Mandats privés (3) : La révélation
Récit érotique écrit par Sphinx62 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Mandats privés (3) : La révélation
En rentrant chez elle, Chloé sent déjà le poids de ce qui l’attend. Elle a accepté le poste, accepté l’exigence, accepté l’idée de devenir une version d’elle-même qu’elle ne connaît pas encore.
Mais elle n’a rien dit à son mari mais les années de vie commune allument en lui un petit signal.
Il lui pose quelques questions banales sur son entretien. Elle répond avec la même prudence que d’habitude, un sourire léger, une voix calme. Elle minimise. Elle simplifie. Elle protège son espace intérieur.
Quand il s’endort, elle reste éveillée, les yeux ouverts dans le noir. Elle repense aux mots de Julien :
« Vous viendrez comme la version de vous-même que vous avez envie de devenir. »
Cette phrase tourne dans sa tête comme un moteur.
Le samedi matin, elle part tôt, prétextant quelques courses. Son mari ne se doute de rien.
Dans la voiture, elle sent son cœur battre plus vite que d’habitude. Elle n’a jamais fait ce genre de shopping. Elle n’a jamais eu à penser à son image autrement qu’en termes de “propre” et “professionnel”.
Elle pousse la porte d’une première boutique.
Chloé pousse la porte du magasin avec une détermination fragile. Elle sait que les chaussures seront l’élément clé de sa transformation. L’accessoire majeur. Celui qui change la posture, la démarche, la présence.
Le vendeur s’avance vers elle presque aussitôt. Grand, élégant, un sourire sûr de lui. Le genre d’homme qui met les clientes à l’aise… ou les déstabilise.
« Bonjour madame. Vous cherchez quelque chose de particulier ? »
Elle hoche la tête, un peu trop vite.
« Oui… une paire de chaussures. Pour… une occasion. »
Elle inspire, cherche ses mots.
« C’est… pour un nouveau poste. Un rôle important. Je dois… être à la hauteur. »
« Une occasion spéciale, donc. Très bien. Suivez moi. »
Il l’emmène directement vers les modèles les plus hauts. Pas de compromis. Pas de demi-mesure.
« Avec votre taille — 1m64, je dirais ? — vous pouvez aller sur quelque chose de vraiment affirmé. »
Elle acquiesce, surprise qu’il ait deviné si juste.
Il sort une paire d’escarpins noirs, très hauts, au cuir impeccable.
« Essayez ceux-ci. Ils feront toute la différence. »
Chloé s’assoit. Le vendeur s’accroupit devant elle, gestes précis, assurés. Il prend délicatement son pied, glisse l’escarpin, ajuste la cambrure. Un geste professionnel, mais qui la trouble malgré elle — non pas par contact, mais par ce qu’il révèle : elle est en train de changer.
« Levez-vous doucement », dit-il.
Elle se redresse. La hauteur la surprend. Sa posture se transforme instantanément.
Le vendeur sourit, satisfait.
La bosse qui apparait au niveau de l’entrejambe la conforte dans ce modèle et l’effet qu’il procure.
Elle rougit intérieurement. C’est la première fois que ces yeux se posent sur la partie intime d’un inconnu.
Elle prend soudain conscience du pouvoir de certains accessoires sur la gente masculine et elle est bien décidée à abuser de tous ces artifices…
Elle se redresse. La hauteur la surprend, sa posture se transforme instantanément.
Le vendeur la regarde dans le miroir, puis murmure :
« Voilà. Là, vous avez de la présence. »
Chloé ne se reconnaît pas tout à fait. Mais elle sait qu’elle vient de franchir un cap.
Pour le reste de sa tenue, Chloé sait qu’elle devra composer avec ce qu’elle possède déjà. Sa garde robe regorge de pièces achetées sur un coup de tête, des vêtements qu’elle avait trouvés trop audacieux une fois rentrée chez elle… mais qu’elle n’a jamais renvoyés. « Au cas où », s’était elle toujours dit.
Aujourd’hui, ce cas où est arrivé.
Elle étale mentalement tout ce qu’elle possède : les robes trop ajustées, les jupes trop structurées, les blouses trop affirmées. Tout ce qu’elle n’a jamais osé porter. Tout ce qu’elle va devoir réévaluer.
Mais il lui manque un détail essentiel : les collants, les bas, les pièces qui donnent de la cohérence à une silhouette.
Elle se dirige donc vers le supermarché le plus proche.
