Les aventures de Victoria - chapitre 8
Récit érotique écrit par Victori@ [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
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Les aventures de Victoria - chapitre 8
Chapitre 8 - Un battement de coeur
C’est à la fois heureux et épuisés que nous rentrâmes à la maison, avec Jonathan.
Il nous fallut un long moment pour assimiler la nouvelle : pour la première fois, nous avions entendu un cœur battre.
Minuscule, fragile… et pourtant porteur d’un espoir immense.
Les saignements, finalement, étaient normaux en début de grossesse et ne présentaient aucun danger.
Le lundi matin, j’appelai mon médecin afin qu’il m’arrête. Entre les émotions, les nausées et la fatigue accumulée après ces semaines de travail intense, j’étais à bout.
En fin de matinée, mon téléphone sonna.
C'était Pierre.
— « Salut Victoria, Samuel nous a prévenue que tu étais en arrêt, mais il n’a pas dit pourquoi… »
Il ne finit pas sa phrase, mais je compris le sous-entendu.
— « Ne t’inquiète pas, je vais bien. Je suis fatiguée, c’est tout… et le bébé va bien aussi. »
Un soupir de soulagement à l’autre bout du fil.
— « Ça me rassure. Dis-moi si je peux faire quelque chose. »
— « Eh bien, puisque tu proposes, j’ai oublié mon chargeur de PC et mon cahier sur mon bureau. Si tu peux me les ramener… »
— « T’es pas censée te reposer, toi ? »
— « J’ai dormi toute la matinée et j’ai bien l’intention de faire pareil cet après-midi… mais on ne sait jamais, si je finis par m’ennuyer », dis-je en riant.
— « Ok, je te ramène ça… mais demain. Aujourd’hui, tu dors ! »
— « Bien chef ! »
Le lendemain, il arriva vers midi.
Contrairement à son habitude, il me prit dans ses bras dès son arrivée.
Un long câlin, tendre et réconfortant.
Je me détendis à son contact, me laissant aller contre lui.
Il me serra un peu plus, m’embrassa sur la tête, puis sur le front. Tout en douceur, il me relâcha.
— « Bon, raconte-moi ce qui s’est passé. T’es pas du genre à te mettre en arrêt pour rien », me demanda-t-il doucement.
— « On se met à table et je te raconte tout ça », dis-je en attrapant deux assiettes.
— « Et tu me donneras quelques nouvelles des collègues aussi », ajoutai-je.
À la fin du repas, la discussion prit de nouveau une tournure plus personnelle.
Assise sur le canapé, la tête contre son torse, je l’écoutais me parler de ses enfants.
— « C’est sûr que je n’ai pas eu les mêmes soucis que toi… Cécilia est tombée enceinte six mois après notre rencontre », me raconta-t-il.
— « Ça ressemble presque à un accident, ça ! »
— « On ne se protégeait pas… mais elle comptait ses cycles. »
— « Pas la méthode de contraception la plus fiable… »
— « Non, c’est sûr. Dans le fond, si je n’avais pas voulu que ça arrive, j’aurais dû faire plus attention… mais j’avais l’âge, et ça se passait bien entre nous. Je crois que je cherchais à me poser aussi. Les relations sans lendemain, ça ne peut durer qu’un temps… »
Je me serrai un peu plus fort contre lui, comme pour le réconforter.
À qui avait-il pu dire ça aussi clairement ? En laissant entrevoir la faille, les regrets à peine voilés…
Je le laissai parler, un peu triste pour lui.
Tout le monde ne trouve pas l’âme sœur idéale. Parfois, on se contente du meilleur compromis.
Nous restâmes un long moment ainsi, blottis dans le calme de la maison.
Je somnolais presque lorsqu’il reprit la parole.
— « Je dois y aller… »
— « Mmm… j’aurais bien fait la sieste dans tes bras… »
— « J’aurais bien aimé aussi, mais il faut retourner au boulot. »
Sur le pas de la porte, je le pris encore une fois dans mes bras puis déposai un léger baiser sur ses lèvres.
Réconfortée par sa visite, je me glissai dans mon lit.
Au moment de m’endormir, je réalisai que tout n’avait été que tendresse aujourd’hui.
Pas d’escapade dans la chambre d’amis…
Ça pouvait aussi fonctionner comme ça, entre nous.
Je passai le reste de la semaine à me reposer. Pierre, qui devait en partie compenser mon absence, n’eut pas le loisir de me visiter de nouveau.
