Putain d'homophobe (15)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 30-08-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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Chapitre 15
Je gare ma voiture devant la maison, le moteur s'éteignant dans un silence qui me glace le sang. Les lumières chaudes du salon percent l'obscurité, projetant des ombres sur l'allée. Je reste un instant immobile, les mains crispées sur le volant, sentant le tissu de mon pantalon de toile frotter directement contre ma peau nue. L'absence de sous-vêtement est une torture psychologique ; à chaque mouvement pour m'extraire du véhicule, je suis rappelé à ma vulnérabilité totale. Je lisse ma chemise bleu marine, sentant le coton froid contre mon torse sans t-shirt, exactement comme il l'a exigé.
Je marche vers la porte, chaque pas sur le gravier résonnant comme une sentence. Je sonne. Le cœur battant à un rythme tel que j'ai l'impression qu'il va briser mes côtes nues. C’est Dimitry qui ouvre.
Il est massif, presque irréel dans l'encadrement de la porte. Il porte un pantalon de costume noir parfaitement taillé et un pull en cachemire col roulé gris anthracite qui souligne la puissance de ses épaules et de son torse. Son regard bleu, d'une froideur chirurgicale, descend lentement de mon col à mes chevilles. Il ne dit rien pendant quelques secondes, me jaugeant comme une marchandise qu'on inspecte.
— Tu es à l'heure, Pierrick. C’est bien, finit-il par dire d’une voix sourde qui me fait vibrer les entrailles. Entre.
Je pénètre dans l'entrée. L’odeur de la maison — un mélange de cuisine raffinée et du parfum boisé et musqué de Dimitry — m'assaille. Cassandra surgit du salon, rayonnante dans une robe fluide, un verre à la main.
— Ah, Pierrick ! Enfin ! Allez, donne ton manteau à Dimitry, on n’attendait plus que toi pour porter le premier toast ! dit-elle en venant m'embrasser sur la joue.
Je sens Dimitry se placer immédiatement derrière moi. Son ombre recouvre la mienne. Alors que je commence à faire glisser ma veste de mes épaules pour qu'il s'en débarrasse, il s'approche de très près. Ses mains ne s'arrêtent pas au vêtement. Dans un geste d'une lenteur calculée, sous prétexte de m'aider à ôter mon manteau et de lisser le dos de ma chemise bleu marine, il fait descendre ses paumes larges le long de mes flancs.
Soudain, il appuie fermement ses pouces au niveau de ma taille, là où l'élastique d'un sous-vêtement devrait marquer la peau. Il n'y a rien. Ses doigts descendent d'un millimètre de trop sous la ceinture, pressant la chair nue pour confirmer mes soupçons. Il sait.
— Ta chemise te va à ravir, Pierrick, murmure-t-il tout près de mon oreille, son souffle provoquant une décharge électrique dans tout mon corps. On voit que tu as suivi mes instructions... à la lettre.
À cet instant précis, la honte me submerge. Une rougeur violente et incontrôlable part de mon cou et envahit mon visage. Je sens mes joues devenir brûlantes, un rouge écarlate qui trahit instantanément mon émoi et ma nudité invisible devant ma sœur qui me regarde. Dimitry remarque immédiatement cette métamorphose ; un sourire cruel et satisfait étire ses lèvres. Il savoure ma détresse, délecté par cette preuve physique de ma soumission totale.
Il me pousse légèrement vers le salon. Marianne et Franck, ainsi que Louane et Carlos, sont déjà installés, des verres à la main. L'ambiance est feutrée, intime, ce qui rend l'absence de sous-vêtements encore plus insupportable à porter.
— Tiens, regarde qui voilà ! s'exclame Franck en se levant pour me saluer. Alors, Pierrick, il paraît que tu es devenu le bras droit de Dimitry depuis que vous avez refait cette chambre ?
Je reste planté là, incapable de dissimuler mon visage empourpré. La chaleur qui s'en dégage est telle que j'ai l'impression d'être une lampe allumée dans le noir. Dimitry, toujours avec ce petit sourire supérieur, s'approche du bar sans me quitter des yeux.
— Pierrick a simplement compris qu'il avait besoin d'un cadre, répond-il en me fixant avec une intensité insoutenable. Il a beaucoup appris dans cette chambre d'amis que nous avons refaite ensemble il y a quinze jours. N'est-ce pas, Pierrick ?
Cassandra s'approche de moi, posant une main inquiète sur mon épaule :
— Mais enfin Pierrick, tu es tout rouge ! Tu es brûlant ! Ça va ? Tu couves quelque chose ?
Je baisse les yeux vers le tapis, ma honte redoublant devant Marianne et Louane qui m'observent avec une curiosité amusée, ne se doutant pas une seconde que sous cette chemise bleu marine, je suis nu et tremblant.
— Non... c'est juste que j'ai eu un peu chaud en voiture, bégayé-je péniblement.
