Les aventures de Victoria -chapitre 6
Récit érotique écrit par Victori@ [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
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Les aventures de Victoria -chapitre 6
Chapitre 6 - Coeur de pierre
De retour au bureau le lundi, j’avais hâte de revoir Pierre… et en même temps, j’appréhendais. Je repensais à son regard entreaperçu vendredi soir. Est-ce que la situation lui avait réellement échappé ?
De mon côté, je n’arrivais pas à me dépêtrer de ce sentiment de culpabilité. Il y avait quand même sa vie de famille en jeu…
Habitée par ces sentiments ambivalents, je fis comme à mon habitude le tour des bureaux pour saluer mes collègues. Arrivée à hauteur du sien, je le gratifiai d’un salut cordial, mais souriant.
Il me répondit à peine.
Malgré moi, mon cœur se serra.
Je me sentis aussitôt bête. C’était une réaction d’adolescente. Je n’allais pas me vexer juste parce qu’il ne m’avait pas embrassée devant tout le monde.
À l’heure du déjeuner, j’acceptai l’invitation de mon chef pour aller au restaurant. Je proposai à Pierre de nous accompagner, mais comme à son habitude, il refusa poliment.
Son attitude me déstabilisait. Nous avions bien convenu de ne plus fricoter au bureau… mais de là à me snober complètement, alors que deux jours auparavant nous nous envoyions littéralement en l’air dans le bureau d’à côté…
Le mardi fut du même acabit. Lorsque je sortis de mon bureau pour la pause méridienne, je croisai à peine son regard.
J’espérais pouvoir lui parler plus tard dans la soirée, comme nous en avions l’habitude, mais un imprévu avec ses enfants l’obligea à partir plus tôt.
Je sentais que cette distance me blessait… mais pourquoi ?
Il était pourtant parfaitement clair de mon côté qu’il n’était pas question de développer des sentiments pour lui.
Mais, lors de mes précédentes aventures, j’avais tout de même l’habitude que mon partenaire soit… plus enthousiaste.
Finalement, n’était-ce pas là le cœur du problème ?
Je le voulais comme amant. Mais lui, que voulait-il ?
Le mercredi, nous étions en train de faire le point sur nos projets lorsque midi sonna.
Je saisis l’occasion.
— Pierre, ça te dirait qu’on déjeune ensemble ce midi ?
Avec un grand sourire, il répondit :
— Avec plaisir. On part dans cinq minutes ?
Je retins un soupir de soulagement.
— Je range mes affaires et on y va.
Lorsque je retournai à son bureau, il était en pleine discussion avec un collègue. Il me lança un regard désolé.
J’attendis cinq minutes, mais la faim me tenaillait et je sentais un début de nausée monter. Eh oui… les premiers symptômes de ma grossesse commençaient à se faire sentir.
Résignée, je lui dis :
— Bon, je pars devant. On se rejoint. J’ai vraiment faim.
Histoire de lui rappeler, à demi-mot, qu’on ne fait pas attendre une femme enceinte.
Sur le trajet jusqu’à chez moi, je pensais à ce déjeuner à venir.
J’avais certes faim… mais pas seulement de nourriture.
J’avais bien l’intention de profiter de cette pause pour le câliner un peu.
Dans cette perspective, une fois arrivée à la maison, je fis une rapide toilette de chat et enfilai une jolie culotte en dentelle bleu foncé.
J’espérais qu’il comprendrait que ce petit sous-vêtement lui était destiné.
En attendant son arrivée, je préparai la table et le repas.
Le temps passa. Il était presque 13 h, et nous devions impérativement être de retour au bureau à 14 h.
Je commençais à me dire que nous n’aurions pas le temps de… nous occuper de cette fameuse culotte.
Il arriva finalement à 12 h 45, son repas à la main, en s’excusant : deux collègues étaient venus lui parler entre-temps.
Cela nous donna un sujet de conversation pendant le déjeuner.
À la fin du repas, je me levai doucement et m’approchai de lui.
Toujours assis, il sembla comprendre immédiatement : son sourire se fit plus lumineux.
Je l’accueillis avec soulagement. Finalement, n’était-ce pas là le vrai Pierre ? Celui que je côtoyais au bureau n’était-il qu’un masque ?
