Mandats privés (8) : Le premier mandat de Chloé

- Par l'auteur HDS Sphinx62 -
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Récit libertin : Mandats privés (8) : Le premier mandat de Chloé Histoire érotique Publiée sur HDS le 03-05-2026 dans la catégorie Dans la zone rouge
Tags : Au boulot
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Mandats privés (8) : Le premier mandat de Chloé
Chloé se réveille avant la sonnerie et quitte la maison à la hâte avant le réveil de son mari. Ses mouvements sont mécaniques, précis. La porte d’entrée se referme dans un souffle, étouffant l’odeur de café qu’elle n’a pas pris le temps de préparer.
Le parking souterrain est vide à cette heure-ci, éclairé par des néons intermittents qui clignotent comme des avertissements silencieux. Elle repère immédiatement la porte métallique marquée "Technique" – l’antre de Renaud. Une main sur la poignée, elle s’arrête. Son cœur cogne contre ses côtes, mais ses doigts tournent la clé qu’il lui a donnée hier. La serrure grince, complice.

L’odeur d’huile et de métal chaud lui saute au visage. Renaud est déjà là, le dos courbé sur un écran quadrillé de caméras. Il ne se retourne pas. "T’es en retard," grommelle-t-il en tapotant une image figée : elle, dans l’ascenseur, ajustant nerveusement sa robe noire. Son sourire découvre une canine cassée. "J’ai gardé les meilleures séquences pour toi." Le clic d’un bouton. L’écran s’allume : des images d’elle, partout, sous tous les angles.
« Ce type est complétement obsédé » pense-t-elle

Il ouvre le sac, en sort un tailleur jupe noir et un chemisier rouge. Le tissu glisse entre ses mains comme une seconde peau. "Change toi. Maintenant." L’ordre est jeté sans élever la voix, mais le ton ne tolère aucun refus. Chloé saisit les vêtements qu’il a aussi déposés sur l’établi et recule vers l’angle le plus sombre de l’atelier.
Renaud ne détourne pas le regard. Il allume une cigarette, la flamme du briquet éclairant brièvement ses pupilles dilatées. « Déshabille toi." La fumée se mêle à l’odeur de transpiration. Chloé commence par enfiler ses collants clairs, sans démarcation avec comme seule fantaisie une couture parcourant l’arrière de ses jambes. Cette étape est cruciale ; prendre soin de ne pas les filer à cause de ses longs ongles et aligner parfaitement les coutures.
Elle poursuit avec la jupe droite. Le soyeux du nylon aide à l’enfilage.
Elle continue avec le chemisier qu’elle boutonne avec application avant de rentrer l’excédent de longueur à l’intérieur de la jupe sans paraitre boudinée. Tout un art.
La petite veste complète la panoplie d’aujourd’hui.

Renaud lui jette les escarpins au sol. « Enfile ça salope et tu seras parfaite »
"Je vais suivre tes évolutions avec intérêt. Tu es très bandante aujourd'hui. Une raison particulière ?"
"J'ai un premier RDV professionnel. L’estimation d'un bien et je veux faire bon effet"
« Ok, je vois. C’est la raison pour laquelle tu as mis le paquet. C’est avec un homme ton RDV ? »
« Oui » répond-elle en relevant fièrement le menton.
Une pointe de jalousie se dessine sur le visage du gardien. Elle est plutôt contente de l’effet provoqué chez son tortionnaire.
« Désolée, mais je dois y aller. Mon RDV est à 200 km d’ici et je ne peux pas me permettre d’être en retard »
A regret, Renaud s’écarte pour la laisser passer, reniflant au passage son parfum entêtant.

L’autoroute A10 défile sous ses roues, un ruban gris strié de pluie fine. Le GPS clignote 186 km restants. Ses doigts tambourinent sur le volant en rythme avec *Les Rita Mitsouko* qui hurlent dans les haut-parleurs. Elle baisse d’un cran. La musique couvre mal le bourdonnement dans sa nuque.
Entre deux échangeurs, son regard accroche le sac en cuir posé sur le siège passager. À l’intérieur, le dossier client froissé par ses ongles trop appuyés. Elle imagine déjà le propriétaire des lieux : costume trois Pieces, mains larges tachées d’encre, œil qui pèse chaque centimètre carré de son corps avant de parler. Elle serre les dents. L’aiguille du compte-tours frôle le rouge.
Un panneau "Demi-tour interdit" défile dans son rétro. Trop tard pour revenir en arrière. Elle vérifie d’un geste machinal la position de sa jupe, remonte la fermeture Éclair du chemisier d’un centimètre. Pas assez pour cacher, juste assez pour faire croire qu’elle se protège. Le parfum de Renaud colle encore à sa peau – eau de Cologne bas de gamme mélangée à l’odeur de graisse mécanique.

