Putain d'homophobe (22)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 09-09-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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Chapitre 22
Le jardin des parents est plongé dans une pénombre complice, seulement troublée par les échos lointains de la fête. Contre le mur de pierre, Dimitry me domine de toute sa stature, ses yeux brûlant d'une excitation qu'il ne cherche même plus à dissimuler. En voyant ce D couronné et enchaîné sur ma peau, il semble avoir perdu cette froideur habituelle pour une rage de possession absolue.
— Tu as vraiment fait ça, sale petite traînée… murmure-t-il, sa voix vibrant d'une fureur désirante.
Il ne me laisse pas le temps de répondre. Sa main descend brutalement, saisissant mes fesses nues pour m'écraser contre son sexe déjà tendu sous son costume. Il me retourne sans ménagement, me plaquant le buste contre le mur froid. Je sens le crépi contre mes joues, et surtout, je sens ses doigts puissants qui écartent mes chairs pour mieux admirer son œuvre. Il trace les contours du tatouage avec son pouce, appuyant sur la peau encore sensible, ce qui m'arrache un gémissement de douleur et de plaisir mêlés.
— Tu voulais être marqué ? Tu vas l'être, Pierrick.
Dimitry défait sa ceinture dans un bruit métallique qui résonne dans le silence du jardin. Il baisse son pantalon juste assez, et je sens soudain sa chaleur brute contre mon arrière-train. Sans aucune douceur, il crache dans sa main et me prépare avec deux doigts qui s'enfoncent en moi comme des poinçons, cherchant à me briser, à m'ouvrir. Je tremble, les mains agrippées aux pierres du mur, le souffle court.
Puis, il se saisit de mes hanches avec une force de prédateur et s'enfonce en moi d'un seul coup, profond, total. Un cri étouffé meurt dans ma gorge. C'est une invasion brutale, une prise de possession qui semble vouloir atteindre le tatouage de l'intérieur. Il commence un va-et-vient sauvage, ses hanches claquant contre les miennes avec une cadence inhumaine. À chaque coup, ma tête cogne doucement contre le mur, et je ne suis plus qu'un objet, sa chose, son esclave marqué qui reçoit son Maître dans l'ombre de la maison familiale. Il jouit de ma douleur, de mes soupirs, et de cette audace que j'ai eue de graver son nom dans ma chair. Il finit par se vider en moi avec un grognement de fauve, me maintenant fermement contre la pierre jusqu'à ce que ses derniers tressaillements s'apaisent.
— Rhabille-toi. Maintenant, ordonne-t-il en réajustant ses vêtements avec une rapidité déconcertante.
Je m'exécute, les jambes tremblantes, sentant son liquide couler doucement le long de mes cuisses. Je remonte mon pantalon bleu marine slim, je rentre ma chemise cintrée, et je tente de retrouver une contenance de fils modèle.
Nous regagnons la terrasse. Le contraste est effroyable. À table, les rires redoublent. À ma droite, ma sœur — sa femme — lève son verre vers nous, un sourire innocent aux lèvres. Dimitry s'assoit, impérial, et je prends place à ses côtés, le corps encore vibrant du choc qu'il vient de me faire subir.
Mon père, un peu éméché par le bon vin, se tourne vers Dimitry et lui tape amicalement sur l'épaule. — Alors Dimitry ? Tu as fini ta cigarette ? On t'attendait pour attaquer le plateau de fromages. Tu ne trouves pas que ce vin est une merveille ?
— Si, c'est un délice, répond Dimitry avec un calme effrayant, tandis que sous la table, sa main retrouve immédiatement ma cuisse.
Il glisse ses doigts sous mon pantalon, là où rien ne protège ma peau. Il remonte vers mon entrejambe encore humide de lui, et il commence à me masser avec une insistance qui me fait frissonner devant toute la famille.
— Tu as raison, beau-papa, continue-t-il en regardant mon père droit dans les yeux tout en me torturant sous la nappe. Il faut savoir apprécier les bonnes choses quand elles sont à portée de main.
Je baisse la tête sur mon assiette, le visage en feu, sentant les doigts de mon bourreau jouer avec mon sexe sous le regard de ma sœur, tandis que mon père continue de le tutoyer avec une affection qui me donne envie de hurler ma honte et mon plaisir.
La fin de la soirée de l’anniversaire de mariage s’étire dans une atmosphère de plus en plus pesante, un mélange de vapeurs d’alcool et de non-dits qui me comprime la poitrine. Les convives terminent leurs cafés dans la tiédeur du salon, mais mon corps, lui, est un incendie permanent que rien ne semble pouvoir éteindre. Sous la nappe, la main de Dimitry a finalement quitté ma cuisse, mais le vide qu'elle a laissé est presque plus douloureux que sa pression. Je sens encore son empreinte en moi, cette sensation de plénitude brutale qui s'estompe peu à peu, me laissant affamé, vide et tremblant sur ma chaise. Chaque petit mouvement, chaque frottement du tissu bleu marine contre ma peau, me rappelle la brûlure du tatouage et le liquide qui commence à sécher, une trace invisible mais marquante de notre union sauvage dans le jardin.
