Une robe rouge bordeaux

- Par l'auteur HDS CDuvert -
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Récit libertin : Une robe rouge bordeaux Histoire érotique Publiée sur HDS le 19-06-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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Une robe rouge bordeaux
Temps de lecture ~ 15 minutes

Quand je mets une robe longue, je ne m'embête pas à enfiler une culotte.

Cette habitude m'avait prise depuis mes vingt ans, quand j'avais découvert le plaisir de sentir l'air frais caresser ma peau nue sous le tissu. Ce soir-là, j'avais choisi ma robe rouge bordeaux, celle qui épousait parfaitement mes hanches avant de s'évaser en plis soyeux jusqu'à mes chevilles. Le tissu glissait contre mes cuisses à chaque pas, créant une friction délicieuse qui éveillait déjà mes sens.

L'exposition d'art contemporain battait son plein dans cette galerie huppée du 7ème arrondissement. Je déambulais entre les œuvres, un verre de champagne à la main, consciente des regards qui me suivaient. Ma robe décolletée laissait deviner la naissance de mes seins, et je savais que mon secret - cette absence de sous-vêtements - se devinait dans ma démarche plus libre, plus sensuelle.

C'est alors que je l'ai aperçu.

Grand, brun, la quarantaine élégante, il contemplait une sculpture abstraite avec une intensité qui m'intrigua. Ses mains, fines et expressives, tenaient son verre avec une assurance qui trahissait l'habitude des mondanités. Quand nos regards se croisèrent, je sentis immédiatement cette électricité particulière, cette reconnaissance primitive entre deux êtres attirés l'un par l'autre.

Il s'approcha avec cette démarche féline des hommes sûrs d'eux.

"Cette œuvre vous plaît ?" demanda-t-il, sa voix grave résonnant près de mon oreille.

"Elle m'intrigue", répondis-je, consciente que nous ne parlions déjà plus d'art. "Comme certaines rencontres."

Son sourire révéla des dents parfaites. "Marc", dit-il simplement.

"Élise."

La conversation s'engagea naturellement, ponctuée de frôlements apparemment accidentels. Sa main effleura mon bras nu quand il désigna une toile, ses doigts s'attardèrent sur les miens quand il me tendit une nouvelle coupe de champagne. Chaque contact envoyait des ondes de chaleur dans tout mon corps, et je sentais mes tétons durcir sous le tissu de ma robe.

"Vous habitez le quartier ?" murmura-t-il, se rapprochant imperceptiblement.

"Pas loin", soufflai-je, troublée par son parfum masculin, mélange de bergamote et de quelque chose de plus animal qui me faisait perdre pied.

L'exposition touchait à sa fin. Les invités se dispersaient peu à peu, nous laissant presque seuls dans cette atmosphère feutrée. Marc posa sa main dans le creux de mes reins, et je frissonnai à ce contact qui semblait brûler à travers le tissu.

"J'aimerais vous revoir", chuchota-t-il, ses lèvres effleurant mon oreille.

"Maintenant", répondis-je sans réfléchir, surprise par ma propre audace.

Son appartement était à l'image de l'homme : raffiné, masculin, avec cette touche d'élégance décontractée qui me séduisait. Les lumières tamisées créaient une atmosphère intime, et je remarquai les bougies déjà allumées dans le salon.

"Vous attendiez de la visite ?" plaisantai-je.

"J'espérais", admit-il en me servant un verre de vin rouge.

Nous nous installâmes sur le canapé de cuir, et la conversation reprit, plus personnelle cette fois. Il me parla de son travail d'architecte, de ses voyages, de sa passion pour l'art. Moi, je lui confiai mes rêves d'écriture, mes projets, mes envies de liberté.

Mais sous ces mots civilisés, la tension sexuelle montait inexorablement. Ses yeux ne quittaient plus mes lèvres quand je parlais, et je surprenais son regard qui s'attardait sur le décolleté de ma robe. De mon côté, j'observais ses mains, imaginant déjà leur contact sur ma peau nue.

