Putain d'homophobe (12)

- Par l'auteur HDS Tounet39270 -
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 24-08-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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Chapitre 12

Alors qu'il se penche vers moi, je sens son souffle sur mon visage. Ses mains massives encadrent mon corps, et l'espace entre nous se réduit jusqu'à ce que nos poitrines se frôlent. Je ferme les yeux, m'attendant à sentir ses lèvres s'écraser sur les miennes, mais le contact n'arrive pas. À la place, il plonge son visage dans mon cou, inhalant longuement l'odeur de ma peau mêlée à la sienne. Son érection, toujours aussi vigoureuse, presse contre ma cuisse, et je sens son corps vibrer d'une envie dévastatrice.

Soudain, il se raidit. Dans un grognement de frustration, il s'écarte brusquement et se rassoit bien droit sur le bord du lit, me tournant le dos. Ses muscles dorsaux se contractent violemment sous l'effort qu'il fait pour se contenir.
— Non... souffle-t-il, la voix hachée. Si je commence à t'embrasser maintenant, si je me laisse aller à cette passion, on ne sortira jamais de cette chambre. Je ne veux pas perdre le fil de ce que je suis. Pas encore.

Il reste là, les poings serrés sur ses genoux, luttant contre l'appel de mes sens. Ce moment de retrait volontaire me fait frémir plus que n'importe quelle caresse : voir ce titan lutter contre l'obsession que je lui inspire est la preuve ultime de ma victoire sur son esprit. Il finit par se détendre, reprend une gorgée de café froid, et se retourne vers moi. Son regard est redevenu celui du maître, curieux et implacable.
— On va finir de manger, ordonne-t-il d'un ton qui n'admet aucune réplique. Et tu vas continuer de répondre à mes questions. Je veux savoir... quand tu me regardais réparer cette voiture, ou quand je portais ces cartons lourds lors du déménagement de tes parents, à quoi tu pensais exactement ? Tu imaginais mes mains sur toi alors qu'elles étaient encore pleines de cambouis et de poussière ?

Je sens mes joues s'empourper, mais sous son autorité, le silence est impossible.
— Oui... avoué-je à voix basse. Je t'imaginais me plaquer contre l'établi du garage, sans même te laver les mains. J'avais envie que tu me salisses, que tu me marques de ta sueur et de ta graisse. Je voulais que tu transformes ce mépris que tu affichais en une possession physique, sans aucune cruauté, mais avec une force qui m'aurait empêché de respirer.

Dimitry esquisse un sourire sombre, partageant un dernier morceau de sa tartine avec moi en le déposant sur ma langue.
— Et le soir, au dîner, quand je parlais avec ton père et que je faisais exprès de ne pas t'adresser la parole ? Qu'est-ce que tu ressentais, Pierrick ?
— Une agonie, murmuré-je. J'avais envie de ramper sous la table, de me coller à tes jambes pour que tu sois obligé de sentir que j'étais là. Je détestais ton indifférence. Je préférais tes remarques homophobes à ton silence, parce qu'au moins, quand tu m'insultais, tu me regardais.

Il pose le plateau vide sur le sol et se rapproche, ses yeux scrutant chaque détail de mon expression.
— Et tes autres mecs ? Est-ce que tu cherchais mon reflet en eux ? Est-ce que tu essayais de retrouver cette carrure, ce caractère que tu haïssais tant chez moi ?
— Toujours, admis-je franchement. Mais ils étaient tous trop fades. Ils n'avaient pas ce regard bleu qui semble lire en moi comme dans un livre ouvert. Ils n'avaient pas cette puissance qui me fait gémir rien qu'en entendant ton pas dans le couloir. Aucun d'eux ne m'a jamais fait frémir de peur et d'excitation en même temps comme tu le fais.

Dimitry semble fasciné par l'ampleur du désastre qu'il a causé dans ma vie sentimentale.
— Donc, pendant toutes ces années, j'étais ton idéal caché, celui que tu n'osais pas approcher... Et maintenant que tu m'as, maintenant que je te traite comme ma chose, tu es satisfait ? Tu ne regrettes pas l'époque où tu pouvais encore me détester tranquillement ?
— Non, jamais. Je préfère être ton esclave secret que l'homme libre de n'importe qui d'autre. Être avec toi, même dans l'ombre, c'est la seule fois où je me sens exister.