Je ne m’attardai pas sur ces questions. J’avais mieux à faire.
Je me penchai vers lui pour poser mes lèvres sur les siennes.
Il répondit par un baiser plus profond, interrompant brièvement notre étreinte pour se lever et me serrer contre lui.
Très vite, ses mains glissèrent sous ma robe, attrapant mes fesses avec assurance.
Ce contact, puissant et viril, fit naître en moi un frisson de désir.
Je me pressai davantage contre lui, mes mains glissant sous sa chemise pour caresser la chaleur de sa peau.
Un soupir m’échappa.
Je me détachai légèrement, un sourire aux lèvres :
— On monte ?
— Je te suis.
Je passais donc devant lui dans l’escalier.
J’étais à peine arrivée au milieu que, derechef, il souleva ma robe.
— Oh, mais qu’elle est jolie, cette dentelle…
dit-il en empoignant mes fesses. Je m’arrêtai, tant ce contact m’électrisa.
— Attends, Pierre, je ne vais pas réussir à atteindre l’étage à ce rythme-là.
Non sans une dernière pression sur mon postérieur, il me laissa poursuivre la montée.
Arrivée dans la chambre d’amis, notre étreinte reprit de plus belle.
Avec délice, je déboutonnai sa chemise et laissai mon envie guider mes mains et mes lèvres, caressant et goûtant ce corps que j’avais tant désiré.
La passion était partagée. Pierre ne mit pas longtemps à me retirer ma robe et mon débardeur, ne me laissant que ma culotte.
Son attention se porta d’abord sur ma poitrine, qu’il pelotait avec autant d’ardeur que la première fois, embrassant un sein puis l’autre.
Puis, d’un coup, il me retourna. Je m’agrippai au bureau de la chambre d’amis.
À genoux dans mon dos, ce furent mes fesses qui eurent droit aux plus brûlants baisers.
Je savourais son ardeur et sentais qu’il m’en fallait plus.
Je me retournai doucement, le forçant à lâcher prise.
Il se redressa. Je m’occupai de défaire son pantalon. Il le retira lui-même, ainsi que son caleçon.
Je l’invitai d’un geste à s’allonger sur le lit et le laissai s’installer, puis je m’étendis près de lui.
Après quelques baisers supplémentaires sur son torse, je descendis vers sa virilité, là, parfaitement tendue.
J’en fis d’abord doucement le tour avec ma langue pour bien lubrifier l’ensemble, puis le pris en bouche. Il m’était impossible de l’avoir en entier. D’une main, je vins compléter les actions de ma langue et de mes lèvres.
Ce fut un délice. Son sexe sentait bon et avait ce goût salé que j’aime tant.
Je m’appliquai à prendre de la vitesse et autant de profondeur que cela m’était permis.
Mes attentions furent récompensées par un long gémissement de plaisir.
Enchantée par ce premier succès, je lui pris une main et la posai sur ma tête.
Je souhaitais lui donner le contrôle sur cette fellation, pour connaître le rythme qui lui plairait le plus, et pour le plaisir de l’exciter davantage.
Il ne manqua pas de jouer le jeu, prit ma tête à deux mains et me guida sur le chemin de son plaisir, qui était aussi le mien.
Je continuai un moment ces savantes caresses, mais ne voulant pas trop entamer sa résistance, je remontai le long de son torse pour l’embrasser.
Il m’enlaça et m’allongea près de lui, puis vint se placer au-dessus de moi.
Oh, que c’était bon de le sentir si proche, son corps pesant sur moi. Il était en appui sur ses bras ; je pouvais ainsi admirer le dessin de ses muscles tendus, son torse saillant sous l’effort.
Il enfouit sa tête entre mes seins et entreprit de les embrasser tour à tour.
Il avait l’air de vraiment les aimer, ces deux-là.
Bien décidé à s’occuper de moi, il se glissa sur le côté et porta son majeur à sa bouche pour le lubrifier. Ce geste, lourd d’érotisme, me ravit une nouvelle fois, et je me cambrai lorsqu’il l’introduisit dans mon antre chaude, déjà passablement humide.
Il me doigta rapidement, mais mon dernier vêtement le gênait.
