Putain d'homophobe (1)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Putain d'homophobe (1)
Chapitre 1
Je gare ma petite voiture hybride devant la maison de ma sœur Cassandra et de son beau-frère Dimitry. Il est neuf heures un vendredi matin de juin, le soleil tape déjà fort et l’air sent l’herbe fraîchement coupée du jardin voisin. Je coupe le moteur, je prends une profonde inspiration et je sors. Je n’ai vraiment aucune envie d’être ici, mais Cassandra m’a supplié hier soir au téléphone :
— Pierrick, s’il te plaît, Dimitry a besoin d’un coup de main pour refaire la chambre d’amis ce week-end. Mes copines et moi, on part à Londres pour un week-end entre filles, on a réservé ça depuis des mois. Personne d’autre n’est libre. Juste toi et lui, deux jours. Tu me sauves la vie !
Je n’ai pas su dire non. Comme toujours avec elle.
Je sonne. La porte s’ouvre brutalement et Dimitry apparaît dans l’encadrement, torse nu, un vieux short de sport gris élimé qui pend bas sur ses hanches. Ses cheveux blonds sont en bataille, des mèches plus claires tombant sur son front bronzé. Quelques poils blonds, fins et épars, parsèment son torse large et musclé, descendant en une légère traînée vers ses abdos parfaitement dessinés. Il est déjà en sueur, une fine pellicule brillante sur sa peau, et une trace de plâtre blanc barre son épaule droite.
Il me toise de la tête aux pieds, les lèvres pincées en une grimace de dégoût à peine dissimulée.
— Ah, c’est toi la pédale. Entre, qu’on en finisse.
Il ne se rattrape même pas cette fois. Cassandra n’est pas là pour entendre. Je serre les dents, ravale ma réplique et passe devant lui sans un mot. Il claque la porte si fort que ça résonne dans l’entrée.
— Ta sœur est partie à six heures pour son petit voyage de gonzesses à Londres. On va être tranquilles, toi et moi.
Le mot « tranquilles » sonne comme une menace à peine voilée. Il me fait signe de monter à l’étage d’un geste sec du menton.
La chambre d’amis est déjà complètement vidée : plus de lit, plus d’armoire, juste des pots de peinture, des rouleaux, des bâches plastique, des planches de placo et des outils éparpillés. L’air est lourd de poussière et de cette odeur masculine, forte, qui émane déjà de lui.
— On ponce les murs, on rebouche les trous, on peint. T’as déjà touché à un vrai outil de ta vie ou tes petites mains servent uniquement à taper sur ton clavier et à mater du porno gay ?
Il ricane, fier de sa blague, ses cheveux blonds en bataille tombant un peu plus sur ses yeux bleus froids. Je hausse les épaules sans répondre.
— Je me débrouille.
Il attrape un t-shirt sale posé sur une échelle, le renifle rapidement et le rejette avec une grimace.
— Putain, il fait déjà trop chaud pour cette merde.
Et le voilà de nouveau torse nu. Je ne peux pas m’empêcher de le détailler malgré moi : ses épaules larges, ses pectoraux bombés saupoudrés de ces poils blond clair qui captent la lumière, la sueur qui commence à perler entre eux. Ses abdos se contractent légèrement à chaque mouvement, et cette fine traînée de poils descend vers le bas de son short, disparaissant sous la ceinture basse.
Je détourne les yeux trop vite. Il a vu.
— Déjà en train de baver, hein ? T’es vraiment un dégénéré. Ça te fait bander direct de voir un vrai mec en sueur ?
Le mot « dégénéré » sort de sa bouche comme un crachat. Il le dit avec un mépris glacial, comme si mon simple regard était une insulte à sa virilité.
On commence à poncer. La poussière vole partout, le bruit du papier de verre et du ponceur électrique remplit la pièce. La chaleur monte rapidement. Dimitry travaille avec une puissance brute : ses biceps gonflent, une veine saillante court sur son avant-bras, ses cheveux blonds collent légèrement à son front à cause de la sueur. Les quelques poils sur son torse brillent, humides, soulignant encore plus le relief de ses muscles.
Je ne peux pas m’empêcher de le regarder en coin. Il est magnifique, objectivement. Et ça me rend malade de désir et de colère en même temps.
Il se retourne brusquement, me surprend en train de fixer son dos large.
— Qu’est-ce que tu mates comme ça, putain ? T’as jamais vu un homme ou quoi ? Chez vous les tapettes, vous êtes tous pareils, à reluquer en cachette comme des vicieux.
Sa voix est pleine de dégoût pur. Il secoue la tête, comme si j’étais une tache sur son existence.
— Je ne mate pas. Je travaille.
Il éclate d’un rire moqueur.
— Ouais, c’est ça. Travaille. Regarde-moi ça, on dirait que tu caresses le mur. Faut y aller franco, pas comme vos trucs entre pédés.
Il s’approche, attrape ma main sur le ponceur et appuie violemment. Son torse frôle presque mon bras. Je sens sa chaleur, son odeur de sueur et d’homme. Il murmure près de mon oreille :
— Chez vous, tout est toujours doux, délicat, hein ? Pas comme avec une vraie femme.
