Les aventures de Cunny et Fella

- Par l'auteur HDS Philus -
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Auteur homme.
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Récit libertin : Les aventures de Cunny et Fella Histoire érotique Publiée sur HDS le 18-06-2026 dans la catégorie Dans la zone rouge
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Les aventures de Cunny et Fella
III - L’évasion

Deux rideaux blancs et opaques coulissant sur une tringle fixée au plafond, le tout logé dans un coin de pièce composait ce qu’il faut bien appeler la chambre de la surveillante. Cet endroit formait un carré où le lit à deux places occupait presque tout l’espace. Deux appliques accrochées au mur éclairaient faiblement. Personne ne pouvait regarder à travers la toile, mais tout le monde pouvait entendre ce qu’il s’y déroulait. L’autre avantage de l’opacité de la tenture consistait dans le fait que, si on ne pouvait voir Madeleine dans son réduit, elle-même ne pouvait surveiller le dortoir depuis son lit. Elle était obligée de se lever pour cela. Les pensionnaires en profitaient et avaient développé un langage primaire, mais silencieux, se composant de différents signes des deux mains, à l’image d’un sémaphore.

— Couche-toi, ordonna Madeleine.
Cunny se glissa sous les draps et les remonta jusqu’au menton. Elle observait la surveillante se déshabiller. Fella avait raison. Hormis la musculature, cette fille était bâtie comme un homme. Ses hanches étaient droites et sa poitrine plate. Les cheveux coupés court accentuaient le mimétisme. Ses poils pubiens crépus et d’un noir de jais ne masquaient pas ses grandes lèvres d’une taille peu commune qui pendaient entre ses cuisses. La seule touche de féminité de cette femme consistait en deux petits anneaux d’or traversant le lobe de ses oreilles. Elle s’allongea à côté de Cunny et repoussa les couvertures pour dévoiler totalement sa nudité. Elle se rinça l’œil abondamment et Cunny frissonna.

— T’as la chair de poule, souffla-t-elle tendrement en caressant un téton.
L’étonnant changement de ton de Madeleine, habituellement autoritaire, militaire presque, et celui qu’elle utilisait en même temps que sa caresse troubla Cunny. Elle tourna la tête vers elle et se décrispa. Son regard dur avait disparu, il était devenu plus doux, plus humain. Cunny lui prit la main et la posa sur son autre sein. Madeleine en fut surprise, habituée à des filles, certes consentantes, mais rarement coopératives.

Cunny humecta ses lèvres sèches et les garda entrouvertes. Madeleine s’approcha, embrassa le front de la jeune élève, une paupière fermée, la joue, le coin de la bouche, puis écrasa ses lèvres sur les siennes. Dans les deux bouches ouvertes, les langues se caressèrent de longues minutes. La main quitta les seins de sa partenaire et effleura son abdomen du bout des doigts. Doucement, mais sûrement, celle-ci descendit jusqu’à la fine toison claire du pubis. Des crampes dans la langue, les deux visages s’éloignèrent. Madeleine déposa de légers baisers sur la poitrine et le ventre de Cunny. Elle fourra son nez dans ses poils pubiens, un parfum de cyprine envahit ses narines. Cunny mouillait abondamment…

— Qu’ils sont doux, s’émerveilla Madeleine.
Cunny respirait par saccades. Les attouchements de la surveillante éveillaient en elle un désir prodigieux. Elle écarta les cuisses, offrant sa vulve trempée. Madeleine se déplaça, passa entre les jambes ouvertes et se barbouilla autant qu’elle put, des sécrétions abondantes. Le nez, le menton, la langue, Madeleine possédait une technique bien à elle pour pratiquer le cunnilingus. Cunny n’avait jamais été aussi excitée. Jusqu’à présent, elle était restée silencieuse afin que le dortoir entier ne l’entende pas, mais, sous la caresse, elle ne put se retenir de gémir langoureusement. Les cris allèrent crescendo et, soudain, son bas-ventre se contracta. Instinctivement, elle serra les cuisses autour du visage de sa partenaire et poussa un hurlement d’orgasme. Madeleine, la bouche grande ouverte, recueillait la cyprine qui dégoulinait du vagin, puis ralentit sa masturbation. Elle remonta les lèvres sur le ventre de Cunny, puis ses seins et embrassa la jeune femme avec passion pendant quelques secondes.

