Putain d'homophobe (21)

- Par l'auteur HDS Tounet39270 -
Avatar de Tounet39270
Auteur .
  • • 249 récits publiés.
  • • Cote moyenne attribuée par les lecteurs : 0.0 • Cote moyenne attribuée par HDS : 0.0
  • • L'ensemble des récits érotiques de Tounet39270 ont reçu un total de 597 866 visites.
Histoire érotique Publiée sur HDS le 07-09-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
Cette histoire de sexe a été affichée 188 fois depuis sa publication.
Chapitre 21

La nuit fut un tunnel d'angoisse et de soie, une agonie silencieuse qui semblait ne jamais devoir finir. Seul dans l'obscurité totale de ma chambre, le corps encore vibrant des assauts brutaux de la veille, j'ai mesuré chaque seconde au rythme de la douleur lancinante qui irradiait de mes poignets. La cravate rouge, ce lien de satin qui était autrefois un jeu érotique, était devenue le symbole implacable de ma chute. À chaque fois que je tentais de soulager mes épaules en basculant sur le côté, le nœud se rappelait à moi, me cisaillant la peau, m'interdisant tout repos.

J'ai passé des heures à fixer le plafond, l'esprit hanté par les insultes de Dimitry. Les mots « sale petit trou à sperme », « vide-couilles » et « petite ordure » tournaient en boucle dans ma tête, s'ancrant dans mon identité. Je sentais encore l'odeur de sa peau et de sa semence imprégner les draps froissés autour de moi, une présence fantôme qui me torturait. J'étais partagé entre une honte dévastatrice et une excitation monstrueuse, mon corps réclamant encore la main de celui qui l'avait brisé. Je n'étais plus un homme, j'étais une chose en attente de son propriétaire.

Lorsque les premières lueurs de l'aube ont filtré à travers les volets, dessinant des lignes blafardes sur le parquet, j'ai enfin entendu le son que j'espérais autant que je redoutais. Le cliquetis métallique de la clé dans la serrure. Le tour de verrou. La porte d'entrée qui s'ouvre et se referme avec une autorité tranquille.

Le pas de Dimitry dans le couloir était lourd, assuré, dépourvu de toute hâte. Mon cœur s'est mis à cogner contre mes côtes comme un animal piégé. Je me suis redressé avec peine, restant assis sur le bord du lit, les cheveux en bataille, la peau marquée par les plis des draps et les mains toujours solidement entravées derrière mon dos. Quand il a poussé la porte de la chambre, l'air s'est figé. Il portait un t-shirt noir qui soulignait sa carrure puissante, son visage était un masque de marbre, ses yeux bleu acier impénétrables.

Il s'est arrêté à quelques pas de moi, me toisant avec un mépris souverain. Je n'ai pas pu soutenir son regard ; j'ai baissé la tête, les premières larmes brûlantes inondant mes yeux et tombant sur mes genoux nus.
— Alors, petite merde ? a-t-il lâché d'une voix sourde. Tu as eu tout le temps de réfléchir à ta conduite de traînée pendant que je n'étais pas là ?

Je n'ai pu qu'acquiescer d'un mouvement de tête convulsif, incapable d'articuler un mot tant ma gorge était serrée. Il a contourné le lit et je l'ai senti s'approcher par derrière. Ses doigts ont frôlé ma peau, déclenchant un frisson électrique, avant de s'attaquer aux nœuds de la cravate rouge. Lorsqu'il l'a enfin dénouée, mes bras sont retombés le long de mon corps comme des masses mortes, la circulation revenant dans mes mains avec une douleur de mille aiguilles.

Libéré, je me suis instantanément effondré à ses pieds, tombant à genoux sur le tapis, mes mains engourdies cherchant désespérément à saisir ses jambes, à m'accrocher à lui comme à ma seule bouée de sauvetage.
— Pardon... Dimitry, pardonne-moi... ai-je sangloté, mon visage inondé de larmes. Je t'en supplie... Je suis désolé d'avoir été si vaniteux, d'avoir fait le beau devant ces types... Je ne suis qu'une sale petite pute, une souillon qui a oublié sa place...

