Les aventures de Cunny et Fella 1/10

- Par l'auteur HDS Philus -
Récit érotique écrit par Philus [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Récit libertin : Les aventures de Cunny et Fella 1/10 Histoire érotique Publiée sur HDS le 12-04-2026 dans la catégorie Dans la zone rouge
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Les aventures de Cunny et Fella 1/10
Voici le premier chapitre (sur dix) des aventures de Cunny Sugnil et Fella Noit. On les trouvera étudiantes, mais elles seront obligées de quitter le pensionnat pour se lancer dans un "road movie" plein de surprises et, naturellement, de sexe. Bonne lecture et lâchez-vous dans les commentaires.


I - Le pensionnat du Crépuscule


C’était en septembre 1982 sous un violent orage de fin d’été. Ce n’était que le début d’après-midi, mais le ciel d’un noir d’encre se montrait effrayant. Les essuie-glaces de la luxueuse Chrysler LeBaron bleu nuit, dont les roues à rayons chromées étaient habillées de pneus à flanc blanc, balayaient en couinant le pare-brise à grande vitesse. Le chauffeur plissait le front et les yeux sous la visière plastifiée de sa casquette. Il essayait de deviner, au milieu du maigre pinceau des phares, les bas-côtés ruisselants et boueux de la route déserte. La voiture venait de passer devant le château de Tanlay, il ne restait plus que quelques kilomètres à parcourir jusqu’à Saint-Vinnemer.

Cinq personnes occupaient l’habitacle du véhicule. À l’avant, le conducteur José, quadragénaire mince et énergique dans sa livrée noire et à côté de lui, Edgar Sugnil, la soixantaine bedonnante et chenue, propriétaire d’une importante scierie à Auxerre employant plus de deux cent cinquante personnes. À l’arrière, Éva Sugnil, son épouse apprêtée dans son manteau de fourrure, Cunny Sugnil, sa fille de dix-huit ans blonde et belle comme le jour, et enfin Joseph Hundorf, le proviseur du lycée de cette dernière dans son costume élimé et sa cravate démodée. Un fort coup de tonnerre retentit et José sursauta. La voiture effectua un écart.
— Attention José ! s’écria madame Sugnil, apeurée, ne nous culbutez pas dans le fossé.
— C’est cet orage, Madame…
— Ne vous inquiétez pas. Nous sommes bientôt arrivés, crut bon de préciser Hundorf. Nous traversons Saint-Vinnemer et c’est trois kilomètres plus loin dans un vallon.
Cunny se mit à rire ostensiblement.
— Un vallon ! Ha ! Ha ! Moi, j’appellerais plutôt ça un trou paumé !
— Ça suffit ! interrompit Edgar Sugnil, qui n’avait encore rien dit. Si tu avais bossé un peu mieux l’année dernière, nous ne serions pas ici aujourd’hui.
Cunny se renfrogna et tourna la tête vers l’extérieur. Elle n’y distingua que la silhouette menaçante des arbres qui défilaient dans la pénombre.
— Toujours le même refrain, murmura-t-elle pour elle-même en essuyant du dos des doigts la vitre embuée.

Le tonnerre s’éloignait quand la Chrysler parvint à l’entrée du parc du pensionnat du Crépuscule. Une grande grille tachetée de rouille et de mousse noirâtre ouvrait sur une allée filant droit au milieu d’un bois. La voiture s’avança et, peu après, la voie fut soudain recouverte d’un gravier épais qui vint se substituer à la terre battue particulièrement détrempée ce jour-là. Quelques corbeaux effrayés s’envolèrent en croassant sur les arbres alentour lorsque le véhicule stoppa au pied d’un large perron de pierre. En haut des marches attendaient une femme et un homme, chacun nanti d’un immense parapluie. L’homme descendit l’escalier et s’approcha de la portière du passager avant. Edgar Sugnil sortit et fut conduit au sec sous la verrière. La femme fit de même avec Éva Sugnil. Cunny, quant à elle, s’abrita sous le parapluie du proviseur et ils se débrouillèrent seuls pour rejoindre les parents sous la pluie battante.

