Putain d'homophobe (17)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur .
- • 245 récits publiés.
- • Cote moyenne attribuée par les lecteurs : 0.0 • Cote moyenne attribuée par HDS : 0.0
- • L'ensemble des récits érotiques de Tounet39270 ont reçu un total de 590 398 visites.
Histoire érotique Publiée sur HDS le 01-09-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
Cette histoire de sexe a été affichée 85 fois depuis sa publication.
Chapitre 17
L'obscurité de la chambre d'amis est totale, une prison de velours noir où chaque sens est exacerbé jusqu'à la torture. Comme ordonné, je me suis déshabillé avec des gestes mécaniques, laissant tomber ma chemise bleu marine et mon pantalon au pied du lit. Me glisser nu entre les draps froids a été un choc ; sans le tissu de mes vêtements pour faire barrière, je me sens plus vulnérable que je ne l'ai jamais été. Je suis là, allongé sur le dos, le regard fixé sur le plafond invisible, écoutant les battements sourds de mon propre cœur qui semble résonner dans toute la maison.
Le silence est mon pire ennemi. À travers la cloison, j'entends les bruits étouffés de la chambre principale. Le murmure des voix de Cassandra et Dimitry, le grincement de leur lit, le déclic d'une lampe qu'on éteint. Chaque son est un coup de poignard. Je l'imagine avec elle, jouant son rôle d'époux protecteur, tandis que je l'attends ici, marqué par sa main, réduit à l'état d'objet de plaisir clandestin.
Le temps s'étire. Les minutes ressemblent à des heures. Ma peau, privée de tout vêtement, est devenue hyper-sensible. Je sens le moindre courant d'air sur mes épaules, le frottement du drap de coton contre mes hanches, et la douleur sourde qui persiste au creux de mon corps, souvenir de son assaut brutal de tout à l'heure. Je suis dans un état d'alerte permanent, les muscles tendus, le visage encore brûlant de cette honte qui ne s'est jamais dissipée depuis mon arrivée.
Puis, le silence change de nature. Une porte s'ouvre lentement dans le couloir. Un craquement léger sur le parquet. Mon souffle s'arrête. Le bruit de ses pas approche, délibéré, lourd de menace et de promesse.
La porte de la chambre d'amis pivote sur ses gonds avec un gémissement presque imperceptible. La lumière du couloir découpe une silhouette massive qui emplit l'encadrement. Dimitry entre et referme derrière lui, tournant le verrou avec une lenteur sadique. Le "clic" résonne comme le départ d'un coup de feu.
Il n'allume pas la lumière principale, se contentant de la faible lueur de la lune qui filtre à travers les persiennes. Il s'approche du lit, et je sens son odeur avant de le voir distinctement : ce mélange de vin, de bois de santal et cette odeur de mâle dominant qui me donne le vertige.
Lorsqu'il arrive au pied du lit, il s'arrête. Il est en boxer noir, un tissu de soie qui moule ses cuisses puissantes. Mais ce qui me coupe le souffle, ce qui me fait rougir violemment dans le noir, c'est l'érection massive qui déforme son sous-vêtement, impérieuse et indécente.
— Regarde-moi, Pierrick, murmure-t-il, sa voix étant un grondement de plaisir sombre.
Je soulève légèrement la tête, les draps serrés contre ma poitrine dans un réflexe de pudeur dérisoire.
— Tu vois ça ? dit-il en désignant son entrejambe d'un geste lent. C'est toi. C'est toi qui me mets dans cet état. Ta soumission, ton visage rouge de honte devant nos amis, cette façon que tu as de trembler quand je te touche... c'est le plus puissant des aphrodisiaques. Je n'ai pensé qu'à ça pendant tout le temps où j'étais avec ta sœur. À toi, nu dans ce lit, m'attendant comme une proie docile.
Il s'assoit sur le bord du matelas qui s'affaisse sous son poids. Sa main large vient saisir ma cheville sous le drap et remonte avec une force tranquille jusqu'à mon genou.
— Je suis fier de toi, Pierrick.
Ces mots me frappent plus fort qu'une insulte.
— Tu as été parfait ce soir, poursuit-il en se penchant sur moi. Tu as supporté mes mains sous la nappe, tu as gardé le secret dans la cuisine, et tu as souri à Cassandra alors que tu avais encore mon empreinte en toi. Tu as montré une force de caractère que je n'imaginais pas. Tu es devenu exactement ce que je voulais que tu sois : un esclave irréprochable sous les yeux du monde.
Il écarte brusquement le drap, me laissant totalement exposé à son regard dans la pénombre. La honte me brûle les joues, un rouge de feu qui semble irradier de tout mon corps nu.
— Regarde comme tu es beau quand tu as honte, souffle-t-il en passant sa main sur mon ventre, ses doigts descendant vers la racine de mes cuisses. Ce soir, il n'y a plus de dîner, plus d'amis, plus de sœur. Il n'y a que nous deux dans cette chambre que nous avons construite pour ce moment précis. Je vais te prendre, Pierrick, et cette fois, je vais prendre tout mon temps pour briser ce qui reste de ta résistance.
Il se lève un instant pour retirer son boxer d'un geste sec, révélant sa nudité totale et son désir brutal. Il se jette sur moi, son corps massif m'écrasant contre le matelas, ses mains verrouillant mes poignets au-dessus de ma tête.
