Les aventures de Cunny et Fella 9/10

- Par l'auteur HDS Philus -
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 18-10-2026 dans la catégorie Dans la zone rouge
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IX – Circus Luminaria

Le lendemain matin, le ciel nuageux laissait parfois place à de belles éclaircies. Les deux amies retournèrent au vieux port qu’elles avaient trouvé charmant. Elles admirèrent l’endroit puis se rendirent au pied de la tour de la Chaîne, puis de celle de la Lanterne. La tour Saint-Nicolas, de l’autre côté du chenal, semblait les narguer. De nombreux bateaux à moteurs ou à voiles, au niveau de l’embarcadère, entraient et sortaient prudemment de la rade plutôt exigüe. Elles comprirent tout à coup les mots de Victor quand il parlait d’un port trop encombré.

Après cette courte visite, Cunny et Fella revinrent à leur idée première et se dirigèrent vers la station SNCF afin de se renseigner sur les horaires des trains pour Hendaye. Elles suivirent le quai Valin, puis l’avenue du général de Gaulle. La tour de la gare et son clocheton se voyaient de loin. Soudain, en longeant le parking, Fella pointa son index.
— Regarde la voiture, là. Elle est immatriculée dans l’Yonne, ça me semble louche.
— Arrête Fella, tu deviens parano ou quoi ? C’est tout simplement un touriste. Les trois mecs nous cherchent encore à la gare de Nantes ! rassura Cunny en riant.
Peu convaincue, Fella redoubla d’attention et les deux filles s’avancèrent vers le hall à petits pas. Elles passèrent la porte d’entrée et Fella repoussa fermement Cunny derrière une rangée de consignes automatiques afin de s’y dissimuler.
— Ah ! Je suis parano ? Regarde, trois portes donnant sur le quai et les trois mecs de Nantes en embuscade. Convaincue ?
Cunny n’en croyait pas ses yeux ; naturellement, elle avait reconnu la silhouette des sbires de d’Espinchal.
— Merde ! Comment ils ont su ?
Elles ne risquaient pas d’être entendues dans le brouhaha de la grande salle. Aussi ne prenaient-elles pas vraiment de précautions pour parler.
— En tout cas, ils nous guettent au départ de La Rochelle, car ils savent que nous ne sommes pas venues par le train.
— Ça fait chier. On ne va jamais arriver à Hendaye, se désola Cunny.
— Première chose à faire, se barrer d’ici sans se faire voir. Après, on avisera.

Profitant de l’arrivée d’un train en gare, ce qui a mobilisé l’attention des trois hommes, les filles ressortirent discrètement et coururent au hasard des rues. Elles débouchèrent à bout de souffle près de l’aquarium de la ville. De la musique de cirque provenait, non loin de là, d’un grand espace aménagé au niveau d’un bassin rectangulaire relié à l’océan. Elles s’approchèrent du chapiteau rouge et or, emportées par la curiosité. Une enseigne, certainement lumineuse la nuit, indiquait « Circus Luminaria ». De nombreux circassiens s’entraînaient pour le spectacle du soir. Jongleurs, funambules en tout genre, prestidigitateurs, trapézistes, et même des clowns. En revanche, pas l’ombre d’un animal. Dans un coin reculé, un lanceur de couteaux s’exerçait sur une cible fixée sur des ballots de paille. Un homme venait auprès de chaque figurant et prenait des photos. Les filles s’approchèrent et s’accoudèrent aux barrières de sécurité qui gardaient l’entrée. La porte de toile, grande ouverte, laissait voir tous les artistes sur la piste. Soudain, tout au fond du chapiteau, le photographe sembla pris à parti par deux femmes d’une trentaine d’années. Fella et Cunny n’entendaient que des éclats de voix, sans comprendre la réelle teneur de la discussion houleuse. De grands gestes ponctuaient les paroles et, tout à coup, les deux circassiennes firent demi-tour et quittèrent le photographe. Cunny et Fella les aperçurent une minute plus tard, visage fermé et valise à la main, qui s’éloignaient du cirque. Elles posèrent leur bagage au sol et s’assirent sur la banquette d’un arrêt de bus deux cents mètres plus loin.