Ma sœur se lève enfin, rajustant son châle sur ses épaules avec une élégance qui me poignarde. Elle rayonne, totalement inconsciente du pacte de chair et d'encre qui vient de se sceller entre son mari et son frère à quelques mètres d'elle. Elle embrasse ma mère longuement, puis se tourne vers moi avec ce regard protecteur et aimant que je ne mérite plus.
— On y va, Pierrick. Tu as vraiment une petite mine, repose-toi bien demain, d’accord ? Promets-moi de ne pas passer ta journée sur tes dossiers, tu as l'air épuisé.
Je hoche la tête, les lèvres sèches, incapable de prononcer une phrase cohérente sans que ma voix ne trahisse le chaos qui m'habite. Dimitry se lève à son tour, sa carrure imposante dominant la pièce et jetant une ombre massive sur la table jonchée de restes de fête. Il serre la main de mon père, qui le retient par l'épaule, le visage rouge de plaisir et de vin.
— Tu reviens quand tu veux, Dimitry ! On finira cette bouteille de vieux rhum la prochaine fois, lance mon père avec une affection paternelle sincère. Tu fais partie de la famille, maintenant, on est chez nous ici.
— Avec plaisir, répond Dimitry d'une voix grave et assurée, dont je perçois les nuances sombres et prédatrices que seul moi peux décoder.
Alors que ma sœur se dirige vers la sortie avec mes parents pour les derniers au revoir sur le perron, Dimitry s'attarde volontairement. Il s'approche de moi sous prétexte de me saluer une dernière fois. Il ne me tend pas la main, il ne m'offre aucun geste de politesse. Il réduit l'espace entre nous jusqu'à ce que je sente la chaleur de son torse contre mon bras. Il se penche lentement, ses lèvres frôlant presque mon oreille, leur contact électrique provoquant un spasme involontaire dans mon bas-ventre.
— Demain soir, 21 heures, chez moi. Ta sœur ne sera pas là, elle va aider ta mère pour les rangements de la fête toute la soirée, murmure-t-il, sa voix vibrant d'une promesse terrifiante qui me glace le sang.
Il marque une pause délibérée, son souffle chaud pénétrant mon conduit auditif, provoquant une décharge d'adrénaline pure qui me fait vaciller sur mes jambes.
— Ce que je t'ai fait dans le jardin n'était qu'un apéritif, Pierrick. Puisque tu as voulu devenir ma propriété indélébile, je vais te traiter comme telle. Prépare-toi à ne pas pouvoir marcher pendant deux jours, sale petite pute. Si tu n'es pas devant ma porte à la seconde près, je t'arrache ce tatouage de la peau avec les dents.
Il se redresse brusquement, me jetant un dernier regard chargé d'un plaisir sadique et d'une excitation sexuelle si intense qu'elle semble irradier de lui. Il se détourne sans un mot de plus pour rejoindre ma sœur sur le pas de la porte. Je les regarde s'éloigner bras dessus bras dessous vers leur voiture, le cœur battant à s'en rompre les côtes, les mains agrippées au dossier de ma chaise pour ne pas m'effondrer.
Le retour chez moi se fait dans un état de transe. Une fois seul dans l'obscurité de mon appartement, le silence m'oppresse comme une main sur la gorge. Je retire mes vêtements avec des gestes lents, presque douloureux, chaque pièce tombant au sol comme un aveu de faiblesse. En enlevant mon pantalon bleu marine, je découvre les traces de notre rencontre nocturne sur le tissu et sur mes cuisses. Je me regarde longuement dans le miroir, tournant le dos pour inspecter la marque sous toutes les coutures. Le D royal, avec ses feuilles de l'ierre raffinées et sa chaîne épaisse, semble briller sous la lumière crue des néons de la salle de bain. Je ne suis plus Pierrick. Je suis le porteur de son initiale, le réceptacle de sa fureur.
La peur me tenaille, une peur viscérale qui se mêle à une excitation que je ne peux plus nier. Je vais te traiter comme telle. Je connais Dimitry, je sais que l'excitation qu'il a ressentie en découvrant ce tatouage sur le haut de mes fesses va se transformer en une exigence de soumission totale et violente. Il va vouloir tester la solidité de cette chaîne qu'il a vue gravée dans ma peau. L'idée qu'il va profiter de l'absence de ma sœur pour me briser complètement me donne le vertige.
Je passe la nuit à fixer le plafond, imaginant ses mains sur moi, imaginant la douleur et le plaisir qu'il a promis. Chaque heure qui s'affiche sur mon réveil me rapproche de la sentence. La terreur que je ressens est si forte qu'elle en devient une drogue. Je me touche, pensant à ses insultes, à son regard de propriétaire quand il a vu la couronne royale au sommet de son nom. Je suis terrifié par ce qu'il va me faire, mais je sais que je mourrais s'il ne le faisait pas.
Le lendemain est une agonie de chaque seconde. Au travail, je suis une ombre. Je n'entends que sa voix. À 20h30, je descends au parking. Je monte dans ma voiture, les mains si tremblantes que j'ai du mal à insérer la clé. Je conduis à travers la ville, mon esprit focalisé sur l'immeuble où il vit avec ma sœur. Je vais trahir le sang de mon sang dans le lit où elle dort, pour satisfaire le besoin de possession de l'homme qui nous dévore tous les deux.