Je le retirai moi-même, désormais nue et totalement offerte.
Il posa sur moi ce regard lointain qui m’avait tant perturbée lors de notre sortie au bar.
Je le comprenais maintenant. C’était l’envie.
Il me désirait maintenant… et à l’époque aussi.
Mes réflexions furent interrompues par une délicieuse chaleur : il avait profité de mon moment d’inattention pour se placer entre mes jambes.
Il embrassait mon mont de Vénus avec ardeur, buvant littéralement à la source de mon excitation.
C’était intense, un peu rude même. Il fallait m’en laisser si je voulais être suffisamment lubrifiée pour l’accueillir.
J’interrompis son baiser brûlant.
— Doucement… il faut que tu m’en laisses un peu si tu veux pouvoir entrer.
Il rigola.
— À ce sujet, tu as ce qu’il faut ?
— Oui, j’ai investi dans des capotes extra lubrifiées et du gel. J’ai un peu souffert les deux dernières fois.
— Vraiment ? J’en suis désolé.
— Ne t’inquiète pas, on va arranger ça aujourd’hui.
Je me levai, pris dans le tiroir du bureau un préservatif et le tube de lubrifiant.
Je lui tendis le premier et, pendant qu’il l’enfilait, je m’appliquai une noisette de gel. Ce contact froid apaisa la légère brûlure due à son cunnilingus un peu trop appuyé.
Il me demanda :
— Comment tu veux qu’on se mette ?
— Je vais me mettre au-dessus pour commencer, ce sera plus simple… et puis, si ça te va, je ne serais pas contre une petite levrette.
— Comme tu veux, répondit-il avec un sourire.
C’était tellement naturel de parler de sexe avec lui que cela m’étonna.
Il s’allongea donc et je me plaçai au-dessus.
D’abord, je fis coulisser son sexe contre le mien. J’adorais ce contact, c’etait grisant de rendre un peu fous mon partenaire avant de les récompenser.
Le résultat ne se fit pas attendre : avec un grondement, je le sentis empoigner sa verge et la tenir contre l’entrée de mon vagin.
Je me laissai glisser doucement, puis remonter, et encore une fois, chaque fois un peu plus loin, jusqu’à ce que nos corps se rejoignent.
Cette fois-ci, ce fut sans douleur, et le plaisir pointait déjà son nez.
Je me lançai dans une série de va-et-vient lents, m’enfonçant chaque fois jusqu’à la garde.
La satisfaction était autant physique que psychologique.
Il y avait quelque chose de l’ordre du fantasme à être possédée par un sexe aussi gros.
Il agrippa mes hanches et, soulevant son bassin, me pénétra encore plus profondément, encore plus vite.
Je me penchai en avant pour lui laisser le champ libre et profiter de ce premier assaut. C’était bon, vraiment bon… et il me tardait déjà de passer à la suite.
Je lui murmurai à l’oreille :
— On change de position ?
— Comme tu veux, c’est toi qui décides.
Je me mis à quatre pattes. Il se glissa derrière moi.
Je sentis son sexe entre mes jambes ; cette fois, c’est moi qui le guidai, puis j’entamai un mouvement de va-et-vient.
Je gémis de plaisir. Il dut comprendre le message et me prit par les hanches.
Deux mouvements en douceur… puis…
La vitesse.
La profondeur.
Le rythme.
Je fus saisie par une telle intensité. Je n’étais plus que sensations.
Je tenais à peine la position tant ses mouvements étaient rapides.
Je finis par poser mes bras sur le lit pour être plus stable.
Ce n’était pas la première fois que l’on faisait l’amour ainsi, vite et fort.
Mais aussi longtemps, et avec un membre pareil… c’était inédit.
Il fit une courte pause, puis reprit de plus belle.
Je ne pouvais retenir mes gémissements.
Je jouis. Une fois. Deux fois. Trois fois.
La chambre possédait un grand placard aux portes équipées de miroirs.
Nous étions pile en face.
Je relevai la tête pour voir notre reflet.
La vision de mon amant, les mains sur mes hanches, un sourire triomphant aux lèvres, me ravit.
Il était tout à son plaisir lui aussi.
Je profitais encore de cette levrette magistrale et, lorsqu’il ralentit de nouveau, je me dégageai.
