Mandats privés (4) : Premier Jour
Récit érotique écrit par Sphinx62 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Mandats privés (4) : Premier Jour
Le réveil sonne plus tôt que d’habitude. Chloé se lève avant même que la sonnerie ne s’arrête. Elle a à peine dormi, mais elle se sent étrangement légère, portée par une énergie nouvelle.
Cédric dort encore. Il ne remarque rien.
Il ne remarque jamais rien le matin.
Elle enfile une tenue neutre — jean, pull, baskets — exactement ce qu’il s’attend à voir. Elle prend son sac, celui où elle a glissé la tenue sélectionnée la veille, soigneusement pliée.
Elle quitte la maison sans un bruit.
Dans la voiture, elle ne met pas la radio. Elle veut entendre son souffle, sentir la montée d’adrénaline.
Elle revoit les mots de Julien : « Lundi, vous viendrez comme la version de vous-même que vous avez envie de devenir. »
Elle serre le volant. Elle ne s’est jamais sentie aussi nerveuse et impatiente en même temps.
Chloé arrive enfin au bureau. Le bâtiment est presque vide. Le silence du matin lui donne l’impression d’entrer dans un lieu encore endormi.
Elle traverse l’open-space désert, repère les toilettes individuelles, s’y enferme, et sort sa tenue du jour.
Elle se change lentement, méthodiquement. Chaque pièce modifie sa posture, son allure, sa présence. Son cœur s’accélère. Qu’est-elle ne train de faire ? Il est encore temps de faire marche arrière. Tout Stopper, repartir chez elle et se recoucher aux côtés de son mari encore endormi. Il ne saurait jamais rien de la spirale dans laquelle elle a failli tomber… Elle respire profondément et se ressaisit. Ce n’est pas ce qu’elle a décidé ce week-end. Elle ouvre la porte et sort de façon affirmée.
Elle se dirige vers le bureau de Julien. La porte est verrouillée. Un petit clavier numérique clignote en rouge.
Elle n’a pas le code.
Elle reste immobile une seconde. Elle ne peut pas attendre ici, exposée, figée devant une porte close. Elle doit bouger, occuper l’espace, apprivoiser cette nouvelle version d’elle-même.
Elle se tourne vers l’open-space désert. Elle marche lentement, ses talons résonnant dans le silence.
Elle se dirige vers la cuisine pour se faire un café. Un geste banal, presque rassurant.
Mais en entrant, elle se fige un instant.
Quelqu’un est déjà là.
Un homme. La trentaine. Bien habillé, mais sans excès. Il prépare quelque chose à la machine, concentré.
Elle ne sait pas encore qu’il s’agit du responsable du coworking. Pour l’instant, c’est juste un inconnu. Un observateur neutre. Un premier miroir.
Parfait.
Elle avance, ses talons claquant doucement sur le sol. L’homme se retourne en entendant le bruit.
Il la regarde. Une seconde. Puis deux.
Un regard surpris. Pas insistant. Pas déplacé. Juste… intrigué.
Chloé garde le menton haut. Elle se sert un café, lentement, avec une maîtrise qu’elle ne se connaissait pas.
Puis elle choisit un tabouret haut. Volontairement.
Elle s’y installe avec élégance, croise les jambes, ajuste sa posture.
La nervosité se traduit dans des mouvements incontrôlés. Le pied gauche bien calé sur le repose pied du tabouret ne bouge pas. Ce n’est pas le cas de son pied droit qui commence à se balancer dans un mouvement lancinant. Inconsciemment, elle s’amuse à déchausser son escarpin. Elle capte le regard de son voyeur qui n’a rien perdu du spectacle. Il regarde le haut talon uniquement maintenu par les orteils de Chloé, se balancer dangereusement. Il faut beaucoup de maitrise pour ne pas envoyer balader cet objet de séduction dans le décor.
Elle se surprend à pratiquer le dandling avec dextérité. Cela la fait sourire intérieurement. Encore un pouvoir de femme qu’elle découvre.
L’homme détourne le regard… puis le ramène malgré lui. Toujours avec cette même surprise polie.
Chloé prend une gorgée de café. Elle sent une chaleur douce lui monter dans la poitrine.