"Vous êtes troublante", murmura-t-il soudain, posant son verre.

"Vous aussi", avouai-je.

Il se rapprocha, et je sentis son souffle chaud sur mon visage. Ses doigts caressèrent ma joue avec une tendresse qui contrastait avec l'intensité de son regard. Quand ses lèvres touchèrent enfin les miennes, ce fut comme une explosion de sensations.

Le baiser commença doucement, presque chaste, puis s'approfondit rapidement. Sa langue chercha la mienne avec une urgence qui me fit gémir. Mes mains se perdirent dans ses cheveux, l'attirant plus près encore. Je sentais son désir grandir contre ma hanche, et cette preuve tangible de son excitation décuplait la mienne.

Ses mains descendirent le long de mon dos, caressant la soie de ma robe, puis remontèrent pour effleurer mes épaules nues. Quand ses doigts glissèrent sous les bretelles, je ne protestai pas. Au contraire, je cambrai le dos pour lui faciliter l'accès.

"Tu es si belle", chuchota-t-il contre ma bouche.

La robe glissa lentement, révélant mes seins nus. Marc s'immobilisa, le souffle coupé.

"Pas de soutien-gorge non plus ?" demanda-t-il d'une voix rauque.

"Jamais", soufflai-je, frissonnant sous son regard admiratif.

Ses mains se refermèrent sur mes seins avec une douceur révérencieuse, ses pouces caressant mes tétons déjà dressés. Chaque contact envoyait des décharges électriques directement entre mes cuisses, où je sentais l'humidité s'accumuler.

Il m'attira contre lui, et je sentis la chaleur de son torse à travers sa chemise. Mes doigts s'activèrent sur les boutons, impatiente de sentir sa peau contre la mienne. Quand le tissu s'ouvrit enfin, je découvris un torse musclé, couvert d'une fine toison brune qui descendait vers son ventre plat.

Mes lèvres trouvèrent sa gorge, goûtant sa peau salée. Il gémit sourdement quand je mordillai le lobe de son oreille, ses mains se crispant sur mes hanches. La robe, à demi défaite, glissa encore, s'arrêtant à ma taille.

"Chambre", murmura-t-il d'une voix altérée par le désir.

Il me souleva sans effort, et je nouai mes jambes autour de sa taille, sentant son érection presser contre mon sexe nu à travers son pantalon. Cette friction délicieuse me fit gémir, et je vis ses yeux s'assombrir davantage.

La chambre baignait dans une lumière douce. Il me déposa debout près du lit, et d'un geste fluide, acheva de faire glisser ma robe. Je me retrouvai entièrement nue devant lui, sans la moindre gêne. Son regard affamé parcourut chaque courbe de mon corps, s'attardant sur mes seins gonflés de désir, puis descendant vers mon sexe déjà humide.

"Magnifique", souffla-t-il.

À mon tour, je le déshabillai entièrement, mes mains tremblant légèrement d'excitation quand je découvris son sexe dressé, impressionnant de taille et de fermeté. Une goutte de liquide perlait déjà à son extrémité, et je ne pus résister à l'envie de la goûter du bout de la langue.

Il tressaillit violemment à ce contact, ses mains se perdant dans mes cheveux.

"Élise", gémit-il, "si tu continues, je ne vais pas tenir longtemps."

Mais j'avais envie de le torturer un peu, de le voir perdre ce contrôle qu'il affichait si naturellement. Ma bouche entoura son gland, ma langue jouant avec cette chair sensible tandis que ma main caressait sa hampe. Il se cambra, un grognement rauque s'échappant de sa gorge.

Ses hanches bougeaient maintenant d'elles-mêmes, cherchant plus de contact avec ma bouche. Je le pris plus profondément, mes lèvres glissant sur sa longueur tandis que ma main massait ses testicules tendus. Le goût salé de son sexe m'enivrait, et je sentais ma propre excitation monter en flèche.

"Arrête", haleta-t-il soudain, me tirant vers lui. "J'ai envie de toi, maintenant."