— Je n’ai jamais joui autant, murmura Cunny à l’oreille de Madeleine. Tu es prodigieuse.
— Je n’ai fait que révéler et amplifier le désir qui est en toi, répondit-elle en enfonçant profondément un doigt dans l’antre brûlant et trempé.
Cunny poussa un petit cri, Madeleine sourit.
— Tu vois, il est encore là…
Puis elle enjamba le visage de Cunny et s’accroupit pour poser son sexe sur ses lèvres. Madeleine fit aller et venir son bassin en avant et en arrière dans un lent mouvement de balancier. Cunny garda les yeux ouverts et la langue sortie. Madeleine frottait son clitoris, sa vulve, son périnée et son anus et revenait en sens inverse. Le plaisir qu’elle avait donné à Cunny l’avait passablement excitée et, en peu de temps, ce fut elle qui eut un orgasme hors du commun. Elle ne put s’empêcher de pousser une plainte profonde et rauque.

Dans le dortoir, Juliette, en larmes, rongeait son frein, tandis que les deux femmes continuaient leurs douces caresses et baisers réciproques.
— Je ne m’attendais pas à ça, avoua Madeleine. Tu m’as donné en deux heures ce que je n’ai pas eu des autres en une nuit.
Elle repoussa tendrement sa partenaire.
— Allez, va dormir. Tu en as besoin.
Après un petit baiser sur les lèvres, Madeleine et Cunny se séparèrent et, toujours nue, cette dernière retourna dans son lit.
— Salope ! l’insulta Juliette quand elle passa devant elle.
Fella, quant à elle, dormait du sommeil du juste.

*-*

— Il faut qu’on se tire de là ! déclara Fella de manière péremptoire.
Tôt le matin, les deux amies revenaient de la douche et s’habillaient pour aller au réfectoire avant les cours.
— Pour aller où ? répondit Cunny sans enthousiasme.
Fella s’assit sur le lit à côté d’elle.
— Écoute. Ça ne fait pas un mois que nous sommes là et nous sommes déjà passées dans le lit des directeurs. De plus, nous pouvons y retourner pour une peccadille. Tu viens de te farcir la Ciroteau et, ce soir, c’est moi qui y passe et franchement, je n’en ai pas envie du tout. Elle aussi peut nous mettre dans son lit quand elle veut…

— Ce n’est pas un mauvais coup, tu sais… observa Cunny rêveuse.
— T’as pris ton pied, tant mieux pour toi, mais je n’ai pas fini ! Tu n’as pas vu la Juliette toi, quand t’es partie à poil au milieu du dortoir. Je ne donne pas cher de ta peau, et de la mienne par la même occasion si je me fais sauter comme prévu ce soir. Elle est malade, cette fille, je ne veux pas non plus finir avec un couteau entre les omoplates.
Cunny regarda son amie, inquiète.
— Tu crois vraiment que…
— J’en suis sûre, affirma Fella. Elle ne manquera pas l’occasion de nous buter. Sans doute pas à coups de couteau, mais je la vois bien s’arranger pour que nous ayons une sorte d’« accident ». Une savonnette dans les douches, par exemple, ou une marche manquée dans l’escalier…
Cunny réfléchit profondément pendant quelques secondes.
— Tu as sans doute raison. Tu sais comment nous pourrions nous enfuir ?
— Non, mais j’ai idée de qui pourrait nous aider. Nous en reparlerons à midi.
— D’accord.
Fella se leva rapidement.
— Allons prendre notre petit déjeuner et surtout, ce matin, pas de vagues !

