Le goût de l'effondrement - chapitre 23
Récit érotique écrit par Alexsoumis [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 03-10-2026 dans la catégorie Dominants et dominés
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Le retour commença dans les mêmes conditions que l’aller. On me fit reprendre place dans le coffre, mais cette fois Monsieur ne me rendit ni mon short ni mon tee-shirt. Je voyageai donc nu, toujours chaussé de mes chaussettes et de mes chaussures de randonnée. Dès que le hayon se referma, je retrouvai l’étroitesse de cet espace et la position inconfortable qu’il m’imposait. Mes muscles, déjà endoloris, protestaient à chaque virage ; les marques laissées le matin sur mes fesses rendaient le contact avec le plancher pénible et je ne trouvais aucune manière de me caler durablement. Mais l’inconfort physique passa rapidement au second plan. Une phrase tournait sans cesse dans ma tête : "l’aire de repos que nous connaissons bien". Étienne avait-il seulement voulu m’effrayer ? Monsieur avait-il réellement prévu quelque chose ? Leur silence avait laissé toutes les possibilités ouvertes, et mon imagination se chargeait maintenant de les remplir.
Après quelques kilomètres, la voiture ralentit. Immédiatement, mon ventre se noua et tout mon corps se raidit. Une portière claqua. Je retins ma respiration, attentif au moindre bruit, jusqu’à reconnaître progressivement ceux d’une station-service. Le soulagement fut presque douloureux tant j’avais été tendu. Ce n’est que de l’essence. Je fermai les yeux, essayant de relâcher mes épaules. Quelques instants plus tard, les portières claquèrent de nouveau et la voiture repartit.
Mais elle ne roula que quelques minutes.
Nouveau ralentissement. Un virage, puis un autre. Une allure très basse. Enfin l’arrêt.
Cette fois, lorsque le moteur se tut, je sentis une véritable décharge de peur me traverser. Mes mains devinrent moites, ma bouche sèche et je percevais les battements de mon cœur jusque dans ma gorge. Deux portières s’ouvrirent, puis se refermèrent. Le verrouillage centralisé claqua. Monsieur et Étienne venaient de m’enfermer dans la voiture.
J’écoutai leurs pas s’éloigner et le silence du coffre fut bientôt remplacé par tout un monde extérieur que je ne pouvais qu’imaginer. Des moteurs. Des portières. Des voix. Un rire quelque part. Des pas sur le bitume. Nous n’étions manifestement plus seuls et cette certitude fit revenir d’un seul coup les paroles d’Étienne : "voir comment notre petite chienne se comporte lorsqu’il n’y a plus seulement ses Maîtres pour s’intéresser à elle".
Je ramenai davantage mes jambes contre moi, puis dus presque aussitôt les détendre tant la position réveillait mes douleurs. Ma nudité, invisible quelques minutes auparavant dans l’obscurité du coffre, prit soudain une importance démesurée. Il suffisait que ce hayon s’ouvre. Rien de plus. Je n’avais aucun vêtement à saisir, aucun endroit où me cacher, aucune idée même de l’endroit où je me trouvais.
Des voix masculines se rapprochèrent.
Je cessai presque de respirer.
L’une d’elles ressemblait à celle d’Étienne. Une autre lui répondit. Je ne distinguais aucun mot, seulement des intonations, puis un rire bref qui me glaça. Des pas approchèrent de la voiture. Plusieurs.
Je me recroquevillai instinctivement avant qu’une douleur ne m’oblige à relâcher mes jambes. Mes mains moites glissaient sur le plancher. Je fixais le hayon dans l’obscurité comme si j’avais pu voir à travers.
Les pas s’arrêtèrent juste derrière moi.
Un silence.
Puis une voix que je ne reconnus pas.
Tout mon corps se figea.
J’entendis le bruit d’une main contre la carrosserie.
Et la phrase d’Étienne me revint dans toute sa brutalité :
"Lorsqu’il n’y aura plus seulement ses Maîtres pour s’intéresser à elle".
Je fixai le hayon.
Il suffisait maintenant qu’il s’ouvre.
Et le hayon s’ouvrit.
La lumière me fit cligner des yeux. Mon premier regard alla vers Monsieur, puis vers Étienne. Je cherchai sur leurs visages un indice, quelque chose qui me permette de comprendre ce qu’ils avaient décidé. Je n’y trouvai rien.
Mais nous n’étions pas seuls.
Je ne voyais personne immédiatement autour de la voiture et, pourtant, j’entendais des voix. Plusieurs. Une conversation d’hommes quelque part derrière moi, une autre plus lointaine, puis un rire assez proche pour que je me demande si celui qui venait de rire pouvait apercevoir l’intérieur du coffre. Une portière claqua. Quelqu’un appela quelqu’un d’autre. Des pas traversèrent le parking.
