Le voisin de palier (2)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Le voisin de palier (2)
Chapitre 2
Il a fait un clin d'œil appuyé, et la conversation, loin de s'arrêter, s'est enfoncée plus profondément dans les allusions sexuelles. Il n'était plus seulement question de muscles fessiers ou d'étirements. Il parlait de "cardio intensif", de "souplesse essentielle" et de "zones de tension à relâcher", tout ça avec un regard qui ne quittait plus mes lèvres.
Il a posé son verre vide sur la table basse, puis s'est penché de nouveau, le mouvement lent, mesuré. La proximité est devenue brutale. Il a levé sa main pour toucher mon épaule, le geste lent et lourd, puis a laissé ses doigts glisser le long de mon biceps, comme s'il évaluait la tension, mais ses yeux ne mentaient plus.
-Dis-moi, Nathan, si tu devais montrer à un athlète comment bien relâcher les tensions, tu t'y prendrais comment ? Tu utiliserais les mains ? Il a souri, et cette fois, il n'y avait plus d'amitié dans ses yeux, juste une attente brûlante. Sans attendre de réponse, il a soudainement réduit la distance, posant ses deux mains sur mes genoux, m’immobilisant presque. Il s'est avancé, son visage à quelques centimètres du mien, son souffle chaud sentant le vin rouge. -Ou tu utiliserais la bouche ? a-t-il murmuré, et il a réussi à m'embrasser.
C’était la chose la plus rapide, la plus inattendue et la plus intense que j’aie vécue depuis des années. Ses lèvres ont capturé les miennes avec une assurance gourmande, et l'odeur du vin et de sa peau moite m'a submergé. Il n’a pas attendu, approfondissant immédiatement le baiser, sa langue cherchant la mienne.
Et je l'ai laissé faire. Mon esprit, submergé par des semaines de désir refoulé, a momentanément cédé. J'ai répondu à la pression, mes mains s'agrippant à ses épaules massives pour le rapprocher encore, sentant chaque muscle tendu sous mes doigts. Le baiser était chaud, urgent, l'expression de tout ce que nous avions tu pendant des mois.
C'est là, au milieu du chaos de ce contact brûlant, que la voix de Claire, sa confiance désarmante, m'a frappé de plein fouet. Pas la Claire vague de l'étage, mais l'amie, la confidente qui m'avait dit : « Tu es prêt à être mon meilleur ami gay dans le quartier ? »
J'ai brisé le baiser, repoussant Gabriel avec une force que je n'avais pas soupçonnée. Il a titubé, le désir encore lisible dans ses yeux verts écarquillés.
-Stop. On ne peut pas faire ça, Gabriel. Mon souffle était court et ma gorge nouée. -Tu es fiancé. Claire est juste là. Elle... elle te fait confiance.
L'expression de Gabriel s'est effondrée. Le désir s'est éteint comme une bougie dans un souffle, remplacé par une honte visible et cinglante. Il a essuyé sa bouche avec le dos de sa main, l'air perdu.
-Je... Je suis désolé, Nathan. L'alcool, je... Il cherchait ses mots, mais les trouvait à peine.
-C'est fini. On arrête là, ai-je coupé, ma propre voix tremblante. Je me suis levé, les jambes chancelantes. -Je te raccompagne.
Je ne lui ai laissé le temps de rien dire. J'ai ramassé son verre, le mien, et je les ai déposés brutalement dans l'évier pour avoir l'impression de faire quelque chose de physique et de normal. Puis, je me suis dirigé vers ma porte, Gabriel me suivant comme une ombre.
Le silence était assourdissant, lourd comme du plomb chaud, bien pire que la tension électrique qui nous avait conduits là. Je n'osais pas croiser son regard. Je sentais la brûlure de sa présence, l'odeur du vin et de mon propre désespoir.
Arrivés devant la porte, Gabriel a mis une main sur la poignée, l'autre restant immobile le long de son corps.
-Nathan… Son ton était un murmure, plein d'une culpabilité dévastatrice.
-Non. Va-t'en, ai-je coupé, ma voix à peine plus ferme. -On a dit stop. Maintenant.
Il n'a pas insisté. Il a baissé la tête, puis a ouvert la porte. J'ai entendu le faible clic de sa propre porte, juste en face, et puis plus rien. J'ai verrouillé ma porte à double tour, me laissant glisser le long du bois, ma tête cognant doucement contre le judas. L'adrénaline se retirait, me laissant tremblant. J'étais sous le choc. Non seulement il m'avait embrassé – lui, l'homme hétéro, le fiancé – mais j'avais répondu. J'avais aimé ça. J'avais aimé la pression de sa bouche, la surprise de sa langue.
Mon corps, traître et incandescent, a réagi au souvenir. Une érection massive, violente, a raidi sous mon pantalon. C'était la preuve tangible que ce n'était pas un simple accident, mais l'explosion d'une chimie refoulée.