*-*

Après le repas de midi, les élèves disposaient d’un peu plus d’une heure d’interclasse. Certaines filles allaient au foyer, d’autres travaillaient et d’autres encore allaient se promener dans le parc. C’est là que nous retrouvons nos deux amies se dirigeant d’un pas décidé vers la maisonnette du gardien des lieux, jardinier et homme à tout faire. C’était sa pause méridienne à lui aussi et, c’est très étonné, qu’il vint ouvrir aux deux jeunes femmes quand elles frappèrent à sa porte.

— Bonjour Monsieur Bauriau. Nous voudrions vous voir, déclara Fella de son plus beau sourire.
On pouvait apercevoir un évier rempli de vaisselle sale dans la cuisine et un désordre conséquent dans le salon. Manifestement, Léon Bauriau buvait un café en écoutant RTL qu’on entendait en bruit de fond. C’était un homme costaud, mais un peu rustre. De plus, il montrait une intelligence très moyenne et les filles comptaient bien en profiter pour lui faire avaler quelques couleuvres.
— Moi ? répondit-il maladroitement. Je ne sais pas si…
Cunny et Fella entrèrent sans y avoir été invitées. Penaud, Léon referma derrière elles. Le trio resta debout.

Fella avait tout préparé dans sa jolie tête rousse. Elle commença son boniment.
— Voilà. Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de ma grand-mère. Elle a quatre-vingt-onze ans aujourd’hui, vous imaginez…
Sans répondre, Léon hocha la tête plusieurs fois en guise de respect pour la vieille dame.
— Seulement voilà, le docteur a dit à ma mère qu’elle était très malade et qu’il n’y aura sans doute pas d’autre anniversaire pour elle.
Fella écrasa une larme factice au coin de son œil. Léon compatissait.
— Ce soir, un repas réunit toute la famille et je n’y serai pas parce que je ne peux pas sortir d’ici.
Fella éclata en sanglots, c’était une bonne comédienne. Cunny s’approcha d’elle et la consola ouvertement. L’incompréhension se lisait sur le visage du jardinier. Il s’adressa à Fella.
— Je suis bien triste pour vous, Mademoiselle, mais qu’est-ce que je viens faire dans cette histoire ?

Fella essuya ses fausses larmes.
— Dites-nous comment nous pouvons sortir discrètement d’ici. Je vous promets que nous serons rentrées à minuit et que jamais nous ne dirons que vous nous avez aidées.
Bauriau trouvait les filles mignonnes comme tout, mais il n’était pas téméraire.
— Vous n’y pensez pas ? Si Madame d’Espinchal l’apprend, je me fais renvoyer et, à cinquante ans, comment voulez-vous que je retrouve du travail ?...
— Elle ne le saura jamais, je vous le promets, insista Fella.
— C’est délicat… Je ne préfère pas. Vous êtes gentilles, mais il vaudrait mieux demander au directeur ou à sa femme.

Cunny observa Fella, déçue. Leur plan semblait ne pas fonctionner comme elles l’espéraient. Fella tomba alors à genoux devant le jardinier et se saisit fermement de la bosse remarquable qui déformait le pantalon de velours. Tout en lui malaxant le sexe, Fella commença à déboutonner la braguette. Cunny la regardait faire, un sourire aux lèvres.
— Mademoiselle !... tenta Bauriau.

Un tsunami passa dans sa tête. Tout le bon sens paysan de cet homme lui ordonnait de ne pas succomber aux avances de Fella. Mais il y avait tellement d’années qu’il se branlait en solitaire dans son lit, tellement d’années qu’il se rinçait l’œil sur les gamines en short quand elles font du sport… Son pénis parla pour lui et, en une fraction de seconde, il se dressa au garde-à-vous. Fella, qui était venue à bout de la braguette et du pantalon, accrocha la ceinture du caleçon et libéra la pine majestueuse qui n’avait jamais connu que la main droite de son propriétaire. D’un coup sec, elle tira le prépuce et le gland rouge et rond jaillit.
— Madem…