— Dis-le, ordonne-t-il contre ma bouche, ses yeux bleus plongeant dans les miens. Dis-moi que tu es fier d'être à moi.
— Je... je suis à toi, Dimitry, murmuré-je, les larmes aux yeux, succombant totalement à l'intensité de son emprise alors que la nuit ne fait que commencer.
La pénombre de la chambre d'amis est désormais le théâtre d'une reddition totale. Dimitry est sur moi, une masse de muscles et de détermination froide, m'écrasant de son poids tandis que mes mains sont toujours verrouillées au-dessus de ma tête par une seule de ses poignes. Il me contemple comme un sculpteur contemple l'argile qu'il s'apprête à pétrir.
Il ne perd pas de temps en douceur. Il se redresse légèrement, me forçant à écarter les jambes d'un coup de genou brutal, et se place entre mes cuisses. Sans lubrification, sans transition, il me pénètre d'un coup sec, une poussée de possession qui m'arrache un cri de douleur étouffé par son autre main qu'il plaque sur ma bouche.
— Tais-toi, Pierrick, ordonne-t-il, ses yeux bleus fixés sur les miens qui s'embuent. Ta douleur est ma récompense. Ta soumission est ton seul but désormais.
Il commence un mouvement de va-et-vient lent et destructeur. Chaque poussée est profonde, cherchant à atteindre le fond de mon être pour y imprimer sa marque. Je sens mon corps s'ouvrir à lui, malgré moi, malgré la honte. La chaleur de son érection massive me consume de l'intérieur.
Entre deux poussées de hanches, il s'arrête, son visage à quelques centimètres du mien, sa respiration devenant un sifflement rauque.
— Tu te demandes comment ça va se passer après cette nuit, n'est-ce pas ? murmure-t-il en me mordant le lobe de l'oreille jusqu'au sang. Tu penses que tu vas pouvoir reprendre ta petite vie tranquille, faire semblant d'être mon beau-frère devant Cassandra ?
Il reprend sa cadence, plus rapide cette fois, faisant grincer le lit que nous avons assemblé ensemble.
— Non. Dès demain, chaque SMS que je t'enverrai sera un ordre. Tu viendras ici quand je te le dirai. Tu porteras les sous-vêtements que j'aurai choisis pour toi. Et au prochain dîner, quand je poserai ma main sur ta cuisse sous la table, tu mouilleras de peur et d'excitation parce que tu sauras que tu finiras comme ça, nu et brisé, sous moi.
D'un geste brusque, il me retourne. Je me retrouve à quatre pattes, le visage enfoncé dans l'oreiller qui garde encore l'odeur du neuf. Il me saisit par les hanches, ses doigts s'enfonçant dans ma peau pour y laisser des marques bleues.
Il me pénètre à nouveau par derrière, une position qui m'humilie davantage encore. Je me sens comme une bête. Il attrape mes cheveux et tire ma tête en arrière pour m'obliger à me voir dans le grand miroir de l'armoire, juste en face.
— Regarde-toi, Pierrick ! Regarde ce que tu es devenu ! hurle-t-il presque. Regarde ce petit frère si sage qui se fait prendre par le mari de sa sœur. Regarde ce visage rouge, ces yeux perdus... C'est ça, ta vérité. Tu n'es pas un homme, tu es ma chose.
La cadence devient frénétique. Ses mains quittent mes hanches pour venir pétrir ma poitrine, ses ongles griffant ma peau. Je suis au bord de l'évanouissement, le plaisir commençant à se mêler à la douleur dans un cocktail toxique qui me fait perdre tout repère.
Il me fait basculer une dernière fois sur le côté, une de mes jambes relevées sur son épaule. Cette position "en ciseaux" lui permet d'aller encore plus loin, de me posséder jusqu'à la racine. Il me regarde fixement, son visage se contractant sous l'effort et l'imminence de son propre plaisir.
— Tu m'appartiens, Pierrick. Dans cette chambre, dans ton lit, dans tes rêves. Même quand tu seras avec Cassandra, tu sentiras ma trace en toi. Tu seras mon secret, ma petite putain privée.
Il s'accélère, ses poussées devenant des coups de boutoir qui me font gémir sans retenue. Je ne lutte plus. Je m'abandonne à cette force brute. Lorsqu'il arrive au sommet, il se déchaîne littéralement, se vidant en moi avec une violence qui me laisse pantelant, le corps secoué de spasmes.
Il reste sur moi quelques instants, son souffle brûlant contre mon cou. Puis, avec une froideur terrifiante, il se retire et se lève. Il ne me lance pas un regard. Il ramasse son boxer, se rhabille dans l'obscurité, et se dirige vers la porte.
— Nettoie-toi, dit-il simplement avant de sortir. Je ne veux pas que Cassandra sente quoi que ce soit sur les draps demain matin. Et prépare-toi pour le petit-déjeuner. Tu devras être impeccable.
La porte se referme. Le verrou ne tourne pas, mais je sais que je suis plus enfermé que jamais. Je reste nu, tremblant, le corps souillé et l'esprit brisé, réalisant que ma vie vient de basculer dans un enfer dont Dimitry tient toutes les clés.