Il reste silencieux un long moment, caressant mon ventre d'une main distraite mais possessive. Je sens que mes réponses le confortent dans son rôle. Il réalise l'étendue de son pouvoir, et cela semble l'apaiser autant que l'exciter.
— Tu m'as rendu accro à ta soumission, Pierrick, conclut-il en se levant, sa silhouette massive dominant le lit. Et je ne compte pas te laisser repartir. On va vivre ça, peu importe qui se trouve dans la pièce d'à côté. Prépare-toi, car je n'ai pas fini d'apprendre chaque secret de ton corps.

Dimitry s'installe contre la tête de lit en bois massif, son dos large s'appuyant contre les barreaux. Il est à moitié allongé, à moitié assis, dans une posture de repos qui ne cache rien de sa stature de titan. D'un geste impérieux, il me saisit par les hanches et me tire vers lui. Il me force à m'installer entre ses cuisses massives, le dos plaqué contre son torse brûlant. Ses bras, véritables colonnes de muscles, se referment autour de ma poitrine, me resserrant contre lui pour bien me montrer que, même dans ce moment de calme, je suis son prisonnier.
— Tu as été sage avec tes réponses, Pierrick, murmure-t-il contre ma nuque. Ses mains, presque malgré lui, commencent à errer sur mon corps. Elles parcourent mes bras, mes flancs, avec une douceur troublante, une tendresse inconsciente qui me fait frémir. Pour te récompenser... je t'autorise à me poser des questions à ton tour. Profites-en, je ne serai pas toujours aussi ouvert.

Je prends une inspiration tremblante, sentant son cœur battre avec une force tranquille contre mes omoplates. Je me lance, la voix un peu hésitante.
— Qu’est-ce que tu ressens, là, tout de suite ? Tu es plus doux, Dimitry... je le sens dans tes mains. Pourquoi ?

Il marque un silence, ses doigts s'attardant sur mon ventre, pétrissant doucement ma peau. Je sens son souffle chaud ralentir.
— Si je suis plus doux, c'est parce que tu es obéissant, Pierrick. Parce que tu fais tout ce que je demande, sans discuter, sans même cligner des yeux. J'aime ça... plus que je ne devrais. C'est un sentiment que je n'ai jamais connu. Avec Cassandra, ou n'importe qui d'autre, il y a toujours des compromis, des discussions, une sorte d'égalité qui m'ennuie. Mais toi... tu me mets sur un piédestal. Quand je te regarde, je vois mon propre reflet agrandi par ton adoration.

Il resserre son étreinte, sa joue venant se frotter contre la mienne.
— Ce sentiment est nouveau pour moi. Ça me fait ressentir des choses bizarres, des émotions que je ne contrôle pas tout à fait, et j'ai horreur de ne pas être le maître de mes propres nerfs. Tu as réussi à fissurer quelque chose en moi, et ça me perturbe plus que je ne veuille l'admettre.

Sa main remonte alors vers mon cou, ses doigts se refermant avec une fermeté soudaine, bien qu'il continue de caresser mon épaule de l'autre main. Sa voix se fait plus sombre, plus menaçante.
— Mais écoute-moi bien, Pierrick. Si un jour tu essaies de te servir de ce que je viens de te dire... si tu penses que cette "douceur" est une faiblesse que tu peux manipuler pour prendre l'ascendant sur moi... je te le dis, je te démonterai comme tu ne l'as jamais été. Je te briserai si fort que tu oublieras ton propre nom. Ma douceur ne dure que tant que ta soumission est absolue. Est-ce que c'est clair ?
— Oui, Dimitry... murmuré-je, le corps parcouru d'un frisson de peur et d'extase mêlés. Je ne ferais jamais rien pour te trahir.

Il semble satisfait de ma réponse et relâche la pression sur mon cou pour reprendre ses caresses distraites. Il semble presque hypnotisé par le contact de ma peau. Il passe ses mains sur mon torse, effleurant mes tétons encore sensibles de ses morsures nocturnes, puis redescend vers mes cuisses.
— C'est fascinant, continue-t-il comme s'il se parlait à lui-même. Je devrais avoir envie de partir, de retourner à ma vie normale, mais je suis là, coincé dans ce lit avec toi, à te raconter des trucs que je n'ai jamais dits à personne. Tu as un pouvoir sur moi, une façon de me rendre accro à ton besoin de moi.

