Les aventures de Cunny et Fella (6/10)
Récit érotique écrit par Philus [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 23-08-2026 dans la catégorie Dans la zone rouge
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VI – La Lune Pourpre
Le numéro de strip-tease de Cunny et Fella se terminait en général vers vingt-deux heures trente, puis elles s’accordaient une demi-heure de pause dans leur appartement pour se changer, avaler une boisson chaude ou froide et se reposer. Ensuite, soit elles allaient sagement se coucher, quelquefois toutes les deux ensemble, mais, dans ce cas, elles n’étaient pas vraiment sages, ou bien elles sortaient se promener dans Paris. Ce soir-là, elles reprirent du service vers vingt-trois heures.
La pièce du glory-hole, déserte et sombre, contrastait avec la luminosité de l’escalier et du couloir d’accès vers la salle de spectacle. Les deux filles passèrent la porte ouverte dans le panneau de bois central et s’affalèrent sur les énormes coussins multicolores qui jonchaient le sol.
— Qui est-ce qui suce la première ? demanda Cunny.
— Je ne sais pas… Toi, peut-être ? répondit Fella malicieuse.
— Pourquoi moi ? s’insurgea Cunny.
— Allez ! Je te fais marcher. Je propose qu’on se la joue à chifoumi, ensuite c’est à chacune son tour.
— Ça me va, c’est équitable.
Les minutes passaient, rien ne se produisait.
— Ça va être long jusqu’à minuit, observa Cunny.
— Je…
Le bruit d’une porte qu’on ouvre interrompit Fella. Les deux jeunes femmes s’entreregardèrent.
— Eh ! Les filles, c’est moi Paul. Je viens ici ce soir pour la première et la dernière fois. Je veux me rendre compte de ce dont vous êtes capables. Rappelez-vous, ici c’est la discrétion qui prime. Quel que soit l’homme qui vient ici, vous ne l’avez jamais vu par ailleurs. De même, il ne doit jamais savoir qui le suce. C’est valable pour moi aussi.
Sur ces paroles, Paul dégrafa sa ceinture et baissa son pantalon et son slip jusqu’aux genoux. Sa bite, de taille moyenne, ne bandait pas. Il s’approcha d’un orifice et se colla à la paroi. De l’autre côté, Cunny et Fella virent sortir des couilles surmontées d’une verge flaccide. Cunny cacha sa main derrière son dos, imitée par Fella.
— 1, 2, 3 ! murmura-t-elle en tendant son poing fermé devant elle.
Fella avait procédé de même et avait formé des ciseaux avec deux doigts tendus. Cunny rayonnait.
— C’est toi qui suces le patron ! chuchota-t-elle en se retenant de rire.
Fella haussa les épaules et s’approcha de la bite pendante. Elle la caressa longuement et, quand celle-ci prit suffisamment de vigueur, elle la décalotta et l’engouffra. Paul ne put refouler un soupir. Fella sortit le grand jeu. Elle lécha avec avidité le sexe offert depuis le bas du scrotum jusqu’au gland, puis elle pressa ce dernier pour arrondir le méat qu’elle titilla de la pointe de sa langue. Ensuite, elle la fit tournoyer tout autour en insistant fortement sur le frein sensible pour absorber d’un coup toute la longueur de la hampe afin d’en frotter l’extrémité avec la muqueuse douce de sa gorge. Nouveaux soupirs appuyés de l’autre côté de la cloison. Fella supplicia Paul ainsi pendant de longues minutes, Cunny la regardait faire avec admiration. Enfin, Geronimo poussa son cri de guerre !
— Aahhh !
Fella reçut plusieurs giclées de sperme sur la langue, puis son mouvement de va-et-vient ralentit pour s’arrêter doucement. La pine débanda et ressortit de la bouche accueillante. Les joues gonflées, Fella déglutit et se pourlécha, avant de se masser l’articulation de la mâchoire. Elle regarda Cunny.
— Ça change de ta chatte, chérie.
Cunny rit de bon cœur et donna une tape sur l’épaule de son amie. Le sexe disparut et on devinait au son produit que Paul se rhabillait.
— Je ne sais pas qui m’a sucé et je ne veux pas le savoir, mais si vous sucez toutes les deux de cette manière, il va y avoir une nouvelle clientèle ici, je vous assure !
Lorsque Paul quitta le glory-hole, il croisa un client qu’il salua et à qui il tint la porte. Celui-ci entra dans la pièce et extirpa de sa braguette une petite bite raide comme un bambou. Il l’introduisit dans l’un des deux trous.
— C’est ton tour, observa Fella.
Puis, murmurant.
— Elle est à peine plus longue que celle de Daniel et en plus, ses couilles, on dirait des noisettes !
Cunny sourit, car une autre pine était sortie du panneau de bois, et pas n’importe laquelle.
— Regarde derrière toi, du travail pour toi !
Cunny ouvrit la bouche en grand et goba le modeste sexe en entier avant d’arrondir ses lèvres et de faire tournoyer sa langue autour du gland. Fella se retourna et poussa un « Oh ! » de surprise. Le pénis noir qu’elle avait sous le nez mesurait près de vingt-cinq centimètres. Après s’être à nouveau massé l’articulation des mâchoires, Fella engloutit le gland et l’astiqua de tout son savoir-faire. L’homme noir jouit bien avant celui à la petite bite et, après avoir avalé la semence de l’inconnu, Fella se tourna vers son amie.
— Dis donc, t’as perdu la main, on dirait…
Imperturbable, Cunny haussa les épaules et continua sa fellation. Plusieurs minutes plus tard, elle reçut sur sa langue la première des huit conséquentes giclées de sperme, apparemment incompatibles avec la faible taille des gonades du client qui gémissait.
Un silence s’installa pendant quelques secondes.
— Merci beaucoup ! C’était super ! félicita la petite bite en se rhabillant.
Un billet de banque dépassa de l’orifice, Cunny le cueillit.
— La veinarde ! J’me suis tapé deux grosses bites, j’ai que dalle et toi, tu suces une pine de moineau et t’as dix sacs ! C’est injuste.
Cunny déposa un baiser sur la joue de son amie.
