Les aventures de unny et Fella (8/10)
Récit érotique écrit par Philus [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 04-10-2026 dans la catégorie Dans la zone rouge
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VIII – L’Epsilon
Le lendemain matin, sur l’Epsilon, tout le monde était à pied d’œuvre.
— Les filles, je ne voudrais pas vous presser, mais nous partons dans deux heures. Avec la marée, je consomme moins de carburant, déclara Victor.
Fella reposa sa tasse de café.
— Nous allons faire deux ou trois courses et en parlons entre nous. Nous serons de retour ici dans une heure maxi.
— OK, mais avec ou sans vous, le bateau partira à onze heures tapantes, conclut Victor avant de revenir en cabine de pilotage.
Cunny et Fella terminèrent leur petit déjeuner et retournèrent en centre-ville. Elles s’achetèrent chacune un pantalon, des baskets et des t-shirts fantaisie. Au diable les jupes longues et les chemisiers blancs du pensionnat. En sortant de la boutique, Cunny eut un sursaut et rentra en vitesse, entraînant Fella à sa suite. Elle tendit le bras à travers la vitre fumée de la porte en direction de trois hommes qui déambulaient sur le trottoir opposé.
— Regarde les mecs là. Le chauve, je ne l’ai jamais vu, mais les deux autres, ce sont eux qui ont failli nous attraper à la gare Montparnasse. Ils sont à nos trousses, les salauds.
Fella les observa jusqu’à les voir disparaître à l’angle d’une rue.
— La décision est toute prise, il me semble. On va à La Rochelle, non ?
— En tout cas, il faut se tirer de là, approuva Cunny. Et vite ! Retournons au bateau.
Les deux filles, encombrées de leurs achats, pressèrent le pas en rasant les murs. Elles retrouvaient la frayeur qui les avait étreintes lorsqu’elles étaient poursuivies, mais elles ne revirent pas les sbires de d’Espinchal. Parvenues à Trentemoult, elles se calmèrent et montèrent à bord de l’Epsilon. Fella se pencha par la petite fenêtre du poste de pilotage. Relevant sa main tendue vers sa tempe droite, elle effectua un salut qui se voulait militaire.
— Va pour La Rochelle, capitaine ! indiqua-t-elle.
Un large sourire fendit le visage de Victor.
— C’est bien, les filles. Vous allez voir, on va bien s’amuser.
*-*
Une fois doublé le pont de Saint-Nazaire, l’embouchure de la Loire apparut soudain très impressionnante. L’Epsilon semblait bien petit par rapport à l’immensité des flots. Cunny et Fella riaient, le nez au vent, en s’amusant des embruns occasionnés par le tangage et qui venaient mouiller leur visage. Cunny se tourna vers François, qui s’approchait.
— Combien de temps pour rejoindre l’ile de Noirmoutier ? s’enquit-elle.
— Environ trois heures. On jettera l’ancre au large de la Linière et on repartira le lendemain pour l’ile d’Yeu.
— On descend à terre ?
— Non, ce n’est pas prévu.
— Qu’est-ce qu’on fait alors en attendant le lendemain ?
François partit d’un rire sonore.
— On se baigne et on se fait bronzer les fesses ! s’exclama-t-il en repartant vers l’arrière du bateau.
Une heure plus tard, l’ile de Noirmoutier était en vue. Le déjeuner avait été avalé rapidement et vers quatorze heures, Victor arrêta le moteur. Lucien laissa filer l’ancre et l’Epsilon s’immobilisa, juste bercé par les vagues dans un silence troublé par le cri des oiseaux.
Victor rejoignit Marie dans leur cabine. Le couple en ressortit après cinq minutes et les deux époux, entièrement nus, gagnèrent le pont.
— On vous attend mesdemoiselles et messieurs !
Les deux amies s’entreregardèrent ébahies. Elles aperçurent Lucien et François qui quittaient leur vêtement. François se dirigea vers les propriétaires du bateau tandis que Lucien, nu comme un ver, s’approcha des jeunes femmes.
— Je ne vous ai pas tout dit, j’avoue. La croisière est bien gratuite, mais il faut se montrer conciliant. Les patrons choisissent leur partenaire et les deux qui restent s’amusent entre eux. Allez, les filles. Ça fait un moment que j’ai envie de vous voir à poil !
Il rejoignit le pont et, pendant ce temps, les filles se déshabillèrent.
— J’ai l’impression que ça va être olé olé pendant ces trois jours, constata Cunny.
— J’espère que je vais tomber sur Lucien, il me plait bien. T’as vu comme ses couilles sont énormes ?
Trois grands futons de mousse furent jetés pêle-mêle sur le sol. Victor était couché sur l’un d’eux, il bandait mollement. Il tendit la main vers François.
— Viens là, mon garçon et fais-moi bander mieux que ça.
Docile, le garçon rejoignit Victor sur le matelas et s’allongea à côté de lui. Il se saisit de la verge et la plongea dans sa bouche. Victor ferma les yeux en soupirant.
— Suce, mon garçon, suce.
Cunny et Fella regardaient les deux hommes avec curiosité. Jamais elles n’avaient vu un gars en sucer un autre. Victor bandait dur maintenant et son sexe épais entrait et sortait de la bouche de François, tel un piston dans son cylindre.
À ce moment, Cunny émergea de sa rêverie.
— Cunny ! Ma petite chatte, viens vers moi, susurra Marie. Je vois ta foufoune de gamine qui brille et ça fait mouiller la mienne.
— Je m’en doutais, murmura Cunny à l’attention de Fella. Hier soir, elle m’a déjà excitée en frottant son genou contre le mien.
Fella écoutait à peine son amie. Elle n’avait d’yeux que pour Lucien, le couillu. Les deux filles se dirigèrent alors chacune vers le matelas qui les attendait. Cunny s’allongea contre Marie, prête à l’embrasser sur la bouche.
— Dans l’autre sens, chérinette.
À ce message limpide, Cunny se retourna pour fourrer son nez dans la toison restée noire de la quinquagénaire. Celle-ci écarta les cuisses et la langue de Cunny pénétra le vagin offert.
— Hummm !... souffla Marie.