Ça fonctionne. Je tiens la posture.
Je tiens le rôle.
L’homme finit par lui adresser un sourire.
« Vous êtes nouvelle ici ? »
Elle répond calmement :
« Oui, Première journée. »
Il hoche la tête, encore un peu déstabilisé par cette présence inattendue.
Il s’approche vers Chloé en lui tendant la main qu’elle lui saisit en retour.
« Bienvenue alors ! Je suis Marc DELMAS, le directeur de ce lieu. Une présence féminine n’est pas pour me déplaire. Ne changez rien dans vos tenues » Il lui a dit cela tout en gardant sa main dans la sienne et en baissant le regard sur les jambes de Chloé.
« Je suis Chloé ; Enchantée Mr DELMAS »
Un ding retentit dans l’open-space, sortant les 2 protagonistes de leur torpeur.
L’ascenseur ! C’est peut-être Julien.
Chloé pose son mug. Elle descend du tabouret avec une lenteur contrôlée. Elle ajuste sa tenue d’un geste discret.
Elle respire profondément et se dirige vers l’ascenseur.
Lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrent, Julien découvre une Chloé transformée.
Elle porte une jupe crayon bleu marine, parfaitement ajustée, qui structure sa silhouette et lui donne une posture droite, maîtrisée. Sa blouse ivoire, fluide mais nette, capte la lumière du matin et apporte une élégance calme, presque évidente. Ses jambes gainées de nylon couleur chair créent une continuité discrète entre la jupe et les escarpins noirs, très hauts, qui modifient subtilement sa démarche.
Rien n’est excessif, mais tout est choisi : la coupe, les couleurs, la tenue générale.
Ce que Julien voit, en un instant, c’est une femme qui a travaillé son image, qui a compris la consigne, et qui se présente avec une assurance nouvelle. Une silhouette cohérente, élégante, et surtout assumée.
Le regard appuyé de Julien conforte Chloé dans le fait que la vision qu’elle lui offre lui plait beaucoup.
« Parfait ! prête pour cette première journée ? »
Pour toute réponse, Chloé baisse légèrement le regard. « Oui Monsieur »
Julien ouvre la marche, Chloé derrière lui. Ils traversent l’open-space encore calme, puis s’arrêtent devant la paroi vitrée de son bureau.
Il compose le code sur le clavier numérique. Un bip discret, la serrure se déverrouille, et la porte coulisse dans un léger souffle.
Chloé entre pour la première fois dans cet espace qu’elle n’a vu que de l’extérieur.
Le bureau est baigné de lumière. Un cube de verre, épuré, presque clinique, mais étrangement chaleureux. Un lieu pensé pour la maîtrise, la précision, la stratégie.
Julien referme la porte derrière eux et lui présente les lieux tout en lui désignant son bureau.
Le lieu est sobre et épuré. Un porte manteaux, 2 bureaux, une grande armoire, un PC fixe, un téléphone, un écran de télévision accroché au mur et un petit espace composé d’une table basse et d’un canapé design.
Chloé Dépose le sac contenant sa tenue pour le retour à côté de son bureau.
Elle ouvre l’armoire et découvre les dossiers suspendus presque vides, signe d’une activité qui vient juste de démarrer.
Le bureau est silencieux. Julien s’installe à son poste, ouvre son ordinateur, vérifie rapidement son agenda. Chloé, de son côté, prend place devant son propre espace de travail, encore un peu impressionnée par la configuration, mais déterminée à ne rien laisser paraître.
Julien referme un dossier, lève les yeux vers elle.
« Alors, Chloé… votre Week-end ? »
Sa voix est calme, neutre, presque administrative.
Mais la question n’est pas anodine. Il ne la pose pas pour faire la conversation. Il la pose pour prendre la température, pour mesurer son état d’esprit, pour voir si la transformation qu’il observe ce matin est le fruit d’un simple élan… ou d’une vraie décision.
Chloé relève la tête. Elle ne s’attendait pas à cette question si tôt. Elle sent une légère tension lui traverser la poitrine, mais elle garde le visage ouvert.
« Très bien, Monsieur. J’ai… pris le temps de réfléchir à la semaine qui arrive. »
Julien incline légèrement la tête.