— Allons, tu sais bien que c’est pot commun…
— Oui, mais quand même, répondit Fella, boudeuse.
— Allez, on remonte, il est minuit passé, c’est l’heure. Je n’ai pas eu mon compte, j’ai envie de sucer une chatte. Ça te dit ?
— Oui, ma belle. Les deux bites que j’ai sucées m’ont fait mouiller ma culotte.
L’appartement des deux filles, en fait un studio assez sombre, était sobrement meublé, mais confortable. Elles ne se plaignaient pas, d’autant plus que le montant de la pension, gros prélèvement sur leurs émoluments, était bien inférieur à celui pratiqué généralement dans le marché de la location à Paris. Le lit était défait et Fella se coucha sur le dos. Puis elle releva les jambes et retira sa culotte qu’elle lança en direction du panier à linge sale. Elle le manqua et Cunny ramassa le sous-vêtement.
— C’est effectivement bien mouillé ici, constata-t-elle en tâtant le tissu.
Fella posa les pieds à terre, écarta les cuisses et remonta sa jupe sur ses yeux.
— Ici, ça l’est encore plus, chérie. Viens vite.
Cunny se déplaça devant son amie et s’agenouilla. La chatte flamboyante l’attirait comme un aimant. Elle appuya ses lèvres sur la fente huileuse et lécha les nymphes qui se dérobaient sous sa langue.
— Oh ! Cunny… soupira Fella.
L’excitation redoubla la production des sécrétions vaginales, Cunny en était barbouillée, mais elle aimait ça. Ce goût de fer mêlé au parfum de la peau de la belle rousse l’envoutait. Elle avala la cyprine qui s’était accumulée dans sa bouche et reprit sa succion. Elle écarta les grandes lèvres de deux doigts et dévoila le petit bouton rose. Elle posa la langue dessus et l’excita comme si c’était le gland d’un phallus. Fella gémissait plus vite et plus fort quand :
— Je vais jouir ! Je jouiiiiis !... hurla-t-elle en comprimant la tête de sa partenaire entre ses cuisses blanches.
Cunny resta une minute la bouche collée au sexe de son amie, le temps, pour cette dernière, de récupérer. Puis les muscles de Fella se relâchèrent et Cunny put relever la tête. Elle lécha puis avala tout le lubrifiant d’amour qu’elle put trouver et regarda sa partenaire en souriant.
— Tu vois que je n’ai pas perdu la main ! murmura-t-elle.
Mais Fella, lessivée, s’était endormie.
*-*
Parmi le personnel de la « Lune Pourpre », Cunny et Fella se lièrent d’amitié avec Jean. Danseur de vingt-cinq ans, il se produisait sur scène, seul au milieu de plusieurs femmes. Jean était très mince, presque chétif et s’avérait un peu maniéré comme certains homosexuels, catégorie dont il faisait partie. Brun aux yeux bleus, il était joli garçon. Au fur et à mesure des confidences réciproques qui naissaient au milieu de leurs conversations, les deux filles apprirent que Jean se faisait régulièrement sodomiser par Paul, Geronimo lui-même. Un matin, attablés dans la salle de spectacle devant un café et des croissants, tous les trois discutaient.
— Je ne pensais pas que le patron était bi, observa Cunny.
— Le plus souvent, il reçoit des femmes, mais de temps en temps il pense à moi. J’aime bien, il est doux et il fait ça bien.
— Alors, tout est pour le mieux…
Jean fit la moue.
— Je ne dirais pas ça. Entre nous, j’aimerais bien que Xavier, le technicien lumière, prenne sa place. J’ai déjà tâté le terrain, si j’ose m’exprimer ainsi, mais Xav n’a d’yeux que pour toi, Cunny.
— Pour moi ?
— Oui, c’est ce qu’il m’a dit. Je l’ai vu à poil un jour qu’il se changeait. Il est musclé de partout, pas un poil de graisse et puis une bite, une bite ! Je ne te dis que ça.
— T’as vraiment envie de te le faire ? demanda Fella.
— Oui, bien sûr.
— Alors, j’ai peut-être une idée.
— Méfie-toi de ses idées, c’est à cause d’elles que nous sommes en cavale ! prévint Cunny en s’esclaffant.
Fella, sans se laisser démonter par son amie, se pencha et chuchota pendant plusieurs minutes. Jean et Cunny hochaient la tête de temps à autre.
— Tu crois que ça va marcher ? fit Jean plein d’espoir.
— J’en suis sûre, répondit Fella avec aplomb. Retrouve-nous ce soir à vingt trois heures trente précises. Tu sais où est le glory-hole ?
— Bien sûr. J’avoue même y avoir sucé quelques bites…
*-*
Dans les coulisses du cabaret, Jean interpela Xavier l’après-midi même de sa conversation avec les filles.
— Dis donc Xav, ce matin j’ai parlé à Cunny et Fella. J’ai dit à Cunny que tu te la ferais bien, elle est d’accord, mais seulement au glory-hole ce soir. En ce moment, ce sont les deux filles qui officient.
Xavier était bel homme comme l’avait décrit Jean, mais il ne brillait pas par son intelligence.
— Ouais ! Merci, Jean. Mais j’ai pas seulement envie de me faire sucer, j’ai envie de fourrer ma queue dans un trou bien serré.
— C’est prévu, rassura Jean. Tu pourras la baiser aussi à travers le panneau, mais, comme ce n’est pas la bonne période du mois, elle te fera passer par-derrière. T’aimes ça ?
Xavier prit un air rêveur.
— Si j’aime ça…
— Alors sois au glory-hole à vingt-trois heures trente, il n’y a quasiment jamais personne à cette heure là. Au pire, s’il y a quelqu’un, c’est Fella qui s’en occupera.
— J’y serai. J’aurai même le temps de prendre une douche avant.
— Je vais la prévenir, tu verras tu ne le regretteras pas.
Les deux hommes retournèrent à leur activité, impatients d’être déjà au soir.