L’aire de repos surgit comme une bouée. Elle se gare en diagonale, les doigts crispés sur les freins à main. Dans le miroir, son mascara a coulé. Elle arrache un mouchoir, frotte trop fort. La peau rougit. Elle se penche en avant, front contre le volant. Respire. Expire. Le cuir du siège grince sous son poids.
Elle éprouve soudain une envie irrépressible d'uriner. Par malchance, l'aire n'est pas équipée d'une cafétéria. Il va falloir faire avec ces horribles WC.

Elle marche vers les toilettes publiques, ses escarpins claquant sur le bitume humide. La porte en métal grince. À l'intérieur, l'odeur âcre de désinfectant lui vrille les narines. Elle s'accroupit sans toucher la cuvette, les cuisses tremblantes. Le jet chaud la soulage pendant qu'elle fixe le graffiti sur la porte : "Julie aime Renaud". Elle se redresse trop vite, étourdie.

De retour vers sa voiture, un coup de klaxon la fait sursauter. Un routier massif se penche à la fenêtre de son camion, les avant-bras tatoués posés sur la portière. "Perdue, la mignonne ?" Sa voix rauque traîne comme du papier de verre. Elle serre son sac contre son ventre, sent la sueur couler entre ses omoplates. "Non, merci." Sa propre voix sonne étrangement calme.

Le type descend de la cabine, ses bottes claquant dans les flaques. Il fait le tour d'elle, lentement, comme un prédateur flairant une proie. "T'as l'air d'une femme pressée." Son regard noir plonge dans son décolleté. Elle recule d'un pas, talon arrière heurtant le bord du trottoir. Ses doigts cherchent les clés dans sa poche, pointes enfoncées dans le métal froid.

Il siffle entre ses dents jaunies. "J'aime les femmes habillées comme toi. Ça donne envie de... négocier." Sa main balafrée effleure l'aile de sa voiture, laissant une trace de cambouis sur la carrosserie. Elle compte mentalement : 3 pas pour atteindre la portière, 4 secondes pour démarrer. Le routier bloque son chemin en posant une main sur le toit. "T'as l'heure, au moins ?" Ses doigts jouent avec un couteau papillon qui apparaît et disparaît dans sa paume.

La pluie s'intensifie, noyant leurs silhouettes dans un rideau grisâtre. Chloé sent le métal des clés lui entrer dans la chair. "Je suis attendue." Sa voix porte malgré le crépitement de l'eau sur le bitume. Elle voit ses yeux descendre le long de son cou, s'attarder sur la fermeture éclair entrouverte de son chemisier. Il ricane. "Pas trop tôt, j'espère." Le couteau claque contre sa cuisse.

Elle pivote d'un coup, laissant tomber son sac. Les dossiers s'éparpillent dans une flaque. Le routier plonge pour les attraper - une seconde de répit. Elle arrache la portière, se jette à l'intérieur. Le moteur grogne au premier tour de clé. Dans le rétro, elle le voit se relever avec son dossier en lambeaux, les pages collées à ses doigts gras.
La journée commence très fort.

Les pneus crissent sur le gravier du parking devant la luxueuse villa lorsque Chloé freine brutalement. Elle jette un regard au rétroviseur – ses yeux sont cernés, ses cheveux encore humides de la pluie collés à ses tempes. Elle les rejette en arrière d’un geste brusque, comme pour effacer les dernières heures. La montre du tableau de bord clignote : 9h58. Deux minutes avant le rendez-vous. Elle saisit son dossier – celui qui a survécu – et sort d’un pas déterminé.
La porte s’ouvre avant qu’elle n’ait le temps de sonner. Un homme grand, vêtu d’une chemise blanche immaculée et d’un pantalon à pinces, la dévisage avec un sourire trop large. "Mme Morel, je présume ?" Sa voix est onctueuse, comme du miel coulé sur du métal. Ses yeux parcourent Chloé de haut en bas, s’attardant sur la tâche d’eau qui a traversé son chemisier. "Entrez, entrez… Nous allons commencer par le salon"

Elle suit son hôte dans l’entrée marbrée, ses escarpins claquant sur le sol froid. L’odeur de cire et de vieil argent lui pique les narines. Le client – un certain M. DUVERNOIS – marche devant elle, les mains dans le dos, le torse bombé. "Vous avez l’air… trempée, ma chère. Un petit café pour vous réchauffer ?" Il pivote soudain, bloquant son passage près d’une console dorée. Trop près.