Cette dernière se trouvait sous la jeune femme et avait une vue privilégiée sur sa vulve épilée et sa rondelle plissée. Se dressant un peu, elle lécha l’anus avec ardeur, puis le périnée et enfin les nymphes dont elle savoura le jus abondant.
Lucien, qui ne bandait pas, se tourna vers Fella. Il la vit, les yeux braqués sur sa bite et, soudain, celle-ci se souleva et durcit en un clin d’oeil, telle la lame d’un couteau à cran d’arrêt. Fella s’approcha, main en avant, et se saisit du scrotum renfermant des testicules de la taille d’une grosse noix. Elle tendit ses lèvres que Lucien embrassa, puis ils s’allongèrent au soleil avec les autres.
— Elles sont énormes ! dit-elle admirative. Mais ta bite n’est vraiment pas longue, ajouta-t-elle en faisant la moue.
Vexé, Lucien retourna Fella et l’installa à quatre pattes.
— Pas très longue, tu vas voir ! fit-il en approchant son gland vers l’anus de la jeune femme.
Quand il aboucha le sphincter, Fella ébaucha un mouvement de recul, ou plutôt elle s’avança légèrement. Lucien passa alors son bras sous sa partenaire et la rapprocha violemment. La bite s’enfonça dans le rectum, sans préparation.
— Aïe ! Aïe ! s’écria Fella.
Les quatre autres partouzeurs, leur jetèrent un coup d’œil blasé quoiqu’un tantinet interrogatif, puis revinrent à leur occupation première. François avait cessé de sucer Victor et, maintenant, ce dernier lui léchait la rondelle en tripotant le sexe ballant. Il se recula et pénétra l’anus de son index tendu. Visiblement, il préparait le sphincter à une autre pénétration. Dans la même position que Fella, François attendait l’assaut final.
Cunny et Marie n’avaient guère bougé. Le soixante-neuf durait, durait, mais la jeune femme réagit plus vite que son aînée. Elle fut la première à hurler son orgasme dans le vent. Marie écrasa sa bouche contre la fente et but tout ce qui fut évacué par les contractions vaginales de sa partenaire. Elle prolongea de la langue le spasme voluptueux aussi longtemps que Cunny put le supporter.
— Stop ! Marie, stop, j’n’en peux plus, supplia-t-elle au bout d’un moment.
Consciente de son savoir-faire, Marie exultait. Un dernier coup de langue du clitoris à la raie des fesses et elle retourna sa maitresse amorphe sur le dos.
— À moi, maintenant !
Fella serra les dents, le temps que son anus dilaté s’habitue à la présence du pénis de Lucien. Pénis dont la longueur modeste ne l’empêchait pas de présenter une épaisseur plus que convenable. Il ramona le conduit de la belle rousse avec un sentiment un peu rageur. Jamais on ne lui avait dit que sa bite était trop courte. Ah ! Mais ! La douleur passée, Fella glissa sa main entre ses cuisses et trouva le petit bouton rose. Elle le titilla au même rythme que le phallus de Lucien entrait et sortait de son anatomie. La fièvre montait chez les deux amants.
Victor s’agenouilla, sa longue verge en avant. Il enfila François comme un couteau pénétrerait une motte de beurre. Le sexe pendouillant se dressa légèrement et, sous l’effet de la compression de la prostate par la bite qui l’agaçait, laissa échapper un filet de sperme qui resta accroché au prépuce. Soudain, Victor amplifia ses aller-retour et son ventre claqua contre le postérieur de son partenaire.
— Aahhh ! Je jouis, François, je jouis !
Ledit François attendait la fin de l’orage en serrant les fesses. Puis Victor se coucha sur son dos, apparemment épuisé, mais la verge toujours dans son cul. Quelques secondes s’écoulèrent, puis il ressortit son pénis presque flaccide du rectum du jeune homme. Le sperme coula le long du périnée, puis longea le raphé avant de goutter sur le matelas. Victor contempla le sphincter béant dévoilant le rose de la muqueuse interne.
Marie s’agenouilla et enjamba Cunny au niveau du visage. Au milieu de son triangle noir soigneusement taillé brillait une fente rose entre deux nymphes brunes. Elle s’assit littéralement sur la bouche de Cunny.
— Suce-moi la chatte chérie ! Suce !
Cunny écarta les lèvres et sa langue entra en contact avec la vulve baveuse. Elle lécha longuement la délicieuse chair et le clitoris. Bien excitée par le soixante-neuf précédent, Marie se lâcha et jouit sans retenue aucune.
— Oui ! Encore Cunny ! Encore !
La jeune femme s’affaira à sucer la chatte de Marie pendant quelques secondes supplémentaires, puis ce fut la fin. Marie se coucha à côté de sa partenaire et l’embrassa à bouche perdue en lui triturant amoureusement les seins.
— Tu es merveilleuse Cunny, tu es faite pour ça, je t’assure.
Cunny sourit et déposa un baiser sur les lèvres de sa maitresse.
— J’ai joui au moins autant que toi, tu sais…
Le rectum de Fella s’était bien habitué et épousait parfaitement le membre qui le pénétrait. Le coït anal lui procurait un plaisir intense, amplifié par la caresse de son clitoris. Caresse dont elle connaissait les moindres secrets. Quand elle sentit les mains de Lucien lui agripper les hanches avec force, elle sut qu’il s’apprêtait à éjaculer.
— Han ! Han ! gémit-il.
Fella accéléra la cadence et son petit bouton réagit au quart de tour. Les deux partenaires jouirent presque en même temps. Lucien claquait fortement les fesses de Fella avec son ventre tandis que les cuisses de celle-ci se resserraient avec fermeté autour des doigts qui s’agitaient, comme pris d’une crise de démence.
Le double orgasme parvint à effrayer quelques mouettes qui s’étaient posées sur le bastingage. Lucien se pencha sur le dos de Fella, toujours à quatre pattes. Il finit par se retirer et les deux amants se couchèrent côte à côte, tentant de récupérer une respiration normale.
— Amène ta bite, intima Victor.