L'aube s'insinue à travers les lattes des volets comme une lumière complice. Je n'ai pas fermé l'œil, mais ce n'est pas la fatigue qui m'habite, c'est une décharge électrique résiduelle. Chaque muscle de mon corps est marqué par une raideur qui me rappelle l'invasion de la nuit. Je me suis lavé à l'eau froide, mais en frottant ma peau, je ne cherchais pas à effacer son odeur ; je cherchais à raviver la sensation de sa poigne. Mes yeux sont secs, fixes, brûlants d'une lucidité nouvelle. Pas une larme. Pourquoi pleurer quand on a enfin trouvé son maître ?
Lorsque je descends dans la cuisine, l'odeur du pain grillé se mêle à celle du cuir et du café. Cassandra est déjà là, éclatante dans son tailleur, l'image même de la réussite et de l'ignorance.
— Bien dormi, Pierrick ? me demande-t-elle avec un sourire. Tu as l'air... changé. Plus présent.
Je n'ai pas le temps de répondre. La porte s'ouvre et Dimitry entre. Son aura sature instantanément la pièce. Il porte une chemise blanche dont le premier bouton est ouvert, révélant la base de son cou puissant. Son regard d'acier se plante dans le mien, et je sens mon cœur s'emballer, non pas de terreur pure, mais d'une anticipation nerveuse qui me fait vibrer les extrémités.
— Bonjour, mon cœur, dit-il en embrassant Cassandra. Pierrick semble avoir enfin compris l'importance de la discipline pour mener à bien un projet.
Il s'assoit en face de moi. Sous la table, je sens son genou venir s'écraser contre le mien, une pression délibérée, dominante. Je ne recule pas. Au contraire, j'exerce une contre-pression imperceptible, un aveu silencieux de ma soumission volontaire.
Le petit-déjeuner est une performance d'acteur. Dimitry mange avec une assurance prédatrice, tandis que Cassandra bavarde sur son voyage. Sous la nappe, la main de Dimitry quitte son genou pour remonter lentement le long de ma cuisse. Ses doigts, rugueux et chauds, s'ancrent dans ma chair. C'est un supplice, mais un supplice que je réclame. La peur est là, bien sûr, lancinante, mais elle est le carburant d'une excitation que je ne peux plus nier.
— Pierrick a été d'une aide... totale, reprend Dimitry en fixant mes yeux qui ne cillent pas. Il a une capacité à encaisser les efforts que je n'avais pas soupçonnée. N'est-ce pas, Pierrick ?
— Oui, murmuré-je, la voix stable malgré le feu qui me gagne. J'ai appris beaucoup sur mes limites.
Cassandra se lève, vérifie sa montre. Elle nous quitte dans un tourbillon de parfum, nous laissant seuls dans une atmosphère qui devient instantanément électrique.
Dès que la porte d'entrée claque, Dimitry se lève. Sans un mot, il me saisit par la nuque et me dirige vers le cellier, cette pièce étroite et sombre saturée d'odeurs de peinture et de bois sec. Il me pousse contre les étagères métalliques. Le bruit du métal qui s'entrechoque résonne dans mon dos comme un signal.
Il n'y a pas de préliminaires, pas de douceur. Il y a juste cette urgence brutale. Dimitry défait ma ceinture d'une main experte, tandis que l'autre me plaque le visage contre le mur froid. Je sens le crépi contre mon front, la morsure du métal contre mes hanches.
— Tu en redemandes, hein ? souffle-t-il, son souffle brûlant contre mon oreille. Tu n'es pas parti cette nuit. Tu es resté pour ça.
Il me retourne avec une force qui me fait grimacer, mais mes yeux restent secs, ancrés dans les siens. Il y a un défi dans mon regard, celui de l'esclave qui reconnaît enfin sa place. Il baisse mon pantalon et, sans attendre, me possède à nouveau. La douleur est là, vive, fulgurante, mais elle se transforme instantanément en une jouissance sombre et profonde. Je m'agrippe à ses épaules athlétiques, sentant la puissance de ses muscles sous sa chemise.
Chaque poussée est un ordre, chaque gémissement que je pousse est une promesse. Je ne lutte pas, je m'offre. Je découvre que dans l'humiliation qu'il m'impose, il y a une liberté absolue : celle de n'avoir plus à décider, plus à être quelqu'un d'autre que son jouet.
L'acte est rapide, féroce, efficace. Lorsqu'il arrive au bout de sa fureur, il me maintient fermement, m'écrasant contre le mur pour que je sente chaque seconde de sa domination. Il se retire avec une lenteur calculée et se rhabille, ajustant sa tenue avec une froideur de marbre.
— Voilà ta signature pour la route, dit-il en me regardant de haut alors que je tente de reprendre mon souffle. Tu partiras d'ici avec mon empreinte. Et tu reviendras, Pierrick. Parce que maintenant, tu sais que c'est ici, sous moi, que tu te sens le plus vivant.
Il quitte le cellier sans se retourner. Je reste quelques instants dans la pénombre, le corps encore secoué de spasmes, une étrange sensation de plénitude au milieu du chaos. Pas de larmes. Juste une certitude : je suis à lui.
Je rajuste mes vêtements, je lisse mes cheveux. Je sors de la maison sous un soleil éclatant, le pas un peu lourd mais l'esprit étrangement apaisé. Le jeu ne fait que commencer.
Deux semaines ont passé. Deux semaines de silence radio qui ont été plus éprouvantes que la violence de cette nuit-là. Chaque vibration de mon téléphone dans ma poche provoquait une décharge d'adrénaline qui me laissait tremblant. J'ai repris mon travail, mes habitudes, mais tout me semble fade, dénué de substance. Je ne suis plus qu'une enveloppe vide qui attend que son propriétaire vienne la réclamer.
