Putain d'homophobe (20)
Récit érotique écrit par Tounet39270 [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur .
- • 248 récits publiés.
- • Cote moyenne attribuée par les lecteurs : 0.0 • Cote moyenne attribuée par HDS : 0.0
- • L'ensemble des récits érotiques de Tounet39270 ont reçu un total de 596 912 visites.
Histoire érotique Publiée sur HDS le 06-09-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
Cette histoire de sexe a été affichée 303 fois depuis sa publication.
Chapitre 20
La pénombre bleutée de ma chambre est encore chargée de l’électricité de la nuit passée. Je m'éveille avec une lenteur délicieuse, la peau brûlante et le corps lourd d'un abandon total. Je suis encore blotti contre Dimitry, sentant chaque muscle de son torse massif pressé contre mon dos. Sa chaleur m'enveloppe comme une armure, et la présence de son sexe, déjà éveillé et niché contre mes fesses, me rappelle d'un frisson que notre nuit de possession n'était qu'un début.
Dimitry ne dort plus. Je perçois le changement de son souffle dans mon cou, une vibration sourde qui annonce son réveil. Ses bras se resserrent, ses mains larges remontant lentement le long de mon torse pour s'attarder sur mes pectoraux encore sensibles.
— Tu es réveillé, Pierrick ? murmure-t-il.
Sa voix, plus grave à l'aube, résonne directement dans ma colonne vertébrale, me faisant tressaillir de plaisir avant même qu'il n'ait bougé.
Dimitry commence à couvrir mon épaule de baisers lents, sa langue traçant des cercles paresseux sur ma peau. Ses mains explorent mon corps avec une affection palpable, mais je sens dans la fermeté de ses doigts que la tendresse n'exclut jamais l'autorité. Il me fait pivoter doucement pour que je lui fasse face, et dans le silence sacré de la chambre, nos regards s'accrochent. Il n'y a plus de Marc, plus d'humiliation publique, juste l'intensité de notre lien.
Il prend son temps, caressant mon visage, ses pouces suivant la ligne de ma mâchoire. Il m'embrasse avec une passion profonde, une bouche qui explore et revendique chaque parcelle de mon être. Je réponds avec une dévotion sans réserve, mes mains cherchant la puissance de sa carrure, m'accrochant à ses épaules comme à un ancrage.
Le désir remonte, inévitable. Dimitry me bascule sur le dos et se place entre mes jambes. S'il reste tendre, le rythme qu'il m'impose est déjà plus physique, plus exigeant que durant la nuit. Lorsqu'il entre à nouveau en moi, je cambre les reins et laisse échapper un long cri de pur plaisir contre son cou. La sensation est foudroyante, démultipliée par l'intimité du matin.
Dimitry s'appuie sur ses bras, dominant entièrement mon corps. Il plonge son regard bleu acier au plus profond du mien.
— Regarde-moi, Pierrick. Je veux voir tes yeux quand je te prends, ordonne-t-il avec une autorité douce.
J'obéis, les yeux embués, fixés sur les siens. Il commence un mouvement de va-et-vient puissant. Ses mains saisissent mes poignets pour les plaquer de chaque côté de ma tête, m'immobilisant totalement. Le contraste est incroyable : il m'embrasse avec une douceur infinie tout en m'imposant une cadence physique qui ne laisse aucune place à la résistance. Je gémis de plus en plus fort, mes hanches se soulevant pour aller au-devant de chaque poussée, mon corps vibrant sous sa force brute.
Il me redresse brusquement, m'asseyant sur lui alors qu'il s'adosse contre la tête de lit. Dans cette position, je suis forcé d'enlacer son cou, ma poitrine soudée à la sienne. Dimitry guide mes mouvements, ses mains larges pétrissant mes fessiers, m'enfonçant sur lui à chaque fois plus profondément. L'intensité monte, mes gémissements deviennent une plainte continue d'abandon. Son regard reste ancré dans le mien, une promesse de possession absolue.
L'orgasme nous fauche ensemble dans un même souffle. Je sens les muscles de Dimitry se tendre à l'extrême, et il décharge sa puissance en moi, mon nom mourant dans un râle de satisfaction. Je m'effondre contre lui, le visage niché dans son cou, le corps secoué de derniers soubresauts.
Après de longues minutes de calme et de caresses, Dimitry m'embrasse une dernière fois et se lève. Alors que je sors de la douche, il m'attend avec mes vêtements de travail, mais il tient la cravate rouge de la veille entre ses doigts.
— Retourne-toi, Pierrick, dit-il avec une gravité nouvelle.
Je m'exécute. Il me passe la cravate autour du cou, mais au lieu de la nouer normalement, il l'utilise pour me bander les yeux avec une fermeté qui me plonge dans l'obscurité. Je sens son souffle contre mon oreille.
— Aujourd'hui, voici ton ordre : tu ne retireras ce bandeau qu'une fois que tu seras seul devant ton miroir pour te préparer. Et une fois à l'agence, tu garderas cette cravate rouge nouée autour de ta cuisse, sous ton pantalon. À chaque pas, à chaque mouvement, tu sentiras la soie contre ta peau. Ce sera ton lien invisible avec moi. Tu n'y toucheras pas de la journée, et tu penseras à la manière dont tu as tremblé sous mes mains ce matin. C'est le rappel que, même loin de moi, tu es sous mes ordres.
Il dépose un baiser brûlant dans mon cou, là où la cravate m'enserrait hier au bar.
— Va maintenant. Porte mon secret sous tes vêtements.