François s’exécuta et offrit son sexe à l’appétit de son partenaire. Ce dernier s’en saisit pour le sucer, et la caresse buccale acheva de déclencher une superbe érection. Victor léchait le gland, passait sa langue sur le frein, longeait le raphé pour gober un testicule, l’un après l’autre. Puis, soudain, il engloutit le pénis pour le faire frotter après les muqueuses de sa gorge. Cela produisait des bruits bizarres et François poussait des petits cris. Les joues creusées, Victor aspira la verge de François qui, soudain, se raidit.
— Je jouis !!!
Victor accepta dans sa bouche les nombreuses giclées de sperme de son partenaire. Quand l’orgasme de celui-ci fut terminé, il écarta les lèvres, laissant couler le liquide séminal le long du membre viril de son compagnon. Puis il se releva après avoir déposé un gros baiser sonore sur le gland encore sensible.
Un quart d’heure de demi-sieste s’invita au milieu de l’orgie. Puis, Victor se leva et clama :
— Maintenant, tout le monde à la flotte !
Sur ces paroles, il enjamba le parapet et plongea dans la mer turquoise. L’un après l’autre, tous les passagers de l’Epsilon sautèrent dans l’eau plutôt fraîche d’avril pour le rejoindre. Ils ne se baignèrent qu’une dizaine de minutes, puis se retrouvèrent sur le pont à bronzer sous le soleil de printemps. Enfin, ce fut l’apéritif et le dîner sous la voûte céleste. Seul le clapotis des vagues contre la coque venait troubler le silence qui s’était soudain installé.
*-*
Dans le milieu de l’après-midi, à la gare de Nantes, les trois poursuivants des deux filles se renseignaient au guichet. Brandissant une carte vaguement tricolore qu’il rangea aussitôt dans sa poche pour ressortir deux photos, l’un d’eux questionna l’employé.
— Avez-vous aperçu ces deux jeunes femmes ?
Tout fier de rendre service à ce qu’il croyait être la police, l’agent de la SNCF fronça les sourcils. Puis, son visage s’illumina d’un coup.
— Oui ! Je les ai vues. Si je me souviens bien, elles sont venues se faire rembourser un billet qu’elles n’ont pas utilisé.
— Pour où le billet ? Vous vous souvenez ?
L’homme, conscient de son importance à cet instant précis, réfléchit longuement.
— Hendaye ! Oui, c’était Hendaye.
Le poursuivant se tourna vers ses deux acolytes.
— Faudra dire ça au patron.
Puis il s’adressa à nouveau à l’employé.
— Vous ne les avez pas revues ?
— Si, je les ai aperçues ce matin en venant travailler. Elles sortaient de chez « Mademoiselle and co » avec des sacs.
L’homme prit un air interrogatif.
— « Mademoiselle & Co » ?
— Oui, c’est une boutique de fringues, à deux pas d’ici. Tenez, c’est là, confirma-t-il en indiquant une rue, sur une carte en piteux état épinglée au mur.
Le sbire fit demi-tour, abandonnant l’employé de la SNCF, dépité.
— Venez, les gars ! On y va.
Les trois sicaires de d’Espinchal, quittèrent la gare pour se diriger vers la voie indiquée. Le chef recommença son numéro de faux policier et montra les deux photos. La vendeuse reconnut immédiatement les deux filles et leur raconta comment elles semblaient inquiètes à la vue d’un groupe d’individus qui passaient sur le trottoir opposé.
— Je les ai entendues parler de bateau et de La Rochelle, si ça peut vous aider.
Les trois hommes sortirent de la boutique aussi grossièrement qu’ils avaient quitté le guichet de la gare. Ils se dirigèrent vers le port de Trentemoult et apprirent à la capitainerie que seul l’Epsilon était parti la veille pour La Rochelle.
— Retournons à la bagnole ! ordonna le chef. On va les cueillir sur place.
*-*
L’Epsilon filait bon train et à peine une heure et demie après son départ de Noirmoutier, Lucien désigna aux filles l’ile d’Yeu de son bras tendu.
— C’est l’ile d’Yeu et son grand phare.
— On y fait escale ? s’enquit Fella.
— On mouille au large, mais on ne descend pas à terre. Comme hier, quoi.
Cunny prit un air suspicieux.
— Et cet après-midi, on fait quoi ? Comme hier aussi ?
— Tout juste ma belle, tout juste. Mais les partenaires vont changer.
Cunny poussa un soupir.
— T’as une idée de ce que ça va donner ?
— Comme ça non, mais si on y réfléchit bien, on peut deviner. Victor ne couche qu’avec sa femme ou avec des hommes. C’est-à-dire François et moi. Hier, c’était François, normalement, aujourd’hui c’est moi qui me fais mettre. Marie couche avec son mari ou bien des femmes. La dernière, c’était toi Cunny, donc Fella sera sûrement l’élue de cet après-midi. Il ne reste plus que François et Cunny pour conclure.
Lucien avait vu juste. On ressortit les futons après le déjeuner et les couples se formèrent exactement comme il l’avait supposé. Victor sodomisa Lucien de sa grosse bite avec vigueur, faisant balloter les imposantes couilles du jeune homme. Sa verge flaccide, que Fella trouvait trop courte, se résorba presque entièrement dans le prépuce, ne dépassant plus du bas-ventre que de deux ou trois centimètres. Marie se régala de la chatte flamboyante de Fella et celle-ci en fit autant avec la vulve rose dans son triangle noir. Elles prirent un repas de cyprine, car les deux femmes mouillaient beaucoup. Cunny, quant à elle, jouit plusieurs fois sous les assauts de la longue bite de François, qui se révéla, malgré le plaisir qu’il ressentait lui-même à se faire sodomiser, un amant d’exception.
La partouze terminée, les participants retournèrent brièvement à l’eau. Enfin, tous savourèrent la soirée festive et la nuit illuminées par le pinceau de lumière blanche apparaissant et disparaissant, au sommet du grand phare de l’ile d’Yeu.
Le lendemain encore conclut le voyage de manière agréable. Tout le monde récupéra son compagnon ou sa compagne. Victor et Marie baisèrent comme pendant leur lune de miel, François et Lucien s’aimèrent sous les yeux des deux amies qui se retrouvèrent dans les bras l’une de l’autre, à l’image du pensionnat qu’elles avaient quitté. Enfin, il fut temps pour Cunny et Fella de renoncer au bateau du bonheur.