Je me suis incliné jusqu'à toucher le sol du front, dans une posture d'offre totale, mes fesses encore rougies et endolories par les coups de la veille tendues vers lui, l'invitant désespérément à reprendre son dressage là où il s'était arrêté.
— Punis-moi encore, Dimitry... ai-je supplié entre deux spasmes de sanglots qui me déchiraient la poitrine. Reprends-moi comme hier soir... défonce-moi encore, brise-moi s'il le faut. Je veux sentir que je n'existe que par ta force. Je ne suis qu'à toi, ton jouet, ton ordure... Je ne ferai plus jamais cette erreur, je te le jure sur tout ce que j'ai... Utilise-moi, traite-moi comme la salope que je suis, mais ne me laisse pas comme ça !

Un silence pesant s'est installé, seulement troublé par mes pleurs. Puis, j'ai senti sa main large et pesante se poser sur mon dos. Contrairement à la brutalité de la nuit, son geste était lent, presque hypnotique. Il a fait glisser sa paume sur ma colonne vertébrale, puis sur mes fesses meurtries, palpant la chair avec une possession tranquille et sensuelle.

J'ai levé les yeux vers lui, l'espoir et la détresse se mélangeant dans mon regard embrumé. Dimitry ne portait plus ce masque de rage froide. Un sourire triomphant, cruel et profondément satisfait, étirait ses lèvres. Il semblait savourer mon état de décomposition morale, fier d'avoir réduit l'homme fier que j'étais à cette créature suppliante à ses pieds.
— Non, Pierrick, a-t-il dit d'une voix qui avait retrouvé une certaine profondeur, presque veloutée mais toujours impérieuse. Je ne te punirai pas davantage ce matin.
— Mais... pourquoi ? ai-je balbutié, dérouté par cette clémence soudaine qui me laissait un goût de manque.
— Parce que tu as enfin compris, a-t-il murmuré en continuant de caresser ma peau avec une lenteur calculée qui me rendait fou. Regarde-toi. Tu es à genoux, tu pleures, tu m'offres ton corps pour être brisé et tu te nommes toi-même par les insultes que je t'ai jetées. La leçon est entrée. Tu sais maintenant que tu n'es rien sans ma volonté. Tu sais que chaque regard que tu reçois, chaque sourire que tu esquisses, doit passer par mon autorisation.

Il a retiré sa main et m'a tendu les bras, un geste de commandement autant que d'accueil paternel et terrifiant.
— Viens contre moi, maintenant.

Je me suis précipité dans ses bras, cachant mon visage trempé de larmes contre son torse puissant, respirant avidement son odeur. Il m'a serré contre lui avec une force qui m'écrasait les côtes, m'ancrant à lui pour l'éternité. Je me sentais enfin en sécurité dans ma propre dégradation, protégé par l'homme qui m'avait réduit à néant.
— Je n'appartiens qu'à toi... ai-je murmuré une dernière fois, le cœur battant à tout rompre contre son cœur à lui. Plus jamais d'erreurs... je serai ta petite pute obéissante... plus jamais.
— Je sais, Pierrick. Je sais.

L'atmosphère dans la chambre avait radicalement changé. La fureur orageuse de la veille avait laissé place à une domination calme, presque sereine, mais d'autant plus implacable. Dimitry me maintenait contre lui, et je sentais la puissance de son torse contre mon visage encore baigné de mes larmes de honte et de soulagement. Je n'étais plus qu'une extension de sa volonté, un objet qu'il venait de polir par la souffrance et l'humiliation pour qu'il brille enfin de la manière dont il le souhaitait.
— C'est bien, Pierrick, murmura-t-il, sa voix vibrant contre mon oreille et me faisant frissonner jusqu'à la moelle. Je préfère te voir ainsi. Brisé, conscient de ta valeur… ou plutôt de ton absence totale de valeur sans moi.