L’impossibilité de voir ceux que j’entendais rendait leur présence presque insupportable. Je tentais de mesurer les distances au seul volume des voix, mais elles se rapprochaient, s’éloignaient, disparaissaient derrière le bruit d’un moteur avant de revenir soudain plus nettes. Chaque fois qu’une nouvelle voix surgissait, je me posais la même question : Est-ce qu’il me voit ?
Étienne se pencha légèrement vers le coffre et eut une moue.
— Il faut aérer là-dedans. Ça sent la pisse… à moins que ce soit simplement l’odeur de notre petite chienne en chaleur.
Il tourna légèrement la tête vers Monsieur, comme s’il venait de faire une remarque parfaitement anodine.
Je sentis mon visage s’embraser. La phrase avait été prononcée assez naturellement pour qu’une nouvelle inquiétude s’ajoute aussitôt aux autres : qui avait pu l’entendre ?
Une voix se rapprocha.
Je me figeai.
Elle devint assez distincte pour que je comprenne quelques mots sans parvenir à saisir la conversation. Puis une seconde lui répondit, plus près encore. Je n’osais plus bouger. Je fixais Monsieur, comme si son regard pouvait me garantir que ces inconnus continueraient leur chemin.
Des pas passèrent derrière la voiture.
Tout près.
Je retins mon souffle.
Ils ralentirent — du moins me sembla-t-il — puis continuèrent. Quelques secondes plus tard, les deux voix s’éloignèrent en discutant normalement.
Je respirai de nouveau.
Presque aussitôt, un rire éclata ailleurs.
Je sursautai.
Le coffre restait ouvert.
C’était cela qui devenait intolérable : ne jamais savoir qui se trouvait à quelques mètres, qui approchait, qui pouvait tourner la tête au mauvais moment. Dans l’appartement, l’humiliation avait toujours eu des frontières. Même dans la solitude du chemin, quelques heures plus tôt, j’avais encore été protégé par l’absence des autres. Ici, cette frontière avait disparu. Il suffisait qu’un inconnu passe derrière la voiture.
Et j’attendais toujours les deux mots que je redoutais.
"Descends, Alex".
Étienne croisa mon regard. Il vit ma peur ; j’en fus certain. Pourtant, ce fut Monsieur qui intervint.
— Et si nous te demandions de descendre, comment réagirais-tu, Alex ?
Je le regardai, décontenancé.
Une voix résonna derrière lui. Des pas passèrent quelque part sur le parking. Je ramenai instinctivement mes jambes contre moi.
— J’aurais peur, Monsieur.
Son visage ne changea pas.
— Ce n’est pas ce que je t’ai demandé.
Je compris immédiatement. Il ne voulait pas savoir ce que j’éprouverais. Il le voyait déjà. Il voulait savoir ce que je ferais.
Je détournai un instant les yeux vers l’ouverture du coffre. Il me suffisait d’en franchir le bord pour que tout change. Tant que je restais à l’intérieur, ma nudité appartenait encore à cet espace clos, à Monsieur, à Étienne et à moi. Dehors, elle pouvait devenir visible à n’importe qui.
Une nouvelle voix éclata au loin.
Je restai silencieux longtemps.
— Je descendrais, Monsieur.
Il me contempla quelques secondes.
— Même avec cette peur ?
J’avalai difficilement ma salive.
— Oui, Monsieur.
Monsieur acquiesça lentement.
— Un jour viendra où tu descendras, Alex. Mais pas aujourd’hui. Pour l’instant, tu n’es pas prêt à assumer pleinement ce que tu es en train de devenir.
Le soulagement qui me traversa fut si violent que j’en eus presque honte. Je venais de lui dire que j’aurais obéi ; pourtant, savoir qu’il ne me l’ordonnerait pas me rendait soudain l’air plus respirable.
Monsieur poursuivit, toujours aussi calmement :
— Nous te dresserons pour que ce malaise cesse de gouverner tes réactions. Pas pour que tu ne ressentes plus rien. Je ne veux pas faire de toi quelqu’un d’inconscient de ce qu’il fait. Je veux qu’un jour tu puisses ressentir exactement cette même peur, entendre exactement ces mêmes voix, savoir parfaitement que l’on peut te voir… et descendre malgré tout lorsque je te le demande.
Je ne répondis pas.
Étienne eut un léger sourire.
Monsieur, lui, ne souriait pas.
— Ce jour-là, Alex, tu n’auras pas besoin de te demander si tu es prêt. Tu entendras l’ordre.
Il marqua une pause.
— Et tu descendras.
Étienne alors dit :
— Et ce jour-là, tu te laisseras regarder, toucher, caresser, palper si nous le décidons. Tu ne chercheras plus à te cacher ni à savoir qui a le droit de poser les yeux ou les mains sur toi. Et si nous décidons d’aller plus loin, te faire enculer par exemple, tu l’accepteras avec la même docilité.