Je me gare en bas de chez lui à 20h58 précises.
Je sors de ma voiture, les jambes si cotonneuses que j'ai l'impression que le bitume de l'allée se dérobe sous mes pas. La façade de la grande maison de Dimitry et de ma sœur se dresse devant moi, imposante et silencieuse. L'air frais de la nuit ne suffit pas à calmer l'incendie qui me ravage les tempes. Le plan est d'une simplicité atroce : ma sœur est restée chez nos parents pour finir de ranger après la fête, et elle est rassurée de savoir que Dimitry est rentré se reposer. Son métier de déménageur l'épuise physiquement, et elle trouve normal qu'il ait besoin de calme. Elle n'imagine pas une seconde que ce calme est le prélude d'un orage dont je suis la seule cible.
À 21 heures pile, je presse la sonnette. Le carillon résonne à l'intérieur et, presque instantanément, la porte s'ouvre sur la silhouette colossale de mon beau-frère.
Dimitry ne dit rien. Il s'efface pour me laisser entrer, refermant la porte d'un geste sec qui verrouille mon destin. Il a troqué son costume de la veille pour un t-shirt noir qui moule ses pectoraux massifs et un jean usé. Ses bras sont des blocs de muscles noués par l'effort quotidien. Il dégage une odeur de sueur propre et de tabac, une aura de puissance brute qui me fait défaillir.
Il se dirige vers le salon sans m'accorder un regard. Sur la table basse, une bouteille de vin blanc repose dans un seau à glace, la condensation perlant sur le verre givré. Il n'y a ici aucun dossier, aucun travail ; juste un homme de force qui s'apprête à manipuler mon corps avec la même autorité qu'il déplace des charges lourdes.
— Tu es à l'heure, petite traînée, dit-il d'une voix basse, saturée d'une excitation sauvage. Approche.
Je m'avance sur le tapis épais, le souffle court, incapable de détacher mes yeux de ses larges mains qui, hier, m'ont retourné contre le mur de pierre.
— À genoux, ordonne-t-il froidement.
Je m'exécute, mes genoux percutant le sol avec un bruit sourd. Je fixe ses bottes de travail, conscient de l'abîme qui s'ouvre sous mes pas.
Dimitry saisit la bouteille de vin blanc. Il remplit un verre avec une lenteur sadique, le regard fixe sur ma nuque.
— Ta sœur est contente que je sois rentré, commence-t-il avec un sourire carnassier. Elle pense que je récupère de ma semaine de boulot. Elle ne sait pas que je vais passer mes nerfs sur son petit frère.
Il prend une gorgée, le regard brûlant de désir. Son excitation est visible sous son jean. Il semble fasciné par le sacrilège : me posséder ici même, dans le foyer qu'il partage avec elle.
— Enlève ton jean, Pierrick. Montre-moi ce que tu as osé faire.
Mes mains tremblent. Je fais glisser le tissu le long de mes jambes. Je me retrouve nu devant lui, exposé dans la lumière tamisée de leur salon.
— Tourne-toi. À quatre pattes. Les fesses bien hautes vers moi, ordonne-t-il.
Je m'exécute, le visage contre le tapis. J'entends ses pas lourds. Il arrive derrière moi et écarte mes fesses avec une poigne de fer, ne s'embarrassant d'aucune délicatesse. Il contemple le D royal, la couronne, la chaîne gravée dans ma chair.
— Tu t'es enchaîné à moi pour de bon, hein ? siffle-t-il, sa voix vibrant d'une fureur désirante.
Soudain, il bascule la bouteille. Le vin blanc glacé coule en cascade sur le bas de mon dos, inondant le tatouage. Le froid est si intense que je pousse un cri de surprise. Le liquide dégouline le long de mes cuisses, mouillant le tapis de ma sœur.
— J'ai envie de te baiser depuis que j'ai vu ça dans le jardin, grogne-t-il. L'idée que tu portes mon nom alors que tu embrassais ta sœur pour lui dire au revoir... ça m'a rendu fou.
Il ne perd plus une seconde. Il déboutonne son jean et libère sa virilité imposante. Il n'utilise pas de lubrifiant ; il verse à nouveau du vin blanc entre mes fesses, utilisant la fraîcheur du liquide pour forcer le passage.
Saisissant mes hanches avec une force qui va laisser des empreintes violacées, il s'enfonce en moi d'un coup sec, profond et brutal. Je hurle, le visage enfoncé dans les fibres du tapis. Il me prend avec une rage animale, ses muscles travaillant avec une puissance dévastatrice. À chaque coup, il me rappelle que je suis sa chose. Il martèle ma chair, ses mains broyant mon bassin, ses pouces s'enfonçant dans le tatouage encore humide de vin.
— Tu aimes ça, petite pute ? Tu aimes sentir ton Maître dans la maison de ta sœur ?