Il me renversa sur le lit, ses lèvres trouvant immédiatement mes seins. Sa bouche chaude entoura un téton, le suçant avec une intensité qui me fit crier de plaisir. Sa langue jouait avec la pointe durcie tandis que ses doigts malaxaient l'autre sein, créant un double assaut sensoriel qui me faisait perdre pied.

Mes hanches ondulaient déjà, cherchant un contact, une friction qui soulagerait la tension qui montait en moi. Comme s'il lisait dans mes pensées, sa main libre descendit entre mes cuisses, ses doigts écartant délicatement mes lèvres gonflées.

"Tu es trempée", constata-t-il avec satisfaction, son majeur effleurant mon clitoris.

Je me cambrai violemment à ce contact, un gémissement rauque s'échappant de ma gorge. Ses caresses se firent plus précises, alternant entre des effleurements légers et des pressions plus fermes qui me faisaient voir des étoiles.

Quand il glissa un doigt en moi, puis deux, je crus exploser. Mes muscles internes se contractèrent autour de ses doigts, et il sourit contre ma peau.

"Tu aimes ça ?" murmura-t-il, ses doigts entamant un va-et-vient qui me rendait folle.

"Oui", haletai-je, "oh oui, continue..."

Mais il avait d'autres projets. Sa bouche descendit le long de mon ventre, parsemant ma peau de baisers brûlants. Quand ses lèvres atteignirent mon sexe, je crus défaillir d'anticipation.

Sa langue traça d'abord des cercles autour de mon clitoris, me faisant languir, avant de le lécher directement. L'onde de choc fut si intense que mes hanches se soulevèrent du matelas. Il dut plaquer ses mains sur mes cuisses pour me maintenir en place tandis que sa bouche me dévorait littéralement.

Ses lèvres aspiraient mon clitoris tandis que sa langue le caressait avec une précision diabolique. Parfois, il descendait plus bas, sa langue s'enfonçant en moi, goûtant ma cyprine avec des grognements de satisfaction qui vibraient contre ma chair sensible.

"Marc", gémis-je, "je vais... je vais..."

Mais il ralentit ses caresses, me maintenant au bord de l'orgasme sans me laisser basculer. Cette torture délicieuse me rendait folle, mes mains agrippant les draps tandis que tout mon corps se tendait vers cette libération qu'il me refusait.

"Pas encore", murmura-t-il contre ma peau, "j'ai envie que tu jouisses avec moi en toi."

Il remonta le long de mon corps, et je sentis son sexe dur presser contre mon entrée. Nos regards se croisèrent, et je lus dans ses yeux la même urgence qui me consumait.

"Maintenant", soufflai-je.

Il s'enfonça en moi d'un coup de reins puissant, nous arrachant à tous deux un cri de plaisir. Il était si gros que je dus m'adapter à son intrusion, mes muscles internes se dilatant pour l'accueillir. La sensation était extraordinaire, ce mélange de plénitude et d'étirement qui me faisait tourner la tête.

Il demeura immobile quelques secondes, me laissant le temps de m'habituer, puis commença un va-et-vient lent et profond. Chaque poussée touchait des zones sensibles en moi, créant des vagues de plaisir qui se propageaient dans tout mon corps.

"Tu es si serrée", grogna-t-il, "si chaude..."

Mes jambes se nouèrent autour de sa taille, l'attirant plus profondément encore. Le rythme s'accéléra progressivement, nos corps se mouvant ensemble dans une danse ancestrale. Ses lèvres trouvèrent les miennes, nos langues se mêlant tandis que nos sexes s'unissaient avec une passion grandissante.

Je sentais l'orgasme monter en moi, cette tension familière qui s'accumulait dans mon bas-ventre. Mes ongles griffèrent son dos, et il accéléra encore, ses coups de reins se faisant plus puissants, plus profonds.

"Jouis pour moi", haleta-t-il contre mon oreille, "je veux te sentir jouir autour de moi."

Ces mots furent le déclencheur. L'orgasme me submergea comme un raz-de-marée, contractant tous mes muscles dans des spasmes incontrôlables. Je criai son nom tandis que des vagues de plaisir déferlaient en moi, encore et encore.

