Les aventures de Cunny et Fella (4/10)

- Par l'auteur HDS Philus -
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Auteur homme.
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Récit libertin : Les aventures de Cunny et Fella (4/10) Histoire érotique Publiée sur HDS le 23-06-2026 dans la catégorie Dans la zone rouge
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Les aventures de Cunny et Fella (4/10)
IV - Liliane

La conductrice se présenta. Elle s’appelait Liliane Bonnet et occupait un poste de vendeuse dans une quincaillerie importante de la ville. Elle revenait présentement de chez un client, garagiste, à qui elle avait livré des étagères métalliques. Âgée d’une quarantaine d’années, ses cheveux courts et grisonnants la vieillissaient. Il était dommage de ne pouvoir distinguer dans l’oscurité le bleu profond de ses yeux. Ce n’était pas un parangon de beauté, mais elle se trouvait dans une honnête moyenne. Liliane n’était pas mariée, n’avait pas d’enfants et habitait un appartement vétuste dans la rue de la fosse Dionne. Ses parents, toujours en vie, ne lui parlaient plus depuis qu’elle leur avait annoncé son homosexualité.

La Citroën s’arrêta face à un large portail en fer forgé et les trois passagères descendirent du véhicule. Cunny et Fella s’étaient emparées de leur sac tandis que la conductrice introduisait une clé dans la serrure. Elle remonta derrière le volant et gara la voiture avant de ressortir dans la rue retrouver les deux jeunes femmes. Montant sur un seuil en pierre, elles franchirent toutes trois une porte en bois dont la peinture bleue s’écaillait. Un couloir sombre se révéla et Liliane activa la minuterie. Une ampoule nue, poussiéreuse et garnie de toiles d’araignée s’alluma, délivrant une clarté jaunâtre minimale. L’appartement de Liliane se trouvait au rez-de-chaussée. Vétuste comme l’immeuble, il sentait l’humidité. En revanche, très vaste, chaque pièce le composant disposait d’une surface confortable. Leur hôtesse montra aux deux jeunes femmes la chambre d’amis décorée avec goût et elles y déposèrent leur sac.

— Je vais préparer le dîner, déclara Liliane. Nous passerons à table dans une heure environ, profitez-en pour vous réchauffer.
Puis elle quitta les deux amies en refermant discrètement la porte. Fella et Cunny s’allongèrent sur le lit mou, les yeux au plafond.
— Tu crois que c’est prudent de rester ici, demanda Cunny.
Fella se redressa sur un coude.
— Qu’est-ce que tu peux être trouillarde !
Cunny se vexa.
— Non, je ne suis pas trouillarde, mais je pense à toi aussi. J’ai bien vu que, dans la bagnole, Liliane t’a peloté les cuisses et peut-être même autre chose… Alors je me demande si c’est prudent de rester là.
— T’es jalouse ? demanda Fella en riant.
— Pff ! N’importe quoi.
Fella se tourna un peu plus vers son amie et déposa un tendre baiser sur ses lèvres.
— Elle a dit dans une heure, et aussi qu’on devait se réchauffer. On peut en faire des choses en une heure, non ?
Cunny sourit.
— Tu ne perds pas le nord, toi !

Sur ces paroles, elle attrapa l’arrière du crâne de Fella et colla à nouveau sa bouche contre la sienne. Cette fois-ci, les lèvres s’ouvrirent et les langues se cherchèrent pour se mêler à corps perdu. Le baiser langoureux s’éternisa. Puis Cunny repoussa doucement, mais fermement, la tête de Fella en direction de son bas-ventre.
— Tu me fais trop mouiller, fais-moi jouir, je sens que je vais hurler.