Je sens son désir qui repart, sourd et puissant. Même sans me voir de face, son emprise physique suffit à m'exciter au-delà du raisonnable. Nous restons ainsi de longues minutes, lui me caressant avec cette tendresse qu'il ne semble pas s'expliquer, et moi, totalement abandonné entre ses jambes, savourant chaque mot de cet interrogatoire inversé qui révèle ses failles autant que sa force.
— Tu es mon secret le plus dangereux, Pierrick, conclut-il en plongeant ses doigts dans mes cheveux pour rejeter ma tête en arrière et me forcer à le regarder. Et je crois que c'est pour ça que je ne pourrai plus jamais me passer de toi.

Dimitry se lève brusquement du lit, rompant le contact thermique qui nous liait. Sa silhouette massive, découpée par la lumière crue du matin qui filtre à travers les rideaux, semble encore plus impressionnante. Il se tient debout, nous dominant de toute sa hauteur, le visage fermé. En avouant tout à l'heure qu'il me mettait sur un piédestal et que je lui faisais perdre le contrôle, il a ouvert une brèche dans son armure de titan. Je sens qu'il a un besoin immédiat de la refermer par la force, de rétablir la hiérarchie avant que le reste de la journée ne commence.

Il me saisit le bras avec une poigne de fer et m'extirpe des draps sans ménagement. Il me traîne littéralement vers la salle de bain, ses doigts s'enfonçant dans ma chair comme pour y imprimer sa marque indélébile.

Il pousse la porte de la cabine et tourne le robinet à fond. L'eau s'abat avec un fracas assourdissant contre le carrelage. Sans attendre qu'elle tiédisse, il me projette sous le jet. Le choc de l'eau sur ma peau encore brûlante du lit me fait tressaillir, mais il me plaque immédiatement contre la paroi, ses mains de géant clouant mes épaules au mur.

Il me retourne avec une autorité qui n'admet aucune réplique, m'écrasant le visage contre le carrelage froid et ruisselant. Je sens ses doigts s'enfoncer dans mes fesses, m'écartant avec une hâte sauvage, avant qu'il ne s'engouffre en moi d'une poussée monumentale. La sensation de sa verge de granit me pénétrant avec une telle vigueur, sans aucun préliminaire, me fait cambrer jusqu'à la rupture.
— Tu m'as entendu, Pierrick ? grogne-t-il contre mon oreille, sa voix dominant le vrombissement de l'eau. Tu as cru que tu m'avais apprivoisé ? Tu as cru que parce que je t'ai dit que tu me faisais ressentir des trucs bizarres, j'allais devenir ton égal ?

Dimitry redouble d'ardeur, son bassin percutant le mien avec un bruit de chair mouillée qui résonne dans toute la petite pièce. Il savoure ma détresse et mon extase, sa main venant se plaquer sur ma nuque pour m'enclouer davantage contre le mur.
— Écoute-toi... siffle-t-il entre ses dents, son souffle rauque chargé d'une électricité nouvelle. Écoute-toi gémir comme une petite chienne ! C'est tout ce que tu es pour moi ce matin, tu m'entends ? Une petite chienne qui ne vit que pour sentir mon nœud en elle !

Ses mots agissent comme un fouet sur mes sens. L'entendre me définir ainsi, avec cette voix chargée de désir et de mépris souverain, fait exploser mon plaisir. Je m'abandonne totalement, acceptant chaque coup de boutoir comme une marque de propriété absolue. Mes cris deviennent plus aigus, plus saccadés, exactement comme il le demande. Je ne suis plus qu'un instrument vibrant sous son emprise, une bête soumise à son bon plaisir.
— Oui, gémis encore ! ordonne-t-il en me tirant les cheveux en arrière pour m'obliger à offrir ma gorge au déluge. Montre-moi à quel point tu aimes que je te démonte ! Montre-moi que c'est pour ça que tu rampais devant moi depuis des années, à me dévorer du regard quand je portais ces cartons !