Je suis assis à mon bureau, fixant un écran dont les chiffres n'ont plus aucun sens, quand le signal tombe. Un simple SMS. Pas de nom, pas de formule de politesse. Juste une adresse et une heure :
"Hôtel Le Bristol, Chambre 412. 19h. Sois à l'heure et n'oublie pas la chemise bleue."
Mon cœur manque un battement. Une bouffée de chaleur me submerge instantanément, une excitation sombre qui balaye toute trace de dignité. Je n'hésite pas une seconde. Je quitte le bureau en prétextant une urgence, le sang battant à mes tempes.
À 18h55, je suis devant la porte. Je porte la chemise bleue, celle qu'il a choisie, celle qui marque mon appartenance. Je frappe. La porte s'ouvre sur un Dimitry imposant, déjà en pantalon de costume mais torse nu, révélant une musculature athlétique et tendue, sculptée par une discipline de fer. Son regard parcourt mon corps, s'arrêtant sur la chemise. Un sourire cruel s'étire sur ses lèvres.
— Tu es à l'heure, Pierrick. C'est bien. Entre.
La chambre est luxueuse, mais je ne vois que le grand lit king-size au centre de la pièce. Dimitry referme la porte et tourne le verrou. Le clic métallique résonne comme une sentence.
— À genoux, ordonne-t-il froidement, tout en s'asseyant dans un fauteuil en cuir, une main posée sur sa cuisse puissante.
Je m'exécute sans discuter. Mes genoux s'enfoncent dans la moquette épaisse. Je lève les yeux vers lui, le regard sec, brillant d'une attente presque insoutenable. Je n'ai pas peur de ce qu'il va me faire ; j'ai peur qu'il s'arrête.
Il reste silencieux un long moment, m'étudiant comme une pièce d'orfèvrerie.
— Tu as pensé à moi, n'est-ce pas ? demande-t-il d'une voix basse et caverneuse. Chaque soir, en te couchant, tu as senti le vide que j'ai laissé. Tu as réalisé que sans ma main sur toi, tu n'es rien.
— Oui, murmuré-je, la gorge nouée.
— Dis-le plus fort. Dis-moi ce que tu es.
— Je suis à toi, Dimitry. Je suis ton jouet.
Il se lève, sa stature dominant totalement mon horizon. Il attrape le col de ma chemise bleue et me relève d'un coup sec, me plaquant contre le mur. Ses doigts s'enfoncent dans mes trapèzes, testant ma résistance.
— Désormais, ta vie se divise en deux, Pierrick. Devant le monde, devant Cassandra, tu resteras ce frère discret et serviable. Mais ici, et partout où je t'appellerai, tu n'auras plus de nom. Tu seras un corps, une extension de ma volonté. Tu vas apprendre à aimer chaque douleur que je t'infligerai, car elle sera la preuve que je m'occupe de toi.
Il me jette sur le lit. Avant même que je puisse me repositionner, il est sur moi. Il ne retire pas ma chemise ; il l'arrache à moitié, faisant sauter les boutons pour exposer mon torse. Il commence par me posséder avec une brutalité calculée, cherchant à briser les derniers vestiges de mon autonomie.
Les positions s'enchaînent avec une fluidité athlétique. Il me manipule comme une marionnette. Il me force sur le ventre, les bras croisés dans le dos, m'écrasant de son torse brûlant. La pénétration est profonde, rythmée par ses ordres.
— Regarde le drap, Pierrick ! Regarde comment tu t'agrippes ! C'est ça que tu voulais, non ? C'est ce poids sur toi qui te fait te sentir vivant !
Je n'ai aucune larme. Mon visage est contracté par l'effort de recevoir toute sa puissance. Je m'imprègne de chaque coup, de chaque morsure qu'il laisse sur mes épaules. Le plaisir est si intense, si mêlé à l'humiliation de ma position, qu'il devient une transe.
Il me retourne brusquement, me saisissant par les cuisses pour m'amener au bord du lit. Il reste debout, me dominant de toute sa hauteur alors qu'il continue son assaut. Ses mains enserrent ma gorge, juste assez pour que je sente le souffle me manquer, augmentant l'ivresse de ma soumission. Ses yeux bleus, d'une intensité insoutenable, ne quittent pas les miens.
— Tu ne m'échapperas jamais, Pierrick. Même quand je ne te touche pas, je suis là. Dans chaque pensée, dans chaque geste. Tu m'appartiens totalement.
Le final est une explosion de violence contrôlée. Il se déchaîne, ses mouvements devenant frénétiques. Je crie son nom, non pas comme un appel à l'aide, mais comme une prière. Lorsqu'il se vide en moi, je sens une décharge qui me parcourt de la tête aux pieds, un abandon total qui me laisse vide, mais enfin complet.
Il se retire et s'allume une cigarette, me regardant avec un détachement souverain tandis que je reste prostré sur les draps froissés.
— Rhabille-toi, dit-il après quelques minutes. Cassandra nous attend pour le dîner ce soir. Tu devras être souriant, détendu... et porter cette même chemise, même déchirée sous ton pull. Ce sera notre petit secret pendant que tu lui serviras le vin.
Je me relève, les jambes tremblantes, un sourire imperceptible au coin des lèvres. Le piège s'est refermé, et je n'ai jamais été aussi heureux d'être prisonnier.