J'ai marché jusqu'à ma chambre, enlevant mes vêtements à la hâte. Je me suis écroulé sur mon lit, les draps frais contrastant avec la fièvre qui montait en moi. Je ne pouvais pas me calmer. Le souvenir du goût du vin, de la pression de ses mains sur mes genoux, le contact furtif de nos langues... tout se rejouait en boucle.
Fermant les yeux, j'ai laissé l'image de Gabriel prendre possession de ma tête. Le besoin était trop fort, la honte trop lointaine. Je voulais effacer cette tension, la transformer en quelque chose de contrôlable. Je me suis concentré sur mon sexe, le prenant en main, le caressant de plus en plus vite. Mais ce n'était pas moi qui le faisais, c'était Gabriel. Je sentais la force de ses bras sur mon corps, le poids de sa culpabilité et de son désir. La seule chose qui comptait, c'était le souvenir du baiser. Sa bouche, sa langue, la pureté de cet abandon.
Chaque mouvement, chaque soupir, était une offrande à l'image gravée de ses yeux verts, pleins de désir avant qu'ils ne soient pleins de peur. Je ne voulais pas le moment où j'avais dit stop, je voulais le moment où il s'était avancé. La tension est montée, rapide et douloureuse, et j'ai joui dans un cri étouffé, m'effondrant sur l'oreiller, le visage brûlant. Le désir était apaisé, mais la honte, elle, était bien là, tapie dans l'ombre. Mon meilleur ami, ma voisine, mon serment. Je n'avais pas seulement embrassé le fiancé de Claire. Je venais de me soulager en fantasmant sur lui.
Mon regard est resté fixé au plafond, l'obscurité m'avalant. C'était le début d'un désastre.
Malgré le soulagement brutal, le sommeil était impossible. Mon esprit restait bloqué sur l'image de Gabriel, sur la culpabilité, et l'excitation. Je me retournais, regardant l'heure sur mon téléphone. Une heure s'était écoulée. Puis, juste au moment où le silence s'épaississait, un bruit sec et insistant a résonné à ma porte. Toc. Toc. Toc.
Mon cœur a bondi dans ma poitrine. Il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait frapper ainsi à cette heure. Je me suis levé, uniquement vêtu de mon shorty de sport blanc — le genre qui moule l'essentiel sans rien cacher. J'ai mis quelques secondes à comprendre, puis j'ai tiré le verrou.
C'était Gabriel. Il était encore plus débraillé que lorsque je l'avais raccompagné. Il portait un simple débardeur noir, qui mettait en valeur la puissance de ses bras, et un caleçon ample gris. Son visage était pâle, ses yeux d'un vert fiévreux, et il avait l'air de se battre contre lui-même.
Avant que j'aie pu dire un mot, il a posé ses deux mains à plat sur ma poitrine et m'a poussé à l'intérieur, claquant ma porte derrière lui sans ménagement.
-Je suis tellement désolé, Nathan. Tellement désolé, a-t-il soufflé, sa voix rauque, les mains maintenant posées sur mes épaules, me maintenant à quelques centimètres de lui. Il me fixait dans les yeux, le regard si intense qu'il semblait vouloir lire mon âme.
-Je… Je ne comprends pas ce qui m'arrive, a-t-il avoué, son souffle court. Il a relâché légèrement la pression sur mes épaules, mais ses mains sont restées là. -Ou du moins si. Ça fait plus de quatre mois que je n'ai rien fait, tu comprends ? Avec la grossesse, la fatigue, Claire... je suis en manque. Un manque terrible, Nathan. Et quand elle m'a dit que tu me trouvais à ton goût…
Il a serré mes épaules plus fort.
-Je me suis dit pourquoi pas. Je me suis dit que si c'était juste un baiser, une étincelle rapide pour éteindre le feu... Il a secoué la tête, désespéré. -Mais je n'ai pas pu dormir. Ce n'était pas assez. Et maintenant, je suis là. Je ne devrais pas être là.
Son regard a balayé mon corps, s'arrêtant sur la ligne de mes hanches, puis il est revenu à mes yeux, l'attraction pure et paniquée d'un homme qui a dépassé son point de non-retour.
Il me fixait toujours dans les yeux, mais la ferveur qui y brûlait était maintenant mêlée d'une détresse qui rendait son geste encore plus désespéré. Ses mains, fortes et chaudes, ont glissé des épaules le long de mes muscles tendus. Il les a laissées caresser le torse, ses pouces effleurant les crêtes des abdominaux. La caresse s'est faite plus lente, plus audacieuse, descendant la ligne médiane de son corps jusqu'à mon nombril. Le contact de ses paumes, vastes et rêches, sur cette zone sensible m’a arraché un frisson brutal et incontrôlable, un frisson de désir pur qui s'est propagé jusqu'à sa nuque.