Parvenu dans la grande entrée, le maitre des lieux interpela une employée.
— Andrée, faites garer la voiture avec la mienne et emmenez le chauffeur à la cuisine. Proposez-lui un café et de quoi se restaurer. Pas trop arrosé le café, n’est-ce pas ? Et puis, apportez-nous du thé au petit salon. Nous sommes six, n’oubliez pas.
La femme semblait âgée d’une cinquantaine d’années. Elle portait un tailleur noir que recouvrait un tablier blanc frangé de dentelles et était coiffée d’une sorte de diadème assorti dissimulant un chignon rabougri. Elle inclina la tête en guise d’acquiescement.

Marcellin et Louise d’Espinchal s’étaient liés d’amitié avec Joseph Hundorf depuis longtemps. Malgré son origine populaire et ses convictions socialistes, ce dernier avait su, par son intelligence et sa culture, séduire le couple de noble descendance. Il lui revint l’honneur d’effectuer les présentations.
Marcellin d’Espinchal arborait fièrement ses cinquante ans. Il était resté mince et ses cheveux d’un noir de jais. Andrée vous dirait qu’à en croire l’aspect de ses cols de chemises, monsieur d’Espinchal ne reculait certainement pas devant une coloration. Mais elle ne pouvait pas révéler un tel secret. Louise d’Espinchal, née Mosneron de Rouergue, présentait une chevelure brune et quelques ridules qui mettaient en évidence les années qu’elle avait de plus que son conjoint. C’était toutefois une femme fort élégante et distinguée et qui s’épanouissait lorsqu’un homme, surtout plus jeune qu’elle, lui tenait la conversation.

D’Espinchal, suivi de son épouse, emmena les nouveaux arrivants dans une pièce chaudement meublée. Six fauteuils entourant une table basse indiquaient que Joseph était attendu avec les Sugnil.
— Mon cher Joseph, prenez place, je vous prie.
Malgré les liens d’amitié tissés entre les d’Espinchal et Joseph Hundorf, le vouvoiement restait de mise. On ne se tutoie pas dans ce milieu, y compris entre époux, sauf dans les situations les plus intimes. Le maitre de maison désigna les sièges et invita les Sugnil à prendre place. Quand tout le monde fut installé, Hundorf prit la parole.
— Mon cher Marcellin, comme je vous l’ai dit précédemment au téléphone, je viens ici avec une élève qui donne bien du souci à ses parents et à moi-même.
On frappa à la porte. Joseph s’interrompit et d’Espinchal fit entrer Andrée, qui apportait le thé et des petits gâteaux secs. Lorsqu’elle repartit, Joseph poursuivit.
— Cunny, ici présente, possède d’immenses qualités qu’elle ne met, hélas, pas du tout en valeur. Elle se moque de son devenir et ne veut surtout pas travailler à la scierie de son père. Ailleurs, sans le baccalauréat, son avenir se résumerait à être l’épouse délaissée d’un besogneux et la mère d’une flopée d’enfants pas toujours désirés.
— Je ne me marierai jamais, je ne suis pas folle ! interrompit Cunny.
— On ne t’a pas sonnée, fit son père agacé. Veuillez l’excuser.

D’Espinchal présenta la paume de la main pour indiquer qu’il ne tenait pas compte de l’incident. Il prit la parole tout en lorgnant les genoux de la jeune femme. Bien que sa jupe descendît à mi-mollet en position debout, Cunny l’avait un peu relevée pour être plus à l’aise dans le fauteuil. Quand elle croisait et décroisait les jambes, on pouvait très nettement distinguer la peau satinée de l’intérieur de ses cuisses. Le directeur se força à remonter son regard pour fixer Cunny dans les yeux.

— Voyez-vous, ma chère enfant, votre avenir est un immense projet. Tout projet qui n’est pas convenablement préparé est irrémédiablement voué à l’échec. Ici, nous vous aiderons à cette préparation, pendant trois ans s’il le faut. Après, vous aurez vingt et un ans et avec ou sans le bac, vous nous quitterez. Vos parents font le sacrifice de ne plus vous voir pendant cette période en dehors des vacances d’été. La méthode vous semblera dure, mais celles qui en ont bénéficié ne le regrettent sûrement pas à ce jour. Mon épouse va vous présenter l’école, portez-y une attention toute particulière et votre séjour parmi nous se déroulera à la satisfaction de tous.
Après un dernier coup d’œil lubrique aux genoux de Cunny, d’Espinchal se saisit de la théière et remplit les tasses à moitié.
— Servez-vous, incita-t-il en désignant l’assiette de biscuits. Il en prit un pour l’exemple, suivi de tous sauf de Cunny, devenue soudain indifférente à ce qui se passait autour d’elle.