Fella posa docilement la joue sur le ventre de sa partenaire et faufila la main sous sa jupe pour la coincer dans son entrejambe. Le sous-vêtement se révéla en effet plus qu’humide. Elle caressa avec un soin amoureux la tendre chair à travers le tissu, laissant la jeune femme gémir faiblement. Puis elle remonta le vêtement sous le nez de sa compagne et fit glisser la culotte de coton. Dès que celle-ci fut mise à l’écart, Cunny écarta les jambes, dévoilant au milieu de ses fins poils presque incolores une vulve gonflée et juteuse. Fella ouvrit grand la bouche et goba l’abricot mûr à point. Cunny poussa un long soupir. La rousse pointa sa langue en la durcissant autant qu’elle le pouvait et l’introduisit dans le vagin pour la ressortir aussitôt. Elle pénétra à nouveau, puis ressortit encore et ainsi de suite en accélérant le mouvement. Les gémissements de Cunny l’excitaient et ce fut elle qui, soudain, sentit son sexe lubrifier. Fella se barbouilla de cyprine, puis lécha l’anus, le périnée et enfin le clitoris en appuyant avec force, avalant le liquide subtilement parfumé de sa maitresse. Puis elle arrondit les lèvres autour du gros bouton d’habitude rose, mais qui s’avérait rouge et gorgé de sang. Elle aspira délicatement et le titilla du bout de la langue. Cunny râlait. L’appartement, mal insonorisé, résonnait du plaisir que Fella donnait à sa compagne. Puis ce fut l’extase et, comme elle l’avait pressenti, Cunny se mit à hurler son orgasme, la tête de Fella coincée entre ses deux cuisses.
— Je jouiiiiis ! s’époumona-t-elle.

Fella redoubla d’efforts et avala gloutonnement la cyprine propulsée par les contractions vaginales. Les soubresauts du corps de Cunny la stimulaient et, heureuse d’être à l’origine d’un orgasme extraordinaire, elle ne s’arrêtait plus.
— Fella ! Arrête ! Je t’en prie ! J’en peux plus ! cria Cunny en insérant la main entre son sexe et la bouche avide de la jeune femme.
Fella se redressa sur les genoux le visage luisant du lubrifiant de la belle blonde. Elle sauta du lit, se déshabilla en un tournemain et se recoucha.
— Branle-moi, chérie ! Fourre tes doigts dans ma chatte !
Cunny, qui avait un peu récupéré, se pencha vers Fella. Celle-ci agrippa le poignet de son amie pour plaquer la main sur ses propres nymphes. Cunny replia deux doigts qu’elle couvrit de son pouce et tendit le médius et l’annulaire. D’un geste vif, elle les plongea dans l’antre brûlant, pressant vivement un sein de son autre main. Fella poussa un cri.
— Ouiiii !
Au lieu d’entrer et sortir du vagin comme avec un godemiché, elle plia et déplia rapidement les doigts, recherchant empiriquement ce que beaucoup plus tard, certains nommeront le point G. Fella semblait sur le point de se pâmer.
— Oh ! C’est divin, parvint-elle à murmurer au milieu de ses gémissements.

Au cœur de leurs ébats, les deux jeunes femmes ne remarquèrent pas la porte de la chambre qui s’entrouvrit silencieusement.

Fella hurla à son tour en enserrant le bras de Cunny, comme si elle voulait le faire pénétrer tout entier dans sa chair. Puis, l’intensité de l’orgasme diminua aussi vite qu’il était advenu, Cunny réussit à récupérer sa main.
— Comment tu fais ça ? demanda Fella dans un souffle.
— J’ai fait comme pour moi, répondit son amie dans un petit rire cristallin.

La porte se referma tout aussi discrètement qu’elle avait été ouverte.

Puis Cunny redevint plus sérieuse en observant la pendulette posée sur le manteau de la cheminée. Les deux jeunes femmes redescendirent sur terre.
— Il faut y aller, ma cocotte, Liliane va nous attendre.

