Putain d'homophobe (27)

- Par l'auteur HDS Tounet39270 -
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 18-09-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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Chapitre 27

La porte-fenêtre coulisse brutalement dans son rail, le bruit strident du métal interrompant net la respiration que nous partagions. Je lâche le visage de Dimitry d'un coup sec, mes mains retombant le long de mon corps comme si elles venaient de toucher un fer rouge. Dimitry, lui, ne bouge pas d'un millimètre, mais je sens sa mâchoire se contracter si fort que les muscles de son cou saillent sous la lumière du balcon.

Cassandra est là, sur le seuil, le visage tordu par une colère et une incompréhension qui me glacent le sang. Élodie se tient juste derrière elle, le regard curieux, braqué sur nous deux. Ma sœur n’a pas vu le baiser, mais l’atmosphère sur ce balcon est si lourde, si chargée de ce que nous venons d’échanger, que le mensonge semble hurler dans le silence.
— Dimitry, ça suffit maintenant ! explose Cassandra, la voix tremblante de frustration. On veut une explication. C’était quoi ce cirque à table avec Nathanaël ? On aurait dit une crise de jalousie, c'est ridicule et gênant pour tout le monde !

Élodie renchérit, croisant les bras sur sa poitrine avec un petit rire nerveux : — C’est vrai Dimitry, tu as été odieux. On aurait vraiment dit un mec jaloux qui protège son territoire. Pourquoi tu t’es mis dans un état pareil pour un simple café de Pierrick ? Qu'est-ce que ça peut te faire qu'il voie quelqu'un ?

Dimitry devient rouge de fureur. Il se tourne lentement vers elles, sa carrure occupant tout l'espace, tel un prédateur acculé. — Ma jalousie ? Tu veux parler de ce qui se passe ici, Cassandra ? rugit-il d'une voix qui semble sortir du plus profond de sa poitrine. Tu ramènes des types chez moi sans prévenir, tu transformes MA maison en agence matrimoniale pour ton frère !
— C’est mon frère, Dimitry ! Et il est seul ! Pourquoi ça te rend fou comme ça ? On dirait que tu ne supportes pas l'idée qu'il puisse regarder quelqu'un d'autre que toi dans cette pièce !

La dispute éclate, violente, sous les yeux d'Élodie et les miens. Je reste pétrifié contre la rambarde du balcon, le cœur battant à tout rompre. Les mots volent comme des lames de rasoir. Cassandra l'accuse d'avoir un comportement obsessionnel, inexplicable, une agressivité démesurée dès qu'on touche à mon sujet. Pour la première fois, le secret qui nous lie menace d'exploser en plein visage de ma sœur. Dimitry est au bord de la rupture, ses mains tremblent de rage contenue.


Finalement, il ne peut plus supporter la pression. Il bouscule presque Cassandra pour rentrer dans le salon, attrape ses clés sur le buffet dans un geste de fureur sauvage et se dirige vers la sortie.
— J'en ai marre de vos conneries. Je sors, j'ai besoin d'air ! Ne m'attends pas !

Il claque la porte d'entrée avec une telle violence que les cadres du couloir tremblent et qu'un silence de mort retombe sur la maison.

Cassandra s'effondre sur une chaise, en larmes, tandis qu'Élodie tente de la consoler en lui jetant des regards pleins de doutes. Ma sœur relève la tête vers moi, les yeux embués de douleur. — Pierrick... dis-moi la vérité. Pourquoi il réagit comme ça avec toi ? Est-ce qu'il s'est passé quelque chose ? Pourquoi il te surveille comme si tu lui appartenais ? Il y a un truc que je ne sais pas, je le sens...

Le poids du mensonge m'étouffe. Voir ma sœur ainsi me déchire, mais la peur est plus forte. — Je ne sais pas, Cassandra... balbutiai-je en reculant vers la porte. Il est juste... nerveux, je suppose. Je ne sais rien du tout. Je ferais mieux d'y aller, l'ambiance est trop lourde. Je suis désolé, vraiment.

Je fuis la maison, laissant les deux femmes dans le salon, et je m'engouffre dans la nuit. Le trajet jusqu'à chez moi est un flou de panique. Je monte les escaliers de mon immeuble quatre à quatre, mes mains tremblant au point de ne plus pouvoir tenir mes clés.