Une minute s’écoula, le temps de déguster une gorgée de thé et une bouchée d’un gâteau sec tenu le petit doigt en l’air et Louise d’Espinchal prit la parole.
— Comme mon époux vient de vous le dire, je vais vous présenter l’école et vous donner quelques informations sur son fonctionnement. Tout d’abord, le pensionnat du Crépuscule est situé au fond d’un vallon, entre le bois de Bucherien et le lieu-dit Montre-cul.
Louise s’interrompit, attendant que cette dernière information cessât de faire sourire ses invités.
— Le vallon ne voit pas souvent le soleil et les grands arbres alentour dispensent une ombre que certains trouvent trop généreuse. Cette pénombre permanente est à l’origine du nom de ce pensionnat. Voilà pour la géographie et la toponymie.
Louise but une gorgée de thé.
— Le nombre maximum d’élèves, nous n’acceptons que des filles, présentes simultanément est de dix. L’année dernière, il y eut deux départs. Une jeune femme a obtenu son examen et la deuxième a atteint l’âge de vingt et un ans, malheureusement, sans réussir. Huit ont donc redoublé et l’école a accepté deux candidatures pour cette nouvelle session. Vous en faites partie, mademoiselle Sugnil. Vos professeurs et surveillantes sont toutes des femmes. Il n’y a, dans cet établissement, que deux hommes. Mon époux ici présent et monsieur Léon Bauriau, le jardinier et homme à tout faire.

Louise porta à nouveau sa tasse à ses lèvres.
— Bien que notre manoir possède suffisamment de chambres pour y loger nos élèves, nous avons privilégié le dortoir commun dans un souci d’émulation, de solidarité et d’entraide. Un endroit de la pièce, entouré de rideaux pour son intimité, est réservé à la surveillante de nuit. Nous avons opté pour le même schéma en ce qui concerne les douches. La surveillante dispose d’une cabine personnelle, mais on la voit quelquefois faire sa toilette avec les pensionnaires.
Elle reposa sa tasse vide et poussa un soupir.
— J’arrive maintenant à un sujet délicat. Nous savons tous que le corps des jeunes femmes de votre âge est enclin à… disons… exulter et qu’une amitié tout à fait convenable entre deux élèves ne doit pas conduire à une relation contre nature. Je ne rentre pas dans les détails, vous m’avez comprise. Comme je vous l’ai signalé précédemment, nous disposons ici de chambres qui nous permettent d’isoler celles d’entre vous qui ne respecteraient pas le règlement. Cela dit, si vous avez besoin d’un renseignement complémentaire, vos professeurs et surveillantes sont là pour vous guider. En aucun cas, vous ne devrez solliciter un entretien avec moi-même ou mon mari. Nous n’avons que les parents pour interlocuteurs.

Louise d’Espinchal s’empara de la théière et se resservit après le refus poli de son entourage. Un silence pesant s’établit après sa tirade. Ce fut Edgar Sugnil qui le brisa.
— C’est clair pour toi aussi ? questionna-t-il en s’adressant à sa fille.
— Tu crois que ça va changer quelque chose toute cette mascarade ? siffla-t-elle.
— Cunny ! s’offusqua sa mère.
— Laissez, laissez, tempéra Marcellin d’Espinchal. Nous avons l’habitude, mais à la fin, elles ont toutes été satisfaites de leur passage entre nos murs. Croyez-moi.

La conversation devint plus banale. L’avènement du socialisme en France avec l’élection de François Mitterrand, l’industrialisation de la nation, l’égalité homme-femme, etc. Enfin, tous les sujets semblant épuisés, Sugnil dit à Éva.
— José a apporté la valise de Cunny. L’orage est fini et nous devrions rentrer. Je dois passer à la scierie avant que ma secrétaire soit partie.

