« Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (33) : rencontre au forum d’Auguste »

- Par l'auteur HDS Olga T -
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Récit libertin : « Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (33) : rencontre au forum d’Auguste » Histoire érotique Publiée sur HDS le 16-03-2023 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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« Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (33) : rencontre au forum d’Auguste »
RESUME DES CHAPITRES PRECEDENTS

Obligée de quitter Rome après la mort de Messaline, mais riche et libre, la jeune patricienne Tullia vit à Baïes, la cité des plaisirs, où elle donne libre cours à son hypersexualité.

Après une rupture brutale avec son amant Titus, le futur empereur, Tullia tente d’oublier en se livrant à des débauches effrénées. Elle retombe sous la domination de Tigellin, l’âme damnée de Néron. Elle renoue également une relation très sentimentale avec le philosophe Sénèque.

Par l’intermédiaire de son amie Fausta, Tullia a fait la connaissance de Pomponia Graecina, la veuve du glorieux général Aulus Plautius, conquérant de la Bretagne. Pomponia, secrètement chrétienne, s’efforce d’attirer Tullia vers la nouvelle religion. Pomponia s’installe chez Tullia. Les deux femmes se rapprochent, au point que, malgré les croyances de Pomponia, elles deviennent amantes.

Grâce à Pomponia, Tullia retrouve un certain équilibre sentimental. Les deux femmes sont néanmoins témoins des nuages qui s’accumulent au sommet de l’empire. Néron, qui a fait assassiner sa mère Agrippine, devient de plus en plus tyrannique. Pomponia a perdu son jeune fils, victime de Néron, alors que Tullia est sous la menace de l’ambitieuse Poppée, la maitresse de Néron. Leur bonheur privé ainsi que leur foi jugée séditieuse ne peuvent s’affranchir de ce contexte.

***

La mort d’Agrippine est un tournant majeur dans le règne de Néron. Elle met fin à la période « faste » du règne, pendant laquelle le jeune empereur, qui suit les avis de ses mentors Sénèque et le Préfet du prétoire Burrus, est populaire et se montre bienveillant.
L’élimination d’Agrippine a néanmoins été bien perçue au Sénat. L’Augusta faisait peur du fait de sa soif de pouvoir. Le Sénat romain ne supportait pas qu’une femme prétende gouverner l’empire. Elle avait déplu pour avoir voulu régner à travers son fils puis contre lui. Elle avait choqué du fait des tentatives d’inceste qu’on lui imputait. L’habile propagande de Sénèque, qui avait justifié l’exécution d’Agrippine par une prétendue tentative d’assassinat du Princeps, avait été bien reçue. Le Sénat félicita Néron et vota la « damnatio memoriae » d’Agrippine, le jour de sa naissance étant proclamé « jour néfaste ». Un seul sénateur, Publius Clodius Thrasea Pætus, osa quitter la séance en signe de protestation.

L’équilibre mental de Néron est néanmoins perturbé par son matricide. Il est convaincu d’être poursuivi par le fantôme de sa mère. Il n’a pas encore osé passer outre le refus de Burrus et de Sénèque à son divorce avec Octavie, afin d’épouser Poppée. Néron fait de plus en plus confiance à des personnages douteux comme Tigellin ou Anicetus, le Préfet de la flotte de Misène, l’assassin d’Agrippine. Et surtout, il est de plus en plus amoureux de la belle et venimeuse Poppée, qui veut éliminer Octavie, écarter les anciens conseillers et craint par-dessus tout une rivale potentielle, Tullia, parce qu’elle fut celle qui initia Néron aux plaisirs de la chair (voir (25) : Les Aphrodisies»).

Ayant réussi à éliminer Agrippine, Poppée ne cesse de distiller auprès de Néron sa haine de Tullia, qu’elle appelle Danaé, du nom du pseudonyme qui avait été celui de Tullia lorsqu’elle avait accompagné Messaline dans les lupanars de Suburre. La haine de Poppée augmente à chaque séjour de Néron à Baïes, devenue sa cité des plaisirs. Poppée n’aime pas Baïes et préfère sa magnifique villa d’Oplontis, à proximité de Pompéi. Elle fait discrètement surveiller Néron par ses espions, car elle craint que l’empereur ne profite de ses séjours pour revoir Tullia. Quand Poppée lui exprime ses craintes et sa jalousie envers la « Meretrix », Néron se contente de lui répondre : « Ce qui se passe à Baïes reste à Baïes ».

Conscient de la jalousie de Poppée, Néron ne profite pas de ses séjours dans la cité balnéaire pour revoir son ancienne maîtresse. Celle-ci reste protégée par Tigellin, qui, sur ce point, restera fidèle à sa parole.

***

A ce moment-là, Poppée n’avait pourtant rien à craindre de la part de Tullia. Entre 59 et 62, celle-ci a radicalement changé de mode de vie. Tullia ne fréquente plus Sénèque, à qui elle ne pardonne pas le rôle qu’il a joué dans la liquidation d’Agrippine. Tigellin, de son côté, très occupé à renforcer son influence à Rome, s’est un peu lassé de son « jouet ». Ses séjours à Baïes sont brefs, toujours à l’invitation de Néron et, dans ces soirées, il n’est pas question d’inviter Tullia, car Poppée ne le supporterait pas.

Tullia ne fréquente plus les banquets chez Fausta ou Julia, qui tournent en orgie et n’utilise plus, pour rencontrer des amants, les locaux mis à sa disposition aux Thermes. Elle est totalement fidèle à Pomponia, avec qui elle vit désormais en véritable couple lesbien. Pomponia aime Tullia comme elle n’a jamais aimé auparavant. Pour tenter de compenser la privation de mâles que s’est imposée l’hypersexuelle, Pomponia a dû apprendre à son tour, à devenir « fututor » et de se servir du monstrueux gode ceinture, hérité de Messaline et de Cléopâtre, et que Tullia a appelé Memnon, du nom de l’étalon éthiopien de la reine d’Egypte.

Julia, la nièce de Fausta et épouse adultère du sénateur Bibulus, a renoncé à Tullia, car son changement radical de comportement fait de Julia la nouvelle et unique reine des nuits de Baïes. En quelques années, Julia a dépassé la réputation de Tullia. Elle est fréquemment invitée par Néron pour ses soirées de dabuche, sans qu’étrangement Poppée n’ait pour Julia la haine qu’elle affiche pour Tullia.