Il m'entraîne dans un rythme de machine, implacable et sans cruauté inutile, mais avec une puissance qui me donne l'impression d'être broyé. Il met en œuvre sa menace : s'il sentait que j'utilisais son affection contre lui, il me détruirait. Ici, sous l'eau, il me brise pour mieux me rappeler qui commande avant que nous devions reprendre une vie normale.

Soudain, je sens son corps se tendre, ses muscles saillants vibrer contre mon dos avec une intensité terrifiante. Dans un râle de prédateur qui a enfin repris le contrôle total de son territoire, il libère son torrent en moi. La chaleur de sa semence se mêle à l'eau de la douche, m'envahissant avec une force qui me fait défaillir. Je jouis au même instant, sans me toucher, le corps secoué de spasmes furieux.

Une fois l'orage passé, Dimitry reste de longues secondes, appuyé contre moi, son front contre mon épaule, le temps que son cœur ralentisse. Puis, il se recule. Le calme revient instantanément sur ses traits. Il saisit le flacon de savon et, avec une attention méticuleuse, il commence à me laver lui-même.


Il fait mousser ses mains et parcourt mon dos, mes fesses, mes cuisses, descendant entre mes jambes pour nettoyer soigneusement chaque recoin de ma peau, effaçant les traces de notre union. C'est une domination d'une autre forme, plus silencieuse mais tout aussi marquante.
— Tu as été parfait, murmure-t-il en rinçant la mousse de mes cheveux sous le jet devenu tiède. Tu as gémi exactement comme je te l'ai dit. Maintenant, tu es propre pour ton maître.

Il coupe l'eau d'un geste sec. Le silence retombe. Il sort de la douche, s'essuie rapidement et me jette une serviette.
— Sèche-toi. On a encore quelques heures avant que je parte à 16h. Tu vas m'aider à préparer le repas du midi. Je veux te voir t'activer en cuisine pendant que je t'observe. Et n'oublie pas : ce n'est pas parce que je t'ai fait le petit déjeuner que les rôles ont changé.

Je le regarde sortir, encore étourdi par la violence de l'étreinte, sachant que jusqu'à son départ, chaque minute sera placée sous son regard implacable.

Le silence de la maison, seulement troublé par le ronronnement du réfrigérateur et le bruit sec du couteau sur la planche, accentue l'intimité électrique de ce milieu de matinée. Fidèle à ses ordres, nous sommes sortis de la salle de bain sans nous habiller. Dimitry a formellement interdit les vêtements ; il veut que je reste vulnérable, exposé, une possession nue à la merci de son regard souverain alors que le soleil grimpe dans le ciel.

Je m'active devant le plan de travail, les pieds nus sur le carrelage frais de la cuisine. Dimitry s'est assis sur un tabouret haut, un peu en retrait, les bras croisés sur son torse massif. Il ne dit rien, mais je sens son regard bleu parcourir avec une insistance possessive chaque centimètre de mon dos, la courbure de mes fesses et la ligne de mes jambes. C'est un examen silencieux, une pesée constante qui me fait rougir jusqu'aux oreilles alors que je découpe les légumes pour le repas du midi.
— Épluche-les plus finement, Pierrick, ordonne-t-il soudain d'une voix traînante et grave. Je veux que tu sois aussi appliqué pour me nourrir que tu l'es pour me satisfaire au lit. Chaque geste doit être parfait pour moi.
— Oui, Dimitry, murmuré-je en m'exécutant immédiatement, les mains légèrement tremblantes sous la pression de son observation.

Alors que je suis penché sur le plan de travail, je l'entends se lever. Ses pas lourds, assurés, se rapprochent lentement. Je sens mon cœur s'emballer, une anticipation délicieuse me serrant la gorge. Il arrive derrière moi et, sans un mot, vient plaquer son torse brûlant contre mon dos. Ses bras, véritables colonnes de muscles, s'enroulent autour de ma taille, ses mains larges venant se poser à plat sur mon ventre, m'attirant contre sa masse imposante.