Chloé recule d’un pas instinctif, sentant le bois sculpté lui rentrer dans les reins. Elle plaque un sourire professionnel. "L’estimation d’abord, monsieur. Si vous voulez bien me montrer le—" Sa voix se brise quand il attrape le dossier qu’elle serre contre sa poitrine, leurs doigts se frôlant trop longtemps. Le papier froisse grince entre eux.
DUVERNOIS écarte les feuilles mouillées d’un geste négligent. "Ah, ceci est inutilisable." Il laisse tomber les pages sur la console avec un claquement humide, puis désigne l’escalier en colimaçon. "Montons plutôt. La chambre principale est… la pièce maîtresse." Son regard appuie chaque syllabe. Les marches grincent sous leurs pas, trop lentement.

Elle atteint sa destination. La chambre s’ouvre comme une scène : lit à baldaquin, miroirs inclinés vers le centre, rideaux de velours qui pourraient étouffer tous les sons. DUVERNOIS se tient près d’une armoire Louis XV, soulevant un verre de cognac déjà servi. "Pour vous réchauffer," murmure-t-il en avançant. Son autre main traîne sur le dossier du lit, effleurant un carnet noir posé là.
" Vous avez une très jolie demeure. Un bien de famille ?"

La question jaillit comme une diversion calculée. Chloé tourne ostensiblement les talons, s'éloignant du lit pour examiner un tableau ancien accroché près de la fenêtre. Ses doigts tremblent légèrement en ajustant son dossier contre sa hanche, créant une barrière symbolique. La pluie martèle toujours les vitres, transformant la pièce en aquarium trouble où chaque geste prend des proportions déformées.
DUVERNOIS tapote le carnet noir d'un ongle jauni. "Une lignée de... collectionneurs." Il s'approche, foulant délibérément le tapis persan là où il est le plus usé, trahissant un chemin souvent emprunté. Sa main gauche s'attarde sur le pommeau du tiroir supérieur de l'armoire, un mouvement presque rituel. "Certains objets ont une histoire particulièrement... vivante."

Chloé note la veine qui pulse à sa tempe lorsqu'il parle, mais c'est le détail derrière lui qui la fige : une caméra miniature nichée dans le lustre, témoin muet. Elle saisit son téléphone comme pour vérifier l'heure, activant d'une pression sourde l'enregistreur vocal. Sa voix est volontairement trop forte pour couvrir le clic imperceptible : "Quand ces miroirs ont-ils été installés ?"

DUVERNOIS sourit comme à une plaisanterie privée, tirant le tiroir d'un geste las. Le métal grince, révélant des piles de dossiers identiques au sien, tous marqués de noms féminins. Certains portent des taches brunâtres. "Mes précédentes collaboratrices... disons qu'elles manquaient de persévérance." Il tend le cognac vers elle, son autre main disparaissant derrière le carnet noir.

Chloé commence à avoir une certaine expérience des hommes et de leur perversité. Elle comprend vite qu'elle est de nouveau tombée dans un piège. Il lui faut à tout prix quitter cette pièce qui pourrait très vite se transformer en un autre objet de chantage. Le nombre incalculable de femmes ayant transité par cette pièce l'encourage à en sortir au plus vite.
Elle se ressaisit. Elle doit recadrer son client avec tact. Elle prend quelques annotations et quelques photos comme le lui a demandé Julien.
"Pouvons-nous continuer la visite des autres pièces de l’étage ?"

Chloé pivote vers la porte d'un pas ferme, son dossier plaqué contre sa poitrine comme un bouclier. Ses escarpins crissent sur le parquet ciré, marquant une rupture nette avec le silence étouffant. DUVERNOIS émet un petit rire nasillard, ses doigts tambourinant sur le carnet noir. "Mais bien sûr, ma chère. Après tout… nous avons tout notre temps."

Elle franchit le couloir en accélérant légèrement, ses yeux balayant les murs couverts de portraits anciens. Les regards peints semblent la suivre, témoins muets des allées et venues précédentes. Une porte entrouverte révèle une chambre d'amis trop ordonnée, les draps immaculés pliés avec une précision militaire.
Chloé effectue ses relevés et clichés de chaque pièce avec professionnalisme. Son hôte la suit à la trace. Elle sent son regard appuyé sur elle. Elle commence à avoir l'habitude de ces choses là. Il semble s'ennuyer. Cette femme n'est décidément pas très fun.

