Mandats privés (12) : Le piège se met en place
Récit érotique écrit par Sphinx62 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Mandats privés (12) : Le piège se met en place
Lundi matin, Chloé arrive au bureau avec cinq minutes d'avance, comme toujours. Ses doigts se crispent sur la poignée en métal glacé - elle a encore les phalanges marbrées des étreintes de vendredi. Sous son tailleur gris perle, ses cuisses frottent légèrement, la peau encore sensible. Elle respire profondément avant d'entrer, effaçant toute trace de fatigue.
Julien l'attend derrière son bureau, les mains jointes devant un dossier épais. Il lève les yeux vers elle avec ce sourire en demi-teinte qu'elle commence à reconnaître : celui qui précède toujours une demande déguisée en ordre. "J'aimerais que vous fassiez quelque chose pour moi", annonce-t-il en glissant le dossier vers elle.
Elle reconnaît l'adresse sur le document avant même de lire le nom. Le Palace Vendôme.
"Vous m'offrez un week-end dans un palace ?" murmure Chloé en tournant la page avec un doigt tremblant.
"Pas tout à fait" répond Julien.
Elle compte les secondes avant qu'il ne parle à nouveau.
Julien ouvre la pochette cartonnée
"Un client stratégique." Sa voix est neutre, mais ses pupilles se dilatent imperceptiblement quand il voit son hésitation.
"Lorenzo ANTONETTI. Un personnage influent avec un énorme carnet d'adresses. C'est un gros poisson. Je voudrais que vous l'approchiez"
"Pourquoi moi ? Vous avez bien plus d'expérience que moi dans ce domaine"
"Eh bien, il a un faible pour les jolies femmes. Ça devrait suffire comme argument, non ?"
"Elle savait trop bien ce que cela signifiait. Elle devrait se montrer à la hauteur. Hier dans une baraque de chantier, demain dans un palace. La forme était radicalement différente mais le fond restait le même. Réussir dans cette nouvelle mission.
Julien lui explique ce qu'il attend d'elle. Son discours est mesuré, presque clinique. Il parle de networking stratégique, de contacts influents, d'opportunités à saisir. Mais derrière chaque mot, elle entend autre chose. Les non-dits résonnent plus fort que ses instructions officielles. Elle voit ses yeux parcourir les marques à peine dissimulées sur son cou, les rougeurs qu'elle n'a pas réussi à camoufler totalement. Il sait. Et il compte dessus.
Elle écoute sans broncher tandis qu'il détaille le rendez-vous avec ANTONETTI. Le Palace Vendôme. Un contrat à plusieurs zéros. Un homme influent qui aime... négocier. Julien choisit chaque terme avec soin, sans jamais franchir la ligne. Mais quand il lui tend le dossier, ses doigts effleurent intentionnellement les siens un peu trop longtemps. Un message muet : tu sais ce que tu dois faire.
"Quel est l'angle d'approche ?" demande-t-elle d'une voix neutre en examinant les photos du client. Lorenzo ANTONETTI, 47 ans, divorcé, collectionneur de montres et de conquêtes. Le genre d'homme qui considère les clauses de confidentialité comme des invitations…Le décor était planté.
"Il y a un séminaire de promoteurs dans cet hôtel, demain"
"Vous ferez tout pour vous fondre dans le groupe et vous y faire remarquer habilement par cet homme"
Chloé regarde Julien fixement. Elle voit bien où il veut en venir. Ce n'est plus un test, c'est une mise en situation réelle. Elle sait combien la tâche sera compliquée. Elle hésite un instant, puis acquiesce d'un simple mouvement de tête. Julien sourit, satisfait.
"Le plan est simple. Vous avez la journée pour qu'il vous remarque et la soirée pour le convaincre de travailler avec nous"
"La soirée ? mais je ...enfin ...qu'est-ce que je vais dire à mon mari ? Il n’a jamais été question d’extras en soirée !"
"Votre mari n'a pas besoin de connaître les détails", murmure Julien en ajustant sa cravate d'un geste mécanique. Son regard glisse sur ses épaules nues, ses jambes encore rougies, cette fragilité calculée qu'il a appris à exploiter. "Dites-lui que c'est un dîner professionnel. Ce ne sera même pas un mensonge." Sa voix est douce, presque protectrice, comme s'il lui offrait une issue honorable alors qu'il referme méthodiquement le piège.
« Il faut s’adapter dans ce métier Chloé. Nous n’avons pas le choix. Les occasions comme celle-là ne se laissent pas passer. Vous trouverez bien une excuse »
Chloé sait trop bien à quoi peuvent ressembler ces soirées post séminaire. Des soirées où l'alcool coule à flots, où les mains baladeuses se dissimulent sous les sourires professionnels. Une soirée où elle devra naviguer entre soumission calculée et résistance feinte, comme elle l'a déjà fait trop souvent ces derniers temps. Elle sent déjà le poids des regards sur son corps encore marqué par les récents événements.
Chloé serre les poings sous la table, ses ongles creusant des demi-lunes dans ses paumes. Elle connaît trop bien ces soirées où les robes deviennent des armures et les sourires des armes. "Je... je n'ai rien à me mettre pour ce genre d'événement", avoue-t-elle enfin, le regard baissé sur ses escarpins éraflés. Une confession qui sonne comme une reddition, une porte ouverte pour qu'il achève de la façonner à son image.
Julien se lève lentement, contournant le bureau avec la précision d'un prédateur. Il ouvre un placard dissimulé dans la paroi vitrée où pendent trois robes noires, toutes plus provocantes les unes que les autres. "J'ai anticipé", murmure-t-il en faisant glisser un doigt le long du satin le plus court. Son reflet dans la vitre teintée capture l'expression de Chloé : un mélange de dégoût et de fascination devant ces tenues qui ne laissent aucune place au hasard.