*-*

Liliane avait préparé un repas simple, mais réconfortant. Les deux amies en profitèrent pleinement. Un peu de vin local, acheté chez un producteur d’Épineuil, réchauffa l’ambiance et les corps. Les trois femmes étaient en train de rire à une anecdote contée avec talent par la maitresse de maison quand on toqua à la porte d’entrée. L’hilarité générale stoppa net, Cunny et Fella se regardèrent, inquiètes.
— Tu crois qu’on nous aurait déjà retrouvées ? questionna la jeune Sugnil.
Fella ne répondit pas, Liliane ayant mis l’index en travers de ses lèvres pour imposer le silence. Cette dernière se leva et se dirigea vers le vestibule.
— C’est Pierre, fit une voix virile à travers la porte.
Liliane poussa un « ouf » et accueillit le visiteur avec soulagement.
— Bonsoir Pierre ! s’exclama-t-elle. Entre, entre donc. Nous sommes à table, si tu veux te joindre à nous, n’hésite pas, j’en ai fait de trop.

Le dénommé Pierre suivit Liliane jusque dans la salle à manger. Quand il vit les deux jeunes femmes, ses yeux s’arrondirent et il s’immobilisa. Il dévisagea les deux amies à tour de rôle en s’attardant nettement sur Cunny. Liliane s’en aperçut et sourit.
— Je te présente Cunny et Fella, indiqua-t-elle en désignant de la main la personne concernée. Et voici Pierre, mon voisin de couloir, conclut-elle à l’attention de ses deux invitées.
Pierre était un homme d’une trentaine d’années. Une barbe de quelques millimètres, aussi noire que ses cheveux, recouvrait ses joues. Ses yeux gris clair transperçaient quiconque plongeait son regard dans le sien. C’était le cas de Cunny à cet instant précis. Pas très grand, mais doté d’une musculature bien dessinée, il travaillait dans une exploitation forestière.
— Je te remercie pour l’invitation Liliane, mais j’ai déjà commencé à manger. J’aurais juste besoin d’un peu d’huile, j’ai oublié d’en acheter.
Liliane alla dans la cuisine et revint pour lui tendre une bouteille à moitié pleine.
— Tiens ! Tu me la rendras demain.
— Merci bien, répondit Pierre en repartant non sans avoir lorgné Cunny une dernière fois.
La porte se referma et Liliane reprit sa place à table.
— Ben ma cocotte ! C’est pas un ticket que tu as avec Pierre, c’est une carte hebdomadaire ! déclara Liliane.
Les trois femmes rirent, Fella un peu moins, car une pointe de jalousie vint titiller l’amitié saphique qu’elle portait à Cunny.

Le repas se termina au salon devant une tasse de café et quelques biscuits. Cunny était assise dans un fauteuil, Liliane et Fella dans une méridienne bleu nuit. Elles se tenaient la main et Fella ne s’en cachait pas, c’était sa petite vengeance. Au moment de se mettre au lit, Liliane murmura à l’oreille de Cunny.
— Je vous ai vues tout à l’heure, juste avant le repas, alors je n’hésite pas à inviter Fella dans mon lit. Si tu ne veux pas te branler en nous entendant, je te conseille d’aller frapper à la porte de Pierre. Deux amies l’ont déjà fait, il parait que c’est un bon coup. Tu sais, dans ses forêts, il n’a pas beaucoup l’occasion de rencontrer des nanas. Bon, je dis ça, je ne dis rien, conclut-elle en lui claquant une bise sur la joue.

*-*

Cunny regarda partir les deux femmes avec un air contrarié. Elle entendit la porte de la chambre de Liliane se refermer puis, peu de temps après, fusèrent des éclats de rire qu’elle reconnut comme étant ceux de Fella. Cunny se renfrogna sur son fauteuil. Elle se servit un pousse-café que Liliane avait sorti d’un buffet. L’alcool fort lui montait à la tête.
— Elle est garce Fella ! C’est pas ma faute si Pierre me kiffe plus qu’elle ! déclara-t-elle en s’enfilant la gnôle cul sec.
Les premiers gémissements langoureux parvinrent jusqu’à elle. Cunny se boucha les oreilles et tapa des pieds.
— Liliane a raison, si je reste là à les écouter, je vais finir par me masturber. Et si je traversais le couloir ?
Cunny se resservit un verre, le siffla aussi sec et, décidée, sortit de l’appartement. Elle frappa à la porte de l’autre côté du couloir et attendit. Pierre ouvrit en grand, on entendait le son de la télévision.
— Qu’est-ce que… ?