Il lâche ma main avec une grimace de répulsion, comme s’il venait de toucher quelque chose de contaminé.
Les heures suivantes sont un enfer de remarques. À chaque fois que je me penche pour ramasser un outil :
— Attention, penche-toi pas trop, je veux pas voir ton cul. Garde tes fantasmes de pédale pour tes soirées en boîte.
Quand je passe trop près de lui :
— Éloigne-toi, putain. J’ai pas envie que tu me colles. On sait jamais avec vous autres.
Quand je bois une gorgée d’eau et qu’une goutte coule sur mon menton :
— T’as du mal à avaler correctement, hein ? Classique chez les types comme toi.
Chaque phrase est une aiguille empoisonnée. Il les balance avec ce sourire en coin, ses cheveux blonds en bataille, la sueur coulant maintenant en filets le long de son torse, soulignant les poils blonds qui descendent vers son ventre.
Vers midi, il propose une pause d’un grognement. On descend à la cuisine. Il ouvre le frigo d’un coup sec, sort deux bières, m’en lance une sans douceur.
— Tiens, bois comme un homme pour une fois. Pas tes cocktails sucrés avec des ombrelles et des fruits dedans.
On boit debout, adossés au plan de travail. Il est si proche que je sens la chaleur irradier de sa peau nue. Quelques gouttes de sueur perlent encore sur ses pectoraux, glissent lentement entre les poils blonds. Il me fixe longuement, les yeux plissés.
— Franchement, Pierrick… t’as pas honte parfois ? Ta sœur, elle mérite mieux que d’avoir un frère qui suce des queues. Ça doit la dégoûter au fond, même si elle fait semblant. Toute la famille tolère ton… vice, mais on sait tous que c’est pas naturel. C’est contre nature, putain.
Il le dit calmement, comme une évidence, en essuyant une goutte de sueur sur son torse du dos de la main.
Je serre ma bouteille si fort que je crains qu’elle explose.
— Cassandra m’aime comme je suis. Et ce n’est pas un vice. C’est qui je suis.
Il lève les yeux au ciel, passe une main dans ses cheveux blonds ébouriffés.
— Ouais, ouais, la tolérance moderne… Moi je te le dis cash : les mecs qui se font enculer, ça me répugne. Ça me donne envie de gerber.
Il boit une longue gorgée, me fixe par-dessus la bouteille.
— Et arrête de me mater comme ça. Je vois tes yeux qui traînent sur moi depuis ce matin. T’es malade ou quoi ? Tu crois que je vais te laisser me toucher ? Plutôt crever que de laisser une pédale poser une main sur moi.
Il s’approche d’un pas, envahit mon espace. Son torse nu est à quelques centimètres, les poils blonds brillants de sueur.
— Je te préviens : un geste, un regard de trop, et je t’éclate la gueule. Je rigole pas.
Le silence est glacial. Il finit sa bière d’un trait, écrase la canette dans son poing.
— Allez, on remonte.
L’après-midi est encore pire. Quand il me montre comment reboucher un trou au plâtre, il se place derrière moi, attrape ma main sur la spatule.
— Appuie plus fort, merde. C’est pas en caressant doucement que ça rentre dans le trou.
Il insiste lourdement sur « trou », ricane. Son torse effleure mon dos deux fois. Je sens la chaleur de sa peau, les poils blonds qui frôlent mon t-shirt. Il reste collé une seconde de trop.
— Dégage, j’ai pas envie que tu bandes contre moi, pédale.
Plus tard, on passe à la peinture. Il est couvert d’éclaboussures blanches qui contrastent avec sa peau bronzée et ses poils blonds. La sueur fait briller chaque muscle. À un moment, il pose son rouleau, s’étire longuement, bras au-dessus de la tête, cheveux en bataille, torse bombé, abdos tendus, poils humides.
Je le regarde malgré moi. Il baisse lentement les bras, me fixe d’un œil noir.
— T’en as pas marre de baver ? T’es pathétique. Va te trouver un mec comme toi et laisse les vrais hommes tranquilles.
Puis vient la goutte de peinture qui coule sur son pectoral gauche, juste au milieu des poils blonds.
Il me regarde, provocateur, un sourire cruel aux lèvres.
— Essuie-moi ça, si t’oses, tapette.
Je reste figé. Il attend, immobile. Le silence est électrique, lourd de tension.
Je finis par attraper le chiffon par terre, m’approche lentement. Mon cœur bat à tout rompre. Je passe le tissu sur sa peau brûlante, juste là, sur la goutte blanche. Je sens la texture de ses poils blonds sous le chiffon, la fermeté de son muscle. Il ne bouge pas d’un millimètre, mais ses yeux sont durs comme l’acier.
Je retire le chiffon trop vite. Il attrape mon poignet brutalement, serre fort.
— Touche-moi encore une fois sans que je te le dise expressément, et je te casse la gueule. Les types comme toi, vous pouvez pas vous contrôler, c’est ça votre problème.
Il lâche mon poignet comme s’il était souillé, recule d’un pas.