Lucia, tout en continuant à veiller sur Tullia, a, depuis plusieurs années, renoncé à toute relation intime avec Tullia. Parsam a réagi de la même façon. L’un et l’autre, devenus de fervents chrétiens, sont des époux fidèles et assurent le rôle de véritables parents des deux filles de Tullia, Tertullia, alors âgée de 11 ans, et Domitia, 2 ans.

L’affranchie Epicharis (voir chapitres 14 et 24) est la plus affectée par le changement de comportement de Tullia, même si elle ne le montre pas et respecte ses choix. En même temps, le neveu de Sénèque, le poète Lucain, s’éloigne d’elle pour mener à bien son cursus honorum. En 59, à 20 ans à peine, Lucain devient questeur. Et la même année, il épouse une patricienne Argentaria Polla, à qui il consacrera un poème. Lucain semble avoir oublié Epicharis, à qui il avait pourtant juré un amour éternel. Se sentant abandonnée par les deux personnes à qui elle avait donné son cœur, la jeune affranchie grecque, va changer radicalement de comportement, multipliant les amants et s’intéressant à la politique. Nous y reviendrons car cela scellera son destin.

Ce tout Baïes qui avait tant critiqué Tullia pour ses débauches, se montre tout aussi sévère pour son nouveau comportement. Tullia et Pomponia s’efforcent d’être discrètes, mais elles ne peuvent cacher leur relation saphique. Pendant ces trois années, Tullia n’est plus bisexuelle, elle est devenue lesbienne exclusive. Or le lesbianisme est particulièrement mal perçu par les Romains. Même Ovide, dans son « Art d’aimer » le rejette comme étant contraire à la nature. Le poète Martial, qui avait été l’amant de Tullia et qui a toujours une relation intime avec Fausta, reprochera à celle-ci d’avoir poussé les deux matrones dans les bras l’une de l’autre.

Tullia ne veut l’avouer à quiconque, mais elle est en manque : rêvant d’étreintes viriles, elle est tentée de convoquer Adherbal ou un autre de ses esclaves pour qu’ils viennent la saillir. Et pourtant, elle tient bon, estimant s’imposer une pénitence après tant d’années d’excès. Tullia passe ses journées avec Pomponia, les deux matrones alternant les moments où elles font l’amour et ceux où Pomponia enseigne à sa compagne la nouvelle religion.
Pomponia connait évidemment l’Épître aux Romains (1, 18-31), où Paul de Tarse, en 55, fustige la sodomie et l’homosexualité. Il condamne les femmes qui « ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature », c'est-à-dire celles qui acceptent des relations anales avec leurs partenaires masculins, ou encore les femmes qui aiment d'autres femmes. Les relations sexuelles ne devraient n’avoir qu'un seul but selon lui : la procréation. Des pans entiers de la sexualité humaine ont été prohibés par le christianisme : homosexualité masculine et féminine, sodomie, fellation, masturbation. Pomponia sait qu’aux yeux de « l’apôtre des gentils », son mode de vie fait d’elle une « ennemie de Dieu ». Pomponia en est mortifiée. Mais entre Jésus et Tullia, elle ne veut et ne peut choisir. Elle est attachée à sa foi et a autant besoin de Tullia que de l’air qu’elle respire. Pomponia reste une des principales correspondantes de Paul de Tarse en Italie, au même titre que ses amis Prisca et son mari Aquila. Pomponia, en mentant par omission, commet un autre péché. Elle redoute de se retrouver en face de l’apôtre.

***

Cette rencontre avec Paul de Tarse va se faire au courant de l’année 61.

Paul de Tarse a été accusé en 58 d’avoir fait pénétrer un païen, Trophime d'Éphèse, dans la partie du Temple de Jérusalem où ceux-ci sont interdits sous peine de mort. Il est arrêté et enfermé à la prison de Césarée, siège du procurateur romain de Judée.

Le Procurateur Antonius Felix, frère de l’Affranchi Pallas, va le maintenir en prison deux ans, lui permettant de recevoir les visites de ses proches et d’échanger des lettres avec les communautés chrétiennes. Felix et son épouse Drusilla, la sœur de la reine Bérénice (voir « Histoire des libertines 93 : Bérénice, aimée de Titus » paru le 9 février 2022), se sont entretenus plusieurs fois avec Paul, interrompant les rencontres lorsque Paul aborde les questions de moralité, le mariage de la princesse avec le procurateur romain ayant fait scandale. En 60, des émeutes opposent à Césarée des Juifs et des Syriens, que Felix réprime durement avec ses soldats. Une délégation des Juifs de Césarée rencontre Néron et accuse Felix d'injustices envers les Juifs, mais ce dernier est protégé par son frère Pallas, encore influent. Il est toutefois remplacé par Porcius Festus.

Pour décider du sort de Paul, le nouveau Procurateur organise, après sa prise de fonctions, une autre comparution devant lui, en y associant le roi Agrippa II et sa sœur Bérénice. Bérénice fait son entrée en grande pompe dans la salle d'audience où elle siège aux côtés d'Agrippa II, lors de la comparution de Paul à Césarée. Après le procès, elle participe à la délibération entre le roi et Porcius Festus. Le verdict d'Agrippa est de rendre sa liberté à Paul. Toutefois, Paul, citoyen romain, ayant fait « appel à César », il est renvoyé à Rome pour y être jugé.

Paul débarque à Pouzzoles, le port voisin de Baules et de Baïes, où il est reçu par la petite communauté chrétienne. Voici ce qu’en disent les Actes des apôtres (28-12 à 28-14) : « Ayant abordé à Syracuse, nous y restâmes trois jours. De là, en suivant la côte, nous atteignîmes Reggio; et, le vent du midi s'étant levé le lendemain, nous fîmes en deux jours le trajet jusqu'à Pouzzoles, où nous trouvâmes des frères qui nous prièrent de passer sept jours avec eux. »

Pouzzoles, alors appelée Puteoli, était le port commercial de Cumes, le port militaire étant à Misène. Avec une série de bassins communicants, comparables à une écluse, une jetée le protégeant des vents du Sud, Puteoli était un important lieu de trafic commercial et de voyageurs, accueillant les marchandises à destination de Rome, les redistribuant à des navires de cabotage à destination d'Ostie puis de l’Urbs.

Après leur mariage, Lucia et Parsam ont choisi de vivre dans une petite maison de Pouzzoles, se rendant chaque jour à la Villa de Tullia pour prendre soin des enfants, Tertullia et Domitia. C’est chez Parsam et Lucia que choisit de rester l’apôtre. Il n’est pas question pour lui de se rendre à Baïes, équivalent à ses yeux de Sodome et Gomorrhe. Le premier geste de Paul sera de bénir l’union de Lucia et de Parsam.