D'un geste leste, Julien appuie sur l'interrupteur en rendant les parois vitrées opaques, les isolant ainsi des regards extérieurs. Il se retourne en lui disant : "Si j’ai vu juste, elles doivent être à votre taille. Enfilez la première"
Chloé saisit la robe noire la plus longue, pourtant fendue jusqu'à la hanche. Elle se déshabille vite en voyant Julien se tourner vers son ordinateur comme s'il l'ignorait. Mais elle sait qu'il observe son reflet dans l'écran.
Le satin glisse sur ses bleus encore sensibles, soulignant chaque courbe. Julien se lève brusquement, ajuste la bretelle tombante d'un geste trop familier. "Parfait", murmure-t-il en faisant tourner son fauteuil vers elle. "C'est exactement ce qu'il faut pour... négocier mais je la trouve trop … sage"
"Enfilez la seconde"
Chloé hésite devant la robe en dentelle quasi transparente. Ses mains tremblent en déboutonnant son chemisier. Julien lève un sourcil devant les traces, puis sourit en voyant son reflet dans la vitre se couvrir du tissu ajouré.
"Celle-ci est trop…vulgaire pour ce genre de soirée"
"ANTONETTI va flairer quelque chose de louche.", murmure Julien en ajustant le décolleté qui révèle ses marques fraîches. Son souffle chaud sur sa nuque la fait frissonner.
Les mains de Chloé se figent sur les boutons de la troisième robe – Beaucoup plus courte, en soie noir mat, fente latérale calculée pour révéler juste assez de cuisse. Elle sait déjà que c'est celle-là. Julien aussi. Il la voit dans le reflet : ses pupilles qui se dilatent, sa respiration qui s'accélère. "Essayez-la". L'ordre n'en est pas un. C'est un constat. Elle est déjà en train d'obéir avant qu'il ne termine sa phrase.
La soie glisse comme une seconde peau sur ses hanches marquées. Elle ferme les yeux une seconde - le tissu est doux là où les empreintes de doigts sont encore violacées. Quand elle les rouvre, Julien est derrière elle. Trop près. Ses mains ajustent la ceinture avec une précision chirurgicale, serrant juste assez pour qu'elle sente la pression sur son ventre meurtri. "Vous voyez ?" murmure-t-il contre sa nuque. "Cette fois, c'est parfait. Cette robe sera votre meilleur atout" Il avait dit cela comme si le seul talent de Chloé reposait sur son physique et ses tenues. Un véritable affront à son intelligence.
"Bien. Pour ce qui est de la logistique, je vous ai réservé une chambre d'hôtel près du palace. La trésorerie n'est pas encore assez forte pour une suite au Vendôme"
Ça vous permettra de vous préparer entre la journée de séminaire et la soirée. Des questions ?"
Elle secoue la tête, les yeux fixés sur le reflet de sa silhouette dans la glace - cette femme aux courbes soulignées par la soie, aux lèvres trop rouges, ce n'était plus elle. Ou peut-être que si, justement. Julien passe une main dans son dos, remontant lentement la fermeture éclair.
"Vous vous sentez prête pour demain ?"
"Prête à quoi, exactement ?" La question lui échappe, trop vite. Ses doigts se crispent sur le bord du bureau.
" A vous attaquer à votre nouvelle mission !"
Julien sourit, ce sourire qui ne touche jamais ses yeux. Il approche encore, jusqu'à ce qu'elle sente son souffle sur sa tempe. "À séduire ANTONETTI. À obtenir ce contrat. À prouver que vous valez plus qu'une signature au bas d'un chèque." Sa main se referme sur son épaule nue, là où la bretelle de la robe glisse. "Vous n'allez pas me décevoir, n'est-ce pas ?" La menace est douce, presque caressante.
Julien sourit sans répondre, ajustant le col de sa chemise d'un geste qui fait scintiller sa montre. Son regard parcourt Chloé une dernière fois, s'attardant sur la naissance de ses seins à peine dissimulée par le décolleté plongeant.
"Je vous donne votre journée pour vous préparer à affronter la journée de demain et penser à votre stratégie d'approche"
L'hôtel dans lequel je vous ai pris une chambre est l'hôtel des Ormes.
Une chambre 412 au dernier étage, avec vue sur les toits de Paris
Je vous ferai déposer la robe que vous portez ainsi que quelques effets pour votre toilette. Vous pourrez vous changer là-bas et vous préparer pour le cocktail dinatoire.
Chloé sent une vague de panique monter en elle tandis que Julien lui tend une enveloppe contenant sa carte magnétique. Ses doigts tremblent légèrement en la saisissant, comme si ce simple rectangle de plastique scellait irrémédiablement son destin. Elle se change et prend congés de Julien en comptant bien profiter de l'après-midi qu'il lui a gentiment accordé.
La météo est plutôt agréable. Chloé décide d'aller se balader en ville. Mais pour le moment, elle a besoin de prendre du temps pour elle. Un petit verre en terrasse lui fera le plus grand bien.
La robe moule ses courbes avec une précision cruelle. Le tissu soyeux glisse contre ses cuisses chaque fois qu'elle croise les jambes, révélant l'ombre de ses bas. Elle se tient droite malgré tout, les épaules tirées en arrière par réflexe professionnel, ignorant les regards appuyés du serveur. Son visage reste neutre, presque détaché, comme si elle attendait un rendez-vous d'affaires ordinaire. Seuls ses yeux, trop brillants, trahissent la tension qui raidit sa nuque.
Quand il se penche pour ramasser une serviette tombée, elle voit ses avant-bras musclés rouler sous la chemise blanche. Une veine saillante court le long de son cou bronzé. Elle imagine soudain ses mains calleuses sous sa robe, ses doigts écrasant les marques laissées par Renaud. Pour la première fois depuis des semaines, c'est elle qui choisit. Elle qui veut. Le frisson qui lui parcourt l'échine n'a rien à voir avec le petit vent frais qui vient de se lever..
Elle ajuste la position de ses lunettes soleil et laisse tomber ses clefs avec un bruit calculé. Le serveur se précipite - trop poli, trop empressé - et lorsqu'il se penche, elle respire son parfum bon marché mêlé à une sueur légèrement salée. Son souffle s'accélère quand leurs doigts se frôlent. Elle pourrait. Elle devrait. Juste un mot, une invitation dans les toilettes, une minute de contrôle volée à cette journée qui lui échappe.