Il laissa passer un silence avant d’ajouter :
— Comme si tout cela était parfaitement naturel.
La phrase me glaça davantage que sa vulgarité habituelle. Il ne parlait pas seulement de ce qu’ils pourraient m’ordonner. Il parlait de la manière dont ils entendaient transformer ma perception de ces situations, jusqu’à ce que ce qui provoquait aujourd’hui cette peur presque incontrôlable cesse un jour de me paraître inconcevable.
Je regardai Monsieur.
Il ne corrigea pas Étienne.
Et ce silence me fit comprendre que, derrière leurs méthodes si différentes, ils envisageaient bien la même transformation.
Le hayon se referma.
L’obscurité revint d’un seul coup, accompagnée quelques instants plus tard du claquement des portières. Le moteur démarra et la voiture quitta le parking. Je retrouvai les mouvements du coffre, les vibrations du plancher sous mon corps, les virages qui m’obligeaient à me retenir comme je pouvais. Pourtant, cette fois, je ne pensais presque plus à l’inconfort. Les paroles de Monsieur et d’Étienne occupaient tout l’espace.
"Un jour viendra où tu descendras".
"Tu entendras l’ordre. Et tu descendras".
Puis la voix d’Étienne, plus crue, énumérant tout ce que je devrais alors accepter jusqu’à cette conclusion qui revenait sans cesse : "comme si tout cela était parfaitement naturel".
Naturel.
C’était ce mot qui me troublait le plus.
Je pouvais comprendre l’obéissance. Depuis mon arrivée chez Monsieur, j’en avais déjà découvert des formes que je n’aurais jamais imaginé pouvoir accepter quelques jours auparavant. Je pouvais même concevoir qu’un ordre suffisamment ferme finisse par l’emporter sur ma peur ou ma honte. Mais Étienne semblait parler d’autre chose. Non plus seulement accomplir ce que l’on m’imposait malgré mes résistances, mais parvenir à un point où ces résistances elles-mêmes auraient perdu leur nécessité.
Était-ce réellement possible ?
Je repensai à certaines règles qui, en si peu de temps, avaient déjà cessé de provoquer en moi le même débat intérieur. Me dévêtir avant d’entrer. M’agenouiller. Attendre une autorisation. Ne plus considérer ma nudité devant Monsieur comme un événement. Quelques jours auparavant, chacun de ces gestes exigeait encore une décision. Désormais, il m’arrivait de les accomplir avant même d’avoir formulé la pensée qui les commandait.
Était-ce ainsi que cela commençait ?
À force d’être répété, un ordre pouvait-il devenir une habitude, puis une évidence ? Et cette évidence pouvait-elle finir par ressembler à quelque chose d’inné ?
La question me fascinait autant qu’elle m’effrayait. Car je savais ce que Monsieur aurait répondu : il ne voulait pas que je cesse de penser. Il voulait que je demeure capable de comprendre, de mesurer, peut-être même de vouloir autre chose, et que je choisisse néanmoins l’obéissance. Pourtant, quelque chose évoluait déjà en moi. Mon corps apprenait parfois plus vite que mon esprit. Certaines positions, certains mots, certains réflexes s’installaient sans que j’aie besoin de les décider.
Alors j’imaginai de nouveau le coffre ouvert.
Les voix.
Les inconnus.
Et Monsieur prononçant simplement :
"Descends".
Aujourd’hui, j’avais tremblé à la seule idée qu’il puisse me le demander.
Mais dans un mois ? Dans six mois ? Dans un an ?
Serais-je encore cet homme recroquevillé dans l’obscurité, cherchant désespérément une raison de ne pas franchir le bord du coffre ? Ou descendrais-je aussitôt, avant même que la peur ait eu le temps de devenir une objection ?
Je ne savais pas laquelle de ces deux possibilités m’effrayait le plus.
Peut-être parce qu’au fond de moi, je commençais déjà à soupçonner laquelle Monsieur et Étienne avaient choisie pour moi.
Le retour à l’appartement ne signifia pas pour autant la fin de l’épreuve. Dans le garage, Monsieur me remit la laisse au collier mais aucun vêtement. Je compris que je devrais regagner le deuxième étage nu.
Cette perspective suffit à réveiller toute l’inquiétude que le trajet avait à peine apaisée. Monsieur marchait devant moi en tenant la laisse courte, Étienne suivait tranquillement, et chaque palier devenait une menace. Je guettais le bruit d’une serrure, le mouvement d’un ascenseur, une voix derrière une porte. Il aurait suffi qu’un voisin sorte au mauvais moment. Plus nous montions, plus je mesurais l’impossibilité de dissimuler quoi que ce soit si cela arrivait : ma nudité, mon collier, la laisse dans la main de Monsieur. Pourtant, je continuai à monter derrière lui.