Il incline la tête et vient nicher son visage dans le creux de mon cou. Il ne m'embrasse pas, il ne dépose aucun baiser, mais sa bouche est si proche de ma peau que je sens la chaleur de son souffle et le picotement de sa barbe naissante à chaque fois qu'il respire. Il inspire longuement, comme s'il s'enivrait de l'odeur de ma peau propre mêlée aux effluves des herbes que je cisèle.
— Tu sens bon, Pierrick... souffle-t-il contre ma peau, sa voix vibrant jusque dans mes os.

Je ne peux m'empêcher de lâcher un gémissement de plaisir étouffé, laissant ma tête retomber vers son épaule. Ce son fait vibrer son torse contre mon dos, et j'entends son petit rire sourd, ce sourire satisfait que je devine sur ses lèvres et qui est ma plus belle récompense.
— Regarde-toi... Tu gémis rien qu'au toucher de mes mains, s'amuse-t-il en commençant à faire glisser ses doigts sur mes flancs. Tu es si facile à faire vibrer. On dirait que ton corps a été sculpté juste pour répondre à mes doigts.

Je me cambre instinctivement, pressant mes fesses contre son bassin. Je veux lui plaire, je veux qu'il sente à quel point chaque fibre de mon être lui appartient. Ses mains remontent vers mes pectoraux, ses pouces effleurant mes tétons encore un peu sensibles de la douche. Un nouveau gémissement m'échappe, plus long cette fois.
— Je veux que tu continues de cuisiner, Pierrick, murmure-t-il à mon oreille, sa bouche effleurant presque le lobe de mon oreille sans jamais le toucher. Ne t'arrête pas. Je veux te voir travailler pendant que je te touche. Je veux voir à quel point tu peux rester concentré sur tes tâches alors que je réclame ton corps.

C'est un défi, une épreuve de soumission qu'il m'impose avec une intensité presque insupportable. Je reprends le couteau, essayant de me focaliser sur les légumes, mais Dimitry décide d'aller plus loin pour tester mon obéissance. Je le sens s'ajuster derrière moi. D'une main, il guide sa verge, déjà raide et brûlante, contre l'entrée de mon petit cul.

D'une poussée lente et calculée, il commence à entrer en moi, juste assez pour m'occuper l'esprit, tout en me forçant à garder le couteau en main.
— Allez, continue de couper, ordonne-t-il alors qu'il m'enfonce de légers coups de reins réguliers.


C'est une torture exquise. À chaque mouvement de son bassin, un gémissement incontrôlable franchit mes lèvres. Ma concentration s'effrite ; mes mains tremblent tellement que je manque de me couper. Le contraste entre le travail domestique et la sensation de son sexe qui me remplit par petites saccades me rend fou. Je me cambre davantage, cherchant à en prendre plus, à me coller totalement à lui tellement je veux lui faire plaisir, mais il garde le contrôle du rythme.
— Reste concentré, Pierrick... s'amuse-t-il en sentant mon corps se tordre sous l'effort. Tu dois finir ce repas pour ton maître.

Il reste ainsi de longues minutes, collé à moi, sa bouche voyageant à un millimètre de mon cou, de mon épaule, m'offrant la chaleur de sa présence sans jamais m'accorder la douceur d'un baiser. Il savoure ma lutte entre l'obéissance et le plaisir pur. Ses mains descendent sur mes hanches, pétrissent mes fesses tandis qu'il continue ses va-et-vient lents, possessifs et réguliers. Il ne cherche pas l'explosion tout de suite ; il savoure simplement cette proximité absolue dans ce cadre quotidien.
— C'est bien... continue comme ça, m'encourage-t-il, son souffle chaud brûlant ma peau. J'aime voir à quel point tu te donnes du mal pour m'obéir malgré ce que je te fais. Tu es si beau quand tu essaies d'être parfait pour moi.

Finalement, il se retire avec une lenteur frustrante, me laissant vide, pantelant et brûlant de désir au-dessus du plan de travail.
— On a encore du temps avant 16h, finit-il par dire en s'écartant juste assez pour que je sente le manque de sa chaleur. Beaucoup de temps pour que je t'apprenne encore quelques leçons. Mais d'abord, finis ce repas. Ton maître a faim.

Je continue ma tâche, le corps vibrant encore de son passage, le cœur gonflé d'un bonheur absolu : celui d'être le serviteur comblé de cet homme magnifique.

Fin du chapitre 12.

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