Une répétition particulière
Récit érotique écrit par Micky [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
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Une répétition particulière
Ce jour là, Sandrine reçut un coup de fil inespéré : celui de son agent. Sans tournage de film depuis un an, elle désespérait de sa carrière qui comptait déjà trente années. Elle savait bien qu'une fois atteint l'âge de 50 ans, une actrice devient beaucoup moins sollicitée. Et pourtant, chaque fois qu'un de ses anciens films passait à la télévision, elle recevait des compliments et des hommages. Les gens qu'elle rencontrait faisaient mine de ne pas voir qu'entre son visage du moment et celui de ses anciens films, il y avait eu forcément un changement.
Et pourtant, Sandrine considérait qu'elle avait plutôt bien vieilli en comparaison de certaines actrices de son âge, véritables pots à tabac. Fine, longiligne, ses taches de rousseur lui conférait encore un côté juvénile que ces idiots de metteurs en scène modernes traitaient par l'indifférence.
Or, son agent venait justement de lui faire une proposition démentant ce mépris envers son passé.
- C'est une réalisatrice connue, CB, qui te veut dans son film. Il s'agit de la libre interprétation d'un livre de Colette, Chéri. Tu connais l'histoire ?
- Ben oui, c'est l'amour entre une femme mûre et un jouvenceau.
- C'est ça. Mais le jouvenceau serait en fait un jeune acteur dont on parle dans le milieu, très beau gosse, et toi la mature. J'ai lu le scénario, ce serait super pour toi. Mais il y a, euh, juste une petite difficulté.
- Ah bon ? Et laquelle ?
- Une scène de sexe très réaliste. Tu devrais être complètement à poil et baiser en quatre postures, simulées évidemment, je te rassure tout de suite.
- Tiens donc. Et c'est quoi, ces postures ?
- Fellation, cunnilingus, missionnaire et pour finir levrette. Cela durerait environ dix minutes. CB y tient absolument. Elle veut absolument montrer qu'une femme mûre, ça baise encore. Et que ça fait bander un beau gosse malgré les défauts du corps. Elle veut que ce soit le plus réaliste possible, sans trucage. En fait, je crois qu'elle se projette un peu vu son âge, mais ça, on s'en fout. Alors ?
Sandrine fit mine de réfléchir avant d'éclater de rire.
- Moi à poil sur grand écran, à cinquante balais ? C'est un gag ?
- Pas du tout. Mais je comprends ta réaction. Cela dit, si tu refuses, dis-toi que je connais au moins deux ou trois de tes consoeurs de ton âge qui sont prêtes à tourner cette scène (l'agent les nomme).
- Hein ? Ces cageots ? Elles oseraient montrer leurs bourrelets et leur cellulite ? Leur cul ramolli ?
- Ben tiens. Elles sont comme toi, en manque de contrats. Prêtes à tout. Mais si CB te veut, c'est justement parce que tu n'es pas un cageot, comme tu dis. Bon, d'accord, tu n'as plus ton corps de vingt ans, comme dans ce film où tu te baladais à poil avec tes cheveux courts. Et sans l'avoir vu, je suis sûr que ton cul n'est pas ramolli.
- C'est vrai et j'en suis assez fière. Comme de mes seins même s'ils tombent un peu, forcément. Bon, des scènes de lit, j'en ai déjà tournées. De ce côté là, pas de souci. Mais là, ça me parait assez hard. Ce n'est pas un film porno au moins ?
- Mais non, tu connais CB, c'est toujours assez intello. Et c'est juste une scène. Et puis, ton partenaire, c'est un canon. Tu aurais pu tomber plus mal.