Nous atteignîmes enfin notre étage sans rencontrer personne.
Sur le palier, Monsieur m’arrêta.
— Les chaussures et les chaussettes.
Je les retirai devant eux et les rangeai avec mes affaires. Ce geste accompli, je franchis le seuil nu comme j’en avais désormais l’habitude. Monsieur ne détacha pas immédiatement la laisse. Il m’entraîna à travers l’appartement jusqu’à la salle de bains.
Lorsque je vis la douche, un immense soulagement m’envahit. Après la marche, la poussière, la transpiration, l'urine, je n’aspirais plus qu’à sentir l’eau couler sur moi. J’allais presque me redresser lorsque Monsieur me retint.
— À quatre pattes dans le bac.
Je m’exécutai.
La suite me fit comprendre que j’avais anticipé trop vite le moment où il m’autoriserait à me laver. Monsieur m’imposa une nouvelle humiliation, Il m’urina dessus, visant d’abord mon dos, mes fesses et enfin ma chevelure. Puis vint l’ordre de le nettoyer avec ma bouche. Il porta son sexe sur mes lèvres.
Cette fois, pourtant, je ne restai pas paralysé.
Je m’exécutai presque aussitôt, avec une application qui me surprit moi-même. Il n’y avait plus cette seconde interminable durant laquelle mon esprit cherchait une échappatoire, ni cette nécessité de transformer l’ordre en problème avant de pouvoir y répondre. Je savais ce qu’il attendait. Alors je le fis.
Monsieur m’observa un instant.
— Tu vois, Alex ? Ce qui te paraissait si compliqué hier te semble déjà beaucoup plus simple aujourd’hui.
Je m’immobilisai.
Il avait raison.
Ce constat me troubla davantage que l’humiliation elle-même. En vingt-quatre heures, l’acte n’avait pas changé. Moi, si.
Je crus alors qu’il allait enfin ouvrir le robinet et m’autoriser à me laver. Je désirais cette douche depuis notre retour, presque avec impatience. Mais Monsieur recula simplement d’un pas.
— Tu attends ici. Je veux que ton corps reste ainsi quelque temps, qu’il s’imprègne de mes odeurs. Tu ne te laveras pas.
Je relevai les yeux vers lui.
— Oui, Monsieur.
— Lorsque tu seras sec, tu viendras nous rejoindre au salon. À quatre pattes.
Il allait sortir lorsqu’il s’arrêta sur le seuil.
— Et en arrivant devant moi, tu te prosterneras pour me remercier.
— Oui, Monsieur.
La porte resta ouverte derrière lui et j’entendis bientôt sa voix rejoindre celle d’Étienne dans le salon.
Je demeurai seul dans le bac à douche.
Quelques minutes auparavant, la vue de cette salle de bains m’avait procuré un immense soulagement : j’avais imaginé l’eau chaude, la possibilité de me débarrasser enfin de la poussière, de la transpiration et des traces de cette journée. Monsieur venait précisément de m’interdire ce retour à la propreté. Il voulait que je conserve sur moi ce que, spontanément, j’aurais cherché à effacer.
Et il exigeait davantage encore : que je le rejoigne ensuite pour l’en remercier.
Je compris que la leçon commencée devant le coffre n’était pas terminée. Il ne suffisait plus d’endurer ce qu’il décidait. Monsieur voulait progressivement modifier le sens que j’accordais à ses décisions, jusqu’à ce que l’humiliation elle-même puisse être reçue comme la manifestation de la place qu’il m’avait donnée.
Alors j’attendis.
Et, lorsque le moment vint, je sortis du bac, me mis à quatre pattes et pris lentement la direction du salon.
Après quelques kilomètres, la voiture ralentit. Immédiatement, mon ventre se noua et tout mon corps se raidit. Une portière claqua. Je retins ma respiration, attentif au moindre bruit, jusqu’à reconnaître progressivement ceux d’une station-service. Le soulagement fut presque douloureux tant j’avais été tendu. Ce n’est que de l’essence. Je fermai les yeux, essayant de relâcher mes épaules. Quelques instants plus tard, les portières claquèrent de nouveau et la voiture repartit.
Mais elle ne roula que quelques minutes.
Nouveau ralentissement. Un virage, puis un autre. Une allure très basse. Enfin l’arrêt.
Cette fois, lorsque le moteur se tut, je sentis une véritable décharge de peur me traverser. Mes mains devinrent moites, ma bouche sèche et je percevais les battements de mon cœur jusque dans ma gorge. Deux portières s’ouvrirent, puis se refermèrent. Le verrouillage centralisé claqua. Monsieur et Étienne venaient de m’enfermer dans la voiture.