— Oh… je crois que j’ai eu mon compte de ce côté-là, dis-je, haletante.
Je me rappelai sa remarque sur le missionnaire, sur le fait que cela le faisait venir plus vite. Je n’étais pas sûre de tenir encore très longtemps.
Je repris :
— Tu passes au-dessus ?
— Avec plaisir, acquiesça-t-il.
Nous nous repositionnâmes et, cette fois-ci, nul besoin de mains pour qu’il trouve l’entrée.
Il reprit aussitôt ses va-et-vient.
Sous l’effet du plaisir, je lui agrippai un peu trop fort le dos, manquant de le griffer.
Il attrapa ma main et la plaqua sur le lit, puis, par précaution peut-être, fit de même avec l’autre.
J’étais épinglée au lit, tenue par les poignets, les jambes bloquées par les assauts de mon amant.
C’était trop bon. Trop érotique.
L’orgasme me prit. Le plaisir partit du centre, en vagues, dévalant mes jambes, remontant jusqu’à mon cœur.
Je m’arquai, soulevant les fesses autant que possible, et je le sentis s’enfoncer encore plus profondément en moi.
Après ce moment de pure extase, je me détendis.
Je repris peu à peu conscience et l’observai.
Il était lui aussi entièrement pris par son plaisir, le visage crispé, les yeux fermés. Il ne devait plus être loin du but.
Je le sentis perdre légèrement le rythme, puis s’enfoncer une dernière fois en moi dans un long soupir.
Il s’affaissa un peu sur moi et libéra mes poignets.
Immédiatement, je le serrai contre moi.
Il bascula sur le dos et je me blottis contre lui.
Je laissai mes mains se promener à leur guise sur sa peau. Lui, les yeux fermés, semblait savourer ces caresses.
Je rompis le silence :
— Ça a été incroyable, cette fois-ci.
— Ravi de te l’entendre dire. J’étais plus détendu aussi, faut dire. Il me faut toujours un peu de temps pour être vraiment à l’aise.
— Mmm… on est bien d’accord que les premières fois ne sont jamais les meilleures.
— Par contre, on ne griffe pas et on ne mord pas, mademoiselle. Je n’ai pas envie d’avoir des marques.
— Madame ! Je te rappelle que je suis mariée… mais oui, désolée, je me suis un peu laissée emporter.
— Oui, c’est vrai que tu es mariée… et vraiment, Jonathan, ça ne me dérange pas.
— Bah non, il a même bien rigolé quand je lui ai dit qu’on avait failli se faire choper au bureau.
— Attends… tu lui racontes ?
— Pas dans les détails, non. Mais il est au courant de ce qui se passe, oui. Il m’a même un peu réconfortée quand tu m’as mis un râteau.
— C’est un peu fou, quand même.
— Oui… même moi, je trouve ça un peu étrange parfois.
Un léger silence s’installa.
— Bon… il faudrait peut-être qu’on songe à retourner au bureau, je crois. Il y a moyen de prendre une douche avant de repartir ? demanda-t-il.
— Oui, bien sûr. J’ai une salle de bain pour les invités.
— Non, parce que vendredi, j’étais bien embêté… je n’ai pas pu me rincer après notre petite entrevue, et j’avais peur de me griller avec l’odeur du préservatif.
— C’est pour ça que tu avais l’air si soucieux en repartant ?
— Ouais… je ne faisais pas le fier. Mais j’ai saisi une occasion : il faisait encore beau quand je suis rentré, j’ai attrapé mon fils et on a sauté dans la piscine.
— Parce que tu as une piscine chez toi ?
Tout en prenant notre douche, il me parla de sa maison.
Nous étions en pleine discussion sur l’immobilier de la région lorsque nous arrivâmes sur le parking de l’entreprise.
Un dernier sourire … et chacun reprit son rôle d’employé modèle.
En rentrant à la maison, je profitai de la douce chaleur des soirs de juin et me surpris à penser que ma vie avait trouvé son équilibre.
J’avais un mari formidable… et un amant complice.
Et puis, j’étais enfin enceinte.
Tout semblait à sa place.
Simple. Évident.
Je laissai courir cette idée quelques instants, comme pour m’en imprégner.