Il me baise avec une fureur de possédé, m'obligeant à gémir son nom dans le silence de la demeure vide. Le mélange du vin frais et de sa chaleur interne crée un chaos sensoriel dans mon cerveau. Je ne suis plus qu'un orifice, une peau marquée, une offrande à sa force brute. Il finit par m'écraser complètement contre le sol, se vidant en moi avec un rugissement de triomphe, me laissant brisé, tremblant et souillé sur le tapis de ma propre sœur.
Je reste là, le visage écrasé contre les fibres du tapis, le corps secoué de tressaillements incontrôlables que je ne peux apaiser. La sensation du vin blanc, mêlée à la chaleur de Dimitry qui se répand encore en moi, crée un mélange de souillure et de plaisir interdit qui me donne le vertige. Le silence revient brusquement dans le vaste salon, seulement troublé par la respiration lourde et saccadée de mon beau-frère qui se tient juste au-dessus de moi, tel un prédateur contemplant sa proie abattue après une traque féroce.
Dimitry ne se retire pas tout de suite complètement. Il pèse de tout son poids massif de déménageur sur mon dos, m'écrasant contre le sol, savourant l'inertie de mon corps brisé. Je sens son torse puissant, humide de sueur, se coller contre ma peau nue. Soudain, il se dégage d'un coup sec, mais l'acte n'est pas terminé.
— Regarde-toi, petite traînée, siffle-t-il d'une voix encore rauque, vibrant de l'effort qu'il vient de fournir.
Alors que je suis toujours à quatre pattes, à bout de souffle et les membres tremblants, il se saisit de son sexe encore vibrant. Sans aucune pitié, il commence à se vider violemment partout sur mon corps. Je sens les jets brûlants de sa semence percuter ma peau avec une force humiliante, éclaboussant mes reins, coulant sur le tatouage royal qu'il vient de baptiser de sa propre substance. Il continue son geste avec une rage froide, visant mes fesses et mon dos, jusqu'à ce que son liquide s'écoule aussi sur le tapis de ma sœur, se mélangeant au vin blanc déjà versé. Les fibres claires du tapis de laine s'imbibent de notre péché, créant une tache large, sombre et odorante qui témoigne de sa possession brutale au cœur même du foyer familial.
Dimitry finit par s'écarter et retourne s'asseoir dans son fauteuil. J'entends le bruit métallique de sa fermeture éclair qu'il remonte, le froissement du tissu de son jean qu'il réajuste sur ses cuisses musclées. Moi, je reste prostré, nu, le corps maculé de ses fluides et de vin, incapable de trouver la force de me redresser.
— Ne bouge pas, ordonne-t-il froidement. Reste exactement dans cette position.
Il tend le bras vers la table basse, se sert un nouveau verre de vin blanc et revient se poster au-dessus de moi. Il utilise le bout de sa lourde botte de travail pour me pousser la hanche, m'obligeant à rester bien exposé, le dos luisant sous la lumière tamisée de la lampe. Il boit une gorgée lente, me fixant avec ce regard de propriétaire absolu.
— Ta sœur rentre dans moins d'une heure, dit-il en jetant un coup d'œil à l'horloge au mur. Je ne veux pas qu'elle te voit dans cet état, ce serait trop facile. Tu vas déguerpir d'ici, mais avant, tu vas effacer tes traces. Tu te rappelleras que je t'ai recouvert de mon sperme ici même, sur son tapis, pendant qu'elle pensait que je me reposais.
Il s'accroupit soudain, saisissant une poignée de mes cheveux pour me forcer à lever les yeux vers lui. Son visage est dur, ses traits marqués par une satisfaction cruelle.
— Tu es ma petite chienne secrète, Pierrick. C'est notre pacte. Maintenant, nettoie et disparais.
Il se lève et pointe du doigt la grande tache d'humidité sur le tapis : un mélange de vin blanc, de sueur et de sa semence qui s'étale lamentablement entre mes genoux.
— Frotte, Pierrick. Je ne veux pas qu'elle sente l'odeur de ta soumission quand elle passera la porte.
Je me lève péniblement, les jambes si flageolantes que je manque de tomber. Le liquide de Dimitry coule le long de mes cuisses alors que je me dirige vers la buanderie. Je reviens avec une éponge et un produit nettoyant. Nu, humilié, je me remets à genoux pour frotter le tapis de ma sœur, effaçant frénétiquement les preuves de ma trahison sous le regard amusé de mon bourreau. La douleur du tatouage a totalement disparu, laissant place à une sensation de plénitude étrange, comme si l'encre s'était enfin fondue dans mes nerfs pour ne faire qu'un avec ma chair désormais conquise.
Une fois la tache disparue, je ramasse mes vêtements en hâte. J'enfile mon jean bleu marine sans sous-vêtement, sentant le tissu rugueux irriter ma peau encore souillée. Je ne prends pas le temps de me laver ; je veux emporter son odeur avec moi.
— C'est bien, siffle Dimitry alors que je me dirige vers la porte, le visage baissé. À la prochaine fois, petite pute.
Je sors de la maison, l'air frais de la nuit cinglant mon visage brûlant. Je monte dans ma voiture et démarre en trombe, fuyant les lieux avant que les phares de la voiture de ma sœur n'apparaissent dans l'allée. Je rentre chez moi, marqué au fer rouge dans mon esprit autant que dans ma chair.