Chloé avance dans le rayon collants et bas, persuadée d’être seule. Elle compare les boîtes, hésite, en prend une, la repose. Elle sait que ces détails feront toute la différence lundi. Elle veut choisir juste… mais elle ne sait pas encore ce qui lui correspond.
Elle tend la main vers un modèle plus audacieux que les autres.
« Si je peux me permettre… »
Elle sursaute légèrement. Un homme se tient à côté d’elle, apparu sans bruit. La quarantaine, bien habillé, l’air sûr de lui. Il observe les boîtes qu’elle tient, pas elle — du moins en apparence.
« Pour ce genre de tenue, les bas sont souvent plus flatteurs que les collants. » Sa voix est calme, presque trop assurée pour un simple client.
Chloé se fige, surprise qu’il ait deviné qu’elle hésitait. Elle tente de reprendre contenance.
« Ah… je regardais juste. »
Il incline légèrement la tête, comme s’il n’était pas dupe.
« Les collants, c’est pratique. Les bas… c’est plus affirmé. Plus structuré. » Il désigne une rangée plus haut. « Ceux là, par exemple. Bonne tenue, bonne qualité. Ça change une silhouette. »
Chloé suit son geste du regard. Elle n’aurait jamais osé prendre ces modèles. Trop visibles. Trop assumés.
Elle sent son cœur battre un peu trop vite. Pas à cause de l’homme — à cause de ce qu’il vient de mettre en lumière : elle est en train de franchir un cap.
« Merci », dit-elle simplement, pour couper court.
Elle attrape une boîte de bas, presque malgré elle, et la glisse dans son panier. Puis elle s’éloigne d’un pas mesuré, sans se retourner.
Elle sent pourtant son regard dans son dos. Un regard qui n’a rien de déplacé… mais qui lui rappelle que sa transformation doit rester discrète. Pour l’instant.
Le dimanche matin, la maison est silencieuse. Son mari est parti tôt pour sa sortie vélo avec son club, comme chaque semaine. Chloé connaît ce rituel par cœur : trois heures d’absence, parfois un peu plus. Un créneau parfait.
Elle referme la porte d’entrée derrière lui, attend quelques secondes pour être sûre qu’il ne revient pas chercher quelque chose… puis monte directement à l’étage.
Dans la chambre, elle ouvre l’armoire. Et tout lui revient d’un coup.
Toutes ces pièces achetées sur un coup de tête. Des robes trop ajustées. Des jupes trop structurées. Des blouses trop affirmées. Des vêtements qu’elle avait trouvés « trop » une fois rentrée chez elle… mais qu’elle n’a jamais renvoyés.
« Au cas où », s’était-elle toujours dit.
Aujourd’hui, ce cas où est arrivé.
Elle étale tout sur le lit. Les couleurs, les matières, les coupes. Elle ne reconnaît presque pas cette garde robe — comme si elle appartenait à une version d’elle-même qu’elle n’a jamais osé devenir.
Elle commence les essais.
Une robe. Puis une autre. Elle marche, se regarde, change, recommence. Elle assemble, compare, ajuste. Elle découvre des silhouettes qu’elle n’avait jamais assumées.
Les escarpins très hauts achetés la veille transforment tout. Sa posture. Sa démarche. Son regard sur elle-même.
Chloé est en plein essai quand la sonnette retentit.
Un son sec, insistant. Elle se fige. Son cœur bondit.
Ca ne peut être que son mari, rentré plus tôt. Il essaie d’ouvrir mais les clés de Chloé interdisent toute ouverture.
C’est la première pensée qui la traverse. Et si c’est lui, elle ne peut pas ne pas répondre. Il s’impatienterait. Il insisterait. Il entrerait peut être par le garage.
Elle regarde sa tenue. Une des plus audacieuses qu’elle n’ait jamais osé enfiler ; Jupe courte en simili cuir, top moulant, bas couleur vison.
Pas du tout une tenue « d’essai discret », mais elle n’a pas le temps de se changer. Elle attrape un souffle, se dit qu’elle improvisera une excuse — un tri, un rangement, n’importe quoi — et descend en vitesse.
Le claquement des ses talons sur le carrelage la ramène à la réalité, elle n’a pas pensé à les enlever. Elle pourrait le faire mais la sonnette retentit une deuxième fois de façon insistante. Tant pis …
Elle ouvre.
Et se retrouve face à… un pompier. En uniforme impeccable, sourire professionnel, calendrier sous le bras.
« Bonjour madame, nous passons pour les calendriers de fin d’année. »
Chloé reste immobile une demi seconde, incapable de répondre. Le pompier, lui, ne bronche pas. Il garde son sourire, comme si de rien n’était.