Sentir mes contractions autour de son sexe eut raison de son contrôle. Avec un grognement animal, il se retira brusquement et se positionna au-dessus de moi, sa main s'activant sur sa hampe gonflée.

"Je vais jouir", annonça-t-il d'une voix rauque.

Je me cambrai vers lui, offrant ma poitrine, et quelques secondes plus tard, son sperme jaillit en jets puissants sur mes seins. La première giclée atteignit mon cou, la seconde mes mamelons encore dressés, et les suivantes se répandirent sur ma peau en coulées chaudes et visqueuses.

Il continua à se caresser, vidant ses dernières gouttes sur moi tandis que je le regardais, fascinée par cette démonstration de plaisir masculin. Son visage était déformé par l'extase, ses traits tendus par la jouissance qui le traversait.

Quand il eut terminé, il s'effondra à côté de moi, le souffle court. Je baissai les yeux vers ma poitrine souillée, admirant cette marque de possession primitive. Son sperme avait coulé entre mes seins comme une vraie rigole et atteignait déjà mon nombril.

Le souffle de Marc se calmait peu à peu contre mon épaule. Sa semence séchait lentement sur ma peau, créant une pellicule tiède qui me rappelait notre étreinte passionnée. Je restai immobile quelques instants, savourant cette sensation de plénitude qui suivait toujours un orgasme intense.

"C'était incroyable", murmura-t-il en traçant des cercles paresseux sur mon ventre nu.

Je souris, mes doigts caressant ses cheveux ébouriffés. "Nous ne faisons que commencer."

Cette phrase sembla le réveiller complètement. Il se redressa sur un coude, son regard sombre plongeant dans le mien.

"Tu as d'autres projets pour cette nuit ?" demanda-t-il, une lueur d'espoir dans la voix.

"Peut-être", répondis-je mystérieusement.

En réalité, j'avais remarqué quelque chose qui m'intriguait depuis notre arrivée dans l'appartement. Une photo sur la commode montrait Marc en compagnie d'un autre homme, brun lui aussi, avec ce même regard intense qui m'avait séduite chez Marc. Leurs corps étaient proches sur le cliché, trop proches pour de simples amis.

"Qui est-ce ?" demandai-je en désignant la photo.

Marc suivit mon regard et son expression changea légèrement.

"Thomas", dit-il simplement. "Mon... colocataire."

Le mot avait été prononcé avec une hésitation qui ne m'échappa pas. Je me redressai, intriguée.

"Il vit ici ?"

"Oui, mais il est en voyage. Il ne rentrera que demain matin."

Cette information éveilla en moi une curiosité malsaine. L'idée qu'un autre homme partageait cet espace intime avec Marc, qu'il dormait peut-être dans ce même lit, me troublait d'une façon inattendue.

Comme si mes pensées l'avaient invoqué, le bruit d'une clé dans la serrure nous figea tous les deux. Marc pâlit.

"Merde", chuchota-t-il. "Il n'était pas censé rentrer avant demain."

Des pas résonnèrent dans l'entrée, puis une voix masculine appela :

"Marc ? Tu es là ?"

"Dans la chambre", répondit Marc après une hésitation.

Je n'eus pas le temps de me couvrir. La porte s'ouvrit et Thomas apparut, s'immobilisant net en nous découvrant nus sur le lit. Il était exactement comme sur la photo : grand, brun, avec des traits fins et ce même magnétisme animal que Marc.

Ses yeux parcoururent la scène - nos corps entremêlés, ma poitrine encore marquée par les traces de sperme, l'odeur de sexe qui flottait dans l'air. Au lieu de la gêne que j'attendais, je lus dans son regard une lueur d'intérêt qui me fit frissonner.

"Désolé", dit-il sans bouger d'un pouce. "Je ne savais pas que tu avais de la compagnie."

"Thomas, je te présente Élise", dit Marc, visiblement mal à l'aise. "Élise, Thomas."