Victor ne souhaitait pas entrer dans le vieux port de La Rochelle. « Trop encombré », affirmait-il. Aussi, à l’aide de la chaloupe de l’Epsilon, Lucien débarqua les deux filles sur l’ile de Ré à la plage du Petit Bec. De là, elles se rendirent au pied du phare de la Baleine où elles attendirent un bus qui les ramena au centre-ville via le ferry.
*-*
Assises dans le bus, les deux amies faisaient le point.
— On s’est bien rapprochées d’Hendaye, mais alors, qu’est-ce que j’ai mal au cul ! Aussi bien la foufoune que l’entrée des artistes, se plaignit Fella.
Cunny se mit à rire.
— T’es pas la seule. J’ai l’impression qu’on m’a passé le clito au papier de verre et l’anus au goupillon à bouteilles !
— On va passer à une pharmacie acheter un tube de crème, décréta Fella.
Le bus les déposa près du vieux port deux heures plus tard. C’était un jour de marché et la foule, composée autant d’autochtones que de touristes, grouillait comme une colonie de fourmis. Elles trouvèrent la pharmacie d’où elles ressortirent avec la pommade adéquate. Afin de se remettre du voyage sexuellement mouvementé, les deux filles décidèrent de louer une chambre dans un hôtel bon marché et de ne repartir que le lendemain. Elles se renseigneraient à la gare pour les horaires de train et le prix des billets.
Parvenues au gîte, les deux amies commencèrent par prendre une longue douche. Les embruns et les bains de mer leur avaient salé les cheveux et même la peau. On économisait l’eau douce sur l’Epsilon… Fella passa en premier, suivie tout naturellement par Cunny. Quand cette dernière sortit de la cabine, Fella semblait l’attendre sur le lit, nue et allongée sur le dos.
— Tu as mis la crème ? questionna Cunny.
— Non chérie. Je t’attendais, répondit Fella avec un petit sourire.
— Tu es incorrigible ! Mais je me demandais si j’étais seule à avoir envie.
Cunny laissa tomber à terre la grande serviette de bain dont elle s’était enroulée et grimpa sur le matelas. Tendrement, elle empoigna la tête de son amie et l’embrassa. Fella ouvrit les lèvres et les langues se caressèrent avec une infinie douceur. Délaissant la bouche de sa maitresse, Cunny plongea son nez dans le creux de la poitrine encore juvénile. L’aréole brune se détachait sur la peau blanche parsemée çà et là de taches de rousseur. Elle se saisit d’un mamelon et aspira comme le ferait un nourrisson tout en malaxant le sein opposé. Puis elle inversa sa caresse avant de fourrer sa langue dans le nombril. Patiemment, ses lèvres caressèrent le ventre, puis agrippèrent les poils roux qu’elle suçota. La vulve rose coulait sur le drap. Cunny la lapa tel un petit chien. Elle aimait ce goût de fer et cette consistance un peu huileuse des sécrétions de Fella. Elle ouvrit la bouche en grand sur le sexe détrempé et aspira pour en avaler le nectar.
— Cunny ! Fais-moi jouir ! Fais-moi jouir ! Je n’en peux plus.
Un doux baiser sur les lèvres vaginales et un regard amoureux, puis Cunny tira le capuchon de peau en dévoilant le bouton rouge et gonflé. Elle le titilla gentiment et Fella couinait. Puis elle durcit sa langue et lécha les abords du vagin. Les nymphes de Fella s’écartèrent telles les ailes d’un papillon. La cyprine coulait le long du périnée. Cunny ressortit du vagin et suça le clitoris. Son amie gémissait de plus en plus et elle n’eut pas le cœur de la faire attendre plus longtemps. Elle appuya ses lèvres avec fermeté et sa langue tournoya. Fella cria en enserrant la tête de sa partenaire entre ses deux mains.
— Cunny ! Cunny !...
Elle bloqua sa respiration et son orgasme explosa dans la bouche de Cunny. Ses poumons se vidèrent d’un coup.
— Oh ! Cunny, ma chérie, comme j’ai joui !… Viens ! Que je te nettoie.
Cunny remonta la tête au niveau de celle de son amie et celle-ci la débarbouilla de toute la cyprine qui avait trempé son visage. Puis, les deux amantes s’enlacèrent à nouveau, bouche contre bouche, seins contre seins et pubis contre pubis.
Les deux filles se détachèrent l’une de l’autre, mais Fella restait amorphe, allongée sur le dos et les jambes écartées. Cunny prit à côté d’elle une position similaire. Elle avança la main vers son entrejambe et effleura son sexe. Elle le savait, donner un orgasme à Fella de cette manière ne pouvait que l’exciter elle-même. Elle plongea deux doigts dans son vagin et les fit aller et venir avec un bruit de succion. Elle gémit légèrement.
— Que fais-tu Cunny ? s’étonna Fella.
— Je me caresse, tu m’as excitée.
Fella se sentait coupable, d’avoir été la seule à jouir.
— Tu ne veux pas que je t’aide ?
— Non, regarde-moi seulement. Je suis un peu exhibitionniste parfois.
Fella se redressa sur un coude et fixa son regard sur le bas ventre de son amie. Cunny ramenait avec ses doigts la cyprine qu’elle sécrétait.
— Donne-moi le gode, s’il te plait.
Fella se leva et chercha dans un sac à dos. Elle trouva le double godemiché dont elles s’étaient déjà servies et le tendit à la jeune femme. Enserrant fermement une extrémité phallusienne, elle plongea l’autre dans son vagin.
— Aahhh ! Oui !...
Machinalement, Fella caressa la main inoccupée de son amie et regarda cette dernière se masturber. Le dildo entrait et sortait doucement, puis le rythme s’accéléra. Fella ressentait la montée du plaisir, elle serra la main plus fort.
— Oui, vas-y, chérie, vas-y, fit-elle.
— Je viens, Fella, je viens ! Aahhh !
Cunny se donnait de grands coups de gode entre les cuisses et l’orgasme explosa en elle. Le spasme dura longtemps, Fella en était médusée. Puis elle déposa un baiser sur les lèvres de Cunny.
— Il faudra que je fasse comme toi un jour…
Cunny se sentait fatiguée, mais heureuse.