Sandrine ne balança pas longtemps. Il fallait qu'elle sorte de la clandestinité cinématographique. Elle avait aussi besoin d'argent pour maintenir son standing. Elle vivait seule depuis trois mois, larguée par son ancien compagnon friqué pour une starlette, ce qui avait fait mal à son égo. S'il la voyait à poil à l'écran, ça lui donnerait peut-être des regrets, à ce salaud. Elle demanda un exemplaire du scénario. Et quelques jours plus tard, en présence de la réalisatrice, enchantée de son accord, elle signa le contrat. Elle demande cependant d'être présentée avant à son partenaire pour découvrir à qui elle aurait vraiment affaire, non seulement pour son rôle général, mais aussi en tenue d'Eve.
Jérôme (son prénom) lui plut d'emblée. Mince comme elle, souple et relax, des cheveux blonds bouclés d'angelot, un sourire craquant, il se présentait aux antipodes d'un de ces machos de plateau qu'elle détestait. Elle sentit qu'il ne lui ferait pas trop d'ombre. Pour autant, cette fameuse scène de sexe la préoccupait. "Chéri" serait-il vraiment à la hauteur ? Plus exactement, serait-il en capacité de la mettre en transes devant la caméra, comme le réclamait le scénario ? Et ce évidemment sans coït réel. Il fallait qu'il se passe quelque chose entre eux.
Après avoir réfléchi, elle en vint à la conclusion que le meilleur moyen de se préparer était une répétition. Non face aux techniciens mais chez elle, en tête à tête. Elle se garda d'en parler à CB, elle aurait été capable de demander à en être. Ni bien sûr à son agent. Simplement à Jérôme, qui parut surpris de sa proposition. Mais refuser aurait passé pour mauvais esprit. D'autant qu'il avait du respect pour l'actrice, à la filmographie bien supérieure à la sienne. Etre nu avec elle et chez elle, pourquoi pas après tout puisqu'il n'y aurait pas de témoin ? Il se savait sexy, ses bonnes fortunes en témoignaient assez.
Il s'interrogeait quand même sur la réalité de cette "répétition". Concrètement, est-ce qu'il banderait ou pas ? Et s'il ne bandait pas, si toutefois il devait bander, comment le prendrait l'actrice mature qui risquerait de le mal le prendre ?
C'est donc avec une certaine inquiétude qu'il se présenta à son domicile, muni d'un bouquet de fleurs que l'hôtesse réceptionna avec des mots extasiés. Elle était succinctement vêtue d'une robe de chambre en soie sous laquelle pointaient deux seins aux pointes dures. "Elle est à poil dessous", jugea-t-il non sans pertinence. Elle avait réuni ses cheveux roux en chignon et souligné ses yeux émeraude d'un trait noir. Elle l'entraina dans son salon, lui proposa un alcool qu'il refusa au profit d'un jus de fruit, l'entretint de sa démarche en croisant lentement les jambes devant lui, dévoilant subrepticement un pubis roux qui lui mit la boule à la gorge et durcit son pénis. C'est à ce moment qu'il comprit qu'il allait la baiser.
De fait, telle était bien l'intention de Sandrine. En manque de sexe depuis plus de trois mois, elle voulait joindre l'utile à l'agréable : coucher avec ce beau gosse pour s'envoyer en l'air mais aussi pour "dédramatiser" (c'était son mot) la future scène de sexe qui, elle, serait factice. Dans son esprit, s'ils avaient déjà baisé ensemble, il ne serait pas intimidé par sa nudité et il pourrait jouer pleinement son rôle d'acteur en suivant les directives de CB.
C'est en gros ce qu'elle expliqua à Jérôme quand elle le prit par la main et l'entraina dans sa chambre après avoir laissé glisser en chemin sa robe de chambre en soie et s'être allongée sur son lit offerte telle une odalisque avec sa chair laiteuse et ses taches de rousseur. Très curieuse de voir l'effet produit sur le grand espoir de la comédie française.
- Déshabille-toi, j'ai envie de baiser, lui dit-elle. Mais on va se faire les scènes une par une, comme dans le film. Sauf que tu auras une capote. J'en a préparé une.