L'ambiance de l'agence est électrique ce matin. Sous mon pantalon de costume, la cravate rouge nouée autour de ma cuisse est une brûlure constante, un rappel soyeux et impitoyable de la possession de Dimitry. Chaque fois que je me lève pour valider un dossier ou que je marche vers le bureau d'un collaborateur, le frottement de la soie contre ma peau me fait tressaillir. Je me sens comme un imposteur, un homme respecté en apparence, mais secrètement marqué, entravé par la volonté d'un autre.
À midi, deux de mes collègues, Thomas et Julien, insistent pour que nous déjeunions ensemble. J'accepte, pensant que la diversion me fera du bien. En marchant vers le restaurant, je suis tellement absorbé par la sensation du lien sur ma cuisse que je ne remarque pas le grand camion de déménagement qui tourne à l'angle de la rue. Je ne vois pas Dimitry au volant, scrutant mon allure avec ce regard de propriétaire qui ne laisse rien passer.
Nous nous installons à une table centrale, discutant de budgets et de délais. Alors que nous attendons nos boissons, la porte du restaurant s'ouvre avec fracas. Le silence se fait presque instantanément. Dimitry entre, flanqué de l'un de ses collègues. Dans leurs tenues de travail massives, ils semblent trop grands, trop bruts pour ce cadre feutré.
Mon cœur rate un bond. Dimitry balaye la salle du regard et ses yeux tombent sur moi. Il me toise de toute sa hauteur, avec une assurance brutale et une supériorité qui m'arrache un frisson de terreur. Je reste pétrifié, incapable de décrocher un mot alors que Thomas me pose une question. Dimitry détourne brusquement le regard, feignant de m'ignorer, et s'installe à une table plus loin avec son collègue.
Une seconde plus tard, mon téléphone vibre contre ma jambe, juste au-dessus du nœud de la cravate. Un SMS.
« Toilettes dans 5 minutes. »
Je prétexte un coup de fil urgent et m'extirpe de la table sous les regards interrogateurs de mes collègues. Dans les toilettes, l'air est saturé d'une tension insoutenable. À peine la porte s'est-elle refermée derrière moi que la silhouette massive de Dimitry m'accule contre le mur. Ses mains s'écrasent contre la faïence de chaque côté de ma tête, me verrouillant dans son espace.
— On s'amuse, Pierrick ? s'exclame-t-il, sa voix basse et tranchante comme un rasoir. On s'expose avec d'autres hommes ?
— Ce sont mes collègues, Dimitry, je... balbutié-je, le souffle coupé.
— Je m'en fous de qui ils sont ! me coupe-t-il avec une brutalité verbale qui me fait frémir. Écoute-moi bien, parce que je ne le dirai qu'une fois. Tu n'as pas le droit d'être avec d'autres hommes que moi. Ma compagnie est la seule que tu es autorisé à avoir. Tu es à moi, de la pointe de tes chaussures jusqu'à ton putain de cerveau.
Il se rapproche encore, son visage à quelques centimètres du mien.
— Si tu voulais déjeuner avec ces types, tu aurais dû m'en demander la permission avant. Pour tes collègues, pour tes amis, pour n'importe qui d'autre, tu me demanderas l'autorisation. C'est moi qui décide qui a le droit de partager ton temps. Compris ?
Il descend sa main vers ma taille, déboutonnant mon pantalon sans aucune forme de préambule. Il plonge ses doigts sous le tissu et arrache littéralement la cravate rouge de ma cuisse. La soie glisse brutalement sur ma peau.
— Puisque tu ne sais pas te tenir, je reprends ça, crache-t-il en froissant la cravate dans son poing. Je te la rendrai quand j'estimerai que tu as compris ta place. En attendant, tu vas bien réfléchir à ce qui t'attend ce soir.
Il me presse contre le mur froid, son torse puissant m'écrasant. Sa voix devient un murmure vicieux à mon oreille :
— Quand je vais te retrouver tout à l'heure, je ne serai pas tendre. Oublie les câlins de ce matin. Je vais te dresser comme tu ne l'as jamais été. Je vais te faire regretter chaque seconde passée à sourire à ces types. Tu vas pleurer ton plaisir et ta douleur en même temps, Pierrick. Tu vas sentir ce que c'est que d'appartenir à un homme comme moi.
À ces mots, une décharge électrique traverse tout mon corps. La terreur me glace le sang, mais une excitation animale et incontrôlable me submerge. Malgré moi, je sens mon sexe se raidir violemment contre mon pantalon, trahissant mon trouble le plus profond. Dimitry, dont le corps est pressé contre le mien, le remarque instantanément. Un sourire cruel et satisfait étire ses lèvres. Il appuie son genou entre mes cuisses, accentuant la pression sur ma propre érection.
— Regarde-moi ça... souffle-t-il avec mépris. Je te promets de te briser et toi, tu bandes comme un chien. Tu aimes l'idée de souffrir pour moi, n'est-ce pas ?
Ma respiration est hachée, mon corps tremble de honte et d'un désir terrifiant.
— Est-ce que c'est bien compris ? tonne-t-il.
Je baisse les yeux vers le sol, accablé par sa puissance.
— Oui, Dimitry...
Sa main saisit ma mâchoire avec une force qui me force à relever la tête. Ses doigts s'enfoncent dans ma chair.
— Regarde-moi ! Je veux une réponse les yeux dans les yeux ! ordonne-t-il d'un ton impérieux.
— Oui, Dimitry. C'est compris, articulé-je en plongeant mon regard dans son bleu acier brûlant de colère.