Le thé glacé laisse des traces humides sur la table quand elle le pousse vers lui avec un sourire ambigu. "Vous avez l'air d'avoir chaud." Sa voix est plus basse qu'à l'habitude, presque enrouée. Elle voit ses pupilles se dilater d'un coup, ses mains hésiter près du plateau.
Il devrait partir. Il sait qu'il devrait. Mais ses yeux restent coincés sur la fente de sa robe qui s'est entrouverte lorsqu'elle a croisé les jambes. Elle fait exprès de laisser traîner ses doigts sur son propre décolleté, sentant sous ses ongles la chaleur de sa propre peau encore marquée par les mains des autres.
"J'ai une pause dans cinq minutes", murmure-t-il en jetant un regard vers les toilettes du fond. Elle boit une dernière gorgée, laissant exprès un peu de glaçon fondre sur son menton avant de lécher la trace lentement. Son pantalon de travail devient soudain trop serré.
Elle se lève avec une lenteur calculée, faisant glisser sa main sur la nappe en papier comme si elle effaçait ses traces. Le serveur la suit des yeux, son stylo tombant de sa poche sans qu'il s'en aperçoive. Dans le miroir des toilettes, elle voit son reflet se décomposer : le rouge à lèvres écaillé, les marques de doigts sur ses cuisses, cette expression à moitié hagarde qu'elle ne reconnaît plus.
La porte se referme derrière eux avec un claquement mou. Le serveur a déjà les mains sur elle avant même que la lumière ne s'allume, pressé comme un adolescent, maladroit dans sa hâte. Elle le laisse arracher son soutien-gorge sous la robe. Ses dents lui éraflent l'épaule quand il murmure : "Putain, t'es chaude..."
Elle compte les secondes dans sa tête — dix, quinze, trente — jusqu'à ce que ses gémissements deviennent plus insistants que ses gestes. C'est alors qu'elle plaque ses paumes contre son torse, le repoussant juste assez pour qu'il comprenne. "Pas comme ça", murmure-t-elle en tournant lentement, offrant son dos et la fermeture éclair de sa robe.
Les doigts du serveur tremblent en la dénudant, découvrant les ecchymoses encore fraîches sur ses hanches. Elle voit son reflet dans le miroir fissuré, ses yeux brillants d'une lucidité froide tandis qu'il s'agenouille derrière elle avec une soumission qu'elle n'avait pas anticipée. Son souffle est court contre sa nuque.
Elle saisit ses poignets et les plaque contre le mur, le dominant soudain par une simple pression des ongles dans sa chair. "Tu fais exactement ce que je te dis", chuchote-t-elle en alignant son corps contre le sien, sentant son cœur battre comme celui d'un animal traqué. Le serveur acquiesce d'un hoquet, déjà prisonnier de ce jeu dont il ignore les règles.
Les toilettes empestent l'eau de javel et le désinfectant rance. Chloé inspire profondément, prenant plaisir à cette puanteur qui masque l'odeur de leur transpiration mêlée. Elle guide ses mains avec une autorité qui le fait frémir, lui montrant comment caresser les bleus sans les effleurer vraiment, comment mordre sans laisser de marques visibles. Une chorégraphie cruelle qu'elle maîtrise désormais à la perfection.
Le serveur gémit quand elle plaque sa paume contre sa bouche pour étouffer ses cris. Elle observe dans le miroir ses yeux révulsés, ses narines dilatées, son torse qui se cambre sous ses doigts experts. Cette soumission totale la fait sourire – c'est exactement ce qu'elle voulait voir avant d'affronter ANTONETTI. Une répétition générale réussie.
Elle se retourne contre le lavabo, les mains crispées sur la porcelaine froide. "Vas-y," souffle-t-elle en fixant son reflet dans la glace tachée. "Montre-moi ce que tu sais faire." Elle veut des coups, des griffures, des morsures – des preuves tangibles de ce pouvoir trouble qu'elle commence à peine à apprivoiser. Le serveur obéit comme un chien dressé.
La robe de soie se déchire légèrement quand il la remonte d'un geste maladroit, exposant ses hanches marquées de bleus violacés. Chloé ferme les yeux un instant, savourant l'humiliation calculée de se faire prendre comme une vulgaire pute de bar, ses escarpins à talons aiguilles claquant contre les carreaux. Elle compte les secondes dans sa tête – dix, quinze, trente – jusqu'à ce que son gémissement se mêle au halètement du garçon.
Sa montre-bracelet cogne contre le lavabo, l'aiguille des minutes avançant implacablement vers l'heure du rendez-vous avec ANTONETTI. Elle guette dans le miroir trouble la façon dont ses propres pupilles se dilatent, son corps répondant avec une trahison parfaite à chaque caresse brutale. Le serveur halète contre sa nuque.
Quand il jouit enfin en grognant, ses doigts agrippant désespérément ses hanches marquées, Chloé note avec une froide satisfaction qu'il a obéi à la consigne : ne pas souiller sa robe. Elle se redresse, ajustant machinalement l'ourlet déchiré sur sa cuisse avant de tourner vers lui un sourire de crocodile. "C'était parfait." Sa voix ne tremble plus.
Le garçon, pantelant contre le mur des toilettes, semble à présent infiniment plus vulnérable qu'elle. Elle passe une lingette humide sur ses cuisses en étudiant son reflet dans le miroir : les rougeurs sur son cou, ses lèvres gonflées, cette lueur nouvelle dans son regard. Des armes. Elle vérifie l'heure d'un coup d'œil à sa montre - 12h15. Elle a encore tout le temps de profiter de son après-midi. Mais avant, elle a envie de s’amuser encore un peu de la situation qu'elle a provoquée.