Elle sent la chaleur lui monter aux joues. Pas de honte — juste la conscience aiguë d’être prise dans une situation totalement improbable.
« Ah… oui… bien sûr », réussit elle à dire.
Elle saisit le calendrier tendu et bafouille … « Je vous dois combien ? »
« La contribution est libre madame, vous donnez ce que vous voulez ».
Chloé est complétement perdue, elle sait comment fonctionne cette tradition bien sûr mais elle se sent prise comme une enfant prise en flagrant délit, les doigts dans le pot de confiture.
Sa tenue suggestive, l’uniforme qui ne la rend pas indifférente …Une douce chaleur se répand dans son corps…Des sensations qu’elle n’avait encore jamais ressenties auparavant.
« Un instant, je cherche mon sac à main …je dois avoir un peu de liquide »
Le beau pompier ne perd rien de la scène qu’il est en train de vivre. Ce n’est pas tous les jours qu’une femme aussi sexy lui ouvre la porte.
Après un regard circulaire dans le salon, Chloé aperçoit son sac à main sur la table du salon.
« Entrez, ne restez pas dehors. Ça risque de durer un peu. Vous savez le bazar qui peut régner dans le sac d’une femme ! »
Le pompier s’exécute et reste debout, ne quittant pas un instant des yeux cette bombe qui s’agite devant lui.
Chloé attrape son sac et se laisse tomber dans le canapé. Machinalement, elle croise les jambes très haut et entame la fouille à la recherche d’un billet en échange de l’affreux calendrier qui terminera certainement dans la poubelle avant la fin de la journée.
Elle sort différentes choses de son sac pour les poser à côté d’elle à la recherche d’un hypothétique billet. Tout en faisant cela, elle s’aperçoit vite que sa jupe est remontée bien haut, laissant apercevoir la lisière des bas.
Elle relève les yeux et se rend vite compte que l’homme face à elle, s’en est aperçu.
Elle tire sur la jupe pour la faire redescendre … sans succès.
« J’aime beaucoup ce que vous portez ». Elle prend la remarque de plein fouet, brutalement. Elle se sent troublée, elle bafouille … « Merci mais vous savez, je ne n’ai pas l’habitude de … »
« Ne changez rien, je vous trouve très … Sexy »
Ce billet de 10 € va la sortir de ce mauvais pas.
« Ça y est, j’ai trouvé … 10€, ça vous convient ? » dit-elle ?
« Ce qui me convient c’est l’apparition qui m’a été donnée de voir aujourd’hui » répondit-il avec un sourire malicieux tout en continuant de fixer les jambes de Chloé.
Cette dernière s’avance en lui tendant le billet en échange du calendrier.
Soudain, dans un élan fougueux, le beau pompier l’attire contre lui…
« Mais que faites-vous ? vous êtes fou ! »
« Il se trouve que je connais votre mari. J’ai eu l’occasion de vous voir plusieurs fois en sa compagnie mais je dois dire que je ne vous ai jamais vue dans cette tenue et je suis presque certain que lui non plus … Que dirait-il en l’apprenant ? »
Il a dit tout cela en l’éloignant d’elle tout en s’emparant de son téléphone pour la prendre en photo.
Chloé est estomaquée. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive ;
« Pourquoi avez-vous fait cela ? » dit-elle ?
« Ce sera un petit secret entre nous…une monnaie d’échange en quelques sortes »
« Mais une monnaie d’échange contre quoi ? » s’énerve-t-elle ?
« Mais contre mon silence envers votre mari Madame » répondit-il.
Si Chloé n’avait pas encore connaissance du pouvoir qu’elle pourrait avoir sur les hommes par cette transformation vestimentaire, elle en est maintenant plus que convaincue. Cette sensation l’effraie et l’excite en même temps.
« Je ne comprends pas » dit-elle …
« C’est simple. Ou vous accéder à mes demandes ou je balance cette photo à votre mari »
« Vos demandes ! » peste Chloé
« Et on peut avoir une idée de VOS demandes ? »
« Je vais vous en donner un petit échantillon ; Vous allez alimenter mon imaginaire pour la semaine à venir … Asseyez-vous sur ce tabouret haut et laissez votre jupe courte remonter…je veux revoir vos bas » Il lui demande ça en agitant la photo qu’il vient de prendre.
Chloé comprend vite le piège dans lequel elle vient de tomber.
Si elle veut garder son jardin secret pour le boulot sans éveiller l’attention de son mari comme elle se l’était dit, elle doit accéder à la requête de cet homme en uniforme.