Tullia sent combien Pomponia est déchirée par l’idée de revoir Paul de Tarse. La poignée de fidèles rassemblés dans la cour de la petite maison pour y rencontrer Paul n’apprécie pas la venue de Pomponia, que Tullia a tenu à accompagner. Ils adoraient Pomponia qui, à leurs yeux, était une sainte. Le péché dans lequel elle vit désormais fait qu’ils refusent désormais de communier avec elle. Ce qui les scandalise le plus est la présence de Tullia, qu’ils insultent, sur laquelle ils crachent, la comparant aux reines adultères Jézabel, Hérodiade, Salomé. L’un des fidèles ramasse une pierre et la tend en direction de Tullia :

• Mes frères, lapidons cette prostituée !

Pomponia, Lucia et Parsam s’interposent. C’est alors qu’apparait sur le pas de la porte un homme barbu, chauve, d’une cinquantaine d’années, de petite taille, gros, les jambes arquées, les sourcils unis, mais dont le regard et le visage suffisent à savoir qui il est. Les fidèles se mettent à genoux. Tullia suit leur exemple. Il s’exprime en Grec, langue que comprennent ces fidèles, originaires des provinces orientales de l’empire :

• Mes frères, avez-vous oublié l’enseignement du Christ au sujet de la femme adultère ?

Pomponia, les yeux baissés, se dirige vers Paul et lui dit :

• Pardonne-moi mon père parce que j’ai péché

Paul et Pomponia vont s’entretenir seuls, longuement. Quand Pomponia sort, elle semble apaisée, sereine. Elle va continuer à vivre auprès de Tullia, mais désormais leur amour sera platonique, Pomponia s’étant engagée à ne plus pécher, mais à rester auprès de Tullia pour la conduire à la vraie foi.

C’est au tour de Tullia d’être reçue par Paul. Elle est frappée par les paroles apaisantes de l’apôtre, loin des anathèmes de « l’Epitre aux Romains ». Paul explique à Tullia que Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais sa rédemption. Et qu’elle sera accueillie au sein de l’Eglise quand elle sera prête. Il sait, pour avoir entendu Pomponia, que leur amour est profond et sincère, que Tullia est bonne et généreuse, elle l’a prouvé avec ses esclaves, qu’elle traite humainement et qui ont bénéficié de nombreux affranchissements.

• Ma fille, pour le salut de l’âme de Pomponia, il vous faut désormais vivre comme des sœurs. Je sais que ce que je te demande est immense. Fais-le pour elle. Quant à toi, tu trouveras ta voie quand ce sera le moment. Ma bénédiction t’accompagne !

Pour Tullia, cette rencontre et ses conséquences sont un choc qu’elle ressent aussi durement que lorsqu’elle avait perdu Vettius Valens ou lorsque Titus avait obéi à Vespasien et refusé de l’épouser. Tullia accepte pourtant cet immense sacrifice comme preuve de son amour pour Pomponia, qui ne se démentira jamais. Elles continueront à vivre côte à côte, mais désormais sans relations sexuelles. Ainsi se terminent 4 années qui ont été intenses pour Tullia.

Dans l’immédiat, Tullia ne revient pas à sa vie d’avant, ce qui est un soulagement pour Pomponia, qui craignait cela plus que tout. Tullia n’osant faire la démarche, c’est Pomponia qui prend sur elle d’aller expliquer ce qui se passe à Epicharis. La belle affranchie grecque n’en veut pas à Pomponia et craint que Tullia ne réagisse comme elle avait fait après le départ de Titus. Epicharis sait ce qu’elle doit à Tullia, mais surtout elle n’a jamais cessé de l’aimer.

Epicharis prendra l’initiative de rejoindre Tullia dans sa chambre, où elle la trouvera en pleurs. Epicharis va, cette nuit-là, longuement sécher les larmes de Tullia et lui offrir, par ses baisers et ses caresses, toute la tendresse dont elle a besoin.
Quant à Paul de Tarse, il va gagner Rome, où il vivra en résidence surveillée, jusqu’à la grande persécution de Néron. Tullia n’aura plus l’occasion de le voir, mais n’oubliera jamais cette rencontre, notamment quand, bien plus tard, elle sera prête pour la voie que Paul l’invitait à emprunter.

***

Entre 59 et 62, la situation politique à Rome, comme l’attitude de Néron, a profondément changé. Certains datent de cette période la tyrannie de Néron et sa folie. Paradoxalement, la première victime sera une vieille ennemie d’Agrippine, Domitia Lepida Major, tante de l’empereur. Celui-ci voulait mettre la main sur les riches propriétés de cette femme, surtout sa magnifique villa à Baïes, sans oublier les jardins de Domitias au bord du Tibre, sur lesquels Hadrien fera plus tard bâtir son tombeau. En juin 59, elle meurt alitée en raison d'une constipation aigüe. Néron lui rendait visite à ce moment-là et elle aurait dit que lorsque celui-ci se raserait la barbe, elle pourrait mourir paisiblement. Néron, se tournant vers l'audience, aurait répondu en plaisantant : « Alors je vais la raser tout de suite ». Il aurait ensuite ordonné aux médecins d'administrer une dose fatale de laxatif à sa tante et saisi ses biens alors qu'elle était mourante.

Les Romains étaient superstitieux et ne pouvaient que voir comme un mauvais signal de la part des Dieux le tremblement de terre du 5 février 62, dont l’épicentre se situait dans la région de Pompéi et qui était en fait annonciateur du réveil du Vésuve, endormi depuis des siècles. Les villes de Pompéi et d'Herculanum subissent de gros dégâts. Des dommages aux bâtiments ont également été signalés dans la région de Naples et donc à Baïes et ses magnifiques villas, dont celle de Tullia.

Début 62 également, l’un des mentors de Néron, le Préfet du Prétoire Afranius Burrus meurt d’un cancer de la gorge. Il s’agit en apparence d’une mort naturelle, même si on a dit que Néron lui aurait envoyé un poison en guise de remède pour sa gorge. Pour Néron, c’est un gêneur qui disparait et qui faisait obstacle à son projet de divorce. Néron nomme pour le remplacer à la fois Faenius Rufus, jusqu'alors chargé de la préfecture de l'annone, et Tigellin, ancien préfet des vigiles. Bien plus que Rufus, Tigellin fait figure de favori, position qu'il renforce en dénigrant son collègue, qu’il présente comme un ancien amant d’Agrippine.