Elle saisit le serveur par la taille avant qu'il ne remonte son pantalon. "Tu n'as pas fini", murmure-t-elle en tombant à genoux devant lui. L'odeur musquée du sexe masculin lui emplit les narines. Elle l'enveloppe de sa bouche avec une lenteur calculée, sentant sous ses lèvres la chair reprendre vie. La main du garçon se crispe dans ses cheveux - elle lui permet cette liberté, pour l'instant.
Elle accélère méthodiquement, alternant pression des lèvres et coups de langue sur le frein, notant mentalement chaque réaction musculaire de son partenaire. Quand ses hanches commencent à tressauter, elle se retire brusquement, laissant le garçon grogner de frustration. "Tu jouis quand je te le dis", ordonne-t-elle en remontant son chemisier pour exposer ses seins. Elle dirige sa main vers son propre sexe, humide malgré elle, et sourit en voyant le regard affamé du serveur.
Le miroir derrière eux reflète une scène parfaitement orchestrée : sa robe remontée sur ses hanches, son visage empreint d'une froideur calculatrice qui contraste avec son excitation physique. Elle attrape à nouveau la bite du garçon, cette fois avec une brutalité qui le fait sursauter. "Regarde-moi", exige-t-elle tandis que ses doigts serrent la base de son érection pour retarder l'éjaculation. Son autre main se perd entre ses propres jambes, synchronisant ses mouvements avec une précision mécanique.
« Maintenant, remplis-moi la bouche »
Le jeune homme ne se fait pas prier et obtempère à l’ordre donné par cette maitresse de passage. Il lâche ce qui lui reste de semence dans cette bouche gourmande.
Un bip discret de sa montre brise l'instant - 12h30. Elle relâche soudainement le garçon, laissant sa bite en suspens, et se relève d'un mouvement fluide. "Temps écoulé", annonce-t-elle en rajustant sa robe d'un geste expert, comme si elle venait de terminer une réunion d'affaires. Le garçon halète contre le mur ; pas un cheveu déplacé, juste une rougeur à peine visible sous le col relevé.
Elle sort des toilettes en claquant la porte, traversant le café sous les regards curieux des clients. Son portable vibre dans sa poche - un SMS de Julien : "Soyez irréprochable." Ses doigts tremblent légèrement sur l'écran avant qu'elle ne serre le poignet gauche de sa main droite, reprenant immédiatement le contrôle. Le serveur émerge enfin des toilettes, le visage congestionné, sa chemise mal remise. Leurs regards se croisent un instant, et elle lui adresse un sourire professionnel, comme à un simple fournisseur.
Chloé passe le reste de la journée à se balader sans but, flânant de vitrine en vitrine avant de rentrer chez elle repue d'oisiveté.
Elle met la clé dans la serrure, ouvre la porte et se regarde machinalement dans le miroir de l'entrée
L'image qu'il lui renvoie la fait paniquer. Elle a complétement oublié de se changer, de reprendre son costume de ménagère.
Il faut qu'elle se montre plus vigilante. Ses 2 vies commencent à se chevaucher, à ne faire plus qu'une et pour ça, elle ne se sent pas encore assez forte pour l'assumer.
Par chance, Cédric n'est pas encore rentré. Elle monte en vitesse dans sa chambre pour se changer.
Elle en profite pour préparer ses affaires pour demain. Elle se changera à l'hôtel des Ormes avant d'aller de rejoindre le séminaire.
Dans l'immédiat, elle se prépare à annoncer à son mari qu'elle rentrera tard demain soir.
Elle redescend les escaliers et se dirige, comme à son habitude, vers la cuisine. Son sas de décompression avant le retour de son mari.
Elle respire profondément et commence à préparer le repas pour pouvoir reprendre ses esprits après la journée qu'elle vient de passer.
C'est pour elle une activité mécanique qui permet à son esprit de faire le vide.
Elle entend la porte d'entrée s'ouvrir. Cédric rentre du travail. Il pose ses affaires sur la table de l'entrée et se dirige vers elle pour l'embrasser.
Elle reste comme figée, comme si elle avait peur qu'il ne se doute de quelque chose. Un détail négligemment oublié de l'étreinte furtive avec le serveur quelques heures plus tôt.
Mais il ne remarque rien. Il passe simplement à côté d'elle et se sert un verre d'eau comme chaque soir.
Elle reprend enfin son souffle et lui demande si sa journée s'est bien passée. C'est une question banale, une habitude qu'elle a prise pour maintenir l'apparence de normalité dans leur couple.
Il répond vaguement, absorbé par son téléphone comme d'habitude, et elle se sent presque soulagée par son manque d'attention.
Elle sait qu'elle devrait se sentir coupable. Mais en réalité, ce qui la terrifie le plus, c'est qu'elle ne ressent plus rien du tout.
Elle profite de l'état d'absence de son mari pour lui annoncer le programme des prochaines 24 heures "Au fait, je rentrerai tard demain. Julien m'a inscrite à un séminaire de promoteurs. Le séminaire s'achèvera par une soirée.
Il a beaucoup insisté et comme je suis toujours à l'essai, je n'ai pas trop le choix"
Cédric relève à peine la tête. Elle voit ses yeux parcourir rapidement les courbes de son corps avant de se détourner avec une moue désintéressée. "T’as raison de faire des efforts pour ton nouveau job." Sa voix est plate, comme s’il commentait la météo. Elle devrait être blessée. Elle ne l'est pas.
Chloé termine la préparation du dîner avec une efficacité mécanique, ses gestes précis comme ceux d'une chirurgienne. Elle place devant Cédric une assiette aussi parfaite qu'impersonnelle - poulet rôti, haricots verts, le genre de plat qu'il aime sans jamais le commenter. Elle mange vite, trop vite, sentant déjà l'angoisse lui nouer l'estomac à l'idée du lendemain.
La soirée se poursuit dans la plus grande indifférence.
Cédric n'a pas décollé les yeux de l'écran de son portable. Elle se rend soudain compte que si elle ne vivait pas toutes ces aventures en parallèle, elle aurait de plus en plus de mail à supporter ce quotidien sans saveur.