J’entrouvris la bouche, l'air lui manquant, pour articuler le mot 'non' – la dernière barrière de son cerveau rationnel. Mais Gabriel était plus rapide. Il a coupé net toute velléité de protestation. Ses yeux se sont fermés d'un coup, comme s'il ne voulait plus voir la culpabilité ni l'interdiction, pour n'obéir qu'à l'instinct. M’embrassant encore une fois, ce baiser était une prise de possession, une violente nécessitée. Il a lâché mes épaules, agrippant mon dos nu pour le coller à lui avec une force irrésistible, annulant l'espace et toute possibilité de fuite.
Dans cette étreinte désespérée, la mince barrière du caleçon de Gabriel et de mon shorty n'a fait que presser nos réalités l'une contre l'autre. Le choc a été électrique. Je sentis mon propre désir, mon érection monter, dure et massive, venir se heurter contre celle très grosse de Gabriel. C'était le contact final, brutal, qui transformait la tentation en fait accomplie : deux corps en manque, deux désirs qui se reconnaissaient dans l'obscurité de l'appartement. La honte s'est noyée dans l'urgence.
Puis, alors que l'air nous manquait, nos lèvres se sont séparées. Il a repris son souffle, ses mains s'accrochant à mes flancs.
-Je… j'ai jamais fait ça avec un mec, a-t-il soufflé, sa voix rauque, à peine audible. Ses yeux verts étaient grands, fixés sur les miens, un mélange de peur et d'excitation. -Et… je veux pas que tu touches à mon cul, dit-il avec un sourire méfiant.
C'était une ligne dans le sable, un aveu de panique, et une instruction. Je n'ai eu besoin de rien dire. J'ai juste hoché la tête, un "Ok" silencieux, comme pour valider sa demande sans briser le moment.
Puis, toute rationalité a disparu. Je l'ai embrassé à nouveau, le baiser plus long, plus tendre, pour faire taire ses doutes. Tandis que nos bouches s'occupaient à dévorer la distance, mes mains sont devenues rapides, expertes. J'ai attrapé le bas de son débardeur, le tirant vers le haut, et Gabriel a levé les bras, m'aidant à le lui retirer. Son torse était là, juste devant moi, parfait. Je n'ai pas perdu de temps, tirant violemment sur l'élastique de son caleçon gris pour le faire glisser sur ses cuisses musclées. Il a fait la même chose pour moi, et mon shorty blanc est tombé lourdement au sol, nous laissant nus, peau contre peau, la friction de nos érections devenant un point de contact brutal.
J'ai poussé doucement Gabriel vers l'arrière. Il est tombé mollement sur le canapé, sa masse amortie par les coussins. Je me suis retrouvé au-dessus de lui, mon cœur cognant à tout rompre. Je lui ai écarté les jambes d'un geste délibéré, pour me retrouver entre ses cuisses, admirant la façon dont ses muscles se tendaient.
Alors que je dominais cette vue, mon regard s'est fixé sur son sexe. Il était énorme, une vérité tangible, lourde, pulsant de désir. Je l'ai pris doucement dans ma main, ma peau glissant sur sa chair chaude. Mes doigts ont commencé une caresse lente et respectueuse, le contact doux, un test.
Gabriel, les yeux écarquillés, la bouche légèrement ouverte, regardait avec une intensité incroyable tout ce que je faisais. Je voyais la confusion et le désir se battre dans son regard. Il était terrifié et excité, un mélange toxique qui m'attirait encore plus. Je n'étais pas en train de toucher un homme, j'étais en train de toucher le désir brut, l'interdit.
Je l'ai fixé droit dans les yeux, cherchant une dernière fois son approbation, ou du moins son acceptation tacite. Je me suis penché, ne rompant jamais le contact visuel. Puis, avec une lenteur exquise, j'ai approché ma bouche, et ma langue a effleuré la pointe de son gland. Un frisson violent a parcouru son corps et sa gorge a émis un petit son étouffé. Pendant que ma langue le titillait, ma main libre descendait pour caresser la peau douce et chaude de ses couilles pendantes. Elles étaient lourdes et pleines, le signe de son excitation extrême.
Après quelques instants de ce jeu d'introduction, j'ai pris sa queue en main, l'admirant un instant, puis j'ai commencé la descente. Ma langue a léché de haut en bas, puis de bas en haut, de la base jusqu'au bout, humidifiant et réchauffant la chair. Gabriel a gémi, levant sa tête vers l'arrière, les muscles de son cou tendus.
J'ai décidé de ne plus attendre. J'ai ouvert ma bouche et j'ai pris sa queue en bouche, commençant par une succion douce et mesurée, une courtoisie qui s'est vite transformée en une urgence vorace. Mon rythme a accéléré, tantôt avec mes mains pour guider et masser, tantôt sans, utilisant ma gorge, ma langue, mes lèvres. J'entendais sa respiration se faire de plus en plus saccadée, le son étouffé de ses soupirs de plaisir.
Puis, je suis allé jusqu'au bout. J'ai pris la queue de Gabriel en fond de gorge, un mouvement instinctif qui a arraché un grognement puissant et incontrôlable à Gabriel. Sa tête est tombée en arrière sur le canapé.