D’Espinchal appuya sur un bouton placé sur un meuble d’acajou. Andrée apparut quelques instants après.
— Dites au chauffeur de Monsieur et Madame Sugnil qu’ils sont prêts à repartir et qu’il sorte la voiture du garage.
— Bien, Monsieur.
— Quant à nous, Joseph, nous nous retrouvons samedi soir comme d’habitude pour notre bridge. Et merci de votre intérêt pour votre jeune protégée et notre établissement.
— Le paiement s’effectue d’avance et pour l’année scolaire complète. Bien entendu, nous acceptons les chèques, poursuivit Louise sans perdre le nord à l’attention d’Edgar Sugnil.
— Oui, bien sûr. Je l’avais déjà préparé, répondit-il en lui tendant un chèque bancaire.

Du perron, les d’Espinchal saluèrent de la main les passagers de la voiture qui se dirigeait vers la sortie. Se retournant, ces derniers virent Cunny, debout dans l’entrée à côté de sa valise et qui les observait avec indifférence.

***

Louise d’Espinchal ne la laissa pas longtemps seule.
— Venez, Cunny. Je vous emmène au dortoir, vous y ferez connaissance de vos camarades et, plus tard, de la surveillante principale. Elle s’appelle Madeleine Ciroteau. Elle n’arrive que dimanche soir et c’est la seule personne présente au pensionnat vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec le jardinier. Aujourd’hui, nous sommes vendredi, la rentrée c’est lundi. Tenez-vous prête.
Cunny se saisit de son bagage, la mort dans l’âme.
— Pour être prête, je suis prête. Prête à tout et à n’importe quoi, je n’en ai rien à foutre, murmura-t-elle.
Louise d’Espinchal la regarda, un petit sourire aux lèvres. Elle songea « Tout et n’importe quoi… c’est bien ma petite. On verra si tu tiens parole ».

Le dortoir se situait au deuxième étage, à côté de pièces vacantes. D’autres chambres, mansardées et vétustes celles-ci, froides l’hiver et étouffantes l’été, occupaient le troisième niveau. Les salles de classe avaient été aménagées au premier. Il y avait la salle ordinaire, la salle de physique-chimie, la salle artistique, dessin et musique, et une salle de type « foyer » où les élèves pouvaient se distraire. Celles qui voulaient plutôt étudier pendant les intercours devaient rester dans la salle de travail. Les professeurs, pour rappel, toutes des femmes, venaient de l’extérieur pour dispenser leurs cours, y compris celle d’EPS qui disposait d’un local installé dehors et de tout le parc si nécessaire.

Louise emmena Cunny au premier étage et lui fit visiter les classes. Ensuite, elle la conduisit au dortoir, au niveau supérieur. À cette heure de la journée, il était désert. Les filles se délassaient au foyer. Deux lits dans le fond de la pièce semblaient inoccupés, mais un sac de voyage bien rempli trônait sur l’un d’entre eux. Louise s’arrêta devant le lit totalement vide.
— On dirait que l’autre petite nouvelle a déjà choisi, remarqua-t-elle en désignant le bagage. Il ne vous reste plus qu’à prendre celui-ci.
Cunny lança sa valise sur la couverture.
— Celui-là ou un autre…
Louise d’Espinchal parut ne pas avoir entendu.
— Viens, je t’emmène au foyer.
Les deux femmes redescendirent au premier étage et se dirigèrent au fond du couloir. Louise ouvrit une porte. Un fort bruit de conversations diverses et variées emplit soudain l’atmosphère.
— Mesdemoiselles, s’il vous plait, clama Madame d’Espinchal d’une voix puissante en frappant dans ses mains.
Toutes les têtes se tournèrent vers elle et un silence de plomb s’établit.
— Je vous présente votre nouvelle camarade, Cunny Sugnil. Nous sommes au complet maintenant, préparez-vous bien toutes pour lundi. Bonne fin de journée et bon dimanche.