Pour le moment, beaucoup trop de questions se pressent dans sa tête. S'ajoute à cela, la pression de réussir à tout prix pour prouver à son patron qu'elle en est capable...Elle a hâte d'être à demain. Dans l'action, elle ne se triturera pas l'esprit comme elle peut le faire ce soir. Elle le sent, la nuit va être longue ...
Julien l'attend derrière son bureau, les mains jointes devant un dossier épais. Il lève les yeux vers elle avec ce sourire en demi-teinte qu'elle commence à reconnaître : celui qui précède toujours une demande déguisée en ordre. "J'aimerais que vous fassiez quelque chose pour moi", annonce-t-il en glissant le dossier vers elle.
Elle reconnaît l'adresse sur le document avant même de lire le nom. Le Palace Vendôme.
"Vous m'offrez un week-end dans un palace ?" murmure Chloé en tournant la page avec un doigt tremblant.
"Pas tout à fait" répond Julien.
Elle compte les secondes avant qu'il ne parle à nouveau.
Julien ouvre la pochette cartonnée
"Un client stratégique." Sa voix est neutre, mais ses pupilles se dilatent imperceptiblement quand il voit son hésitation.
"Lorenzo ANTONETTI. Un personnage influent avec un énorme carnet d'adresses. C'est un gros poisson. Je voudrais que vous l'approchiez"
"Pourquoi moi ? Vous avez bien plus d'expérience que moi dans ce domaine"
"Eh bien, il a un faible pour les jolies femmes. Ça devrait suffire comme argument, non ?"
"Elle savait trop bien ce que cela signifiait. Elle devrait se montrer à la hauteur. Hier dans une baraque de chantier, demain dans un palace. La forme était radicalement différente mais le fond restait le même. Réussir dans cette nouvelle mission.
Julien lui explique ce qu'il attend d'elle. Son discours est mesuré, presque clinique. Il parle de networking stratégique, de contacts influents, d'opportunités à saisir. Mais derrière chaque mot, elle entend autre chose. Les non-dits résonnent plus fort que ses instructions officielles. Elle voit ses yeux parcourir les marques à peine dissimulées sur son cou, les rougeurs qu'elle n'a pas réussi à camoufler totalement. Il sait. Et il compte dessus.
Elle écoute sans broncher tandis qu'il détaille le rendez-vous avec ANTONETTI. Le Palace Vendôme. Un contrat à plusieurs zéros. Un homme influent qui aime... négocier. Julien choisit chaque terme avec soin, sans jamais franchir la ligne. Mais quand il lui tend le dossier, ses doigts effleurent intentionnellement les siens un peu trop longtemps. Un message muet : tu sais ce que tu dois faire.
"Quel est l'angle d'approche ?" demande-t-elle d'une voix neutre en examinant les photos du client. Lorenzo ANTONETTI, 47 ans, divorcé, collectionneur de montres et de conquêtes. Le genre d'homme qui considère les clauses de confidentialité comme des invitations…Le décor était planté.
"Il y a un séminaire de promoteurs dans cet hôtel, demain"
"Vous ferez tout pour vous fondre dans le groupe et vous y faire remarquer habilement par cet homme"
Chloé regarde Julien fixement. Elle voit bien où il veut en venir. Ce n'est plus un test, c'est une mise en situation réelle. Elle sait combien la tâche sera compliquée. Elle hésite un instant, puis acquiesce d'un simple mouvement de tête. Julien sourit, satisfait.
"Le plan est simple. Vous avez la journée pour qu'il vous remarque et la soirée pour le convaincre de travailler avec nous"
"La soirée ? mais je ...enfin ...qu'est-ce que je vais dire à mon mari ? Il n’a jamais été question d’extras en soirée !"
"Votre mari n'a pas besoin de connaître les détails", murmure Julien en ajustant sa cravate d'un geste mécanique. Son regard glisse sur ses épaules nues, ses jambes encore rougies, cette fragilité calculée qu'il a appris à exploiter. "Dites-lui que c'est un dîner professionnel. Ce ne sera même pas un mensonge." Sa voix est douce, presque protectrice, comme s'il lui offrait une issue honorable alors qu'il referme méthodiquement le piège.
« Il faut s’adapter dans ce métier Chloé. Nous n’avons pas le choix. Les occasions comme celle-là ne se laissent pas passer. Vous trouverez bien une excuse »
Chloé sait trop bien à quoi peuvent ressembler ces soirées post séminaire. Des soirées où l'alcool coule à flots, où les mains baladeuses se dissimulent sous les sourires professionnels. Une soirée où elle devra naviguer entre soumission calculée et résistance feinte, comme elle l'a déjà fait trop souvent ces derniers temps. Elle sent déjà le poids des regards sur son corps encore marqué par les récents événements.
Chloé serre les poings sous la table, ses ongles creusant des demi-lunes dans ses paumes. Elle connaît trop bien ces soirées où les robes deviennent des armures et les sourires des armes. "Je... je n'ai rien à me mettre pour ce genre d'événement", avoue-t-elle enfin, le regard baissé sur ses escarpins éraflés. Une confession qui sonne comme une reddition, une porte ouverte pour qu'il achève de la façonner à son image.
Julien se lève lentement, contournant le bureau avec la précision d'un prédateur. Il ouvre un placard dissimulé dans la paroi vitrée où pendent trois robes noires, toutes plus provocantes les unes que les autres. "J'ai anticipé", murmure-t-il en faisant glisser un doigt le long du satin le plus court. Son reflet dans la vitre teintée capture l'expression de Chloé : un mélange de dégoût et de fascination devant ces tenues qui ne laissent aucune place au hasard.
D'un geste leste, Julien appuie sur l'interrupteur en rendant les parois vitrées opaques, les isolant ainsi des regards extérieurs. Il se retourne en lui disant : "Si j’ai vu juste, elles doivent être à votre taille. Enfilez la première"
Chloé saisit la robe noire la plus longue, pourtant fendue jusqu'à la hanche. Elle se déshabille vite en voyant Julien se tourner vers son ordinateur comme s'il l'ignorait. Mais elle sait qu'il observe son reflet dans l'écran.