Elle posa une chaise sur le côté du lit afin de figurer une caméra virtuelle. Elle fit allonger le jeune acteur, hésita à se mettre entre ses jambes et se positionna finalement sur son flanc, face à la chaise pour entamer sa fellation après avoir rectifié son chignon. Elle aimait sa queue, longue et fine, bien plus à son goût que les gros machins qui labouraient ses chairs intimes lors de ses liaisons récentes.
Jérôme se détendit. La bouche experte de Sandrine lui faisait du bien. Qu'une actrice de son renom lui taille une pipe constituait un baume à son égo parfois malmené par la critique cinématographique. Il oubliait que c'était une "répétition". Et quand elle se retira pour s'allonger à son tour, ouvrant ses longues cuisses pour la deuxième posture, le cunni, il ne se fit pas prier. Titiller le clito de la vedette de "cours après moi si tu peux", ce n'était pas donné à n'importe quel "jeune premier". Il eut la satisfaction de l'entendre roucouler et même gémir, une main fermement posée sur sa nuque avant qu'elle le repousse, l'oeil humide :
- Tu as failli me faire jouir, petit salaud. C'est ton truc, hein, le cunni ? Moi aussi d'ailleurs. Bon, allez, tu me baises maintenant. Mets la capote. Et ne regarde pas la chaise comme si c'était la caméra. Tu me regardes, moi. Et mets en un bon coup. Tu m'as mis le feu avec ta langue.
Dûment capoté, Jérôme pénétra Sandrine de toute sa longueur et la fit couiner. Il sentit ses longues jambes encercler son dos. Bras tendus, les yeux dans son regard émeraude, il la pilonna comme elle l'avait demandé, faisant rouler ses seins piquetés de son sur son torse. Est-ce que ça faisait partie de son rôle futur ou bien simplement son tempérament ? Toujours est-il qu'elle fut très agitée sous lui, proféra quelques mots crus bien sentis que CB avait peut-être mis dans le scénario, expression où il était question de sa bite qui, il est vrai, allait très loin. Sandrine baisait, incontestablement. Quand il lui mit les pieds sur ses épaules et la plia en deux, la trouvant très souple sur le coup, elle éructa un juron qui traduisit son orgasme. Il se retira juste avant d'éjaculer, la laissant pantelante sur le lit.
- Putain, quel pied tu m'as fait prendre, souffla-t-elle. Tu es vraiment doué. Et tu bandes encore ? On va arrêter un peu, faut que je récupère, tu m'as tué.
Il la regarda se relever, légèrement titubante, admira sa croupe parfaite tandis qu'elle allait boire un verre d'eau. Elle revint tout sourire.
- Tu me sers comme un chef. Je connais quelques machos qui devraient en prendre de la graine. On va faire la dernière scène. Ne te retiens pas. J'adore être prise par derrière et on va jouir ensemble, hein ? Face à la caméra.
A genoux sur le lit, fesses hautes, bras sur le matelas, elle reçut cette nouvelle pénétration avec un râle de plaisir. Il fit claquer la peau de son ventre contre ses fesses charnues tout en la tenant par les hanches qu'elle faisait rouler, nuque relevée, chignon défait dans l'agitation. Il fut surpris de sentir sa main lui prendre les couilles par en dessous et les presser délicatement. Le raffinement d'une vraie baiseuse.
C'est alors que, pris d'une subite inspiration, il enfonça son index dans son anus. La chair laiteuse se couvrit de chair de poule. Non seulement elle ne protesta pas contre cette introduction mais elle tourna son visage vers lui et lui souffla "oui, fais-le".
Sandrine, la grande Sandrine, était anale. Lorsqu'il enfonça sans grande difficulté sa queue fine dans son rectum, elle poussa une sorte de rugissement tout en allant chercher sa bite à grands coups de fesses. Qu'elle se fasse enculer, il était douteux que ce soit dans le scénario, encore qu'avec CB, il fallait s'attendre à tout. Mais il ne s'agissait plus de cinéma. Il fallait se montrer à la hauteur des désirs de l'actrice. Il la pilonna jusqu'au moment où il l'entendit bramer "jouis jouis jouiiiis" et il lâcha tout.