En milieu de semaine, Pierre passa de nouveau à la maison pour le déjeuner. Cette fois-ci, j’étais bien plus en forme et sa simple présence dans ma salle à manger me faisait frémir de désir.
Assise en face de lui, je m’efforçais de conserver une attitude neutre, alors que, par-dessous la table, je glissais lentement mon pied le long de sa jambe, allant jusqu’à effleurer son entrejambe.
Ce jeu de dupe m’amusait beaucoup.
De son côté, il continuait à discuter d’un air badin alors même qu’une bosse significative s’était formée dans son pantalon.
Sitôt le repas achevé, il n’eut plus de faux-semblants et c’est d’un air entendu que nous gagnâmes l’étage.
Cette lente montée du désir porta ses fruits : nous étions fébriles en atteignant la chambre.
En quelques instants, nous étions nus, nos bouches soudées.
Ses mains agrippaient mes fesses, les pelotant avec avidité.
Je sentais son sexe érigé entre nous, plaqué contre mon ventre… brûlant et humide, tout comme moi.
Je m’allongeai sur le lit en l’entraînant avec moi.
Je sentais son poids sur moi, lourd, chaud, et pourtant si doux.
Je caressais son dos large, ses fesses fermes.
Sa bouche quitta la mienne et glissa le long de mon cou.
Il s’attarda longuement sur ma poitrine, embrassant tour à tour mes seins, agaçant mes tétons d’une langue experte.
Je me cambrai contre lui, de plaisir et d’envie.
Il m’en fallait beaucoup plus pour calmer le brasier qui inondait mes cuisses.
Une main se fraya un passage entre nous et il glissa un doigt entre mes lèvres.
Un léger grondement lui échappa.
— « Mais tu es déjà tellement humide… »
— « À chaque fois que tu me touches, je suis comme ça… c’est ta manière de me caresser les seins et les fesses… »
Je n’achevai pas : son doigt venait de s’insinuer en moi.
Déjà échauffée, ce contact était exquis.
Encouragé par ma réaction, il accéléra ses va-et-vient.
Je me cambrai de nouveau, les yeux clos.
Je ne sais combien de temps cela dura.
Je frissonnai lorsqu’il se releva.
Il se réinstalla tête-bêche et enfouit son visage entre mes cuisses.
Sa langue se glissa entre mes lèvres, titillant l’entrée de mon sexe.
Il entreprit de me laper ; à chaque coup de langue, il effleurait mon clitoris déjà gonflé.
Je profitai un moment de ses brûlantes caresses avant de m’intéresser à lui.
Son sexe tendu était à portée de main.
Je m’en saisis, caressant du bout du pouce son gland humide, puis le pris en main, le branlant doucement.
Je perdais le rythme, trop accaparée par le plaisir qu’il me donnait.
Je décidai de prendre ma revanche et, après une légère contorsion, réussis à prendre sa verge en bouche.
Doucement d’abord, j’en fis le tour, de la base au gland, avant d’entreprendre de le sucer franchement.
Je sentis ses mains se serrer plus fermement sur mes fesses, et le rythme de ses caresses devenir plus saccadé.
Manquant moi-même de concentration, et comme j’aimais faire les choses bien, je me dégageai de son étreinte en disant :
— « Tu me déconcentres trop… »
— « Si je vous déconcentre, madame, je vous prie de m’excuser », dit-il en riant.
Puis, s’allongeant sur le dos, il ajouta :
— « Je vous laisse à votre ouvrage. »
Je me glissai entre ses jambes et repris ma gâterie.
Un moment plus tard, je ne suçais plus que son gland et levai les yeux vers lui.
Il avait une main derrière la tête, les yeux clos, un sourire de satisfaction aux lèvres.
Bien heureuse de mon effet, je poursuivis jusqu’à l’amener au bord.
Il avait toujours les yeux fermés lorsque, le chevauchant, je l’embrassai.
Je sentais son sexe contre le mien et, d’un mouvement de bassin lent et appuyé, les frottais l’un contre l’autre, prenant garde à ne pas le laisser entrer.
Ce petit manège me porta presque à la jouissance, mais je m’arrêtai juste avant.
Je lui passai un préservatif et, une fois installé, me positionnai de nouveau sur lui.
Les deux mains posées sur son torse, je l’introduisis en moi, lentement, du gland à la garde.
Une sensation de plénitude.