Le satin glisse sur ses bleus encore sensibles, soulignant chaque courbe. Julien se lève brusquement, ajuste la bretelle tombante d'un geste trop familier. "Parfait", murmure-t-il en faisant tourner son fauteuil vers elle. "C'est exactement ce qu'il faut pour... négocier mais je la trouve trop … sage"
"Enfilez la seconde"
Chloé hésite devant la robe en dentelle quasi transparente. Ses mains tremblent en déboutonnant son chemisier. Julien lève un sourcil devant les traces, puis sourit en voyant son reflet dans la vitre se couvrir du tissu ajouré.
"Celle-ci est trop…vulgaire pour ce genre de soirée"
"ANTONETTI va flairer quelque chose de louche.", murmure Julien en ajustant le décolleté qui révèle ses marques fraîches. Son souffle chaud sur sa nuque la fait frissonner.
Les mains de Chloé se figent sur les boutons de la troisième robe – Beaucoup plus courte, en soie noir mat, fente latérale calculée pour révéler juste assez de cuisse. Elle sait déjà que c'est celle-là. Julien aussi. Il la voit dans le reflet : ses pupilles qui se dilatent, sa respiration qui s'accélère. "Essayez-la". L'ordre n'en est pas un. C'est un constat. Elle est déjà en train d'obéir avant qu'il ne termine sa phrase.
La soie glisse comme une seconde peau sur ses hanches marquées. Elle ferme les yeux une seconde - le tissu est doux là où les empreintes de doigts sont encore violacées. Quand elle les rouvre, Julien est derrière elle. Trop près. Ses mains ajustent la ceinture avec une précision chirurgicale, serrant juste assez pour qu'elle sente la pression sur son ventre meurtri. "Vous voyez ?" murmure-t-il contre sa nuque. "Cette fois, c'est parfait. Cette robe sera votre meilleur atout" Il avait dit cela comme si le seul talent de Chloé reposait sur son physique et ses tenues. Un véritable affront à son intelligence.
"Bien. Pour ce qui est de la logistique, je vous ai réservé une chambre d'hôtel près du palace. La trésorerie n'est pas encore assez forte pour une suite au Vendôme"
Ça vous permettra de vous préparer entre la journée de séminaire et la soirée. Des questions ?"
Elle secoue la tête, les yeux fixés sur le reflet de sa silhouette dans la glace - cette femme aux courbes soulignées par la soie, aux lèvres trop rouges, ce n'était plus elle. Ou peut-être que si, justement. Julien passe une main dans son dos, remontant lentement la fermeture éclair.
"Vous vous sentez prête pour demain ?"
"Prête à quoi, exactement ?" La question lui échappe, trop vite. Ses doigts se crispent sur le bord du bureau.
" A vous attaquer à votre nouvelle mission !"
Julien sourit, ce sourire qui ne touche jamais ses yeux. Il approche encore, jusqu'à ce qu'elle sente son souffle sur sa tempe. "À séduire ANTONETTI. À obtenir ce contrat. À prouver que vous valez plus qu'une signature au bas d'un chèque." Sa main se referme sur son épaule nue, là où la bretelle de la robe glisse. "Vous n'allez pas me décevoir, n'est-ce pas ?" La menace est douce, presque caressante.
Julien sourit sans répondre, ajustant le col de sa chemise d'un geste qui fait scintiller sa montre. Son regard parcourt Chloé une dernière fois, s'attardant sur la naissance de ses seins à peine dissimulée par le décolleté plongeant.
"Je vous donne votre journée pour vous préparer à affronter la journée de demain et penser à votre stratégie d'approche"
L'hôtel dans lequel je vous ai pris une chambre est l'hôtel des Ormes.
Une chambre 412 au dernier étage, avec vue sur les toits de Paris
Je vous ferai déposer la robe que vous portez ainsi que quelques effets pour votre toilette. Vous pourrez vous changer là-bas et vous préparer pour le cocktail dinatoire.
Chloé sent une vague de panique monter en elle tandis que Julien lui tend une enveloppe contenant sa carte magnétique. Ses doigts tremblent légèrement en la saisissant, comme si ce simple rectangle de plastique scellait irrémédiablement son destin. Elle se change et prend congés de Julien en comptant bien profiter de l'après-midi qu'il lui a gentiment accordé.
La météo est plutôt agréable. Chloé décide d'aller se balader en ville. Mais pour le moment, elle a besoin de prendre du temps pour elle. Un petit verre en terrasse lui fera le plus grand bien.
La robe moule ses courbes avec une précision cruelle. Le tissu soyeux glisse contre ses cuisses chaque fois qu'elle croise les jambes, révélant l'ombre de ses bas. Elle se tient droite malgré tout, les épaules tirées en arrière par réflexe professionnel, ignorant les regards appuyés du serveur. Son visage reste neutre, presque détaché, comme si elle attendait un rendez-vous d'affaires ordinaire. Seuls ses yeux, trop brillants, trahissent la tension qui raidit sa nuque.
Quand il se penche pour ramasser une serviette tombée, elle voit ses avant-bras musclés rouler sous la chemise blanche. Une veine saillante court le long de son cou bronzé. Elle imagine soudain ses mains calleuses sous sa robe, ses doigts écrasant les marques laissées par Renaud. Pour la première fois depuis des semaines, c'est elle qui choisit. Elle qui veut. Le frisson qui lui parcourt l'échine n'a rien à voir avec le petit vent frais qui vient de se lever..
Elle ajuste la position de ses lunettes soleil et laisse tomber ses clefs avec un bruit calculé. Le serveur se précipite - trop poli, trop empressé - et lorsqu'il se penche, elle respire son parfum bon marché mêlé à une sueur légèrement salée. Son souffle s'accélère quand leurs doigts se frôlent. Elle pourrait. Elle devrait. Juste un mot, une invitation dans les toilettes, une minute de contrôle volée à cette journée qui lui échappe.