— Je crois qu’on va pouvoir mettre deux couches de crème…
Les deux filles se regardèrent et éclatèrent de rire.
*-*
Le lendemain matin, sur l’Epsilon, tout le monde était à pied d’œuvre.
— Les filles, je ne voudrais pas vous presser, mais nous partons dans deux heures. Avec la marée, je consomme moins de carburant, déclara Victor.
Fella reposa sa tasse de café.
— Nous allons faire deux ou trois courses et en parlons entre nous. Nous serons de retour ici dans une heure maxi.
— OK, mais avec ou sans vous, le bateau partira à onze heures tapantes, conclut Victor avant de revenir en cabine de pilotage.
Cunny et Fella terminèrent leur petit déjeuner et retournèrent en centre-ville. Elles s’achetèrent chacune un pantalon, des baskets et des t-shirts fantaisie. Au diable les jupes longues et les chemisiers blancs du pensionnat. En sortant de la boutique, Cunny eut un sursaut et rentra en vitesse, entraînant Fella à sa suite. Elle tendit le bras à travers la vitre fumée de la porte en direction de trois hommes qui déambulaient sur le trottoir opposé.
— Regarde les mecs là. Le chauve, je ne l’ai jamais vu, mais les deux autres, ce sont eux qui ont failli nous attraper à la gare Montparnasse. Ils sont à nos trousses, les salauds.
Fella les observa jusqu’à les voir disparaître à l’angle d’une rue.
— La décision est toute prise, il me semble. On va à La Rochelle, non ?
— En tout cas, il faut se tirer de là, approuva Cunny. Et vite ! Retournons au bateau.
Les deux filles, encombrées de leurs achats, pressèrent le pas en rasant les murs. Elles retrouvaient la frayeur qui les avait étreintes lorsqu’elles étaient poursuivies, mais elles ne revirent pas les sbires de d’Espinchal. Parvenues à Trentemoult, elles se calmèrent et montèrent à bord de l’Epsilon. Fella se pencha par la petite fenêtre du poste de pilotage. Relevant sa main tendue vers sa tempe droite, elle effectua un salut qui se voulait militaire.
— Va pour La Rochelle, capitaine ! indiqua-t-elle.
Un large sourire fendit le visage de Victor.
— C’est bien, les filles. Vous allez voir, on va bien s’amuser.
*-*
Une fois doublé le pont de Saint-Nazaire, l’embouchure de la Loire apparut soudain très impressionnante. L’Epsilon semblait bien petit par rapport à l’immensité des flots. Cunny et Fella riaient, le nez au vent, en s’amusant des embruns occasionnés par le tangage et qui venaient mouiller leur visage. Cunny se tourna vers François, qui s’approchait.
— Combien de temps pour rejoindre l’ile de Noirmoutier ? s’enquit-elle.
— Environ trois heures. On jettera l’ancre au large de la Linière et on repartira le lendemain pour l’ile d’Yeu.
— On descend à terre ?
— Non, ce n’est pas prévu.
— Qu’est-ce qu’on fait alors en attendant le lendemain ?
François partit d’un rire sonore.
— On se baigne et on se fait bronzer les fesses ! s’exclama-t-il en repartant vers l’arrière du bateau.
Une heure plus tard, l’ile de Noirmoutier était en vue. Le déjeuner avait été avalé rapidement et vers quatorze heures, Victor arrêta le moteur. Lucien laissa filer l’ancre et l’Epsilon s’immobilisa, juste bercé par les vagues dans un silence troublé par le cri des oiseaux.
Victor rejoignit Marie dans leur cabine. Le couple en ressortit après cinq minutes et les deux époux, entièrement nus, gagnèrent le pont.
— On vous attend mesdemoiselles et messieurs !
Les deux amies s’entreregardèrent ébahies. Elles aperçurent Lucien et François qui quittaient leur vêtement. François se dirigea vers les propriétaires du bateau tandis que Lucien, nu comme un ver, s’approcha des jeunes femmes.
— Je ne vous ai pas tout dit, j’avoue. La croisière est bien gratuite, mais il faut se montrer conciliant. Les patrons choisissent leur partenaire et les deux qui restent s’amusent entre eux. Allez, les filles. Ça fait un moment que j’ai envie de vous voir à poil !
Il rejoignit le pont et, pendant ce temps, les filles se déshabillèrent.
— J’ai l’impression que ça va être olé olé pendant ces trois jours, constata Cunny.
— J’espère que je vais tomber sur Lucien, il me plait bien. T’as vu comme ses couilles sont énormes ?
Trois grands futons de mousse furent jetés pêle-mêle sur le sol. Victor était couché sur l’un d’eux, il bandait mollement. Il tendit la main vers François.
— Viens là, mon garçon et fais-moi bander mieux que ça.
Docile, le garçon rejoignit Victor sur le matelas et s’allongea à côté de lui. Il se saisit de la verge et la plongea dans sa bouche. Victor ferma les yeux en soupirant.
— Suce, mon garçon, suce.
Cunny et Fella regardaient les deux hommes avec curiosité. Jamais elles n’avaient vu un gars en sucer un autre. Victor bandait dur maintenant et son sexe épais entrait et sortait de la bouche de François, tel un piston dans son cylindre.
À ce moment, Cunny émergea de sa rêverie.
— Cunny ! Ma petite chatte, viens vers moi, susurra Marie. Je vois ta foufoune de gamine qui brille et ça fait mouiller la mienne.
— Je m’en doutais, murmura Cunny à l’attention de Fella. Hier soir, elle m’a déjà excitée en frottant son genou contre le mien.
Fella écoutait à peine son amie. Elle n’avait d’yeux que pour Lucien, le couillu. Les deux filles se dirigèrent alors chacune vers le matelas qui les attendait. Cunny s’allongea contre Marie, prête à l’embrasser sur la bouche.
— Dans l’autre sens, chérinette.
À ce message limpide, Cunny se retourna pour fourrer son nez dans la toison restée noire de la quinquagénaire. Celle-ci écarta les cuisses et la langue de Cunny pénétra le vagin offert.
— Hummm !... souffla Marie.
Cette dernière se trouvait sous la jeune femme et avait une vue privilégiée sur sa vulve épilée et sa rondelle plissée. Se dressant un peu, elle lécha l’anus avec ardeur, puis le périnée et enfin les nymphes dont elle savoura le jus abondant.