J’étais tellement échauffée par nos préliminaires qu’il ne me fallut que quelques va-et-vient pour jouir une première fois.
Je me dégageai ensuite pour me mettre à genoux sur le lit.
— « On passe en levrette ? J’y ai pas eu droit la dernière fois… »
— « Mmm… si tu veux. Est-ce que tu aimes qu’on te caresse l’anus en même temps ? »
— « Je n’ai jamais essayé… mais ça m’intéresse. »
Je passai donc à quatre pattes.
Il se positionna derrière moi, s’introduisit doucement, posa ses mains sur mes hanches et accéléra le rythme.
C’était toujours aussi fort, puissant et bon.
Je m’abandonnais totalement à lui.
Au bout d’un moment, je sentis son pouce se poser entre mes fesses et appuyer légèrement dans un mouvement circulaire.
Cette caresse ne fit que décupler mon plaisir.
Les va-et-vient se firent plus lents et plus profonds.
Une longue logorrhée de gémissements s’échappa de mes lèvres, mes doigts se crispèrent sur les draps.
Il reprit mon bassin à deux mains et accéléra de nouveau.
Je m’abandonnais à lui, le laissant maître de mon plaisir comme du sien.
Les sensations me traversaient par vagues, encore et encore, jusqu’à me submerger.
Je tombai sur les coudes, secouée d’un spasme.
Prise dans ma propre jouissance, je ne sentis pas son moment de bascule.
Il ralentit, s’immobilisa complètement en moi, puis se retira doucement.
Allongés, nus l’un contre l’autre dans le calme de la chambre, nous profitions simplement de la présence de l’autre.
Le désir et la passion retombés, nous retrouvions une forme de douceur.
Un câlin silencieux.
Il poussa un soupir.
Je rouvris les yeux, mon ventre se crispa.
Je me redressai légèrement pour observer son visage. Son expression était devenue sérieuse.
Il m’embrassa sur le front.
Puis il prit la parole.
— « Il faudrait qu’on arrête… Ça devait juste être une ou deux fois. Là, ça devient autre chose. »
Encore une fois, des mots raisonnables… mais si difficiles à entendre.
Je restai silencieuse un moment, puis pris une décision.
— « C’est bientôt les vacances. On n’a qu’à se dire qu’à la rentrée… ce sera fini. »
Il acquiesça sans un mot.
Si ça devait bientôt se terminer, j’avais bien l’intention d’en profiter.
Je le couvris de caresses et de baisers. J’adorais le voir enfin détendu, un sourire aux lèvres.
— « En fait, derrière des airs de mâle alpha, tu es un nounours… »
— « C’est le problème quand on est grand, c’est toujours à moi de faire les câlins. Alors forcément, j’en profite quand c’est l’inverse. »
— « Donc t’es jamais la petite cuillère ? »
— « Exactement ! »
— « Eh bien, on va corriger ça alors. »
Il se blottit contre moi, la tête posée entre mes seins.
— « Là, je suis un homme heureux. Il n’y a quand même rien de mieux que la poitrine d’une femme… surtout une comme la tienne. »
Nous restâmes ainsi un moment, discutant de notre passion commune pour les courbes féminines.
Quand il fut parti, j’étais parfaitement détendue.
La fin prochaine de notre aventure me semblait encore lointaine, presque irréelle.
Je repoussai cette idée dans un coin de ma tête et repris le cours de ma journée.
Les jours suivants furent bien plus pénibles.
La chaleur de l’été était accablante. Les nausées de la grossesse étaient presque permanentes.
Je consacrais ce que j’avais d’énergie au travail. Le reste du temps, je me reposais, m’ennuyant ferme sur mon canapé, incapable d’accomplir la moindre tâche ménagère.
Dans ce contexte, il me tardait que les vacances arrivent, même si cela signifiait la fin de mes escapades avec Pierre.
La nature étant bien faite, j’avais une fenêtre de répit le midi.
Nous en profitions avec Pierre. Il n’y avait presque personne à l’agence. En tout cas, personne pour remarquer que deux ou trois fois par semaine, nous quittions le bureau ensemble.
Nous déjeunions, et si le temps le permettait, nous faisions escale dans ma chambre d’amis.
La dernière semaine arriva.
Je songeai à quelque chose de spécial pour notre dernière fois.
Une jolie robe très courte, une culotte en dentelle noire, et surtout pas de soutien-gorge…
Mais plus les jours passaient, plus j’allais mal.