Elle se hisse lentement sur le tabouret …elle croise les jambes très haut. Le pompier est aux anges.
Il dégaine à nouveau son téléphone et prends un autre cliché à la grande surprise de Chloé. Elle se sent stupide, naïve car si le premier cliché était soft, celui-ci est plus explicite.
Elle se jette sur cet homme qui est en train de l’entrainer toujours plus bas.
Il l’arrête en lui attrapant fermement les poignets.
« Calmez vous ; si vous m’obéissez tout se passera bien si vous vous montrez docile » Il la libère bientôt de son entrave, la retourne et la plaque brutalement contre le mur, les mains derrière le dos. Chloé est immobilisée et à la merci de cet homme qu’elle ne connaissait pas il y a encore 15 minutes.
L’homme s’accroupit. Elle se laisse faire. La sensation lui plait. Elle agite néanmoins les jambes pour donner le change ; Faire croire à son visiteur qu’elle n’est pas aussi consentante qu’il pourrait le croire.
L’homme lui caresse les pieds chaussés d’escarpins, remonte doucement le long de ses jambes gainées de nylon. Il s’attarde sur la courbe de ses mollets.
Il remonte encore un peu plus le long des cuisses fuselées et fermes de Chloé.
Elle reste immobile, figée. Elle se surprend à frissonner au contact de ces caresses.
L’homme se relève et plaque son sexe contre la croupe rebondit de sa prisonnière.
Elle sent distinctement l’effet procuré, le sexe tendu au travers de l’uniforme.
Soudain le bruit de la porte de garage se fait entendre. L’étreinte se desserre. Chloé ouvre la porte d’entré et demande à son visiteur de partir.
Celui-ci lui sourit, conscient de l’emprise qu’il a commencé à instaurer sur la femme de Cédric.
Puis elle s’appuie contre le mur, souffle longuement, et murmure :
« Plus jamais je n’ouvre sans regarder par la fenêtre. »
Chloé referme la porte derrière le pompier, encore un peu secouée par la scène. Elle remonte l’escalier presque en courant, les escarpins claquant sur les marches. Dans la chambre, le chaos l’attend : jupes, robes, bas, collants, talons… tout est étalé sur le lit comme un inventaire de sa métamorphose.
Elle n’a que quelques minutes. Elle le sait. Son mari ne tarde jamais après sa sortie vélo.
Elle attrape les cintres, replie, range, glisse les boîtes sous le lit, referme l’armoire. Chaque geste est rapide, précis, presque militaire. Elle a l’impression d’effacer les traces d’un secret.
Elle vient tout juste de remettre la dernière paire d’escarpins dans sa boîte quand elle entend la porte d’entrée s’ouvrir.
« Chloé, je suis rentré ! »
Son cœur bondit. Elle inspire profondément, vérifie d’un coup d’œil que rien ne traîne, puis descend l’escalier avec un calme qu’elle ne ressent pas.
Cédric est déjà dans l’entrée, casque à la main, ruisselant de sueur.
« Je file à la douche », dit-il
Parfait. Elle a encore un peu de temps.
Elle remonte aussitôt dans la chambre, referme la porte derrière elle, et ressort les tenues qu’elle a soigneusement mises de côté. Une pour chaque jour de la semaine.
Une progression. Une montée en puissance.
Elle les aligne sur le lit :
• lundi, sobre mais affirmé,
• mardi, plus structuré,
• mercredi, assumé,
• jeudi, audacieux,
• vendredi… la version d’elle-même qu’elle n’a encore jamais montrée.
Elle ajoute les collants, les bas, les escarpins très hauts. Tout est prêt. Tout est pensé.
« Je n’ai qu’une seule paire de talons pense-t-elle »
« Il va m’en falloir très vite une ou 2 autres…pourquoi pas des bottes ou cuissardes ? »
« Je pense qu’il va falloir que j’aille revoir très vite mon sympathique vendeur. Lui, saura me conseiller »
Dans la salle de bain, la douche coule. Cédric ne se doute de rien.
Chloé observe ses tenues, les mains posées sur les hanches. Elle ne tremble plus. Elle ne doute plus.
Il va encore falloir régler une autre question…partira-t-elle de chez elle déjà habillée ou avec sa tenue dans un sac et se changer en arrivant au travail ?
La réponse est évidente… Elle ne va pas risquer de se faire remarquer par des voisins trop curieux ; L’épisode de ce matin ne doit plus arriver…aussi, elle choisira la 2e Option.