Un signe discret, mais qui montre qu’il a entendu ce qu’il voulait entendre.
« Je vois. »
Il ne demande rien de plus. Il ne commente pas. Il ne sourit pas.
Elle ouvre sa boîte mail professionnelle pour la première fois.
Une notification apparaît immédiatement.
Un message en rouge. Objet : URGENT — Régularisation du loyer (3 mois) Expéditeur : Marc DELMAS
Elle fronce légèrement les sourcils. Trois mois de loyer ? Dès le premier jour ?
Elle ouvre le mail.
Le ton est poli, mais ferme. Marc Delmas rappelle que le bureau de Julien est occupé depuis trois mois, que le contrat prévoit un règlement trimestriel, et qu’il attend le paiement avant la fin de la semaine.
Chloé sent une tension lui traverser la poitrine. Elle n’a aucune idée de la procédure. Elle ne sait pas si c’est normal. Elle ne sait pas si Julien est au courant.
Elle relève la tête.
Julien est déjà en train de l’observer.
Sans un mot, il tend la main.
« Montrez moi. »
Elle tourne l’écran pour qu’il prenne connaissance du mail reçu. Julien lit en silence, sans la moindre réaction visible.
« Très bien. Voilà votre premier test. »
Chloé reste immobile. Elle attend la suite.
Julien croise les mains devant lui.
« Vous allez temporiser. Pas de paiement pour le moment. Nous n’avons réalisé aucune transaction pour le moment. On va dire que c’est votre première mission. C’est pour toutes ces tracasseries que je vous ai embauchée. Je compte sur vous pour régler cette situation au mieux »
« Oui Monsieur » répond Chloé
Julien poursuit, d’un ton calme, presque professoral.
« Marc Delmas est le responsable du coworking. Son bureau est au fond du couloir, à droite, juste après la salle de réunion. Vous allez le voir. Vous négocierez un délai supplémentaire. »
Il la regarde droit dans les yeux.
« Vous lui expliquerez que nous attendons un document comptable avant de procéder au règlement. Vous ne donnez pas de date. Vous ne promettez rien. Vous temporisez. »
Elle inspire profondément.
« Très bien, Monsieur. Je m’en occupe. »
Julien incline légèrement la tête.
« Parfait. Vous pouvez y aller. »
Chloé se dirige vers la porte. Sa main se pose sur la poignée. Elle sent son cœur battre plus vite.
Premier test. Première mission. Première confrontation.
Elle sort du bureau, déterminée. Elle ne veut pas décevoir son patron surtout dès la première journée.
Elle repère la porte indiquée par Julien : “Responsable du Coworking — Marc Delmas” Une plaque discrète, un bureau vitré comme les autres.
Elle frappe doucement.
« Entrez ! »
Elle pousse la porte.
"Ah, Chloé… Nous nous retrouvons déjà." Marc Delmas se lève lentement de son fauteuil, un sourire trop large étirant ses lèvres. Ses yeux parcourent sa silhouette avec une lenteur calculée, s'attardant sur la ligne de ses jambes gainées de nylon qu'il avait déjà pu admirer plus tôt.
"En quoi puis-je vous aider ?" demande-t-il en s'appuyant contre le bord de son bureau, rapprochant son torse de l'espace où elle se tient debout. L'odeur de son après-rasage, trop forte, envahit l'air entre eux.
Chloé garde sa posture droite, ses mains jointes devant elle. "Monsieur Valcourt m'envoie vous informer d'un retard temporaire dans le règlement du loyer trimestriel," dit-elle d'une voix neutre mais ferme. Elle ne mentionne pas le document comptable — un mensonge de trop lui ferait perdre le fil.
Delmas sourit, comprenant vite qu'il va pouvoir tirer parti de la situation. Il fait un pas de côté, contournant son bureau pour se rapprocher encore. "Un retard ? Après seulement quelques heures de travail ?" Sa main effleure le bord de la table entre eux, doigts tapotant comme pour marquer un rythme secret. "Julien envoie ses nouvelles recrues au front si vite ?"