Le lanceur de couteaux s’était approché de l’homme à l’appareil photo et ils entamèrent une discussion tout en se rapprochant de la sortie.
— Comment je fais mon numéro maintenant ? se plaignit-il.
Le photographe écarta les bras en signe d’impuissance.
— Que veux-tu que j’y fasse Serge ? Tu t’en rends compte ? Elles m’ont demandé ni plus ni moins que doubler leur salaire. Comment veux-tu que j’accepte ça ?
Serge poussa un soupir.
— Je te comprends, Richard. Je connais les impératifs financiers de ton affaire. Qu’est-ce que je dois faire ? questionna Serge, découragé.
— Je vais essayer de trouver deux nanas pas trop mal gaulées. En attendant, fais ton numéro avec des baudruches, ça plait toujours. Je ne peux rien te proposer de mieux.
En disant cela, il tourna la tête vers la sortie et son regard tomba sur les deux amies, fortement intéressées par l’activité intense de la piste.
— Eh ! Serge ! Tu as vu ça ? Je n’y crois pas, fit-il à mi-voix.
— La blonde et la rousse, oui, elles sont sacrément belles. Mais elles ont l’air de touristes, ça m’étonnerait qu’elles acceptent.
— Retourne t’entraîner, je m’en charge, affirma Richard, sûr de lui.

— C’est tentant, répliqua Cunny à Richard quand il proposa aux deux filles de remplacer les figurantes du lanceur de couteaux. Fella, qu’en penses-tu ?
— Il y a trois points positifs, répondit-elle. Un, le cirque s’arrête à Biarritz et c’est dire que nous sommes quasiment arrivées à Hendaye. L’autre point positif est que nous n’avons pas grand-chose à faire sur scène à part la potiche en maillot de bain. Vu ce qu’on a fait à Paris, ça ne sera pas trop difficile. Enfin, nous serions rémunérées, ce qui nous arrange bien, car les fonds commencent à se faire rares. Mais il y a aussi deux points négatifs. Pour aller à Biarritz, on prend le chemin des écoliers et on n’y arrivera pas avant plusieurs semaines. L’autre aspect négatif, et pas le moindre, est qu’on risque de se prendre un couteau dans le buffet ou dans l’œil tous les soirs.
Richard présenta sa paume en avant.
— Là, je vous arrête. Serge est un homme extraordinaire et les deux femmes qui sont parties tout à l’heure n’ont jamais été blessées, et ce, depuis six ans.
Fella se tourna une dernière fois vers son amie.
— Je crois que nous devons accepter. Nous n’aurons pas la chance que nous avons eue à Nantes, sans compter que les hommes qui nous cherchent finiront bien par nous retrouver.
Cunny et Fella se regardèrent et, après dix secondes d’échange silencieux, déclarèrent en chœur.
— D’accord comme ça, Richard.
Il afficha un franc sourire.
— C’est formidable. Vous prendrez la caravane des femmes qui sont parties. Revenez ici en tenue décontractée pour vous entraîner avec Serge. Vos costumes de scène vont être nettoyés. Première représentation : ce soir !

*-*

À vingt-neuf ans, Serge, de son vrai nom Sergio Andreossi, était un bel homme trapu et musclé, mais pas très grand. Son teint hâlé révélait ses origines méditerranéennes. Il avait hérité d’un grand-père grec de ses yeux bleus et de ses cheveux noirs et frisés. Un peu timide, il était resté célibataire à l’immense déception de feux ses parents. Le cirque l’attirait depuis sa plus tendre enfance et, quand il rencontra Richard, il n’eut de cesse de se faire embaucher. Ses deux nouvelles assistantes le laissaient sans voix, ou presque. Elles resplendissaient de toute leur beauté dans leur justaucorps rouge et or et, si on lui avait proposé une nuit avec l’une ou l’autre, il n’aurait jamais pu arrêter son choix. Mais, c’était sans compter sans l’ingéniosité des deux amies qui allèrent décider pour lui.