La disgrâce de Sénèque va suivre car le philosophe a perdu, avec Burrus, son principal soutien. Les proches de Néron, avec à leur tête Tigellin, lancent contre Sénèque des accusations variées, lui reprochant de chercher encore à accroître ses richesses, déjà immenses, et qui, selon eux, dépassent déjà la mesure convenant à un particulier, de vouloir s'attirer la faveur des citoyens et, par la beauté de ses jardins et la magnificence de ses villas, surpasser même le prince. On lui faisait grief aussi de sa gloire d'homme de lettres et de composer plus fréquemment des poèmes depuis que Néron s'était mis à les aimer. Ennemi affiché des divertissements du prince, il dépréciait son habileté à conduire les chevaux ou se moquait de sa voix chaque fois qu'il chantait. Sénèque n’est pas relevé de ses fonctions mais choisit de se retirer dans ses propriétés et ne parait plus dans l’entourage de Néron.
Tullia est horrifiée par ce que devient Rome. Elle comprend que Néron est désormais incontrôlable et dangereux. Tullia apprend alors le sort d’Octavie par sa servante Marcia, qui a conservé de nombreux contacts à la Cour impériale.

Néron va se débarrasser de la malheureuse Octavie, son épouse. Accusée de stérilité, Octavie est divorcée de Néron, qui peut alors épouser Poppée. Poppée veut la mort de la malheureuse Octavie, qui est alors accusée d’adultère avec un joueur de flute égyptien, Eucaereus. Tigellin fait torturer les servantes d’Octavie pour renforcer l’accusation. L’une des servantes, Pythias, lui crache au visage et lui répond : « le vagin d’Octavie est plus pur que ta bouche ».

Une émeute de la plèbe ayant obligé Néron à rappeler Octavie à Rome. Poppée monte une nouvelle accusation. Il est cette fois affirmé qu’Octavie a été la maitresse d’Anicetus, le Préfet de la flotte de Misène, assassin d’Agrippine. Anicetus se prête à ce lamentable rôle, ayant la garantie que sa seule sanction sera un exil doré en Corse.

La malheureuse Octavie est accusée d'avoir avorté pour cacher son crime, oubliant par là-même les anciens motifs de stérilité. Octavie est d’abord reléguée dans l'île de Pandataria. Quelques jours après, elle reçoit l'ordre de se suicider, ce qu'elle refuse. De force, on lui ouvre les veines, puis on porte sa tête coupée à Rome pour la montrer à Poppée, comme la tête de Lollia Paulina avait été apportée à Agrippine.

Craignant que des personnes proches de la famille impériale prennent le rejet d'Octavie comme prétexte pour une révolte, Tigellin conseille à l'empereur de mettre à mort deux rivaux exilés loin de Rome, Rubellius Plautus et Faustus Sulla. Rubellius descendait de Tibère et était le fils de Julia Drusi, la cousine si chère à Pomponia. Il avait été exilé dans la province d’Asie en 60. Quant à Sulla, exilé en Gaule dès 58, il était le gendre de Claude et avait épousé sa fille Claudia Antonia.

Quelques mois plus tard, l’affranchi Pallas, ancien amant d’Agrippine, sera également liquidé. Par contre Néron n’obtiendra pas la condamnation à mort du préteur Antistius, qui sera sauvé au Sénat par l’intervention de Publius Clodius Thrasea Pætus, bête noire de Néron, car il avait déjà refusé la thèse officielle sur la mort d’Agrippine.
La cruelle Poppée triomphe sur toute la ligne. Elle a éliminé Agrippine, Octavie, Burrus et Sénèque. Elle a réussi à devenir Augusta. Et pourtant au moment où on lui présente la tête d’Octavie, elle s’exclame : « celle que je veux maintenant, c’est celle de cette chienne de Tullia ».

***

Au moment de ces événements, Tullia ne pense pas aux menaces de Poppée. Elle a, autant que possible, tenté d’apaiser la douleur de Pomponia, suite à l’exécution de Rubellius Plautius, certes un lointain parent, mais dont la mort évoque chez Pomponia le souvenir de sa chère Julia Drusi, victime de Messaline il y a près de 20 ans désormais.

Tullia doit aussi faire face aux importants dégâts causés par le séisme de 62. Elle peut compter sur l’aide précieuse de Parsam, qui joue le rôle d’intendant du domaine, mais aussi de Lucia et de Marcia, avec la mobilisation de tous ses esclaves et serviteurs.

Tullia a été informée par la fidèle Valeria, servante de son père, de la dégradation de l’état de santé de celui-ci. Marcus Tullius Longus ne peut plus assister aux séances du Sénat. Aurait-il avalisé l’élimination d’Octavie, de Rubellius, de Sulla ? Pour sa mémoire, Tullia espère que non. Elle sait cependant qu’il a soutenu en 59 la thèse officielle au sujet d’Agrippine, se contentant de dire, en vieux Romain misogyne, au consul Caius Fonteius Capito, qui l’interrogeait, en tant que l’un des plus anciens membres du Sénat : « une femme n’a pas à s’occuper de la gestion de l’Etat, même quand elle est la fille du grand Germanicus. Et d’ailleurs, comme Messaline, comme mon ex-fille, Agrippine n’avait aucune des valeurs morales qui sont celles d’une matrone ! César a agi comme il le fallait ! »
Tullia aurait aimé pouvoir faire ses adieux à son père et se réconcilier avec lui. Elle avait été son unique héritière et sa fierté, par sa beauté, sa culture, son esprit. Quant à Tullia, son admiration pour Marcus était sans bornes. Il ne lui pas pardonné son mode de vie, qui foulait aux pieds toutes ses croyances. Il a ainsi élevé son petit-fils Caius dans le rejet de cette mère honnie.

Marcus Tullius Longus s’éteint à l’été 62, à l’âge de 72 ans, entouré de Caius et de ses serviteurs. Il n’a pas répondu à l’ultime lettre de sa fille, qui lui demandait pardon et l’implorait de l’autoriser à le revoir une dernière fois. Marcus, l’inflexible Romain, avait les larmes qui coulaient quand il lut ce dernier message de celle qu’il avait adorée, puis reniée. Il dit à Caius :

• Je veux qu’elle soit présente à mes obsèques. Dis-lui que je lui…

Marcus ne put prononcer ces derniers mots, sans doute de pardon.