Cunny ne le laissa pas finir sa phrase. Elle entra et referma la porte derrière elle. Elle se rapprocha du jeune homme les lèvres tendues, et plaqua sa main dans son entrejambe. Rien n’aurait été plus clair comme message. Pierre enlaça alors Cunny et ils s’embrassèrent langoureusement. Les doigts inquisiteurs compressaient le sexe de Pierre qui banda. Trop serré dans ses vêtements, il défit sa ceinture avec adresse et fit tomber pantalon et slip à ses chevilles. Sa queue se redressa tel un mât de cocagne. Tâtant la verge nue, la jeune femme se rendit compte à ce moment de l’énormité de la chose. Un phallus aussi gros et long que le plus gros des godemichés de Marcellin d’Espinchal surmontait des couilles énormes et dures comme des noix. Cunny commença à le masturber, tout en maintenant son baiser. Pierre redressa la tête, regarda au plafond et soupira.
— Ouiii…
N’ayant plus de langue à sucer, Cunny tomba à genoux, le nez à hauteur de la bite magnifique. Elle ouvrit la bouche en grand, sa mâchoire craqua et elle enfourna le gland qu’elle téta vigoureusement. Hormis d’Espinchal, elle n’avait pas connu d’autres hommes, mais son expérience avec le directeur du pensionnat lui servit ici. Pierre n’en finissait pas de gémir et, quelques minutes plus tard, il prévint.
— Je viens, Cunny, je viens !
Il éjacula et Cunny absorba son sperme consciencieusement. Il repoussa doucement la tête de la jeune femme qui maintenait toujours sa caresse à la sixième giclée.
— Arrête, s’il te plait. Arrête, murmura-t-il d’une voix plaintive. Viens.

Cunny se redressa, les lèvres brillantes d’un liquide séminal que Pierre s’empressa de lécher. Se débarrassant maladroitement de son slip et pantalon, il prit la main de sa partenaire et l’entraîna dans sa chambre. Au passage dans le salon, il se saisit d’une télécommande et éteignit la télévision. Un lit défait était appuyé contre une cloison. La table de nuit était encombrée d’objets divers, à peine si l’on pouvait distinguer les chiffres verts du radio-réveil. Les murs étaient recouverts de posters jaunis d’avions, fusées ou voiture de course. C’était visiblement sa chambre d’adolescent qu’il n’avait jamais refaite. Il vivait dans l’appartement de ses parents sans doute disparus. Cunny observa son partenaire cul nu en t-shirt et chaussettes et réprima un sourire. Elle se déshabilla lentement sous les yeux affamés de Pierre. Quand ils furent nus tous les deux, ils s’allongèrent et s’embrassèrent à nouveau, la queue de Pierre au beau fixe. Cunny, sur le dos, écarta les cuisses et, comme attiré par un aimant, Pierre bouffa la petite chatte à peine poilue. Il inséra sa langue dans l’intimité de sa partenaire, lui lécha le bouton, le périnée et se lança dans un anilingus effréné. La jeune femme se caressait le clitoris en cadence pendant qu’elle était excitée par-derrière. Elle gémissait, il soufflait fort. Soudain, il imagina que sa bite trop tendue allait éclater s’il ne la fourrait pas quelque part. Laissant le petit trou à sa destinée, il s’allongea sur la fille et la pénétra violemment en missionnaire. Cunny crut défaillir, elle lui laboura le dos de ses ongles.
— Ahhhh ! cria-t-elle.
Pierre se mit à ahanner en même temps qu’il défonçait le vagin de Cunny de son gros calibre. Autant elle n’avait goûté que moyennement son expérience avec d’Espinchal, autant Pierre la transportait au septième ciel. Ce qui fut le cas peu après, car elle hurla un orgasme démesuré qui résonna dans la chambre. Peut-être même jusqu’aux oreilles de Fella, se plut-elle à imaginer. Pierre l’imita et éjacula profondément dans le sexe détrempé de sa partenaire.