Tout allait bien…
Du moins, c’est ce que je voulais croire.
De retour au bureau le lundi, j’avais hâte de revoir Pierre… et en même temps, j’appréhendais. Je repensais à son regard entreaperçu vendredi soir. Est-ce que la situation lui avait réellement échappé ?
De mon côté, je n’arrivais pas à me dépêtrer de ce sentiment de culpabilité. Il y avait quand même sa vie de famille en jeu…
Habitée par ces sentiments ambivalents, je fis comme à mon habitude le tour des bureaux pour saluer mes collègues. Arrivée à hauteur du sien, je le gratifiai d’un salut cordial, mais souriant.
Il me répondit à peine.
Malgré moi, mon cœur se serra.
Je me sentis aussitôt bête. C’était une réaction d’adolescente. Je n’allais pas me vexer juste parce qu’il ne m’avait pas embrassée devant tout le monde.
À l’heure du déjeuner, j’acceptai l’invitation de mon chef pour aller au restaurant. Je proposai à Pierre de nous accompagner, mais comme à son habitude, il refusa poliment.
Son attitude me déstabilisait. Nous avions bien convenu de ne plus fricoter au bureau… mais de là à me snober complètement, alors que deux jours auparavant nous nous envoyions littéralement en l’air dans le bureau d’à côté…
Le mardi fut du même acabit. Lorsque je sortis de mon bureau pour la pause méridienne, je croisai à peine son regard.
J’espérais pouvoir lui parler plus tard dans la soirée, comme nous en avions l’habitude, mais un imprévu avec ses enfants l’obligea à partir plus tôt.
Je sentais que cette distance me blessait… mais pourquoi ?
Il était pourtant parfaitement clair de mon côté qu’il n’était pas question de développer des sentiments pour lui.
Mais, lors de mes précédentes aventures, j’avais tout de même l’habitude que mon partenaire soit… plus enthousiaste.
Finalement, n’était-ce pas là le cœur du problème ?
Je le voulais comme amant. Mais lui, que voulait-il ?
Le mercredi, nous étions en train de faire le point sur nos projets lorsque midi sonna.
Je saisis l’occasion.
— Pierre, ça te dirait qu’on déjeune ensemble ce midi ?
Avec un grand sourire, il répondit :
— Avec plaisir. On part dans cinq minutes ?
Je retins un soupir de soulagement.
— Je range mes affaires et on y va.
Lorsque je retournai à son bureau, il était en pleine discussion avec un collègue. Il me lança un regard désolé.
J’attendis cinq minutes, mais la faim me tenaillait et je sentais un début de nausée monter. Eh oui… les premiers symptômes de ma grossesse commençaient à se faire sentir.
Résignée, je lui dis :
— Bon, je pars devant. On se rejoint. J’ai vraiment faim.
Histoire de lui rappeler, à demi-mot, qu’on ne fait pas attendre une femme enceinte.
Sur le trajet jusqu’à chez moi, je pensais à ce déjeuner à venir.
J’avais certes faim… mais pas seulement de nourriture.
J’avais bien l’intention de profiter de cette pause pour le câliner un peu.
Dans cette perspective, une fois arrivée à la maison, je fis une rapide toilette de chat et enfilai une jolie culotte en dentelle bleu foncé.
J’espérais qu’il comprendrait que ce petit sous-vêtement lui était destiné.
En attendant son arrivée, je préparai la table et le repas.
Le temps passa. Il était presque 13 h, et nous devions impérativement être de retour au bureau à 14 h.
Je commençais à me dire que nous n’aurions pas le temps de… nous occuper de cette fameuse culotte.
Il arriva finalement à 12 h 45, son repas à la main, en s’excusant : deux collègues étaient venus lui parler entre-temps.
Cela nous donna un sujet de conversation pendant le déjeuner.
À la fin du repas, je me levai doucement et m’approchai de lui.
Toujours assis, il sembla comprendre immédiatement : son sourire se fit plus lumineux.
Je l’accueillis avec soulagement. Finalement, n’était-ce pas là le vrai Pierre ? Celui que je côtoyais au bureau n’était-il qu’un masque ?
Je ne m’attardai pas sur ces questions. J’avais mieux à faire.