-Putain, que tu fais ça bien, a-t-il lâché, les mots à peine audibles mais pleins d'une admiration dévastatrice.
Le contrôle de la situation basculait. De temps en temps, il faisait des allers-retours dans ma bouche, m'attrapant la tête des deux mains pour m'imprimer son rythme, m'utilisant comme il utilisait sa propre paume. L'image de ce corps puissant, étalé sur mon canapé, soumis à mon plaisir, était une drogue. J'ai continué, concentré sur la performance, sur le fait de lui donner la meilleure expérience de sa vie.
Quinze minutes de cette étreinte orale ont passé, une éternité brûlante. Gabriel a soudain essayé de se retirer, sa voix tremblante.
-Nathan ! Nathan, je vais jouir... je vais jouir !
Mais il était trop tard, et je n'avais aucune intention de le laisser s'arrêter. J'ai gardé ma bouche en place, ma gorge contractée, et j'ai senti le premier tressaillement qui annonçait l'irrépressible. Les jets de sperme ont été chauds, épais, et nombreux, inondant ma bouche. J'ai pris une bonne douzaine de jets avant de pouvoir respirer. J'en ai avalé une partie, retenant le reste. Il y en avait trop. Le sperme coulait sur mes joues, sur mon menton, et la honte de l'adolescence est revenue pendant une fraction de seconde, avant de se transformer en un désir pur d'effacer les preuves.
Je me suis redressé légèrement, et j'ai récupéré le sperme qui coulait sur mes joues avec mes doigts, les portant à ma bouche, léchant la peau salée et la mousse blanche. J'ai tout avalé, mes yeux accrochés aux siens.
Gabriel, complètement détendu, à bout de souffle, m'a regardé faire, les yeux pleins d'un choc muet. Il a fallu quelques secondes avant qu'il ne retrouve sa voix.
Putain… Tu… Tu as tout avalé. Même ce qui a coulé. Il a secoué la tête, puis un sourire béat est apparu, mêlé de surprise et d'une tendresse nouvelle. -Tu es... vraiment incroyable, Nathan.
Il a attrapé mes bras et m'a tiré pour m'asseoir sur ses genoux, le contact peau contre peau électrique, même si je sentais encore le sperme sur ma bouche. Il m'a tenu contre lui, le canapé s'enfonçant sous le poids de nos deux corps musclés, un mélange d'épuisement et de satisfaction.
-Merci. Merci, a-t-il murmuré, sa voix rauque, avant de m'embrasser à pleine bouche, sa langue cherchant la mienne.
C'était un baiser long, profond, qui n'était pas un appel à continuer, mais un véritable remerciement pour la libération de toute cette tension accumulée. Le baiser a servi d'acceptation mutuelle de ce qui venait de se passer.
Après un moment, j'ai bougé, me déplaçant pour m'allonger sur le dos, ma tête trouvant un repos inattendu sur les jambes de Gabriel. Il me regardait d'en haut, ses yeux d'un vert apaisé maintenant, la tempête passée. Mes mains, encore habitées par le souvenir de son corps, se sont mises à caresser son torse, s'attardant sur les pectoraux, remontant jusqu'à ses tétons. Je les ai légèrement pincés entre mon pouce et mon index, un geste qui se voulait possessif. Gabriel a mordu ses lèvres, les yeux mi-clos, un petit gémissement bas lui échappant. Il adorait ça. C'était un autre point sensible qu'il venait d'exposer.
Nous avons discuté encore de ce qui s'était passé, dans un murmure. Pas de regret, juste une prise de conscience de la folie de la situation. Nous nous sommes promis de ne rien dire, scellant ce pacte d'un regard. C'était une parenthèse, une explosion sous pression, qui devait rester entre ces quatre murs.
Gabriel est resté un quart d'heure de plus, sa main caressant mes cheveux, la mienne jouant sur son abdomen. Le silence était confortable, l'intimité, absolue. Puis, le choc de la réalité l'a rappelé. Il s'est levé pour partir, me laissant seul sur le canapé.
Je l'ai raccompagné, toujours nu, jusqu'à ma porte. Il n'a pas pris le temps de s'habiller, le caleçon et le débardeur restant à l'intérieur. Sur le pas de la porte, il m'a regardé, et sans un mot, il a posé ses lèvres sur les miennes pour un léger baiser, rapide, électrique, mais plein de tendresse.
-Encore merci, Nathan, a-t-il chuchoté, puis il a traversé le palier en vitesse, sa silhouette puissante disparaissant derrière sa porte.
Je suis rentré, j'ai refermé ma porte, et j'ai ramassé mes vêtements et les siens. J'ai souri en pensant à ce qui venait de se passer. C'était stupide, c'était mal, c'était une trahison envers Claire, mon amie, mais c'était la chose la plus vraie et la plus brûlante que j'aie vécue depuis longtemps. J'ai rampé jusqu'à mon lit, et je me suis endormi en souriant, le souvenir de sa voix rauque, de son corps puissant, et du goût du sperme encore frais dans ma mémoire.