Il ne suffit pas d’en avoir une grosse, encore faut-il qu’elle soit endurante. Pierre cochait toutes les cases de l’amour physique et Cunny ne compta plus les spasmes voluptueux que Pierre lui procura cette nuit-là. De même, elle ne dénombrait pas les éjaculations qu’elle avait méticuleusement provoquées chez son amant d’un soir. La nuit s’avéra longue…

Le radio-réveil se déclencha à cinq heures trente au beau milieu d’un orgasme de Cunny. Pierre attendit quelques instants, puis ressortit du vagin son membre viril toujours fringant. Il se pencha et déposa doucement quelques baisers sur tout le visage de la jeune femme et sur ses seins.
— Je dois aller bosser, chérie… murmura-t-il déconfit.
Ils se séparèrent aussi rapidement qu’ils s’étaient rencontrés, puis Cunny retraversa discrètement le couloir. Elle se coucha dans le lit désert et froid de la chambre d’amis.

*-*

Liliane referma la porte de la chambre sur Fella et elle, jugeant inutile de donner un tour de clé. Elle se retourna vers son invitée qui l’attendait, debout et quelque peu intimidée. Liliane fit deux pas vers elle. Elle serra le poing et tendit le pouce derrière elle.
— Tu crois que Cunny va aller voir le voisin ? Récemment, une copine est passée dans son lit et elle m’a raconté. Non seulement c’est une épée de plumard qui tient toute la nuit, mais il a une queue longue comme ça, fit-elle en écartant largement les deux paumes. Et des couilles… ! ajouta-t-elle en serrant les deux poings.
— Elle s’est tapé de gros godes il n’y a pas longtemps, répondit Fella en riant. Ça ne devrait pas lui faire peur et j’espère pour elle qu’elle va y aller !

Liliane rit à son tour, puis l’hilarité cessa et Liliane se coucha directement sur la couette d’un grand lit. Elle invita Fella d’un geste à la rejoindre. Elle se saisit d’une télécommande et alluma un imposant moniteur d’ordinateur accroché au mur lui faisant face. Elle cliqua dans l’un des dossiers visibles à l’écran et lança une vidéo. En gros plan soudain apparut une belle blonde maquillée à outrance, la tête entre des cuisses et la bouche grande ouverte sur une chatte totalement épilée. Les deux femmes poussaient des cris trop invraisemblables pour être sincères. Mais la scène produisit son petit effet sur les deux spectatrices. Liliane passa la main sous la jupe de Fella et remonta jusqu’à la culotte où, passant sous l’élastique, elle caressa la chair délicate des nymphes. Fella écarta les jambes et ferma les yeux. Liliane s’enhardit et replia la jupe avant de retirer le sous-vêtement. Elle ne put s’empêcher d’admirer la belle chatte rousse de la jeune femme.