Le numéro terminé, Cunny et Fella se retrouvèrent dans leur caravane. Elles se démaquillèrent et se changèrent pour revêtir des habits plus conventionnels. Fella fêtait ses dix-neuf ans ce jour-là et elle sortit du petit réfrigérateur une bouteille de champagne achetée au supermarché du coin. Elle la déboucha avec difficulté. Le bouchon sauta au plafond et la mousse jaillit du goulot. Elle se dépêcha de remplir deux verres en pyrex qu’elles avaient trouvés dans le placard. Fella leva le sien d’un grand geste théâtral.
— À mes dix-neuf ans et au « Circus Luminaria ».
Le champagne disparut en trois gorgées, Cunny fit de même. De toast en toast, la bouteille se vida et les deux amies se retrouvèrent légèrement ivres. Puis Fella déclara d’une voix mal assurée :
— C’est un bel homme, le Serge. Je crois que je vais aller le trouver dans sa roulotte ce soir.
Cunny réagit au quart de tour.
— Pas question ! C’est moi qui y vais ! J’y avais pensé avant toi.
Fella se leva et posa les poings sur ses hanches.
— C’est ça, oui… Tu ne m’en as jamais parlé et tu y as pensé avant moi ! C’est plutôt facile comme procédé.
L’alcool aidant, les deux filles s’invectivèrent joliment pendant plusieurs minutes.
— Moi !
— Non ! Moi !
Au bout d’un moment, la situation fut bloquée et Fella se radoucit pour proposer.
— On ne va jamais y arriver comme ça. On se le fait au chifoumi ?
Cunny éclata de rire.
— Banco ! fit-elle en se levant pour se placer face à son amie.
Yeux dans les yeux, Cunny et Fella essayaient de deviner quelle figure allait sortir de derrière le dos de la concurrente. Cunny compta :
— 1, 2… 3 !
Les deux mains cachées se dévoilèrent simultanément. Fella montra la sienne grande ouverte et Cunny, forma une paire de ciseaux de ses doigts. Elle fit le geste de couper la feuille.
— C’est moi ! Et tu ne peux pas dire que j’ai triché, c’est toi qui as proposé le chifoumi.
Fella, déçue, finit par admettre.
— Bon d’accord, tu as gagné. Mais je pose mes conditions.
— Puisque tu admets avoir perdu, je t’écoute.
— Je viens discrètement vous voir baiser ce soir, et demain, on inverse les rôles.
Cunny caressa la joue de Fella.
— J’ai gagné et je ne suis pas obligée d’accepter, mais tu es mon amie, alors c’est d’accord.
Fella sauta au cou de Cunny et déposa un gros baiser sur ses lèvres.
— Je t’aime, toi ! Allez ! Va te préparer !

*-*

Pendant ce temps, au pensionnat du Crépuscule, Louise et Marcellin se désolaient.
— Ces incapables n’ont pas été fichus de retrouver les filles, déclara d’Espinchal. C’est vraiment une équipe de bras cassés.
Il se saisit d’un crayon dressé dans un pot et tapota le plan du bureau avec. Louise, ratatinée dans son fauteuil, se tenait le front.
— Cela fait trop longtemps que ça dure, il va falloir prévenir les parents, constata-t-elle.
— Vous avez raison, ma douce amie, mais le choc en retour va être terrible.
— Arrêtez avec ce crayon !
Marcellin le plaqua rageusement sur le bureau.
— Pour l’instant, par crainte sans doute de revenir ici, elles ne les ont pas prévenus, mais quand ils sauront, ils vont essayer de les retrouver. Ça devrait leur être plus facile, ils ont sans doute des informations que nous n’avons pas, continua-t-elle.
— Oui, et quand ils les auront retrouvées, elles vont tout déballer. Elles ne sont pas du genre à se laisser intimider comme les autres. Vous, moi, la Ciroteau, nous risquons fort de nous faire embastiller.
— Sans parler des professeurs et du jardinier. Ils ne sont pas partie prenante, mais ils ne peuvent pas n’avoir rien vu. On leur reprochera leur silence, ça va faire beaucoup de monde sur le banc des accusés.
— Vous avez encore une fois raison, admit d’Espinchal. Mais je ne vais pas me laisser faire, dès demain, je pars à leur recherche et, d’une façon ou d’une autre, il faudra bien qu’elles se taisent.
— Vous pensez parvenir à les convaincre ?
Le directeur du pensionnat ouvrit brusquement un tiroir.
— Avec ça, oui, déclara-t-il en posant un revolver devant lui.