Dimitry s'approche et me tend un verre de vin rouge sombre, ses doigts effleurant les miens avec une autorité tranquille.
— Tiens. Bois ça. Ça va te calmer. Et reste bien près de moi ce soir, tu as l'air d'avoir besoin d'être surveillé.
Je m'assois sur le bord d'un fauteuil avec d'infinies précautions, sentant le tissu se tendre dangereusement sur mon intimité, tandis que Dimitry se tient debout juste au-dessus de moi, dominant l'assemblée.
L'ambiance dans le salon est devenue une arène où je suis la seule proie. Après avoir servi Marianne et Franck, puis Louane et Carlos, Dimitry s'assure que le verre de Cassandra est plein. Je reste debout près du bar, le visage brûlant, tentant de garder une contenance alors que chaque mouvement de mes jambes me rappelle ma condition.
— Pierrick, ton verre est vide, lance Dimitry d'un ton qui claque comme un ordre. Viens là, je vais te servir une dose qui te déliera la langue.
Je le rejoins derrière le comptoir, à l'abri du regard des invités. À peine ai-je posé mon verre que Dimitry se tourne brusquement. Il me plaque contre le bord dur du bar, ses mains saisissant mes hanches avec une force qui me coupe le souffle. Avant que je puisse protester, il fait glisser ses paumes vers l'arrière et me pétrit les fesses avec une vigueur brutale, s'amusant de la souplesse de ma chair sous le tissu.
— Regarde-toi, murmure-t-il, son souffle chaud contre mon oreille. Tu es pétrifié. Tu sens mes doigts ? Tu sens comme je pourrais faire ce que je veux de toi ici même ? Tu as intérêt à rester de marbre quand on retournera s'asseoir. Si Marianne ou Louane voient tes mains trembler, je t'emmène en haut avant même le dessert.
Il accentue sa pression, ses doigts s'enfonçant avec une autorité possessive, avant de me lâcher pour remplir mon verre à ras bord d'un vin sombre et puissant.
Nous retournons vers les invités. Dimitry s'installe dans le grand fauteuil en cuir au centre de la pièce, dominant l'assemblée. D'un geste sec, il me désigne l'accoudoir à sa droite.
— Assieds-toi là, Pierrick. Tu as l'air d'avoir besoin d'un point d'appui.
Je m'exécute, le visage plus cramoisi que jamais. À peine suis-je posé que sa main large se rabat sur ma cuisse, juste au-dessus du genou. Ses doigts s'enfoncent dans le tissu de mon pantalon, une étreinte lourde et constante.
— Vous savez, lance-t-il à Carlos et Franck, Pierrick a une constitution très... réactive. On a découvert ça pendant les travaux dans la chambre d'amis il y a quinze jours. Il suffit d'une pression au bon endroit pour qu'il perde tous ses moyens.
La honte me consume. Marianne sourit, s'amusant de ma réaction :
— C’est vrai qu'il est devenu tout sage ! On dirait qu'il a enfin trouvé son maître.
Dimitry rit, un son grave qui vibre contre ma jambe. Sa main remonte lentement, son pouce venant se caler juste sous la ceinture de mon pantalon, pressant la peau de ma hanche avec une insistance indécente.
— Oh, il est plus que sage. Il est dévoué, n'est-ce pas ? Il sait que ce soir, on prend des risques. Il aime ça, sentir que tout le monde le regarde sans savoir ce qui se passe réellement.
Il porte son verre à ses lèvres, me fixant par-dessus le rebord avec un regard de prédateur.
— On parlait des finitions de la chambre avec lui. Je lui disais que le bleu marine était une belle couleur, mais qu'il y a des choses qui méritent d'être mises à nu pour être vraiment appréciées. Certaines pièces demandent un polissage... intense.
Louane s'esclaffe, ne percevant que le sens littéral :
— Tu es un perfectionniste, Dimitry !
— Vous n'avez pas idée, répond-il en glissant furtivement son index un peu plus profondément sous ma ceinture, me faisant tressaillir. Pierrick a appris que sous mes ordres, il n'y a pas de place pour l'hésitation. On va au bout de la tâche, peu importe la sueur ou la gêne.
Je bois mon vin d'un trait pour masquer mes tremblements, sentant l'alcool me monter à la tête. Dimitry savoure ma confusion, sa main ne quittant plus ma hanche, marquant son territoire devant une assistance qui discute innocemment de la pluie et du beau temps, tandis que je me sens exposé à chaque seconde de ce supplice.
Le passage à table est une épreuve plus redoutable encore. La salle à manger est baignée d'une lumière plus crue que celle du salon. La grande table en bois est recouverte d'une nappe blanche immaculée qui tombe bas, très bas, créant un abri d'ombre impénétrable pour ce qui va se passer en dessous.
Dimitry prend la tête de table, une place qui souligne sa domination naturelle sur le groupe. D'un geste autoritaire, il m'indique la chaise immédiatement à sa droite.