Caius ferme alors les yeux du défunt, puis embrasse Marcus sur la bouche pour recueillir son dernier soupir. On retire les anneaux du mort, puis c’est la conclomatio, où on l’appelle à voix haute par trois fois. Le corps est ensuite lavé, déposé sur le lectus funebris, le lit funéraire (lectus funebris), orné de verdure, dans l'atrium. Une pièce de monnaie a été placée dans sa bouche par Caius, pour le paiement à Charon, qui transporte en barque les morts sur le fleuve des enfers.

Les Romains, très superstitieux et religieux pensaient qu'un déroulement précis des funérailles était essentiel à l'obtention d'une vie après la mort. On exposait le corps au public avant de l'incinérer, pour une durée dépendant de la position du défunt dans la société. Patricien et sénateur, Marcus est ainsi exposé plusieurs jours, le temps nécessaire à sa fille pour venir de Baïes.

Tullia, en même temps qu’elle a envoyé son dernier courrier, s’est immédiatement mise en route pour Rome, accompagnée de ses filles Tertullia et Domitia, ainsi que de ses proches, Lucia, Epicharis, Pomponia et Parsam. Decimus et Marcia, avec des servantes et esclaves, complètent le cortège car la Villa Spurii, propriété de Tullia à Rome est inoccupée depuis le dernier passage de Tullia à Rome, lors de sa terrible entrevue avec Vespasien, le père de Titus. Depuis, Tullia n’avait pas voulu revenir à Rome.

Caius respecte les dernières volontés de Marcus. Pour autant, son accueil envers Tullia et ses sœurs est glacial. Caius est fier d’être l’héritier de Marcus, d’être le descendant d’une lignée de patriciens, d’être fils et petit-fils de sénateurs. Il ne veut pas savoir que Lurco n’est pas son père biologique. Pour lui, ses sœurs sont des bâtardes, issues des débauches de cette mère indigne. Caius refuse toute tendresse de la part de Tullia, et même de lui adresser la parole. De même il ignore ses sœurs Tertullia et Domitia.

Tullia est profondément blessée mais fait preuve d’une grande dignité, pleurant ensuite toutes les larmes de son corps dans l’intimité avec Epicharis. Seule Valeria apaisera Tullia en lui disant que la dernière pensée de Marcus fut pour la fille qu’il avait rejetée mais qu’il aimait toujours.

De nuit, le cortège funéraire, avec à sa tête Caius, est conduit dans la nécropole, ville des morts, en dehors de la ville des vivants, où attend le bûcher. En signe de deuil, les participants se sont habillés de laine, les têtes des hommes sont voilées, les cheveux des femmes décoiffées. Des musiciens conduisent le cortège et déclament des nénies, des poèmes et des chants funéraires. Le lieu où se déroule la crémation a préalablement été sanctifié par un prêtre qui l'a béni avec de l'eau et une branche de laurier ou d'olivier.
C’est Caius qui prononce l’éloge de Marcus, pendant la consomption du bûcher, où l’on jette des offrandes : nourriture, parfum, et objets chers au défunt. Pour le jeune homme, à qui son grand-père a fait attribuer la toge virile il y a seulement quelques semaines, c’est à 15 ans un saut dans l’inconnu. Marcus a beaucoup veillé à sa formation à la rhétorique et à l’éloquence. Il va perpétuer des siècles de tradition en prenant bientôt la parole au sénat, en reprenant le siège de Marcus à la Curie. Malgré leurs relations glaciales, Tullia est fière de son fils, qui prononce, sans parchemin, le panégyrique de Marcus. Il sera un grand orateur.

Lorsque le foyer s'éteint, c’est Valeria qui mouille les cendres avec du vin puis lave les os avec du parfum, et place ces vestiges dans une urne cinéraire. D’habitude, cet honneur revient à un membre de la famille, la mère ou l'épouse du défunt. Marcus a voulu ainsi publiquement reconnaitre ce que fut pour lui la servante dévouée qui l’a aimé discrètement et a élevé sa fille. L'emplacement est alors marqué par une pierre et un morceau de bois.
Pour Tullia, qui vient de perdre celui qu’elle n’a jamais cessé d’admirer et d’aimer, sans avoir pu se faire pardonner de l’intransigeant stoïcien, le moment est d’autant plus dur qu’elle comprend qu’elle ne reverra pas de sitôt son fils Caius, encore plus rigide que son grand-père.

Tullia choisit de rester à Rome pour une période de deuil et de douleur, entourée de servantes dont la fidèle Marcia. Elle demande à Lucia et Parsam de rentrer avec les filles à Baïes et intime à tous ses proches, même Epicharis et Pomponia, de la laisser seule pour cette période de deuil.

Tullia s’enferme pendant des semaines dans la Domus Spurii. Elle n’aime guère cette maison, héritée de Lurco, mais Caius lui a fait comprendre qu’il ne souhaite pas sa présence dans la modeste maison familiale des Tullii, sur le mont Caelius. Tullia ressent douloureusement de n’avoir jamais revu son père depuis plus de 15 ans, alors que Messaline l’avait fait enfermer à la prison Mamertine, avant de l’envoyer en exil à Tomis, sur les bords du Pont-Euxin. Après la chute de Messaline, Marcus était revenu à Rome et avait retrouvé sa maison et ses droits.

Malgré l’aide généreuse que Tullia, grâce à l’héritage de Lurco, lui dispensait, il avait refusé de la revoir, ne lui pardonnant pas sa conduite. Pire, devenu le tuteur de son petit-fils Caius, il avait éloigné celui-ci de sa mère. Tullia est consciente de ses responsabilités et comprend que le Vieux Romain, le sénateur stoïcien ne pouvait accepter son mode de vie. Aucun des deux n’avait su ou voulu faire le premier pas, les tentatives de Tullia ayant toujours fait l’objet de fins de non-recevoir. Sur son lit de mort, Marcus voulait pardonner. Trop tard.

Tullia va surmonter cette crise grâce à de nombreux messages de ceux et celles qui l’aiment.
Parsam et Lucia rappellent à Tullia ses devoirs envers ses filles Tertullia et Domitia, d’autant que l’ainée est devenue une superbe jeune fille, qui commence à susciter des convoitises. Tertullia s’éloigne de plus en plus de ceux qui lui ont servi de parents et fréquente de plus en plus Julia, la nièce de Fausta et épouse adultère du sénateur Publius Antius Bibulus. Instruite dans le libertinage par Tullia (voir « (27) les amants de Baïes » et « (28) les Saturnales »), Julia n’était pas le genre de fréquentations pour Tertullia qui plaisaient à Lucia, laquelle avait bien changé au cours de ces années, depuis son mariage avec Parsam et sa conversion au christianisme. Quand elle avait dit à la jeune fille que la fréquence des ses visites chez Julia ne lui plaisait pas, Tertullia avait sèchement répondu à Lucia : « Cela ne te regarde pas. Tu n’es pas ma mère ! ». Lucia n’a toutefois pas osé s’ouvrir de ses inquiétudes après de Tullia. Elle a compris, parce qu’elle l’a vécu, la nature des sentiments de Tertullia envers Julia.