J’écoutai leurs pas s’éloigner et le silence du coffre fut bientôt remplacé par tout un monde extérieur que je ne pouvais qu’imaginer. Des moteurs. Des portières. Des voix. Un rire quelque part. Des pas sur le bitume. Nous n’étions manifestement plus seuls et cette certitude fit revenir d’un seul coup les paroles d’Étienne : "voir comment notre petite chienne se comporte lorsqu’il n’y a plus seulement ses Maîtres pour s’intéresser à elle".
Je ramenai davantage mes jambes contre moi, puis dus presque aussitôt les détendre tant la position réveillait mes douleurs. Ma nudité, invisible quelques minutes auparavant dans l’obscurité du coffre, prit soudain une importance démesurée. Il suffisait que ce hayon s’ouvre. Rien de plus. Je n’avais aucun vêtement à saisir, aucun endroit où me cacher, aucune idée même de l’endroit où je me trouvais.
Des voix masculines se rapprochèrent.
Je cessai presque de respirer.
L’une d’elles ressemblait à celle d’Étienne. Une autre lui répondit. Je ne distinguais aucun mot, seulement des intonations, puis un rire bref qui me glaça. Des pas approchèrent de la voiture. Plusieurs.
Je me recroquevillai instinctivement avant qu’une douleur ne m’oblige à relâcher mes jambes. Mes mains moites glissaient sur le plancher. Je fixais le hayon dans l’obscurité comme si j’avais pu voir à travers.
Les pas s’arrêtèrent juste derrière moi.
Un silence.
Puis une voix que je ne reconnus pas.
Tout mon corps se figea.
J’entendis le bruit d’une main contre la carrosserie.
Et la phrase d’Étienne me revint dans toute sa brutalité :
"Lorsqu’il n’y aura plus seulement ses Maîtres pour s’intéresser à elle".
Je fixai le hayon.
Il suffisait maintenant qu’il s’ouvre.
Et le hayon s’ouvrit.
La lumière me fit cligner des yeux. Mon premier regard alla vers Monsieur, puis vers Étienne. Je cherchai sur leurs visages un indice, quelque chose qui me permette de comprendre ce qu’ils avaient décidé. Je n’y trouvai rien.
Mais nous n’étions pas seuls.
Je ne voyais personne immédiatement autour de la voiture et, pourtant, j’entendais des voix. Plusieurs. Une conversation d’hommes quelque part derrière moi, une autre plus lointaine, puis un rire assez proche pour que je me demande si celui qui venait de rire pouvait apercevoir l’intérieur du coffre. Une portière claqua. Quelqu’un appela quelqu’un d’autre. Des pas traversèrent le parking.
L’impossibilité de voir ceux que j’entendais rendait leur présence presque insupportable. Je tentais de mesurer les distances au seul volume des voix, mais elles se rapprochaient, s’éloignaient, disparaissaient derrière le bruit d’un moteur avant de revenir soudain plus nettes. Chaque fois qu’une nouvelle voix surgissait, je me posais la même question : Est-ce qu’il me voit ?
Étienne se pencha légèrement vers le coffre et eut une moue.
— Il faut aérer là-dedans. Ça sent la pisse… à moins que ce soit simplement l’odeur de notre petite chienne en chaleur.
Il tourna légèrement la tête vers Monsieur, comme s’il venait de faire une remarque parfaitement anodine.
Je sentis mon visage s’embraser. La phrase avait été prononcée assez naturellement pour qu’une nouvelle inquiétude s’ajoute aussitôt aux autres : qui avait pu l’entendre ?
Une voix se rapprocha.
Je me figeai.
Elle devint assez distincte pour que je comprenne quelques mots sans parvenir à saisir la conversation. Puis une seconde lui répondit, plus près encore. Je n’osais plus bouger. Je fixais Monsieur, comme si son regard pouvait me garantir que ces inconnus continueraient leur chemin.
Des pas passèrent derrière la voiture.
Tout près.
Je retins mon souffle.
Ils ralentirent — du moins me sembla-t-il — puis continuèrent. Quelques secondes plus tard, les deux voix s’éloignèrent en discutant normalement.
Je respirai de nouveau.
Presque aussitôt, un rire éclata ailleurs.
Je sursautai.
Le coffre restait ouvert.
C’était cela qui devenait intolérable : ne jamais savoir qui se trouvait à quelques mètres, qui approchait, qui pouvait tourner la tête au mauvais moment. Dans l’appartement, l’humiliation avait toujours eu des frontières. Même dans la solitude du chemin, quelques heures plus tôt, j’avais encore été protégé par l’absence des autres. Ici, cette frontière avait disparu. Il suffisait qu’un inconnu passe derrière la voiture.
Et j’attendais toujours les deux mots que je redoutais.
"Descends, Alex".
Étienne croisa mon regard. Il vit ma peur ; j’en fus certain. Pourtant, ce fut Monsieur qui intervint.
— Et si nous te demandions de descendre, comment réagirais-tu, Alex ?
Je le regardai, décontenancé.