— Pierrick, assieds-toi là. Entre Marianne et moi. On va s'assurer que tu ne manques de rien.
Je m'exécute, le dos raide. Marianne s'installe à mes côtés avec un sourire complice, tandis que Franck, Louane et Carlos prennent place en face de nous. Cassandra termine de disposer les entrées avant de s'asseoir à l'autre bout de la table.
— Tiens-toi droit, Pierrick, murmure Dimitry, assez fort pour que les autres l'entendent comme une plaisanterie, mais avec un ton qui me glace le sang. Un homme qui porte une si belle chemise ne doit pas se laisser aller.
Je sens à nouveau la chaleur me monter aux joues, un rouge sombre qui ne semble plus vouloir me quitter. Dimitry sourit en voyant ma réaction et pose ses mains sur la table, avant de faire glisser la droite sous la nappe.
Dès que sa main disparaît sous le tissu blanc, je perds le souffle. Je sens ses doigts se poser sur ma cuisse, juste au-dessus du genou. Ce n'est pas un effleurement : c'est une pression ferme, revendicatrice.
Pendant que Cassandra raconte une anecdote sur son travail, la main de Dimitry commence à bouger. Elle remonte lentement, centimètre par centimètre, le long de ma cuisse. Je me fige, mes mains agrippant nerveusement ma serviette sur mes genoux. En haut de la table, Dimitry continue de discuter avec Franck de la bourse et de l'immobilier, l'air parfaitement serein, un léger sourire aux lèvres.
Soudain, sa main bifurque. Ses doigts s'insinuent à l'intérieur de ma cuisse, là où la peau est la plus sensible. Il presse avec force, me forçant à retenir un sursaut.
— Tu ne manges pas, Pierrick ? demande Carlos en me regardant. C'est excellent, pourtant.
— Il... il a l'estomac un peu noué ce soir, répond Dimitry à ma place, tandis que ses doigts remontent encore, frôlant maintenant l'ourlet de ma poche de pantalon. Je crois qu'il réalise l'importance des responsabilités que je vais lui confier. N'est-ce pas, Pierrick ?
Je hoche la tête, incapable de parler. Sous la nappe, la torture continue. Dimitry écarte légèrement les doigts pour couvrir une plus grande surface de ma peau, jouant avec la tension du tissu. Il sait exactement où il se trouve. Il sait que personne ne peut voir ce qu'il fait, mais que moi, je sens chaque pression, chaque mouvement circulaire de sa paume.
Marianne se tourne vers moi, posant une main sur mon avant-bras : — Dis donc, tu es vraiment ailleurs, Pierrick. Tu n'as même pas touché à ton vin.
Dimitry resserre sa prise sous la table, ses ongles s'enfonçant légèrement dans ma chair. C'est un signal clair.
— Il attend mon signal, Marianne, lance Dimitry avec un éclat de rire qui semble tout à fait naturel pour les invités. On a instauré une certaine... étiquette pendant les travaux il y a quinze jours. Pierrick sait qu'on ne profite bien des bonnes choses que lorsqu'on a appris à attendre l'ordre.
Il porte son verre à ses lèvres, me fixant avec un regard de prédateur par-dessus le cristal. Sous la nappe, sa main remonte brusquement jusqu'à ma hanche et son pouce vient s'accrocher fermement à ma ceinture, tirant légèrement le pantalon vers lui. Je manque de laisser échapper un petit cri de surprise que je transforme in extremis en une quinte de toux.
— Ça va, Pierrick ? s'inquiète Cassandra à l'autre bout.
— Très bien, murmure-je, la voix étranglée, mon visage devenant plus écarlate que le vin dans mon verre.
Dimitry relâche légèrement la pression, mais ne retire pas sa main. Il la laisse là, chaude et lourde contre ma hanche, son index tambourinant doucement contre ma peau, me rappelant à chaque seconde qu'il est le maître de mon corps, même au milieu d'un dîner mondain.
La tension dans la salle à manger est devenue presque solide, une chape de plomb que seul Dimitry semble manipuler avec une aisance déconcertante. Marianne et Franck rient d'une blague de Carlos, tandis que Louane commente la finesse de l'entrée. Personne ne se doute que sous la nappe d'un blanc virginal, une main de fer pétrit ma cuisse avec une possessivité qui me donne le vertige. Je suis là, coincé entre Marianne et mon bourreau, le visage si rouge que j'ai l'impression que mes pores vont laisser perler du sang.
Alors que les assiettes de l'entrée sont terminées, Cassandra s'apprête à se lever. Dimitry l'arrête d'un geste de la main, sans même la regarder, ses yeux bleus rivés sur les miens.
— Reste assise, ma chérie. Tu as assez travaillé. Pierrick va m'aider à débarrasser et à apporter la suite. Il a besoin de bouger un peu, il a l'air si... contracté.