En tournant au coin du couloir, mon sang se glace. Une silhouette massive est appuyée contre ma porte, dans l'ombre. Dimitry. Il est là, dans sa chemise blanche froissée, son torse puissant se soulevant au rythme d'une respiration lourde, animale. Il ne m'attend pas pour parler. En me voyant arriver, il relève la tête, et l'éclat de possession absolue dans son regard me fait comprendre que la jalousie du balcon va maintenant trouver son exutoire entre mes murs.
— Tu en as mis du temps, grogne-t-il, sa voix de basse vibrant d'une impatience sauvage.
— Dimitry... qu'est-ce que tu fais là ? Cassandra est dans tous ses états, elle a cru que...

Il fait un pas brusque vers moi, réduisant l'espace vital entre nous à néant. Son odeur de tabac froid et de rage m'envahit. Il m'accule contre le mur, juste à côté de la serrure.
— Je me fous de ce qu'elle croit, Pierrick. Tu crois que j'allais te laisser rentrer tranquillement après ce qui s'est passé ? Après t'avoir vu sourire à ce type ? Après avoir senti tes mains sur moi sur ce balcon alors que je crevais d'envie de t'étouffer ?

Ses mains se posent de chaque côté de ma tête, emprisonnant ma fuite. Ses yeux sont deux abîmes noirs, brûlants de cette jalousie que ma sœur a si bien devinée. Il se penche, son souffle chaud s'écrasant contre mon oreille.
— Ouvre cette porte, ordonne-t-il d'un ton qui n'admet aucune réplique. Maintenant.

Mes doigts sont si maladroits que j'échoue deux fois à insérer la clé dans la serrure. Dimitry finit par recouvrir ma main de la sienne, guidant le métal dans la fente avec une force brutale. Il tourne la clé, pousse la porte, et me projette littéralement à l'intérieur de l'appartement avant de refermer derrière nous.

Le verrou s'enclenche dans un cliquetis sinistre. Nous sommes dans le noir complet de mon entrée, mais je sens sa présence comme un prédateur sur le point de bondir.
— Je vais te faire oublier jusqu'à son prénom, Pierrick, souffle-t-il dans l'obscurité en saisissant ma gorge avec une fermeté qui me fait gémir. Tu ne souriras plus jamais à un autre homme. Jamais.

L'obscurité de l'entrée est totale, mais la présence de Dimitry est un brasier qui consume l'oxygène. Dès que le verrou claque, le silence de l'appartement devient le théâtre de sa fureur. Il ne me laisse pas le temps de reprendre mon souffle, ni même de retirer mon manteau. Il me plaque contre la porte close, le bois dur percutant mes omoplates tandis que ses mains massives remontent pour encadrer mon visage avec une brutalité qui me fait basculer la tête en arrière.
— Tu pensais vraiment que j'allais te laisser partir après l'avoir regardé comme ça ? grogne-t-il, sa voix n'étant plus qu'un grondement animal contre ma peau.

Il ne cherche pas la tendresse. Ses lèvres s'écrasent sur les miennes dans un baiser qui ressemble à un assaut, un mélange de goût de tabac, de vin rouge et d'une faim dévorante. Sa langue force le passage, explorant ma bouche comme s'il voulait m'arracher mon âme, tandis que son corps massif m'écrase contre la porte. Je sens chaque muscle de ses cuisses, la dureté de son sexe déjà dressé contre ma hanche, et cette puissance brute qui me rappelle ma totale impuissance.

Ses mains descendent avec une impatience sauvage, arrachant les boutons de ma chemise dans un bruit de plastique craqué. Il se moque des vêtements. Il veut ma peau, immédiatement. Il écarte le tissu et ses doigts calleux, marqués par des années de travail de force, s'enfoncent dans ma chair, griffant mon torse avant de descendre vers ma ceinture.
— Tu es à moi, Pierrick. Dis-le. Dis-le avant que je ne te brise, ordonne-t-il en mordant cruellement le lobe de mon oreille.
— Je... je suis à toi, Dimitry, balbutiai-je, le corps embrasé par une décharge de plaisir et de terreur.

Il me retourne sans ménagement, me plaçant face contre la porte. Je sens le froid du bois contre mon torse nu alors qu'il plaque son corps contre mon dos. Il saisit mes deux poignets d'une seule main, les verrouillant au-dessus de ma tête avec une facilité déconcertante. De son autre main, il déboucle ma ceinture et fait glisser mon pantalon, me laissant exposé, vulnérable, à la merci de sa jalousie.