— Bien. Maintenant, tu sors de là. Tu trouves une excuse bidon, tu plantes tes collègues et tu retournes immédiatement travailler. Je veux un message dès que tu es assis à ton bureau. Si je n'ai rien dans dix minutes, je viens te chercher directement devant ton patron. Dégage !
Il me lâche brusquement. Je réajuste mes vêtements en tremblant, essayant de dissimuler l'érection qui me fait encore souffrir. Je sors des toilettes, le visage en feu. Je retourne à la table, balbutie une excuse de malaise soudain à Thomas et Julien, et je quitte le restaurant. Je cours presque jusqu'à l'agence.
Une fois assis à mon bureau, les mains tremblantes, je tape le message : "Je suis à mon poste, Dimitry. Pardon."
L'après-midi à l'agence est un calvaire d'une lenteur indicible. Assis devant mon écran, je suis incapable de tracer la moindre ligne. Mes mains tremblent sur mon clavier et chaque fois que le téléphone sonne, mon cœur bondit dans ma poitrine. Le silence de Dimitry est mille fois plus terrifiant que n'importe quelle insulte. Je repense sans cesse à son genou pressé contre mon sexe dans les toilettes du restaurant, à cette érection honteuse qui m'a trahi devant lui.
Dès que je peux enfin quitter le bureau, je me précipite vers mon appartement. Le trajet est un flou d'angoisse. Arrivé dans le couloir, mon sang se glace. Dimitry est là. Il est adossé contre le mur, juste à côté de ma porte. Massif et sombre, son regard bleu acier me transperce dès que je débouche de l'ascenseur. Il ne dit pas un mot, mais il tient la cravate rouge bien en vue, enroulée autour de son poing comme un fouet.
Je m'approche, les jambes flageolantes, mes clés tremblant dans ma main. Sa présence physique occupe tout l'espace du couloir, étouffante.
— Ouvre la porte, Pierrick, ordonne-t-il d'une voix sourde et glaciale.
Je m'exécute, mes doigts engourdis par la peur. Dès que la porte s'ouvre, il me pousse violemment à l'intérieur et la referme d'un coup sec. Le verrou claque avec un bruit définitif. Avant même que je puisse dire un mot, sa main se referme sur ma nuque avec une force brute, me propulsant vers la chambre sans ménagement.
— Dans la chambre, tout de suite, espèce de petite pute.
Une fois dans la pièce, il s'arrête et me toise avec un dégoût manifeste qui me fait baisser la tête. Il fait claquer la cravate rouge dans l'air, un son sec et cinglant qui me fait sursauter.
— Déshabille-toi, ordonne-t-il. Tout. Je veux voir dans quel état se trouve la petite catin qui s'exhibe devant ses collègues sans mon accord.
Je retire ma veste, puis ma chemise avec des gestes maladroits, le visage brûlant de honte. Sous son inspection impitoyable, je me retrouve totalement nu. Malgré la terreur qui me tord le ventre, je sens mon sexe se raidir violemment, pulsant de désir pour l'homme qui s'apprête à me briser.
— Regarde-moi ça... crache-t-il avec un mépris total en fixant mon entrejambe. Je t'insulte, je te promets l'enfer, et toi tu bandes encore ? T'es vraiment qu'une pauvre salope, Pierrick. T'as tellement besoin de sentir ma main sur toi que tu te vendrais au premier venu si je n'étais pas là pour te tenir en laisse.
Il s'approche, sa stature imposante me privant de tout oxygène. Sans un mot, il me retourne brutalement, saisit mes poignets et les ramène derrière mon dos. La douleur irradie dans mes épaules. Il utilise la cravate rouge pour me lier les mains, serrant les nœuds avec une sauvagerie qui me fait lâcher un cri.
— Tu m'as manqué de respect. Tu as cru que ton petit titre au bureau te donnait le droit de faire le beau devant d'autres mecs ? Aujourd'hui, je vais te rappeler ta vraie fonction.
Il saisit mes cheveux et me tire violemment la tête en arrière, m'obligeant à plonger mes yeux dans les siens alors que je gémis de douleur.
— Tu n'es rien d'autre que mon vide-couilles, tu m'entends ? Une petite charogne que je dresse selon mon bon vouloir. Oublie la tendresse de ce matin, ça c'était pour l'homme que je croyais fidèle. Ce soir, je ne vais te donner que ce que tu mérites : du dressage pur et dur.
Il me jette littéralement sur le lit, la face écrasée contre les draps. Je sens ses mains massives se poser sur mes hanches, ses doigts s'enfonçant dans ma chair comme des serres.
— Tu vas rester là, les mains liées, et tu vas subir chaque seconde de ma colère. Tu vas me demander pardon entre chaque gémissement, espèce de petite ordure. On va voir si tu as encore envie de déjeuner avec tes collègues quand j'en aurai fini avec toi.
Je sens le poids de son corps s'abattre sur moi, m'écrasant contre le matelas. Le dressage commence, sans un gramme de douceur, uniquement dans la force et l'insulte crue, me ramenant à mon état d'objet totalement soumis à sa volonté.
L'obscurité de la chambre est devenue une prison de silence, seulement troublée par le sifflement de ma respiration hachée. Allongé face contre le matelas, les poignets verrouillés derrière mon dos par la cravate rouge qui s'enfonce cruellement dans ma peau à chaque mouvement, je ne suis plus qu'un corps en attente. Le silence est brusquement rompu par le bruit lourd et cadencé des bottes de Dimitry sur le parquet. Chaque pas résonne dans mon crâne comme un coup de tonnerre. Je sens mon érection palpiter avec une violence humiliante contre les draps, une réaction abjecte qui me couvre de honte, mais qui confirme l'emprise totale qu'il a sur moi : je suis accro à sa brutalité.