Fausta a également multiplié les témoignages d’amitié envers Tullia, l’invitant à surmonter son deuil et à reprendre sa vie d’antan à Baïes.Pomponia et Epicharis sont dans un registre différent, celui de l’amour. Pour Pomponia, depuis sa dernière rencontre avec Paul de Tarse, son amour pour Tullia est devenu platonique. Il n’en n’est pas moins intense. Epicharis est dans un autre registre. Elle ne cache pas à Tullia qu’elle a des amants, mais que rien, pour elle, ne saurait lui faire oublier la tendresse de Tullia et leurs relations intimes torrides.

Tous supplient Tullia de ne pas prolonger ce deuil sur une période d’un an, la période traditionnelle pour les Romains. Tous ces témoignages d’affection, d’amitié, d’amour, finissent pas la convaincre. Elle annonce à ses proches qu’elle va bientôt regagner Baïes. Un événement inattendu va bouleverser ses intentions.

***

Tullia se décide à profiter de cette belle journée d’automne pour se promener sur le Forum d’Auguste. Marcia et les servantes, heureuses que la Domina sorte enfin de sa dépression, l’ont soigneusement préparée, coiffée et maquillée, comme une matrone digne de son rang. Elle porte une stola en soies multicolores, brochées de fils d'or, complétées de deux claves de pourpre, cousues verticalement sur le devant, garnies de broderies de perles. Tullia a mis par-dessus la stola une petite tunique taillée dans de riches étoffes luxueusement décorées.

Tullia a demandé à pouvoir se promener seule, à pied. Le fidèle Decimus, inquiet pour sa sécurité, ne la perd pas de vue, à distance respectable. Rome est un dédale de ruelles et de boyaux tortueux, coincés entre des insulae. La pauvreté est palpable, il y a des ordures à tous les coins de rues, des commerces aux étalages peu engageants.

Le forum d'Auguste que traverse Tullia a été construit afin de désengorger les deux forums précédents, le Forum Romain et celui de César, en accueillant une partie des activités judiciaires avec les tribunaux des préteurs urbains et des activités commerciales et politiques. Ce forum se situe juste à l'est du forum de César, entre le Capitole et le Quirinal. Il empiète sur le quartier surpeuplé de Suburre. Tullia se souvient d’être passée ici, 15 ans auparavant, pour rejoindre, déguisée en Danaé, Messaline/Lysisca dans le lupanar où se prostituait l’Augusta Meretrix.

Tullia choisit alors d’emprunter l’Argilète, rue qui descend de Suburre vers le Forum. C’est ici que se trouvent les meilleures librairies de la ville. Ces librairies offrent l’opportunité de croiser une foule d’écrivains, poètes et intellectuels. A cette époque, un livre est constitué d’une vingtaine de feuillets, presque toujours en papyrus, collés les uns aux autres sur le plus petit côté de façon à former une longue bande dont le bout est ensuite fixé sur un court bâtonnet en bois, « l’umbilicus », quelquefois en os ou en ivoire. L’ouvrage entier est enroulé autour de ce cylindre qui, dans les éditions les plus raffinées, présente deux pommeaux à ses extrémités, blancs ou noirs. On le lit en déroulant le « volumen » à l’horizontale. Les versions de luxe incluent un bâtonnet en ivoire mais également un feuillet protecteur, souvent de couleur pourpre et collé à la première page. Le texte, écrit en petits caractères sur une seule face du feuillet, est divisé en colonnes (« paginae ») et suit les fibres du papyrus. On déroule le volumen d’une main, tout en ré-enroulant de l’autre.

Tullia cherche à compléter ses riches collections de parchemins. Les « volumina » sont l’apanage d’une élite, une clientèle passionnée et généralement aisée. De nombreux Romains possèdent de véritables bibliothèques chez eux, essentiellement pour apporter à leur demeure une touche d’élégance et afficher leur niveau social. Chez Tullia, c’est différent. Erudite, elle est une lectrice compulsive de poésies, d’histoire, de philosophie grecque et romaine.
Revenue sur le forum après de nombreuses acquisitions qu’elle fera porter à la Domus Spurii, Tullia se fige. Elle reconnait immédiatement cet homme, devant la basilique Iulia, qui arbore un sourire solaire, qui vient vers elle, les bras grands ouverts, en se frayant un passage au milieu de la multitude. Elle ne pensait pas un instant le voir ici : c’est Titus !

Il n’a pas changé, même si ses traits ont muri et qu’il s’est un peu empâté. Tullia est paralysée. Elle s’était pourtant promis de ne plus jamais le revoir, après l’humiliation que lui avait infligée Vespasien (voir « (30) : le Mulio»). Elle connait ce regard qui la déshabille. Elle n’a jamais cessé de l’aimer et sait déjà qu’il pourra faire d’elle ce qu’il veut :

• Salve Domina. Quid agis?
• Ego nec bene. Adfui te, mi homo. (« Tu m’as manqué, mon homme »)

Titus, sans précautions par rapport à l’endroit où ils sont, prend Tullia dans ses bras et prend possession de ses lèvres, serrant la patricienne contre lui, pour lui faire sentir son désir. Tullia sent son intimité s’humidifier, ses tétons se durcir. Trois ans d’abstinence, cinq and d’absence vont prendre fin.

• Tamen es pulchra! Meus es! (« Tu es toujours aussi belle ! Tu es à moi »)
• Uxor tua sum. Fac mecum quod vis ! (« Je suis ta femme. Fais de moi ce que tu veux ! »)

Titus et Tullia, malgré leur impatience, prennent le temps de s’assoir un court instant dans une popina donnant sur le forum pour prendre un verre de vin. Cinq ans et la douleur de l’entrevue avec Vespasien s’effacent d’un coup. Tullia a faim des baisers et caresses de Titus. Peu importe le regard réprobateur des autres convives et des passants envers cette matrone qui se comporte comme une putain et qui, en plus, boit du vin !