Ils restèrent collés l'un à l'autre quelques minutes tandis qu'il dégonflait lentement, la capote remplie de son sperme épais. Puis elle fila vers les toilettes en manquant de tomber, renversant la chaise-caméra au passage. Ainsi s'achevait la "répétition". Mais elle fut le début d'une liaison, authentique cette fois, quoique dissymétrique. Elle devait faire les choux gras de la presse people qui l'avait qualifiée de "la plus érotique du cinéma national". Ce qui n'était pas faux, l'actrice étant littéralement devenue folle de la queue de son jeune amant.
Mais auparavant, il y avait eu LE film. Quelques jours plus tard, c'était l'heure cette fois de la scène devant une vraie caméra et de vrais techniciens triés sur le volet, en présence de la réalisatrice. Et deux mois plus tard, la diffusion du film sur les écrans noirs de nos nuits blanches après être passé sous l'oeil des critiques patentés en séances privées.
Le film n'était pas encore passé sous les yeux des spectateurs qu'il bénéficia d'une publicité considérable. En cause cette scène de sexe "torride" et le débat qui suivit : s'agissait-il ou pas de "simulation" ? L'extase de l'actrice vedette s'était révélée si réaliste qu'un doute, a minima, était permis. Certes, au montage, la jonction supposée des sexes masculin et féminin avait été occultée. Coupée ? Tel était le débat.
Bien entendu, la réalisatrice s'offusqua de ces suppositions malséantes. L'actrice, très sollicitée, fut un peu plus nuancée, laissant planer un doute parce qu'elle avait compris que l'hommage viril rendu par un beau gosse à une femme mûre ne pouvait que complaire à de nombreuses spectatrices. Du reste, Sandrine reçut dans les semaines suivantes via la maison de production un courrier copieux de quadras, de quinquas et même de sexas lui confiant leurs propres expériences en la matière et se disant persuadées qu'elle avait réellement pris son pied dans cette scène, s'étant elles-mêmes reconnues dans cette exaltation érotique sur grand écran.
Sandrine jubilait intérieurement en pensant à son ex qui avait sûrement reconnu son rictus de plaisir, caractéristique quand elle baisait. Bref, cette scène d'anthologie assura le large succès de ce film, vendu à l'étranger, au point d'occulter le reste du scénario, il est vrai beaucoup plus intellectuel.
Du coup, la carrière de Sandrine repartit vers de nouvelles bases, la seule contrainte étant qu'elle devait se montrer un peu plus souvent à poil malgré ses cinquante balais afin d'attirer l'élément mâle. Ce qui lui valut des remarques acerbes de la nouvelle génération d'actrices pour lesquelles montrer ne serait-ce qu'un petit bout de sein constituait une concession au machisme généralisé et même une atteinte au droit des femmes.
Quant à Jérôme, lui aussi bénéficia de ce grand succès qui en avait fait le prototype du "french lover". Il multiplia les scènes de lit, mais avec de jeunes actrices très méfiantes, craignant un assaut sous la couette devant la caméra. Comme sa liaison avec Sandrine était devenue de notoriété publique (le couple avait été photographié par un paparazzi sur une plage corse, elle en monokini), les bimbos le méprisaient parce qu'il "baisait une vieille". Mais vu le plaisir que la "vieille" lui donnait, bien supérieur à ce qu'il avait éprouvé avec la génération antérieure, il n'en avait cure. D'autant qu'il était devenu une vedette de la presse people parce qu'adulé par les ménagères de plus ou moins cinquante ans.