Fin du chapitre 22.
Le jardin des parents est plongé dans une pénombre complice, seulement troublée par les échos lointains de la fête. Contre le mur de pierre, Dimitry me domine de toute sa stature, ses yeux brûlant d'une excitation qu'il ne cherche même plus à dissimuler. En voyant ce D couronné et enchaîné sur ma peau, il semble avoir perdu cette froideur habituelle pour une rage de possession absolue.
— Tu as vraiment fait ça, sale petite traînée… murmure-t-il, sa voix vibrant d'une fureur désirante.
Il ne me laisse pas le temps de répondre. Sa main descend brutalement, saisissant mes fesses nues pour m'écraser contre son sexe déjà tendu sous son costume. Il me retourne sans ménagement, me plaquant le buste contre le mur froid. Je sens le crépi contre mes joues, et surtout, je sens ses doigts puissants qui écartent mes chairs pour mieux admirer son œuvre. Il trace les contours du tatouage avec son pouce, appuyant sur la peau encore sensible, ce qui m'arrache un gémissement de douleur et de plaisir mêlés.
— Tu voulais être marqué ? Tu vas l'être, Pierrick.
Dimitry défait sa ceinture dans un bruit métallique qui résonne dans le silence du jardin. Il baisse son pantalon juste assez, et je sens soudain sa chaleur brute contre mon arrière-train. Sans aucune douceur, il crache dans sa main et me prépare avec deux doigts qui s'enfoncent en moi comme des poinçons, cherchant à me briser, à m'ouvrir. Je tremble, les mains agrippées aux pierres du mur, le souffle court.
Puis, il se saisit de mes hanches avec une force de prédateur et s'enfonce en moi d'un seul coup, profond, total. Un cri étouffé meurt dans ma gorge. C'est une invasion brutale, une prise de possession qui semble vouloir atteindre le tatouage de l'intérieur. Il commence un va-et-vient sauvage, ses hanches claquant contre les miennes avec une cadence inhumaine. À chaque coup, ma tête cogne doucement contre le mur, et je ne suis plus qu'un objet, sa chose, son esclave marqué qui reçoit son Maître dans l'ombre de la maison familiale. Il jouit de ma douleur, de mes soupirs, et de cette audace que j'ai eue de graver son nom dans ma chair. Il finit par se vider en moi avec un grognement de fauve, me maintenant fermement contre la pierre jusqu'à ce que ses derniers tressaillements s'apaisent.
— Rhabille-toi. Maintenant, ordonne-t-il en réajustant ses vêtements avec une rapidité déconcertante.
Je m'exécute, les jambes tremblantes, sentant son liquide couler doucement le long de mes cuisses. Je remonte mon pantalon bleu marine slim, je rentre ma chemise cintrée, et je tente de retrouver une contenance de fils modèle.
Nous regagnons la terrasse. Le contraste est effroyable. À table, les rires redoublent. À ma droite, ma sœur — sa femme — lève son verre vers nous, un sourire innocent aux lèvres. Dimitry s'assoit, impérial, et je prends place à ses côtés, le corps encore vibrant du choc qu'il vient de me faire subir.
Mon père, un peu éméché par le bon vin, se tourne vers Dimitry et lui tape amicalement sur l'épaule. — Alors Dimitry ? Tu as fini ta cigarette ? On t'attendait pour attaquer le plateau de fromages. Tu ne trouves pas que ce vin est une merveille ?
— Si, c'est un délice, répond Dimitry avec un calme effrayant, tandis que sous la table, sa main retrouve immédiatement ma cuisse.
Il glisse ses doigts sous mon pantalon, là où rien ne protège ma peau. Il remonte vers mon entrejambe encore humide de lui, et il commence à me masser avec une insistance qui me fait frissonner devant toute la famille.
— Tu as raison, beau-papa, continue-t-il en regardant mon père droit dans les yeux tout en me torturant sous la nappe. Il faut savoir apprécier les bonnes choses quand elles sont à portée de main.
Je baisse la tête sur mon assiette, le visage en feu, sentant les doigts de mon bourreau jouer avec mon sexe sous le regard de ma sœur, tandis que mon père continue de le tutoyer avec une affection qui me donne envie de hurler ma honte et mon plaisir.
La fin de la soirée de l’anniversaire de mariage s’étire dans une atmosphère de plus en plus pesante, un mélange de vapeurs d’alcool et de non-dits qui me comprime la poitrine. Les convives terminent leurs cafés dans la tiédeur du salon, mais mon corps, lui, est un incendie permanent que rien ne semble pouvoir éteindre. Sous la nappe, la main de Dimitry a finalement quitté ma cuisse, mais le vide qu'elle a laissé est presque plus douloureux que sa pression. Je sens encore son empreinte en moi, cette sensation de plénitude brutale qui s'estompe peu à peu, me laissant affamé, vide et tremblant sur ma chaise. Chaque petit mouvement, chaque frottement du tissu bleu marine contre ma peau, me rappelle la brûlure du tatouage et le liquide qui commence à sécher, une trace invisible mais marquante de notre union sauvage dans le jardin.