Louise sortit et referma la porte derrière elle, laissant Cunny plantée au milieu du foyer sous le regard curieux des autres filles. Cet instant dura quelques secondes, puis les conversations reprirent. Seule une adolescente ne participait pas à la discussion, une jolie rousse isolée dans un coin de la pièce. Les deux jeunes femmes se toisèrent et, machinalement, Cunny s’avança pour s’asseoir à côté d’elle.
— Je m’appelle Cunny Sugnil, déclara-t-elle en guise de présentation.
— Je sais, répondit-elle sans même la regarder. L’autre conne vient de nous le dire. Moi, c’est Fella, Fella Noit.
— Tu es nouvelle ?
— Comme toi, oui. Les autres poufiasses sont toutes redoublantes, alors elles se connaissent bien et on n’est pas près d’intégrer le groupe. Je suis là depuis ce matin et pas une seule ne m’a adressé la parole.
Cunny détailla Fella. C’était une belle jeune femme rousse aux yeux verts. Des taches de rousseur sur le nez lui donnaient un air mutin. Sa robe retroussée sur ses cuisses laissait voir de superbes jambes. Cunny en fut émue.
— T’es plus toute seule et moi non plus, du coup.

Fella leva la tête et observa la jolie blonde.
— Je savais qu’une dixième fille devait venir et je me demandais à quoi tu ressemblerais. Je ne suis pas déçue, t’es bien gaulée, ma vache…
Cunny rougit.
— Je te retourne le compliment. T’es sacrément jolie et bien faite.
Fella haussa les épaules.
— Peut-être, mais je suis rousse et les rousses, ça fait peur. Et puis, tout le monde dit que ça pue. Tu trouves que je pue ?
Cunny ouvrit de grands yeux.
— Ben non. C’est quoi ces conneries ?
— T’en veux d’autres ? Tiens, on dit aussi que les rousses sont des sorcières et qu’elles n’ont pas d’âme. Il parait qu’on porte la poisse et il y en a même qui disent qu’elles sont nymphomanes. Je suis régulièrement emmerdée par des mecs qui pensent que je suis un coup facile.
Cunny glissa sa main sur la cuisse de sa voisine.
— Ne t’occupe pas de ces bêtises. Moi, je te le dis, tu es sacrément mignonne et la seule chose que je sens de toi, c’est ton eau de toilette.
Fella sourit et posa à son tour sa main sur celle de Cunny.
— Tu me plais, belle blonde. L’année ne va peut-être pas être aussi moche que je le craignais.
Cunny rit doucement.
— Pour être franche, j’allais dire la même chose.

***

Deux semaines s’étaient écoulées depuis le jour où Cunny était arrivée au pensionnat. Fella et elle connaissaient à présent tous leurs professeurs ainsi que Madeleine Ciroteau, la surveillante qui les regardait d’un œil à la fois hautain et intrigué avec une pointe de luxure. Les redoublantes, quant à elles, n’avaient pas changé d’attitude et ignoraient les deux jeunes femmes superbement. Madeleine en profitait pour se pavaner, entourée de sa cour.

En classe, les deux filles étaient toujours assises l’une à côté de l’autre. Pendant le cours d’anglais, un après-midi, Fella glissa discrètement à Cunny.
— Tu sais que la Ciroteau s’envoie des filles au dortoir le soir ?
— Oui, j’ai vu ça. Il y en a même certaines qui sont jalouses de ne pas encore avoir été choisies, murmura Cunny.
— J’espère qu’elle ne va pas nous mettre le grappin dessus. C’est un mec, cette nana, une vraie gouinasse dans toute sa splendeur. Elle ne me fait vraiment pas mouiller.
Cunny rit sous cape.
— Et c’est quel genre de fille qui te fait mouiller ? demanda-t-elle sur le ton de la plaisanterie.
Mais Fella répondit très sérieusement, appuyant l’index sur la cuisse de son amie.
— Toi, tu me fais mouiller. Tu es belle, intelligente, t’as rien contre les rousses, tu es rebelle, tu n’as peur de rien… Je continue ?
Cunny parut sincèrement embarrassée, mais caressa amoureusement la main désormais posée sur sa jambe.
— Arrête, tu me gênes. Tu es aussi très belle, encore plus rebelle que moi, tu es loin d’être idiote et je n’ai pas l’impression que tu aies peur de quelque chose ou de quelqu’un.
Fella rougit.
— Il y a une heure d’intercours après. Ça te dirait de visiter le troisième étage ?
Cunny pressa la main de Fella.
— Avec joie, répondit-elle simplement.