"Enchantée", dis-je sans faire le moindre geste pour me couvrir.

Thomas sourit, un sourire lent et carnassier qui me rappela celui de Marc quelques heures plus tôt.

"Tout le plaisir est pour moi", répondit-il, ses yeux s'attardant sur mes seins nus.

Un silence tendu s'installa. Marc regardait alternativement Thomas et moi, comme s'il essayait de déchiffrer nos pensées. Thomas, lui, ne me quittait pas des yeux, et je sentais mon corps réagir à son regard appuyé.

"Je peux vous laisser", dit finalement Thomas, mais son ton suggérait le contraire.

"Ou tu peux rester", entendis-je ma propre voix.

Les deux hommes me regardèrent, surpris. Marc ouvrit la bouche pour protester, mais je posai un doigt sur ses lèvres.

"À moins que vous ne soyez pas intéressés", ajoutai-je avec un sourire provocateur.

Thomas s'avança lentement vers le lit, commençant à déboutonner sa chemise.

"Marc ?" demanda-t-il, cherchant l'approbation de son colocataire.

Marc hésita un instant, puis acquiesça silencieusement. Je compris alors que leur relation dépassait la simple cohabitation. Cette complicité, cette façon qu'ils avaient de communiquer sans mots, révélait une intimité plus profonde.

Thomas acheva de se déshabiller, révélant un corps athlétique et un sexe déjà à demi dressé. Il s'assit au bord du lit, sa main effleurant ma cuisse.

"Tu es sûre ?" demanda-t-il.

Pour toute réponse, je l'attirai vers moi et l'embrassai. Ses lèvres étaient différentes de celles de Marc - plus douces, mais tout aussi expertes. Je sentis Marc bouger derrière moi, ses mains caressant mon dos tandis que Thomas explorait ma bouche.

Ce qui suivit fut un ballet sensuel à trois corps. Les mains de Marc et de Thomas se mêlaient sur ma peau, créant des sensations multiples et contradictoires. Parfois, leurs doigts se frôlaient, et je surprenais des regards complices entre eux qui confirmaient mes soupçons sur leur relation.

Thomas descendit le long de mon corps, ses lèvres traçant un chemin de feu sur ma peau encore marquée par les caresses de Marc. Quand sa bouche atteignit mes seins, je gémis de plaisir, mes mains se perdant dans ses cheveux.

Marc, lui, s'était positionné près de ma tête. Son sexe, déjà redevenu dur, effleurait mes lèvres. Je l'accueillis dans ma bouche avec avidité, savourant son goût familier mêlé à celui de notre première étreinte.

Thomas continuait sa descente, ses mains écartant mes cuisses avec une douceur révérencieuse. Quand sa langue toucha mon clitoris encore sensible, je faillis lâcher le sexe de Marc tant la sensation était intense.

"Elle est délicieuse", murmura Thomas contre ma chair humide.

Marc grogna en réponse, ses hanches bougeant lentement pour accompagner les mouvements de ma bouche. Cette double stimulation me faisait perdre pied, mon corps se cambrant entre ces deux hommes qui semblaient connaître parfaitement l'art de donner du plaisir.

Thomas se redressa, son visage luisant de ma cyprine. Il échangea un regard avec Marc, et quelque chose passa entre eux - une communication silencieuse que je ne pus déchiffrer.

"On change ?" proposa Thomas.

Marc acquiesça et se retira de ma bouche. Les deux hommes changèrent de position avec une fluidité qui trahissait l'habitude. Marc prit la place de Thomas entre mes cuisses tandis que ce dernier s'installait près de ma tête.

Le sexe de Thomas était légèrement plus fin que celui de Marc, mais plus long. Quand il glissa entre mes lèvres, je dus adapter ma technique, explorant cette nouvelle géométrie avec ma langue.

Marc, lui, avait repris ses caresses intimes, mais avec une intensité différente. Ses doigts jouaient avec mon clitoris tandis que sa langue s'enfonçait en moi, me faisant gémir autour du sexe de Thomas.