Je me penchai vers lui pour poser mes lèvres sur les siennes.
Il répondit par un baiser plus profond, interrompant brièvement notre étreinte pour se lever et me serrer contre lui.
Très vite, ses mains glissèrent sous ma robe, attrapant mes fesses avec assurance.
Ce contact, puissant et viril, fit naître en moi un frisson de désir.
Je me pressai davantage contre lui, mes mains glissant sous sa chemise pour caresser la chaleur de sa peau.
Un soupir m’échappa.
Je me détachai légèrement, un sourire aux lèvres :
— On monte ?
— Je te suis.
Je passais donc devant lui dans l’escalier.
J’étais à peine arrivée au milieu que, derechef, il souleva ma robe.
— Oh, mais qu’elle est jolie, cette dentelle…
dit-il en empoignant mes fesses. Je m’arrêtai, tant ce contact m’électrisa.
— Attends, Pierre, je ne vais pas réussir à atteindre l’étage à ce rythme-là.
Non sans une dernière pression sur mon postérieur, il me laissa poursuivre la montée.
Arrivée dans la chambre d’amis, notre étreinte reprit de plus belle.
Avec délice, je déboutonnai sa chemise et laissai mon envie guider mes mains et mes lèvres, caressant et goûtant ce corps que j’avais tant désiré.
La passion était partagée. Pierre ne mit pas longtemps à me retirer ma robe et mon débardeur, ne me laissant que ma culotte.
Son attention se porta d’abord sur ma poitrine, qu’il pelotait avec autant d’ardeur que la première fois, embrassant un sein puis l’autre.
Puis, d’un coup, il me retourna. Je m’agrippai au bureau de la chambre d’amis.
À genoux dans mon dos, ce furent mes fesses qui eurent droit aux plus brûlants baisers.
Je savourais son ardeur et sentais qu’il m’en fallait plus.
Je me retournai doucement, le forçant à lâcher prise.
Il se redressa. Je m’occupai de défaire son pantalon. Il le retira lui-même, ainsi que son caleçon.
Je l’invitai d’un geste à s’allonger sur le lit et le laissai s’installer, puis je m’étendis près de lui.
Après quelques baisers supplémentaires sur son torse, je descendis vers sa virilité, là, parfaitement tendue.
J’en fis d’abord doucement le tour avec ma langue pour bien lubrifier l’ensemble, puis le pris en bouche. Il m’était impossible de l’avoir en entier. D’une main, je vins compléter les actions de ma langue et de mes lèvres.
Ce fut un délice. Son sexe sentait bon et avait ce goût salé que j’aime tant.
Je m’appliquai à prendre de la vitesse et autant de profondeur que cela m’était permis.
Mes attentions furent récompensées par un long gémissement de plaisir.
Enchantée par ce premier succès, je lui pris une main et la posai sur ma tête.
Je souhaitais lui donner le contrôle sur cette fellation, pour connaître le rythme qui lui plairait le plus, et pour le plaisir de l’exciter davantage.
Il ne manqua pas de jouer le jeu, prit ma tête à deux mains et me guida sur le chemin de son plaisir, qui était aussi le mien.
Je continuai un moment ces savantes caresses, mais ne voulant pas trop entamer sa résistance, je remontai le long de son torse pour l’embrasser.
Il m’enlaça et m’allongea près de lui, puis vint se placer au-dessus de moi.
Oh, que c’était bon de le sentir si proche, son corps pesant sur moi. Il était en appui sur ses bras ; je pouvais ainsi admirer le dessin de ses muscles tendus, son torse saillant sous l’effort.
Il enfouit sa tête entre mes seins et entreprit de les embrasser tour à tour.
Il avait l’air de vraiment les aimer, ces deux-là.
Bien décidé à s’occuper de moi, il se glissa sur le côté et porta son majeur à sa bouche pour le lubrifier. Ce geste, lourd d’érotisme, me ravit une nouvelle fois, et je me cambrai lorsqu’il l’introduisit dans mon antre chaude, déjà passablement humide.
Il me doigta rapidement, mais mon dernier vêtement le gênait.
Je le retirai moi-même, désormais nue et totalement offerte.