Il me repoussa doucement pour me forcer à me rasseoir sur le bord du lit, mais garda une main ferme et possessive sur ma nuque, ses doigts s'enfonçant dans mes chairs. Ses yeux parcoururent mon corps nu avec une froideur de propriétaire, s'attardant sur les marques rouges qu'il avait laissées sur mes hanches et mes fesses la nuit précédente. Son sourire triomphant ne le quittait pas, gravant dans mon esprit l'image de sa victoire totale sur mon ego.
— Tu m'as dit que tu voulais que je te marque pour ne jamais oublier, n'est-ce pas ? Que tu voulais sentir que tu m'appartiens à chaque seconde de ton existence minable ?
— Oui, Dimitry… tout ce que tu veux, balbutiai-je, encore secoué de quelques spasmes résiduels.

Il ramassa la cravate rouge qui traînait lamentablement sur les draps, ce morceau de soie qui avait lié mes poignets toute la nuit jusqu'à me couper le sang. Il la tendit entre ses mains puissantes, la faisant craquer d'un coup sec.
— Apporte-moi un stylo. Un feutre indélébile, celui que tu utilises pour tes croquis de créatif prétentieux.

Je me levai, les jambes encore flageolantes et l'arrière-train endolori, et me dirigeai vers mon bureau dans le coin de la pièce sous son regard prédateur. Je revins avec le feutre noir et le lui tendis, la main tremblante, n'osant même pas imaginer ce qu'il allait en faire. Dimitry étala la cravate sur la table de nuit. D'une écriture ferme, large et anguleuse, il traça des lettres noires et épaisses sur le tissu rouge.

PROPRIÉTÉ DE DIMITRY

L'encre semblait boire la soie, s'étendant comme une tache indélébile. C'était un arrêt de mort pour mon ancienne liberté. Une fois terminé, il se tourna vers moi, le regard brillant d'une lueur de pur sadisme.
— Viens ici, sale petit sac à foutre.

Je m'approchai, le souffle court, et il me fit écarter les jambes d'un geste impérieux. Il s'accroupit devant moi, à hauteur de mon sexe qui, malgré la terreur et l'épuisement, réagissait déjà avec une docilité obscène à sa proximité. Avec une précision chirurgicale et une lenteur calculée pour me faire sentir chaque millimètre de contact, il commença à enrouler la cravate rouge autour de ma verge et de mes bourses.

Il fit passer la soie fraîche plusieurs fois, serrant le nœud avec une fermeté qui me fit gémir de surprise et de douleur mêlées. Il s'assura que la pression était constante, une étreinte qui me rappellerait ma condition d'esclave à chaque battement de cœur. Le contact du tissu rugueux par l'encre séchée là où il avait écrit son nom était une brûlure psychologique insupportable.
— Voilà, dit-il en terminant un nœud complexe dont il laissa pendre les pans comme une laisse invisible. Aujourd'hui, tu vas retourner à ton agence. Tu vas t'asseoir dans ton beau bureau, tu vas parler à tes collègues, tu vas faire tes réunions de graphiste branché… mais à chaque fois que tu feras un pas, à chaque fois que tu croiseras tes jambes, tu sentiras mon nom gravé contre ton sexe.

Il se releva et saisit ma mâchoire avec une force brutale, me forçant à plonger mes yeux dans les siens.
— Tu sentiras ma marque, sale petite pute. Et si jamais l'envie te prend de refaire le beau, de sourire à un autre homme ou de te croire libre ne serait-ce qu'une seconde, cette pression te rappellera que tu n'es qu'une charogne de caniveau que j'ai bien voulu ramasser. Tu n'es qu'un prolongement de mon désir. Tu m'entends ?
— Oui… oui, Dimitry, murmurai-je, le corps parcouru de frissons, mon érection désormais prisonnière de sa soie. Je le sentirai. Je ne l'oublierai jamais. Je suis à toi.

Il me poussa sans ménagement vers la salle de bain, son regard ne me lâchant pas.
— Maintenant, lave-toi. Je veux que tu sois impeccable pour le monde extérieur. Personne ne doit se douter que sous ton costume sur mesure, tu es entravé comme la salope que tu es. Je veux que ce secret te dévore les entrailles toute la journée. Tu m'enverras un message toutes les deux heures, sans exception, pour me dire : "Je sens ma marque, Maître". Si tu oublies une seule fois… la nuit prochaine sera un enfer dont tu ne reviendras pas.

