Mandats privés (6) : Le débriefing du soir

- Par l'auteur HDS Sphinx62 -
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Récit libertin : Mandats privés (6) : Le débriefing du soir Histoire érotique Publiée sur HDS le 26-04-2026 dans la catégorie Fétichisme
Tags : Fétichisme
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Mandats privés (6) : Le débriefing du soir
De retour chez elle, Chloé ne change rien à ses habitudes.
Elle se met au fourneau en attendant le retour de son mari.
La poêle grésille doucement sur la gazinière quand Chloé verse l'huile d'olive d'un geste mécanique. Les effluves d'ail écrasé emplissent la cuisine, familiers comme les gestes qu'elle répète chaque soir depuis six ans — trois tours de poivre, une pincée de sel, jamais plus. Ses doigts pianotent contre le plan de travail en rythme avec le tic-tac de l'horloge murale, mais son regard traverse les carreaux de faïence sans les voir.

Son mari franchit le seuil à 19h37 comme chaque soir, posant ses clés dans la coupelle en porcelaine avec un petit bruit métallique. "Premier jour ?" demande-t-il en déboutonnant sa chemise sans lever les yeux.
Elle tourne la viande dans la poêle avec une cuillère en bois, sentant la chaleur lui picoter les avant-bras. "Bien, très bien", ment-elle en mordillant l'intérieur de sa joue. « Je ne te dirai pas que Marc m'a coincée contre son bureau à 10h15. Que j'ai encore le goût de son sexe dans ma bouche. Qu’il a giclé au fond de ma gorge sans me demander mon avis »

L'eau des pâtes bout trop fort, couvrant le silence qui s'installe. Il attrape une bière dans le frigo, la capsule claquant contre l'évier en inox. "Ton bureau est comment ?" Elle compte trois respirations avant de répondre : "Moderne. Beaucoup de verre."
Sa main tremble légèrement en versant les tagliatelles dans l'égouttoir.
"Je ne te dirai pas non plus comment le vendeur de chaussures a fini de ruiner mes bas en les déchirant et en déversant son foutre sur ma jupe"
"Je ne te dirai pas tout ça car tu me traiterais de salope et que tu quitterais la maison pour toujours. C'est pourquoi je ne te raconterai rien de tout cela. Je le garderai pour moi, bien enfoui dans mon jardin secret"
Cédric sort une assiette du placard, le rebord ébréché cognant contre le marbre. "J'ai vu mon pote pompier à l'agence aujourd'hui"
La poêle grésille. "Il m'a dit que tu lui avais acheté un calendrier lors de son passage dimanche." Un filet d'huile d'olive coule le long de son poignet quand elle retourne les champignons. "Tu ne m'en avais pas parlé"

Chloé répondit seulement : "c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler" ou plutôt pensa-t-elle "Je ne t'ai pas parlé de la façon dont il m'a traitée. Du chantage qu'il a entreprit en me prenant en photo dans une tenue dans laquelle tu n'as pas l'habitude de me voir. Il ne t'a pas dit non plus que ce n'était que le début de son odieux chantage en échange de je ne sais quelle autre demande perverse. La première fois avait été très soft. Il n'a fait que se frotter à moi. Que va-t-il me demander la prochaine fois ?"

La narine gauche de Cédric frémit imperceptiblement quand Chloé passe près de lui pour prendre le sel. Une note musquée, légèrement animale, qui n'a rien à voir avec son parfum habituel. "T'as changé de gel douche ?" Elle bloque sa respiration pendant deux pulsations cardiaques. "Non, pourquoi ?"
Il pose sa fourchette avec une lenteur calculée, l'acier grinçant contre la céramique. Les yeux baissés, il respire profondément par la bouche cette fois, comme pour mieux identifier cette odeur étrangère. Un mélange de cuir neuf, de transpiration masculine et quelque chose d'autre, plus acide, qu'il ne peut pas nommer mais qui lui vrille les entrailles.

Chloé se raidit imperceptiblement quand il se lève brusquement, sa chaise raclant le carrelage. Il passe derrière elle, faisant exprès de frôler ses cheveux en se penchant vers l'évier. "T'as pris un taxi aujourd'hui ?" demande-t-il trop calmement en rinçant son verre. Le jet d'eau couvre le tremblement de sa voix.
Elle serre son couteau à salade sans répondre, fixant les lamelles de concombre qui collent à la lame. Le silence s'épaissit entre eux, chargé de tous les mensonges qu'elle empile depuis ce matin. Elle pourrait encore tout arrêter là. Dire la vérité. Mais l'excitation sourde qui lui parcourt le bas-ventre à ce souvenir la cloue au silence.
"C'est mon patron qui se parfume très fort" répond Chloé. "ça doit être ça que tu sens. Le bureau est imprégné de son parfum"
Cédric pose son verre trop fort sur le plan de travail, les doigts blanchis par la pression. "Ton patron", répète-t-il en détachant chaque syllabe, "il doit mettre un litre d'eau de toilette pour que ça colle comme ça à ta peau."
"C'est vrai qu'il n'y va pas de main morte mais on s'y habitue. Je ne la sens déjà plus" ment-elle.