Fin du chapitre 17.
L'obscurité de la chambre d'amis est totale, une prison de velours noir où chaque sens est exacerbé jusqu'à la torture. Comme ordonné, je me suis déshabillé avec des gestes mécaniques, laissant tomber ma chemise bleu marine et mon pantalon au pied du lit. Me glisser nu entre les draps froids a été un choc ; sans le tissu de mes vêtements pour faire barrière, je me sens plus vulnérable que je ne l'ai jamais été. Je suis là, allongé sur le dos, le regard fixé sur le plafond invisible, écoutant les battements sourds de mon propre cœur qui semble résonner dans toute la maison.
Le silence est mon pire ennemi. À travers la cloison, j'entends les bruits étouffés de la chambre principale. Le murmure des voix de Cassandra et Dimitry, le grincement de leur lit, le déclic d'une lampe qu'on éteint. Chaque son est un coup de poignard. Je l'imagine avec elle, jouant son rôle d'époux protecteur, tandis que je l'attends ici, marqué par sa main, réduit à l'état d'objet de plaisir clandestin.
Le temps s'étire. Les minutes ressemblent à des heures. Ma peau, privée de tout vêtement, est devenue hyper-sensible. Je sens le moindre courant d'air sur mes épaules, le frottement du drap de coton contre mes hanches, et la douleur sourde qui persiste au creux de mon corps, souvenir de son assaut brutal de tout à l'heure. Je suis dans un état d'alerte permanent, les muscles tendus, le visage encore brûlant de cette honte qui ne s'est jamais dissipée depuis mon arrivée.
Puis, le silence change de nature. Une porte s'ouvre lentement dans le couloir. Un craquement léger sur le parquet. Mon souffle s'arrête. Le bruit de ses pas approche, délibéré, lourd de menace et de promesse.
La porte de la chambre d'amis pivote sur ses gonds avec un gémissement presque imperceptible. La lumière du couloir découpe une silhouette massive qui emplit l'encadrement. Dimitry entre et referme derrière lui, tournant le verrou avec une lenteur sadique. Le "clic" résonne comme le départ d'un coup de feu.
Il n'allume pas la lumière principale, se contentant de la faible lueur de la lune qui filtre à travers les persiennes. Il s'approche du lit, et je sens son odeur avant de le voir distinctement : ce mélange de vin, de bois de santal et cette odeur de mâle dominant qui me donne le vertige.
Lorsqu'il arrive au pied du lit, il s'arrête. Il est en boxer noir, un tissu de soie qui moule ses cuisses puissantes. Mais ce qui me coupe le souffle, ce qui me fait rougir violemment dans le noir, c'est l'érection massive qui déforme son sous-vêtement, impérieuse et indécente.
— Regarde-moi, Pierrick, murmure-t-il, sa voix étant un grondement de plaisir sombre.
Je soulève légèrement la tête, les draps serrés contre ma poitrine dans un réflexe de pudeur dérisoire.
— Tu vois ça ? dit-il en désignant son entrejambe d'un geste lent. C'est toi. C'est toi qui me mets dans cet état. Ta soumission, ton visage rouge de honte devant nos amis, cette façon que tu as de trembler quand je te touche... c'est le plus puissant des aphrodisiaques. Je n'ai pensé qu'à ça pendant tout le temps où j'étais avec ta sœur. À toi, nu dans ce lit, m'attendant comme une proie docile.
Il s'assoit sur le bord du matelas qui s'affaisse sous son poids. Sa main large vient saisir ma cheville sous le drap et remonte avec une force tranquille jusqu'à mon genou.
— Je suis fier de toi, Pierrick.
Ces mots me frappent plus fort qu'une insulte.
— Tu as été parfait ce soir, poursuit-il en se penchant sur moi. Tu as supporté mes mains sous la nappe, tu as gardé le secret dans la cuisine, et tu as souri à Cassandra alors que tu avais encore mon empreinte en toi. Tu as montré une force de caractère que je n'imaginais pas. Tu es devenu exactement ce que je voulais que tu sois : un esclave irréprochable sous les yeux du monde.
Il écarte brusquement le drap, me laissant totalement exposé à son regard dans la pénombre. La honte me brûle les joues, un rouge de feu qui semble irradier de tout mon corps nu.
— Regarde comme tu es beau quand tu as honte, souffle-t-il en passant sa main sur mon ventre, ses doigts descendant vers la racine de mes cuisses. Ce soir, il n'y a plus de dîner, plus d'amis, plus de sœur. Il n'y a que nous deux dans cette chambre que nous avons construite pour ce moment précis. Je vais te prendre, Pierrick, et cette fois, je vais prendre tout mon temps pour briser ce qui reste de ta résistance.
Il se lève un instant pour retirer son boxer d'un geste sec, révélant sa nudité totale et son désir brutal. Il se jette sur moi, son corps massif m'écrasant contre le matelas, ses mains verrouillant mes poignets au-dessus de ma tête.
— Dis-le, ordonne-t-il contre ma bouche, ses yeux bleus plongeant dans les miens. Dis-moi que tu es fier d'être à moi.
— Je... je suis à toi, Dimitry, murmuré-je, les larmes aux yeux, succombant totalement à l'intensité de son emprise alors que la nuit ne fait que commencer.