"J'ai envie de te prendre", murmura Marc contre ma peau.

"Moi aussi", ajouta Thomas, sa voix altérée par le plaisir.

L'idée de les avoir tous les deux en moi, successivement ou simultanément, me fit frissonner d'anticipation. Je lâchai le sexe de Thomas pour répondre :

"Faites-moi ce que vous voulez."

Marc se positionna le premier, son sexe dur pressant contre mon entrée encore humide de notre première union. Il s'enfonça lentement, me laissant le temps de m'adapter à son intrusion familière. Thomas, lui, avait repris sa place près de ma bouche, mais au lieu de me demander de le sucer, il se contentait de caresser mes cheveux en observant Marc me posséder.

Le rythme s'établit naturellement, Marc alternant entre des poussées profondes et des mouvements plus superficiels qui stimulaient mon clitoris. Mes gémissements emplissaient la chambre, ponctués par les grognements sourds de Marc et les encouragements murmurés de Thomas.

"Elle est si serrée", haleta Marc.

"Je sais", répondit Thomas avec un sourire complice.

Cette réponse me fit comprendre qu'ils avaient déjà partagé d'autres femmes, que cette situation n'était pas nouvelle pour eux. Cette pensée, loin de me déranger, m'excita davantage.

Quand Marc se retira, Thomas prit immédiatement sa place. Son sexe glissa en moi sans résistance, mais sa forme différente créait de nouvelles sensations. Il était plus doux dans ses mouvements, plus patient, prenant le temps d'explorer chaque recoin de mon intimité.

Marc s'était allongé à côté de nous, sa main caressant mes seins tandis que Thomas me possédait. Parfois, leurs mains se croisaient sur mon corps, et je les voyais échanger des regards chargés de désir - pas seulement pour moi, mais l'un pour l'autre.

L'orgasme monta en moi progressivement, alimenté par cette double attention masculine. Thomas sentit mes muscles internes commencer à se contracter et accéléra ses mouvements.

"Elle va jouir", annonça-t-il à Marc.

"Ensemble", répondit Marc en se positionnant près de ma tête.

Thomas se retira au moment où l'orgasme me submergeait, et tous deux se mirent à se caresser au-dessus de moi. Je les regardais, fascinée, tandis que leurs mains expertes travaillaient leurs sexes gonflés.

Marc jouit le premier, son sperme jaillissant sur mes seins déjà marqués par notre première étreinte. Thomas suivit quelques secondes plus tard, ajoutant sa semence à celle de son colocataire. Leurs jets se mêlaient sur ma peau, créant un mélange tiède et visqueux qui coulait entre mes seins.

Ils s'effondrèrent de chaque côté de moi, haletants, leurs corps luisants de sueur. Je restai immobile entre eux, savourant cette sensation unique d'être l'objet de leur désir partagé.

Le silence qui suivit était différent de celui qui avait conclu ma première étreinte avec Marc. Plus lourd, chargé d'implications que nous n'étions pas prêts à explorer. Thomas et Marc échangeaient des regards par-dessus mon corps, une conversation muette dont j'étais exclue.

Je compris que le moment était venu de partir. Cette nuit avait été parfaite, mais elle appartenait déjà au passé. Me lever, m'habiller, partir avant que la magie ne se brise sous le poids des questions et des explications.

Je me redressai lentement, ignorant le sperme qui coulait le long de mon torse. Ma robe gisait au pied du lit, froissée mais encore présentable. Je l'enfilai sans un mot, consciente que les deux hommes me regardaient.

"Tu pars ?" demanda Marc.

"Il le faut", répondis-je simplement.

Thomas se redressa sur un coude. "On peut se revoir ?"

Je souris sans répondre, ramassant mon sac à main. Certaines expériences sont parfaites précisément parce qu'elles restent uniques, sans lendemain ni promesses.

Je me dirigeai vers la porte, sentant leurs regards sur ma silhouette. Au moment de sortir, je me retournai une dernière fois. Les deux hommes étaient encore allongés quand je quittais la pièce.

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