses, du verre de la table.

Assise au bord de la table, les jambes pendantes, je le regardais faire. La colère était retombée, remplacée par une lassitude profonde et un désir intact.

— Et Farid ? demandai-je finalement.

Il jeta la serviette souillée dans un coin.

— Tu pourrais l’appeler chaque samedi matin. En plus de moi le mercredi. Ça te conviendrait ?

La proposition, si simple, si évidente, me fit l’effet d’une illumination. Avoir Farid à la demande, en plus de Saïd. Mon visage dut trahir mon excitation, car il eut un rictus.

— Il faudra, de temps en temps, le motiver… avec un peu d’argent. Pour ses… efforts surhumains.

L’argent. L’élément qui transformait tout. Ce n’était plus une aventure, une transgression. C’était un marché. Une économie du désir. Je n’eus pas un instant d’hésitation. L’argent de mon mari, dormant sur des comptes, était une abstraction. Ceci était concret.

— Combien ?

Il haussa les épaules.

— De temps en temps. La moitié de son salaire mensuel, en plus. Pour le faire venir le samedi.

Je glissai du bord de la table, mes jambes tremblantes me portant à peine. J’allai à mon sac, sur la console de l’entrée. J’en sortis une liasse de billets, l’équivalent de ce qu’il demandait, et peut-être plus. Je revins vers lui, lui tendis l’argent. Il le prit, le compta rapidement avec des doigts experts, le glissa dans la poche de son pantalon abandonné au sol.

Puis il me regarda, et je vis dans ses yeux quelque chose de nouveau : non pas du respect, mais une reconnaissance de notre nouveau pacte. J’étais une cliente. Une bonne cliente.

— Mercredi prochain, dit-il simplement.

Il commença à s’habiller. Avant de partir, il s’arrêta près de la porte, se retourna.

— Et samedi, tu appelles Farid. Dis-lui que c’est moi qui envoie.

Il sortit.

Je restai debout au milieu du salon, nue, le corps marqué, l’esprit en feu. La table en verre portait l’empreinte trouble de mon corps et de notre étreinte. L’argent était parti. Et j’avais gagné, pour ce prix, le droit d’avoir deux hommes. Un double esclavage, consenti, acheté.

Je passai la main entre mes cuisses, là où sa semence commençait à couler à nouveau, tiède. Je portai mes doigts à ma bouche, goûtant le mélange salé de lui et de moi. Ce goût était celui de ma nouvelle liberté : une liberté circonscrite, négociée, monnayée.

Je savais, en regardant la porte close, que la prochaine étape était déjà en germe. L’addiction avait trouvé son carburant parfait : la variété, et le pouvoir pervers de l’acheter. J’étais tombée, oui. Mais maintenant, je contrôlais ma chute. J’en dictais le rythme, et j’en payais le prix.

C’était peut-être ça, le vrai pouvoir.

Les avis des lecteurs

Histoire Erotique
Svp chapitres 1 et 2 merci



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