Une bite s’annonça dans l’orifice de la cloison à vingt-trois heures quinze. Comme convenu, Fella s’en occupa, mais au plus vite, car elle ne voulait pas rater ce qui allait se passer. Elle la fit éjaculer longuement dans sa bouche en lui pressant les couilles. L’homme gémit de douleur et d’orgasme à la fois, mais il ne bougea pas de sa place pendant une bonne minute. Fella s’inquiéta un peu, mais un billet dans l’ouverture lui prouva qu’il était particulièrement satisfait de la prestation. Dix minutes plus tard, les deux filles furent rejointes par Jean, tout excité.
— Vous croyez qu’il va venir ? demanda-t-il, inquiet.
— Mais oui, mais oui, tempéra Cunny. Tu vas l’avoir sa grosse queue dans le cul.
— J’espère, j’ai tellement attendu ce moment…
Sur ces entrefaites, la porte du glory-hole s’ouvrit. Un homme entra.
— Cunny ! Cunny, c’est moi ! avertit Xavier.
— Chut ! Tais-toi, répondit-elle. Tu ne dois pas savoir qui est ici et moi, je ne dois pas connaître ton identité. C’est la règle.
— Oui, oui, mais je voulais être sûr.
Xavier se débarrassa de son pantalon et de son boxer, une bite de belle taille se dressa. Il l’enfila dans l’une des deux ouvertures.
— T’as vu Cunny, comme elle est belle ? ne put-il s’empêcher de demander.
— Superbe ! admit-elle.
Cunny s’adressa à Jean silencieusement en faisant tourner ses deux poings devant sa bouche. Jean sourit, s’approcha de la grosse verge et la suça avec art. Cunny, impassible sur son coussin, effectuait le bruitage. Jean branlait et pompait avec un plaisir radieux. À l’extérieur, Xavier soupirait.
— Oh ! Cunny… Ne me fais pas jouir maintenant, donne-moi ton cul.
Jean quitta la bite le temps de se déshabiller. Il se courba en deux et avança ses fesses vers le phallus tendu. Cunny prit la parole.
— Je mets un peu de gel, elle est tellement grosse !
Xavier arborait fièrement son engin.
— Oui, ma Cunny d’amour, je ne veux pas te faire mal.
Pendant ce temps, Jean barbouillait copieusement le pénis de Xavier de lubrifiant. Il se tourna et dirigea la bite convoitée vers son anus. Il s’empala dessus en serrant les dents pour ne pas gémir. Cunny couina pour lui.
— Aahhh ! Xavier, tu es énorme !
Jean et Cunny continuèrent leur petit jeu devant Fella hilare. Puis Xavier tapa contre la cloison.
— Je vais jouir, Cunny ! Jouir dans ton cul ! Aahhh !
Il éjacula de longues giclées de sperme qui se perdirent dans les boyaux de Jean, aux anges. Ce dernier garda la queue tant convoitée prisonnière dans son rectum. Puis il relâcha son sphincter et la bite se retira.
— Quel merveilleux moment, Xavier… fit Cunny dans un souffle.
— J’espère qu’il y en aura d’autres, répondit-il en se rhabillant.
— Oui, bien sûr, mais pas tout de suite…
— J’attendrai Cunny, j’attendrai.
Enchanté de sa fin de soirée, Xavier remonta dans la salle déserte et rentra chez lui.
Fella tapait dans ses mains.
— Je vous avais dit que ça marcherait ! J’vous l’avais dit !
Jean s’agenouilla, sa modeste bite en érection. Excité par ce qui venait de se passer, il commença à se masturber.
— Bravo, Fella, déclara-t-il. Je t’en dois une.
En le voyant se branler, Fella lui demanda :
— Tu ne veux pas qu’on t’aide ?
— Non, merci Fella. Les filles c’est vraiment pas mon truc.
Sur ces paroles, les deux amies quittèrent Jean et le laissèrent terminer sa branlette.
— À demain, firent-elles simplement.
— Ouiii !... répondit Jean en éjaculant trois secondes plus tard.
*-*
Les semaines passèrent ainsi jusqu’à Noël et, pendant ce temps, Cunny et Fella, arrondissaient leur pécule tout en perfectionnant leur technique de fellation.
Vers la fin de l’année, le parti politique « Alliance Conservatrice », dont faisait partie la future équipe municipale d’Edgar Sugnil, organisa à Paris un séminaire avec pour thème : la gestion comptable et administrative d’une municipalité. Libérés de leur épouse pour quelques jours, Edgar et Frédéric Noit décidèrent de quelque peu s’encanailler. Ils s’offrirent des restaurants de luxe et des spectacles qu’ils ne trouveraient jamais à Auxerre. Marcellin d’Espinchal leur avait recommandé le cabaret de la « Lune Pourpre » aussi, y jetèrent-ils leur dévolu pour le réveillon du jour de l’an. Le soir venu, ils étaient attablés tous les deux non loin de la scène et y dînèrent comme des rois. La première bouteille de champagne fit alors son apparition sur la table.
— Tu sais quoi ? formula Edgar.
Frédéric Noit, un homme costaud, barbu et non moins roux que sa fille Fella, ne répondit pas, mais regarda simplement son interlocuteur en attendant la suite. Edgar se pencha et murmura :
— Il parait qu’on peut se faire sucer au sous-sol, ici.
Frédéric marqua son étonnement.
— T’es sûr ?
— Oui, c’est d’Espinchal qui m’a avoué y être déjà allé.
Frédéric rit aux éclats, passant au-dessus la musique déjà forte. Il reprit son sérieux quand les clients tournèrent la tête vers lui d’un air de reproche. Il baissa le ton.
— D’Espinchal !? Ce cul serré de nobliau de province ? Tu m’en diras tant !
— Oui, je l’imagine bien la bite à l’air en train de se faire pomper… Mais une chose est sûre, c’est qu’on peut faire la même chose ce soir.
— Pourquoi pas ? À la tienne ! fit Frédéric en levant sa flûte.
Une deuxième bouteille de champagne s’invita à la table des deux compères. Ceux-ci admirèrent un moment les danseuses tout en plumes et en paillettes ainsi que Jean, le danseur faisant office de « Valentin le désossé ».