*-*

La caravane de Serge était récente, et spacieuse, bien qu’il fût solitaire. À la nuit tombée, Cunny et Fella s’en approchèrent discrètement. Les lumières dansantes, à travers les vitres, trahissaient la présence du lanceur de couteaux qui devait regarder la télévision. Les filles avaient mis au point un plan pour permettre à Fella de pénétrer à la suite de son amie sans se faire remarquer. Fella se dissimula derrière un arbre lorsque Cunny frappa à la porte.
— Qui est-ce ? demanda une voix surprise.
— C’est moi, Cunny.
La porte s’ouvrit et Serge accueillit la jeune femme. Il verrouilla derrière elle.
Serge était un garçon timide. Autant il assurait lorsqu’il s’agissait de lancer des couteaux tout autour d’une femme, autant il ne savait quoi dire quand il en avait une en face de lui. Il interrogea Cunny d’un simple regard. Celle-ci prit un air intimidé.
— Serge, commença-t-elle. Je suis venue parce que…

Elle s’interrompit et s’approcha de lui en tendant ses lèvres. Les bras ballants, il se laissa faire et Cunny l’embrassa sur la bouche. Quand elle introduisit sa langue, le jeune homme sembla se réveiller. Il l’enlaça et l’embrassa à son tour avec fougue. Il lui caressa les seins, les fesses et s’enhardit à passer sa main entre ses cuisses. Cunny l’imita et empoigna un membre viril dur et épais qu’elle palpa vigoureusement. Tels deux danseurs de slow, Serge entraîna sa conquête inespérée vers le fond de la caravane, ouvrit une porte coulissante et le couple s’écroula sur un lit. Au passage, Cunny avait discrètement déverrouillé et entrouvert la porte d’entrée. C’était le signal. Fella aperçut un rayon de lumière dans l’encadrement et s’avança. Jetant un coup d’œil dans l’habitacle, elle entra. Elle referma derrière elle et s’approcha de la chambre. Elle s’assit sur une chaise confortable et assez basse. Excitée d’avance par le spectacle auquel elle allait assister, Fella mouillait abondamment. Elle fit coulisser la porte en silence, juste assez pour regarder d’un seul œil.

Serge se releva et se déshabilla. À la faible lueur d’une lampe de chevet, Cunny observa avec admiration et appréhension à la fois, le pénis qui bandait en désignant le plafond. Elle en avait rarement vu d’aussi gros et longs et, en elle-même, se prit à espérer que Serge ne fut pas adepte de sodomie. Il s’approcha d’elle et Cunny se laissa dévêtir. Couchée sur le dos, elle vit Serge à genoux enjamber son corps, phallus en avant, et se rapprocher de son visage. Le gland épais caressa ses lèvres et elle ouvrit la bouche. L’engin s’enfonça au milieu des mâchoires écartelées, effleura la luette, déclenchant au passage un réflexe nauséeux, puis se colla au fond de la gorge. Cunny émettait des gargouillis bizarres et des larmes lui montaient aux yeux. Elle saisit le membre phénoménal à sa base et constata à sa grande stupeur qu’il n’était pas entièrement entré.
— Quand il va me mettre ça dans le berlingot, songea-t-elle, je vais le sentir passer. Pourvu qu’il ne m’encule pas !
Son partenaire passa ses deux mains derrière son crâne et entama une série d’aller-retour de forte amplitude.
— Grrlll… Grrlll… Grrlll… bredouilla la gorge de Cunny.

Seule, Fella ne se bornait pas à se rincer l’œil, ça, son amie le savait. Elle s’était débarrassée de son short et de sa culotte et, jambes écartées, se fourrageait la vulve de ses deux doigts tendus et serrés. Sa foufoune aussi émettait des bruits bizarres de succion. La scène qui se déroulait devant ses yeux lui lubrifiait abondamment le vagin qui débordait d’un liquide huileux. Le « plic » discret d’une dose de cyprine tombant au sol retentit à ses oreilles et son excitation redoubla. Elle tenta le troisième doigt accolé aux deux autres.

Les va-et-vient devinrent plus violents, Cunny respirait mal, son nez claquait fort sur le ventre musclé de son partenaire qui soudain gémit en éjaculant.
— Aahhh ! Je jouis !...
Cunny se dépêcha d’avaler les giclées de sperme au fur et à mesure, sinon elle se serait noyée avec tant de liquide. Serge poussa sa verge encore un peu plus loin et pénétra le haut de l’œsophage, où il resta immobile pendant quelques secondes. Cunny le repoussa enfin et aspira une grande goulée d’air.
— J’en peux plus, j’en peux plus…, se plaignit-elle.
Serge se pencha et embrassa sa partenaire, buvant goulûment la bouche qui avait accueilli sa semence. Puis il lui lécha le menton, les seins, le nombril avant de s’attarder sur la vulve soigneusement épilée. Sa langue pénétra le vagin détrempé et Cunny tint ses jambes pliées derrière les cuisses afin d’offrir ses deux orifices à la fougue de son amant. Il lécha les nymphes exhibées, mais aussi le périnée et l’anus. Cunny sentait bon la jeune fille, celle avec qui on se saoûlerait en buvant sa cyprine. Après de longues minutes, il s’attarda sur le clitoris et, peu après, l’orgasme de Cunny se déclencha. Elle enserra la tête de Serge entre ses cuisses en râlant telle une bête.