— Pardon, Dimitry... murmuré-je, le visage écrasé contre l'oreiller humide de ma propre sueur. Pardon d'avoir fait le beau au restaurant... pardon...
— Ferme ta gueule, sale sac à foutre, crache-t-il d'une voix gutturale en s'abattant sur moi. Tes excuses, je m'en sers pour m'essuyer les pieds. Ce que je veux, c'est que tu sentes bien jusque dans tes entrailles à qui tu appartiens.
D'un geste brusque, il me saisit par les hanches et me redresse brutalement à quatre pattes. Sans mes mains pour m'équilibrer, je suis dans une posture instable et dégradante, obligé d'appuyer mon front contre le matelas pour ne pas basculer. J'entends le frottement sec de sa braguette qu'on ouvre, puis le bruit du cuir de sa ceinture. Sans aucun lubrifiant, sans la moindre once de pitié pour ma chair, il s'enfonce en moi d'un coup de rein sauvage, d'une traite. La douleur me transperce le bas-ventre, un déchirement brûlant qui m'arrache un hurlement déchirant.
— C'est ça, gueule ! tonne-t-il en frappant ses reins contre les miens avec une rage inouïe. Gueule pour que tout l'immeuble sache que t'es qu'un vide-couilles ! Tu voulais te montrer ? Tu voulais que ces types te matent ? Alors maintenant, assume ton rôle de grosse salope !
— Ah ! Pardon... Dimitry ! Ah ! Pardon... je suis à toi... pardon !
Le rythme qu'il m'impose est inhumain, une cadence de machine qui ne connaît pas la fatigue. À chaque poussée, mon corps est projeté vers l'avant, et il me ramène sans cesse vers lui en me tirant violemment les cheveux, m'obligeant à offrir mon corps toujours plus profondément. Mes vertèbres craquent sous la pression, ma gorge se serre. Il n'y a plus de Pierrick, plus de graphiste respecté, plus rien qu'un orifice que le Maître défonce pour imprimer sa marque de propriétaire.
— Dis-le, Pierrick ! Dis-moi ce que tu es quand je te démonte comme ça ! Répète-le, sale petit trou à sperme !
— Je suis... je suis ta salope... ta petite pute... pardon... ah ! continue, Dimitry... pardon !
Soudain, il me fait basculer sur le dos. Mes poignets sont toujours entravés sous mes reins, ce qui force ma cage thoracique à se cambrer de manière douloureuse. Il attrape mes jambes d'une main de fer et les plaque contre mes épaules, m'ouvrant totalement, m'exposant dans la lumière crue à son regard méprisant.
— Regarde-toi, t'es qu'une sous-merde, une grosse traînée en manque de queue, siffle-t-il entre ses dents serrées. T'as de la chance que je sois le seul à t'utiliser, parce qu'une petite ordure comme toi, ça finirait sur un trottoir à se faire prendre par dix mecs pour un billet de cinq.
Il reprend sa marche forcée, plus profondément encore, cherchant à atteindre les limites de mon corps. Je sens ses testicules frapper contre mon périnée avec un bruit sourd et humiliant. La sensation de la cravate rouge qui me scie les poignets se mélange à la brûlure insupportable de sa pénétration. Je perds la raison, mes yeux révulsés ne fixent plus que le plafond qui tourne, tandis que je le supplie de ne pas s'arrêter, de continuer à me briser.
— Je suis ta catin... ton esclave... fais-moi mal, Dimitry... pardon !
— Oh, je vais te faire mal, sale petite chienne. Tu vas tellement déguster que tu n'oseras plus jamais croiser le regard d'un homme sans pisser de peur.
L'intensité atteint un point de non-retour, là où la douleur et le plaisir se confondent dans une agonie délicieuse. Dimitry grogne, sa voix n'est plus qu'un râle de prédateur qui a fini de briser sa proie. Il me saisit à nouveau par la gorge, sa main large enserrant mon cou, serrant juste assez pour que je sente le souffle me manquer, tout en martelant mon corps avec une rage finale.
— Tu vas la prendre, ma semence de Maître, et tu vas la garder bien au chaud, petite pute, ordonne-t-il. Tu ne jouis que si je t'autorise à crever de plaisir, compris ?
— Oui... s'il te plaît... Dimitry... pardon !
— Jouis, sale ordure ! Jouis pour ton propriétaire !
Je décharge dans un cri de détresse et de jouissance absolue, mon sperme souillant mon propre torse, le corps secoué de spasmes si forts que j'ai l'impression que mes muscles vont se déchirer. Au même instant, je sens sa chaleur m'inonder, une possession liquide et brûlante qui marque la fin de ma résistance.
Il se retire brusquement, sans un mot de réconfort. Je reste pantelant, les jambes tremblantes et les mains toujours liées. Il se rhabille avec une froideur chirurgicale, ajustant ses vêtements devant la glace sans même me regarder.
— Tu restes attaché comme ça jusqu'à demain matin, Pierrick. Si je t'entends gémir ou si tu essaies de défaire ce nœud, je reviens et je te finis à la ceinture. T'es rien d'autre qu'un jouet dont j'ai fini de me servir pour aujourd'hui.
Il sort de la chambre sans un dernier regard, traverse l'appartement avec un bruit de bottes implacable. J'entends la porte d'entrée s'ouvrir, puis claquer violemment. Le double tour de clé résonne dans le couloir comme un verdict définitif. Je suis seul dans le noir, verrouillé dans mon propre appartement, le corps meurtri, le sexe encore souillé de son passage, et les mains condamnées par la soie rouge.