— C’est vrai, il est raide comme un piquet ! s'amuse Franck. Allez Pierrick, au boulot !
Je me lève, les jambes flageolantes. L'absence de sous-vêtement rend ce mouvement particulièrement pénible ; je sens le tissu du pantalon se tendre sur mon intimité alors que je dois rester digne devant Marianne et Louane. Dimitry se lève à son tour, ramassant quelques assiettes avec une grâce de prédateur. Il me fait signe de le précéder.
Dès que la porte battante de la cuisine se referme derrière nous, le brouhaha des conversations s'étouffe. Le silence qui s'installe est électrique, seulement rompu par le ronronnement du four. Je n'ai pas le temps de poser mes assiettes sur le plan de travail que Dimitry lâche les siennes et m'agrippe par les hanches.
Il me fait pivoter avec une force brutale et me plaque contre l'îlot central en inox. Le contact du métal froid contre mes reins traverse mon pantalon, créant un contraste violent avec la chaleur qui irradie de mon visage.
— Tu as vu comme ils te regardent, Pierrick ? murmure-t-il, sa voix étant descendue d'une octave, devenant un grognement sourd. Ils voient que tu es rouge, ils voient que tu es mal à l'aise, mais ils n'imaginent pas une seconde ce que je te fais sous cette table. Ils ne savent pas que tu es nu sous ce bleu marine, offert à ma main.
Ses paumes descendent et viennent saisir mes fesses avec une telle vigueur que j'en ai le souffle coupé. Il ne se contente pas de les presser ; il les pétrit, s'appropriant chaque centimètre de ma chair, me forçant à me cambrer contre lui. Je sens son érection contre mon ventre, séparée seulement par nos deux pantalons, une menace physique qui me fait trembler de la tête aux pieds.
Il rapproche son visage du mien. Ses yeux bleus sont devenus sombres, presque noirs, dilatés par le plaisir du pouvoir qu'il exerce. Je suis incapable de détourner le regard, hypnotisé par sa puissance.
— Regarde-moi, ordonne-t-il.
Je lève les yeux vers lui, mon visage brûlant de cette honte qui ne me quitte plus. Il réduit encore l'espace entre nous. Son nez frôle le mien. Je sens l'odeur de son vin, de son souffle, de son autorité. Ses lèvres sont à quelques millimètres des miennes. Mon cœur bat si fort que je crains qu'il ne l'entende.
Soudain, sans me quitter des yeux, il passe lentement le bout de sa langue sur mes lèvres. C'est un contact humide, chaud, d'une impudeur révoltante dans cette cuisine où, à quelques mètres de là, ma sœur et ses amis nous attendent. C'est une marque, une souillure volontaire qu'il dépose sur moi.
— Tu as le goût de la peur et de l'obéissance, Pierrick, souffle-t-il contre ma bouche. C’est délicieux.
Ses mains serrent mes fesses une dernière fois avant de remonter vers mon cou. Il serre ses doigts autour de ma gorge, juste assez pour que je sente sa force, sans m'étouffer.
— Écoute-moi bien. On va retourner là-bas. Tu vas t'asseoir. Et tu ne vas pas décrocher un mot de plus que nécessaire. Si Marianne te pose une question, tu réponds avec la plus grande politesse, mais je veux que tu restes conscient de ma main qui reviendra sur toi. Si je sens que tu te relâches, si je vois que tu oublies qui est ton maître, je t'emmène dans la chambre d'amis dès que le café est servi, et je te jure que Franck et Carlos entendront tes cris de honte à travers les cloisons. Compris ?
— Oui... oui, Dimitry, balbutié-je, les lèvres encore humides de son passage.
— Et ne t'avise pas d'essuyer ta bouche. Je veux que tu sentes ma trace sur tes lèvres pendant tout le reste du repas.
Il s'écarte, reprend son masque de beau-frère idéal et saisit le plat de viande fumante. Il me lance un dernier regard de côté, un sourire en coin qui signifie qu'il a déjà gagné.
Nous repassons la porte battante. Je porte le saladier de légumes, les mains si tremblantes que j'ai peur de tout renverser. Je sens la trace de sa langue sur mes lèvres comme une brûlure indélébile.
— Eh bien, vous en avez mis du temps ! plaisante Carlos. Vous étiez en train de débattre sur la cuisson ?
— On s'assurait que tout soit parfait pour nos invités, répond Dimitry avec un calme olympien en s'asseyant. Pierrick a eu un peu de mal avec les détails, j'ai dû le... recadrer un instant.
Je me rassoie entre Marianne et lui. La honte est maintenant mon seul vêtement. Je n'ose pas passer ma langue sur mes propres lèvres, de peur de retrouver le goût de Dimitry. Sous la table, la nappe se soulève légèrement lorsque sa main reprend sa place, plus haut cette fois, ses doigts venant se glisser fermement dans le creux de mon aine.