— C’est un soleil que tu as entre les jambes ! Tu es magnifique Fella. Dès que je t’ai vue, j’ai eu envie de toi.
Fella, dont la rousseur n’était pas pour lui plaire, apprécia fort la remarque de Liliane. Elle s’abandonna.
— Plonge dans le soleil, tu verras comme il est brûlant.
Liliane comprit tout de suite et enfonça deux doigts dans le vagin mouillé de la jeune femme. Elle les fit aller et venir, doucement, récupérant au fond de l’antre secret des sécrétions huileuses qui dégoulinèrent des lèvres ouvertes. Fella soupirait, puis Liliane accéléra la cadence en pressant le clitoris de son pouce. Ses deux doigts détrempés quittèrent alors la vulve pour remplacer ce dernier et caressèrent avec fermeté le petit bouton rose. Fella accrocha la couette de ses deux mains tant l’excitation la gagnait quand, enfin, elle ne put se retenir et jouit longuement sous la caresse de Liliane qui en profita pour embrasser ses seins menus.
— Aahhh !
Elle resserra les cuisses par réflexe, emprisonnant la main de sa partenaire, puis le spasme retomba un peu comme un soufflé.
— Tes doigts sont magiques, Lili, chuchota-t-elle.
Liliane retira ses doigts et les amena sur les lèvres de Fella.
— Tu n’as pas encore goûté à ma langue, minette, ajouta Liliane en souriant.

À l’écran, la blonde suçait toujours la même chatte, mais masturbait un pénis de bonne taille en même temps. Fella renifla les doigts offerts, puis les lécha. Sa cyprine redoubla en raison de la scène pornographique qu’elle voyait. Les deux femmes se comprirent d’un unique regard et se déshabillèrent. Elles se disposèrent en soixante-neuf, Liliane sur le dessus. Celle-ci laissa retomber sa bouche sur le « soleil » de Fella et sa vulve épilée sur ses lèvres ouvertes. La succion réciproque dura de longues minutes déclenchant orgasme de l’une sur orgasme de l’autre. Quand l’une était fatiguée, la bête à deux dos effectuait un demi-tour et celle qui se trouvait en dessous passait au-dessus et vice versa. Les langues étaient devenues infatigables.
À l’écran, une grosse bite sodomisait la belle blonde dans sa rondelle écartelée. Elle poussait des cris d’orfraie, comme si elle n’était pas consentante, ce qui, bien sûr, sonnait complètement faux. La vidéo s’arrêta quand le pénis se retira et qu’une coulée de sperme blanc jaillit de l’anus pour glisser entre les deux fesses.

Cunnilingus, anilingus, masturbation réciproque, soixante-neuf, caresses, pincements de tétons, fessées, baisers, Liliane possédait plusieurs cordes à son arc et Fella découvrait tout cela avec joie et bonheur. Les deux femmes épuisées s’endormirent vers quatre heures du matin. Fella se réveilla deux heures plus tard et s’inquiéta pour son amie Cunny. Elle n’avait pas été très sympathique avec elle la veille et elle le regrettait. Elle se leva sans éveiller Liliane et sortit pour pénétrer dans la chambre d’amis. Cunny dormait, mais depuis quand ? Elle se glissa sous la couette, se pelotonna contre la jeune Sugnil et lui déposa un petit baiser dans le cou. Cunny ouvrit alors un œil et se tourna vers Fella en écartant d’un souffle une mèche rebelle.
— Alors c’était bien ? s’enquit Fella en caressant les cheveux blonds.
— Mieux que tout ce que tu peux imaginer ma belle et toi ?
— J’allais dire la même chose.
Puis, en chœur :
— Mais j’ai la foufoune en feu !
Les deux filles éclatèrent de rire puis se rendormirent dans les bras l’une de l’autre.

*-*

Heureusement, Liliane ne travaillait pas ce jour-là et les filles purent se lever assez tard. Elles avaient du sommeil à rattraper. Les trois femmes déjeunèrent en même temps, chacune affichant un sourire en coin en observant les cernes bleutés des deux autres. Quand Liliane partit faire sa toilette, Cunny, tasse à café sous le nez, interrogea son amie.
— Hendaye, c’est bien joli, toi tu as tes parrain et marraine, mais moi, qu’est-ce que je vais foutre là-bas ?
— Ils ont une maison près de la plage qu’ils louent pendant les vacances. Ils nous la prêteront le temps qu’il faudra le temps d’arranger les choses avec nos parents respectifs, répondit Fella après avoir avalé sa bouchée.
— Tu ne crois pas qu’ils vont prévenir les flics ?
— Nous sommes majeures, je te rappelle.
— Mais pourquoi tu as dit à Liliane que nous allions à Paris ?
— Si je dis Hendaye, il va y avoir une avalanche de questions. Quand on dit Paris, on ne demande plus rien, on a tout dit. Et puis, de là-bas, il est plus facile d’aller à Hendaye que depuis Tonnerre.
— Malin…