Chloé sent le piège se refermer quand il s'adosse contre le bureau, les cuisses écartées dans une posture délibérément vulgaire. "Disons que j'ai une solution plus... agréable que la paperasse." Son regard descend lentement le long de son chemisier. "Trois mois de loyer, c'est long. Ou très court. Selon ce que tu es prête à négocier."
Le vouvoiement a laissé la place au tutoiement.
Elle recule d'un pas, talons claquant sur le parquet, mais Delmas attrape sa main gauche d'un mouvement vif. "Réfléchis bien, Chloé." Ses doigts se resserrent autour de son poignet tandis que l'autre main déboutonne sa braguette. "Un mois effacé par dix minutes à genoux ou trois mois de procédures, à toi de décider."
Elle ferme les yeux une seconde, calculant les conséquences, puis s'accroupit avec une lenteur calculée. La fermeture éclair s'ouvre sur un sexe déjà dur. "Seulement le premier mois," murmure-t-elle avant de prendre son temps, bouche chaude et technique, savourant son contrôle sur le rythme de sa respiration qui s'emballe.
Delmas grogne, une main s'enfonçant dans ses cheveux, mais c'est elle qui dicte l'échange : coups de langue précis, paumes remontant le long de ses cuisses pour éviter qu'il ne force l'allure. Quand il finit par jouir dans un hoquet rauque, elle se relève d'un mouvement fluide, essuyant ses lèvres du revers de la main.
« Tu es une fine négociatrice. Reviens me voir quand tu veux pour les 2 autres mois » dit-il avec un large sourire aux lèvres.
De retour devant la porte vitrée de Julien, elle ajuste sa jupe d'une traction brusque. Son reflet dans le verre teinté lui renvoie l'image d'une inconnue — cheveux impeccablement coiffés, rouge à lèvres intact. Elle tape le code et entre dans le bureau.
"Résolu ?" demande-t-il. Elle hoche la tête, menton haut. "Un mois effacé. Le reste en attente." Un silence s'installe, chargé de questionnement de la part de son patron.
"Bien ! la prochaine fois, utilisez votre téléphone pour enregistrer. Je suis très curieux de la façon dont vous vous y êtes prise pour arriver à ce résultat. DELMAS a la réputation d’être dur en affaires »
" Chloé sourit enfin, comprenant soudain qu'elle vient de passer son vrai premier test.
La journée ne fait que commencer mais quel commencement !
Que lui réserve la suite ?
Cédric dort encore. Il ne remarque rien.
Il ne remarque jamais rien le matin.
Elle enfile une tenue neutre — jean, pull, baskets — exactement ce qu’il s’attend à voir. Elle prend son sac, celui où elle a glissé la tenue sélectionnée la veille, soigneusement pliée.
Elle quitte la maison sans un bruit.
Dans la voiture, elle ne met pas la radio. Elle veut entendre son souffle, sentir la montée d’adrénaline.
Elle revoit les mots de Julien : « Lundi, vous viendrez comme la version de vous-même que vous avez envie de devenir. »
Elle serre le volant. Elle ne s’est jamais sentie aussi nerveuse et impatiente en même temps.
Chloé arrive enfin au bureau. Le bâtiment est presque vide. Le silence du matin lui donne l’impression d’entrer dans un lieu encore endormi.
Elle traverse l’open-space désert, repère les toilettes individuelles, s’y enferme, et sort sa tenue du jour.
Elle se change lentement, méthodiquement. Chaque pièce modifie sa posture, son allure, sa présence. Son cœur s’accélère. Qu’est-elle ne train de faire ? Il est encore temps de faire marche arrière. Tout Stopper, repartir chez elle et se recoucher aux côtés de son mari encore endormi. Il ne saurait jamais rien de la spirale dans laquelle elle a failli tomber… Elle respire profondément et se ressaisit. Ce n’est pas ce qu’elle a décidé ce week-end. Elle ouvre la porte et sort de façon affirmée.
Elle se dirige vers le bureau de Julien. La porte est verrouillée. Un petit clavier numérique clignote en rouge.
Elle n’a pas le code.
Elle reste immobile une seconde. Elle ne peut pas attendre ici, exposée, figée devant une porte close. Elle doit bouger, occuper l’espace, apprivoiser cette nouvelle version d’elle-même.