— J’en ai marre pour aujourd’hui. Je vais me doucher. Et reste en bas, je veux pas te voir traîner près de la salle de bain comme un pervers.
Il sort de la pièce d’un pas lourd, ses cheveux blonds en bataille, son dos musclé luisant de sueur et de peinture.
Je reste seul au milieu de la chambre, le chiffon encore dans la main, le corps tremblant de colère, de honte… et d’un désir que je hais de toutes mes forces.
Je reste planté au milieu de la chambre d’amis un long moment, le chiffon encore serré dans ma main moite. La peinture sèche sur les murs, l’air est toujours chargé de poussière et de cette odeur persistante de sueur – la sienne, surtout. Mon cœur bat encore trop fort, un mélange confus de rage et de quelque chose de plus profond, de plus interdit. Je jette le chiffon par terre et je décide de monter prendre une douche moi aussi. De toute façon, je dors ici ce soir ; Cassandra m’a prévenu que la chambre d’amis serait inutilisable avec les travaux, mais il y a le canapé-lit du salon. Pas question de rentrer chez moi après une journée pareille, et demain on recommence tôt.
Je grimpe les escaliers, mes jambes lourdes. La salle de bain est au bout du couloir, et j’entends l’eau couler encore. Dimitry est sous la douche. J’hésite une seconde devant la porte, imaginant malgré moi son corps nu, l’eau ruisselant sur ses muscles, sur ces poils blonds humides. Je secoue la tête pour chasser l’image. C’est ridicule. Il me hait, et moi je suis là à fantasmer comme un idiot.
L’eau s’arrête enfin. J’attends quelques minutes, adossé au mur. Puis la porte s’ouvre, et il sort… torse nu. Il a enfilé un short de coton gris clair, fin et un peu usé, qui tombe bas sur ses hanches et descend à mi-cuisses. En une fraction de seconde, je remarque qu’il n’a rien dessous : son sexe se dessine parfaitement sous le tissu léger, la forme longue et épaisse pend lourdement sur le côté gauche, le contour net du gland visible, tout se balançant librement à chaque pas. Mes yeux s’attardent malgré moi, et je sens mes joues s’enflammer.
Ses cheveux blonds sont mouillés, en bataille plus que jamais, des gouttes perlent sur son front et coulent le long de son cou. Son torse est encore humide, les poils blonds collés à sa peau bronzée, brillants sous la lumière du couloir. Ses pectoraux et ses abdos luisent, chaque muscle parfaitement défini.
Il me voit, remarque immédiatement où mon regard s’est posé. Un sourire moqueur et triomphant étire ses lèvres.
— Quoi, t’as déjà les yeux rivés sur ma queue ? Ça te fait bander direct de penser à mon sexe ?
Je détourne les yeux trop tard, la gorge nouée.
— Non, je… je viens prendre une douche aussi. Je suis couvert de peinture et de poussière.
Il ricane, passe une main dans ses cheveux mouillés, projetant des gouttes partout. Il fait un pas de plus vers moi, le tissu du short se tendant légèrement.
— Ouais, va te laver, tapette. Pendant ce temps, tu pourras penser à mon sexe, bien au chaud dans ta tête de pédale.
Il s’éloigne vers le salon en descendant les escaliers, sans un regard en arrière, son dos large et musclé se contractant à chaque marche, le short gris clair épousant ses formes.
Je rentre dans la salle de bain encore embuée, ferme la porte à clé. L’air sent son gel douche, musqué, viril. Je me déshabille vite, entre sous l’eau chaude et essaie de tout effacer. Mais l’image reste gravée : ce short fin, cette forme si nette de son sexe pendant librement.
Quand je redescends une demi-heure plus tard, propre, en t-shirt ample et short de pyjama, je le trouve affalé sur le canapé du salon, toujours torse nu, toujours dans ce short gris clair. Jambes largement écartées, une bière à la main, la télé allumée sur un match de foot. La lumière tamisée de la lampe accentue tout : les poils blonds sur ses pecs, la peau encore légèrement humide, et cette forme massive de son sexe qui repose lourdement contre sa cuisse, se déplaçant légèrement à chaque respiration.
Il me jette un coup d’œil quand j’entre, ses yeux bleus glissant lentement sur moi.
— T’as pris ton temps. T’étais en train de te branler en pensant à mon sexe ?
Je m’assieds à l’extrême opposé du canapé, le plus loin possible.
— Arrête tes conneries, Dimitry. Je suis crevé.
Il ricane, boit une longue gorgée de bière, sa gorge se contractant.
— Crevé ? T’as rien branlé de la journée à part penser à ma queue. Chez vous les pédales, c’est ça votre effort, hein ? Penser au sexe d’un vrai mec.
Je fixe l’écran sans rien voir. La tension est là, lourde, électrique. Il change de position, croise puis décroise les jambes, le tissu glissant et soulignant encore plus sa forme.
Je détourne les yeux, mais il a remarqué.
— Putain, t’arrêtes jamais. T’es vraiment un obsédé. T’aimes ça, penser à mon sexe, hein ?
— Je regarde pas, merde.
Il éclate de rire, pose sa bière sur la table basse.
— Menteur. T’es chez moi, pédale. Si je veux te faire bander en pensant à mon sexe, je le fais.