La pénombre de la chambre d'amis est désormais le théâtre d'une reddition totale. Dimitry est sur moi, une masse de muscles et de détermination froide, m'écrasant de son poids tandis que mes mains sont toujours verrouillées au-dessus de ma tête par une seule de ses poignes. Il me contemple comme un sculpteur contemple l'argile qu'il s'apprête à pétrir.
Il ne perd pas de temps en douceur. Il se redresse légèrement, me forçant à écarter les jambes d'un coup de genou brutal, et se place entre mes cuisses. Sans lubrification, sans transition, il me pénètre d'un coup sec, une poussée de possession qui m'arrache un cri de douleur étouffé par son autre main qu'il plaque sur ma bouche.
— Tais-toi, Pierrick, ordonne-t-il, ses yeux bleus fixés sur les miens qui s'embuent. Ta douleur est ma récompense. Ta soumission est ton seul but désormais.
Il commence un mouvement de va-et-vient lent et destructeur. Chaque poussée est profonde, cherchant à atteindre le fond de mon être pour y imprimer sa marque. Je sens mon corps s'ouvrir à lui, malgré moi, malgré la honte. La chaleur de son érection massive me consume de l'intérieur.
Entre deux poussées de hanches, il s'arrête, son visage à quelques centimètres du mien, sa respiration devenant un sifflement rauque.
— Tu te demandes comment ça va se passer après cette nuit, n'est-ce pas ? murmure-t-il en me mordant le lobe de l'oreille jusqu'au sang. Tu penses que tu vas pouvoir reprendre ta petite vie tranquille, faire semblant d'être mon beau-frère devant Cassandra ?
Il reprend sa cadence, plus rapide cette fois, faisant grincer le lit que nous avons assemblé ensemble.
— Non. Dès demain, chaque SMS que je t'enverrai sera un ordre. Tu viendras ici quand je te le dirai. Tu porteras les sous-vêtements que j'aurai choisis pour toi. Et au prochain dîner, quand je poserai ma main sur ta cuisse sous la table, tu mouilleras de peur et d'excitation parce que tu sauras que tu finiras comme ça, nu et brisé, sous moi.
D'un geste brusque, il me retourne. Je me retrouve à quatre pattes, le visage enfoncé dans l'oreiller qui garde encore l'odeur du neuf. Il me saisit par les hanches, ses doigts s'enfonçant dans ma peau pour y laisser des marques bleues.
Il me pénètre à nouveau par derrière, une position qui m'humilie davantage encore. Je me sens comme une bête. Il attrape mes cheveux et tire ma tête en arrière pour m'obliger à me voir dans le grand miroir de l'armoire, juste en face.
— Regarde-toi, Pierrick ! Regarde ce que tu es devenu ! hurle-t-il presque. Regarde ce petit frère si sage qui se fait prendre par le mari de sa sœur. Regarde ce visage rouge, ces yeux perdus... C'est ça, ta vérité. Tu n'es pas un homme, tu es ma chose.
La cadence devient frénétique. Ses mains quittent mes hanches pour venir pétrir ma poitrine, ses ongles griffant ma peau. Je suis au bord de l'évanouissement, le plaisir commençant à se mêler à la douleur dans un cocktail toxique qui me fait perdre tout repère.
Il me fait basculer une dernière fois sur le côté, une de mes jambes relevées sur son épaule. Cette position "en ciseaux" lui permet d'aller encore plus loin, de me posséder jusqu'à la racine. Il me regarde fixement, son visage se contractant sous l'effort et l'imminence de son propre plaisir.
— Tu m'appartiens, Pierrick. Dans cette chambre, dans ton lit, dans tes rêves. Même quand tu seras avec Cassandra, tu sentiras ma trace en toi. Tu seras mon secret, ma petite putain privée.
Il s'accélère, ses poussées devenant des coups de boutoir qui me font gémir sans retenue. Je ne lutte plus. Je m'abandonne à cette force brute. Lorsqu'il arrive au sommet, il se déchaîne littéralement, se vidant en moi avec une violence qui me laisse pantelant, le corps secoué de spasmes.
Il reste sur moi quelques instants, son souffle brûlant contre mon cou. Puis, avec une froideur terrifiante, il se retire et se lève. Il ne me lance pas un regard. Il ramasse son boxer, se rhabille dans l'obscurité, et se dirige vers la porte.
— Nettoie-toi, dit-il simplement avant de sortir. Je ne veux pas que Cassandra sente quoi que ce soit sur les draps demain matin. Et prépare-toi pour le petit-déjeuner. Tu devras être impeccable.
La porte se referme. Le verrou ne tourne pas, mais je sais que je suis plus enfermé que jamais. Je reste nu, tremblant, le corps souillé et l'esprit brisé, réalisant que ma vie vient de basculer dans un enfer dont Dimitry tient toutes les clés.
L'aube s'insinue à travers les lattes des volets comme une lumière complice. Je n'ai pas fermé l'œil, mais ce n'est pas la fatigue qui m'habite, c'est une décharge électrique résiduelle. Chaque muscle de mon corps est marqué par une raideur qui me rappelle l'invasion de la nuit. Je me suis lavé à l'eau froide, mais en frottant ma peau, je ne cherchais pas à effacer son odeur ; je cherchais à raviver la sensation de sa poigne. Mes yeux sont secs, fixes, brûlants d'une lucidité nouvelle. Pas une larme. Pourquoi pleurer quand on a enfin trouvé son maître ?