Les spéculations sur la durée de ce couple hors normes allaient bon train. Certains malveillants osèrent même parler de "pédophilie" à propos de Sandrine, suscitant la réprobation générale. D'abord scandalisé, le couple dissymétrique préféra en rire. Il avait compris que dans le monde délétère que nous vivons, le parti d'en rire, comme disait Pierre Dac, reste le meilleur.
Et pourtant, Sandrine considérait qu'elle avait plutôt bien vieilli en comparaison de certaines actrices de son âge, véritables pots à tabac. Fine, longiligne, ses taches de rousseur lui conférait encore un côté juvénile que ces idiots de metteurs en scène modernes traitaient par l'indifférence.
Or, son agent venait justement de lui faire une proposition démentant ce mépris envers son passé.
- C'est une réalisatrice connue, CB, qui te veut dans son film. Il s'agit de la libre interprétation d'un livre de Colette, Chéri. Tu connais l'histoire ?
- Ben oui, c'est l'amour entre une femme mûre et un jouvenceau.
- C'est ça. Mais le jouvenceau serait en fait un jeune acteur dont on parle dans le milieu, très beau gosse, et toi la mature. J'ai lu le scénario, ce serait super pour toi. Mais il y a, euh, juste une petite difficulté.
- Ah bon ? Et laquelle ?
- Une scène de sexe très réaliste. Tu devrais être complètement à poil et baiser en quatre postures, simulées évidemment, je te rassure tout de suite.
- Tiens donc. Et c'est quoi, ces postures ?
- Fellation, cunnilingus, missionnaire et pour finir levrette. Cela durerait environ dix minutes. CB y tient absolument. Elle veut absolument montrer qu'une femme mûre, ça baise encore. Et que ça fait bander un beau gosse malgré les défauts du corps. Elle veut que ce soit le plus réaliste possible, sans trucage. En fait, je crois qu'elle se projette un peu vu son âge, mais ça, on s'en fout. Alors ?
Sandrine fit mine de réfléchir avant d'éclater de rire.
- Moi à poil sur grand écran, à cinquante balais ? C'est un gag ?
- Pas du tout. Mais je comprends ta réaction. Cela dit, si tu refuses, dis-toi que je connais au moins deux ou trois de tes consoeurs de ton âge qui sont prêtes à tourner cette scène (l'agent les nomme).
- Hein ? Ces cageots ? Elles oseraient montrer leurs bourrelets et leur cellulite ? Leur cul ramolli ?
- Ben tiens. Elles sont comme toi, en manque de contrats. Prêtes à tout. Mais si CB te veut, c'est justement parce que tu n'es pas un cageot, comme tu dis. Bon, d'accord, tu n'as plus ton corps de vingt ans, comme dans ce film où tu te baladais à poil avec tes cheveux courts. Et sans l'avoir vu, je suis sûr que ton cul n'est pas ramolli.
- C'est vrai et j'en suis assez fière. Comme de mes seins même s'ils tombent un peu, forcément. Bon, des scènes de lit, j'en ai déjà tournées. De ce côté là, pas de souci. Mais là, ça me parait assez hard. Ce n'est pas un film porno au moins ?
- Mais non, tu connais CB, c'est toujours assez intello. Et c'est juste une scène. Et puis, ton partenaire, c'est un canon. Tu aurais pu tomber plus mal.
Sandrine ne balança pas longtemps. Il fallait qu'elle sorte de la clandestinité cinématographique. Elle avait aussi besoin d'argent pour maintenir son standing. Elle vivait seule depuis trois mois, larguée par son ancien compagnon friqué pour une starlette, ce qui avait fait mal à son égo. S'il la voyait à poil à l'écran, ça lui donnerait peut-être des regrets, à ce salaud. Elle demanda un exemplaire du scénario. Et quelques jours plus tard, en présence de la réalisatrice, enchantée de son accord, elle signa le contrat. Elle demande cependant d'être présentée avant à son partenaire pour découvrir à qui elle aurait vraiment affaire, non seulement pour son rôle général, mais aussi en tenue d'Eve.