Le silence tombe, seulement brisé par les commentateurs du match. Mon cœur bat trop vite, et malgré toutes ses insultes, je sens cette chaleur monter en moi. C’est tordu, je sais.
Au bout d’un moment, il attrape son téléphone.
— J’ai la dalle. On commande des pizzas. Toi aussi, après avoir fantasmé sur mon sexe toute la journée.
Il commande deux grandes – une carnivore pour lui, une végétarienne pour moi – et ne manque pas de lâcher :
— Pas de saucisse pour toi, hein ? T’as déjà assez pensé à la mienne.
Je roule des yeux, mais je bouillonne intérieurement. Les pizzas arrivent rapidement. Il paye le livreur torse nu, sans complexe, et ramène les boîtes au salon. On mange directement sur la table basse, lui dévorant la sienne comme un animal, moi picorant la mienne. Il ouvre une autre bière, m’en tend une d’autorité.
— Tiens, bois comme un homme pour une fois. Pas tes verres de vin blanc sucré.
Je prends la canette. Nos doigts se frôlent une seconde ; il retire la main comme si je l’avais brûlé.
La soirée continue sur le même ton que la journée : remarques homophobes, sous-entendus crus, regards lourds. Il commente les pubs à la télé, les nanas en bikini :
— Regarde-moi ça, une vraie femme avec de vrais seins. Pas comme tes trucs entre mecs qui me donnent la gerbe.
Il change de chaîne, met un film d’action musclé, et commente les acteurs :
— Lui au moins, c’est un mec. Pas une tapette qui pense au sexe d’un autre mec.
Je bois plus que prévu, la bière me monte à la tête, rend tout plus intense, plus dangereux. À un moment, il se penche pour attraper une nouvelle canette sur la table basse, et en se redressant, il renverse maladroitement – exprès, je le jure – une grande lampée de bière sur son torse nu et directement sur son short gris. La mousse froide coule en filets sur ses pectoraux, glisse entre les poils blonds, descend sur ses abdos, et trempe abondamment le tissu. Le gris clair devient plus sombre, presque transparent, et son sexe se dessine maintenant avec une précision obscène : chaque détail de sa queue longue et épaisse est visible, le gland, les veines, tout pendant librement sous le tissu mouillé.
Il jure bruyamment.
— Putain de merde !
Puis il me regarde, un sourire provocateur et cruel aux lèvres.
— Allez, essuie-moi ça, pédale. T’aimes bien penser à mon sexe, alors essuie.
Je reste figé, la gorge sèche.
— Quoi ?
Il se lève, se plante devant moi, torse nu et dégoulinant de bière, jambes écartées, son sexe parfaitement visible à travers le tissu trempé, à hauteur de mes yeux.
— T’as très bien entendu. Prends une serviette en papier et essuie. C’est à cause de tes regards de vicieux que je suis distrait.
Je sais que c’est un piège, un jeu dangereux, mais je me lève quand même. J’attrape une pile de serviettes sur la table, m’approche. Mon cœur cogne à m’en faire mal. Je commence par son torse : je passe la serviette sur ses pectoraux, lentement, sentant la chaleur de sa peau, la texture rêche des poils blonds humides, la fermeté de ses muscles qui se contractent sous mes doigts. Il ne bouge pas, respire plus fort, me fixe de haut.
Puis je descends sur ses abdos, essuyant les filets de bière qui coulent vers son short. J’effleure le tissu mouillé, juste au-dessus de la ceinture basse. Son sexe est là, si proche, si visible. Je sens une chaleur irradier.
Il attrape soudain mon poignet, serre fort, mais pas pour me repousser tout de suite.
— Attention où tu vas, tapette. Pas trop bas. Je veux pas que tu profites pour penser encore plus à mon sexe.
Sa voix est plus rauque qu’avant, moins assurée. Il tient mon poignet une seconde de trop, ses yeux plantés dans les miens. Je sens son pouls rapide sous mes doigts. La tension est à son paroxysme ; l’air semble crépiter.
Il finit par lâcher ma main brutalement, recule d’un pas, attrape une serviette lui-même et s’essuie le reste négligemment.
— Bon, ça suffit. T’as assez touché et pensé pour ce soir.
Il se rassoit lourdement, toujours torse nu, le short gris encore humide collant à sa peau et rendant son sexe encore plus visible. Il reprend sa bière comme si de rien n’était, mais je vois sa mâchoire crispée, ses abdos qui se contractent par moments.
— On va se coucher. Toi sur le canapé-lit. Et garde tes mains dans tes poches cette nuit, compris ? J’ai pas envie de me réveiller avec une pédale qui pense à mon sexe dans le noir.
Il monte les escaliers sans un mot de plus, son dos musclé luisant encore un peu sous la lumière, son short gris tendu et mouillé épousant chaque mouvement.
Je reste seul dans le salon, les boîtes de pizza vides, la télé qui bourdonne, le corps en feu. Je déplie le canapé-lit, m’allonge, mais je sais que je ne fermerai pas l’œil. Cette tension, cette haine mêlée de désir… elle est en train de me bouffer vivant.