Ma sœur se lève enfin, rajustant son châle sur ses épaules avec une élégance qui me poignarde. Elle rayonne, totalement inconsciente du pacte de chair et d'encre qui vient de se sceller entre son mari et son frère à quelques mètres d'elle. Elle embrasse ma mère longuement, puis se tourne vers moi avec ce regard protecteur et aimant que je ne mérite plus.
— On y va, Pierrick. Tu as vraiment une petite mine, repose-toi bien demain, d’accord ? Promets-moi de ne pas passer ta journée sur tes dossiers, tu as l'air épuisé.
Je hoche la tête, les lèvres sèches, incapable de prononcer une phrase cohérente sans que ma voix ne trahisse le chaos qui m'habite. Dimitry se lève à son tour, sa carrure imposante dominant la pièce et jetant une ombre massive sur la table jonchée de restes de fête. Il serre la main de mon père, qui le retient par l'épaule, le visage rouge de plaisir et de vin.
— Tu reviens quand tu veux, Dimitry ! On finira cette bouteille de vieux rhum la prochaine fois, lance mon père avec une affection paternelle sincère. Tu fais partie de la famille, maintenant, on est chez nous ici.
— Avec plaisir, répond Dimitry d'une voix grave et assurée, dont je perçois les nuances sombres et prédatrices que seul moi peux décoder.
Alors que ma sœur se dirige vers la sortie avec mes parents pour les derniers au revoir sur le perron, Dimitry s'attarde volontairement. Il s'approche de moi sous prétexte de me saluer une dernière fois. Il ne me tend pas la main, il ne m'offre aucun geste de politesse. Il réduit l'espace entre nous jusqu'à ce que je sente la chaleur de son torse contre mon bras. Il se penche lentement, ses lèvres frôlant presque mon oreille, leur contact électrique provoquant un spasme involontaire dans mon bas-ventre.
— Demain soir, 21 heures, chez moi. Ta sœur ne sera pas là, elle va aider ta mère pour les rangements de la fête toute la soirée, murmure-t-il, sa voix vibrant d'une promesse terrifiante qui me glace le sang.
Il marque une pause délibérée, son souffle chaud pénétrant mon conduit auditif, provoquant une décharge d'adrénaline pure qui me fait vaciller sur mes jambes.
— Ce que je t'ai fait dans le jardin n'était qu'un apéritif, Pierrick. Puisque tu as voulu devenir ma propriété indélébile, je vais te traiter comme telle. Prépare-toi à ne pas pouvoir marcher pendant deux jours, sale petite pute. Si tu n'es pas devant ma porte à la seconde près, je t'arrache ce tatouage de la peau avec les dents.
Il se redresse brusquement, me jetant un dernier regard chargé d'un plaisir sadique et d'une excitation sexuelle si intense qu'elle semble irradier de lui. Il se détourne sans un mot de plus pour rejoindre ma sœur sur le pas de la porte. Je les regarde s'éloigner bras dessus bras dessous vers leur voiture, le cœur battant à s'en rompre les côtes, les mains agrippées au dossier de ma chaise pour ne pas m'effondrer.
Le retour chez moi se fait dans un état de transe. Une fois seul dans l'obscurité de mon appartement, le silence m'oppresse comme une main sur la gorge. Je retire mes vêtements avec des gestes lents, presque douloureux, chaque pièce tombant au sol comme un aveu de faiblesse. En enlevant mon pantalon bleu marine, je découvre les traces de notre rencontre nocturne sur le tissu et sur mes cuisses. Je me regarde longuement dans le miroir, tournant le dos pour inspecter la marque sous toutes les coutures. Le D royal, avec ses feuilles de l'ierre raffinées et sa chaîne épaisse, semble briller sous la lumière crue des néons de la salle de bain. Je ne suis plus Pierrick. Je suis le porteur de son initiale, le réceptacle de sa fureur.
La peur me tenaille, une peur viscérale qui se mêle à une excitation que je ne peux plus nier. Je vais te traiter comme telle. Je connais Dimitry, je sais que l'excitation qu'il a ressentie en découvrant ce tatouage sur le haut de mes fesses va se transformer en une exigence de soumission totale et violente. Il va vouloir tester la solidité de cette chaîne qu'il a vue gravée dans ma peau. L'idée qu'il va profiter de l'absence de ma sœur pour me briser complètement me donne le vertige.
Je passe la nuit à fixer le plafond, imaginant ses mains sur moi, imaginant la douleur et le plaisir qu'il a promis. Chaque heure qui s'affiche sur mon réveil me rapproche de la sentence. La terreur que je ressens est si forte qu'elle en devient une drogue. Je me touche, pensant à ses insultes, à son regard de propriétaire quand il a vu la couronne royale au sommet de son nom. Je suis terrifié par ce qu'il va me faire, mais je sais que je mourrais s'il ne le faisait pas.
Le lendemain est une agonie de chaque seconde. Au travail, je suis une ombre. Je n'entends que sa voix. À 20h30, je descends au parking. Je monte dans ma voiture, les mains si tremblantes que j'ai du mal à insérer la clé. Je conduis à travers la ville, mon esprit focalisé sur l'immeuble où il vit avec ma sœur. Je vais trahir le sang de mon sang dans le lit où elle dort, pour satisfaire le besoin de possession de l'homme qui nous dévore tous les deux.