Même mon désir pour lui s’éteignait. J’étais trop fatiguée.
Finalement, ce fut mon PC qui me donna le coup de grâce : il rendit l’âme le mercredi midi.
J’étais têtue et travailleuse, mais le message était clair, même pour moi.
J’appelai mon chef, avançai mes congés de deux jours et allai me coucher.
Je dormis quasiment tout l’après-midi et la journée du lendemain, ne me levant que pour manger un peu et préparer mon départ.
Pierre passa tout de même le vendredi pour un dernier baiser et me souhaiter de bonnes vacances.
Il n’y eut pas de “dernière fois”.
C’était sans doute mieux ainsi.
Notre relation était sans engagement et sans contraintes, juste pour le plaisir. Une dernière rencontre “pour la forme” ne nous ressemblait pas.
Cela se termina sans que nous en ayons vraiment conscience.
En douceur.
Mes vacances ressemblent plus à une convalescence qu’à autre chose. Les nausées ne me lâchent plus du matin au soir.
Je passe de longues heures dans ma chambre à me reposer.
J’eus le temps de réfléchir aux événements des deux derniers mois.
Je me repassais le film de nos plus beaux moments, les plus ardents comme les plus tendres.
Le sexe, c’est une chose… mais nos discussions, nos débats sans fin, nos confidences… c’était ça aussi le sel de notre relation, et cela n’est pas terminé.
J’essaie de ne pas être triste, mais toute cette situation me laisse un goût d’inachevé.
Un peu mauvaise, je songeais parfois que le mal était fait. Il avait rompu sa promesse de fidélité consciemment… alors qu’est-ce que ça changeait maintenant ? Pourquoi devrions-nous nous priver de ces moments de joie et de plaisir ?
La réponse, je la connaissais : une relation parallèle ne peut pas passer inaperçue ad vitam aeternam. Un jour ou l’autre, on se fait trahir par un détail.
Et puis il y avait aussi le travail.
Nous formions un drôle de duo, tous les deux : la bobo de gauche et le daron de droite.
J’avais parfois l’impression que ça crevait les yeux, qu’il se passait quelque chose entre nous.
La proximité de mon domicile était bien pratique, mais elle augmentait d’autant le risque que quelqu'un découvre le pot aux roses.
En effet, plus d’une fois, des collègues nous avaient vus passer ensemble le pas de ma porte.
Enfin, il restait ce que je n’osais pas m’avouer: si on mêle attirance sexuelle et complicité, cela peut vite se transformer en sentiments.
La raison et la passion se partagèrent ainsi mon esprit dans la chaleur étouffante de la mi-août.
De retour chez moi après deux semaines en famille, je n’étais toujours pas en état de travailler.
Je repartais pour deux semaines d’arrêt supplémentaires.
La patience n’est pas mon fort et, après ces semaines à m’interroger sur ma relation avec Pierre, j’avais besoin de me confronter au réel.
Je voulais savoir si nous étions capables de résister à nos désirs et de rester de bons amis.
Pour ma part, j’étais bien décidée à ne rien tenter. J’espérais seulement en être capable.
Le travail avait repris bon train et, malgré mon arrêt maladie, je répondais à certains messages et prenais quelques appels, dont ceux de Pierre lorsqu’il me contactait.
Une fois les sujets professionnels évacués, je lui proposai de venir déjeuner avec moi dans la semaine, pour que nous nous racontions nos vacances et, dans mon cas, tromper l’ennui.
Rendez-vous fut pris pour le mercredi.
Le jour J, je rangeai un peu mon salon avant son arrivée, mais ne pris pas la peine de changer de vêtements.
Il m’avait vue nue, il survivrait à me voir en t-shirt large et pantalon de coton.
Cela me permettrait aussi d’avoir bonne conscience : au moins, il n’y avait rien de provocant dans ma tenue.
Il ne me restait plus qu’à rester de marbre… alors que, bien malgré moi, je sentais la crispation familière du désir envahir mon bas-ventre à l’idée de son arrivée prochaine.
En habitué des lieux, il frappa à la porte mais entra sans attendre de réponse.
J’entendis ses pas dans l’escalier…
Un battement de cœur… et il serait là.
C’est à la fois heureux et épuisés que nous rentrâmes à la maison, avec Jonathan.
Il nous fallut un long moment pour assimiler la nouvelle : pour la première fois, nous avions entendu un cœur battre.