Fin du chapitre 1.
Je gare ma petite voiture hybride devant la maison de ma sœur Cassandra et de son beau-frère Dimitry. Il est neuf heures un vendredi matin de juin, le soleil tape déjà fort et l’air sent l’herbe fraîchement coupée du jardin voisin. Je coupe le moteur, je prends une profonde inspiration et je sors. Je n’ai vraiment aucune envie d’être ici, mais Cassandra m’a supplié hier soir au téléphone :
— Pierrick, s’il te plaît, Dimitry a besoin d’un coup de main pour refaire la chambre d’amis ce week-end. Mes copines et moi, on part à Londres pour un week-end entre filles, on a réservé ça depuis des mois. Personne d’autre n’est libre. Juste toi et lui, deux jours. Tu me sauves la vie !
Je n’ai pas su dire non. Comme toujours avec elle.
Je sonne. La porte s’ouvre brutalement et Dimitry apparaît dans l’encadrement, torse nu, un vieux short de sport gris élimé qui pend bas sur ses hanches. Ses cheveux blonds sont en bataille, des mèches plus claires tombant sur son front bronzé. Quelques poils blonds, fins et épars, parsèment son torse large et musclé, descendant en une légère traînée vers ses abdos parfaitement dessinés. Il est déjà en sueur, une fine pellicule brillante sur sa peau, et une trace de plâtre blanc barre son épaule droite.
Il me toise de la tête aux pieds, les lèvres pincées en une grimace de dégoût à peine dissimulée.
— Ah, c’est toi la pédale. Entre, qu’on en finisse.
Il ne se rattrape même pas cette fois. Cassandra n’est pas là pour entendre. Je serre les dents, ravale ma réplique et passe devant lui sans un mot. Il claque la porte si fort que ça résonne dans l’entrée.
— Ta sœur est partie à six heures pour son petit voyage de gonzesses à Londres. On va être tranquilles, toi et moi.
Le mot « tranquilles » sonne comme une menace à peine voilée. Il me fait signe de monter à l’étage d’un geste sec du menton.
La chambre d’amis est déjà complètement vidée : plus de lit, plus d’armoire, juste des pots de peinture, des rouleaux, des bâches plastique, des planches de placo et des outils éparpillés. L’air est lourd de poussière et de cette odeur masculine, forte, qui émane déjà de lui.
— On ponce les murs, on rebouche les trous, on peint. T’as déjà touché à un vrai outil de ta vie ou tes petites mains servent uniquement à taper sur ton clavier et à mater du porno gay ?
Il ricane, fier de sa blague, ses cheveux blonds en bataille tombant un peu plus sur ses yeux bleus froids. Je hausse les épaules sans répondre.
— Je me débrouille.
Il attrape un t-shirt sale posé sur une échelle, le renifle rapidement et le rejette avec une grimace.
— Putain, il fait déjà trop chaud pour cette merde.
Et le voilà de nouveau torse nu. Je ne peux pas m’empêcher de le détailler malgré moi : ses épaules larges, ses pectoraux bombés saupoudrés de ces poils blond clair qui captent la lumière, la sueur qui commence à perler entre eux. Ses abdos se contractent légèrement à chaque mouvement, et cette fine traînée de poils descend vers le bas de son short, disparaissant sous la ceinture basse.
Je détourne les yeux trop vite. Il a vu.
— Déjà en train de baver, hein ? T’es vraiment un dégénéré. Ça te fait bander direct de voir un vrai mec en sueur ?
Le mot « dégénéré » sort de sa bouche comme un crachat. Il le dit avec un mépris glacial, comme si mon simple regard était une insulte à sa virilité.
On commence à poncer. La poussière vole partout, le bruit du papier de verre et du ponceur électrique remplit la pièce. La chaleur monte rapidement. Dimitry travaille avec une puissance brute : ses biceps gonflent, une veine saillante court sur son avant-bras, ses cheveux blonds collent légèrement à son front à cause de la sueur. Les quelques poils sur son torse brillent, humides, soulignant encore plus le relief de ses muscles.
Je ne peux pas m’empêcher de le regarder en coin. Il est magnifique, objectivement. Et ça me rend malade de désir et de colère en même temps.
Il se retourne brusquement, me surprend en train de fixer son dos large.
— Qu’est-ce que tu mates comme ça, putain ? T’as jamais vu un homme ou quoi ? Chez vous les tapettes, vous êtes tous pareils, à reluquer en cachette comme des vicieux.
Sa voix est pleine de dégoût pur. Il secoue la tête, comme si j’étais une tache sur son existence.
— Je ne mate pas. Je travaille.
Il éclate d’un rire moqueur.
— Ouais, c’est ça. Travaille. Regarde-moi ça, on dirait que tu caresses le mur. Faut y aller franco, pas comme vos trucs entre pédés.
Il s’approche, attrape ma main sur le ponceur et appuie violemment. Son torse frôle presque mon bras. Je sens sa chaleur, son odeur de sueur et d’homme. Il murmure près de mon oreille :
— Chez vous, tout est toujours doux, délicat, hein ? Pas comme avec une vraie femme.