Titus prend juste le temps d’expliquer qu’il a été pendant cinq ans légat en Germanie, puis en Bretagne et qu’il vient de revenir à Rome pour embrasser une carrière d’avocat, alors que son père, très attaqué et désargenté suite à son gouvernement en Afrique, s’est retiré, en disgrâce, dans la maison familiale de Reate dans le Latium.

Tullia et Titus, l’un et l’autre passionnés de poésie et inconditionnels d’Ovide, se retrouvent autour des vers du grand poète. Tullia dit à Titus, citant « l’art d’aimer » : « Il y a mille manières de goûter les plaisirs de Vénus »

En bon Romain, Titus décide de la suite. Il occupe une petite maison à proximité pour ses séjours à Rome. Il prend la main de Tullia, pour l’amener chez lui.

• Te volo! Veni!

Les volets à demi-clos de la chambre filtrent la chaude lumière de cette après-midi d’automne. Voici venir Tullia, voilée de sa tunique flottante, son cou blanc, dissimulé sous un flot de cheveux. Aussitôt s’engage le combat. Titus lui arrache sa tunique. Tullia fait semblant de résister, mais peu de temps. Tullia est devant Titus, debout, nue. Il est fasciné par ce corps toujours parfait, ses épaules, ses bras qu’il contemple et touche :

• J’ai tant rêvé de ce moment quand j’étais chez les Barbares ! Comme la forme de tes seins se prête aux caresses ! Sous cette poitrine sans défaut, quel ventre lisse ! Quelles hanches abondantes et belles ! Quelle jeunesse dans ces jambes. Je ne vois rien qui ne mérite d’être loué.

Il prend Tullia nue contre lui. Les amants ont tant d’années à rattraper. Pas de place pour la tendresse, les baisers, les caresses. Tullia aurait aimé au moins prendre en bouche la verge de Titus. Mais ce dont elle a une envie presque vitale, c’est d’être prise, démontée, saillie. Elle se met à quatre pattes :

• Viens ! Baise-moi !
Et Titus est à la hauteur des attentes de Tullia, sachant retenir sa jouissance, alors que sa partenaire enchaîne les orgasmes.

• Oh Mon Dieu que ça m’a manqué ! Que c’est bon ! Vas-y, mets-la moi.
• Prends-ça !
• Oui, encore !!!!!
• Tu aimes ça ?
• Oh Oui !!!!!
• A qui es-tu ?
• A toi !
• Et je ferai de toi tout ce que je veux !
• Oui, tout ce que tu veux : Je t’aime ! Je suis ta femelle, ta putain, ton esclave !

Titus ne pense plus à l’opposition de son père à sa relation avec Tullia. Il ne pense plus au fait qu’il est marié. Il pense juste à l’instant présent, aux gémissements, aux cris, aux hurlements de plaisir de Tullia.

• Oh Titus, tu me tues ! C’est trop bon ! Viens, fécondes moi !

Titus se répand enfin en Tullia, en de longues et puissantes giclées, laissant la patricienne au bord de l’évanouissement.

Les amants sont insatiables tout au long de l’après-midi et jusque tard dans la nuit. Epuisés, ils se reposent enfin, s’endormant dans les bras l’un de l’autre. C’est au matin que Tullia comprend que ces cinq années ne sont pas effacées et que sa nouvelle relation avec Titus sera très différente de la première. Endurci par la guerre, n’envisageant pas davantage qu’en 57 de désobéir à son père, Titus va imposer sa conception de leur relation avec Tullia. Celle-ci, follement amoureuse, ne demande rien d’autre que d’être près de son amant et que celui-ci la baise.

(A suivre 34 : « La vie inimitable »)

Les avis des lecteurs

Bonsoir cher Mlkjhg39
Merci pour ce message, ta bienveillance et tes conseils.
Je précise que je ne veux pas, pour ce site et les autres où j'interviens, utiliser Messenger ou WhatsApp pour préserver mon anonymat (nous avions antérieurement un blog érotique hébergé sur erog.fr et où nous avions manqué à la plus élémentaire prudence).
Je n'ai pas demandé à mes "fans" de me donner leur adresse mail, ils me l'ont communiquée par le biais du formulaire. Quant à l'envoi d'un mail pour informer de mes publications (et en utilisant la fonction Bcc pour préserver l'anonymat des mails), ça prend peu de temps.
Je te souhaite de continuer dans la voie du grand succès qui est le tien et qu'atteste le nombre considérable de personnes qui lisent tes textes.
Bien cordialement

Chère Olga, pourquoi te compliques-tu tant la vie, pour tes fans il y a sur ce site: les histoires les plus récentes, il suffit qu'ils le consultent de temps en temps pour voir tes parutions. Et tu n'a rien à créer à par un compte sur Messenger ou Wap sap où tu pourras les prévenir de tes parutions et où vous pourrez échanger en toute tranquillité et en voyant tous les commentaires de ceux qui te suivent. CQFD
Bonne journée
mlkjhg39
Pour ma part, je ne demande jamais les mails des personnes qui me suivent sachant que s'ils veulent vraiment me contacter, ils trouverons le mien.

Bonjour Mlkjhg39

Je m’étais promis de ne pas poursuivre les « échanges » sur ce sujet avec d’autres personnes (anonymes) qui cherchent avant tout la polémique (et auxquelles je ne répondrai plus, recommandant également à mes contacts habituels de faire de même)

Je souhaite répondre à ton message, par respect pour un auteur qui a une très forte audience sur ce site et d’autres sites. Je m’en réjouis pour toi et je te félicite pour tes textes et ton travail.
A mon tour de faire quelques commentaires, et ce sera ma DERNIERE publication à ce sujet.

1. Si j’écris, ici principalement, et aussi, de façon plus réduite, sur d’autres sites, c’est d’abord pour le plaisir de l’écriture. Pour être honnête, l’écriture, avec des textes autobiographiques, est aussi pour moi une sorte thérapie pour tenter de faire face aux conséquences de mon hypersexualité.

2. Je suis une passionnée d’histoire autant que d’érotisme. La majorité de mes publications portent d’ailleurs sur l’histoire et, plus généralement, sur des sujets culturels vus sous l’angle de l’érotisme : mythologie, poésies, cinéma, lectures, philosophie. Par définition, ces textes comprennent rarement des scènes « torrides » (il y a des exceptions, comme dans certains chapitres de « Matrone et Domina », une série historique et érotique qui est une fiction), ce qui ne peut que conduire à une audience réduite sur des sites de textes érotiques.