Fin du chapitre 2.
Il a fait un clin d'œil appuyé, et la conversation, loin de s'arrêter, s'est enfoncée plus profondément dans les allusions sexuelles. Il n'était plus seulement question de muscles fessiers ou d'étirements. Il parlait de "cardio intensif", de "souplesse essentielle" et de "zones de tension à relâcher", tout ça avec un regard qui ne quittait plus mes lèvres.
Il a posé son verre vide sur la table basse, puis s'est penché de nouveau, le mouvement lent, mesuré. La proximité est devenue brutale. Il a levé sa main pour toucher mon épaule, le geste lent et lourd, puis a laissé ses doigts glisser le long de mon biceps, comme s'il évaluait la tension, mais ses yeux ne mentaient plus.
-Dis-moi, Nathan, si tu devais montrer à un athlète comment bien relâcher les tensions, tu t'y prendrais comment ? Tu utiliserais les mains ? Il a souri, et cette fois, il n'y avait plus d'amitié dans ses yeux, juste une attente brûlante. Sans attendre de réponse, il a soudainement réduit la distance, posant ses deux mains sur mes genoux, m’immobilisant presque. Il s'est avancé, son visage à quelques centimètres du mien, son souffle chaud sentant le vin rouge. -Ou tu utiliserais la bouche ? a-t-il murmuré, et il a réussi à m'embrasser.
C’était la chose la plus rapide, la plus inattendue et la plus intense que j’aie vécue depuis des années. Ses lèvres ont capturé les miennes avec une assurance gourmande, et l'odeur du vin et de sa peau moite m'a submergé. Il n’a pas attendu, approfondissant immédiatement le baiser, sa langue cherchant la mienne.
Et je l'ai laissé faire. Mon esprit, submergé par des semaines de désir refoulé, a momentanément cédé. J'ai répondu à la pression, mes mains s'agrippant à ses épaules massives pour le rapprocher encore, sentant chaque muscle tendu sous mes doigts. Le baiser était chaud, urgent, l'expression de tout ce que nous avions tu pendant des mois.
C'est là, au milieu du chaos de ce contact brûlant, que la voix de Claire, sa confiance désarmante, m'a frappé de plein fouet. Pas la Claire vague de l'étage, mais l'amie, la confidente qui m'avait dit : « Tu es prêt à être mon meilleur ami gay dans le quartier ? »
J'ai brisé le baiser, repoussant Gabriel avec une force que je n'avais pas soupçonnée. Il a titubé, le désir encore lisible dans ses yeux verts écarquillés.
-Stop. On ne peut pas faire ça, Gabriel. Mon souffle était court et ma gorge nouée. -Tu es fiancé. Claire est juste là. Elle... elle te fait confiance.
L'expression de Gabriel s'est effondrée. Le désir s'est éteint comme une bougie dans un souffle, remplacé par une honte visible et cinglante. Il a essuyé sa bouche avec le dos de sa main, l'air perdu.
-Je... Je suis désolé, Nathan. L'alcool, je... Il cherchait ses mots, mais les trouvait à peine.
-C'est fini. On arrête là, ai-je coupé, ma propre voix tremblante. Je me suis levé, les jambes chancelantes. -Je te raccompagne.
Je ne lui ai laissé le temps de rien dire. J'ai ramassé son verre, le mien, et je les ai déposés brutalement dans l'évier pour avoir l'impression de faire quelque chose de physique et de normal. Puis, je me suis dirigé vers ma porte, Gabriel me suivant comme une ombre.
Le silence était assourdissant, lourd comme du plomb chaud, bien pire que la tension électrique qui nous avait conduits là. Je n'osais pas croiser son regard. Je sentais la brûlure de sa présence, l'odeur du vin et de mon propre désespoir.
Arrivés devant la porte, Gabriel a mis une main sur la poignée, l'autre restant immobile le long de son corps.
-Nathan… Son ton était un murmure, plein d'une culpabilité dévastatrice.
-Non. Va-t'en, ai-je coupé, ma voix à peine plus ferme. -On a dit stop. Maintenant.
Il n'a pas insisté. Il a baissé la tête, puis a ouvert la porte. J'ai entendu le faible clic de sa propre porte, juste en face, et puis plus rien. J'ai verrouillé ma porte à double tour, me laissant glisser le long du bois, ma tête cognant doucement contre le judas. L'adrénaline se retirait, me laissant tremblant. J'étais sous le choc. Non seulement il m'avait embrassé – lui, l'homme hétéro, le fiancé – mais j'avais répondu. J'avais aimé ça. J'avais aimé la pression de sa bouche, la surprise de sa langue.
Mon corps, traître et incandescent, a réagi au souvenir. Une érection massive, violente, a raidi sous mon pantalon. C'était la preuve tangible que ce n'était pas un simple accident, mais l'explosion d'une chimie refoulée.