Je m'exécutai, lavant mon corps meurtri sous son inspection impitoyable, sentant le poids de la cravate et l'inscription "PROPRIÉTÉ DE DIMITRY" s'enfoncer dans ma chair. Chaque geste était devenu un acte de soumission totale. En m'habillant, en enfilant mon pantalon de costume par-dessus l'entrave de soie rouge, je sentis une bouffée de chaleur et de honte m'envahir. J'étais marqué comme du bétail.

Dimitry me raccompagna jusqu'à la porte de l'appartement. Il ne m'offrit aucune tendresse, aucun baiser. Il se contenta de poser sa main massive sur ma nuque et de serrer jusqu'à ce que je baisse les yeux.
— Va travailler, Pierrick. Et n'oublie pas… je compte les minutes.

La porte se referma derrière moi avec un bruit définitif. Dans l'ascenseur, entouré de voisins qui partaient au bureau, je sentais le nœud de soie et les mots de mon Maître me cisailler à chaque mouvement. J'étais une petite pute en mission au milieu des hommes libres, et l'idée que mon propriétaire m'attendait me faisait déjà défaillir de terreur.

Les jours qui suivent le départ de Dimitry sont une descente aux enfers lente et méthodique, un calvaire de chaque instant qui consume mes pensées jusqu'à l'obsession. Fidèle à l'ordre qu'il m'a jeté au visage avant de claquer la porte de mon appartement, je vis dans un état de tension constante. Toutes les deux heures, sans jamais déroger à la règle, le doigt tremblant sur l'écran de mon téléphone, j'envoie le message rituel : « Je sens ma marque, Maître ». Je m'attends à chaque minute à voir sa silhouette massive apparaître au détour d'un couloir, ou à recevoir un ordre cinglant, une insulte, n'importe quoi en retour. Mais le silence est ma seule réponse, un silence assourdissant qui me renvoie à ma propre insignifiance.

Le premier soir, je l'attends assis sur mon canapé, le corps raidi par l'entrave de soie rouge que je n'ose pas effleurer, craignant de briser le nœud qu'il a lui-même serré autour de mon sexe. Vers minuit, mon téléphone vibre enfin sur la table basse, illuminant l'obscurité de la pièce. Un message de lui, court et sec, s'affiche : « Retire la cravate pour dormir. Mais tu la gardes sur toi, contre ta peau, chaque jour. Partout. Je vérifierai. » Je m'exécute avec des mains fébriles, embrassant la soie avant de la glisser religieusement dans la poche de mon pantalon de pyjama.

Les jours suivants, elle ne me quitte plus. Elle est devenue mon talisman, ma laisse invisible, le seul lien tangible qui me rattache encore à lui. Elle est lovée contre ma cuisse dans ma poche de pantalon ou glissée directement contre mon torse, sous ma chemise, là où la chaleur de ma peau peut encore réchauffer le tissu et imprégner la soie de ma sueur. L'inscription PROPRIÉTÉ DE DIMITRY commence à s'estomper un peu à cause du frottement quotidien contre mon corps, et cette disparition progressive de son nom écrit de sa main me panique au plus haut point.

Quinze jours passent. Quinze jours de vide absolu et de solitude atroce. Le manque de lui est devenu une douleur physique, une faim que rien ne peut combler. L'insulte de n'être plus rien pour l'homme qui m'a brisé est pire que les coups les plus violents. Je me sens abandonné, comme une sale petite merde jetée aux ordures après une séance trop intense. Je suis en manque de ses insultes, en manque de sa voix grave qui me traite de charogne, en manque de sa main lourde qui s'écrase sur ma nuque pour me forcer à baisser les yeux. Je sors la cravate de ma poche dix fois par jour pour respirer ce qui reste de son odeur, me sentant lamentable.