Lucien, qui ne bandait pas, se tourna vers Fella. Il la vit, les yeux braqués sur sa bite et, soudain, celle-ci se souleva et durcit en un clin d’oeil, telle la lame d’un couteau à cran d’arrêt. Fella s’approcha, main en avant, et se saisit du scrotum renfermant des testicules de la taille d’une grosse noix. Elle tendit ses lèvres que Lucien embrassa, puis ils s’allongèrent au soleil avec les autres.
— Elles sont énormes ! dit-elle admirative. Mais ta bite n’est vraiment pas longue, ajouta-t-elle en faisant la moue.
Vexé, Lucien retourna Fella et l’installa à quatre pattes.
— Pas très longue, tu vas voir ! fit-il en approchant son gland vers l’anus de la jeune femme.
Quand il aboucha le sphincter, Fella ébaucha un mouvement de recul, ou plutôt elle s’avança légèrement. Lucien passa alors son bras sous sa partenaire et la rapprocha violemment. La bite s’enfonça dans le rectum, sans préparation.
— Aïe ! Aïe ! s’écria Fella.
Les quatre autres partouzeurs, leur jetèrent un coup d’œil blasé quoiqu’un tantinet interrogatif, puis revinrent à leur occupation première. François avait cessé de sucer Victor et, maintenant, ce dernier lui léchait la rondelle en tripotant le sexe ballant. Il se recula et pénétra l’anus de son index tendu. Visiblement, il préparait le sphincter à une autre pénétration. Dans la même position que Fella, François attendait l’assaut final.
Cunny et Marie n’avaient guère bougé. Le soixante-neuf durait, durait, mais la jeune femme réagit plus vite que son aînée. Elle fut la première à hurler son orgasme dans le vent. Marie écrasa sa bouche contre la fente et but tout ce qui fut évacué par les contractions vaginales de sa partenaire. Elle prolongea de la langue le spasme voluptueux aussi longtemps que Cunny put le supporter.
— Stop ! Marie, stop, j’n’en peux plus, supplia-t-elle au bout d’un moment.
Consciente de son savoir-faire, Marie exultait. Un dernier coup de langue du clitoris à la raie des fesses et elle retourna sa maitresse amorphe sur le dos.
— À moi, maintenant !
Fella serra les dents, le temps que son anus dilaté s’habitue à la présence du pénis de Lucien. Pénis dont la longueur modeste ne l’empêchait pas de présenter une épaisseur plus que convenable. Il ramona le conduit de la belle rousse avec un sentiment un peu rageur. Jamais on ne lui avait dit que sa bite était trop courte. Ah ! Mais ! La douleur passée, Fella glissa sa main entre ses cuisses et trouva le petit bouton rose. Elle le titilla au même rythme que le phallus de Lucien entrait et sortait de son anatomie. La fièvre montait chez les deux amants.
Victor s’agenouilla, sa longue verge en avant. Il enfila François comme un couteau pénétrerait une motte de beurre. Le sexe pendouillant se dressa légèrement et, sous l’effet de la compression de la prostate par la bite qui l’agaçait, laissa échapper un filet de sperme qui resta accroché au prépuce. Soudain, Victor amplifia ses aller-retour et son ventre claqua contre le postérieur de son partenaire.
— Aahhh ! Je jouis, François, je jouis !
Ledit François attendait la fin de l’orage en serrant les fesses. Puis Victor se coucha sur son dos, apparemment épuisé, mais la verge toujours dans son cul. Quelques secondes s’écoulèrent, puis il ressortit son pénis presque flaccide du rectum du jeune homme. Le sperme coula le long du périnée, puis longea le raphé avant de goutter sur le matelas. Victor contempla le sphincter béant dévoilant le rose de la muqueuse interne.
Marie s’agenouilla et enjamba Cunny au niveau du visage. Au milieu de son triangle noir soigneusement taillé brillait une fente rose entre deux nymphes brunes. Elle s’assit littéralement sur la bouche de Cunny.
— Suce-moi la chatte chérie ! Suce !
Cunny écarta les lèvres et sa langue entra en contact avec la vulve baveuse. Elle lécha longuement la délicieuse chair et le clitoris. Bien excitée par le soixante-neuf précédent, Marie se lâcha et jouit sans retenue aucune.
— Oui ! Encore Cunny ! Encore !
La jeune femme s’affaira à sucer la chatte de Marie pendant quelques secondes supplémentaires, puis ce fut la fin. Marie se coucha à côté de sa partenaire et l’embrassa à bouche perdue en lui triturant amoureusement les seins.
— Tu es merveilleuse Cunny, tu es faite pour ça, je t’assure.
Cunny sourit et déposa un baiser sur les lèvres de sa maitresse.
— J’ai joui au moins autant que toi, tu sais…
Le rectum de Fella s’était bien habitué et épousait parfaitement le membre qui le pénétrait. Le coït anal lui procurait un plaisir intense, amplifié par la caresse de son clitoris. Caresse dont elle connaissait les moindres secrets. Quand elle sentit les mains de Lucien lui agripper les hanches avec force, elle sut qu’il s’apprêtait à éjaculer.
— Han ! Han ! gémit-il.
Fella accéléra la cadence et son petit bouton réagit au quart de tour. Les deux partenaires jouirent presque en même temps. Lucien claquait fortement les fesses de Fella avec son ventre tandis que les cuisses de celle-ci se resserraient avec fermeté autour des doigts qui s’agitaient, comme pris d’une crise de démence.
Le double orgasme parvint à effrayer quelques mouettes qui s’étaient posées sur le bastingage. Lucien se pencha sur le dos de Fella, toujours à quatre pattes. Il finit par se retirer et les deux amants se couchèrent côte à côte, tentant de récupérer une respiration normale.
— Amène ta bite, intima Victor.
François s’exécuta et offrit son sexe à l’appétit de son partenaire. Ce dernier s’en saisit pour le sucer, et la caresse buccale acheva de déclencher une superbe érection. Victor léchait le gland, passait sa langue sur le frein, longeait le raphé pour gober un testicule, l’un après l’autre. Puis, soudain, il engloutit le pénis pour le faire frotter après les muqueuses de sa gorge. Cela produisait des bruits bizarres et François poussait des petits cris. Les joues creusées, Victor aspira la verge de François qui, soudain, se raidit.