Jérôme (son prénom) lui plut d'emblée. Mince comme elle, souple et relax, des cheveux blonds bouclés d'angelot, un sourire craquant, il se présentait aux antipodes d'un de ces machos de plateau qu'elle détestait. Elle sentit qu'il ne lui ferait pas trop d'ombre. Pour autant, cette fameuse scène de sexe la préoccupait. "Chéri" serait-il vraiment à la hauteur ? Plus exactement, serait-il en capacité de la mettre en transes devant la caméra, comme le réclamait le scénario ? Et ce évidemment sans coït réel. Il fallait qu'il se passe quelque chose entre eux.
Après avoir réfléchi, elle en vint à la conclusion que le meilleur moyen de se préparer était une répétition. Non face aux techniciens mais chez elle, en tête à tête. Elle se garda d'en parler à CB, elle aurait été capable de demander à en être. Ni bien sûr à son agent. Simplement à Jérôme, qui parut surpris de sa proposition. Mais refuser aurait passé pour mauvais esprit. D'autant qu'il avait du respect pour l'actrice, à la filmographie bien supérieure à la sienne. Etre nu avec elle et chez elle, pourquoi pas après tout puisqu'il n'y aurait pas de témoin ? Il se savait sexy, ses bonnes fortunes en témoignaient assez.
Il s'interrogeait quand même sur la réalité de cette "répétition". Concrètement, est-ce qu'il banderait ou pas ? Et s'il ne bandait pas, si toutefois il devait bander, comment le prendrait l'actrice mature qui risquerait de le mal le prendre ?
C'est donc avec une certaine inquiétude qu'il se présenta à son domicile, muni d'un bouquet de fleurs que l'hôtesse réceptionna avec des mots extasiés. Elle était succinctement vêtue d'une robe de chambre en soie sous laquelle pointaient deux seins aux pointes dures. "Elle est à poil dessous", jugea-t-il non sans pertinence. Elle avait réuni ses cheveux roux en chignon et souligné ses yeux émeraude d'un trait noir. Elle l'entraina dans son salon, lui proposa un alcool qu'il refusa au profit d'un jus de fruit, l'entretint de sa démarche en croisant lentement les jambes devant lui, dévoilant subrepticement un pubis roux qui lui mit la boule à la gorge et durcit son pénis. C'est à ce moment qu'il comprit qu'il allait la baiser.
De fait, telle était bien l'intention de Sandrine. En manque de sexe depuis plus de trois mois, elle voulait joindre l'utile à l'agréable : coucher avec ce beau gosse pour s'envoyer en l'air mais aussi pour "dédramatiser" (c'était son mot) la future scène de sexe qui, elle, serait factice. Dans son esprit, s'ils avaient déjà baisé ensemble, il ne serait pas intimidé par sa nudité et il pourrait jouer pleinement son rôle d'acteur en suivant les directives de CB.
C'est en gros ce qu'elle expliqua à Jérôme quand elle le prit par la main et l'entraina dans sa chambre après avoir laissé glisser en chemin sa robe de chambre en soie et s'être allongée sur son lit offerte telle une odalisque avec sa chair laiteuse et ses taches de rousseur. Très curieuse de voir l'effet produit sur le grand espoir de la comédie française.
- Déshabille-toi, j'ai envie de baiser, lui dit-elle. Mais on va se faire les scènes une par une, comme dans le film. Sauf que tu auras une capote. J'en a préparé une.
Elle posa une chaise sur le côté du lit afin de figurer une caméra virtuelle. Elle fit allonger le jeune acteur, hésita à se mettre entre ses jambes et se positionna finalement sur son flanc, face à la chaise pour entamer sa fellation après avoir rectifié son chignon. Elle aimait sa queue, longue et fine, bien plus à son goût que les gros machins qui labouraient ses chairs intimes lors de ses liaisons récentes.