La semaine qui arrive sera riche en émotions, elle le sait mais elle se sent vivante et très séduisante…il y a longtemps qu’elle n’avait pas ressenti cela…
Mais elle n’a rien dit à son mari mais les années de vie commune allument en lui un petit signal.
Il lui pose quelques questions banales sur son entretien. Elle répond avec la même prudence que d’habitude, un sourire léger, une voix calme. Elle minimise. Elle simplifie. Elle protège son espace intérieur.
Quand il s’endort, elle reste éveillée, les yeux ouverts dans le noir. Elle repense aux mots de Julien :
« Vous viendrez comme la version de vous-même que vous avez envie de devenir. »
Cette phrase tourne dans sa tête comme un moteur.
Le samedi matin, elle part tôt, prétextant quelques courses. Son mari ne se doute de rien.
Dans la voiture, elle sent son cœur battre plus vite que d’habitude. Elle n’a jamais fait ce genre de shopping. Elle n’a jamais eu à penser à son image autrement qu’en termes de “propre” et “professionnel”.
Elle pousse la porte d’une première boutique.
Chloé pousse la porte du magasin avec une détermination fragile. Elle sait que les chaussures seront l’élément clé de sa transformation. L’accessoire majeur. Celui qui change la posture, la démarche, la présence.
Le vendeur s’avance vers elle presque aussitôt. Grand, élégant, un sourire sûr de lui. Le genre d’homme qui met les clientes à l’aise… ou les déstabilise.
« Bonjour madame. Vous cherchez quelque chose de particulier ? »
Elle hoche la tête, un peu trop vite.
« Oui… une paire de chaussures. Pour… une occasion. »
Elle inspire, cherche ses mots.
« C’est… pour un nouveau poste. Un rôle important. Je dois… être à la hauteur. »
« Une occasion spéciale, donc. Très bien. Suivez moi. »
Il l’emmène directement vers les modèles les plus hauts. Pas de compromis. Pas de demi-mesure.
« Avec votre taille — 1m64, je dirais ? — vous pouvez aller sur quelque chose de vraiment affirmé. »
Elle acquiesce, surprise qu’il ait deviné si juste.
Il sort une paire d’escarpins noirs, très hauts, au cuir impeccable.
« Essayez ceux-ci. Ils feront toute la différence. »
Chloé s’assoit. Le vendeur s’accroupit devant elle, gestes précis, assurés. Il prend délicatement son pied, glisse l’escarpin, ajuste la cambrure. Un geste professionnel, mais qui la trouble malgré elle — non pas par contact, mais par ce qu’il révèle : elle est en train de changer.
« Levez-vous doucement », dit-il.
Elle se redresse. La hauteur la surprend. Sa posture se transforme instantanément.
Le vendeur sourit, satisfait.
La bosse qui apparait au niveau de l’entrejambe la conforte dans ce modèle et l’effet qu’il procure.
Elle rougit intérieurement. C’est la première fois que ces yeux se posent sur la partie intime d’un inconnu.
Elle prend soudain conscience du pouvoir de certains accessoires sur la gente masculine et elle est bien décidée à abuser de tous ces artifices…
Elle se redresse. La hauteur la surprend, sa posture se transforme instantanément.
Le vendeur la regarde dans le miroir, puis murmure :
« Voilà. Là, vous avez de la présence. »
Chloé ne se reconnaît pas tout à fait. Mais elle sait qu’elle vient de franchir un cap.
Pour le reste de sa tenue, Chloé sait qu’elle devra composer avec ce qu’elle possède déjà. Sa garde robe regorge de pièces achetées sur un coup de tête, des vêtements qu’elle avait trouvés trop audacieux une fois rentrée chez elle… mais qu’elle n’a jamais renvoyés. « Au cas où », s’était elle toujours dit.
Aujourd’hui, ce cas où est arrivé.
Elle étale mentalement tout ce qu’elle possède : les robes trop ajustées, les jupes trop structurées, les blouses trop affirmées. Tout ce qu’elle n’a jamais osé porter. Tout ce qu’elle va devoir réévaluer.
Mais il lui manque un détail essentiel : les collants, les bas, les pièces qui donnent de la cohérence à une silhouette.
Elle se dirige donc vers le supermarché le plus proche.
Chloé avance dans le rayon collants et bas, persuadée d’être seule. Elle compare les boîtes, hésite, en prend une, la repose. Elle sait que ces détails feront toute la différence lundi. Elle veut choisir juste… mais elle ne sait pas encore ce qui lui correspond.