Soudain, elle lève la tête et aperçoit une trappe dans le plafond du couloir. Un accès vers les combles ? Elle marque une pause, feignant l'intérêt professionnel. "Cet espace est-il aménageable ?" Sa voix ne tremble pas, mais son cœur cogne.
"Oui, j'imagine. Ce sont des combles. Je ne m'y suis jamais vraiment intéressé. La demeure est suffisamment grande comme ça"
"Je peux voir ?"
La question tombe comme un couperet. DUVERNOIS cligne des paupières, ses doigts pianotant nerveusement sur la couverture en cuir du carnet. "C'est… mal ventilé ", balbutie-t-il en jetant un regard vers la cordelette qui pend discrètement près de la bibliothèque. Chloé note la transpiration qui perle soudain à sa lèvre supérieure, l'odeur âcre de sa sueur qui remplace soudain son eau de toilette trop chargée.

DUVERNOIS tire violemment sur la cordelette, faisant descendre un escalier raide en bois grinçant. "Puisque vous insistez…" murmure-t-il en saisissant son coude avec une force inattendue, ses doigts enfonçant des marques dans sa peau à travers la soie de son chemisier.
"Je vous en prie...montez"
Chloé franchit les premières marches étroites. Les escarpins ne sont pas des plus pratiques pour ce genre d'exercice. Son équilibre est précaire. L'envie de faire marche arrière se fait sentir mais que dirait Julien ?
Elle continue son ascension suivie de près par ce type qu'elle trouve de plus en plus malsain.
Elle se retourne et le prend en flagrant délit. "Je rêve. Il a la tête quasiment sous ma jupe ce vicelard !"

Chloé sent l'air humide lui fouetter le visage - une odeur de cave, de pierre mouillée, et autre chose…

Une lueur vacillante éclaire les murs tapissés de photos jaunies : des femmes, toujours des femmes, certaines souriantes, d'autres aux yeux écarquillés. Le claquement sec d'un verrou derrière elle la fait sursauter. DUVERNOIS se rapproche, son souffle chargé d'alcool chaud dans son cou. "Mes précédentes collaboratrices…" murmure-t-il en caressant le carnet noir, ses doigts tachés d'encre traçant une liste de noms rayés.
Chloé sent l'air humide lui fouetter le visage - une odeur de cave, de pierre mouillée, et autre chose…

Chloé recule d'un pas, ses talons cognant contre une malle rouillée. Ici, chaque objet semble chargé d'une intention trouble : les cordelettes accrochées au plafond, les étagères remplies de dossiers poussiéreux étiquetés "archives". Elle comprend trop tard que Julien ne l'a pas envoyée pour une estimation ou alors il n'avait pas connaissance du côté sombre de son client.
Son attention se porte soudain sur une porte dérobée à peine visible derrière une tapisserie déchirée. Elle remarque une étrange serrure ancienne et une poignée brillante, comme si elle avait été utilisée récemment. Elle peut voir une lumière jaune filtrer par les interstices et entendre un bruit métallique régulier… comme une respiration mécanique.
La porte s’ouvre sur une pièce encore plus étrange : un atelier rempli d’outils ressemblant à des objets de torture.

DUVERNOIS se rapproche derrière elle, ses mains moites se posant sur ses épaules comme des serres. "Vous voyez, ma chère, chaque femme qui entre ici laisse une trace…", murmure-t-il en désignant une étagère couverte de mèches de cheveux enfermées dans des bocaux étiquetés.
Des trophées alignés les uns à côté des autres. "Rassurez-vous, toutes les femmes qui ont franchi cette porte l'on fait de leur plein gré et son ressorties vivantes" ironise-t-il.
« Ce qui n'est pas mon cas, je tiens à vous le préciser » Elle doit garder le contrôle. Rester maitre de la situation. L'enjeu de cette estimation est très important à la fois pour sa carrière et la pérennité de l'agence.

Elle fait marche arrière en prenant soin de passer sur d'autres sujets de discussion. Mettre cet épisode entre parenthèses.
La visite se poursuit dans un rythme plus soutenu. Elle a hâte de quitter cet endroit. Elle se sent mal. Elle peine à se concentrer sur son estimation. Elle veut juste finir son travail et partir. Elle suggère une visite plus approfondie du jardin. Elle respire mieux à l'air libre. L'atmosphère est plus respirable. Elle peut enfin souffler. Elle doit faire vite. Elle ne veut pas être seule avec ce client bizarre. Elle sent qu'elle doit garder ses distances. Elle termine son estimation rapidement. Elle veut quitter cet endroit au plus vite. Elle ne veut plus jamais revenir ici mais en aura-t-elle seulement le choix.