Le numéro de strip-tease approchait et, comme à son habitude, Cunny observait la salle avant de monter sur scène. Son regard tomba sur la petite table occupée par son père et Frédéric Noit. Elle faillit se trouver mal.
— Fella ! Fella ! Viens vite ! appela-t-elle.
Celle-ci, affolée, vint en trottinant.
— Mais qu’est-ce qu’il y a ?
Pour toute réponse, Cunny indiqua du doigt la lucarne permettant de voir la clientèle depuis les coulisses. Fella s’en approcha, intriguée.
— Bordel de merde ! Mon père !
— Comment ça ton père ? réagit Cunny, MON père plutôt !
Elles s’observèrent avec de grands yeux et finirent par comprendre. Le quiproquo dénoué, Cunny et Fella restaient désespérées. Allaient-elles se mettre nues devant leur géniteur respectif ? La colère de Paul serait indescriptible si elles n’exécutaient pas leur numéro et ils les flanqueraient à la porte… Que faire ?
Ce fut alors que leur ami Jean vint à leur rescousse.
— Qu’est-ce qu’il y a, les filles ? Ont dirait que vous avez vu la grosse bite du père Noël ?
Cunny et Fella le regardèrent avec de pauvres yeux et lui expliquèrent la situation.
— Nous sommes perdues ! conclut Fella.
— C’est à moi d’avoir une idée, Fella, et j’en ai une. Partons du principe que deux vieux messieurs en goguette venant se rincer l’œil sur des femmes qui se déshabillent ne regarderont pas leur visage, mais bien d’autres parties de leur corps. Mettez une cagoule à plumes et paillettes, comme les danseuses. Ils n’y verront que du feu et ne sauront pas qu’ils sont en train de mater leur propre fille, je vous le garantis.
— Tu crois ? fit Cunny, une lueur d’espoir dans la voix.
— Aie confiance, moi, je vous ai bien cru.
— Qu’en dis-tu Fella ?
— Ce n’est pas comme si nous avions le choix.
— OK. Faisons cela, à la grâce de Dieu.
Patricia, la serveuse à oreilles et queue de lapin, apporta la troisième bouteille de champagne à la table d’Edgar et Frédéric. Par précaution, ils commandèrent tout de suite la quatrième, mais les vapeurs d’alcool commençaient sérieusement à se faire sentir. Jean avait vu juste. Aucun des deux hommes ne se douta de quelque chose quand les filles effectuèrent leur numéro. Toutefois, si elles avaient l’habitude d’être observées de manière salace par un public masculin, être détaillées comme de la viande à bite par leur propre père les mettait mal à l’aise. Elles ignoraient encore que cela irait plus loin.
Cunny et Fella cessèrent leur revue, puis se rendirent en coulisses où elles se félicitèrent.
— Je n’aurais jamais cru pouvoir faire ça devant mon père, déclara Cunny soulagée.
— Et moi donc ! répliqua Fella. Mais où est Jean, que je l’embrasse ?
Les deux filles regardèrent autour d’elles, puis virent arriver leur sauveur. Elles s’apprêtaient à le remercier, mais sa mine préoccupée les inquiéta.
— Quelque chose ne va pas ? demanda Cunny.
— Patricia les a entendus discuter entre eux. Ils ont l’intention d’aller au sous-sol pour se faire sucer.
Cunny et Fella étaient effondrées.
— Quoi ? Non ! firent-elles en chœur.
— Il faut que je remonte sur scène les filles. La solution est évidente, il vous faut être sûre de sucer chacune le père de l’autre, sinon vous vous poserez la question toute votre vie…
Sur ces paroles, Jean les quitta pour se changer une énième fois avant de retourner sur scène.
— Que faites-vous encore là, les filles ? demanda Paul, qui surveillait le déroulé du spectacle. Le ton employé marquait son mécontentement.
— Oui, oui. On y va ! répondirent Cunny et Fella avant de disparaître à leur tour.
Dix minutes plus tard, derrière leur panneau de bois, les deux amies tentaient de trouver une solution à leur dilemme.
— T’as déjà vu ton père à poil ? questionna Fella.
— Jamais de la vie et toi ?
— Non plus. Comment va-t-on reconnaître la bite de l’un ou de l’autre ? Oh ! Là ! Là !
— Chut ! On vient ! s’exclama Fella.
On entendait vaguement une conversation entre deux hommes, puis la porte du glory-hole s’ouvrit. Les voix, rendues pâteuses par l’alcool, étaient traînantes, mais impossible de s’y tromper, c’était bien leurs pères. Cunny se mordait l’index et commençait à pleurer. Fella ne disait rien, redoutant le moment fatidique. Bruit de vêtements que l’on défait et soudain, deux pénis de taille moyenne jaillirent des orifices. Cunny et Fella se regardèrent, catastrophées, quand :
— Mon père est là ! triompha Fella en pointant un sexe du doigt. T’as vu comme ses poils sont roux !
Les deux filles s’empressèrent d’échanger leur place et c’est avec une joie immense que Cunny goba la bite aux poils roux et Fella celle aux poils noirs. Tellement rassurées de ne pas sucer leur propre père, elles s’appliquèrent particulièrement. L’alcool retarda l’éjaculation et ce n’est qu’un quart d’heure plus tard qu’Edgar éjacula plusieurs fois dans la bouche de Fella en gémissant.
— T’as le bol, toi, j’y arrive pas ! se plaignit Frédéric.
Pourtant, Cunny y mettait tout son cœur et toute son âme. Il jouit enfin en râlant, trois minutes après Edgar, qui s’essuyait la bite avec un mouchoir. Cunny avala toute la semence de la bite aux poils roux avec enthousiasme.
— Oh ! Putain, que c’était bon, déclara Frédéric en se rhabillant.
— Tu vois, d’Espinchal ne m’avait pas menti. Allez ! On y va, on a une bouteille de champagne à finir.
Cette nuit de réveillon ne révéla pas d’autres amateurs de pipes. Cunny et Fella quittèrent le cabaret pour se promener dans Paris au milieu de la liesse du Nouvel An.
— T’as entendu ce qu’a dit mon père ? demanda Cunny.