Fin du chapitre 15.
Je gare ma voiture devant la maison, le moteur s'éteignant dans un silence qui me glace le sang. Les lumières chaudes du salon percent l'obscurité, projetant des ombres sur l'allée. Je reste un instant immobile, les mains crispées sur le volant, sentant le tissu de mon pantalon de toile frotter directement contre ma peau nue. L'absence de sous-vêtement est une torture psychologique ; à chaque mouvement pour m'extraire du véhicule, je suis rappelé à ma vulnérabilité totale. Je lisse ma chemise bleu marine, sentant le coton froid contre mon torse sans t-shirt, exactement comme il l'a exigé.
Je marche vers la porte, chaque pas sur le gravier résonnant comme une sentence. Je sonne. Le cœur battant à un rythme tel que j'ai l'impression qu'il va briser mes côtes nues. C’est Dimitry qui ouvre.
Il est massif, presque irréel dans l'encadrement de la porte. Il porte un pantalon de costume noir parfaitement taillé et un pull en cachemire col roulé gris anthracite qui souligne la puissance de ses épaules et de son torse. Son regard bleu, d'une froideur chirurgicale, descend lentement de mon col à mes chevilles. Il ne dit rien pendant quelques secondes, me jaugeant comme une marchandise qu'on inspecte.
— Tu es à l'heure, Pierrick. C’est bien, finit-il par dire d’une voix sourde qui me fait vibrer les entrailles. Entre.
Je pénètre dans l'entrée. L’odeur de la maison — un mélange de cuisine raffinée et du parfum boisé et musqué de Dimitry — m'assaille. Cassandra surgit du salon, rayonnante dans une robe fluide, un verre à la main.
— Ah, Pierrick ! Enfin ! Allez, donne ton manteau à Dimitry, on n’attendait plus que toi pour porter le premier toast ! dit-elle en venant m'embrasser sur la joue.
Je sens Dimitry se placer immédiatement derrière moi. Son ombre recouvre la mienne. Alors que je commence à faire glisser ma veste de mes épaules pour qu'il s'en débarrasse, il s'approche de très près. Ses mains ne s'arrêtent pas au vêtement. Dans un geste d'une lenteur calculée, sous prétexte de m'aider à ôter mon manteau et de lisser le dos de ma chemise bleu marine, il fait descendre ses paumes larges le long de mes flancs.
Soudain, il appuie fermement ses pouces au niveau de ma taille, là où l'élastique d'un sous-vêtement devrait marquer la peau. Il n'y a rien. Ses doigts descendent d'un millimètre de trop sous la ceinture, pressant la chair nue pour confirmer mes soupçons. Il sait.
— Ta chemise te va à ravir, Pierrick, murmure-t-il tout près de mon oreille, son souffle provoquant une décharge électrique dans tout mon corps. On voit que tu as suivi mes instructions... à la lettre.
À cet instant précis, la honte me submerge. Une rougeur violente et incontrôlable part de mon cou et envahit mon visage. Je sens mes joues devenir brûlantes, un rouge écarlate qui trahit instantanément mon émoi et ma nudité invisible devant ma sœur qui me regarde. Dimitry remarque immédiatement cette métamorphose ; un sourire cruel et satisfait étire ses lèvres. Il savoure ma détresse, délecté par cette preuve physique de ma soumission totale.
Il me pousse légèrement vers le salon. Marianne et Franck, ainsi que Louane et Carlos, sont déjà installés, des verres à la main. L'ambiance est feutrée, intime, ce qui rend l'absence de sous-vêtements encore plus insupportable à porter.
— Tiens, regarde qui voilà ! s'exclame Franck en se levant pour me saluer. Alors, Pierrick, il paraît que tu es devenu le bras droit de Dimitry depuis que vous avez refait cette chambre ?
Je reste planté là, incapable de dissimuler mon visage empourpré. La chaleur qui s'en dégage est telle que j'ai l'impression d'être une lampe allumée dans le noir. Dimitry, toujours avec ce petit sourire supérieur, s'approche du bar sans me quitter des yeux.
— Pierrick a simplement compris qu'il avait besoin d'un cadre, répond-il en me fixant avec une intensité insoutenable. Il a beaucoup appris dans cette chambre d'amis que nous avons refaite ensemble il y a quinze jours. N'est-ce pas, Pierrick ?
Cassandra s'approche de moi, posant une main inquiète sur mon épaule :
— Mais enfin Pierrick, tu es tout rouge ! Tu es brûlant ! Ça va ? Tu couves quelque chose ?
Je baisse les yeux vers le tapis, ma honte redoublant devant Marianne et Louane qui m'observent avec une curiosité amusée, ne se doutant pas une seconde que sous cette chemise bleu marine, je suis nu et tremblant.
— Non... c'est juste que j'ai eu un peu chaud en voiture, bégayé-je péniblement.