Minuscule, fragile… et pourtant porteur d’un espoir immense.
Les saignements, finalement, étaient normaux en début de grossesse et ne présentaient aucun danger.
Le lundi matin, j’appelai mon médecin afin qu’il m’arrête. Entre les émotions, les nausées et la fatigue accumulée après ces semaines de travail intense, j’étais à bout.
En fin de matinée, mon téléphone sonna.
C'était Pierre.
— « Salut Victoria, Samuel nous a prévenue que tu étais en arrêt, mais il n’a pas dit pourquoi… »
Il ne finit pas sa phrase, mais je compris le sous-entendu.
— « Ne t’inquiète pas, je vais bien. Je suis fatiguée, c’est tout… et le bébé va bien aussi. »
Un soupir de soulagement à l’autre bout du fil.
— « Ça me rassure. Dis-moi si je peux faire quelque chose. »
— « Eh bien, puisque tu proposes, j’ai oublié mon chargeur de PC et mon cahier sur mon bureau. Si tu peux me les ramener… »
— « T’es pas censée te reposer, toi ? »
— « J’ai dormi toute la matinée et j’ai bien l’intention de faire pareil cet après-midi… mais on ne sait jamais, si je finis par m’ennuyer », dis-je en riant.
— « Ok, je te ramène ça… mais demain. Aujourd’hui, tu dors ! »
— « Bien chef ! »
Le lendemain, il arriva vers midi.
Contrairement à son habitude, il me prit dans ses bras dès son arrivée.
Un long câlin, tendre et réconfortant.
Je me détendis à son contact, me laissant aller contre lui.
Il me serra un peu plus, m’embrassa sur la tête, puis sur le front. Tout en douceur, il me relâcha.
— « Bon, raconte-moi ce qui s’est passé. T’es pas du genre à te mettre en arrêt pour rien », me demanda-t-il doucement.
— « On se met à table et je te raconte tout ça », dis-je en attrapant deux assiettes.
— « Et tu me donneras quelques nouvelles des collègues aussi », ajoutai-je.
À la fin du repas, la discussion prit de nouveau une tournure plus personnelle.
Assise sur le canapé, la tête contre son torse, je l’écoutais me parler de ses enfants.
— « C’est sûr que je n’ai pas eu les mêmes soucis que toi… Cécilia est tombée enceinte six mois après notre rencontre », me raconta-t-il.
— « Ça ressemble presque à un accident, ça ! »
— « On ne se protégeait pas… mais elle comptait ses cycles. »
— « Pas la méthode de contraception la plus fiable… »
— « Non, c’est sûr. Dans le fond, si je n’avais pas voulu que ça arrive, j’aurais dû faire plus attention… mais j’avais l’âge, et ça se passait bien entre nous. Je crois que je cherchais à me poser aussi. Les relations sans lendemain, ça ne peut durer qu’un temps… »
Je me serrai un peu plus fort contre lui, comme pour le réconforter.
À qui avait-il pu dire ça aussi clairement ? En laissant entrevoir la faille, les regrets à peine voilés…
Je le laissai parler, un peu triste pour lui.
Tout le monde ne trouve pas l’âme sœur idéale. Parfois, on se contente du meilleur compromis.
Nous restâmes un long moment ainsi, blottis dans le calme de la maison.
Je somnolais presque lorsqu’il reprit la parole.
— « Je dois y aller… »
— « Mmm… j’aurais bien fait la sieste dans tes bras… »
— « J’aurais bien aimé aussi, mais il faut retourner au boulot. »
Sur le pas de la porte, je le pris encore une fois dans mes bras puis déposai un léger baiser sur ses lèvres.
Réconfortée par sa visite, je me glissai dans mon lit.
Au moment de m’endormir, je réalisai que tout n’avait été que tendresse aujourd’hui.
Pas d’escapade dans la chambre d’amis…
Ça pouvait aussi fonctionner comme ça, entre nous.
Je passai le reste de la semaine à me reposer. Pierre, qui devait en partie compenser mon absence, n’eut pas le loisir de me visiter de nouveau.
En milieu de semaine, Pierre passa de nouveau à la maison pour le déjeuner. Cette fois-ci, j’étais bien plus en forme et sa simple présence dans ma salle à manger me faisait frémir de désir.