Il lâche ma main avec une grimace de répulsion, comme s’il venait de toucher quelque chose de contaminé.
Les heures suivantes sont un enfer de remarques. À chaque fois que je me penche pour ramasser un outil :
— Attention, penche-toi pas trop, je veux pas voir ton cul. Garde tes fantasmes de pédale pour tes soirées en boîte.
Quand je passe trop près de lui :
— Éloigne-toi, putain. J’ai pas envie que tu me colles. On sait jamais avec vous autres.
Quand je bois une gorgée d’eau et qu’une goutte coule sur mon menton :
— T’as du mal à avaler correctement, hein ? Classique chez les types comme toi.
Chaque phrase est une aiguille empoisonnée. Il les balance avec ce sourire en coin, ses cheveux blonds en bataille, la sueur coulant maintenant en filets le long de son torse, soulignant les poils blonds qui descendent vers son ventre.
Vers midi, il propose une pause d’un grognement. On descend à la cuisine. Il ouvre le frigo d’un coup sec, sort deux bières, m’en lance une sans douceur.
— Tiens, bois comme un homme pour une fois. Pas tes cocktails sucrés avec des ombrelles et des fruits dedans.
On boit debout, adossés au plan de travail. Il est si proche que je sens la chaleur irradier de sa peau nue. Quelques gouttes de sueur perlent encore sur ses pectoraux, glissent lentement entre les poils blonds. Il me fixe longuement, les yeux plissés.
— Franchement, Pierrick… t’as pas honte parfois ? Ta sœur, elle mérite mieux que d’avoir un frère qui suce des queues. Ça doit la dégoûter au fond, même si elle fait semblant. Toute la famille tolère ton… vice, mais on sait tous que c’est pas naturel. C’est contre nature, putain.
Il le dit calmement, comme une évidence, en essuyant une goutte de sueur sur son torse du dos de la main.
Je serre ma bouteille si fort que je crains qu’elle explose.
— Cassandra m’aime comme je suis. Et ce n’est pas un vice. C’est qui je suis.
Il lève les yeux au ciel, passe une main dans ses cheveux blonds ébouriffés.
— Ouais, ouais, la tolérance moderne… Moi je te le dis cash : les mecs qui se font enculer, ça me répugne. Ça me donne envie de gerber.
Il boit une longue gorgée, me fixe par-dessus la bouteille.
— Et arrête de me mater comme ça. Je vois tes yeux qui traînent sur moi depuis ce matin. T’es malade ou quoi ? Tu crois que je vais te laisser me toucher ? Plutôt crever que de laisser une pédale poser une main sur moi.
Il s’approche d’un pas, envahit mon espace. Son torse nu est à quelques centimètres, les poils blonds brillants de sueur.
— Je te préviens : un geste, un regard de trop, et je t’éclate la gueule. Je rigole pas.
Le silence est glacial. Il finit sa bière d’un trait, écrase la canette dans son poing.
— Allez, on remonte.
L’après-midi est encore pire. Quand il me montre comment reboucher un trou au plâtre, il se place derrière moi, attrape ma main sur la spatule.
— Appuie plus fort, merde. C’est pas en caressant doucement que ça rentre dans le trou.
Il insiste lourdement sur « trou », ricane. Son torse effleure mon dos deux fois. Je sens la chaleur de sa peau, les poils blonds qui frôlent mon t-shirt. Il reste collé une seconde de trop.
— Dégage, j’ai pas envie que tu bandes contre moi, pédale.
Plus tard, on passe à la peinture. Il est couvert d’éclaboussures blanches qui contrastent avec sa peau bronzée et ses poils blonds. La sueur fait briller chaque muscle. À un moment, il pose son rouleau, s’étire longuement, bras au-dessus de la tête, cheveux en bataille, torse bombé, abdos tendus, poils humides.
Je le regarde malgré moi. Il baisse lentement les bras, me fixe d’un œil noir.
— T’en as pas marre de baver ? T’es pathétique. Va te trouver un mec comme toi et laisse les vrais hommes tranquilles.
Puis vient la goutte de peinture qui coule sur son pectoral gauche, juste au milieu des poils blonds.
Il me regarde, provocateur, un sourire cruel aux lèvres.
— Essuie-moi ça, si t’oses, tapette.
Je reste figé. Il attend, immobile. Le silence est électrique, lourd de tension.
Je finis par attraper le chiffon par terre, m’approche lentement. Mon cœur bat à tout rompre. Je passe le tissu sur sa peau brûlante, juste là, sur la goutte blanche. Je sens la texture de ses poils blonds sous le chiffon, la fermeté de son muscle. Il ne bouge pas d’un millimètre, mais ses yeux sont durs comme l’acier.
Je retire le chiffon trop vite. Il attrape mon poignet brutalement, serre fort.
— Touche-moi encore une fois sans que je te le dise expressément, et je te casse la gueule. Les types comme toi, vous pouvez pas vous contrôler, c’est ça votre problème.
Il lâche mon poignet comme s’il était souillé, recule d’un pas.
— J’en ai marre pour aujourd’hui. Je vais me doucher. Et reste en bas, je veux pas te voir traîner près de la salle de bain comme un pervers.