Elle se tourne vers l’open-space désert. Elle marche lentement, ses talons résonnant dans le silence.
Elle se dirige vers la cuisine pour se faire un café. Un geste banal, presque rassurant.
Mais en entrant, elle se fige un instant.
Quelqu’un est déjà là.
Un homme. La trentaine. Bien habillé, mais sans excès. Il prépare quelque chose à la machine, concentré.
Elle ne sait pas encore qu’il s’agit du responsable du coworking. Pour l’instant, c’est juste un inconnu. Un observateur neutre. Un premier miroir.
Parfait.
Elle avance, ses talons claquant doucement sur le sol. L’homme se retourne en entendant le bruit.
Il la regarde. Une seconde. Puis deux.
Un regard surpris. Pas insistant. Pas déplacé. Juste… intrigué.
Chloé garde le menton haut. Elle se sert un café, lentement, avec une maîtrise qu’elle ne se connaissait pas.
Puis elle choisit un tabouret haut. Volontairement.
Elle s’y installe avec élégance, croise les jambes, ajuste sa posture.
La nervosité se traduit dans des mouvements incontrôlés. Le pied gauche bien calé sur le repose pied du tabouret ne bouge pas. Ce n’est pas le cas de son pied droit qui commence à se balancer dans un mouvement lancinant. Inconsciemment, elle s’amuse à déchausser son escarpin. Elle capte le regard de son voyeur qui n’a rien perdu du spectacle. Il regarde le haut talon uniquement maintenu par les orteils de Chloé, se balancer dangereusement. Il faut beaucoup de maitrise pour ne pas envoyer balader cet objet de séduction dans le décor.
Elle se surprend à pratiquer le dandling avec dextérité. Cela la fait sourire intérieurement. Encore un pouvoir de femme qu’elle découvre.
L’homme détourne le regard… puis le ramène malgré lui. Toujours avec cette même surprise polie.
Chloé prend une gorgée de café. Elle sent une chaleur douce lui monter dans la poitrine.
Ça fonctionne. Je tiens la posture.
Je tiens le rôle.
L’homme finit par lui adresser un sourire.
« Vous êtes nouvelle ici ? »
Elle répond calmement :
« Oui, Première journée. »
Il hoche la tête, encore un peu déstabilisé par cette présence inattendue.
Il s’approche vers Chloé en lui tendant la main qu’elle lui saisit en retour.
« Bienvenue alors ! Je suis Marc DELMAS, le directeur de ce lieu. Une présence féminine n’est pas pour me déplaire. Ne changez rien dans vos tenues » Il lui a dit cela tout en gardant sa main dans la sienne et en baissant le regard sur les jambes de Chloé.
« Je suis Chloé ; Enchantée Mr DELMAS »
Un ding retentit dans l’open-space, sortant les 2 protagonistes de leur torpeur.
L’ascenseur ! C’est peut-être Julien.
Chloé pose son mug. Elle descend du tabouret avec une lenteur contrôlée. Elle ajuste sa tenue d’un geste discret.
Elle respire profondément et se dirige vers l’ascenseur.
Lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrent, Julien découvre une Chloé transformée.
Elle porte une jupe crayon bleu marine, parfaitement ajustée, qui structure sa silhouette et lui donne une posture droite, maîtrisée. Sa blouse ivoire, fluide mais nette, capte la lumière du matin et apporte une élégance calme, presque évidente. Ses jambes gainées de nylon couleur chair créent une continuité discrète entre la jupe et les escarpins noirs, très hauts, qui modifient subtilement sa démarche.
Rien n’est excessif, mais tout est choisi : la coupe, les couleurs, la tenue générale.
Ce que Julien voit, en un instant, c’est une femme qui a travaillé son image, qui a compris la consigne, et qui se présente avec une assurance nouvelle. Une silhouette cohérente, élégante, et surtout assumée.
Le regard appuyé de Julien conforte Chloé dans le fait que la vision qu’elle lui offre lui plait beaucoup.
« Parfait ! prête pour cette première journée ? »
Pour toute réponse, Chloé baisse légèrement le regard. « Oui Monsieur »
Julien ouvre la marche, Chloé derrière lui. Ils traversent l’open-space encore calme, puis s’arrêtent devant la paroi vitrée de son bureau.