Il s'approche enfin, trahissant son propre jeu. Ses mains tremblent en attrapant le bord de sa chaise, le bois craquant sous l'étreinte. "Cinq semaines", murmure-t-il contre sa nuque, son souffle chaud faisant frissonner Chloé malgré elle. "Cinq semaines que tu me repousses."

"Tu vas encore me dire que tu as mal à la tête ?" Sa voix railleuse fait frémir Chloé plus que ses doigts entreprenants. Elle ferme les yeux un instant, voyant défiler l'image du vendeur haletant contre elle plutôt que son mari.

Sa robe de chambre glisse d'une épaule quand il la plaque contre la table de la cuisine. L'odeur de cuir et de sperme séché lui revient en mémoire - les mêmes mains brutales qui l'ont retournée contre l'étagère à chaussures l'après-midi même. Elle sent son sexe palpiter, trahison organique.
"Pas ce soir." Sa voix est plus ferme qu'elle ne l'aurait cru.
Cédric desserre la pression et prend acte de ce refus.

Il s'installe dans son fauteuil préféré et allume la télévision. Il va vitre trouver un programme sportif dont il va s'empiffrer toute la soirée. Toutes les soirées se ressemblent. "Un vieux couple sans enfants, ça doit ressembler à cela" pense-t-elle. « Par chance, je pense avoir trouvé l’occasion de m'évader de mon quotidien".

Chloé monte dans la chambre et ouvre discrètement le placard à l'angle de la pièce. Elle y a caché un sac avec toutes les tenues qu'elle porte au bureau. Elle sourit en voyant les ensembles qu'elle a déjà portés et ceux qu'elle porte pour la première fois.
Elle hésite devant deux robes qu'elle a achetées spécialement pour travailler avec Julien. Elle passe ses mains sur le tissu de la première robe. Il est doux et élégant. Elle choisit finalement la deuxième robe : une robe droite noire avec des détails sobres mais qui mettent en valeur sa silhouette. Elle sait que cette robe est parfaite pour la journée de demain.
Elle ouvre ensuite une petite boîte contenant les bas et collants qu'elle a achetés. Ses doigts effleurent les différentes textures. Elle prend son temps pour choisir : des collants fins 15 deniers sans démarcation, couleur nude, presque invisibles mais qui donneront une allure sophistiquée à sa tenue. Elle sait que Julien remarque chaque détail et elle veut être irréprochable.
Pour les chaussures, elle hésite entre deux paires. La première, des escarpins noirs qu’elle a portés hier. La seconde, des bottines à talons larges, plus provocantes. Elle choisit finalement une troisième option : ses nouvelles bottes noires à talons aiguilles, et semelles rouges, celles qui ont le pouvoir de rendre les hommes dingues selon les dires du vendeur. Elles lui rappellent l’intensité de la journée et elle veut garder cette sensation de puissance secrète sous sa robe sage.

Elle s’allonge enfin dans son lit, le corps encore parcouru d’un frisson étrange. Le meilleur moment de la journée. Ses muscles se détendent lentement, mais son esprit reste alerte, revivant chaque détail de la journée – les mains de Marc sur ses hanches, le souffle chaud du vendeur contre sa nuque. Elle relâche la pression d’un long soupir, les draps frais contre sa peau contrastant avec le souvenir des corps pressés contre elle.

Le réveil sort Chloé de son sommeil. Elle étouffe la sonnerie d’une main fébrile, l’autre remontant instinctivement vers son cou, là où les lèvres du vendeur s’étaient posées la veille. La peau est intacte. Pourtant, elle sent encore la brûlure. Son corps garde la mémoire des corps qui l’ont possédée, marquée. Elle ferme les yeux une seconde, laissant défiler les fragments de rêves érotiques qui ont peuplé sa nuit. Des visages flous, des mains anonymes, des sexes tendus vers elle dans l’obscurité. Son bas-ventre se contracte.