Fella ouvrit la bouche et engouffra le membre sur la moitié de sa longueur. Léon poussa un soupir phénoménal et s’enhardit à tenir l’arrière du crâne de la jeune fille. Il plongea un peu plus sa verge dans le gosier de Fella qui, surprise, eut un haut-le-cœur. Elle se reprit et suça la bite pendant quelques minutes. Sa langue tournoyait autour du gland d’une façon vraiment experte. Léon n’avait jamais connu ça. Pendant ce temps, Cunny surveillait les abords immédiats à travers la fenêtre.
— Tu peux le finir, ma chérie. Y’a personne.
À ces mots, Fella augmenta la vitesse des aller-retour. Bauriau gémit de plus en plus fort et finit par pousser un cri.
— Aaaahh !
Fella reçut une dizaine de jets de sperme qu’elle avala rapidement. Quand ce fut terminé, elle donna un coup de langue sur le gland et replaça le sexe dans le caleçon. Les lèvres et le menton luisant, elle se redressa et planta son regard dans celui de Léon Bauriau. Il baissa les yeux.
— Monsieur Bauriau… implora-t-elle.
Le jardinier était vaincu.

En quelques mots, il indiqua aux deux amies que l’une des tours angulaires du mur d’enceinte s’était écroulée en partie et qu’il était très facile, surtout pour de jeunes femmes minces comme elles, de se glisser à l’extérieur. Bien sûr, il fallait déjà pénétrer dans la tourelle par la porte habituellement fermée donnant sur le parc. Pour cela, Léon leur promit de la garder ouverte juste après les derniers cours.

Les deux filles revinrent au pensionnat, rayonnantes.
— Ce soir, on n’est plus là ! déclara Fella.
— Souhaitons que Bauriau fasse ce qu’il a dit qu’il ferait, tempéra Cunny.
— Oui, mais s’il faut lui refaire une pipe, c’est toi qui t’y colles, moi j’ai déjà donné ! répliqua Fella en riant.
Cunny ne fit pas de pipe à Bauriau… mais n’anticipons pas.

*-*

À la fin des cours de l’après-midi, Cunny et Fella retournèrent au dortoir. Elles fourrèrent dans un petit sac fourre-tout quelques affaires, leur carte d’identité et l’argent que leurs parents, heureusement aisés, leur avaient laissé. Le Pensionnat du Crépuscule était déjà sombre par nature, mais au mois d’octobre, la luminosité déclinait beaucoup, ce qui arrangeait les deux amies pour leur projet d’évasion. Le cœur battant la chamade, elles parvinrent à la tourelle nord du mur d’enceinte. La poignée rouillée de la porte métallique attira leur regard.
— Tu crois qu’elle est bien ouverte ? murmura Cunny.
Fella respira un grand coup.
— Il n’y a qu’un seul moyen de le savoir, répondit-elle en manœuvrant le bouton, les dents serrées.
— Ouf ! firent ensemble les deux amies.
La porte s’ouvrit en grinçant. Cunny et Fella pénétrèrent rapidement dans l’étroite pièce et Fella referma derrière elle.

— Bonsoir Mesdemoiselles, avança une voix grave.
Les deux filles poussèrent un cri puis, se retournant, distinguèrent dans la pénombre la silhouette massive de Léon Bauriau.
— Que faites-vous là ? s’étonna Cunny.
Bien que le quotient intellectuel du jardinier fût moins élevé que la moyenne, il n’en était pas idiot pour autant.
— Une évasion, c’est grave pour vous, mais c’est aussi très grave pour moi qui vous ai aidées, car je risque le renvoi sans indemnités. La petite gâterie que la jolie rouquine m’a faite à midi m’a paru soudain une bien pauvre rémunération, expliqua-t-il.
— Ce qui veut dire ? insista Cunny en balbutiant.
— Ce qui veut dire ma belle blonde, c’est que je n’ai pas été assez payé pour le risque que je prends. Si vous voulez partir d’ici, je vais vous demander un dédommagement complémentaire.
Fella se mit à rire.