— Je jouis !!!
Victor accepta dans sa bouche les nombreuses giclées de sperme de son partenaire. Quand l’orgasme de celui-ci fut terminé, il écarta les lèvres, laissant couler le liquide séminal le long du membre viril de son compagnon. Puis il se releva après avoir déposé un gros baiser sonore sur le gland encore sensible.
Un quart d’heure de demi-sieste s’invita au milieu de l’orgie. Puis, Victor se leva et clama :
— Maintenant, tout le monde à la flotte !
Sur ces paroles, il enjamba le parapet et plongea dans la mer turquoise. L’un après l’autre, tous les passagers de l’Epsilon sautèrent dans l’eau plutôt fraîche d’avril pour le rejoindre. Ils ne se baignèrent qu’une dizaine de minutes, puis se retrouvèrent sur le pont à bronzer sous le soleil de printemps. Enfin, ce fut l’apéritif et le dîner sous la voûte céleste. Seul le clapotis des vagues contre la coque venait troubler le silence qui s’était soudain installé.
*-*
Dans le milieu de l’après-midi, à la gare de Nantes, les trois poursuivants des deux filles se renseignaient au guichet. Brandissant une carte vaguement tricolore qu’il rangea aussitôt dans sa poche pour ressortir deux photos, l’un d’eux questionna l’employé.
— Avez-vous aperçu ces deux jeunes femmes ?
Tout fier de rendre service à ce qu’il croyait être la police, l’agent de la SNCF fronça les sourcils. Puis, son visage s’illumina d’un coup.
— Oui ! Je les ai vues. Si je me souviens bien, elles sont venues se faire rembourser un billet qu’elles n’ont pas utilisé.
— Pour où le billet ? Vous vous souvenez ?
L’homme, conscient de son importance à cet instant précis, réfléchit longuement.
— Hendaye ! Oui, c’était Hendaye.
Le poursuivant se tourna vers ses deux acolytes.
— Faudra dire ça au patron.
Puis il s’adressa à nouveau à l’employé.
— Vous ne les avez pas revues ?
— Si, je les ai aperçues ce matin en venant travailler. Elles sortaient de chez « Mademoiselle and co » avec des sacs.
L’homme prit un air interrogatif.
— « Mademoiselle & Co » ?
— Oui, c’est une boutique de fringues, à deux pas d’ici. Tenez, c’est là, confirma-t-il en indiquant une rue, sur une carte en piteux état épinglée au mur.
Le sbire fit demi-tour, abandonnant l’employé de la SNCF, dépité.
— Venez, les gars ! On y va.
Les trois sicaires de d’Espinchal, quittèrent la gare pour se diriger vers la voie indiquée. Le chef recommença son numéro de faux policier et montra les deux photos. La vendeuse reconnut immédiatement les deux filles et leur raconta comment elles semblaient inquiètes à la vue d’un groupe d’individus qui passaient sur le trottoir opposé.
— Je les ai entendues parler de bateau et de La Rochelle, si ça peut vous aider.
Les trois hommes sortirent de la boutique aussi grossièrement qu’ils avaient quitté le guichet de la gare. Ils se dirigèrent vers le port de Trentemoult et apprirent à la capitainerie que seul l’Epsilon était parti la veille pour La Rochelle.
— Retournons à la bagnole ! ordonna le chef. On va les cueillir sur place.
*-*
L’Epsilon filait bon train et à peine une heure et demie après son départ de Noirmoutier, Lucien désigna aux filles l’ile d’Yeu de son bras tendu.
— C’est l’ile d’Yeu et son grand phare.
— On y fait escale ? s’enquit Fella.
— On mouille au large, mais on ne descend pas à terre. Comme hier, quoi.
Cunny prit un air suspicieux.
— Et cet après-midi, on fait quoi ? Comme hier aussi ?
— Tout juste ma belle, tout juste. Mais les partenaires vont changer.
Cunny poussa un soupir.
— T’as une idée de ce que ça va donner ?
— Comme ça non, mais si on y réfléchit bien, on peut deviner. Victor ne couche qu’avec sa femme ou avec des hommes. C’est-à-dire François et moi. Hier, c’était François, normalement, aujourd’hui c’est moi qui me fais mettre. Marie couche avec son mari ou bien des femmes. La dernière, c’était toi Cunny, donc Fella sera sûrement l’élue de cet après-midi. Il ne reste plus que François et Cunny pour conclure.
Lucien avait vu juste. On ressortit les futons après le déjeuner et les couples se formèrent exactement comme il l’avait supposé. Victor sodomisa Lucien de sa grosse bite avec vigueur, faisant balloter les imposantes couilles du jeune homme. Sa verge flaccide, que Fella trouvait trop courte, se résorba presque entièrement dans le prépuce, ne dépassant plus du bas-ventre que de deux ou trois centimètres. Marie se régala de la chatte flamboyante de Fella et celle-ci en fit autant avec la vulve rose dans son triangle noir. Elles prirent un repas de cyprine, car les deux femmes mouillaient beaucoup. Cunny, quant à elle, jouit plusieurs fois sous les assauts de la longue bite de François, qui se révéla, malgré le plaisir qu’il ressentait lui-même à se faire sodomiser, un amant d’exception.
La partouze terminée, les participants retournèrent brièvement à l’eau. Enfin, tous savourèrent la soirée festive et la nuit illuminées par le pinceau de lumière blanche apparaissant et disparaissant, au sommet du grand phare de l’ile d’Yeu.
Le lendemain encore conclut le voyage de manière agréable. Tout le monde récupéra son compagnon ou sa compagne. Victor et Marie baisèrent comme pendant leur lune de miel, François et Lucien s’aimèrent sous les yeux des deux amies qui se retrouvèrent dans les bras l’une de l’autre, à l’image du pensionnat qu’elles avaient quitté. Enfin, il fut temps pour Cunny et Fella de renoncer au bateau du bonheur.