Il posa sur moi ce regard lointain qui m’avait tant perturbée lors de notre sortie au bar.
Je le comprenais maintenant. C’était l’envie.
Il me désirait maintenant… et à l’époque aussi.
Mes réflexions furent interrompues par une délicieuse chaleur : il avait profité de mon moment d’inattention pour se placer entre mes jambes.
Il embrassait mon mont de Vénus avec ardeur, buvant littéralement à la source de mon excitation.
C’était intense, un peu rude même. Il fallait m’en laisser si je voulais être suffisamment lubrifiée pour l’accueillir.
J’interrompis son baiser brûlant.
— Doucement… il faut que tu m’en laisses un peu si tu veux pouvoir entrer.
Il rigola.
— À ce sujet, tu as ce qu’il faut ?
— Oui, j’ai investi dans des capotes extra lubrifiées et du gel. J’ai un peu souffert les deux dernières fois.
— Vraiment ? J’en suis désolé.
— Ne t’inquiète pas, on va arranger ça aujourd’hui.
Je me levai, pris dans le tiroir du bureau un préservatif et le tube de lubrifiant.
Je lui tendis le premier et, pendant qu’il l’enfilait, je m’appliquai une noisette de gel. Ce contact froid apaisa la légère brûlure due à son cunnilingus un peu trop appuyé.
Il me demanda :
— Comment tu veux qu’on se mette ?
— Je vais me mettre au-dessus pour commencer, ce sera plus simple… et puis, si ça te va, je ne serais pas contre une petite levrette.
— Comme tu veux, répondit-il avec un sourire.
C’était tellement naturel de parler de sexe avec lui que cela m’étonna.
Il s’allongea donc et je me plaçai au-dessus.
D’abord, je fis coulisser son sexe contre le mien. J’adorais ce contact, c’etait grisant de rendre un peu fous mon partenaire avant de les récompenser.
Le résultat ne se fit pas attendre : avec un grondement, je le sentis empoigner sa verge et la tenir contre l’entrée de mon vagin.
Je me laissai glisser doucement, puis remonter, et encore une fois, chaque fois un peu plus loin, jusqu’à ce que nos corps se rejoignent.
Cette fois-ci, ce fut sans douleur, et le plaisir pointait déjà son nez.
Je me lançai dans une série de va-et-vient lents, m’enfonçant chaque fois jusqu’à la garde.
La satisfaction était autant physique que psychologique.
Il y avait quelque chose de l’ordre du fantasme à être possédée par un sexe aussi gros.
Il agrippa mes hanches et, soulevant son bassin, me pénétra encore plus profondément, encore plus vite.
Je me penchai en avant pour lui laisser le champ libre et profiter de ce premier assaut. C’était bon, vraiment bon… et il me tardait déjà de passer à la suite.
Je lui murmurai à l’oreille :
— On change de position ?
— Comme tu veux, c’est toi qui décides.
Je me mis à quatre pattes. Il se glissa derrière moi.
Je sentis son sexe entre mes jambes ; cette fois, c’est moi qui le guidai, puis j’entamai un mouvement de va-et-vient.
Je gémis de plaisir. Il dut comprendre le message et me prit par les hanches.
Deux mouvements en douceur… puis…
La vitesse.
La profondeur.
Le rythme.
Je fus saisie par une telle intensité. Je n’étais plus que sensations.
Je tenais à peine la position tant ses mouvements étaient rapides.
Je finis par poser mes bras sur le lit pour être plus stable.
Ce n’était pas la première fois que l’on faisait l’amour ainsi, vite et fort.
Mais aussi longtemps, et avec un membre pareil… c’était inédit.
Il fit une courte pause, puis reprit de plus belle.
Je ne pouvais retenir mes gémissements.
Je jouis. Une fois. Deux fois. Trois fois.
La chambre possédait un grand placard aux portes équipées de miroirs.
Nous étions pile en face.
Je relevai la tête pour voir notre reflet.
La vision de mon amant, les mains sur mes hanches, un sourire triomphant aux lèvres, me ravit.
Il était tout à son plaisir lui aussi.
Je profitais encore de cette levrette magistrale et, lorsqu’il ralentit de nouveau, je me dégageai.
— Oh… je crois que j’ai eu mon compte de ce côté-là, dis-je, haletante.