Le seizième jour, le cœur battant à tout rompre, je finis par saisir mon téléphone. Je n'ai pas l'audace de l'appeler lui — la simple idée de déranger son silence me glace le sang — alors j'appelle ma sœur. C'est mon seul lien, ma seule fenêtre ouverte sur la vie de celui qui me possède.
— Allô, Pierrick ? Ça va ? Tu as une voix bizarre, s'étonne-t-elle après les premières banalités d'usage.
— Ça va, je suis juste un peu fatigué, j'ai beaucoup de dossiers en cours, mentais-je, la gorge nouée par l'émotion de parler à quelqu'un qui l'a vu. Et... et de ton côté ? Les nouvelles ? Comment va... comment va Dimitry ?

Je jette la question comme une bouteille à la mer, le souffle court. Elle ne semble rien remarquer de mon trouble.
— Oh, tu sais comment il est. Toujours plongé dans ses affaires, sombre et mystérieux. Il est en déplacement pour quelques jours, je crois. Rien de nouveau, il ne donne pas beaucoup de nouvelles en ce moment, même à moi. Il est très occupé.

Je sens un mélange de soulagement et de dépit. Il n'est pas mort, il est juste ailleurs, m'ignorant superbement alors que je rampe intérieurement pour lui. La conversation dérive, jusqu'à ce qu'elle lâche une info qui me fait l'effet d'une décharge.
— Au fait, tu as réfléchi pour le cadeau de mariage des parents ? C'est dans trois semaines, Pierrick ! Ne me dis pas que tu as tout oublié.
— J'ai... j'ai eu beaucoup de choses en tête. Écoute, si tu veux, on peut faire les boutiques demain après-midi ? On trouvera bien quelque chose à la hauteur.

Le lendemain, l'après-midi shopping est un calvaire de faux-semblants. Je souris mécaniquement, je donne mon avis sur des objets de luxe, mais mon esprit est hanté par l'absence de Dimitry. Je sens la cravate rouge roulée en boule dans ma poche, frottant contre ma jambe, mais ce n'est plus assez pour calmer mon angoisse. Ce manque de présence réelle me laisse nu, vulnérable, sans direction.

Alors que nous marchons dans une rue piétonne, encombrés de sacs après avoir enfin déniché un service de cristal précieux, nous passons devant une devanture sombre, ornée de néons violets.

Electric Scar Tattoo.

Je m'arrête net devant la porte vitrée. Une impulsion folle, irréversible, vient de me traverser. Je sens mon sang battre violemment dans mes tempes.
— Viens, on rentre un coup pour voir, lancé-je à ma sœur d'un ton que je veux détacher, presque désinvolte.
— Un salon de tatouage ? Toi ? plaisante-t-elle en me suivant à l'intérieur, intriguée par ce changement soudain.

À l'intérieur, l'odeur d'encre et d'antiseptique est entêtante, presque grisante. Je m'approche du comptoir. Je ne regarde même pas les dessins affichés sur les murs. J'ai un besoin viscéral d'agir. Je demande à parler à un tatoueur en privé, prétextant un projet spécifique et intime. Ma sœur, surprise mais respectant mon jardin secret, accepte de m'attendre dans l'entrée. Elle s'installe dans un fauteuil et commence à feuilleter des magazines.

Je disparais derrière un rideau épais, dans l'arrière-boutique où règne une lumière crue. Je ne ressors qu'une heure et demi plus tard.

Quand je rejoins enfin ma sœur, j'ai le visage un peu pâle, marqué par la fatigue, mais mes yeux brillent d'une intensité nouvelle, presque sauvage. Je porte un pansement protecteur soigneusement dissimulé sous mes vêtements, sur une partie de mon corps que personne ne peut soupçonner sous mon pantalon. Je ne dis rien. Je ne lui explique pas ce que j'ai fait, ni pourquoi j'ai soudainement eu besoin de cette douleur. C'est mon secret absolu, une brûlure sourde et satisfaisante qui m'accompagne à chaque pas.

Nous nous séparons sur le trottoir quelques minutes plus tard, le soleil déclinant jetant de longues ombres sur le pavé. Je sens la brûlure de mon secret sous mon tissu d'un côté, et la douceur de la cravate rouge dans ma poche de l'autre. C'est une sensation de dualité qui me redonne enfin un sentiment d'existence.
— Bon, on se voit dans trois semaines pour la fête des parents ? lance ma sœur en m'embrassant sur la joue. Dimitry sera là aussi, normalement.