Je me gare en bas de chez lui à 20h58 précises.
Je sors de ma voiture, les jambes si cotonneuses que j'ai l'impression que le bitume de l'allée se dérobe sous mes pas. La façade de la grande maison de Dimitry et de ma sœur se dresse devant moi, imposante et silencieuse. L'air frais de la nuit ne suffit pas à calmer l'incendie qui me ravage les tempes. Le plan est d'une simplicité atroce : ma sœur est restée chez nos parents pour finir de ranger après la fête, et elle est rassurée de savoir que Dimitry est rentré se reposer. Son métier de déménageur l'épuise physiquement, et elle trouve normal qu'il ait besoin de calme. Elle n'imagine pas une seconde que ce calme est le prélude d'un orage dont je suis la seule cible.
À 21 heures pile, je presse la sonnette. Le carillon résonne à l'intérieur et, presque instantanément, la porte s'ouvre sur la silhouette colossale de mon beau-frère.
Dimitry ne dit rien. Il s'efface pour me laisser entrer, refermant la porte d'un geste sec qui verrouille mon destin. Il a troqué son costume de la veille pour un t-shirt noir qui moule ses pectoraux massifs et un jean usé. Ses bras sont des blocs de muscles noués par l'effort quotidien. Il dégage une odeur de sueur propre et de tabac, une aura de puissance brute qui me fait défaillir.
Il se dirige vers le salon sans m'accorder un regard. Sur la table basse, une bouteille de vin blanc repose dans un seau à glace, la condensation perlant sur le verre givré. Il n'y a ici aucun dossier, aucun travail ; juste un homme de force qui s'apprête à manipuler mon corps avec la même autorité qu'il déplace des charges lourdes.
— Tu es à l'heure, petite traînée, dit-il d'une voix basse, saturée d'une excitation sauvage. Approche.
Je m'avance sur le tapis épais, le souffle court, incapable de détacher mes yeux de ses larges mains qui, hier, m'ont retourné contre le mur de pierre.
— À genoux, ordonne-t-il froidement.
Je m'exécute, mes genoux percutant le sol avec un bruit sourd. Je fixe ses bottes de travail, conscient de l'abîme qui s'ouvre sous mes pas.
Dimitry saisit la bouteille de vin blanc. Il remplit un verre avec une lenteur sadique, le regard fixe sur ma nuque.
— Ta sœur est contente que je sois rentré, commence-t-il avec un sourire carnassier. Elle pense que je récupère de ma semaine de boulot. Elle ne sait pas que je vais passer mes nerfs sur son petit frère.
Il prend une gorgée, le regard brûlant de désir. Son excitation est visible sous son jean. Il semble fasciné par le sacrilège : me posséder ici même, dans le foyer qu'il partage avec elle.
— Enlève ton jean, Pierrick. Montre-moi ce que tu as osé faire.
Mes mains tremblent. Je fais glisser le tissu le long de mes jambes. Je me retrouve nu devant lui, exposé dans la lumière tamisée de leur salon.
— Tourne-toi. À quatre pattes. Les fesses bien hautes vers moi, ordonne-t-il.
Je m'exécute, le visage contre le tapis. J'entends ses pas lourds. Il arrive derrière moi et écarte mes fesses avec une poigne de fer, ne s'embarrassant d'aucune délicatesse. Il contemple le D royal, la couronne, la chaîne gravée dans ma chair.
— Tu t'es enchaîné à moi pour de bon, hein ? siffle-t-il, sa voix vibrant d'une fureur désirante.
Soudain, il bascule la bouteille. Le vin blanc glacé coule en cascade sur le bas de mon dos, inondant le tatouage. Le froid est si intense que je pousse un cri de surprise. Le liquide dégouline le long de mes cuisses, mouillant le tapis de ma sœur.
— J'ai envie de te baiser depuis que j'ai vu ça dans le jardin, grogne-t-il. L'idée que tu portes mon nom alors que tu embrassais ta sœur pour lui dire au revoir... ça m'a rendu fou.
Il ne perd plus une seconde. Il déboutonne son jean et libère sa virilité imposante. Il n'utilise pas de lubrifiant ; il verse à nouveau du vin blanc entre mes fesses, utilisant la fraîcheur du liquide pour forcer le passage.
Saisissant mes hanches avec une force qui va laisser des empreintes violacées, il s'enfonce en moi d'un coup sec, profond et brutal. Je hurle, le visage enfoncé dans les fibres du tapis. Il me prend avec une rage animale, ses muscles travaillant avec une puissance dévastatrice. À chaque coup, il me rappelle que je suis sa chose. Il martèle ma chair, ses mains broyant mon bassin, ses pouces s'enfonçant dans le tatouage encore humide de vin.
— Tu aimes ça, petite pute ? Tu aimes sentir ton Maître dans la maison de ta sœur ?
Il me baise avec une fureur de possédé, m'obligeant à gémir son nom dans le silence de la demeure vide. Le mélange du vin frais et de sa chaleur interne crée un chaos sensoriel dans mon cerveau. Je ne suis plus qu'un orifice, une peau marquée, une offrande à sa force brute. Il finit par m'écraser complètement contre le sol, se vidant en moi avec un rugissement de triomphe, me laissant brisé, tremblant et souillé sur le tapis de ma propre sœur.