Il sort de la pièce d’un pas lourd, ses cheveux blonds en bataille, son dos musclé luisant de sueur et de peinture.
Je reste seul au milieu de la chambre, le chiffon encore dans la main, le corps tremblant de colère, de honte… et d’un désir que je hais de toutes mes forces.
Je reste planté au milieu de la chambre d’amis un long moment, le chiffon encore serré dans ma main moite. La peinture sèche sur les murs, l’air est toujours chargé de poussière et de cette odeur persistante de sueur – la sienne, surtout. Mon cœur bat encore trop fort, un mélange confus de rage et de quelque chose de plus profond, de plus interdit. Je jette le chiffon par terre et je décide de monter prendre une douche moi aussi. De toute façon, je dors ici ce soir ; Cassandra m’a prévenu que la chambre d’amis serait inutilisable avec les travaux, mais il y a le canapé-lit du salon. Pas question de rentrer chez moi après une journée pareille, et demain on recommence tôt.
Je grimpe les escaliers, mes jambes lourdes. La salle de bain est au bout du couloir, et j’entends l’eau couler encore. Dimitry est sous la douche. J’hésite une seconde devant la porte, imaginant malgré moi son corps nu, l’eau ruisselant sur ses muscles, sur ces poils blonds humides. Je secoue la tête pour chasser l’image. C’est ridicule. Il me hait, et moi je suis là à fantasmer comme un idiot.
L’eau s’arrête enfin. J’attends quelques minutes, adossé au mur. Puis la porte s’ouvre, et il sort… torse nu. Il a enfilé un short de coton gris clair, fin et un peu usé, qui tombe bas sur ses hanches et descend à mi-cuisses. En une fraction de seconde, je remarque qu’il n’a rien dessous : son sexe se dessine parfaitement sous le tissu léger, la forme longue et épaisse pend lourdement sur le côté gauche, le contour net du gland visible, tout se balançant librement à chaque pas. Mes yeux s’attardent malgré moi, et je sens mes joues s’enflammer.
Ses cheveux blonds sont mouillés, en bataille plus que jamais, des gouttes perlent sur son front et coulent le long de son cou. Son torse est encore humide, les poils blonds collés à sa peau bronzée, brillants sous la lumière du couloir. Ses pectoraux et ses abdos luisent, chaque muscle parfaitement défini.
Il me voit, remarque immédiatement où mon regard s’est posé. Un sourire moqueur et triomphant étire ses lèvres.
— Quoi, t’as déjà les yeux rivés sur ma queue ? Ça te fait bander direct de penser à mon sexe ?
Je détourne les yeux trop tard, la gorge nouée.
— Non, je… je viens prendre une douche aussi. Je suis couvert de peinture et de poussière.
Il ricane, passe une main dans ses cheveux mouillés, projetant des gouttes partout. Il fait un pas de plus vers moi, le tissu du short se tendant légèrement.
— Ouais, va te laver, tapette. Pendant ce temps, tu pourras penser à mon sexe, bien au chaud dans ta tête de pédale.
Il s’éloigne vers le salon en descendant les escaliers, sans un regard en arrière, son dos large et musclé se contractant à chaque marche, le short gris clair épousant ses formes.
Je rentre dans la salle de bain encore embuée, ferme la porte à clé. L’air sent son gel douche, musqué, viril. Je me déshabille vite, entre sous l’eau chaude et essaie de tout effacer. Mais l’image reste gravée : ce short fin, cette forme si nette de son sexe pendant librement.
Quand je redescends une demi-heure plus tard, propre, en t-shirt ample et short de pyjama, je le trouve affalé sur le canapé du salon, toujours torse nu, toujours dans ce short gris clair. Jambes largement écartées, une bière à la main, la télé allumée sur un match de foot. La lumière tamisée de la lampe accentue tout : les poils blonds sur ses pecs, la peau encore légèrement humide, et cette forme massive de son sexe qui repose lourdement contre sa cuisse, se déplaçant légèrement à chaque respiration.
Il me jette un coup d’œil quand j’entre, ses yeux bleus glissant lentement sur moi.
— T’as pris ton temps. T’étais en train de te branler en pensant à mon sexe ?
Je m’assieds à l’extrême opposé du canapé, le plus loin possible.
— Arrête tes conneries, Dimitry. Je suis crevé.
Il ricane, boit une longue gorgée de bière, sa gorge se contractant.
— Crevé ? T’as rien branlé de la journée à part penser à ma queue. Chez vous les pédales, c’est ça votre effort, hein ? Penser au sexe d’un vrai mec.
Je fixe l’écran sans rien voir. La tension est là, lourde, électrique. Il change de position, croise puis décroise les jambes, le tissu glissant et soulignant encore plus sa forme.
Je détourne les yeux, mais il a remarqué.
— Putain, t’arrêtes jamais. T’es vraiment un obsédé. T’aimes ça, penser à mon sexe, hein ?
— Je regarde pas, merde.
Il éclate de rire, pose sa bière sur la table basse.
— Menteur. T’es chez moi, pédale. Si je veux te faire bander en pensant à mon sexe, je le fais.