Il compose le code sur le clavier numérique. Un bip discret, la serrure se déverrouille, et la porte coulisse dans un léger souffle.
Chloé entre pour la première fois dans cet espace qu’elle n’a vu que de l’extérieur.
Le bureau est baigné de lumière. Un cube de verre, épuré, presque clinique, mais étrangement chaleureux. Un lieu pensé pour la maîtrise, la précision, la stratégie.
Julien referme la porte derrière eux et lui présente les lieux tout en lui désignant son bureau.
Le lieu est sobre et épuré. Un porte manteaux, 2 bureaux, une grande armoire, un PC fixe, un téléphone, un écran de télévision accroché au mur et un petit espace composé d’une table basse et d’un canapé design.
Chloé Dépose le sac contenant sa tenue pour le retour à côté de son bureau.
Elle ouvre l’armoire et découvre les dossiers suspendus presque vides, signe d’une activité qui vient juste de démarrer.
Le bureau est silencieux. Julien s’installe à son poste, ouvre son ordinateur, vérifie rapidement son agenda. Chloé, de son côté, prend place devant son propre espace de travail, encore un peu impressionnée par la configuration, mais déterminée à ne rien laisser paraître.
Julien referme un dossier, lève les yeux vers elle.
« Alors, Chloé… votre Week-end ? »
Sa voix est calme, neutre, presque administrative.
Mais la question n’est pas anodine. Il ne la pose pas pour faire la conversation. Il la pose pour prendre la température, pour mesurer son état d’esprit, pour voir si la transformation qu’il observe ce matin est le fruit d’un simple élan… ou d’une vraie décision.
Chloé relève la tête. Elle ne s’attendait pas à cette question si tôt. Elle sent une légère tension lui traverser la poitrine, mais elle garde le visage ouvert.
« Très bien, Monsieur. J’ai… pris le temps de réfléchir à la semaine qui arrive. »
Julien incline légèrement la tête.
Un signe discret, mais qui montre qu’il a entendu ce qu’il voulait entendre.
« Je vois. »
Il ne demande rien de plus. Il ne commente pas. Il ne sourit pas.
Elle ouvre sa boîte mail professionnelle pour la première fois.
Une notification apparaît immédiatement.
Un message en rouge. Objet : URGENT — Régularisation du loyer (3 mois) Expéditeur : Marc DELMAS
Elle fronce légèrement les sourcils. Trois mois de loyer ? Dès le premier jour ?
Elle ouvre le mail.
Le ton est poli, mais ferme. Marc Delmas rappelle que le bureau de Julien est occupé depuis trois mois, que le contrat prévoit un règlement trimestriel, et qu’il attend le paiement avant la fin de la semaine.
Chloé sent une tension lui traverser la poitrine. Elle n’a aucune idée de la procédure. Elle ne sait pas si c’est normal. Elle ne sait pas si Julien est au courant.
Elle relève la tête.
Julien est déjà en train de l’observer.
Sans un mot, il tend la main.
« Montrez moi. »
Elle tourne l’écran pour qu’il prenne connaissance du mail reçu. Julien lit en silence, sans la moindre réaction visible.
« Très bien. Voilà votre premier test. »
Chloé reste immobile. Elle attend la suite.
Julien croise les mains devant lui.
« Vous allez temporiser. Pas de paiement pour le moment. Nous n’avons réalisé aucune transaction pour le moment. On va dire que c’est votre première mission. C’est pour toutes ces tracasseries que je vous ai embauchée. Je compte sur vous pour régler cette situation au mieux »
« Oui Monsieur » répond Chloé
Julien poursuit, d’un ton calme, presque professoral.
« Marc Delmas est le responsable du coworking. Son bureau est au fond du couloir, à droite, juste après la salle de réunion. Vous allez le voir. Vous négocierez un délai supplémentaire. »
Il la regarde droit dans les yeux.
« Vous lui expliquerez que nous attendons un document comptable avant de procéder au règlement. Vous ne donnez pas de date. Vous ne promettez rien. Vous temporisez. »
Elle inspire profondément.
« Très bien, Monsieur. Je m’en occupe. »
Julien incline légèrement la tête.