Le nom fait l'effet d'un coup de poing dans l'estomac, mais cette fois, je redresse les épaules.
— Oui... dans trois semaines. Je serai prêt.

Je la regarde s'éloigner, seul avec ce que je viens d'accomplir. Je ne sais pas si Dimitry reviendra vers moi avant ce jour-là, mais je sais qu'au mariage des parents, tout sera différent.

Le jour de l'anniversaire de mariage de mes parents est enfin arrivé, marquant la fin de deux semaines d'une agonie silencieuse et d'un manque qui a failli me rendre fou. Dans l'intimité de ma chambre, je me prépare avec un soin maniaque, chaque geste étant dédié à l'homme que je vais enfin revoir. J'enfile un pantalon bleu marine slim, dont la coupe ajustée moule mes cuisses et souligne la cambrure de mes hanches. Pour l'accompagner, je choisis une chemise cintrée, assortie au bleu profond du pantalon, qui plaque le tissu contre mon torse. Mes petites chaussures de ville sont cirées jusqu'à refléter la lumière. Mais le détail le plus brûlant de ma tenue reste invisible : je ne porte aucun sous-vêtement. Bien que Dimitry ne m'en ait pas donné l'ordre formel, l'idée de sentir le contact direct du tissu rugueux du pantalon contre mon sexe et contre la marque secrète qui orne désormais ma peau me donne l'impression d'être en permanence sous sa main.

Lorsque j'arrive à la réception, le jardin familial est déjà noir de monde. Le parfum des fleurs se mêle aux effluves de champagne, et le rire de mes proches résonne comme un bruit de fond lointain. Mes yeux balayent la foule, fiévreux, jusqu'à ce que je le voie.

Dimitry est là. Il discute avec un groupe d'invités, sa carrure imposante dominant l'assemblée. Au moment précis où je pénètre dans son champ de vision, son regard se braque sur moi. C'est une décharge électrique qui me fige sur place. Ses yeux me détaillent avec une lenteur calculée, appréciant l'étroitesse de mes vêtements et devinant sans doute le trouble qui m'agite. Fidèle à ma soumission, je soutiens son regard une fraction de seconde avant de baisser les yeux avec une docilité totale. Ce geste provoque chez lui un sourire immédiat, une expression de satisfaction prédatrice qui me fait frissonner jusqu'à la moelle.

Durant tout le cocktail, je gravite autour de lui sans oser l'aborder. Il ne m'adresse pas un mot, m'ignorant superbement tout en gardant ce sourire en coin qui me signifie que je suis observé. Au moment de passer à table, je ne laisse aucune chance au destin et je m'empresse de m'asseoir à sa droite. Dimitry m'accueille avec un large sourire, mais ses lèvres restent scellées. Il ne m'adresse toujours pas la parole, me laissant mariner dans mon désir et mon attente.

Le dîner commence. La conversation autour de nous est animée. Mes parents, rayonnants, racontent des anecdotes sur leurs premières années de mariage. On discute de l'organisation de leur prochain voyage en Italie, des villes qu'ils comptent visiter, de l'art et de la gastronomie.
— Florence est une ville magnifique, mais Venise a ce côté mystérieux qui vous correspond mieux, suggère ma sœur en riant.

Je fais semblant de participer, mais mes sens sont entièrement tournés vers l'homme assis à côté de moi. C'est alors que, sans prévenir, Dimitry glisse sa main sous la table et la pose fermement sur le haut de ma cuisse. Le choc du contact de sa paume chaude sur mon pantalon slim, sans la barrière d'un sous-vêtement, me fait sursauter violemment. Je sens mes poils se hérisser et un frisson parcourir toute mon échine. Il ne retire pas sa main ; au contraire, il la déplace lentement, ses doigts pétrissant ma chair avec une possession tranquille alors qu'il continue de répondre à mon père sur les avantages du climat toscan. Je suis au bord de l'asphyxie.