Fin du chapitre 20.
La pénombre bleutée de ma chambre est encore chargée de l’électricité de la nuit passée. Je m'éveille avec une lenteur délicieuse, la peau brûlante et le corps lourd d'un abandon total. Je suis encore blotti contre Dimitry, sentant chaque muscle de son torse massif pressé contre mon dos. Sa chaleur m'enveloppe comme une armure, et la présence de son sexe, déjà éveillé et niché contre mes fesses, me rappelle d'un frisson que notre nuit de possession n'était qu'un début.
Dimitry ne dort plus. Je perçois le changement de son souffle dans mon cou, une vibration sourde qui annonce son réveil. Ses bras se resserrent, ses mains larges remontant lentement le long de mon torse pour s'attarder sur mes pectoraux encore sensibles.
— Tu es réveillé, Pierrick ? murmure-t-il.
Sa voix, plus grave à l'aube, résonne directement dans ma colonne vertébrale, me faisant tressaillir de plaisir avant même qu'il n'ait bougé.
Dimitry commence à couvrir mon épaule de baisers lents, sa langue traçant des cercles paresseux sur ma peau. Ses mains explorent mon corps avec une affection palpable, mais je sens dans la fermeté de ses doigts que la tendresse n'exclut jamais l'autorité. Il me fait pivoter doucement pour que je lui fasse face, et dans le silence sacré de la chambre, nos regards s'accrochent. Il n'y a plus de Marc, plus d'humiliation publique, juste l'intensité de notre lien.
Il prend son temps, caressant mon visage, ses pouces suivant la ligne de ma mâchoire. Il m'embrasse avec une passion profonde, une bouche qui explore et revendique chaque parcelle de mon être. Je réponds avec une dévotion sans réserve, mes mains cherchant la puissance de sa carrure, m'accrochant à ses épaules comme à un ancrage.
Le désir remonte, inévitable. Dimitry me bascule sur le dos et se place entre mes jambes. S'il reste tendre, le rythme qu'il m'impose est déjà plus physique, plus exigeant que durant la nuit. Lorsqu'il entre à nouveau en moi, je cambre les reins et laisse échapper un long cri de pur plaisir contre son cou. La sensation est foudroyante, démultipliée par l'intimité du matin.
Dimitry s'appuie sur ses bras, dominant entièrement mon corps. Il plonge son regard bleu acier au plus profond du mien.
— Regarde-moi, Pierrick. Je veux voir tes yeux quand je te prends, ordonne-t-il avec une autorité douce.
J'obéis, les yeux embués, fixés sur les siens. Il commence un mouvement de va-et-vient puissant. Ses mains saisissent mes poignets pour les plaquer de chaque côté de ma tête, m'immobilisant totalement. Le contraste est incroyable : il m'embrasse avec une douceur infinie tout en m'imposant une cadence physique qui ne laisse aucune place à la résistance. Je gémis de plus en plus fort, mes hanches se soulevant pour aller au-devant de chaque poussée, mon corps vibrant sous sa force brute.
Il me redresse brusquement, m'asseyant sur lui alors qu'il s'adosse contre la tête de lit. Dans cette position, je suis forcé d'enlacer son cou, ma poitrine soudée à la sienne. Dimitry guide mes mouvements, ses mains larges pétrissant mes fessiers, m'enfonçant sur lui à chaque fois plus profondément. L'intensité monte, mes gémissements deviennent une plainte continue d'abandon. Son regard reste ancré dans le mien, une promesse de possession absolue.
L'orgasme nous fauche ensemble dans un même souffle. Je sens les muscles de Dimitry se tendre à l'extrême, et il décharge sa puissance en moi, mon nom mourant dans un râle de satisfaction. Je m'effondre contre lui, le visage niché dans son cou, le corps secoué de derniers soubresauts.
Après de longues minutes de calme et de caresses, Dimitry m'embrasse une dernière fois et se lève. Alors que je sors de la douche, il m'attend avec mes vêtements de travail, mais il tient la cravate rouge de la veille entre ses doigts.
— Retourne-toi, Pierrick, dit-il avec une gravité nouvelle.
Je m'exécute. Il me passe la cravate autour du cou, mais au lieu de la nouer normalement, il l'utilise pour me bander les yeux avec une fermeté qui me plonge dans l'obscurité. Je sens son souffle contre mon oreille.
— Aujourd'hui, voici ton ordre : tu ne retireras ce bandeau qu'une fois que tu seras seul devant ton miroir pour te préparer. Et une fois à l'agence, tu garderas cette cravate rouge nouée autour de ta cuisse, sous ton pantalon. À chaque pas, à chaque mouvement, tu sentiras la soie contre ta peau. Ce sera ton lien invisible avec moi. Tu n'y toucheras pas de la journée, et tu penseras à la manière dont tu as tremblé sous mes mains ce matin. C'est le rappel que, même loin de moi, tu es sous mes ordres.
Il dépose un baiser brûlant dans mon cou, là où la cravate m'enserrait hier au bar.
— Va maintenant. Porte mon secret sous tes vêtements.
L'ambiance de l'agence est électrique ce matin. Sous mon pantalon de costume, la cravate rouge nouée autour de ma cuisse est une brûlure constante, un rappel soyeux et impitoyable de la possession de Dimitry. Chaque fois que je me lève pour valider un dossier ou que je marche vers le bureau d'un collaborateur, le frottement de la soie contre ma peau me fait tressaillir. Je me sens comme un imposteur, un homme respecté en apparence, mais secrètement marqué, entravé par la volonté d'un autre.