Avant de partir, elle conseille toutefois à DUVERNOIS de faire un peu de ménage au grenier en prévision de futures visites. Elle est persuadée que ses commentaires sont passés inaperçus. Elle envoie un SMS à Julien pour lui dire qu'elle en a terminé et qu'elle rentre au bureau. Elle sera de retour en début d'après-midi.

Sur le chemin du retour, elle repense à cette pièce dissimulée, aux instruments. Elle savait que ça existait mais de là à y être confrontée aussi brutalement.
Elle arrive au bureau avec une heure d'avance. Elle n'a pas pris le temps de s'arrêter pour déjeuner. L'épisode du routier ne l'a pas encouragée à effectuer un nouvel arrêt.
Elle gare sa voiture, en descend et croise Renaud sur le chemin de l'ascenseur. Elle l'ignore complétement. Après tout, ce n'est pas son créneau.
Julien l'attend devant les vitres teintées. Il lui ouvre la porte sans un mot. Son regard balaie sa tenue, ses mains légèrement tremblantes, la sueur sur sa nuque. "Asseyez-vous." Sa voix est calme, trop calme.

« Je viens de raccrocher avec Mr DUVERNOIS. Son retour est très mitigé. Il vous a trouvé très … distante. »
Elle voudrait lui raconter tous les détails du RDV mais comprendrait il ?
« J’étais stressée, c’est vrai. Ma première estimation. Je ne voulais pas passer à côté de quelque chose »
« Je comprends » Dit Julien
« Mais l’enjeu était de taille et je vous croyais à la hauteur. DUVERNOIS ne m’a pas encore donné les pouvoirs sur ce mandat et je ne le sens pas très enthousiaste. Il attend notre compte rendu de visite pour se décider. C’est pourquoi, je vous propose de nous mettre au boulot rapidement afin de décrocher ce contrat au plus vite »

Chloé ôte sa veste de tailleur et tourne le dos à Julien pour l’accrocher au porte manteaux. Il ne manque pas de remarquer le petit détail de sa tenue. Les coutures plus foncées à l’arrière de ses jambes. Un léger sourire illumine son visage. Décidément, sa collaboratrice a bien compris ce qu’il attendait d’elle…

L’après-midi fut très productif. Chloé avait beaucoup apprécié la proximité avec son patron durant la mise en forme du compte rendu. Les frôlements, leurs souffles proches … Leur collaboration prenait forme.
La fin de la journée approchait. Le rapport de visite et la mise en valeur du bien était terminé. Du bon travail. Il ne restait plus qu’à le présenter au client pour validation.
Chloé était impatiente de transformer l’essai et ainsi prouver à Julien qu’il avait eu raison de l’embaucher dans son agence.

18h30, Chloé attrape sa veste. Julien en profite pour jeter un dernier coup d’œil à sa silhouette parfaite. Ils se souhaitent une bonne soirée.
Elle se dirige toute guillerette vers l’ascenseur. Nul doute que Renaud l’ait déjà capturée sur ses écrans de contrôle. Il va falloir se coltiner ce gros lourdaud. Elle s’y était engagée.
Quand elle entre dans le local, il est assis, dos tourné à l’entrée. Elle est surprise par son attitude. Elle pensait le voir debout, les bras croisés…impatient de la voir arriver.

« Bonsoir » Lance-t-elle.
« Tu as fait une bonne visite ? Je n’ai pas eu l’occasion de te voir beaucoup aujourd’hui. Trop occupée avec Mr VALCOURT j’imagine »
« Oui, c’est un peu mon boulot non ? »
« Je n’ai pas apprécié la façon dont tu m’as ignoré ce midi en passant à côté de moi »
« Désolée, mais taper la discussion avec vous dans la journée n’a jamais fait partie de notre accord »
« Je vois…Change toi et rentre chez toi »
« Tu ne paies rien pour attendre, je saurai te ramener dans le droit chemin » pense-t-il.
Chloé échappe à la séance de voyeurisme du soir, pour sa plus grande joie.
Elle se demande quel plaisir il retire de tout ça. Est-ce que ça lui sert à alimenter ses fantasmes ? Pourquoi n’essayait-il pas de profiter plus de la situation. Il était en position de force après tout. Il devait puiser son plaisir autrement. Pour le moment, elle n’avait aucune idée de la façon dont il fonctionnait. Une chose était sûre, c’est un très gros pervers!
Après avoir rangé toutes ses affaires sur les étagères prévues à cet effet, Chloé tourne les talons et claque la porte sans même un regard ou un mot pour le gardien.
Il l’entend s’éloigner… « tu vas me payer ça » pense-t-il…

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