J'ai marché jusqu'à ma chambre, enlevant mes vêtements à la hâte. Je me suis écroulé sur mon lit, les draps frais contrastant avec la fièvre qui montait en moi. Je ne pouvais pas me calmer. Le souvenir du goût du vin, de la pression de ses mains sur mes genoux, le contact furtif de nos langues... tout se rejouait en boucle.
Fermant les yeux, j'ai laissé l'image de Gabriel prendre possession de ma tête. Le besoin était trop fort, la honte trop lointaine. Je voulais effacer cette tension, la transformer en quelque chose de contrôlable. Je me suis concentré sur mon sexe, le prenant en main, le caressant de plus en plus vite. Mais ce n'était pas moi qui le faisais, c'était Gabriel. Je sentais la force de ses bras sur mon corps, le poids de sa culpabilité et de son désir. La seule chose qui comptait, c'était le souvenir du baiser. Sa bouche, sa langue, la pureté de cet abandon.
Chaque mouvement, chaque soupir, était une offrande à l'image gravée de ses yeux verts, pleins de désir avant qu'ils ne soient pleins de peur. Je ne voulais pas le moment où j'avais dit stop, je voulais le moment où il s'était avancé. La tension est montée, rapide et douloureuse, et j'ai joui dans un cri étouffé, m'effondrant sur l'oreiller, le visage brûlant. Le désir était apaisé, mais la honte, elle, était bien là, tapie dans l'ombre. Mon meilleur ami, ma voisine, mon serment. Je n'avais pas seulement embrassé le fiancé de Claire. Je venais de me soulager en fantasmant sur lui.
Mon regard est resté fixé au plafond, l'obscurité m'avalant. C'était le début d'un désastre.
Malgré le soulagement brutal, le sommeil était impossible. Mon esprit restait bloqué sur l'image de Gabriel, sur la culpabilité, et l'excitation. Je me retournais, regardant l'heure sur mon téléphone. Une heure s'était écoulée. Puis, juste au moment où le silence s'épaississait, un bruit sec et insistant a résonné à ma porte. Toc. Toc. Toc.
Mon cœur a bondi dans ma poitrine. Il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait frapper ainsi à cette heure. Je me suis levé, uniquement vêtu de mon shorty de sport blanc — le genre qui moule l'essentiel sans rien cacher. J'ai mis quelques secondes à comprendre, puis j'ai tiré le verrou.
C'était Gabriel. Il était encore plus débraillé que lorsque je l'avais raccompagné. Il portait un simple débardeur noir, qui mettait en valeur la puissance de ses bras, et un caleçon ample gris. Son visage était pâle, ses yeux d'un vert fiévreux, et il avait l'air de se battre contre lui-même.
Avant que j'aie pu dire un mot, il a posé ses deux mains à plat sur ma poitrine et m'a poussé à l'intérieur, claquant ma porte derrière lui sans ménagement.
-Je suis tellement désolé, Nathan. Tellement désolé, a-t-il soufflé, sa voix rauque, les mains maintenant posées sur mes épaules, me maintenant à quelques centimètres de lui. Il me fixait dans les yeux, le regard si intense qu'il semblait vouloir lire mon âme.
-Je… Je ne comprends pas ce qui m'arrive, a-t-il avoué, son souffle court. Il a relâché légèrement la pression sur mes épaules, mais ses mains sont restées là. -Ou du moins si. Ça fait plus de quatre mois que je n'ai rien fait, tu comprends ? Avec la grossesse, la fatigue, Claire... je suis en manque. Un manque terrible, Nathan. Et quand elle m'a dit que tu me trouvais à ton goût…
Il a serré mes épaules plus fort.
-Je me suis dit pourquoi pas. Je me suis dit que si c'était juste un baiser, une étincelle rapide pour éteindre le feu... Il a secoué la tête, désespéré. -Mais je n'ai pas pu dormir. Ce n'était pas assez. Et maintenant, je suis là. Je ne devrais pas être là.
Son regard a balayé mon corps, s'arrêtant sur la ligne de mes hanches, puis il est revenu à mes yeux, l'attraction pure et paniquée d'un homme qui a dépassé son point de non-retour.
Il me fixait toujours dans les yeux, mais la ferveur qui y brûlait était maintenant mêlée d'une détresse qui rendait son geste encore plus désespéré. Ses mains, fortes et chaudes, ont glissé des épaules le long de mes muscles tendus. Il les a laissées caresser le torse, ses pouces effleurant les crêtes des abdominaux. La caresse s'est faite plus lente, plus audacieuse, descendant la ligne médiane de son corps jusqu'à mon nombril. Le contact de ses paumes, vastes et rêches, sur cette zone sensible m’a arraché un frisson brutal et incontrôlable, un frisson de désir pur qui s'est propagé jusqu'à sa nuque.