— Au sujet de d’Espinchal ? Oui, j’ai entendu. Il va falloir être sur nos gardes. Viens boire un coup, la soirée a été mouvementée.
*-*
Le numéro de strip-tease de Cunny et Fella se terminait en général vers vingt-deux heures trente, puis elles s’accordaient une demi-heure de pause dans leur appartement pour se changer, avaler une boisson chaude ou froide et se reposer. Ensuite, soit elles allaient sagement se coucher, quelquefois toutes les deux ensemble, mais, dans ce cas, elles n’étaient pas vraiment sages, ou bien elles sortaient se promener dans Paris. Ce soir-là, elles reprirent du service vers vingt-trois heures.
La pièce du glory-hole, déserte et sombre, contrastait avec la luminosité de l’escalier et du couloir d’accès vers la salle de spectacle. Les deux filles passèrent la porte ouverte dans le panneau de bois central et s’affalèrent sur les énormes coussins multicolores qui jonchaient le sol.
— Qui est-ce qui suce la première ? demanda Cunny.
— Je ne sais pas… Toi, peut-être ? répondit Fella malicieuse.
— Pourquoi moi ? s’insurgea Cunny.
— Allez ! Je te fais marcher. Je propose qu’on se la joue à chifoumi, ensuite c’est à chacune son tour.
— Ça me va, c’est équitable.
Les minutes passaient, rien ne se produisait.
— Ça va être long jusqu’à minuit, observa Cunny.
— Je…
Le bruit d’une porte qu’on ouvre interrompit Fella. Les deux jeunes femmes s’entreregardèrent.
— Eh ! Les filles, c’est moi Paul. Je viens ici ce soir pour la première et la dernière fois. Je veux me rendre compte de ce dont vous êtes capables. Rappelez-vous, ici c’est la discrétion qui prime. Quel que soit l’homme qui vient ici, vous ne l’avez jamais vu par ailleurs. De même, il ne doit jamais savoir qui le suce. C’est valable pour moi aussi.
Sur ces paroles, Paul dégrafa sa ceinture et baissa son pantalon et son slip jusqu’aux genoux. Sa bite, de taille moyenne, ne bandait pas. Il s’approcha d’un orifice et se colla à la paroi. De l’autre côté, Cunny et Fella virent sortir des couilles surmontées d’une verge flaccide. Cunny cacha sa main derrière son dos, imitée par Fella.
— 1, 2, 3 ! murmura-t-elle en tendant son poing fermé devant elle.
Fella avait procédé de même et avait formé des ciseaux avec deux doigts tendus. Cunny rayonnait.
— C’est toi qui suces le patron ! chuchota-t-elle en se retenant de rire.
Fella haussa les épaules et s’approcha de la bite pendante. Elle la caressa longuement et, quand celle-ci prit suffisamment de vigueur, elle la décalotta et l’engouffra. Paul ne put refouler un soupir. Fella sortit le grand jeu. Elle lécha avec avidité le sexe offert depuis le bas du scrotum jusqu’au gland, puis elle pressa ce dernier pour arrondir le méat qu’elle titilla de la pointe de sa langue. Ensuite, elle la fit tournoyer tout autour en insistant fortement sur le frein sensible pour absorber d’un coup toute la longueur de la hampe afin d’en frotter l’extrémité avec la muqueuse douce de sa gorge. Nouveaux soupirs appuyés de l’autre côté de la cloison. Fella supplicia Paul ainsi pendant de longues minutes, Cunny la regardait faire avec admiration. Enfin, Geronimo poussa son cri de guerre !
— Aahhh !
Fella reçut plusieurs giclées de sperme sur la langue, puis son mouvement de va-et-vient ralentit pour s’arrêter doucement. La pine débanda et ressortit de la bouche accueillante. Les joues gonflées, Fella déglutit et se pourlécha, avant de se masser l’articulation de la mâchoire. Elle regarda Cunny.
— Ça change de ta chatte, chérie.
Cunny rit de bon cœur et donna une tape sur l’épaule de son amie. Le sexe disparut et on devinait au son produit que Paul se rhabillait.
— Je ne sais pas qui m’a sucé et je ne veux pas le savoir, mais si vous sucez toutes les deux de cette manière, il va y avoir une nouvelle clientèle ici, je vous assure !
Lorsque Paul quitta le glory-hole, il croisa un client qu’il salua et à qui il tint la porte. Celui-ci entra dans la pièce et extirpa de sa braguette une petite bite raide comme un bambou. Il l’introduisit dans l’un des deux trous.
— C’est ton tour, observa Fella.
Puis, murmurant.
— Elle est à peine plus longue que celle de Daniel et en plus, ses couilles, on dirait des noisettes !
Cunny sourit, car une autre pine était sortie du panneau de bois, et pas n’importe laquelle.
— Regarde derrière toi, du travail pour toi !
Cunny ouvrit la bouche en grand et goba le modeste sexe en entier avant d’arrondir ses lèvres et de faire tournoyer sa langue autour du gland. Fella se retourna et poussa un « Oh ! » de surprise. Le pénis noir qu’elle avait sous le nez mesurait près de vingt-cinq centimètres. Après s’être à nouveau massé l’articulation des mâchoires, Fella engloutit le gland et l’astiqua de tout son savoir-faire. L’homme noir jouit bien avant celui à la petite bite et, après avoir avalé la semence de l’inconnu, Fella se tourna vers son amie.
— Dis donc, t’as perdu la main, on dirait…
Imperturbable, Cunny haussa les épaules et continua sa fellation. Plusieurs minutes plus tard, elle reçut sur sa langue la première des huit conséquentes giclées de sperme, apparemment incompatibles avec la faible taille des gonades du client qui gémissait.
Un silence s’installa pendant quelques secondes.
— Merci beaucoup ! C’était super ! félicita la petite bite en se rhabillant.
Un billet de banque dépassa de l’orifice, Cunny le cueillit.
— La veinarde ! J’me suis tapé deux grosses bites, j’ai que dalle et toi, tu suces une pine de moineau et t’as dix sacs ! C’est injuste.
Cunny déposa un baiser sur la joue de son amie.
— Allons, tu sais bien que c’est pot commun…
— Oui, mais quand même, répondit Fella, boudeuse.