Je reste là, le visage écrasé contre les fibres du tapis, le corps secoué de tressaillements incontrôlables que je ne peux apaiser. La sensation du vin blanc, mêlée à la chaleur de Dimitry qui se répand encore en moi, crée un mélange de souillure et de plaisir interdit qui me donne le vertige. Le silence revient brusquement dans le vaste salon, seulement troublé par la respiration lourde et saccadée de mon beau-frère qui se tient juste au-dessus de moi, tel un prédateur contemplant sa proie abattue après une traque féroce.
Dimitry ne se retire pas tout de suite complètement. Il pèse de tout son poids massif de déménageur sur mon dos, m'écrasant contre le sol, savourant l'inertie de mon corps brisé. Je sens son torse puissant, humide de sueur, se coller contre ma peau nue. Soudain, il se dégage d'un coup sec, mais l'acte n'est pas terminé.
— Regarde-toi, petite traînée, siffle-t-il d'une voix encore rauque, vibrant de l'effort qu'il vient de fournir.
Alors que je suis toujours à quatre pattes, à bout de souffle et les membres tremblants, il se saisit de son sexe encore vibrant. Sans aucune pitié, il commence à se vider violemment partout sur mon corps. Je sens les jets brûlants de sa semence percuter ma peau avec une force humiliante, éclaboussant mes reins, coulant sur le tatouage royal qu'il vient de baptiser de sa propre substance. Il continue son geste avec une rage froide, visant mes fesses et mon dos, jusqu'à ce que son liquide s'écoule aussi sur le tapis de ma sœur, se mélangeant au vin blanc déjà versé. Les fibres claires du tapis de laine s'imbibent de notre péché, créant une tache large, sombre et odorante qui témoigne de sa possession brutale au cœur même du foyer familial.
Dimitry finit par s'écarter et retourne s'asseoir dans son fauteuil. J'entends le bruit métallique de sa fermeture éclair qu'il remonte, le froissement du tissu de son jean qu'il réajuste sur ses cuisses musclées. Moi, je reste prostré, nu, le corps maculé de ses fluides et de vin, incapable de trouver la force de me redresser.
— Ne bouge pas, ordonne-t-il froidement. Reste exactement dans cette position.
Il tend le bras vers la table basse, se sert un nouveau verre de vin blanc et revient se poster au-dessus de moi. Il utilise le bout de sa lourde botte de travail pour me pousser la hanche, m'obligeant à rester bien exposé, le dos luisant sous la lumière tamisée de la lampe. Il boit une gorgée lente, me fixant avec ce regard de propriétaire absolu.
— Ta sœur rentre dans moins d'une heure, dit-il en jetant un coup d'œil à l'horloge au mur. Je ne veux pas qu'elle te voit dans cet état, ce serait trop facile. Tu vas déguerpir d'ici, mais avant, tu vas effacer tes traces. Tu te rappelleras que je t'ai recouvert de mon sperme ici même, sur son tapis, pendant qu'elle pensait que je me reposais.
Il s'accroupit soudain, saisissant une poignée de mes cheveux pour me forcer à lever les yeux vers lui. Son visage est dur, ses traits marqués par une satisfaction cruelle.
— Tu es ma petite chienne secrète, Pierrick. C'est notre pacte. Maintenant, nettoie et disparais.
Il se lève et pointe du doigt la grande tache d'humidité sur le tapis : un mélange de vin blanc, de sueur et de sa semence qui s'étale lamentablement entre mes genoux.
— Frotte, Pierrick. Je ne veux pas qu'elle sente l'odeur de ta soumission quand elle passera la porte.
Je me lève péniblement, les jambes si flageolantes que je manque de tomber. Le liquide de Dimitry coule le long de mes cuisses alors que je me dirige vers la buanderie. Je reviens avec une éponge et un produit nettoyant. Nu, humilié, je me remets à genoux pour frotter le tapis de ma sœur, effaçant frénétiquement les preuves de ma trahison sous le regard amusé de mon bourreau. La douleur du tatouage a totalement disparu, laissant place à une sensation de plénitude étrange, comme si l'encre s'était enfin fondue dans mes nerfs pour ne faire qu'un avec ma chair désormais conquise.
Une fois la tache disparue, je ramasse mes vêtements en hâte. J'enfile mon jean bleu marine sans sous-vêtement, sentant le tissu rugueux irriter ma peau encore souillée. Je ne prends pas le temps de me laver ; je veux emporter son odeur avec moi.
— C'est bien, siffle Dimitry alors que je me dirige vers la porte, le visage baissé. À la prochaine fois, petite pute.
Je sors de la maison, l'air frais de la nuit cinglant mon visage brûlant. Je monte dans ma voiture et démarre en trombe, fuyant les lieux avant que les phares de la voiture de ma sœur n'apparaissent dans l'allée. Je rentre chez moi, marqué au fer rouge dans mon esprit autant que dans ma chair.
Fin du chapitre 22.
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