Le thé glacé laisse des traces humides sur la table quand elle le pousse vers lui avec un sourire ambigu. "Vous avez l'air d'avoir chaud." Sa voix est plus basse qu'à l'habitude, presque enrouée. Elle voit ses pupilles se dilater d'un coup, ses mains hésiter près du plateau.
Il devrait partir. Il sait qu'il devrait. Mais ses yeux restent coincés sur la fente de sa robe qui s'est entrouverte lorsqu'elle a croisé les jambes. Elle fait exprès de laisser traîner ses doigts sur son propre décolleté, sentant sous ses ongles la chaleur de sa propre peau encore marquée par les mains des autres.
"J'ai une pause dans cinq minutes", murmure-t-il en jetant un regard vers les toilettes du fond. Elle boit une dernière gorgée, laissant exprès un peu de glaçon fondre sur son menton avant de lécher la trace lentement. Son pantalon de travail devient soudain trop serré.
Elle se lève avec une lenteur calculée, faisant glisser sa main sur la nappe en papier comme si elle effaçait ses traces. Le serveur la suit des yeux, son stylo tombant de sa poche sans qu'il s'en aperçoive. Dans le miroir des toilettes, elle voit son reflet se décomposer : le rouge à lèvres écaillé, les marques de doigts sur ses cuisses, cette expression à moitié hagarde qu'elle ne reconnaît plus.
La porte se referme derrière eux avec un claquement mou. Le serveur a déjà les mains sur elle avant même que la lumière ne s'allume, pressé comme un adolescent, maladroit dans sa hâte. Elle le laisse arracher son soutien-gorge sous la robe. Ses dents lui éraflent l'épaule quand il murmure : "Putain, t'es chaude..."
Elle compte les secondes dans sa tête — dix, quinze, trente — jusqu'à ce que ses gémissements deviennent plus insistants que ses gestes. C'est alors qu'elle plaque ses paumes contre son torse, le repoussant juste assez pour qu'il comprenne. "Pas comme ça", murmure-t-elle en tournant lentement, offrant son dos et la fermeture éclair de sa robe.
Les doigts du serveur tremblent en la dénudant, découvrant les ecchymoses encore fraîches sur ses hanches. Elle voit son reflet dans le miroir fissuré, ses yeux brillants d'une lucidité froide tandis qu'il s'agenouille derrière elle avec une soumission qu'elle n'avait pas anticipée. Son souffle est court contre sa nuque.
Elle saisit ses poignets et les plaque contre le mur, le dominant soudain par une simple pression des ongles dans sa chair. "Tu fais exactement ce que je te dis", chuchote-t-elle en alignant son corps contre le sien, sentant son cœur battre comme celui d'un animal traqué. Le serveur acquiesce d'un hoquet, déjà prisonnier de ce jeu dont il ignore les règles.
Les toilettes empestent l'eau de javel et le désinfectant rance. Chloé inspire profondément, prenant plaisir à cette puanteur qui masque l'odeur de leur transpiration mêlée. Elle guide ses mains avec une autorité qui le fait frémir, lui montrant comment caresser les bleus sans les effleurer vraiment, comment mordre sans laisser de marques visibles. Une chorégraphie cruelle qu'elle maîtrise désormais à la perfection.
Le serveur gémit quand elle plaque sa paume contre sa bouche pour étouffer ses cris. Elle observe dans le miroir ses yeux révulsés, ses narines dilatées, son torse qui se cambre sous ses doigts experts. Cette soumission totale la fait sourire – c'est exactement ce qu'elle voulait voir avant d'affronter ANTONETTI. Une répétition générale réussie.
Elle se retourne contre le lavabo, les mains crispées sur la porcelaine froide. "Vas-y," souffle-t-elle en fixant son reflet dans la glace tachée. "Montre-moi ce que tu sais faire." Elle veut des coups, des griffures, des morsures – des preuves tangibles de ce pouvoir trouble qu'elle commence à peine à apprivoiser. Le serveur obéit comme un chien dressé.
La robe de soie se déchire légèrement quand il la remonte d'un geste maladroit, exposant ses hanches marquées de bleus violacés. Chloé ferme les yeux un instant, savourant l'humiliation calculée de se faire prendre comme une vulgaire pute de bar, ses escarpins à talons aiguilles claquant contre les carreaux. Elle compte les secondes dans sa tête – dix, quinze, trente – jusqu'à ce que son gémissement se mêle au halètement du garçon.
Sa montre-bracelet cogne contre le lavabo, l'aiguille des minutes avançant implacablement vers l'heure du rendez-vous avec ANTONETTI. Elle guette dans le miroir trouble la façon dont ses propres pupilles se dilatent, son corps répondant avec une trahison parfaite à chaque caresse brutale. Le serveur halète contre sa nuque.
Quand il jouit enfin en grognant, ses doigts agrippant désespérément ses hanches marquées, Chloé note avec une froide satisfaction qu'il a obéi à la consigne : ne pas souiller sa robe. Elle se redresse, ajustant machinalement l'ourlet déchiré sur sa cuisse avant de tourner vers lui un sourire de crocodile. "C'était parfait." Sa voix ne tremble plus.
Le garçon, pantelant contre le mur des toilettes, semble à présent infiniment plus vulnérable qu'elle. Elle passe une lingette humide sur ses cuisses en étudiant son reflet dans le miroir : les rougeurs sur son cou, ses lèvres gonflées, cette lueur nouvelle dans son regard. Des armes. Elle vérifie l'heure d'un coup d'œil à sa montre - 12h15. Elle a encore tout le temps de profiter de son après-midi. Mais avant, elle a envie de s’amuser encore un peu de la situation qu'elle a provoquée.
Elle saisit le serveur par la taille avant qu'il ne remonte son pantalon. "Tu n'as pas fini", murmure-t-elle en tombant à genoux devant lui. L'odeur musquée du sexe masculin lui emplit les narines. Elle l'enveloppe de sa bouche avec une lenteur calculée, sentant sous ses lèvres la chair reprendre vie. La main du garçon se crispe dans ses cheveux - elle lui permet cette liberté, pour l'instant.