À midi, deux de mes collègues, Thomas et Julien, insistent pour que nous déjeunions ensemble. J'accepte, pensant que la diversion me fera du bien. En marchant vers le restaurant, je suis tellement absorbé par la sensation du lien sur ma cuisse que je ne remarque pas le grand camion de déménagement qui tourne à l'angle de la rue. Je ne vois pas Dimitry au volant, scrutant mon allure avec ce regard de propriétaire qui ne laisse rien passer.
Nous nous installons à une table centrale, discutant de budgets et de délais. Alors que nous attendons nos boissons, la porte du restaurant s'ouvre avec fracas. Le silence se fait presque instantanément. Dimitry entre, flanqué de l'un de ses collègues. Dans leurs tenues de travail massives, ils semblent trop grands, trop bruts pour ce cadre feutré.
Mon cœur rate un bond. Dimitry balaye la salle du regard et ses yeux tombent sur moi. Il me toise de toute sa hauteur, avec une assurance brutale et une supériorité qui m'arrache un frisson de terreur. Je reste pétrifié, incapable de décrocher un mot alors que Thomas me pose une question. Dimitry détourne brusquement le regard, feignant de m'ignorer, et s'installe à une table plus loin avec son collègue.
Une seconde plus tard, mon téléphone vibre contre ma jambe, juste au-dessus du nœud de la cravate. Un SMS.
« Toilettes dans 5 minutes. »
Je prétexte un coup de fil urgent et m'extirpe de la table sous les regards interrogateurs de mes collègues. Dans les toilettes, l'air est saturé d'une tension insoutenable. À peine la porte s'est-elle refermée derrière moi que la silhouette massive de Dimitry m'accule contre le mur. Ses mains s'écrasent contre la faïence de chaque côté de ma tête, me verrouillant dans son espace.
— On s'amuse, Pierrick ? s'exclame-t-il, sa voix basse et tranchante comme un rasoir. On s'expose avec d'autres hommes ?
— Ce sont mes collègues, Dimitry, je... balbutié-je, le souffle coupé.
— Je m'en fous de qui ils sont ! me coupe-t-il avec une brutalité verbale qui me fait frémir. Écoute-moi bien, parce que je ne le dirai qu'une fois. Tu n'as pas le droit d'être avec d'autres hommes que moi. Ma compagnie est la seule que tu es autorisé à avoir. Tu es à moi, de la pointe de tes chaussures jusqu'à ton putain de cerveau.
Il se rapproche encore, son visage à quelques centimètres du mien.
— Si tu voulais déjeuner avec ces types, tu aurais dû m'en demander la permission avant. Pour tes collègues, pour tes amis, pour n'importe qui d'autre, tu me demanderas l'autorisation. C'est moi qui décide qui a le droit de partager ton temps. Compris ?
Il descend sa main vers ma taille, déboutonnant mon pantalon sans aucune forme de préambule. Il plonge ses doigts sous le tissu et arrache littéralement la cravate rouge de ma cuisse. La soie glisse brutalement sur ma peau.
— Puisque tu ne sais pas te tenir, je reprends ça, crache-t-il en froissant la cravate dans son poing. Je te la rendrai quand j'estimerai que tu as compris ta place. En attendant, tu vas bien réfléchir à ce qui t'attend ce soir.
Il me presse contre le mur froid, son torse puissant m'écrasant. Sa voix devient un murmure vicieux à mon oreille :
— Quand je vais te retrouver tout à l'heure, je ne serai pas tendre. Oublie les câlins de ce matin. Je vais te dresser comme tu ne l'as jamais été. Je vais te faire regretter chaque seconde passée à sourire à ces types. Tu vas pleurer ton plaisir et ta douleur en même temps, Pierrick. Tu vas sentir ce que c'est que d'appartenir à un homme comme moi.
À ces mots, une décharge électrique traverse tout mon corps. La terreur me glace le sang, mais une excitation animale et incontrôlable me submerge. Malgré moi, je sens mon sexe se raidir violemment contre mon pantalon, trahissant mon trouble le plus profond. Dimitry, dont le corps est pressé contre le mien, le remarque instantanément. Un sourire cruel et satisfait étire ses lèvres. Il appuie son genou entre mes cuisses, accentuant la pression sur ma propre érection.
— Regarde-moi ça... souffle-t-il avec mépris. Je te promets de te briser et toi, tu bandes comme un chien. Tu aimes l'idée de souffrir pour moi, n'est-ce pas ?
Ma respiration est hachée, mon corps tremble de honte et d'un désir terrifiant.
— Est-ce que c'est bien compris ? tonne-t-il.
Je baisse les yeux vers le sol, accablé par sa puissance.
— Oui, Dimitry...
Sa main saisit ma mâchoire avec une force qui me force à relever la tête. Ses doigts s'enfoncent dans ma chair.
— Regarde-moi ! Je veux une réponse les yeux dans les yeux ! ordonne-t-il d'un ton impérieux.
— Oui, Dimitry. C'est compris, articulé-je en plongeant mon regard dans son bleu acier brûlant de colère.
— Bien. Maintenant, tu sors de là. Tu trouves une excuse bidon, tu plantes tes collègues et tu retournes immédiatement travailler. Je veux un message dès que tu es assis à ton bureau. Si je n'ai rien dans dix minutes, je viens te chercher directement devant ton patron. Dégage !
Il me lâche brusquement. Je réajuste mes vêtements en tremblant, essayant de dissimuler l'érection qui me fait encore souffrir. Je sors des toilettes, le visage en feu. Je retourne à la table, balbutie une excuse de malaise soudain à Thomas et Julien, et je quitte le restaurant. Je cours presque jusqu'à l'agence.