Assise en face de lui, je m’efforçais de conserver une attitude neutre, alors que, par-dessous la table, je glissais lentement mon pied le long de sa jambe, allant jusqu’à effleurer son entrejambe.
Ce jeu de dupe m’amusait beaucoup.
De son côté, il continuait à discuter d’un air badin alors même qu’une bosse significative s’était formée dans son pantalon.
Sitôt le repas achevé, il n’eut plus de faux-semblants et c’est d’un air entendu que nous gagnâmes l’étage.
Cette lente montée du désir porta ses fruits : nous étions fébriles en atteignant la chambre.
En quelques instants, nous étions nus, nos bouches soudées.
Ses mains agrippaient mes fesses, les pelotant avec avidité.
Je sentais son sexe érigé entre nous, plaqué contre mon ventre… brûlant et humide, tout comme moi.
Je m’allongeai sur le lit en l’entraînant avec moi.
Je sentais son poids sur moi, lourd, chaud, et pourtant si doux.
Je caressais son dos large, ses fesses fermes.
Sa bouche quitta la mienne et glissa le long de mon cou.
Il s’attarda longuement sur ma poitrine, embrassant tour à tour mes seins, agaçant mes tétons d’une langue experte.
Je me cambrai contre lui, de plaisir et d’envie.
Il m’en fallait beaucoup plus pour calmer le brasier qui inondait mes cuisses.
Une main se fraya un passage entre nous et il glissa un doigt entre mes lèvres.
Un léger grondement lui échappa.
— « Mais tu es déjà tellement humide… »
— « À chaque fois que tu me touches, je suis comme ça… c’est ta manière de me caresser les seins et les fesses… »
Je n’achevai pas : son doigt venait de s’insinuer en moi.
Déjà échauffée, ce contact était exquis.
Encouragé par ma réaction, il accéléra ses va-et-vient.
Je me cambrai de nouveau, les yeux clos.
Je ne sais combien de temps cela dura.
Je frissonnai lorsqu’il se releva.
Il se réinstalla tête-bêche et enfouit son visage entre mes cuisses.
Sa langue se glissa entre mes lèvres, titillant l’entrée de mon sexe.
Il entreprit de me laper ; à chaque coup de langue, il effleurait mon clitoris déjà gonflé.
Je profitai un moment de ses brûlantes caresses avant de m’intéresser à lui.
Son sexe tendu était à portée de main.
Je m’en saisis, caressant du bout du pouce son gland humide, puis le pris en main, le branlant doucement.
Je perdais le rythme, trop accaparée par le plaisir qu’il me donnait.
Je décidai de prendre ma revanche et, après une légère contorsion, réussis à prendre sa verge en bouche.
Doucement d’abord, j’en fis le tour, de la base au gland, avant d’entreprendre de le sucer franchement.
Je sentis ses mains se serrer plus fermement sur mes fesses, et le rythme de ses caresses devenir plus saccadé.
Manquant moi-même de concentration, et comme j’aimais faire les choses bien, je me dégageai de son étreinte en disant :
— « Tu me déconcentres trop… »
— « Si je vous déconcentre, madame, je vous prie de m’excuser », dit-il en riant.
Puis, s’allongeant sur le dos, il ajouta :
— « Je vous laisse à votre ouvrage. »
Je me glissai entre ses jambes et repris ma gâterie.
Un moment plus tard, je ne suçais plus que son gland et levai les yeux vers lui.
Il avait une main derrière la tête, les yeux clos, un sourire de satisfaction aux lèvres.
Bien heureuse de mon effet, je poursuivis jusqu’à l’amener au bord.
Il avait toujours les yeux fermés lorsque, le chevauchant, je l’embrassai.
Je sentais son sexe contre le mien et, d’un mouvement de bassin lent et appuyé, les frottais l’un contre l’autre, prenant garde à ne pas le laisser entrer.
Ce petit manège me porta presque à la jouissance, mais je m’arrêtai juste avant.
Je lui passai un préservatif et, une fois installé, me positionnai de nouveau sur lui.
Les deux mains posées sur son torse, je l’introduisis en moi, lentement, du gland à la garde.
Une sensation de plénitude.
J’étais tellement échauffée par nos préliminaires qu’il ne me fallut que quelques va-et-vient pour jouir une première fois.
Je me dégageai ensuite pour me mettre à genoux sur le lit.