Elle tend la main vers un modèle plus audacieux que les autres.
« Si je peux me permettre… »
Elle sursaute légèrement. Un homme se tient à côté d’elle, apparu sans bruit. La quarantaine, bien habillé, l’air sûr de lui. Il observe les boîtes qu’elle tient, pas elle — du moins en apparence.
« Pour ce genre de tenue, les bas sont souvent plus flatteurs que les collants. » Sa voix est calme, presque trop assurée pour un simple client.
Chloé se fige, surprise qu’il ait deviné qu’elle hésitait. Elle tente de reprendre contenance.
« Ah… je regardais juste. »
Il incline légèrement la tête, comme s’il n’était pas dupe.
« Les collants, c’est pratique. Les bas… c’est plus affirmé. Plus structuré. » Il désigne une rangée plus haut. « Ceux là, par exemple. Bonne tenue, bonne qualité. Ça change une silhouette. »
Chloé suit son geste du regard. Elle n’aurait jamais osé prendre ces modèles. Trop visibles. Trop assumés.
Elle sent son cœur battre un peu trop vite. Pas à cause de l’homme — à cause de ce qu’il vient de mettre en lumière : elle est en train de franchir un cap.
« Merci », dit-elle simplement, pour couper court.
Elle attrape une boîte de bas, presque malgré elle, et la glisse dans son panier. Puis elle s’éloigne d’un pas mesuré, sans se retourner.
Elle sent pourtant son regard dans son dos. Un regard qui n’a rien de déplacé… mais qui lui rappelle que sa transformation doit rester discrète. Pour l’instant.
Le dimanche matin, la maison est silencieuse. Son mari est parti tôt pour sa sortie vélo avec son club, comme chaque semaine. Chloé connaît ce rituel par cœur : trois heures d’absence, parfois un peu plus. Un créneau parfait.
Elle referme la porte d’entrée derrière lui, attend quelques secondes pour être sûre qu’il ne revient pas chercher quelque chose… puis monte directement à l’étage.
Dans la chambre, elle ouvre l’armoire. Et tout lui revient d’un coup.
Toutes ces pièces achetées sur un coup de tête. Des robes trop ajustées. Des jupes trop structurées. Des blouses trop affirmées. Des vêtements qu’elle avait trouvés « trop » une fois rentrée chez elle… mais qu’elle n’a jamais renvoyés.
« Au cas où », s’était-elle toujours dit.
Aujourd’hui, ce cas où est arrivé.
Elle étale tout sur le lit. Les couleurs, les matières, les coupes. Elle ne reconnaît presque pas cette garde robe — comme si elle appartenait à une version d’elle-même qu’elle n’a jamais osé devenir.
Elle commence les essais.
Une robe. Puis une autre. Elle marche, se regarde, change, recommence. Elle assemble, compare, ajuste. Elle découvre des silhouettes qu’elle n’avait jamais assumées.
Les escarpins très hauts achetés la veille transforment tout. Sa posture. Sa démarche. Son regard sur elle-même.
Chloé est en plein essai quand la sonnette retentit.
Un son sec, insistant. Elle se fige. Son cœur bondit.
Ca ne peut être que son mari, rentré plus tôt. Il essaie d’ouvrir mais les clés de Chloé interdisent toute ouverture.
C’est la première pensée qui la traverse. Et si c’est lui, elle ne peut pas ne pas répondre. Il s’impatienterait. Il insisterait. Il entrerait peut être par le garage.
Elle regarde sa tenue. Une des plus audacieuses qu’elle n’ait jamais osé enfiler ; Jupe courte en simili cuir, top moulant, bas couleur vison.
Pas du tout une tenue « d’essai discret », mais elle n’a pas le temps de se changer. Elle attrape un souffle, se dit qu’elle improvisera une excuse — un tri, un rangement, n’importe quoi — et descend en vitesse.
Le claquement des ses talons sur le carrelage la ramène à la réalité, elle n’a pas pensé à les enlever. Elle pourrait le faire mais la sonnette retentit une deuxième fois de façon insistante. Tant pis …
Elle ouvre.
Et se retrouve face à… un pompier. En uniforme impeccable, sourire professionnel, calendrier sous le bras.
« Bonjour madame, nous passons pour les calendriers de fin d’année. »
Chloé reste immobile une demi seconde, incapable de répondre. Le pompier, lui, ne bronche pas. Il garde son sourire, comme si de rien n’était.
Elle sent la chaleur lui monter aux joues. Pas de honte — juste la conscience aiguë d’être prise dans une situation totalement improbable.