Une fois assis à mon bureau, les mains tremblantes, je tape le message : "Je suis à mon poste, Dimitry. Pardon."
L'après-midi à l'agence est un calvaire d'une lenteur indicible. Assis devant mon écran, je suis incapable de tracer la moindre ligne. Mes mains tremblent sur mon clavier et chaque fois que le téléphone sonne, mon cœur bondit dans ma poitrine. Le silence de Dimitry est mille fois plus terrifiant que n'importe quelle insulte. Je repense sans cesse à son genou pressé contre mon sexe dans les toilettes du restaurant, à cette érection honteuse qui m'a trahi devant lui.
Dès que je peux enfin quitter le bureau, je me précipite vers mon appartement. Le trajet est un flou d'angoisse. Arrivé dans le couloir, mon sang se glace. Dimitry est là. Il est adossé contre le mur, juste à côté de ma porte. Massif et sombre, son regard bleu acier me transperce dès que je débouche de l'ascenseur. Il ne dit pas un mot, mais il tient la cravate rouge bien en vue, enroulée autour de son poing comme un fouet.
Je m'approche, les jambes flageolantes, mes clés tremblant dans ma main. Sa présence physique occupe tout l'espace du couloir, étouffante.
— Ouvre la porte, Pierrick, ordonne-t-il d'une voix sourde et glaciale.
Je m'exécute, mes doigts engourdis par la peur. Dès que la porte s'ouvre, il me pousse violemment à l'intérieur et la referme d'un coup sec. Le verrou claque avec un bruit définitif. Avant même que je puisse dire un mot, sa main se referme sur ma nuque avec une force brute, me propulsant vers la chambre sans ménagement.
— Dans la chambre, tout de suite, espèce de petite pute.
Une fois dans la pièce, il s'arrête et me toise avec un dégoût manifeste qui me fait baisser la tête. Il fait claquer la cravate rouge dans l'air, un son sec et cinglant qui me fait sursauter.
— Déshabille-toi, ordonne-t-il. Tout. Je veux voir dans quel état se trouve la petite catin qui s'exhibe devant ses collègues sans mon accord.
Je retire ma veste, puis ma chemise avec des gestes maladroits, le visage brûlant de honte. Sous son inspection impitoyable, je me retrouve totalement nu. Malgré la terreur qui me tord le ventre, je sens mon sexe se raidir violemment, pulsant de désir pour l'homme qui s'apprête à me briser.
— Regarde-moi ça... crache-t-il avec un mépris total en fixant mon entrejambe. Je t'insulte, je te promets l'enfer, et toi tu bandes encore ? T'es vraiment qu'une pauvre salope, Pierrick. T'as tellement besoin de sentir ma main sur toi que tu te vendrais au premier venu si je n'étais pas là pour te tenir en laisse.
Il s'approche, sa stature imposante me privant de tout oxygène. Sans un mot, il me retourne brutalement, saisit mes poignets et les ramène derrière mon dos. La douleur irradie dans mes épaules. Il utilise la cravate rouge pour me lier les mains, serrant les nœuds avec une sauvagerie qui me fait lâcher un cri.
— Tu m'as manqué de respect. Tu as cru que ton petit titre au bureau te donnait le droit de faire le beau devant d'autres mecs ? Aujourd'hui, je vais te rappeler ta vraie fonction.
Il saisit mes cheveux et me tire violemment la tête en arrière, m'obligeant à plonger mes yeux dans les siens alors que je gémis de douleur.
— Tu n'es rien d'autre que mon vide-couilles, tu m'entends ? Une petite charogne que je dresse selon mon bon vouloir. Oublie la tendresse de ce matin, ça c'était pour l'homme que je croyais fidèle. Ce soir, je ne vais te donner que ce que tu mérites : du dressage pur et dur.
Il me jette littéralement sur le lit, la face écrasée contre les draps. Je sens ses mains massives se poser sur mes hanches, ses doigts s'enfonçant dans ma chair comme des serres.
— Tu vas rester là, les mains liées, et tu vas subir chaque seconde de ma colère. Tu vas me demander pardon entre chaque gémissement, espèce de petite ordure. On va voir si tu as encore envie de déjeuner avec tes collègues quand j'en aurai fini avec toi.
Je sens le poids de son corps s'abattre sur moi, m'écrasant contre le matelas. Le dressage commence, sans un gramme de douceur, uniquement dans la force et l'insulte crue, me ramenant à mon état d'objet totalement soumis à sa volonté.
L'obscurité de la chambre est devenue une prison de silence, seulement troublée par le sifflement de ma respiration hachée. Allongé face contre le matelas, les poignets verrouillés derrière mon dos par la cravate rouge qui s'enfonce cruellement dans ma peau à chaque mouvement, je ne suis plus qu'un corps en attente. Le silence est brusquement rompu par le bruit lourd et cadencé des bottes de Dimitry sur le parquet. Chaque pas résonne dans mon crâne comme un coup de tonnerre. Je sens mon érection palpiter avec une violence humiliante contre les draps, une réaction abjecte qui me couvre de honte, mais qui confirme l'emprise totale qu'il a sur moi : je suis accro à sa brutalité.
— Pardon, Dimitry... murmuré-je, le visage écrasé contre l'oreiller humide de ma propre sueur. Pardon d'avoir fait le beau au restaurant... pardon...