Elle accélère méthodiquement, alternant pression des lèvres et coups de langue sur le frein, notant mentalement chaque réaction musculaire de son partenaire. Quand ses hanches commencent à tressauter, elle se retire brusquement, laissant le garçon grogner de frustration. "Tu jouis quand je te le dis", ordonne-t-elle en remontant son chemisier pour exposer ses seins. Elle dirige sa main vers son propre sexe, humide malgré elle, et sourit en voyant le regard affamé du serveur.
Le miroir derrière eux reflète une scène parfaitement orchestrée : sa robe remontée sur ses hanches, son visage empreint d'une froideur calculatrice qui contraste avec son excitation physique. Elle attrape à nouveau la bite du garçon, cette fois avec une brutalité qui le fait sursauter. "Regarde-moi", exige-t-elle tandis que ses doigts serrent la base de son érection pour retarder l'éjaculation. Son autre main se perd entre ses propres jambes, synchronisant ses mouvements avec une précision mécanique.
« Maintenant, remplis-moi la bouche »
Le jeune homme ne se fait pas prier et obtempère à l’ordre donné par cette maitresse de passage. Il lâche ce qui lui reste de semence dans cette bouche gourmande.
Un bip discret de sa montre brise l'instant - 12h30. Elle relâche soudainement le garçon, laissant sa bite en suspens, et se relève d'un mouvement fluide. "Temps écoulé", annonce-t-elle en rajustant sa robe d'un geste expert, comme si elle venait de terminer une réunion d'affaires. Le garçon halète contre le mur ; pas un cheveu déplacé, juste une rougeur à peine visible sous le col relevé.
Elle sort des toilettes en claquant la porte, traversant le café sous les regards curieux des clients. Son portable vibre dans sa poche - un SMS de Julien : "Soyez irréprochable." Ses doigts tremblent légèrement sur l'écran avant qu'elle ne serre le poignet gauche de sa main droite, reprenant immédiatement le contrôle. Le serveur émerge enfin des toilettes, le visage congestionné, sa chemise mal remise. Leurs regards se croisent un instant, et elle lui adresse un sourire professionnel, comme à un simple fournisseur.
Chloé passe le reste de la journée à se balader sans but, flânant de vitrine en vitrine avant de rentrer chez elle repue d'oisiveté.
Elle met la clé dans la serrure, ouvre la porte et se regarde machinalement dans le miroir de l'entrée
L'image qu'il lui renvoie la fait paniquer. Elle a complétement oublié de se changer, de reprendre son costume de ménagère.
Il faut qu'elle se montre plus vigilante. Ses 2 vies commencent à se chevaucher, à ne faire plus qu'une et pour ça, elle ne se sent pas encore assez forte pour l'assumer.
Par chance, Cédric n'est pas encore rentré. Elle monte en vitesse dans sa chambre pour se changer.
Elle en profite pour préparer ses affaires pour demain. Elle se changera à l'hôtel des Ormes avant d'aller de rejoindre le séminaire.
Dans l'immédiat, elle se prépare à annoncer à son mari qu'elle rentrera tard demain soir.
Elle redescend les escaliers et se dirige, comme à son habitude, vers la cuisine. Son sas de décompression avant le retour de son mari.
Elle respire profondément et commence à préparer le repas pour pouvoir reprendre ses esprits après la journée qu'elle vient de passer.
C'est pour elle une activité mécanique qui permet à son esprit de faire le vide.
Elle entend la porte d'entrée s'ouvrir. Cédric rentre du travail. Il pose ses affaires sur la table de l'entrée et se dirige vers elle pour l'embrasser.
Elle reste comme figée, comme si elle avait peur qu'il ne se doute de quelque chose. Un détail négligemment oublié de l'étreinte furtive avec le serveur quelques heures plus tôt.
Mais il ne remarque rien. Il passe simplement à côté d'elle et se sert un verre d'eau comme chaque soir.
Elle reprend enfin son souffle et lui demande si sa journée s'est bien passée. C'est une question banale, une habitude qu'elle a prise pour maintenir l'apparence de normalité dans leur couple.
Il répond vaguement, absorbé par son téléphone comme d'habitude, et elle se sent presque soulagée par son manque d'attention.
Elle sait qu'elle devrait se sentir coupable. Mais en réalité, ce qui la terrifie le plus, c'est qu'elle ne ressent plus rien du tout.
Elle profite de l'état d'absence de son mari pour lui annoncer le programme des prochaines 24 heures "Au fait, je rentrerai tard demain. Julien m'a inscrite à un séminaire de promoteurs. Le séminaire s'achèvera par une soirée.
Il a beaucoup insisté et comme je suis toujours à l'essai, je n'ai pas trop le choix"
Cédric relève à peine la tête. Elle voit ses yeux parcourir rapidement les courbes de son corps avant de se détourner avec une moue désintéressée. "T’as raison de faire des efforts pour ton nouveau job." Sa voix est plate, comme s’il commentait la météo. Elle devrait être blessée. Elle ne l'est pas.
Chloé termine la préparation du dîner avec une efficacité mécanique, ses gestes précis comme ceux d'une chirurgienne. Elle place devant Cédric une assiette aussi parfaite qu'impersonnelle - poulet rôti, haricots verts, le genre de plat qu'il aime sans jamais le commenter. Elle mange vite, trop vite, sentant déjà l'angoisse lui nouer l'estomac à l'idée du lendemain.
La soirée se poursuit dans la plus grande indifférence.
Cédric n'a pas décollé les yeux de l'écran de son portable. Elle se rend soudain compte que si elle ne vivait pas toutes ces aventures en parallèle, elle aurait de plus en plus de mail à supporter ce quotidien sans saveur.
Pour le moment, beaucoup trop de questions se pressent dans sa tête. S'ajoute à cela, la pression de réussir à tout prix pour prouver à son patron qu'elle en est capable...Elle a hâte d'être à demain. Dans l'action, elle ne se triturera pas l'esprit comme elle peut le faire ce soir. Elle le sent, la nuit va être longue ...
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