J’entrouvris la bouche, l'air lui manquant, pour articuler le mot 'non' – la dernière barrière de son cerveau rationnel. Mais Gabriel était plus rapide. Il a coupé net toute velléité de protestation. Ses yeux se sont fermés d'un coup, comme s'il ne voulait plus voir la culpabilité ni l'interdiction, pour n'obéir qu'à l'instinct. M’embrassant encore une fois, ce baiser était une prise de possession, une violente nécessitée. Il a lâché mes épaules, agrippant mon dos nu pour le coller à lui avec une force irrésistible, annulant l'espace et toute possibilité de fuite.
Dans cette étreinte désespérée, la mince barrière du caleçon de Gabriel et de mon shorty n'a fait que presser nos réalités l'une contre l'autre. Le choc a été électrique. Je sentis mon propre désir, mon érection monter, dure et massive, venir se heurter contre celle très grosse de Gabriel. C'était le contact final, brutal, qui transformait la tentation en fait accomplie : deux corps en manque, deux désirs qui se reconnaissaient dans l'obscurité de l'appartement. La honte s'est noyée dans l'urgence.
Puis, alors que l'air nous manquait, nos lèvres se sont séparées. Il a repris son souffle, ses mains s'accrochant à mes flancs.
-Je… j'ai jamais fait ça avec un mec, a-t-il soufflé, sa voix rauque, à peine audible. Ses yeux verts étaient grands, fixés sur les miens, un mélange de peur et d'excitation. -Et… je veux pas que tu touches à mon cul, dit-il avec un sourire méfiant.
C'était une ligne dans le sable, un aveu de panique, et une instruction. Je n'ai eu besoin de rien dire. J'ai juste hoché la tête, un "Ok" silencieux, comme pour valider sa demande sans briser le moment.
Puis, toute rationalité a disparu. Je l'ai embrassé à nouveau, le baiser plus long, plus tendre, pour faire taire ses doutes. Tandis que nos bouches s'occupaient à dévorer la distance, mes mains sont devenues rapides, expertes. J'ai attrapé le bas de son débardeur, le tirant vers le haut, et Gabriel a levé les bras, m'aidant à le lui retirer. Son torse était là, juste devant moi, parfait. Je n'ai pas perdu de temps, tirant violemment sur l'élastique de son caleçon gris pour le faire glisser sur ses cuisses musclées. Il a fait la même chose pour moi, et mon shorty blanc est tombé lourdement au sol, nous laissant nus, peau contre peau, la friction de nos érections devenant un point de contact brutal.
J'ai poussé doucement Gabriel vers l'arrière. Il est tombé mollement sur le canapé, sa masse amortie par les coussins. Je me suis retrouvé au-dessus de lui, mon cœur cognant à tout rompre. Je lui ai écarté les jambes d'un geste délibéré, pour me retrouver entre ses cuisses, admirant la façon dont ses muscles se tendaient.
Alors que je dominais cette vue, mon regard s'est fixé sur son sexe. Il était énorme, une vérité tangible, lourde, pulsant de désir. Je l'ai pris doucement dans ma main, ma peau glissant sur sa chair chaude. Mes doigts ont commencé une caresse lente et respectueuse, le contact doux, un test.
Gabriel, les yeux écarquillés, la bouche légèrement ouverte, regardait avec une intensité incroyable tout ce que je faisais. Je voyais la confusion et le désir se battre dans son regard. Il était terrifié et excité, un mélange toxique qui m'attirait encore plus. Je n'étais pas en train de toucher un homme, j'étais en train de toucher le désir brut, l'interdit.
Je l'ai fixé droit dans les yeux, cherchant une dernière fois son approbation, ou du moins son acceptation tacite. Je me suis penché, ne rompant jamais le contact visuel. Puis, avec une lenteur exquise, j'ai approché ma bouche, et ma langue a effleuré la pointe de son gland. Un frisson violent a parcouru son corps et sa gorge a émis un petit son étouffé. Pendant que ma langue le titillait, ma main libre descendait pour caresser la peau douce et chaude de ses couilles pendantes. Elles étaient lourdes et pleines, le signe de son excitation extrême.
Après quelques instants de ce jeu d'introduction, j'ai pris sa queue en main, l'admirant un instant, puis j'ai commencé la descente. Ma langue a léché de haut en bas, puis de bas en haut, de la base jusqu'au bout, humidifiant et réchauffant la chair. Gabriel a gémi, levant sa tête vers l'arrière, les muscles de son cou tendus.
J'ai décidé de ne plus attendre. J'ai ouvert ma bouche et j'ai pris sa queue en bouche, commençant par une succion douce et mesurée, une courtoisie qui s'est vite transformée en une urgence vorace. Mon rythme a accéléré, tantôt avec mes mains pour guider et masser, tantôt sans, utilisant ma gorge, ma langue, mes lèvres. J'entendais sa respiration se faire de plus en plus saccadée, le son étouffé de ses soupirs de plaisir.
Puis, je suis allé jusqu'au bout. J'ai pris la queue de Gabriel en fond de gorge, un mouvement instinctif qui a arraché un grognement puissant et incontrôlable à Gabriel. Sa tête est tombée en arrière sur le canapé.
-Putain, que tu fais ça bien, a-t-il lâché, les mots à peine audibles mais pleins d'une admiration dévastatrice.