Dimitry s'approche et me tend un verre de vin rouge sombre, ses doigts effleurant les miens avec une autorité tranquille.
— Tiens. Bois ça. Ça va te calmer. Et reste bien près de moi ce soir, tu as l'air d'avoir besoin d'être surveillé.
Je m'assois sur le bord d'un fauteuil avec d'infinies précautions, sentant le tissu se tendre dangereusement sur mon intimité, tandis que Dimitry se tient debout juste au-dessus de moi, dominant l'assemblée.
L'ambiance dans le salon est devenue une arène où je suis la seule proie. Après avoir servi Marianne et Franck, puis Louane et Carlos, Dimitry s'assure que le verre de Cassandra est plein. Je reste debout près du bar, le visage brûlant, tentant de garder une contenance alors que chaque mouvement de mes jambes me rappelle ma condition.
— Pierrick, ton verre est vide, lance Dimitry d'un ton qui claque comme un ordre. Viens là, je vais te servir une dose qui te déliera la langue.
Je le rejoins derrière le comptoir, à l'abri du regard des invités. À peine ai-je posé mon verre que Dimitry se tourne brusquement. Il me plaque contre le bord dur du bar, ses mains saisissant mes hanches avec une force qui me coupe le souffle. Avant que je puisse protester, il fait glisser ses paumes vers l'arrière et me pétrit les fesses avec une vigueur brutale, s'amusant de la souplesse de ma chair sous le tissu.
— Regarde-toi, murmure-t-il, son souffle chaud contre mon oreille. Tu es pétrifié. Tu sens mes doigts ? Tu sens comme je pourrais faire ce que je veux de toi ici même ? Tu as intérêt à rester de marbre quand on retournera s'asseoir. Si Marianne ou Louane voient tes mains trembler, je t'emmène en haut avant même le dessert.
Il accentue sa pression, ses doigts s'enfonçant avec une autorité possessive, avant de me lâcher pour remplir mon verre à ras bord d'un vin sombre et puissant.
Nous retournons vers les invités. Dimitry s'installe dans le grand fauteuil en cuir au centre de la pièce, dominant l'assemblée. D'un geste sec, il me désigne l'accoudoir à sa droite.
— Assieds-toi là, Pierrick. Tu as l'air d'avoir besoin d'un point d'appui.
Je m'exécute, le visage plus cramoisi que jamais. À peine suis-je posé que sa main large se rabat sur ma cuisse, juste au-dessus du genou. Ses doigts s'enfoncent dans le tissu de mon pantalon, une étreinte lourde et constante.
— Vous savez, lance-t-il à Carlos et Franck, Pierrick a une constitution très... réactive. On a découvert ça pendant les travaux dans la chambre d'amis il y a quinze jours. Il suffit d'une pression au bon endroit pour qu'il perde tous ses moyens.
La honte me consume. Marianne sourit, s'amusant de ma réaction :
— C’est vrai qu'il est devenu tout sage ! On dirait qu'il a enfin trouvé son maître.
Dimitry rit, un son grave qui vibre contre ma jambe. Sa main remonte lentement, son pouce venant se caler juste sous la ceinture de mon pantalon, pressant la peau de ma hanche avec une insistance indécente.
— Oh, il est plus que sage. Il est dévoué, n'est-ce pas ? Il sait que ce soir, on prend des risques. Il aime ça, sentir que tout le monde le regarde sans savoir ce qui se passe réellement.
Il porte son verre à ses lèvres, me fixant par-dessus le rebord avec un regard de prédateur.
— On parlait des finitions de la chambre avec lui. Je lui disais que le bleu marine était une belle couleur, mais qu'il y a des choses qui méritent d'être mises à nu pour être vraiment appréciées. Certaines pièces demandent un polissage... intense.
Louane s'esclaffe, ne percevant que le sens littéral :
— Tu es un perfectionniste, Dimitry !
— Vous n'avez pas idée, répond-il en glissant furtivement son index un peu plus profondément sous ma ceinture, me faisant tressaillir. Pierrick a appris que sous mes ordres, il n'y a pas de place pour l'hésitation. On va au bout de la tâche, peu importe la sueur ou la gêne.
Je bois mon vin d'un trait pour masquer mes tremblements, sentant l'alcool me monter à la tête. Dimitry savoure ma confusion, sa main ne quittant plus ma hanche, marquant son territoire devant une assistance qui discute innocemment de la pluie et du beau temps, tandis que je me sens exposé à chaque seconde de ce supplice.
Le passage à table est une épreuve plus redoutable encore. La salle à manger est baignée d'une lumière plus crue que celle du salon. La grande table en bois est recouverte d'une nappe blanche immaculée qui tombe bas, très bas, créant un abri d'ombre impénétrable pour ce qui va se passer en dessous.
Dimitry prend la tête de table, une place qui souligne sa domination naturelle sur le groupe. D'un geste autoritaire, il m'indique la chaise immédiatement à sa droite.