— Ferme ta gueule, sale sac à foutre, crache-t-il d'une voix gutturale en s'abattant sur moi. Tes excuses, je m'en sers pour m'essuyer les pieds. Ce que je veux, c'est que tu sentes bien jusque dans tes entrailles à qui tu appartiens.
D'un geste brusque, il me saisit par les hanches et me redresse brutalement à quatre pattes. Sans mes mains pour m'équilibrer, je suis dans une posture instable et dégradante, obligé d'appuyer mon front contre le matelas pour ne pas basculer. J'entends le frottement sec de sa braguette qu'on ouvre, puis le bruit du cuir de sa ceinture. Sans aucun lubrifiant, sans la moindre once de pitié pour ma chair, il s'enfonce en moi d'un coup de rein sauvage, d'une traite. La douleur me transperce le bas-ventre, un déchirement brûlant qui m'arrache un hurlement déchirant.
— C'est ça, gueule ! tonne-t-il en frappant ses reins contre les miens avec une rage inouïe. Gueule pour que tout l'immeuble sache que t'es qu'un vide-couilles ! Tu voulais te montrer ? Tu voulais que ces types te matent ? Alors maintenant, assume ton rôle de grosse salope !
— Ah ! Pardon... Dimitry ! Ah ! Pardon... je suis à toi... pardon !
Le rythme qu'il m'impose est inhumain, une cadence de machine qui ne connaît pas la fatigue. À chaque poussée, mon corps est projeté vers l'avant, et il me ramène sans cesse vers lui en me tirant violemment les cheveux, m'obligeant à offrir mon corps toujours plus profondément. Mes vertèbres craquent sous la pression, ma gorge se serre. Il n'y a plus de Pierrick, plus de graphiste respecté, plus rien qu'un orifice que le Maître défonce pour imprimer sa marque de propriétaire.
— Dis-le, Pierrick ! Dis-moi ce que tu es quand je te démonte comme ça ! Répète-le, sale petit trou à sperme !
— Je suis... je suis ta salope... ta petite pute... pardon... ah ! continue, Dimitry... pardon !
Soudain, il me fait basculer sur le dos. Mes poignets sont toujours entravés sous mes reins, ce qui force ma cage thoracique à se cambrer de manière douloureuse. Il attrape mes jambes d'une main de fer et les plaque contre mes épaules, m'ouvrant totalement, m'exposant dans la lumière crue à son regard méprisant.
— Regarde-toi, t'es qu'une sous-merde, une grosse traînée en manque de queue, siffle-t-il entre ses dents serrées. T'as de la chance que je sois le seul à t'utiliser, parce qu'une petite ordure comme toi, ça finirait sur un trottoir à se faire prendre par dix mecs pour un billet de cinq.
Il reprend sa marche forcée, plus profondément encore, cherchant à atteindre les limites de mon corps. Je sens ses testicules frapper contre mon périnée avec un bruit sourd et humiliant. La sensation de la cravate rouge qui me scie les poignets se mélange à la brûlure insupportable de sa pénétration. Je perds la raison, mes yeux révulsés ne fixent plus que le plafond qui tourne, tandis que je le supplie de ne pas s'arrêter, de continuer à me briser.
— Je suis ta catin... ton esclave... fais-moi mal, Dimitry... pardon !
— Oh, je vais te faire mal, sale petite chienne. Tu vas tellement déguster que tu n'oseras plus jamais croiser le regard d'un homme sans pisser de peur.
L'intensité atteint un point de non-retour, là où la douleur et le plaisir se confondent dans une agonie délicieuse. Dimitry grogne, sa voix n'est plus qu'un râle de prédateur qui a fini de briser sa proie. Il me saisit à nouveau par la gorge, sa main large enserrant mon cou, serrant juste assez pour que je sente le souffle me manquer, tout en martelant mon corps avec une rage finale.
— Tu vas la prendre, ma semence de Maître, et tu vas la garder bien au chaud, petite pute, ordonne-t-il. Tu ne jouis que si je t'autorise à crever de plaisir, compris ?
— Oui... s'il te plaît... Dimitry... pardon !
— Jouis, sale ordure ! Jouis pour ton propriétaire !
Je décharge dans un cri de détresse et de jouissance absolue, mon sperme souillant mon propre torse, le corps secoué de spasmes si forts que j'ai l'impression que mes muscles vont se déchirer. Au même instant, je sens sa chaleur m'inonder, une possession liquide et brûlante qui marque la fin de ma résistance.
Il se retire brusquement, sans un mot de réconfort. Je reste pantelant, les jambes tremblantes et les mains toujours liées. Il se rhabille avec une froideur chirurgicale, ajustant ses vêtements devant la glace sans même me regarder.
— Tu restes attaché comme ça jusqu'à demain matin, Pierrick. Si je t'entends gémir ou si tu essaies de défaire ce nœud, je reviens et je te finis à la ceinture. T'es rien d'autre qu'un jouet dont j'ai fini de me servir pour aujourd'hui.
Il sort de la chambre sans un dernier regard, traverse l'appartement avec un bruit de bottes implacable. J'entends la porte d'entrée s'ouvrir, puis claquer violemment. Le double tour de clé résonne dans le couloir comme un verdict définitif. Je suis seul dans le noir, verrouillé dans mon propre appartement, le corps meurtri, le sexe encore souillé de son passage, et les mains condamnées par la soie rouge.
Fin du chapitre 20.
→ Qu'avez-vous pensé de cette histoire ??? Donnez votre avis...
→ Autres histoires érotiques publiées par Tounet39270
0 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Soyez le premier à donner votre avis après lecture sur cette histoire érotique...
Réagissez à l'histoire après lecture
Votre avis sur cette histoire :