« Ah… oui… bien sûr », réussit elle à dire.
Elle saisit le calendrier tendu et bafouille … « Je vous dois combien ? »
« La contribution est libre madame, vous donnez ce que vous voulez ».
Chloé est complétement perdue, elle sait comment fonctionne cette tradition bien sûr mais elle se sent prise comme une enfant prise en flagrant délit, les doigts dans le pot de confiture.
Sa tenue suggestive, l’uniforme qui ne la rend pas indifférente …Une douce chaleur se répand dans son corps…Des sensations qu’elle n’avait encore jamais ressenties auparavant.
« Un instant, je cherche mon sac à main …je dois avoir un peu de liquide »
Le beau pompier ne perd rien de la scène qu’il est en train de vivre. Ce n’est pas tous les jours qu’une femme aussi sexy lui ouvre la porte.
Après un regard circulaire dans le salon, Chloé aperçoit son sac à main sur la table du salon.
« Entrez, ne restez pas dehors. Ça risque de durer un peu. Vous savez le bazar qui peut régner dans le sac d’une femme ! »
Le pompier s’exécute et reste debout, ne quittant pas un instant des yeux cette bombe qui s’agite devant lui.
Chloé attrape son sac et se laisse tomber dans le canapé. Machinalement, elle croise les jambes très haut et entame la fouille à la recherche d’un billet en échange de l’affreux calendrier qui terminera certainement dans la poubelle avant la fin de la journée.
Elle sort différentes choses de son sac pour les poser à côté d’elle à la recherche d’un hypothétique billet. Tout en faisant cela, elle s’aperçoit vite que sa jupe est remontée bien haut, laissant apercevoir la lisière des bas.
Elle relève les yeux et se rend vite compte que l’homme face à elle, s’en est aperçu.
Elle tire sur la jupe pour la faire redescendre … sans succès.
« J’aime beaucoup ce que vous portez ». Elle prend la remarque de plein fouet, brutalement. Elle se sent troublée, elle bafouille … « Merci mais vous savez, je ne n’ai pas l’habitude de … »
« Ne changez rien, je vous trouve très … Sexy »
Ce billet de 10 € va la sortir de ce mauvais pas.
« Ça y est, j’ai trouvé … 10€, ça vous convient ? » dit-elle ?
« Ce qui me convient c’est l’apparition qui m’a été donnée de voir aujourd’hui » répondit-il avec un sourire malicieux tout en continuant de fixer les jambes de Chloé.
Cette dernière s’avance en lui tendant le billet en échange du calendrier.
Soudain, dans un élan fougueux, le beau pompier l’attire contre lui…
« Mais que faites-vous ? vous êtes fou ! »
« Il se trouve que je connais votre mari. J’ai eu l’occasion de vous voir plusieurs fois en sa compagnie mais je dois dire que je ne vous ai jamais vue dans cette tenue et je suis presque certain que lui non plus … Que dirait-il en l’apprenant ? »
Il a dit tout cela en l’éloignant d’elle tout en s’emparant de son téléphone pour la prendre en photo.
Chloé est estomaquée. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive ;
« Pourquoi avez-vous fait cela ? » dit-elle ?
« Ce sera un petit secret entre nous…une monnaie d’échange en quelques sortes »
« Mais une monnaie d’échange contre quoi ? » s’énerve-t-elle ?
« Mais contre mon silence envers votre mari Madame » répondit-il.
Si Chloé n’avait pas encore connaissance du pouvoir qu’elle pourrait avoir sur les hommes par cette transformation vestimentaire, elle en est maintenant plus que convaincue. Cette sensation l’effraie et l’excite en même temps.
« Je ne comprends pas » dit-elle …
« C’est simple. Ou vous accéder à mes demandes ou je balance cette photo à votre mari »
« Vos demandes ! » peste Chloé
« Et on peut avoir une idée de VOS demandes ? »
« Je vais vous en donner un petit échantillon ; Vous allez alimenter mon imaginaire pour la semaine à venir … Asseyez-vous sur ce tabouret haut et laissez votre jupe courte remonter…je veux revoir vos bas » Il lui demande ça en agitant la photo qu’il vient de prendre.
Chloé comprend vite le piège dans lequel elle vient de tomber.
Si elle veut garder son jardin secret pour le boulot sans éveiller l’attention de son mari comme elle se l’était dit, elle doit accéder à la requête de cet homme en uniforme.
Elle se hisse lentement sur le tabouret …elle croise les jambes très haut. Le pompier est aux anges.