— Pierrick, assieds-toi là. Entre Marianne et moi. On va s'assurer que tu ne manques de rien.
Je m'exécute, le dos raide. Marianne s'installe à mes côtés avec un sourire complice, tandis que Franck, Louane et Carlos prennent place en face de nous. Cassandra termine de disposer les entrées avant de s'asseoir à l'autre bout de la table.
— Tiens-toi droit, Pierrick, murmure Dimitry, assez fort pour que les autres l'entendent comme une plaisanterie, mais avec un ton qui me glace le sang. Un homme qui porte une si belle chemise ne doit pas se laisser aller.
Je sens à nouveau la chaleur me monter aux joues, un rouge sombre qui ne semble plus vouloir me quitter. Dimitry sourit en voyant ma réaction et pose ses mains sur la table, avant de faire glisser la droite sous la nappe.
Dès que sa main disparaît sous le tissu blanc, je perds le souffle. Je sens ses doigts se poser sur ma cuisse, juste au-dessus du genou. Ce n'est pas un effleurement : c'est une pression ferme, revendicatrice.
Pendant que Cassandra raconte une anecdote sur son travail, la main de Dimitry commence à bouger. Elle remonte lentement, centimètre par centimètre, le long de ma cuisse. Je me fige, mes mains agrippant nerveusement ma serviette sur mes genoux. En haut de la table, Dimitry continue de discuter avec Franck de la bourse et de l'immobilier, l'air parfaitement serein, un léger sourire aux lèvres.
Soudain, sa main bifurque. Ses doigts s'insinuent à l'intérieur de ma cuisse, là où la peau est la plus sensible. Il presse avec force, me forçant à retenir un sursaut.
— Tu ne manges pas, Pierrick ? demande Carlos en me regardant. C'est excellent, pourtant.
— Il... il a l'estomac un peu noué ce soir, répond Dimitry à ma place, tandis que ses doigts remontent encore, frôlant maintenant l'ourlet de ma poche de pantalon. Je crois qu'il réalise l'importance des responsabilités que je vais lui confier. N'est-ce pas, Pierrick ?
Je hoche la tête, incapable de parler. Sous la nappe, la torture continue. Dimitry écarte légèrement les doigts pour couvrir une plus grande surface de ma peau, jouant avec la tension du tissu. Il sait exactement où il se trouve. Il sait que personne ne peut voir ce qu'il fait, mais que moi, je sens chaque pression, chaque mouvement circulaire de sa paume.
Marianne se tourne vers moi, posant une main sur mon avant-bras : — Dis donc, tu es vraiment ailleurs, Pierrick. Tu n'as même pas touché à ton vin.
Dimitry resserre sa prise sous la table, ses ongles s'enfonçant légèrement dans ma chair. C'est un signal clair.
— Il attend mon signal, Marianne, lance Dimitry avec un éclat de rire qui semble tout à fait naturel pour les invités. On a instauré une certaine... étiquette pendant les travaux il y a quinze jours. Pierrick sait qu'on ne profite bien des bonnes choses que lorsqu'on a appris à attendre l'ordre.
Il porte son verre à ses lèvres, me fixant avec un regard de prédateur par-dessus le cristal. Sous la nappe, sa main remonte brusquement jusqu'à ma hanche et son pouce vient s'accrocher fermement à ma ceinture, tirant légèrement le pantalon vers lui. Je manque de laisser échapper un petit cri de surprise que je transforme in extremis en une quinte de toux.
— Ça va, Pierrick ? s'inquiète Cassandra à l'autre bout.
— Très bien, murmure-je, la voix étranglée, mon visage devenant plus écarlate que le vin dans mon verre.
Dimitry relâche légèrement la pression, mais ne retire pas sa main. Il la laisse là, chaude et lourde contre ma hanche, son index tambourinant doucement contre ma peau, me rappelant à chaque seconde qu'il est le maître de mon corps, même au milieu d'un dîner mondain.
La tension dans la salle à manger est devenue presque solide, une chape de plomb que seul Dimitry semble manipuler avec une aisance déconcertante. Marianne et Franck rient d'une blague de Carlos, tandis que Louane commente la finesse de l'entrée. Personne ne se doute que sous la nappe d'un blanc virginal, une main de fer pétrit ma cuisse avec une possessivité qui me donne le vertige. Je suis là, coincé entre Marianne et mon bourreau, le visage si rouge que j'ai l'impression que mes pores vont laisser perler du sang.
Alors que les assiettes de l'entrée sont terminées, Cassandra s'apprête à se lever. Dimitry l'arrête d'un geste de la main, sans même la regarder, ses yeux bleus rivés sur les miens.
— Reste assise, ma chérie. Tu as assez travaillé. Pierrick va m'aider à débarrasser et à apporter la suite. Il a besoin de bouger un peu, il a l'air si... contracté.