— Allez, on remonte, il est minuit passé, c’est l’heure. Je n’ai pas eu mon compte, j’ai envie de sucer une chatte. Ça te dit ?
— Oui, ma belle. Les deux bites que j’ai sucées m’ont fait mouiller ma culotte.
L’appartement des deux filles, en fait un studio assez sombre, était sobrement meublé, mais confortable. Elles ne se plaignaient pas, d’autant plus que le montant de la pension, gros prélèvement sur leurs émoluments, était bien inférieur à celui pratiqué généralement dans le marché de la location à Paris. Le lit était défait et Fella se coucha sur le dos. Puis elle releva les jambes et retira sa culotte qu’elle lança en direction du panier à linge sale. Elle le manqua et Cunny ramassa le sous-vêtement.
— C’est effectivement bien mouillé ici, constata-t-elle en tâtant le tissu.
Fella posa les pieds à terre, écarta les cuisses et remonta sa jupe sur ses yeux.
— Ici, ça l’est encore plus, chérie. Viens vite.
Cunny se déplaça devant son amie et s’agenouilla. La chatte flamboyante l’attirait comme un aimant. Elle appuya ses lèvres sur la fente huileuse et lécha les nymphes qui se dérobaient sous sa langue.
— Oh ! Cunny… soupira Fella.
L’excitation redoubla la production des sécrétions vaginales, Cunny en était barbouillée, mais elle aimait ça. Ce goût de fer mêlé au parfum de la peau de la belle rousse l’envoutait. Elle avala la cyprine qui s’était accumulée dans sa bouche et reprit sa succion. Elle écarta les grandes lèvres de deux doigts et dévoila le petit bouton rose. Elle posa la langue dessus et l’excita comme si c’était le gland d’un phallus. Fella gémissait plus vite et plus fort quand :
— Je vais jouir ! Je jouiiiiis !... hurla-t-elle en comprimant la tête de sa partenaire entre ses cuisses blanches.
Cunny resta une minute la bouche collée au sexe de son amie, le temps, pour cette dernière, de récupérer. Puis les muscles de Fella se relâchèrent et Cunny put relever la tête. Elle lécha puis avala tout le lubrifiant d’amour qu’elle put trouver et regarda sa partenaire en souriant.
— Tu vois que je n’ai pas perdu la main ! murmura-t-elle.
Mais Fella, lessivée, s’était endormie.
*-*
Parmi le personnel de la « Lune Pourpre », Cunny et Fella se lièrent d’amitié avec Jean. Danseur de vingt-cinq ans, il se produisait sur scène, seul au milieu de plusieurs femmes. Jean était très mince, presque chétif et s’avérait un peu maniéré comme certains homosexuels, catégorie dont il faisait partie. Brun aux yeux bleus, il était joli garçon. Au fur et à mesure des confidences réciproques qui naissaient au milieu de leurs conversations, les deux filles apprirent que Jean se faisait régulièrement sodomiser par Paul, Geronimo lui-même. Un matin, attablés dans la salle de spectacle devant un café et des croissants, tous les trois discutaient.
— Je ne pensais pas que le patron était bi, observa Cunny.
— Le plus souvent, il reçoit des femmes, mais de temps en temps il pense à moi. J’aime bien, il est doux et il fait ça bien.
— Alors, tout est pour le mieux…
Jean fit la moue.
— Je ne dirais pas ça. Entre nous, j’aimerais bien que Xavier, le technicien lumière, prenne sa place. J’ai déjà tâté le terrain, si j’ose m’exprimer ainsi, mais Xav n’a d’yeux que pour toi, Cunny.
— Pour moi ?
— Oui, c’est ce qu’il m’a dit. Je l’ai vu à poil un jour qu’il se changeait. Il est musclé de partout, pas un poil de graisse et puis une bite, une bite ! Je ne te dis que ça.
— T’as vraiment envie de te le faire ? demanda Fella.
— Oui, bien sûr.
— Alors, j’ai peut-être une idée.
— Méfie-toi de ses idées, c’est à cause d’elles que nous sommes en cavale ! prévint Cunny en s’esclaffant.
Fella, sans se laisser démonter par son amie, se pencha et chuchota pendant plusieurs minutes. Jean et Cunny hochaient la tête de temps à autre.
— Tu crois que ça va marcher ? fit Jean plein d’espoir.
— J’en suis sûre, répondit Fella avec aplomb. Retrouve-nous ce soir à vingt trois heures trente précises. Tu sais où est le glory-hole ?
— Bien sûr. J’avoue même y avoir sucé quelques bites…
*-*
Dans les coulisses du cabaret, Jean interpela Xavier l’après-midi même de sa conversation avec les filles.
— Dis donc Xav, ce matin j’ai parlé à Cunny et Fella. J’ai dit à Cunny que tu te la ferais bien, elle est d’accord, mais seulement au glory-hole ce soir. En ce moment, ce sont les deux filles qui officient.
Xavier était bel homme comme l’avait décrit Jean, mais il ne brillait pas par son intelligence.
— Ouais ! Merci, Jean. Mais j’ai pas seulement envie de me faire sucer, j’ai envie de fourrer ma queue dans un trou bien serré.
— C’est prévu, rassura Jean. Tu pourras la baiser aussi à travers le panneau, mais, comme ce n’est pas la bonne période du mois, elle te fera passer par-derrière. T’aimes ça ?
Xavier prit un air rêveur.
— Si j’aime ça…
— Alors sois au glory-hole à vingt-trois heures trente, il n’y a quasiment jamais personne à cette heure là. Au pire, s’il y a quelqu’un, c’est Fella qui s’en occupera.
— J’y serai. J’aurai même le temps de prendre une douche avant.
— Je vais la prévenir, tu verras tu ne le regretteras pas.
Les deux hommes retournèrent à leur activité, impatients d’être déjà au soir.