« Parfait. Vous pouvez y aller. »
Chloé se dirige vers la porte. Sa main se pose sur la poignée. Elle sent son cœur battre plus vite.
Premier test. Première mission. Première confrontation.
Elle sort du bureau, déterminée. Elle ne veut pas décevoir son patron surtout dès la première journée.
Elle repère la porte indiquée par Julien : “Responsable du Coworking — Marc Delmas” Une plaque discrète, un bureau vitré comme les autres.
Elle frappe doucement.
« Entrez ! »
Elle pousse la porte.
"Ah, Chloé… Nous nous retrouvons déjà." Marc Delmas se lève lentement de son fauteuil, un sourire trop large étirant ses lèvres. Ses yeux parcourent sa silhouette avec une lenteur calculée, s'attardant sur la ligne de ses jambes gainées de nylon qu'il avait déjà pu admirer plus tôt.
"En quoi puis-je vous aider ?" demande-t-il en s'appuyant contre le bord de son bureau, rapprochant son torse de l'espace où elle se tient debout. L'odeur de son après-rasage, trop forte, envahit l'air entre eux.
Chloé garde sa posture droite, ses mains jointes devant elle. "Monsieur Valcourt m'envoie vous informer d'un retard temporaire dans le règlement du loyer trimestriel," dit-elle d'une voix neutre mais ferme. Elle ne mentionne pas le document comptable — un mensonge de trop lui ferait perdre le fil.
Delmas sourit, comprenant vite qu'il va pouvoir tirer parti de la situation. Il fait un pas de côté, contournant son bureau pour se rapprocher encore. "Un retard ? Après seulement quelques heures de travail ?" Sa main effleure le bord de la table entre eux, doigts tapotant comme pour marquer un rythme secret. "Julien envoie ses nouvelles recrues au front si vite ?"
Chloé sent le piège se refermer quand il s'adosse contre le bureau, les cuisses écartées dans une posture délibérément vulgaire. "Disons que j'ai une solution plus... agréable que la paperasse." Son regard descend lentement le long de son chemisier. "Trois mois de loyer, c'est long. Ou très court. Selon ce que tu es prête à négocier."
Le vouvoiement a laissé la place au tutoiement.
Elle recule d'un pas, talons claquant sur le parquet, mais Delmas attrape sa main gauche d'un mouvement vif. "Réfléchis bien, Chloé." Ses doigts se resserrent autour de son poignet tandis que l'autre main déboutonne sa braguette. "Un mois effacé par dix minutes à genoux ou trois mois de procédures, à toi de décider."
Elle ferme les yeux une seconde, calculant les conséquences, puis s'accroupit avec une lenteur calculée. La fermeture éclair s'ouvre sur un sexe déjà dur. "Seulement le premier mois," murmure-t-elle avant de prendre son temps, bouche chaude et technique, savourant son contrôle sur le rythme de sa respiration qui s'emballe.
Delmas grogne, une main s'enfonçant dans ses cheveux, mais c'est elle qui dicte l'échange : coups de langue précis, paumes remontant le long de ses cuisses pour éviter qu'il ne force l'allure. Quand il finit par jouir dans un hoquet rauque, elle se relève d'un mouvement fluide, essuyant ses lèvres du revers de la main.
« Tu es une fine négociatrice. Reviens me voir quand tu veux pour les 2 autres mois » dit-il avec un large sourire aux lèvres.
De retour devant la porte vitrée de Julien, elle ajuste sa jupe d'une traction brusque. Son reflet dans le verre teinté lui renvoie l'image d'une inconnue — cheveux impeccablement coiffés, rouge à lèvres intact. Elle tape le code et entre dans le bureau.
"Résolu ?" demande-t-il. Elle hoche la tête, menton haut. "Un mois effacé. Le reste en attente." Un silence s'installe, chargé de questionnement de la part de son patron.
"Bien ! la prochaine fois, utilisez votre téléphone pour enregistrer. Je suis très curieux de la façon dont vous vous y êtes prise pour arriver à ce résultat. DELMAS a la réputation d’être dur en affaires »
" Chloé sourit enfin, comprenant soudain qu'elle vient de passer son vrai premier test.
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