N'y tenant plus, je prends mon courage à deux mains. Je pose ma main sur la sienne, sous la table, et je presse ses doigts en le regardant avec une intensité suppliante. C'est un appel à l'aide, une invitation à me suivre. Je me lève et je m'éclipse vers le jardin, m'enfonçant dans la partie la plus sombre et la plus isolée, derrière les grands buissons de lauriers.

Quelques minutes plus tard, j'entends le craquement du gravier. Dimitry apparaît, une cigarette à la main qu'il vient d'allumer pour justifier sa sortie. Dès qu'il me rejoint dans l'ombre, son visage se durcit.
— Que veux-tu me dire, petite traînée ? siffle-t-il avec cette voix gutturale que j'aime tant. Tu as la cravate avec toi ?
— Oui, Maître... murmuré-je. Mais j'ai une surprise pour toi.

Sans lui laisser le temps de m'insulter davantage, je me détourne. Les mains tremblantes, je défais la boucle de ma ceinture et je déboutonne mon pantalon bleu. Je soulève ma chemise cintrée jusqu'au milieu du dos et je baisse mon pantalon juste assez pour dévoiler le haut de mes fesses. Là, en plein milieu du bas de mon dos, mon secret éclate sous la faible lueur de la lune.

Dimitry reste muet devant l'œuvre : un D majuscule, majestueux et imposant, dont les contours sont ornés de feuilles de lierre entrelacées, apportant une élégance raffinée à la marque. Au sommet de la lettre, une couronne royale symbolise sa souveraineté absolue sur moi. À la base du D, une chaîne épaisse en métal, finement ombrée, entoure et enserre la lettre comme pour l'enchaîner à ma peau, signifiant à quiconque oserait regarder que je suis sa propriété exclusive.

Le silence de Dimitry est lourd. Je sens son regard brûler ma chair tatouée. Puis, je sens ses doigts. Il touche le relief de la peau, suivant lentement le contour du lierre, le dôme de la couronne et les maillons de la chaîne. Son toucher est d'une douceur inattendue qui me fait pleurer de soulagement.

Brutalement, il me saisit par les hanches et me retourne pour me coller contre le mur de la maison. Il me plaque contre la pierre, son corps dur pressé contre le mien. Ses yeux brillent d'une flamme nouvelle. Il me lance un sourire ravageur, un sourire de pur triomphe, avant de s'emparer de mes lèvres dans un baiser sauvage, profond, qui m'arrache un gémissement de bonheur.
— C'est incroyable, Pierrick... souffle-t-il entre deux baisers fiévreux. Tu es allé jusque-là. Tu as gravé mon nom dans ta peau pour être sûr que je ne puisse plus jamais te jeter. Tu es une sale petite chienne magnifique. Je n'ai jamais vu une telle dévotion. Tu es à moi, tu entends ? À moi pour toujours. J'adore ce que tu as fait. Ce soir, je vais te montrer à quel point ton roi apprécie son esclave.

Je m'accroche à ses épaules, le cœur explosant de joie. Le manque a disparu, remplacé par la certitude d'être enfin là où je dois être : marqué, possédé, et aimé à sa façon brutale.

Fin du chapitre 21.

Les avis des lecteurs

Soyez le premier à donner votre avis après lecture sur cette histoire érotique...

Réagissez à l'histoire après lecture
Votre avis sur cette histoire :
Vous êtes :
Indiquez votre adresse mail si vous souhaitez la communiquer à l'auteur de l'histoire.

Dernières histoires érotiques publiées par Tounet39270

Putain d'homophobe (21) - Récit érotique publié le 07-09-2026
Putain d'homophobe (20) - Récit érotique publié le 06-09-2026
Putain d'homophobe (19) - Récit érotique publié le 04-09-2026
Putain d'homophobe (18) - Récit érotique publié le 03-09-2026
Putain d'homophobe (17) - Récit érotique publié le 01-09-2026
Putain d'homophobe (16) - Récit érotique publié le 31-08-2026
Putain d'homophobe (15) - Récit érotique publié le 30-08-2026
Putain d'homophobe (14) - Récit érotique publié le 28-08-2026
Putain d'homophobe (13) - Récit érotique publié le 26-08-2026
Putain d'homophobe (12) - Récit érotique publié le 24-08-2026