Une bite s’annonça dans l’orifice de la cloison à vingt-trois heures quinze. Comme convenu, Fella s’en occupa, mais au plus vite, car elle ne voulait pas rater ce qui allait se passer. Elle la fit éjaculer longuement dans sa bouche en lui pressant les couilles. L’homme gémit de douleur et d’orgasme à la fois, mais il ne bougea pas de sa place pendant une bonne minute. Fella s’inquiéta un peu, mais un billet dans l’ouverture lui prouva qu’il était particulièrement satisfait de la prestation. Dix minutes plus tard, les deux filles furent rejointes par Jean, tout excité.
— Vous croyez qu’il va venir ? demanda-t-il, inquiet.
— Mais oui, mais oui, tempéra Cunny. Tu vas l’avoir sa grosse queue dans le cul.
— J’espère, j’ai tellement attendu ce moment…
Sur ces entrefaites, la porte du glory-hole s’ouvrit. Un homme entra.
— Cunny ! Cunny, c’est moi ! avertit Xavier.
— Chut ! Tais-toi, répondit-elle. Tu ne dois pas savoir qui est ici et moi, je ne dois pas connaître ton identité. C’est la règle.
— Oui, oui, mais je voulais être sûr.
Xavier se débarrassa de son pantalon et de son boxer, une bite de belle taille se dressa. Il l’enfila dans l’une des deux ouvertures.
— T’as vu Cunny, comme elle est belle ? ne put-il s’empêcher de demander.
— Superbe ! admit-elle.
Cunny s’adressa à Jean silencieusement en faisant tourner ses deux poings devant sa bouche. Jean sourit, s’approcha de la grosse verge et la suça avec art. Cunny, impassible sur son coussin, effectuait le bruitage. Jean branlait et pompait avec un plaisir radieux. À l’extérieur, Xavier soupirait.
— Oh ! Cunny… Ne me fais pas jouir maintenant, donne-moi ton cul.
Jean quitta la bite le temps de se déshabiller. Il se courba en deux et avança ses fesses vers le phallus tendu. Cunny prit la parole.
— Je mets un peu de gel, elle est tellement grosse !
Xavier arborait fièrement son engin.
— Oui, ma Cunny d’amour, je ne veux pas te faire mal.
Pendant ce temps, Jean barbouillait copieusement le pénis de Xavier de lubrifiant. Il se tourna et dirigea la bite convoitée vers son anus. Il s’empala dessus en serrant les dents pour ne pas gémir. Cunny couina pour lui.
— Aahhh ! Xavier, tu es énorme !
Jean et Cunny continuèrent leur petit jeu devant Fella hilare. Puis Xavier tapa contre la cloison.
— Je vais jouir, Cunny ! Jouir dans ton cul ! Aahhh !
Il éjacula de longues giclées de sperme qui se perdirent dans les boyaux de Jean, aux anges. Ce dernier garda la queue tant convoitée prisonnière dans son rectum. Puis il relâcha son sphincter et la bite se retira.
— Quel merveilleux moment, Xavier… fit Cunny dans un souffle.
— J’espère qu’il y en aura d’autres, répondit-il en se rhabillant.
— Oui, bien sûr, mais pas tout de suite…
— J’attendrai Cunny, j’attendrai.
Enchanté de sa fin de soirée, Xavier remonta dans la salle déserte et rentra chez lui.
Fella tapait dans ses mains.
— Je vous avais dit que ça marcherait ! J’vous l’avais dit !
Jean s’agenouilla, sa modeste bite en érection. Excité par ce qui venait de se passer, il commença à se masturber.
— Bravo, Fella, déclara-t-il. Je t’en dois une.
En le voyant se branler, Fella lui demanda :
— Tu ne veux pas qu’on t’aide ?
— Non, merci Fella. Les filles c’est vraiment pas mon truc.
Sur ces paroles, les deux amies quittèrent Jean et le laissèrent terminer sa branlette.
— À demain, firent-elles simplement.
— Ouiii !... répondit Jean en éjaculant trois secondes plus tard.
*-*
Les semaines passèrent ainsi jusqu’à Noël et, pendant ce temps, Cunny et Fella, arrondissaient leur pécule tout en perfectionnant leur technique de fellation.
Vers la fin de l’année, le parti politique « Alliance Conservatrice », dont faisait partie la future équipe municipale d’Edgar Sugnil, organisa à Paris un séminaire avec pour thème : la gestion comptable et administrative d’une municipalité. Libérés de leur épouse pour quelques jours, Edgar et Frédéric Noit décidèrent de quelque peu s’encanailler. Ils s’offrirent des restaurants de luxe et des spectacles qu’ils ne trouveraient jamais à Auxerre. Marcellin d’Espinchal leur avait recommandé le cabaret de la « Lune Pourpre » aussi, y jetèrent-ils leur dévolu pour le réveillon du jour de l’an. Le soir venu, ils étaient attablés tous les deux non loin de la scène et y dînèrent comme des rois. La première bouteille de champagne fit alors son apparition sur la table.
— Tu sais quoi ? formula Edgar.
Frédéric Noit, un homme costaud, barbu et non moins roux que sa fille Fella, ne répondit pas, mais regarda simplement son interlocuteur en attendant la suite. Edgar se pencha et murmura :
— Il parait qu’on peut se faire sucer au sous-sol, ici.
Frédéric marqua son étonnement.
— T’es sûr ?
— Oui, c’est d’Espinchal qui m’a avoué y être déjà allé.
Frédéric rit aux éclats, passant au-dessus la musique déjà forte. Il reprit son sérieux quand les clients tournèrent la tête vers lui d’un air de reproche. Il baissa le ton.
— D’Espinchal !? Ce cul serré de nobliau de province ? Tu m’en diras tant !
— Oui, je l’imagine bien la bite à l’air en train de se faire pomper… Mais une chose est sûre, c’est qu’on peut faire la même chose ce soir.
— Pourquoi pas ? À la tienne ! fit Frédéric en levant sa flûte.
Une deuxième bouteille de champagne s’invita à la table des deux compères. Ceux-ci admirèrent un moment les danseuses tout en plumes et en paillettes ainsi que Jean, le danseur faisant office de « Valentin le désossé ».
Le numéro de strip-tease approchait et, comme à son habitude, Cunny observait la salle avant de monter sur scène. Son regard tomba sur la petite table occupée par son père et Frédéric Noit. Elle faillit se trouver mal.