Jérôme se détendit. La bouche experte de Sandrine lui faisait du bien. Qu'une actrice de son renom lui taille une pipe constituait un baume à son égo parfois malmené par la critique cinématographique. Il oubliait que c'était une "répétition". Et quand elle se retira pour s'allonger à son tour, ouvrant ses longues cuisses pour la deuxième posture, le cunni, il ne se fit pas prier. Titiller le clito de la vedette de "cours après moi si tu peux", ce n'était pas donné à n'importe quel "jeune premier". Il eut la satisfaction de l'entendre roucouler et même gémir, une main fermement posée sur sa nuque avant qu'elle le repousse, l'oeil humide :
- Tu as failli me faire jouir, petit salaud. C'est ton truc, hein, le cunni ? Moi aussi d'ailleurs. Bon, allez, tu me baises maintenant. Mets la capote. Et ne regarde pas la chaise comme si c'était la caméra. Tu me regardes, moi. Et mets en un bon coup. Tu m'as mis le feu avec ta langue.
Dûment capoté, Jérôme pénétra Sandrine de toute sa longueur et la fit couiner. Il sentit ses longues jambes encercler son dos. Bras tendus, les yeux dans son regard émeraude, il la pilonna comme elle l'avait demandé, faisant rouler ses seins piquetés de son sur son torse. Est-ce que ça faisait partie de son rôle futur ou bien simplement son tempérament ? Toujours est-il qu'elle fut très agitée sous lui, proféra quelques mots crus bien sentis que CB avait peut-être mis dans le scénario, expression où il était question de sa bite qui, il est vrai, allait très loin. Sandrine baisait, incontestablement. Quand il lui mit les pieds sur ses épaules et la plia en deux, la trouvant très souple sur le coup, elle éructa un juron qui traduisit son orgasme. Il se retira juste avant d'éjaculer, la laissant pantelante sur le lit.
- Putain, quel pied tu m'as fait prendre, souffla-t-elle. Tu es vraiment doué. Et tu bandes encore ? On va arrêter un peu, faut que je récupère, tu m'as tué.
Il la regarda se relever, légèrement titubante, admira sa croupe parfaite tandis qu'elle allait boire un verre d'eau. Elle revint tout sourire.
- Tu me sers comme un chef. Je connais quelques machos qui devraient en prendre de la graine. On va faire la dernière scène. Ne te retiens pas. J'adore être prise par derrière et on va jouir ensemble, hein ? Face à la caméra.
A genoux sur le lit, fesses hautes, bras sur le matelas, elle reçut cette nouvelle pénétration avec un râle de plaisir. Il fit claquer la peau de son ventre contre ses fesses charnues tout en la tenant par les hanches qu'elle faisait rouler, nuque relevée, chignon défait dans l'agitation. Il fut surpris de sentir sa main lui prendre les couilles par en dessous et les presser délicatement. Le raffinement d'une vraie baiseuse.
C'est alors que, pris d'une subite inspiration, il enfonça son index dans son anus. La chair laiteuse se couvrit de chair de poule. Non seulement elle ne protesta pas contre cette introduction mais elle tourna son visage vers lui et lui souffla "oui, fais-le".
Sandrine, la grande Sandrine, était anale. Lorsqu'il enfonça sans grande difficulté sa queue fine dans son rectum, elle poussa une sorte de rugissement tout en allant chercher sa bite à grands coups de fesses. Qu'elle se fasse enculer, il était douteux que ce soit dans le scénario, encore qu'avec CB, il fallait s'attendre à tout. Mais il ne s'agissait plus de cinéma. Il fallait se montrer à la hauteur des désirs de l'actrice. Il la pilonna jusqu'au moment où il l'entendit bramer "jouis jouis jouiiiis" et il lâcha tout.