Lorsque le professeur donna le signal de la fin du cours, Cunny et Fella firent mine de rester dans la salle pour travailler. Les autres filles, quant à elles, n’attendaient que ce moment pour passer une heure au foyer. Les deux jeunes femmes se levèrent dès qu’elles furent seules, sortirent de la pièce et, discrètement, se dirigèrent vers le fond du couloir où elles savaient trouver un escalier. La porte grinça un peu, mais beaucoup moins que les marches de bois quand les deux amies s’y engagèrent. Après l’étage du dortoir et des douches, l’escalier les mena à l’extrémité d’un long corridor lugubre et poussiéreux. Elles s’avancèrent doucement. Les portes ouvertes de chaque côté laissaient entrevoir des chambres vétustes à la limite de l’insalubrité.
— C’est là que la mère d’Espinchal menace de nous reléguer si on ne fait pas ce qu’elle veut, observa Cunny.
— Brrr… Pas réjouissant, compléta Fella.
Les deux amies explorèrent le niveau tout entier et jetèrent leur dévolu sur une pièce qui leur parut plus propre que les autres. Elles s’assirent sur le lit, le regard rivé sur le carré de lumière grise offerte par l’étroite lucarne de toit.
— Y’a de quoi flipper ici, remarqua Fella.

Sans répondre, Cunny la contempla tendrement, passa le bras sur ses épaules et lui tourna un peu la tête. Les deux filles se fixèrent, les yeux dans les yeux, pendant quelques secondes, puis les deux bouches s’approchèrent lentement l’une de l’autre pour enfin entrer en contact. Les lèvres s’ouvrirent, les langues se mêlèrent en un baiser passionné. D’un geste commun, les deux amies basculèrent sur le matelas et prolongèrent le baiser. Les mains se glissèrent sous les pulls et sous les jupes avec douceur et lubricité. Les jeunes femmes se séparèrent juste le temps de se déshabiller précipitamment et de jeter leurs habits sur le plancher vétuste. Fella se recoucha, mais cette fois dans le sens du lit à une seule place.

— Viens ! Donne-moi ton petit trésor blond, implora-t-elle.
Cunny s’allongea également, mais tête-bêche au-dessus de son amie. Elle se retrouva le nez dans les poils pubiens roux masquant une petite fente qui brillait. Elle ferma les yeux et planta sa langue au début du vagin de la belle rousse. Fella gémit. Cunny de même, car sa partenaire avait commencé à lui lécher le clitoris avec ardeur. La cyprine coulait à flots des deux côtés, détrempant les joues, les mentons, les narines, mais aussi les cuisses et le dessus de lit grisâtre. Le soixante-neuf dura de longues minutes. Cette petite chambre n’avait sans doute jamais entendu autant de plaintes de plaisirs et de bruits mouillés de succion. Les masturbations de la dernière occupante devaient remonter à plusieurs années.

Fella jouit en premier et écrasa sa bouche ouverte contre le sexe de Cunny, qui eut à son tour un orgasme dans la minute. Les deux filles stoppèrent les caresses buccales, mais restèrent immobiles, tout en se couvrant le visage des sécrétions de leur partenaire. Cunny changea de sens et s’allongea comme elle put auprès de Fella. Elles s’embrassèrent et se cajolèrent à nouveau pendant de longues minutes.
— Le cours de maths va commencer dans dix minutes, tu sais. Il faut qu’on y aille, murmura Cunny dans l’oreille de son amie.
Fella soupira.
— Oui, je sais, laisse-moi une minute pour récupérer. Tu suces tellement bien que j’en suis toute flagada, répondit-elle sur le même ton.
Cunny la regarda dans les yeux.
— Tu te débrouilles bien aussi, tu sais, et parole de fille, ta chatte sent aussi bon qu’une autre !
Fella rit aux éclats.
— Parce que t’en as goûté d’autres ? demanda-t-elle faussement réprobatrice.
— Pas toi ? répondit-elle faussement étonnée.

Cunny déposa un léger baiser sur les lèvres de Fella et sauta hors du lit. Fella fit de même et les deux jeunes femmes pouffèrent en se rhabillant. Elles arrivèrent à temps pour le cours de maths, mais les autres filles arborèrent un sourire entendu en voyant les cernes bleu foncé ornant les yeux des deux amies.

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