— « On passe en levrette ? J’y ai pas eu droit la dernière fois… »
— « Mmm… si tu veux. Est-ce que tu aimes qu’on te caresse l’anus en même temps ? »
— « Je n’ai jamais essayé… mais ça m’intéresse. »
Je passai donc à quatre pattes.
Il se positionna derrière moi, s’introduisit doucement, posa ses mains sur mes hanches et accéléra le rythme.
C’était toujours aussi fort, puissant et bon.
Je m’abandonnais totalement à lui.
Au bout d’un moment, je sentis son pouce se poser entre mes fesses et appuyer légèrement dans un mouvement circulaire.
Cette caresse ne fit que décupler mon plaisir.
Les va-et-vient se firent plus lents et plus profonds.
Une longue logorrhée de gémissements s’échappa de mes lèvres, mes doigts se crispèrent sur les draps.
Il reprit mon bassin à deux mains et accéléra de nouveau.
Je m’abandonnais à lui, le laissant maître de mon plaisir comme du sien.
Les sensations me traversaient par vagues, encore et encore, jusqu’à me submerger.
Je tombai sur les coudes, secouée d’un spasme.
Prise dans ma propre jouissance, je ne sentis pas son moment de bascule.
Il ralentit, s’immobilisa complètement en moi, puis se retira doucement.
Allongés, nus l’un contre l’autre dans le calme de la chambre, nous profitions simplement de la présence de l’autre.
Le désir et la passion retombés, nous retrouvions une forme de douceur.
Un câlin silencieux.
Il poussa un soupir.
Je rouvris les yeux, mon ventre se crispa.
Je me redressai légèrement pour observer son visage. Son expression était devenue sérieuse.
Il m’embrassa sur le front.
Puis il prit la parole.
— « Il faudrait qu’on arrête… Ça devait juste être une ou deux fois. Là, ça devient autre chose. »
Encore une fois, des mots raisonnables… mais si difficiles à entendre.
Je restai silencieuse un moment, puis pris une décision.
— « C’est bientôt les vacances. On n’a qu’à se dire qu’à la rentrée… ce sera fini. »
Il acquiesça sans un mot.
Si ça devait bientôt se terminer, j’avais bien l’intention d’en profiter.
Je le couvris de caresses et de baisers. J’adorais le voir enfin détendu, un sourire aux lèvres.
— « En fait, derrière des airs de mâle alpha, tu es un nounours… »
— « C’est le problème quand on est grand, c’est toujours à moi de faire les câlins. Alors forcément, j’en profite quand c’est l’inverse. »
— « Donc t’es jamais la petite cuillère ? »
— « Exactement ! »
— « Eh bien, on va corriger ça alors. »
Il se blottit contre moi, la tête posée entre mes seins.
— « Là, je suis un homme heureux. Il n’y a quand même rien de mieux que la poitrine d’une femme… surtout une comme la tienne. »
Nous restâmes ainsi un moment, discutant de notre passion commune pour les courbes féminines.
Quand il fut parti, j’étais parfaitement détendue.
La fin prochaine de notre aventure me semblait encore lointaine, presque irréelle.
Je repoussai cette idée dans un coin de ma tête et repris le cours de ma journée.
Les jours suivants furent bien plus pénibles.
La chaleur de l’été était accablante. Les nausées de la grossesse étaient presque permanentes.
Je consacrais ce que j’avais d’énergie au travail. Le reste du temps, je me reposais, m’ennuyant ferme sur mon canapé, incapable d’accomplir la moindre tâche ménagère.
Dans ce contexte, il me tardait que les vacances arrivent, même si cela signifiait la fin de mes escapades avec Pierre.
La nature étant bien faite, j’avais une fenêtre de répit le midi.
Nous en profitions avec Pierre. Il n’y avait presque personne à l’agence. En tout cas, personne pour remarquer que deux ou trois fois par semaine, nous quittions le bureau ensemble.
Nous déjeunions, et si le temps le permettait, nous faisions escale dans ma chambre d’amis.
La dernière semaine arriva.
Je songeai à quelque chose de spécial pour notre dernière fois.
Une jolie robe très courte, une culotte en dentelle noire, et surtout pas de soutien-gorge…
Mais plus les jours passaient, plus j’allais mal.
Même mon désir pour lui s’éteignait. J’étais trop fatiguée.
Finalement, ce fut mon PC qui me donna le coup de grâce : il rendit l’âme le mercredi midi.
J’étais têtue et travailleuse, mais le message était clair, même pour moi.