Lorsque je descends dans la cuisine, l'odeur du pain grillé se mêle à celle du cuir et du café. Cassandra est déjà là, éclatante dans son tailleur, l'image même de la réussite et de l'ignorance.
— Bien dormi, Pierrick ? me demande-t-elle avec un sourire. Tu as l'air... changé. Plus présent.
Je n'ai pas le temps de répondre. La porte s'ouvre et Dimitry entre. Son aura sature instantanément la pièce. Il porte une chemise blanche dont le premier bouton est ouvert, révélant la base de son cou puissant. Son regard d'acier se plante dans le mien, et je sens mon cœur s'emballer, non pas de terreur pure, mais d'une anticipation nerveuse qui me fait vibrer les extrémités.
— Bonjour, mon cœur, dit-il en embrassant Cassandra. Pierrick semble avoir enfin compris l'importance de la discipline pour mener à bien un projet.
Il s'assoit en face de moi. Sous la table, je sens son genou venir s'écraser contre le mien, une pression délibérée, dominante. Je ne recule pas. Au contraire, j'exerce une contre-pression imperceptible, un aveu silencieux de ma soumission volontaire.
Le petit-déjeuner est une performance d'acteur. Dimitry mange avec une assurance prédatrice, tandis que Cassandra bavarde sur son voyage. Sous la nappe, la main de Dimitry quitte son genou pour remonter lentement le long de ma cuisse. Ses doigts, rugueux et chauds, s'ancrent dans ma chair. C'est un supplice, mais un supplice que je réclame. La peur est là, bien sûr, lancinante, mais elle est le carburant d'une excitation que je ne peux plus nier.
— Pierrick a été d'une aide... totale, reprend Dimitry en fixant mes yeux qui ne cillent pas. Il a une capacité à encaisser les efforts que je n'avais pas soupçonnée. N'est-ce pas, Pierrick ?
— Oui, murmuré-je, la voix stable malgré le feu qui me gagne. J'ai appris beaucoup sur mes limites.
Cassandra se lève, vérifie sa montre. Elle nous quitte dans un tourbillon de parfum, nous laissant seuls dans une atmosphère qui devient instantanément électrique.
Dès que la porte d'entrée claque, Dimitry se lève. Sans un mot, il me saisit par la nuque et me dirige vers le cellier, cette pièce étroite et sombre saturée d'odeurs de peinture et de bois sec. Il me pousse contre les étagères métalliques. Le bruit du métal qui s'entrechoque résonne dans mon dos comme un signal.
Il n'y a pas de préliminaires, pas de douceur. Il y a juste cette urgence brutale. Dimitry défait ma ceinture d'une main experte, tandis que l'autre me plaque le visage contre le mur froid. Je sens le crépi contre mon front, la morsure du métal contre mes hanches.
— Tu en redemandes, hein ? souffle-t-il, son souffle brûlant contre mon oreille. Tu n'es pas parti cette nuit. Tu es resté pour ça.
Il me retourne avec une force qui me fait grimacer, mais mes yeux restent secs, ancrés dans les siens. Il y a un défi dans mon regard, celui de l'esclave qui reconnaît enfin sa place. Il baisse mon pantalon et, sans attendre, me possède à nouveau. La douleur est là, vive, fulgurante, mais elle se transforme instantanément en une jouissance sombre et profonde. Je m'agrippe à ses épaules athlétiques, sentant la puissance de ses muscles sous sa chemise.
Chaque poussée est un ordre, chaque gémissement que je pousse est une promesse. Je ne lutte pas, je m'offre. Je découvre que dans l'humiliation qu'il m'impose, il y a une liberté absolue : celle de n'avoir plus à décider, plus à être quelqu'un d'autre que son jouet.
L'acte est rapide, féroce, efficace. Lorsqu'il arrive au bout de sa fureur, il me maintient fermement, m'écrasant contre le mur pour que je sente chaque seconde de sa domination. Il se retire avec une lenteur calculée et se rhabille, ajustant sa tenue avec une froideur de marbre.
— Voilà ta signature pour la route, dit-il en me regardant de haut alors que je tente de reprendre mon souffle. Tu partiras d'ici avec mon empreinte. Et tu reviendras, Pierrick. Parce que maintenant, tu sais que c'est ici, sous moi, que tu te sens le plus vivant.
Il quitte le cellier sans se retourner. Je reste quelques instants dans la pénombre, le corps encore secoué de spasmes, une étrange sensation de plénitude au milieu du chaos. Pas de larmes. Juste une certitude : je suis à lui.
Je rajuste mes vêtements, je lisse mes cheveux. Je sors de la maison sous un soleil éclatant, le pas un peu lourd mais l'esprit étrangement apaisé. Le jeu ne fait que commencer.
Deux semaines ont passé. Deux semaines de silence radio qui ont été plus éprouvantes que la violence de cette nuit-là. Chaque vibration de mon téléphone dans ma poche provoquait une décharge d'adrénaline qui me laissait tremblant. J'ai repris mon travail, mes habitudes, mais tout me semble fade, dénué de substance. Je ne suis plus qu'une enveloppe vide qui attend que son propriétaire vienne la réclamer.
Je suis assis à mon bureau, fixant un écran dont les chiffres n'ont plus aucun sens, quand le signal tombe. Un simple SMS. Pas de nom, pas de formule de politesse. Juste une adresse et une heure :
"Hôtel Le Bristol, Chambre 412. 19h. Sois à l'heure et n'oublie pas la chemise bleue."