Les préparatifs furent vite expédiés. Toilettées, des habits propres sur le dos, Cunny et Fella se tenaient près de la porte d’entrée. C’était la fin de matinée.
— Vous ne voulez pas déjeuner ici avant de partir ? demanda Liliane.
— Merci, mais nous préférons nous en aller maintenant. Avec le « stop », on ne sait jamais quand on part réellement, répondit Cunny.
Liliane sourit largement.
— Avec des nanas comme vous, je ne me fais guère de soucis. Faites attention tout de même.
Puis l’hôtesse sortit de sa poche une enveloppe qu’elle tendit à Fella en lui déposant un petit baiser rapide sur la bouche.
— Ne te trompe pas, je ne te prends pas pour ce que tu n’es pas, c’est pour vous deux. À Paris, vous en aurez sûrement besoin.
Fella entrouvrit le pli et y distingua quelques billets. Elle parut gênée.
— Tu es sûre que…
— Oui, oui, oui. Ne t’inquiète pas.
Fella rangea le tout dans son sac.
— Nous devons partir, insista Cunny.
— Bonne route, conclut Liliane, la gorge serrée en refermant la porte.

*-*

Les deux jeunes femmes marchèrent un peu au hasard. Se fiant aux panneaux de signalisation, elles s’engagèrent en direction de l’autoroute. Elles traversèrent une zone commerciale et industrielle qui s’achevait par une société de transports routiers. Sur le parking de l’entreprise, un poids lourd vert foncé, autour duquel un homme s’affairait, semblait sur le départ. Cunny et Fella s’entreregardèrent, une idée identique dans leur tête.
— Reste là, fit Cunny en déposant son sac.
De loin, Fella vit Cunny s’approcher du routier et discuter avec lui, sans entendre la conversation. À un moment donné, Cunny la désigna du doigt et l’homme regarda dans la direction indiquée. La discussion reprit, puis Cunny fit un grand signe à son amie, l’invitant à les rejoindre. Elle obtempéra rapidement sans oublier leurs maigres affaires.
C’était un solide gaillard, très costaud, mais ventru. Au centre de son visage basané, de petits yeux noirs déshabillaient les deux filles du regard.
— Fella, je te présente Daniel. Il peut nous emmener jusqu’à Paris, c’est une sacrée chance.
Fella tendit sa main que Daniel écrasa dans sa grosse paluche.
— Merci, reconnut-elle. C’est super sympa.

Le chauffeur sourit, dévoilant une dentition parfaite au milieu de sa barbe brune.
— Montez ! ordonna-t-il en ouvrant la porte du côté passager. J’ai terminé les vérifications.
Fella se hissa la première sur les quelques marches d’accès à la cabine. Cunny remarqua tout de suite le coup d’œil appuyé de Daniel pour tenter de voir sous la jupe de la jeune femme. Elle grimpa à son tour lentement, sachant pertinemment qu’elle montrait son cul au routier. Enfin, Daniel les rejoignit par l’autre porte et lança le moteur. Le gros diesel s’ébroua et le poids lourd quitta le parking.
— On en a pour au moins quatre heures, j’ai l’habitude de faire quelques pauses, déclara-t-il.
— Pas de soucis, nous aussi, il faut bien que nous fassions quelques arrêts pipi ! lança Fella.
Le trio se mit à rire et le camion s’engagea allègrement sur la route malgré le ciel gris et menaçant.

*-*

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