Fella était à moitié couchée sur sa chaise. Ses trois doigts dans le vagin, elle se triturait le bonbon de son autre main. Elle gémissait de plus en plus fort et, quand l’orgasme rattrapa Cunny, il provoqua également celui de Fella. Elle se retint de hurler. Essoufflée, elle caressa ses longs poils roux collants, puis se lécha les doigts en fermant les yeux. Elle priait pour que Serge ne l’ait pas entendue.

Mais Serge avait d’autres préoccupations. Gougnotter la belle blonde l’avait fait bander à nouveau et, quand Cunny prit le sexe en main, elle se demanda s’il n’était pas encore plus gros que lorsqu’elle l’avait dans la bouche. Elle avait toujours les jambes écartées, mais allongées cette fois-ci. Serge l’agrippa par la taille et la retourna comme une crêpe. Il lui souleva les hanches et la plaça à genoux, la croupe en l’air. Il écarta les cuisses à sa guise et aboucha son pénis sur la chatte dégoulinante. Il la pénétra en totalité, mais par à-coups. Chaque fois qu’il s’enfonçait, c’était un peu plus loin que la fois précédente, écartelant le vagin un peu plus. Cunny émettait de faibles gémissements au début, mais ceux-ci s’amplifièrent au fur et à mesure de l’avancée du membre viril dans son anatomie. Puis elle hurla quand le gland buta sur le col de l’utérus. Le ventre claquait contre les fesses, à moins que ce ne fût l’inverse. Quelques minutes s’écoulèrent, peuplées de cris et de soupirs de bêtes en rut.

Fella n’en perdait pas une miette. Le clitoris en feu, elle s’octroyait orgasme sur orgasme. Elle criait sans même s’inquiéter de la présence de Serge, qui semblait ne rien remarquer. Elle avait bien deviné qu’il était un bon coup et elle enviait son amie. Si seulement elle pouvait lui en laisser un peu…

Serge râla et garda son pénis au plus profond du sexe de Cunny. Son gland cracha sa semence par à-coups, puis il se retira, la verge en arc de cercle. Il se pencha et nettoya de la langue la raie des fesses de sa partenaire et la retourna à nouveau. Cunny écarta les jambes tandis que Serge lui caressait la poitrine, le ventre, les cuisses et s’attardait sur la vulve épilée et baveuse. Il plongea un doigt dans le vagin puis effleura le clitoris de la pulpe de la phalange.
— Oui… Oui…, souffla Cunny
Avec douceur et persévérance, Serge s’appliquait à sa tâche et emmena encore une fois sa maitresse au septième ciel.

Les deux amants se reposèrent une dizaine de minutes, puis Serge déclara :
— Dis à Fella de venir maintenant. Elle doit en avoir marre de se branler toute seule !
Cunny n’en croyait pas ses oreilles, Fella non plus d’ailleurs.
— Allez Fella ! Tu crois que je ne t’ai pas entendue ? Tu cries encore plus fort que ta copine quand tu jouis…
Penaude, Fella s’avança dans la chambre exigüe et grimpa sur le lit. Cunny se repoussa contre la paroi de la caravane au plus loin qu’elle put, pour laisser place à son amie près de Serge.
— Tu peux encore ? demanda-t-elle, ahurie.
— Ne t’en fais pas pour moi. Je ne baise pas souvent, mais quand je baise c’est toute la nuit.
Fella ôta son t-shirt. Serge apprécia en connaisseur les seins ronds et fermes qu’il avait sous le nez. Laissant Cunny recroquevillée dans un coin, il allongea Fella et l’embrassa tout en lui fourrant deux doigts dans le vagin.
— T’as dû prendre ton pied plusieurs fois, vu comme c’est mouillé là-dedans.
Fella ne répondit pas, elle soupirait en cadence des doigts agiles qui la masturbaient.
— Je vais encore partir… souffla-t-elle d’une voix plaintive.
Serge s’appliqua encore plus et Fella serra les cuisses brusquement.
— Aahhh ! Je jouis… Je jouis…
Le jeune homme sortit ses doigts de la vulve et les plongea dans l’anus.
— Hummm ! C’est bien chaud là-dedans. J’y mettrais bien ma queue…
— Oh ! Non ! s’écria Fella apeurée. Elle est bien trop grosse ! Je peux la sucer…
Serge se mit à rire.
— N’aie crainte, poupée, je le sais qu’elle est trop grosse, mais j’aime bien faire peur à mes conquêtes. Tu aimes sucer, alors suce-moi.
Fella se pencha sur le ventre de Serge et ouvrit la bouche pour gober l’énorme gland. Cunny, dans son coin, souriait en se palpant l’articulation de la mâchoire. La fellation dura longtemps. Serge, ayant déjà éjaculé plusieurs fois, fut long à faire jouir une fois de plus. Fella connut les pires crampes de sa jeune vie et finit en branlant le gros phallus.
— Je vais jouir ! Fella, je vais jouir !