Le contrôle de la situation basculait. De temps en temps, il faisait des allers-retours dans ma bouche, m'attrapant la tête des deux mains pour m'imprimer son rythme, m'utilisant comme il utilisait sa propre paume. L'image de ce corps puissant, étalé sur mon canapé, soumis à mon plaisir, était une drogue. J'ai continué, concentré sur la performance, sur le fait de lui donner la meilleure expérience de sa vie.
Quinze minutes de cette étreinte orale ont passé, une éternité brûlante. Gabriel a soudain essayé de se retirer, sa voix tremblante.
-Nathan ! Nathan, je vais jouir... je vais jouir !
Mais il était trop tard, et je n'avais aucune intention de le laisser s'arrêter. J'ai gardé ma bouche en place, ma gorge contractée, et j'ai senti le premier tressaillement qui annonçait l'irrépressible. Les jets de sperme ont été chauds, épais, et nombreux, inondant ma bouche. J'ai pris une bonne douzaine de jets avant de pouvoir respirer. J'en ai avalé une partie, retenant le reste. Il y en avait trop. Le sperme coulait sur mes joues, sur mon menton, et la honte de l'adolescence est revenue pendant une fraction de seconde, avant de se transformer en un désir pur d'effacer les preuves.
Je me suis redressé légèrement, et j'ai récupéré le sperme qui coulait sur mes joues avec mes doigts, les portant à ma bouche, léchant la peau salée et la mousse blanche. J'ai tout avalé, mes yeux accrochés aux siens.
Gabriel, complètement détendu, à bout de souffle, m'a regardé faire, les yeux pleins d'un choc muet. Il a fallu quelques secondes avant qu'il ne retrouve sa voix.
Putain… Tu… Tu as tout avalé. Même ce qui a coulé. Il a secoué la tête, puis un sourire béat est apparu, mêlé de surprise et d'une tendresse nouvelle. -Tu es... vraiment incroyable, Nathan.
Il a attrapé mes bras et m'a tiré pour m'asseoir sur ses genoux, le contact peau contre peau électrique, même si je sentais encore le sperme sur ma bouche. Il m'a tenu contre lui, le canapé s'enfonçant sous le poids de nos deux corps musclés, un mélange d'épuisement et de satisfaction.
-Merci. Merci, a-t-il murmuré, sa voix rauque, avant de m'embrasser à pleine bouche, sa langue cherchant la mienne.
C'était un baiser long, profond, qui n'était pas un appel à continuer, mais un véritable remerciement pour la libération de toute cette tension accumulée. Le baiser a servi d'acceptation mutuelle de ce qui venait de se passer.
Après un moment, j'ai bougé, me déplaçant pour m'allonger sur le dos, ma tête trouvant un repos inattendu sur les jambes de Gabriel. Il me regardait d'en haut, ses yeux d'un vert apaisé maintenant, la tempête passée. Mes mains, encore habitées par le souvenir de son corps, se sont mises à caresser son torse, s'attardant sur les pectoraux, remontant jusqu'à ses tétons. Je les ai légèrement pincés entre mon pouce et mon index, un geste qui se voulait possessif. Gabriel a mordu ses lèvres, les yeux mi-clos, un petit gémissement bas lui échappant. Il adorait ça. C'était un autre point sensible qu'il venait d'exposer.
Nous avons discuté encore de ce qui s'était passé, dans un murmure. Pas de regret, juste une prise de conscience de la folie de la situation. Nous nous sommes promis de ne rien dire, scellant ce pacte d'un regard. C'était une parenthèse, une explosion sous pression, qui devait rester entre ces quatre murs.
Gabriel est resté un quart d'heure de plus, sa main caressant mes cheveux, la mienne jouant sur son abdomen. Le silence était confortable, l'intimité, absolue. Puis, le choc de la réalité l'a rappelé. Il s'est levé pour partir, me laissant seul sur le canapé.
Je l'ai raccompagné, toujours nu, jusqu'à ma porte. Il n'a pas pris le temps de s'habiller, le caleçon et le débardeur restant à l'intérieur. Sur le pas de la porte, il m'a regardé, et sans un mot, il a posé ses lèvres sur les miennes pour un léger baiser, rapide, électrique, mais plein de tendresse.
-Encore merci, Nathan, a-t-il chuchoté, puis il a traversé le palier en vitesse, sa silhouette puissante disparaissant derrière sa porte.
Je suis rentré, j'ai refermé ma porte, et j'ai ramassé mes vêtements et les siens. J'ai souri en pensant à ce qui venait de se passer. C'était stupide, c'était mal, c'était une trahison envers Claire, mon amie, mais c'était la chose la plus vraie et la plus brûlante que j'aie vécue depuis longtemps. J'ai rampé jusqu'à mon lit, et je me suis endormi en souriant, le souvenir de sa voix rauque, de son corps puissant, et du goût du sperme encore frais dans ma mémoire.
Fin du chapitre 2.
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