Mon cœur manque un battement. Une bouffée de chaleur me submerge instantanément, une excitation sombre qui balaye toute trace de dignité. Je n'hésite pas une seconde. Je quitte le bureau en prétextant une urgence, le sang battant à mes tempes.
À 18h55, je suis devant la porte. Je porte la chemise bleue, celle qu'il a choisie, celle qui marque mon appartenance. Je frappe. La porte s'ouvre sur un Dimitry imposant, déjà en pantalon de costume mais torse nu, révélant une musculature athlétique et tendue, sculptée par une discipline de fer. Son regard parcourt mon corps, s'arrêtant sur la chemise. Un sourire cruel s'étire sur ses lèvres.
— Tu es à l'heure, Pierrick. C'est bien. Entre.
La chambre est luxueuse, mais je ne vois que le grand lit king-size au centre de la pièce. Dimitry referme la porte et tourne le verrou. Le clic métallique résonne comme une sentence.
— À genoux, ordonne-t-il froidement, tout en s'asseyant dans un fauteuil en cuir, une main posée sur sa cuisse puissante.
Je m'exécute sans discuter. Mes genoux s'enfoncent dans la moquette épaisse. Je lève les yeux vers lui, le regard sec, brillant d'une attente presque insoutenable. Je n'ai pas peur de ce qu'il va me faire ; j'ai peur qu'il s'arrête.
Il reste silencieux un long moment, m'étudiant comme une pièce d'orfèvrerie.
— Tu as pensé à moi, n'est-ce pas ? demande-t-il d'une voix basse et caverneuse. Chaque soir, en te couchant, tu as senti le vide que j'ai laissé. Tu as réalisé que sans ma main sur toi, tu n'es rien.
— Oui, murmuré-je, la gorge nouée.
— Dis-le plus fort. Dis-moi ce que tu es.
— Je suis à toi, Dimitry. Je suis ton jouet.
Il se lève, sa stature dominant totalement mon horizon. Il attrape le col de ma chemise bleue et me relève d'un coup sec, me plaquant contre le mur. Ses doigts s'enfoncent dans mes trapèzes, testant ma résistance.
— Désormais, ta vie se divise en deux, Pierrick. Devant le monde, devant Cassandra, tu resteras ce frère discret et serviable. Mais ici, et partout où je t'appellerai, tu n'auras plus de nom. Tu seras un corps, une extension de ma volonté. Tu vas apprendre à aimer chaque douleur que je t'infligerai, car elle sera la preuve que je m'occupe de toi.
Il me jette sur le lit. Avant même que je puisse me repositionner, il est sur moi. Il ne retire pas ma chemise ; il l'arrache à moitié, faisant sauter les boutons pour exposer mon torse. Il commence par me posséder avec une brutalité calculée, cherchant à briser les derniers vestiges de mon autonomie.
Les positions s'enchaînent avec une fluidité athlétique. Il me manipule comme une marionnette. Il me force sur le ventre, les bras croisés dans le dos, m'écrasant de son torse brûlant. La pénétration est profonde, rythmée par ses ordres.
— Regarde le drap, Pierrick ! Regarde comment tu t'agrippes ! C'est ça que tu voulais, non ? C'est ce poids sur toi qui te fait te sentir vivant !
Je n'ai aucune larme. Mon visage est contracté par l'effort de recevoir toute sa puissance. Je m'imprègne de chaque coup, de chaque morsure qu'il laisse sur mes épaules. Le plaisir est si intense, si mêlé à l'humiliation de ma position, qu'il devient une transe.
Il me retourne brusquement, me saisissant par les cuisses pour m'amener au bord du lit. Il reste debout, me dominant de toute sa hauteur alors qu'il continue son assaut. Ses mains enserrent ma gorge, juste assez pour que je sente le souffle me manquer, augmentant l'ivresse de ma soumission. Ses yeux bleus, d'une intensité insoutenable, ne quittent pas les miens.
— Tu ne m'échapperas jamais, Pierrick. Même quand je ne te touche pas, je suis là. Dans chaque pensée, dans chaque geste. Tu m'appartiens totalement.
Le final est une explosion de violence contrôlée. Il se déchaîne, ses mouvements devenant frénétiques. Je crie son nom, non pas comme un appel à l'aide, mais comme une prière. Lorsqu'il se vide en moi, je sens une décharge qui me parcourt de la tête aux pieds, un abandon total qui me laisse vide, mais enfin complet.
Il se retire et s'allume une cigarette, me regardant avec un détachement souverain tandis que je reste prostré sur les draps froissés.
— Rhabille-toi, dit-il après quelques minutes. Cassandra nous attend pour le dîner ce soir. Tu devras être souriant, détendu... et porter cette même chemise, même déchirée sous ton pull. Ce sera notre petit secret pendant que tu lui serviras le vin.
Je me relève, les jambes tremblantes, un sourire imperceptible au coin des lèvres. Le piège s'est refermé, et je n'ai jamais été aussi heureux d'être prisonnier.
Fin du chapitre 17.
→ Qu'avez-vous pensé de cette histoire ??? Donnez votre avis...
→ Autres histoires érotiques publiées par Tounet39270
0 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Soyez le premier à donner votre avis après lecture sur cette histoire érotique...
Réagissez à l'histoire après lecture
Votre avis sur cette histoire :