— C’est vrai, il est raide comme un piquet ! s'amuse Franck. Allez Pierrick, au boulot !
Je me lève, les jambes flageolantes. L'absence de sous-vêtement rend ce mouvement particulièrement pénible ; je sens le tissu du pantalon se tendre sur mon intimité alors que je dois rester digne devant Marianne et Louane. Dimitry se lève à son tour, ramassant quelques assiettes avec une grâce de prédateur. Il me fait signe de le précéder.
Dès que la porte battante de la cuisine se referme derrière nous, le brouhaha des conversations s'étouffe. Le silence qui s'installe est électrique, seulement rompu par le ronronnement du four. Je n'ai pas le temps de poser mes assiettes sur le plan de travail que Dimitry lâche les siennes et m'agrippe par les hanches.
Il me fait pivoter avec une force brutale et me plaque contre l'îlot central en inox. Le contact du métal froid contre mes reins traverse mon pantalon, créant un contraste violent avec la chaleur qui irradie de mon visage.
— Tu as vu comme ils te regardent, Pierrick ? murmure-t-il, sa voix étant descendue d'une octave, devenant un grognement sourd. Ils voient que tu es rouge, ils voient que tu es mal à l'aise, mais ils n'imaginent pas une seconde ce que je te fais sous cette table. Ils ne savent pas que tu es nu sous ce bleu marine, offert à ma main.
Ses paumes descendent et viennent saisir mes fesses avec une telle vigueur que j'en ai le souffle coupé. Il ne se contente pas de les presser ; il les pétrit, s'appropriant chaque centimètre de ma chair, me forçant à me cambrer contre lui. Je sens son érection contre mon ventre, séparée seulement par nos deux pantalons, une menace physique qui me fait trembler de la tête aux pieds.
Il rapproche son visage du mien. Ses yeux bleus sont devenus sombres, presque noirs, dilatés par le plaisir du pouvoir qu'il exerce. Je suis incapable de détourner le regard, hypnotisé par sa puissance.
— Regarde-moi, ordonne-t-il.
Je lève les yeux vers lui, mon visage brûlant de cette honte qui ne me quitte plus. Il réduit encore l'espace entre nous. Son nez frôle le mien. Je sens l'odeur de son vin, de son souffle, de son autorité. Ses lèvres sont à quelques millimètres des miennes. Mon cœur bat si fort que je crains qu'il ne l'entende.
Soudain, sans me quitter des yeux, il passe lentement le bout de sa langue sur mes lèvres. C'est un contact humide, chaud, d'une impudeur révoltante dans cette cuisine où, à quelques mètres de là, ma sœur et ses amis nous attendent. C'est une marque, une souillure volontaire qu'il dépose sur moi.
— Tu as le goût de la peur et de l'obéissance, Pierrick, souffle-t-il contre ma bouche. C’est délicieux.
Ses mains serrent mes fesses une dernière fois avant de remonter vers mon cou. Il serre ses doigts autour de ma gorge, juste assez pour que je sente sa force, sans m'étouffer.
— Écoute-moi bien. On va retourner là-bas. Tu vas t'asseoir. Et tu ne vas pas décrocher un mot de plus que nécessaire. Si Marianne te pose une question, tu réponds avec la plus grande politesse, mais je veux que tu restes conscient de ma main qui reviendra sur toi. Si je sens que tu te relâches, si je vois que tu oublies qui est ton maître, je t'emmène dans la chambre d'amis dès que le café est servi, et je te jure que Franck et Carlos entendront tes cris de honte à travers les cloisons. Compris ?
— Oui... oui, Dimitry, balbutié-je, les lèvres encore humides de son passage.
— Et ne t'avise pas d'essuyer ta bouche. Je veux que tu sentes ma trace sur tes lèvres pendant tout le reste du repas.
Il s'écarte, reprend son masque de beau-frère idéal et saisit le plat de viande fumante. Il me lance un dernier regard de côté, un sourire en coin qui signifie qu'il a déjà gagné.
Nous repassons la porte battante. Je porte le saladier de légumes, les mains si tremblantes que j'ai peur de tout renverser. Je sens la trace de sa langue sur mes lèvres comme une brûlure indélébile.
— Eh bien, vous en avez mis du temps ! plaisante Carlos. Vous étiez en train de débattre sur la cuisson ?
— On s'assurait que tout soit parfait pour nos invités, répond Dimitry avec un calme olympien en s'asseyant. Pierrick a eu un peu de mal avec les détails, j'ai dû le... recadrer un instant.
Je me rassoie entre Marianne et lui. La honte est maintenant mon seul vêtement. Je n'ose pas passer ma langue sur mes propres lèvres, de peur de retrouver le goût de Dimitry. Sous la table, la nappe se soulève légèrement lorsque sa main reprend sa place, plus haut cette fois, ses doigts venant se glisser fermement dans le creux de mon aine.
Fin du chapitre 15.
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