Je me rappelai sa remarque sur le missionnaire, sur le fait que cela le faisait venir plus vite. Je n’étais pas sûre de tenir encore très longtemps.
Je repris :
— Tu passes au-dessus ?
— Avec plaisir, acquiesça-t-il.
Nous nous repositionnâmes et, cette fois-ci, nul besoin de mains pour qu’il trouve l’entrée.
Il reprit aussitôt ses va-et-vient.
Sous l’effet du plaisir, je lui agrippai un peu trop fort le dos, manquant de le griffer.
Il attrapa ma main et la plaqua sur le lit, puis, par précaution peut-être, fit de même avec l’autre.
J’étais épinglée au lit, tenue par les poignets, les jambes bloquées par les assauts de mon amant.
C’était trop bon. Trop érotique.
L’orgasme me prit. Le plaisir partit du centre, en vagues, dévalant mes jambes, remontant jusqu’à mon cœur.
Je m’arquai, soulevant les fesses autant que possible, et je le sentis s’enfoncer encore plus profondément en moi.
Après ce moment de pure extase, je me détendis.
Je repris peu à peu conscience et l’observai.
Il était lui aussi entièrement pris par son plaisir, le visage crispé, les yeux fermés. Il ne devait plus être loin du but.
Je le sentis perdre légèrement le rythme, puis s’enfoncer une dernière fois en moi dans un long soupir.
Il s’affaissa un peu sur moi et libéra mes poignets.
Immédiatement, je le serrai contre moi.
Il bascula sur le dos et je me blottis contre lui.
Je laissai mes mains se promener à leur guise sur sa peau. Lui, les yeux fermés, semblait savourer ces caresses.
Je rompis le silence :
— Ça a été incroyable, cette fois-ci.
— Ravi de te l’entendre dire. J’étais plus détendu aussi, faut dire. Il me faut toujours un peu de temps pour être vraiment à l’aise.
— Mmm… on est bien d’accord que les premières fois ne sont jamais les meilleures.
— Par contre, on ne griffe pas et on ne mord pas, mademoiselle. Je n’ai pas envie d’avoir des marques.
— Madame ! Je te rappelle que je suis mariée… mais oui, désolée, je me suis un peu laissée emporter.
— Oui, c’est vrai que tu es mariée… et vraiment, Jonathan, ça ne me dérange pas.
— Bah non, il a même bien rigolé quand je lui ai dit qu’on avait failli se faire choper au bureau.
— Attends… tu lui racontes ?
— Pas dans les détails, non. Mais il est au courant de ce qui se passe, oui. Il m’a même un peu réconfortée quand tu m’as mis un râteau.
— C’est un peu fou, quand même.
— Oui… même moi, je trouve ça un peu étrange parfois.
Un léger silence s’installa.
— Bon… il faudrait peut-être qu’on songe à retourner au bureau, je crois. Il y a moyen de prendre une douche avant de repartir ? demanda-t-il.
— Oui, bien sûr. J’ai une salle de bain pour les invités.
— Non, parce que vendredi, j’étais bien embêté… je n’ai pas pu me rincer après notre petite entrevue, et j’avais peur de me griller avec l’odeur du préservatif.
— C’est pour ça que tu avais l’air si soucieux en repartant ?
— Ouais… je ne faisais pas le fier. Mais j’ai saisi une occasion : il faisait encore beau quand je suis rentré, j’ai attrapé mon fils et on a sauté dans la piscine.
— Parce que tu as une piscine chez toi ?
Tout en prenant notre douche, il me parla de sa maison.
Nous étions en pleine discussion sur l’immobilier de la région lorsque nous arrivâmes sur le parking de l’entreprise.
Un dernier sourire … et chacun reprit son rôle d’employé modèle.
En rentrant à la maison, je profitai de la douce chaleur des soirs de juin et me surpris à penser que ma vie avait trouvé son équilibre.
J’avais un mari formidable… et un amant complice.
Et puis, j’étais enfin enceinte.
Tout semblait à sa place.
Simple. Évident.
Je laissai courir cette idée quelques instants, comme pour m’en imprégner.
Tout allait bien…
Du moins, c’est ce que je voulais croire.
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