Il ne prend pas de gants. Je sens son souffle court sur ma nuque juste avant qu'il n'y plante ses dents, me marquant d'une morsure profonde qui me fait lâcher un cri étouffé.
— C'est ça que tu voulais que ce Nathanaël te fasse ? Hein ? demande-t-il d'une voix rauque, tandis que ses doigts s'immiscent entre mes fesses pour me préparer avec une hâte brutale. Tu voulais qu'il te touche comme ça ?

Il ne me laisse pas répondre. La douleur de la préparation se mêle à l'excitation insoutenable de sa domination. Il est hors de lui, poussé par l'image de ce rival qui a osé me sourire. Sans plus de préambule, il libère son sexe, une barre d'acier brûlante, et s'enfonce en moi d'un coup de rein dévastateur.


Le choc me coupe le souffle, mes poumons se vident alors que je m'agrippe désespérément au bois de la porte. Il me prend avec une violence inouïe, chaque coup de boutoir me propulsant contre le vantail. C'est une cadence infernale, un rythme dicté par la rage et la possession. Il ne cherche pas mon plaisir, il cherche à m'effacer, à réclamer chaque centimètre de mon corps pour que plus personne n'ose y prétendre.

Ses mains lâchent mes poignets pour venir agripper mes hanches, ses doigts s'enfonçant dans ma peau au point d'y laisser des marques violettes qui resteront des jours. Je gémis, je supplie, mais cela ne fait qu'attiser son ardeur. Il grogne comme une bête, son front collé contre mon dos, inondant ma peau de sa sueur.
— Regarde-moi ! ordonne-t-il en me forçant à tourner la tête vers lui alors qu'il continue de me labourer sans pitié. Je veux que tu saches qui te possède. Je veux que tu sentes le poids de chaque seconde où tu as osé m'ignorer ce soir !

La douleur devient un plaisir pur, une extase violente qui me submerge. Je sens mon propre désir s'intensifier, pulsant contre le bois de la porte. La scène du balcon, la dispute, les larmes de Cassandra, tout disparaît dans le fracas de nos corps qui s'entrechoquent. Il accélère encore, ses mouvements devenant convulsifs, ses mains remontant vers ma gorge pour me maintenir fermement.

Au moment où il sent ma propre fin approcher, il me redresse brusquement et me plaque à nouveau sur le dos, me soulevant par les cuisses pour m'enrouler autour de sa taille. Il me pénètre une dernière fois avec une force qui me fait voir des étoiles, et c'est dans un cri de rage et de triomphe qu'il se libère en moi, inondant mes entrailles de sa chaleur brûlante.

Je m'effondre contre lui, le souffle court, les jambes tremblantes. Il me maintient serré contre son torse puissant, son cœur battant comme un tambour contre le mien. Pendant de longues minutes, le seul son dans l'entrée est celui de nos respirations hachées.

Il se recule enfin, réajustant ses vêtements avec une froideur soudaine qui me glace. Il me regarde, moi qui suis au sol, brisé et marqué, un sourire sombre et victorieux étirant ses lèvres.
— Voilà, murmure-t-il en me relevant par le menton. Maintenant, tu sens encore ce Nathanaël sur toi ?

Sans attendre de réponse, il se dirige vers la salle de bain, me laissant seul dans l'ombre avec le souvenir de sa fureur gravé dans ma chair.

Le silence qui retombe sur l'entrée de l'appartement est lourd, presque palpable. Seul le bruit de l'eau qui coule dans la salle de bain vient briser la torpeur dans laquelle je suis plongé. Je suis toujours là, au sol, le dos appuyé contre la porte qui a encaissé toute la fureur de Dimitry. Mon corps est en feu, ma peau porte déjà les stigmates de sa jalousie, et mes membres semblent faits de plomb.

Puis, le bruit de l'eau s'arrête. La porte de la salle de bain grince, laissant échapper une traînée de lumière et de vapeur d'eau. La silhouette massive de Dimitry se découpe dans l'encadrement. Il a passé de l'eau sur son visage, ses cheveux sombres sont mouillés et plaqués en arrière, et ses yeux, autrefois brûlants de rage, semblent maintenant voilés par une ombre de regret.

Il s'approche de moi lentement, sans cette agressivité prédatrice qui l'habitait quelques minutes plus tôt. Il s'accroupit devant moi, ses genoux craquant dans le silence. Ses mains, ces mains qui m'ont agrippé avec tant de violence, se tendent maintenant vers moi avec une hésitation qui me bouleverse. Il glisse ses doigts sous mes aisselles et me relève sans effort, comme si je ne pesais rien, pour me caler contre son torse puissant.