Une voix résonna derrière lui. Des pas passèrent quelque part sur le parking. Je ramenai instinctivement mes jambes contre moi.
— J’aurais peur, Monsieur.
Son visage ne changea pas.
— Ce n’est pas ce que je t’ai demandé.
Je compris immédiatement. Il ne voulait pas savoir ce que j’éprouverais. Il le voyait déjà. Il voulait savoir ce que je ferais.
Je détournai un instant les yeux vers l’ouverture du coffre. Il me suffisait d’en franchir le bord pour que tout change. Tant que je restais à l’intérieur, ma nudité appartenait encore à cet espace clos, à Monsieur, à Étienne et à moi. Dehors, elle pouvait devenir visible à n’importe qui.
Une nouvelle voix éclata au loin.
Je restai silencieux longtemps.
— Je descendrais, Monsieur.
Il me contempla quelques secondes.
— Même avec cette peur ?
J’avalai difficilement ma salive.
— Oui, Monsieur.
Monsieur acquiesça lentement.
— Un jour viendra où tu descendras, Alex. Mais pas aujourd’hui. Pour l’instant, tu n’es pas prêt à assumer pleinement ce que tu es en train de devenir.
Le soulagement qui me traversa fut si violent que j’en eus presque honte. Je venais de lui dire que j’aurais obéi ; pourtant, savoir qu’il ne me l’ordonnerait pas me rendait soudain l’air plus respirable.
Monsieur poursuivit, toujours aussi calmement :
— Nous te dresserons pour que ce malaise cesse de gouverner tes réactions. Pas pour que tu ne ressentes plus rien. Je ne veux pas faire de toi quelqu’un d’inconscient de ce qu’il fait. Je veux qu’un jour tu puisses ressentir exactement cette même peur, entendre exactement ces mêmes voix, savoir parfaitement que l’on peut te voir… et descendre malgré tout lorsque je te le demande.
Je ne répondis pas.
Étienne eut un léger sourire.
Monsieur, lui, ne souriait pas.
— Ce jour-là, Alex, tu n’auras pas besoin de te demander si tu es prêt. Tu entendras l’ordre.
Il marqua une pause.
— Et tu descendras.
Étienne alors dit :
— Et ce jour-là, tu te laisseras regarder, toucher, caresser, palper si nous le décidons. Tu ne chercheras plus à te cacher ni à savoir qui a le droit de poser les yeux ou les mains sur toi. Et si nous décidons d’aller plus loin, te faire enculer par exemple, tu l’accepteras avec la même docilité.
Il laissa passer un silence avant d’ajouter :
— Comme si tout cela était parfaitement naturel.
La phrase me glaça davantage que sa vulgarité habituelle. Il ne parlait pas seulement de ce qu’ils pourraient m’ordonner. Il parlait de la manière dont ils entendaient transformer ma perception de ces situations, jusqu’à ce que ce qui provoquait aujourd’hui cette peur presque incontrôlable cesse un jour de me paraître inconcevable.
Je regardai Monsieur.
Il ne corrigea pas Étienne.
Et ce silence me fit comprendre que, derrière leurs méthodes si différentes, ils envisageaient bien la même transformation.
Le hayon se referma.
L’obscurité revint d’un seul coup, accompagnée quelques instants plus tard du claquement des portières. Le moteur démarra et la voiture quitta le parking. Je retrouvai les mouvements du coffre, les vibrations du plancher sous mon corps, les virages qui m’obligeaient à me retenir comme je pouvais. Pourtant, cette fois, je ne pensais presque plus à l’inconfort. Les paroles de Monsieur et d’Étienne occupaient tout l’espace.
"Un jour viendra où tu descendras".
"Tu entendras l’ordre. Et tu descendras".
Puis la voix d’Étienne, plus crue, énumérant tout ce que je devrais alors accepter jusqu’à cette conclusion qui revenait sans cesse : "comme si tout cela était parfaitement naturel".
Naturel.
C’était ce mot qui me troublait le plus.
Je pouvais comprendre l’obéissance. Depuis mon arrivée chez Monsieur, j’en avais déjà découvert des formes que je n’aurais jamais imaginé pouvoir accepter quelques jours auparavant. Je pouvais même concevoir qu’un ordre suffisamment ferme finisse par l’emporter sur ma peur ou ma honte. Mais Étienne semblait parler d’autre chose. Non plus seulement accomplir ce que l’on m’imposait malgré mes résistances, mais parvenir à un point où ces résistances elles-mêmes auraient perdu leur nécessité.
Était-ce réellement possible ?
Je repensai à certaines règles qui, en si peu de temps, avaient déjà cessé de provoquer en moi le même débat intérieur. Me dévêtir avant d’entrer. M’agenouiller. Attendre une autorisation. Ne plus considérer ma nudité devant Monsieur comme un événement. Quelques jours auparavant, chacun de ces gestes exigeait encore une décision. Désormais, il m’arrivait de les accomplir avant même d’avoir formulé la pensée qui les commandait.