— Fella ! Fella ! Viens vite ! appela-t-elle.
Celle-ci, affolée, vint en trottinant.
— Mais qu’est-ce qu’il y a ?
Pour toute réponse, Cunny indiqua du doigt la lucarne permettant de voir la clientèle depuis les coulisses. Fella s’en approcha, intriguée.
— Bordel de merde ! Mon père !
— Comment ça ton père ? réagit Cunny, MON père plutôt !
Elles s’observèrent avec de grands yeux et finirent par comprendre. Le quiproquo dénoué, Cunny et Fella restaient désespérées. Allaient-elles se mettre nues devant leur géniteur respectif ? La colère de Paul serait indescriptible si elles n’exécutaient pas leur numéro et ils les flanqueraient à la porte… Que faire ?
Ce fut alors que leur ami Jean vint à leur rescousse.
— Qu’est-ce qu’il y a, les filles ? Ont dirait que vous avez vu la grosse bite du père Noël ?
Cunny et Fella le regardèrent avec de pauvres yeux et lui expliquèrent la situation.
— Nous sommes perdues ! conclut Fella.
— C’est à moi d’avoir une idée, Fella, et j’en ai une. Partons du principe que deux vieux messieurs en goguette venant se rincer l’œil sur des femmes qui se déshabillent ne regarderont pas leur visage, mais bien d’autres parties de leur corps. Mettez une cagoule à plumes et paillettes, comme les danseuses. Ils n’y verront que du feu et ne sauront pas qu’ils sont en train de mater leur propre fille, je vous le garantis.
— Tu crois ? fit Cunny, une lueur d’espoir dans la voix.
— Aie confiance, moi, je vous ai bien cru.
— Qu’en dis-tu Fella ?
— Ce n’est pas comme si nous avions le choix.
— OK. Faisons cela, à la grâce de Dieu.
Patricia, la serveuse à oreilles et queue de lapin, apporta la troisième bouteille de champagne à la table d’Edgar et Frédéric. Par précaution, ils commandèrent tout de suite la quatrième, mais les vapeurs d’alcool commençaient sérieusement à se faire sentir. Jean avait vu juste. Aucun des deux hommes ne se douta de quelque chose quand les filles effectuèrent leur numéro. Toutefois, si elles avaient l’habitude d’être observées de manière salace par un public masculin, être détaillées comme de la viande à bite par leur propre père les mettait mal à l’aise. Elles ignoraient encore que cela irait plus loin.
Cunny et Fella cessèrent leur revue, puis se rendirent en coulisses où elles se félicitèrent.
— Je n’aurais jamais cru pouvoir faire ça devant mon père, déclara Cunny soulagée.
— Et moi donc ! répliqua Fella. Mais où est Jean, que je l’embrasse ?
Les deux filles regardèrent autour d’elles, puis virent arriver leur sauveur. Elles s’apprêtaient à le remercier, mais sa mine préoccupée les inquiéta.
— Quelque chose ne va pas ? demanda Cunny.
— Patricia les a entendus discuter entre eux. Ils ont l’intention d’aller au sous-sol pour se faire sucer.
Cunny et Fella étaient effondrées.
— Quoi ? Non ! firent-elles en chœur.
— Il faut que je remonte sur scène les filles. La solution est évidente, il vous faut être sûre de sucer chacune le père de l’autre, sinon vous vous poserez la question toute votre vie…
Sur ces paroles, Jean les quitta pour se changer une énième fois avant de retourner sur scène.
— Que faites-vous encore là, les filles ? demanda Paul, qui surveillait le déroulé du spectacle. Le ton employé marquait son mécontentement.
— Oui, oui. On y va ! répondirent Cunny et Fella avant de disparaître à leur tour.
Dix minutes plus tard, derrière leur panneau de bois, les deux amies tentaient de trouver une solution à leur dilemme.
— T’as déjà vu ton père à poil ? questionna Fella.
— Jamais de la vie et toi ?
— Non plus. Comment va-t-on reconnaître la bite de l’un ou de l’autre ? Oh ! Là ! Là !
— Chut ! On vient ! s’exclama Fella.
On entendait vaguement une conversation entre deux hommes, puis la porte du glory-hole s’ouvrit. Les voix, rendues pâteuses par l’alcool, étaient traînantes, mais impossible de s’y tromper, c’était bien leurs pères. Cunny se mordait l’index et commençait à pleurer. Fella ne disait rien, redoutant le moment fatidique. Bruit de vêtements que l’on défait et soudain, deux pénis de taille moyenne jaillirent des orifices. Cunny et Fella se regardèrent, catastrophées, quand :
— Mon père est là ! triompha Fella en pointant un sexe du doigt. T’as vu comme ses poils sont roux !
Les deux filles s’empressèrent d’échanger leur place et c’est avec une joie immense que Cunny goba la bite aux poils roux et Fella celle aux poils noirs. Tellement rassurées de ne pas sucer leur propre père, elles s’appliquèrent particulièrement. L’alcool retarda l’éjaculation et ce n’est qu’un quart d’heure plus tard qu’Edgar éjacula plusieurs fois dans la bouche de Fella en gémissant.
— T’as le bol, toi, j’y arrive pas ! se plaignit Frédéric.
Pourtant, Cunny y mettait tout son cœur et toute son âme. Il jouit enfin en râlant, trois minutes après Edgar, qui s’essuyait la bite avec un mouchoir. Cunny avala toute la semence de la bite aux poils roux avec enthousiasme.
— Oh ! Putain, que c’était bon, déclara Frédéric en se rhabillant.
— Tu vois, d’Espinchal ne m’avait pas menti. Allez ! On y va, on a une bouteille de champagne à finir.
Cette nuit de réveillon ne révéla pas d’autres amateurs de pipes. Cunny et Fella quittèrent le cabaret pour se promener dans Paris au milieu de la liesse du Nouvel An.
— T’as entendu ce qu’a dit mon père ? demanda Cunny.
— Au sujet de d’Espinchal ? Oui, j’ai entendu. Il va falloir être sur nos gardes. Viens boire un coup, la soirée a été mouvementée.
*-*
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