Le silence tombe, seulement brisé par les commentateurs du match. Mon cœur bat trop vite, et malgré toutes ses insultes, je sens cette chaleur monter en moi. C’est tordu, je sais.
Au bout d’un moment, il attrape son téléphone.
— J’ai la dalle. On commande des pizzas. Toi aussi, après avoir fantasmé sur mon sexe toute la journée.
Il commande deux grandes – une carnivore pour lui, une végétarienne pour moi – et ne manque pas de lâcher :
— Pas de saucisse pour toi, hein ? T’as déjà assez pensé à la mienne.
Je roule des yeux, mais je bouillonne intérieurement. Les pizzas arrivent rapidement. Il paye le livreur torse nu, sans complexe, et ramène les boîtes au salon. On mange directement sur la table basse, lui dévorant la sienne comme un animal, moi picorant la mienne. Il ouvre une autre bière, m’en tend une d’autorité.
— Tiens, bois comme un homme pour une fois. Pas tes verres de vin blanc sucré.
Je prends la canette. Nos doigts se frôlent une seconde ; il retire la main comme si je l’avais brûlé.
La soirée continue sur le même ton que la journée : remarques homophobes, sous-entendus crus, regards lourds. Il commente les pubs à la télé, les nanas en bikini :
— Regarde-moi ça, une vraie femme avec de vrais seins. Pas comme tes trucs entre mecs qui me donnent la gerbe.
Il change de chaîne, met un film d’action musclé, et commente les acteurs :
— Lui au moins, c’est un mec. Pas une tapette qui pense au sexe d’un autre mec.
Je bois plus que prévu, la bière me monte à la tête, rend tout plus intense, plus dangereux. À un moment, il se penche pour attraper une nouvelle canette sur la table basse, et en se redressant, il renverse maladroitement – exprès, je le jure – une grande lampée de bière sur son torse nu et directement sur son short gris. La mousse froide coule en filets sur ses pectoraux, glisse entre les poils blonds, descend sur ses abdos, et trempe abondamment le tissu. Le gris clair devient plus sombre, presque transparent, et son sexe se dessine maintenant avec une précision obscène : chaque détail de sa queue longue et épaisse est visible, le gland, les veines, tout pendant librement sous le tissu mouillé.
Il jure bruyamment.
— Putain de merde !
Puis il me regarde, un sourire provocateur et cruel aux lèvres.
— Allez, essuie-moi ça, pédale. T’aimes bien penser à mon sexe, alors essuie.
Je reste figé, la gorge sèche.
— Quoi ?
Il se lève, se plante devant moi, torse nu et dégoulinant de bière, jambes écartées, son sexe parfaitement visible à travers le tissu trempé, à hauteur de mes yeux.
— T’as très bien entendu. Prends une serviette en papier et essuie. C’est à cause de tes regards de vicieux que je suis distrait.
Je sais que c’est un piège, un jeu dangereux, mais je me lève quand même. J’attrape une pile de serviettes sur la table, m’approche. Mon cœur cogne à m’en faire mal. Je commence par son torse : je passe la serviette sur ses pectoraux, lentement, sentant la chaleur de sa peau, la texture rêche des poils blonds humides, la fermeté de ses muscles qui se contractent sous mes doigts. Il ne bouge pas, respire plus fort, me fixe de haut.
Puis je descends sur ses abdos, essuyant les filets de bière qui coulent vers son short. J’effleure le tissu mouillé, juste au-dessus de la ceinture basse. Son sexe est là, si proche, si visible. Je sens une chaleur irradier.
Il attrape soudain mon poignet, serre fort, mais pas pour me repousser tout de suite.
— Attention où tu vas, tapette. Pas trop bas. Je veux pas que tu profites pour penser encore plus à mon sexe.
Sa voix est plus rauque qu’avant, moins assurée. Il tient mon poignet une seconde de trop, ses yeux plantés dans les miens. Je sens son pouls rapide sous mes doigts. La tension est à son paroxysme ; l’air semble crépiter.
Il finit par lâcher ma main brutalement, recule d’un pas, attrape une serviette lui-même et s’essuie le reste négligemment.
— Bon, ça suffit. T’as assez touché et pensé pour ce soir.
Il se rassoit lourdement, toujours torse nu, le short gris encore humide collant à sa peau et rendant son sexe encore plus visible. Il reprend sa bière comme si de rien n’était, mais je vois sa mâchoire crispée, ses abdos qui se contractent par moments.
— On va se coucher. Toi sur le canapé-lit. Et garde tes mains dans tes poches cette nuit, compris ? J’ai pas envie de me réveiller avec une pédale qui pense à mon sexe dans le noir.
Il monte les escaliers sans un mot de plus, son dos musclé luisant encore un peu sous la lumière, son short gris tendu et mouillé épousant chaque mouvement.
Je reste seul dans le salon, les boîtes de pizza vides, la télé qui bourdonne, le corps en feu. Je déplie le canapé-lit, m’allonge, mais je sais que je ne fermerai pas l’œil. Cette tension, cette haine mêlée de désir… elle est en train de me bouffer vivant.
Fin du chapitre 1.
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