J’appelai mon chef, avançai mes congés de deux jours et allai me coucher.
Je dormis quasiment tout l’après-midi et la journée du lendemain, ne me levant que pour manger un peu et préparer mon départ.
Pierre passa tout de même le vendredi pour un dernier baiser et me souhaiter de bonnes vacances.
Il n’y eut pas de “dernière fois”.
C’était sans doute mieux ainsi.
Notre relation était sans engagement et sans contraintes, juste pour le plaisir. Une dernière rencontre “pour la forme” ne nous ressemblait pas.
Cela se termina sans que nous en ayons vraiment conscience.
En douceur.
Mes vacances ressemblent plus à une convalescence qu’à autre chose. Les nausées ne me lâchent plus du matin au soir.
Je passe de longues heures dans ma chambre à me reposer.
J’eus le temps de réfléchir aux événements des deux derniers mois.
Je me repassais le film de nos plus beaux moments, les plus ardents comme les plus tendres.
Le sexe, c’est une chose… mais nos discussions, nos débats sans fin, nos confidences… c’était ça aussi le sel de notre relation, et cela n’est pas terminé.
J’essaie de ne pas être triste, mais toute cette situation me laisse un goût d’inachevé.
Un peu mauvaise, je songeais parfois que le mal était fait. Il avait rompu sa promesse de fidélité consciemment… alors qu’est-ce que ça changeait maintenant ? Pourquoi devrions-nous nous priver de ces moments de joie et de plaisir ?
La réponse, je la connaissais : une relation parallèle ne peut pas passer inaperçue ad vitam aeternam. Un jour ou l’autre, on se fait trahir par un détail.
Et puis il y avait aussi le travail.
Nous formions un drôle de duo, tous les deux : la bobo de gauche et le daron de droite.
J’avais parfois l’impression que ça crevait les yeux, qu’il se passait quelque chose entre nous.
La proximité de mon domicile était bien pratique, mais elle augmentait d’autant le risque que quelqu'un découvre le pot aux roses.
En effet, plus d’une fois, des collègues nous avaient vus passer ensemble le pas de ma porte.
Enfin, il restait ce que je n’osais pas m’avouer: si on mêle attirance sexuelle et complicité, cela peut vite se transformer en sentiments.
La raison et la passion se partagèrent ainsi mon esprit dans la chaleur étouffante de la mi-août.
De retour chez moi après deux semaines en famille, je n’étais toujours pas en état de travailler.
Je repartais pour deux semaines d’arrêt supplémentaires.
La patience n’est pas mon fort et, après ces semaines à m’interroger sur ma relation avec Pierre, j’avais besoin de me confronter au réel.
Je voulais savoir si nous étions capables de résister à nos désirs et de rester de bons amis.
Pour ma part, j’étais bien décidée à ne rien tenter. J’espérais seulement en être capable.
Le travail avait repris bon train et, malgré mon arrêt maladie, je répondais à certains messages et prenais quelques appels, dont ceux de Pierre lorsqu’il me contactait.
Une fois les sujets professionnels évacués, je lui proposai de venir déjeuner avec moi dans la semaine, pour que nous nous racontions nos vacances et, dans mon cas, tromper l’ennui.
Rendez-vous fut pris pour le mercredi.
Le jour J, je rangeai un peu mon salon avant son arrivée, mais ne pris pas la peine de changer de vêtements.
Il m’avait vue nue, il survivrait à me voir en t-shirt large et pantalon de coton.
Cela me permettrait aussi d’avoir bonne conscience : au moins, il n’y avait rien de provocant dans ma tenue.
Il ne me restait plus qu’à rester de marbre… alors que, bien malgré moi, je sentais la crispation familière du désir envahir mon bas-ventre à l’idée de son arrivée prochaine.
En habitué des lieux, il frappa à la porte mais entra sans attendre de réponse.
J’entendis ses pas dans l’escalier…
Un battement de cœur… et il serait là.
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1 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Ton mari cocu assez con pour t’accompagner faire des examens et dès qu’il a le dos tourne tranquille tu te prends 1 arrêt pour niquer sous ton toit.
Pratiquer 1 fellation sans capotes pour bien ré fourguer au fœtus et à ton mari 1 merde d’IST ou
MST.
Putain t’as pas de figures comme gonzesse. 🤮🤮
Pratiquer 1 fellation sans capotes pour bien ré fourguer au fœtus et à ton mari 1 merde d’IST ou
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