Elle se lève trop vite, étourdie. Le miroir lui renvoie l’image d’une femme dont les pupilles sont encore dilatées par l’excitation résiduelle. Ses seins pointent sous le tissu fin de son pyjama, ses jambes tremblent légèrement. Elle passe une main dans ses cheveux emmêlés, soupirant devant l’évidence : même endormie, elle n’a pas échappé à cette tension qui semble désormais faire partie d’elle. Une main remonte le long de sa cuisse, presque malgré elle. Elle s’arrête à temps.
Dans la salle de bain, l’eau froide sur son visage ne parvient pas à effacer les images persistantes – des silhouettes masculines aux contours flous, des mains qui la saisissent par-derrière, des murmures salaces dans son cou. Son reflet dans le miroir de la salle de bain la fixe avec une sorte de complicité gênée. Elle sait très bien ce qui l’attend aujourd’hui : cette robe noire trop ajustée, ces bottes qui lui rappelleront chaque pas les doigts du vendeur sur sa peau. Elle respire un grand coup. Son corps répond avant même qu’elle n’y pense.

Elle enfile une robe beige informe, un cardigan trop large, des escarpins plats. La tenue d’une épouse discrète, d’une employée modèle. Ses mains tremblent légèrement en boutonnant le haut jusqu’au cou. Elle passe un coup de brosse rapide dans ses cheveux, les coiffe en une queue de cheval sévère. Rien qui puisse attirer l’attention, rien qui donne envie de la coincer contre une table ou un mur. Pourtant, son cœur bat trop vite. Elle sait que c’est déjà trop tard. Son propre parfum – doux, innocent – lui semble soudain une provocation. Elle se mord la lèvre.

Dans la cuisine, Cédric lit le journal en sirotant son café. Il lève à peine les yeux quand elle entre. "Tu as changé de tenue", remarque-t-il entre deux gorgées. Une phrase neutre, presque distraite. Chloé sent ses paumes devenir moites. Elle tourne le dos pour verser son thé, cache son expression dans la vapeur qui s’élève de la tasse. "Celle d’hier était sale", ment-elle en pensant aux traces de sperme séché sur la jupe bleue. Sa voix ne tremble pas. Elle a l’habitude, maintenant.

La circulation est fluide ce matin. Trop fluide. Chloé tapote le volant, anticipe déjà l’arrivée au parking souterrain. Elle connaît chaque bosse du trajet, chaque feu, chaque tournant. Comme si le chemin était tracé pour l’amener là où se trouve désormais sa deuxième vie. Elle serre les dents en passant la troisième. Ses cuisses se contractent sous la jupe informe. Elle devrait se sentir en sécurité dans cette tenue. Alors pourquoi ses muscles sont-ils tendus comme des cordes ?
L’ascenseur du parking est vide. Un miracle. Elle compte les secondes, fixe les chiffres qui clignotent. 3… 2… 1… Le « ding » résonne comme une condamnation. Le couloir est désert.

La porte du bureau de Julien est entrouverte. Une anomalie. Il ne laisse jamais rien au hasard. Elle se lève, avance sur la pointe des pieds. Le parquet grince. Elle retient son souffle. Son cœur cogne. Elle pousse la porte du bout des doigts. L’obscurité. L’odeur de son après-rasage. Et, posé bien en évidence sur le bureau, un petit paquet rectangulaire. Emballé dans du papier kraft. Une note manuscrite : "Pour aujourd’hui. Portez-les avant midi."
Elle déchire l’emballage d’un geste nerveux. Des bas. Mais pas n’importe lesquels. Les mêmes que ceux qu’elle portait hier. Ceux que Marc avait déchirés. Ceux que le vendeur avait massacrés. Ceux qu’elle avait jetés dans les poubelles des toilettes en fin de journée. Elle ferme les yeux. Respire. Il sait. Il sait tout. Elle sent ses doigts trembler contre le nylon soyeux. Un piège ? Une invitation ? Elle regarde autour d’elle.

Une pression sur l’interrupteur et les vitres se teintent d’un coup.
Elle verrouille et entreprend de s'habiller. La robe sobre et les bas que Julien lui a demandé de porter. Ces putains de bas qui ruinent toute sa tenue. Elle ferme les yeux. Humiliation. Exaltation. Elle ne sait plus quoi penser. A quoi joue-t-il ?
Son patron est décidément très pervers. Elle ne va plus oser sortir du bureau de peur de croiser Marc.
« Julien est très perspicace ; Il appréhende vite le monde qui l'entoure. Rien ne lui échappe et il est prêt à lui faire comprendre à sa façon » pense-t-elle.
Elle enfile enfin ses nouvelles bottes et allume son ordinateur…la journée commence !

Les avis des lecteurs

Histoire Erotique
Femme minable...J'espère juste que tout va lui éclater au visage...



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