Ils restèrent collés l'un à l'autre quelques minutes tandis qu'il dégonflait lentement, la capote remplie de son sperme épais. Puis elle fila vers les toilettes en manquant de tomber, renversant la chaise-caméra au passage. Ainsi s'achevait la "répétition". Mais elle fut le début d'une liaison, authentique cette fois, quoique dissymétrique. Elle devait faire les choux gras de la presse people qui l'avait qualifiée de "la plus érotique du cinéma national". Ce qui n'était pas faux, l'actrice étant littéralement devenue folle de la queue de son jeune amant.
Mais auparavant, il y avait eu LE film. Quelques jours plus tard, c'était l'heure cette fois de la scène devant une vraie caméra et de vrais techniciens triés sur le volet, en présence de la réalisatrice. Et deux mois plus tard, la diffusion du film sur les écrans noirs de nos nuits blanches après être passé sous l'oeil des critiques patentés en séances privées.
Le film n'était pas encore passé sous les yeux des spectateurs qu'il bénéficia d'une publicité considérable. En cause cette scène de sexe "torride" et le débat qui suivit : s'agissait-il ou pas de "simulation" ? L'extase de l'actrice vedette s'était révélée si réaliste qu'un doute, a minima, était permis. Certes, au montage, la jonction supposée des sexes masculin et féminin avait été occultée. Coupée ? Tel était le débat.
Bien entendu, la réalisatrice s'offusqua de ces suppositions malséantes. L'actrice, très sollicitée, fut un peu plus nuancée, laissant planer un doute parce qu'elle avait compris que l'hommage viril rendu par un beau gosse à une femme mûre ne pouvait que complaire à de nombreuses spectatrices. Du reste, Sandrine reçut dans les semaines suivantes via la maison de production un courrier copieux de quadras, de quinquas et même de sexas lui confiant leurs propres expériences en la matière et se disant persuadées qu'elle avait réellement pris son pied dans cette scène, s'étant elles-mêmes reconnues dans cette exaltation érotique sur grand écran.
Sandrine jubilait intérieurement en pensant à son ex qui avait sûrement reconnu son rictus de plaisir, caractéristique quand elle baisait. Bref, cette scène d'anthologie assura le large succès de ce film, vendu à l'étranger, au point d'occulter le reste du scénario, il est vrai beaucoup plus intellectuel.
Du coup, la carrière de Sandrine repartit vers de nouvelles bases, la seule contrainte étant qu'elle devait se montrer un peu plus souvent à poil malgré ses cinquante balais afin d'attirer l'élément mâle. Ce qui lui valut des remarques acerbes de la nouvelle génération d'actrices pour lesquelles montrer ne serait-ce qu'un petit bout de sein constituait une concession au machisme généralisé et même une atteinte au droit des femmes.
Quant à Jérôme, lui aussi bénéficia de ce grand succès qui en avait fait le prototype du "french lover". Il multiplia les scènes de lit, mais avec de jeunes actrices très méfiantes, craignant un assaut sous la couette devant la caméra. Comme sa liaison avec Sandrine était devenue de notoriété publique (le couple avait été photographié par un paparazzi sur une plage corse, elle en monokini), les bimbos le méprisaient parce qu'il "baisait une vieille". Mais vu le plaisir que la "vieille" lui donnait, bien supérieur à ce qu'il avait éprouvé avec la génération antérieure, il n'en avait cure. D'autant qu'il était devenu une vedette de la presse people parce qu'adulé par les ménagères de plus ou moins cinquante ans.
Les spéculations sur la durée de ce couple hors normes allaient bon train. Certains malveillants osèrent même parler de "pédophilie" à propos de Sandrine, suscitant la réprobation générale. D'abord scandalisé, le couple dissymétrique préféra en rire. Il avait compris que dans le monde délétère que nous vivons, le parti d'en rire, comme disait Pierre Dac, reste le meilleur.
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2 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
La répétition "in situ" était une excellente idée!
Micky,
Ce texte est vraiment un excellent scénario...
Félicitations une fois encore.
Didier
Ce texte est vraiment un excellent scénario...
Félicitations une fois encore.
Didier