Il dégaine à nouveau son téléphone et prends un autre cliché à la grande surprise de Chloé. Elle se sent stupide, naïve car si le premier cliché était soft, celui-ci est plus explicite.
Elle se jette sur cet homme qui est en train de l’entrainer toujours plus bas.
Il l’arrête en lui attrapant fermement les poignets.
« Calmez vous ; si vous m’obéissez tout se passera bien si vous vous montrez docile » Il la libère bientôt de son entrave, la retourne et la plaque brutalement contre le mur, les mains derrière le dos. Chloé est immobilisée et à la merci de cet homme qu’elle ne connaissait pas il y a encore 15 minutes.
L’homme s’accroupit. Elle se laisse faire. La sensation lui plait. Elle agite néanmoins les jambes pour donner le change ; Faire croire à son visiteur qu’elle n’est pas aussi consentante qu’il pourrait le croire.
L’homme lui caresse les pieds chaussés d’escarpins, remonte doucement le long de ses jambes gainées de nylon. Il s’attarde sur la courbe de ses mollets.
Il remonte encore un peu plus le long des cuisses fuselées et fermes de Chloé.
Elle reste immobile, figée. Elle se surprend à frissonner au contact de ces caresses.
L’homme se relève et plaque son sexe contre la croupe rebondit de sa prisonnière.
Elle sent distinctement l’effet procuré, le sexe tendu au travers de l’uniforme.
Soudain le bruit de la porte de garage se fait entendre. L’étreinte se desserre. Chloé ouvre la porte d’entré et demande à son visiteur de partir.
Celui-ci lui sourit, conscient de l’emprise qu’il a commencé à instaurer sur la femme de Cédric.
Puis elle s’appuie contre le mur, souffle longuement, et murmure :
« Plus jamais je n’ouvre sans regarder par la fenêtre. »
Chloé referme la porte derrière le pompier, encore un peu secouée par la scène. Elle remonte l’escalier presque en courant, les escarpins claquant sur les marches. Dans la chambre, le chaos l’attend : jupes, robes, bas, collants, talons… tout est étalé sur le lit comme un inventaire de sa métamorphose.
Elle n’a que quelques minutes. Elle le sait. Son mari ne tarde jamais après sa sortie vélo.
Elle attrape les cintres, replie, range, glisse les boîtes sous le lit, referme l’armoire. Chaque geste est rapide, précis, presque militaire. Elle a l’impression d’effacer les traces d’un secret.
Elle vient tout juste de remettre la dernière paire d’escarpins dans sa boîte quand elle entend la porte d’entrée s’ouvrir.
« Chloé, je suis rentré ! »
Son cœur bondit. Elle inspire profondément, vérifie d’un coup d’œil que rien ne traîne, puis descend l’escalier avec un calme qu’elle ne ressent pas.
Cédric est déjà dans l’entrée, casque à la main, ruisselant de sueur.
« Je file à la douche », dit-il
Parfait. Elle a encore un peu de temps.
Elle remonte aussitôt dans la chambre, referme la porte derrière elle, et ressort les tenues qu’elle a soigneusement mises de côté. Une pour chaque jour de la semaine.
Une progression. Une montée en puissance.
Elle les aligne sur le lit :
• lundi, sobre mais affirmé,
• mardi, plus structuré,
• mercredi, assumé,
• jeudi, audacieux,
• vendredi… la version d’elle-même qu’elle n’a encore jamais montrée.
Elle ajoute les collants, les bas, les escarpins très hauts. Tout est prêt. Tout est pensé.
« Je n’ai qu’une seule paire de talons pense-t-elle »
« Il va m’en falloir très vite une ou 2 autres…pourquoi pas des bottes ou cuissardes ? »
« Je pense qu’il va falloir que j’aille revoir très vite mon sympathique vendeur. Lui, saura me conseiller »
Dans la salle de bain, la douche coule. Cédric ne se doute de rien.
Chloé observe ses tenues, les mains posées sur les hanches. Elle ne tremble plus. Elle ne doute plus.
Il va encore falloir régler une autre question…partira-t-elle de chez elle déjà habillée ou avec sa tenue dans un sac et se changer en arrivant au travail ?
La réponse est évidente… Elle ne va pas risquer de se faire remarquer par des voisins trop curieux ; L’épisode de ce matin ne doit plus arriver…aussi, elle choisira la 2e Option.
La semaine qui arrive sera riche en émotions, elle le sait mais elle se sent vivante et très séduisante…il y a longtemps qu’elle n’avait pas ressenti cela…
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