— Cunny, c’est à toi ce coup-ci, s’écria-t-elle entre deux hoquets.
Léon précisa très sérieusement.
— Oui, c’est à vous, Mademoiselle, mais pas de gâterie cette fois-ci. C’est votre cul ou rien, sauf votre respect.
L’hilarité quitta Fella brusquement et Cunny poussa un soupir de résignation.
— Vous voulez faire ça où ? Je ne m’allonge pas à même la terre, c’est froid et c’est sale.
— Qui a parlé de s’allonger ?

Bauriau s’avança, prit Cunny aux épaules, la retourna et la plaqua face au mur.
— Lève les bras et recule tes pieds.
Cunny s’exécuta.
Léon fourra ses mains sous la jupe de la jeune femme, attrapa la culotte et l’accompagna jusqu’aux chevilles. Cunny leva un pied, puis l’autre et Léon tendit le sous-vêtement à Fella, qui s’en saisit, sidérée.
— Tiens, faut pas la salir et tourne toi, je suis pudique ! Ha ! Ha !
Puis, s’adressant à Cunny.
— Écarte les jambes.

Celle-ci, obéissante, écarta les pieds le plus qu’elle put.
— Et cambre-moi ces reins mieux que ça, sinon je te la fous dans le cul !
Léon murmurait ses instructions à l’oreille de Cunny, qui put sentir à cette occasion son haleine chargée en vinasse. Elle s’exécuta et, pendant ce temps, Léon fit tomber pantalon et caleçon sur ses chevilles. Il se masturba une minute dans le but de déclencher une solide érection. Quand il fut satisfait du résultat, il passa la main sous la jupe de Cunny, la remonta jusqu’aux fesses et la coinça dans la ceinture. Il introduisit un doigt dans son vagin. Cunny grimaça.

— Dis donc, c’est bien sec là-dedans. Je suis sûr que tu peux mieux faire.
Fella, le nez toujours collé à la porte, lançait quelques coups d’œil à son amie. Elle espérait vivement qu’elle ne craquerait pas, sinon c’était leur liberté qui était fichue. Sans parler des conséquences au pensionnat. Mais Cunny tint bon. Les caresses de Léon, bien que maladroites, lui permirent de lubrifier suffisamment son conduit vaginal. Il enfonça un deuxième doigt, puis s’enhardit à introduire le pouce dans l’anus. Dès lors, Cunny soupira d’aise et tendit plus encore ses fesses nues.
— T’aimes bien la pince monseigneur, on dirait. Allez, je crois que tu mouilles assez.
À ces mots, Léon enleva ses doigts, les huma béatement un par un et inséra son membre viril entre les cuisses de la jeune femme. Du bout du gland, il repéra l’ouverture de la vulve et d’un coup de reins planta son pénis jusqu’à la garde. Cunny cria et, affolée, Fella intervint en chuchotant.
— Tais-toi, Cunny. Tu vas nous faire remarquer.
Toujours collé à elle, le jardinier murmura à son oreille.
— Écoute ta copine, jeune fille. Tu me laisses finir en silence et vous pourrez partir.

Partir, partir… ces mots renforcèrent la détermination de la jeune femme. Elle attendit patiemment la fin des coups de boutoir qu’elle prenait dans la chatte. Puis Léon lui écrasa les seins de ses mains de bûcheron et éjacula huit fois en s’accompagnant d’un affreux rictus qu’il souhaitait silencieux. Essoufflé, immobile tout comme Cunny et Fella, Léon restait accroché à la belle blonde, sa queue ne semblait pas vouloir quitter son écrin chaud et soyeux. La réalité le rattrapa et le sexe, redevenu flaccide, sortit du vagin dans un bruit mouillé, laissant s’écouler l’abondante semence sur la face interne des cuisses de la belle. Il se recula, caressa les fesses de Cunny et se rhabilla.