Victor ne souhaitait pas entrer dans le vieux port de La Rochelle. « Trop encombré », affirmait-il. Aussi, à l’aide de la chaloupe de l’Epsilon, Lucien débarqua les deux filles sur l’ile de Ré à la plage du Petit Bec. De là, elles se rendirent au pied du phare de la Baleine où elles attendirent un bus qui les ramena au centre-ville via le ferry.
*-*
Assises dans le bus, les deux amies faisaient le point.
— On s’est bien rapprochées d’Hendaye, mais alors, qu’est-ce que j’ai mal au cul ! Aussi bien la foufoune que l’entrée des artistes, se plaignit Fella.
Cunny se mit à rire.
— T’es pas la seule. J’ai l’impression qu’on m’a passé le clito au papier de verre et l’anus au goupillon à bouteilles !
— On va passer à une pharmacie acheter un tube de crème, décréta Fella.
Le bus les déposa près du vieux port deux heures plus tard. C’était un jour de marché et la foule, composée autant d’autochtones que de touristes, grouillait comme une colonie de fourmis. Elles trouvèrent la pharmacie d’où elles ressortirent avec la pommade adéquate. Afin de se remettre du voyage sexuellement mouvementé, les deux filles décidèrent de louer une chambre dans un hôtel bon marché et de ne repartir que le lendemain. Elles se renseigneraient à la gare pour les horaires de train et le prix des billets.
Parvenues au gîte, les deux amies commencèrent par prendre une longue douche. Les embruns et les bains de mer leur avaient salé les cheveux et même la peau. On économisait l’eau douce sur l’Epsilon… Fella passa en premier, suivie tout naturellement par Cunny. Quand cette dernière sortit de la cabine, Fella semblait l’attendre sur le lit, nue et allongée sur le dos.
— Tu as mis la crème ? questionna Cunny.
— Non chérie. Je t’attendais, répondit Fella avec un petit sourire.
— Tu es incorrigible ! Mais je me demandais si j’étais seule à avoir envie.
Cunny laissa tomber à terre la grande serviette de bain dont elle s’était enroulée et grimpa sur le matelas. Tendrement, elle empoigna la tête de son amie et l’embrassa. Fella ouvrit les lèvres et les langues se caressèrent avec une infinie douceur. Délaissant la bouche de sa maitresse, Cunny plongea son nez dans le creux de la poitrine encore juvénile. L’aréole brune se détachait sur la peau blanche parsemée çà et là de taches de rousseur. Elle se saisit d’un mamelon et aspira comme le ferait un nourrisson tout en malaxant le sein opposé. Puis elle inversa sa caresse avant de fourrer sa langue dans le nombril. Patiemment, ses lèvres caressèrent le ventre, puis agrippèrent les poils roux qu’elle suçota. La vulve rose coulait sur le drap. Cunny la lapa tel un petit chien. Elle aimait ce goût de fer et cette consistance un peu huileuse des sécrétions de Fella. Elle ouvrit la bouche en grand sur le sexe détrempé et aspira pour en avaler le nectar.
— Cunny ! Fais-moi jouir ! Fais-moi jouir ! Je n’en peux plus.
Un doux baiser sur les lèvres vaginales et un regard amoureux, puis Cunny tira le capuchon de peau en dévoilant le bouton rouge et gonflé. Elle le titilla gentiment et Fella couinait. Puis elle durcit sa langue et lécha les abords du vagin. Les nymphes de Fella s’écartèrent telles les ailes d’un papillon. La cyprine coulait le long du périnée. Cunny ressortit du vagin et suça le clitoris. Son amie gémissait de plus en plus et elle n’eut pas le cœur de la faire attendre plus longtemps. Elle appuya ses lèvres avec fermeté et sa langue tournoya. Fella cria en enserrant la tête de sa partenaire entre ses deux mains.
— Cunny ! Cunny !...
Elle bloqua sa respiration et son orgasme explosa dans la bouche de Cunny. Ses poumons se vidèrent d’un coup.
— Oh ! Cunny, ma chérie, comme j’ai joui !… Viens ! Que je te nettoie.
Cunny remonta la tête au niveau de celle de son amie et celle-ci la débarbouilla de toute la cyprine qui avait trempé son visage. Puis, les deux amantes s’enlacèrent à nouveau, bouche contre bouche, seins contre seins et pubis contre pubis.
Les deux filles se détachèrent l’une de l’autre, mais Fella restait amorphe, allongée sur le dos et les jambes écartées. Cunny prit à côté d’elle une position similaire. Elle avança la main vers son entrejambe et effleura son sexe. Elle le savait, donner un orgasme à Fella de cette manière ne pouvait que l’exciter elle-même. Elle plongea deux doigts dans son vagin et les fit aller et venir avec un bruit de succion. Elle gémit légèrement.
— Que fais-tu Cunny ? s’étonna Fella.
— Je me caresse, tu m’as excitée.
Fella se sentait coupable, d’avoir été la seule à jouir.
— Tu ne veux pas que je t’aide ?
— Non, regarde-moi seulement. Je suis un peu exhibitionniste parfois.
Fella se redressa sur un coude et fixa son regard sur le bas ventre de son amie. Cunny ramenait avec ses doigts la cyprine qu’elle sécrétait.
— Donne-moi le gode, s’il te plait.
Fella se leva et chercha dans un sac à dos. Elle trouva le double godemiché dont elles s’étaient déjà servies et le tendit à la jeune femme. Enserrant fermement une extrémité phallusienne, elle plongea l’autre dans son vagin.
— Aahhh ! Oui !...
Machinalement, Fella caressa la main inoccupée de son amie et regarda cette dernière se masturber. Le dildo entrait et sortait doucement, puis le rythme s’accéléra. Fella ressentait la montée du plaisir, elle serra la main plus fort.
— Oui, vas-y, chérie, vas-y, fit-elle.
— Je viens, Fella, je viens ! Aahhh !
Cunny se donnait de grands coups de gode entre les cuisses et l’orgasme explosa en elle. Le spasme dura longtemps, Fella en était médusée. Puis elle déposa un baiser sur les lèvres de Cunny.
— Il faudra que je fasse comme toi un jour…
Cunny se sentait fatiguée, mais heureuse.
— Je crois qu’on va pouvoir mettre deux couches de crème…
Les deux filles se regardèrent et éclatèrent de rire.
*-*
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