Était-ce ainsi que cela commençait ?
À force d’être répété, un ordre pouvait-il devenir une habitude, puis une évidence ? Et cette évidence pouvait-elle finir par ressembler à quelque chose d’inné ?
La question me fascinait autant qu’elle m’effrayait. Car je savais ce que Monsieur aurait répondu : il ne voulait pas que je cesse de penser. Il voulait que je demeure capable de comprendre, de mesurer, peut-être même de vouloir autre chose, et que je choisisse néanmoins l’obéissance. Pourtant, quelque chose évoluait déjà en moi. Mon corps apprenait parfois plus vite que mon esprit. Certaines positions, certains mots, certains réflexes s’installaient sans que j’aie besoin de les décider.
Alors j’imaginai de nouveau le coffre ouvert.
Les voix.
Les inconnus.
Et Monsieur prononçant simplement :
"Descends".
Aujourd’hui, j’avais tremblé à la seule idée qu’il puisse me le demander.
Mais dans un mois ? Dans six mois ? Dans un an ?
Serais-je encore cet homme recroquevillé dans l’obscurité, cherchant désespérément une raison de ne pas franchir le bord du coffre ? Ou descendrais-je aussitôt, avant même que la peur ait eu le temps de devenir une objection ?
Je ne savais pas laquelle de ces deux possibilités m’effrayait le plus.
Peut-être parce qu’au fond de moi, je commençais déjà à soupçonner laquelle Monsieur et Étienne avaient choisie pour moi.
Le retour à l’appartement ne signifia pas pour autant la fin de l’épreuve. Dans le garage, Monsieur me remit la laisse au collier mais aucun vêtement. Je compris que je devrais regagner le deuxième étage nu.
Cette perspective suffit à réveiller toute l’inquiétude que le trajet avait à peine apaisée. Monsieur marchait devant moi en tenant la laisse courte, Étienne suivait tranquillement, et chaque palier devenait une menace. Je guettais le bruit d’une serrure, le mouvement d’un ascenseur, une voix derrière une porte. Il aurait suffi qu’un voisin sorte au mauvais moment. Plus nous montions, plus je mesurais l’impossibilité de dissimuler quoi que ce soit si cela arrivait : ma nudité, mon collier, la laisse dans la main de Monsieur. Pourtant, je continuai à monter derrière lui.
Nous atteignîmes enfin notre étage sans rencontrer personne.
Sur le palier, Monsieur m’arrêta.
— Les chaussures et les chaussettes.
Je les retirai devant eux et les rangeai avec mes affaires. Ce geste accompli, je franchis le seuil nu comme j’en avais désormais l’habitude. Monsieur ne détacha pas immédiatement la laisse. Il m’entraîna à travers l’appartement jusqu’à la salle de bains.
Lorsque je vis la douche, un immense soulagement m’envahit. Après la marche, la poussière, la transpiration, l'urine, je n’aspirais plus qu’à sentir l’eau couler sur moi. J’allais presque me redresser lorsque Monsieur me retint.
— À quatre pattes dans le bac.
Je m’exécutai.
La suite me fit comprendre que j’avais anticipé trop vite le moment où il m’autoriserait à me laver. Monsieur m’imposa une nouvelle humiliation, Il m’urina dessus, visant d’abord mon dos, mes fesses et enfin ma chevelure. Puis vint l’ordre de le nettoyer avec ma bouche. Il porta son sexe sur mes lèvres.
Cette fois, pourtant, je ne restai pas paralysé.
Je m’exécutai presque aussitôt, avec une application qui me surprit moi-même. Il n’y avait plus cette seconde interminable durant laquelle mon esprit cherchait une échappatoire, ni cette nécessité de transformer l’ordre en problème avant de pouvoir y répondre. Je savais ce qu’il attendait. Alors je le fis.
Monsieur m’observa un instant.
— Tu vois, Alex ? Ce qui te paraissait si compliqué hier te semble déjà beaucoup plus simple aujourd’hui.
Je m’immobilisai.
Il avait raison.
Ce constat me troubla davantage que l’humiliation elle-même. En vingt-quatre heures, l’acte n’avait pas changé. Moi, si.
Je crus alors qu’il allait enfin ouvrir le robinet et m’autoriser à me laver. Je désirais cette douche depuis notre retour, presque avec impatience. Mais Monsieur recula simplement d’un pas.
— Tu attends ici. Je veux que ton corps reste ainsi quelque temps, qu’il s’imprègne de mes odeurs. Tu ne te laveras pas.
Je relevai les yeux vers lui.
— Oui, Monsieur.
— Lorsque tu seras sec, tu viendras nous rejoindre au salon. À quatre pattes.