— Chose promise, chose due. Allez, partez avant que je ne change d’avis, ordonna-t-il en désignant un étroit passage entre des moellons désolidarisés.
Cunny et Fella ne se firent pas prier et s’échappèrent en courant des griffes du pensionnat et de son jardinier.
Ce n’est que cent mètres plus loin, derrière un arbre, que Cunny remit sa culotte précieusement conservée par son amie.

*-*

La nuit était tombée. À la lumière de la lune gibbeuse, les deux jeunes femmes traversèrent un pré, puis un rideau de peupliers gigantesques avant de sauter par-dessus un fossé. Une route goudronnée leur apparut, elles la suivirent à l’ouest en direction de Saint-Vinnemer. Au bout d’un kilomètre, Cunny se mit à douter du bien-fondé de leur action. Elle attrapa Fella par une épaule, la forçant à s’arrêter.
— C’est bien beau de se tirer du pensionnat, mais pour aller où ? T’as une idée ?
Fella répondit fermement.
— Oui, j’en ai une. Elle vaut ce qu’elle vaut, mais c’est mieux que de finir dans le lit des d’Espinchal ou celui de la Ciroteau. À moins que t’aies aimé ça ?
— Non, non… répondit-elle mollement.
— Nous ne pouvons pas revenir chez nos parents, sinon, il aurait été plus simple de se faire virer.

— Ben… non plus, j’en conviens, confirma-t-elle sur le même ton.
— Alors, suis-moi, je t’emmène chez mon parrain et ma marraine. Je suis sûre qu’ils nous aideront.
Fella repartit sur la route toujours suivie de Cunny.
— Mais ils habitent où ? interrogea-t-elle.
— Hendaye. C’est dans les Pyrénées-Atlantiques.
— Putain ! C’est pas la porte à côté.
— Non, c’est sûr. C’est pourquoi nous devons rapidement rejoindre une route à grande circulation et nous arranger avec les autocars ou en faisant du stop.
— Misère, on n’est pas rendues.

À ces mots, les phares d’un véhicule apparurent derrière elles. Instinctivement, elles allongèrent le pas en essayant de se faire discrètes. La voiture, une 2CV, les dépassa puis ralentit avant de s’arrêter le long du bas-côté. Les deux amies stoppèrent également et l’automobile recula à leur rencontre.
— Tu crois qu’ils nous cherchent ? interrogea Cunny.
— Je ne pense pas, ils ne savent pas encore que nous sommes parties, assura Fella.
Parvenue à leur hauteur, la conductrice tendit le bras en s’allongeant pour ouvrir la portière du passager avant.
— Montez les filles ! Il fait noir, vous risquez de vous faire renverser, lança une voix joviale et inconnue.
Les deux filles se regardèrent et comprirent en un instant que la proposition venait d’une femme totalement étrangère au pensionnat dont elles s’étaient échappées. Elles s’approchèrent.
— Montez, montez !
Fella monta à l’avant et Cunny à l’arrière. Les portières claquèrent et la voiture repartit.

— Eh bien ! Les filles, où allez-vous comme ça ?
Avant que Cunny ait pu dire un mot, Fella répondit.
— Paris !
Cunny ouvrit grand les yeux, mais ne s’immisça pas dans la conversation et se tut.
— Vous avez mangé ?
La question réveilla en elles un semblant d’appétit.
— Non, nous n’avons pas eu le temps, répliqua Cunny.
— Alors je vous invite chez moi, j’habite Tonnerre. Vous passerez la nuit et repartirez demain. Qu’en pensez-vous ?

La femme paraissait débonnaire, Cunny et Fella eurent immédiatement confiance en elle. Elles se regardèrent et répondirent en chœur.
— D’accord.
— C’est parfait. C’est dans dix kilomètres à peine.
Sur ces paroles, la conductrice, tout en tenant le volant de la main gauche, avança son autre main vers le genou de Fella. Elle tira sur la jupe pour la remonter et se faufila entre les deux cuisses, là où c’est bien chaud, tout contre la culotte.

Fella soupira en écartant les jambes.
— Tu as raison, Cunny, on n’est pas rendues, lui confirma-t-elle.

*-*

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