Tout en maintenant ses va-et-vient manuels, Fella arrondit les lèvres autour du méat et attendit les giclées de sperme pour les avaler. Il n’y en eut que trois et le jeune homme embrassa goulûment sa nouvelle partenaire. Puis il se reposa un peu et les deux filles crurent un instant qu’il s’était endormi. Mais lui, plus fringant qu’il ne le paraissait, baisa Fella une fois de plus en fourrant sa grosse queue dans son vagin dilaté. Fella eut un orgasme de damnée et hurla dans la nuit.
Vers quatre heures du matin, le lanceur de couteaux congédia les deux amies qui ne se firent pas prier pour retourner chez elle. Serge leur dit juste avant de les laisser partir :
— À neuf heures sous le chapiteau. Ne soyez pas en retard.

Elles traversèrent l’espace entre les deux caravanes en vitesse et rentrèrent dans la leur.
— Il est pas vrai, ce mec, soupira Cunny
— Tu l’as dit. Qu’est-ce qu’on a pris dans le cul ! confirma Fella. En tout cas, demain, si tu veux y aller, c’est sans moi.

*-*

À la fenêtre du bureau du directeur du pensionnat, Louise d’Espinchal guettait l’arrivée de son mari. Il était parti le matin même à Auxerre pour y rencontrer Edgar Sugnil et Frédéric Noit. Il lui avait téléphoné avant de repartir et la 405 Peugeot grise ne saurait tarder. Louise laissa retomber le rideau quand la voiture s’arrêta au niveau du perron. Marcellin en descendit, la mine déconfite. Louise ouvrit la porte du bureau et cria dans l’escalier.
— Je suis ici ! Marcellin.
D’Espinchal gravit les marches d’un pas pesant et s’affala dans un fauteuil. Son épouse n’osait pas parler en premier, mais, comme rien ne venait, elle s’enhardit.
— Alors ? Comment ça s’est passé ? demanda-t-elle.
Marcellin la regarda d’un air abattu.
— Mal, bien sûr. Très mal, surtout pour nous.
— Après m’avoir fait remarquer que je n’étais pas à la hauteur de ma tâche et que notre école n’aurait plus aucune subvention lorsqu’ils seront à la mairie (ils n’en doutent pas, tous les sondages les donnent gagnants), ils m’ont demandé de leur rembourser l’annuité versée en septembre. Vous êtes bien placée, ma chère, pour savoir que nous n’avons plus d’argent, et tout ça à cause de cette foutue bâtisse qui prend l’eau de partout.
— Nous les rembourserons petit à petit… tenta Louise.
— Non. Il faut vendre. Une chance pour nous, comme ils sont en campagne électorale, l’affaire ne sera pas ébruitée. Donc, pas de plainte ni police ni juge. Nous avons donc un peu de temps devant nous.
— Qu’allez-vous faire ? Marcellin.
— Je vais aller les chercher. Je vais demander à Andrée de me préparer une valise. Léon vient de partir avec la voiture faire le plein. Je pars demain matin de bonne heure. Foi de d’Espinchal, je les ramènerai par la peau du cul, ces p’tites putes !

*-*

La nuit avec Serge avait calmé les ardeurs des deux jeunes femmes. Elles avaient été tellement comblées ce soir-là, qu’elles restèrent trois jours sans faire l’amour entre elles. Elles n’étaient surtout pas allées le solliciter à nouveau et lui les ignorait comme s’il ne s’était jamais rien passé. Il demeurait professionnel et exigeant.

Le lundi suivant au matin, les caravanes se mirent en route pour Angoulême.

*-*

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