Ses bras se referment sur moi, mais cette fois, c'est pour m'offrir un refuge. Il enfouit son visage dans le creux de mon cou, là où sa morsure commence déjà à bleuir, et je sens son souffle chaud, apaisé.
— Putain, Pierrick... murmure-t-il, sa voix de basse n'étant plus qu'un souffle rauque. Je suis désolé. Je suis vraiment désolé d'avoir été aussi con.

Il se recule un peu pour prendre mon visage entre ses paumes. Ses pouces caressent mes pommettes avec une infinie douceur, comme s'il craignait de me briser après avoir tout fait pour me broyer.
— Quand j'ai entendu son nom... quand je l'ai vu te regarder comme si tu étais une proie à saisir... j'ai perdu les pédales. L'idée qu'il puisse te toucher, que tu puisses lui sourire comme tu me souris, ça m'a rendu fou. J'ai eu l'impression qu'on m'arrachait les tripes.

Je pose mes mains sur ses avant-bras massifs, sentant encore la chaleur qui émane de ses muscles. Je lève les yeux vers lui, cherchant son regard pour qu'il comprenne l'absolue vérité de mes mots.
— Dimitry, écoute-moi, dis-je d'une voix qui s'affermit malgré l'épuisement. Ce Nathanaël... il n'existait même pas pour moi. Pendant tout le dîner, je ne sentais que ton pied contre le mien. Je ne voyais que toi. Je n'ai jamais eu l'intention de lui donner quoi que ce soit, pas même un regard.

Je marque une pause, mon souffle s'accordant au sien.
— Il n'y a que toi. Il n'y a jamais eu que toi depuis le premier jour. Ce mec ne m'intéressait pas, personne ne m'intéresse à part toi. Tu n'as pas besoin de me marquer pour que je m'en souvienne. C'est déjà fait, ici.

Je pose ma main sur mon cœur, et je vois quelque chose se briser dans son regard. La culpabilité y remplace la jalousie. Il m'attire à nouveau vers lui pour un baiser, mais celui-ci n'a rien à voir avec l'assaut de tout à l'heure. C'est un baiser lent, profond, chargé d'une tendresse désespérée et d'un pardon silencieux. C'est une promesse mutuelle scellée dans l'ombre de mon entrée.

Il reste ainsi un long moment, son front contre le mien, ses mains ancrées dans mon dos. Mais la réalité finit toujours par nous rattraper, plus cruelle que jamais. Dimitry jette un coup d'œil vers la petite horloge de mon salon. Il soupire, un son lourd chargé de lassitude.
— Il faut que je rentre, Pierrick, dit-il en s'écartant à contrecœur. Cassandra doit m'attendre... Elle va poser des questions, encore. La dispute sur le balcon a laissé des traces. Elle n'est pas stupide, elle sent que quelque chose ne tourne pas rond.

Il ramasse ses clés qui étaient tombées au sol et réajuste sa chemise, tentant de retrouver l'apparence de l'homme qu'il est censé être : le mari de ma sœur. Voir ce colosse se recomposer, cacher l'amant sauvage derrière le masque du beau-frère, me serre le cœur.
— Je vais devoir inventer une excuse pour ma sortie, continue-t-il en se dirigeant vers la porte. Je vais lui dire que j'avais besoin de marcher, de calmer ma colère. Elle finira par croire ce qu'elle veut croire.

Il pose sa main sur la poignée, puis se ravise. Il revient vers moi une dernière fois, me plaquant brièvement contre lui pour un ultime baiser, plus pressé, plus fiévreux.
— Repose-toi. Et mets de la crème sur ces marques... je m'en veux de t'avoir fait ça. Mais ne doute jamais de ce que je ressens. Je deviendrais dingue si je te perdais.

Il sort enfin, refermant la porte derrière lui. Le clic de la serrure résonne dans le vide de mon appartement. Je reste là, seul au milieu de mon entrée dévastée, le corps endolori mais le cœur étrangement plein, écoutant le bruit de ses pas qui s'éloignent dans le couloir, le ramenant vers la vie qu'il partage avec ma sœur, tandis que je reste ici, dans l'ombre, gardien de notre secret.

Fin du chapitre 27.

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