Il allait sortir lorsqu’il s’arrêta sur le seuil.
— Et en arrivant devant moi, tu te prosterneras pour me remercier.
— Oui, Monsieur.
La porte resta ouverte derrière lui et j’entendis bientôt sa voix rejoindre celle d’Étienne dans le salon.
Je demeurai seul dans le bac à douche.
Quelques minutes auparavant, la vue de cette salle de bains m’avait procuré un immense soulagement : j’avais imaginé l’eau chaude, la possibilité de me débarrasser enfin de la poussière, de la transpiration et des traces de cette journée. Monsieur venait précisément de m’interdire ce retour à la propreté. Il voulait que je conserve sur moi ce que, spontanément, j’aurais cherché à effacer.
Et il exigeait davantage encore : que je le rejoigne ensuite pour l’en remercier.
Je compris que la leçon commencée devant le coffre n’était pas terminée. Il ne suffisait plus d’endurer ce qu’il décidait. Monsieur voulait progressivement modifier le sens que j’accordais à ses décisions, jusqu’à ce que l’humiliation elle-même puisse être reçue comme la manifestation de la place qu’il m’avait donnée.
Alors j’attendis.
Et, lorsque le moment vint, je sortis du bac, me mis à quatre pattes et pris lentement la direction du salon.
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2 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Merci à toi, vraiment. Le plaisir d’échanger est partagé, d’autant plus lorsque les commentaires prolongent la réflexion du récit.
Tu soulèves quelque chose de très juste à propos des promenades : paradoxalement, le rôle le plus simple est peut-être celui du soumis. Alex n’a qu’à accepter l’ordre et à s’y abandonner. Celui qui décide, lui, doit rester lucide, mesurer ce qu’il impose, tenir compte de l’environnement et surtout des autres, qui n’ont évidemment rien demandé. C’est aussi pour cela que la scène du coffre me plaisait : elle permet à Alex de vivre l’incertitude et la crainte d’être découvert sans que cette exposition soit nécessairement imposée à quelqu’un.
Et j’aime beaucoup ta phrase : « le lecteur s’habitue lui aussi aux exigences des maîtres ». C’est exactement l’évolution que j’espère faire ressentir. Ce qui pouvait paraître énorme quelques chapitres auparavant devient progressivement presque naturel… jusqu’à ce qu’une nouvelle étape vienne déplacer encore la limite.
Merci de suivre l’évolution d’Alex avec autant d’attention. La suite devrait justement confronter de plus en plus sa soumission au regard des autres…
Tu soulèves quelque chose de très juste à propos des promenades : paradoxalement, le rôle le plus simple est peut-être celui du soumis. Alex n’a qu’à accepter l’ordre et à s’y abandonner. Celui qui décide, lui, doit rester lucide, mesurer ce qu’il impose, tenir compte de l’environnement et surtout des autres, qui n’ont évidemment rien demandé. C’est aussi pour cela que la scène du coffre me plaisait : elle permet à Alex de vivre l’incertitude et la crainte d’être découvert sans que cette exposition soit nécessairement imposée à quelqu’un.
Et j’aime beaucoup ta phrase : « le lecteur s’habitue lui aussi aux exigences des maîtres ». C’est exactement l’évolution que j’espère faire ressentir. Ce qui pouvait paraître énorme quelques chapitres auparavant devient progressivement presque naturel… jusqu’à ce qu’une nouvelle étape vienne déplacer encore la limite.
Merci de suivre l’évolution d’Alex avec autant d’attention. La suite devrait justement confronter de plus en plus sa soumission au regard des autres…
Encore merci,
Pour tes écrits mais pas que c’est un plaisir d’échanger ensuite avec toi.
Les promenades voici un sujet compliqué dans la vie réelle. Pour le coup je crois plus simple d’être le soumis. Ne pas avoir à réfléchir, juste obéir! Le maître lui doit évaluer de nombreux risques et en premier lieu celui d’imposer la nudité aux autres. En revanche je trouve très bonne l’idée de laisser son soumis dans un coffre ouvert qui ne permet pas spécialement aux autres de laisser voir…
Le lecteur que je suis s’habitue lui aussi aux exigences des maîtres.
Vivement la suite de son évolution
Merci
Pour tes écrits mais pas que c’est un plaisir d’échanger ensuite avec toi.
Les promenades voici un sujet compliqué dans la vie réelle. Pour le coup je crois plus simple d’être le soumis. Ne pas avoir à réfléchir, juste obéir! Le maître lui doit évaluer de nombreux risques et en premier lieu celui d’imposer la nudité aux autres. En revanche je trouve très bonne l’idée de laisser son soumis dans un coffre ouvert qui ne permet pas spécialement aux autres de laisser voir…
Le lecteur que je suis s’habitue lui aussi aux exigences des maîtres.
Vivement la suite de son évolution
Merci
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