3. C’est à l’occasion de cette « polémique » que j’ai découvert ces fameux « classements » auxquels je ne m’étais jamais intéressée. Sincèrement je n’en connaissais même pas l’existence. Mlkjhg39, tu as raison de dire que le seul vrai critère quantitatif objectif est le nombre de lecteurs, qui est, en ce qui me concerne, compte tenu du type de textes que je publie, par définition limitée.

4. Il y a aussi d’autres critères à prendre en compte, en particulier, sans dévaloriser quiconque, la qualité du texte : écriture, syntaxe, présentation, orthographe, grammaire. Je pense avoir, en 8 ans de présence sur ce site, veillé à la qualité de ce que je publie.

5. Si j’ai un regret à formuler par rapport au site HDS avant le bug prolongé qu’il a connu, c’est la disparition de la catégorie des « lecteurs Premium », qui pouvaient noter les textes. C’était intéressant et significatif.

6. Sur le formulaire HDS permettant de commenter les textes, on peut en effet rester anonyme, indiquant le cas échéant si on est un homme, une femme ou un couple. Il est aussi indiqué : « Indiquez votre adresse mail si vous souhaitez la communiquer à l'auteur de l'histoire. » C’est ce qu’ont fait une trentaine de personnes, pour lesquelles je n’ai pas d’autres coordonnées et que je me contente d’informer par mail de mes nouvelles publications. Didier en fait partie. Ces personnes, quand la publication les intéresse, aiment commenter mes textes. Il est vrai que s’il existait un système de forum, cela se ferait peut-être par ce biais. Cela est leur droit et explique largement le nombre de mes commentaires. J’ai aussi des commentaires anonymes dont je ne connais pas l’origine.

7. Je me suis fixée comme règle de répondre aux commentaires. J’encourage en parallèle ceux et celles qui commentent de « signer » leurs commentaires, par un prénom, un pseudo. Rien d’obligatoire, je trouve ça plus sympa, c’est tout. Chacun fait ce qu’il veut.

8. Je veux enfin dire que le plaisir de l’écriture, ma première motivation, m’amène à m’orienter vers l’usage d’un autre véhicule que ces sites d’histoires érotiques. Je suis en train de travailler sur un e-book qui combine histoire, érotisme et fiction. Je continue cependant à publier sur HDS ou d’autres sites, à lire et à commenter des textes, mais ce n’est clairement pas une priorité.

Je me contenterai de publier ce message ici.
Cordialement.
Olga

Bonjour,
Plusieurs de mes fans m’ont demandé ce que je pensais de la discussion enflammée sur les textes de Olga T. Je ne veux pas rentrer la dedans mais préciser certains points.
Premièrement : Il y a quelques temps ce site a bogué et lors du redémarrage certaines fonctions comme le classement des histoires les plus commentées ne fonctionnaient plus. J’ai donc contacté le responsable du site qui a rétabli le classement mais ne prenant en compte uniquement que les commentaires des inscrits sur le site. De ce fait, la plupart des 50 auteurs et autrices les plus lus étaient dans les 50 premiers classés. L’avantage de ce classement évite les éventuelles tricheries car il est facile sur ce site avec un simple smartphone en mettant un commentaire tous les jours sur la même histoire d’être sur le podium à la meilleure place. Je l’ai recontacté et cette fois il a pris en compte tous les avis faisant de ce fait apparaître les histoires d’Olga T.
Deuxièmement : Pour la totalité de mes histoires et de celles des autres auteurs, plus il y a d’épisodes et moins il y a d’avis qui tournent à part quelques textes autour de 1 à 10 avis de quelques mots au début et quasiment plus que 1 ou 2 pour une saga de plus de 10 épisodes.
Troisièmement : Mes véritables fans me contactent sur mon mail dédié et à part peut-être le premier commentaire sur mon texte sont bien plus intéressés par nos échanges privés sur nos personnes, nos envies, nos fantasmes ou plus. Ils n’étalent pas leur vie privée à la vue de tous.
Quatrièmement : Je ne sais pas sur mes plus de 2500 commentaires sur ce site, si un seul est accompagné d’un prénom qui ne veut rien dire puisque anonyme et je n’en vois pas plus sur les commentaires pour d’autres auteurs. De plus les commentaires sont le plus souvent succincts et rarement de la même personne qui se serait fait connaître.
Cinquièmement : A part pour les fans d’Olga T qui connaissent sur le bout des doigts ses histoires, ce n’est pas le cas des milliers d’autres auteurs de ce site.
Sixièmement : J’accorde plus de valeur au nombre de personnes qui lisent une histoire qu’au classement des avis. Si un auteur est apprécié, il est beaucoup suivi et dans mon cas, chaque texte est automatiquement lu par mes 1966 abonnés à mes histoires sur un autre site le premier jour de sa parution. D’ailleurs certains sites n’acceptent et ne comptabilisent qu’une seule fois par adresse IP. Je préfère avoir été lu plus de 29 millions de fois sur les différents supports où on peut trouver mes histoires que des commentaires redondant d’un tout petit nombre de personnes sur un seul et unique auteur, de plus on ne voit aucun commentaire signé de leur prénom sur des textes d’autres auteurs.
Je vais poster cette lettre sur un texte d’Olga T et sur un des miens dans les avis
Mlkjhg39
Ps à l’attention du dernier commentaire de « Didier » : Il se contredit dans ses explications, il n’est pas contacté par Olga par mail et n’échange que par l’intermédiaire des commentaires déposés sur le site. Alors comment peut-il dire qu’Olga l’a contacté pour la parution d’un nouveau texte ? Elle a son N° de téléphone ? Et la mauvaise habitude de mettre un @ au début des commentaires que l’on retrouve assez souvent signée par d’autre prénoms pose question. Il n’y a que sur les commentaires des histoires d’Olga que je remarque ce détail.
C’est le seul et unique commentaire que je ferai à ce sujet.

Histoire Erotique
@Tartempion,
vos interprétez mal mon écrit.
Nous n'échangeons pas mail. Olga ne me contacte que pour m'informer de la parution d'un nouveau texte, à point c'est tout.
Les échanges ne se font que par l'intermédiaire de nos commentaires déposés sur le site, ce qui explique peut-être pourquoi vous les trouvez si nombreux...
De plus si vous regardez bien le nombre de commentaires inscrits sur ce texte 23, il est bien loin des 125 évoqués au classement.
Posez vous alors les bonnes questions au lieu d'importunez les auteurs et autres lecteurs.
Pour le reste sachez je n'ai pas de compte à vous rendre sur mes autres lectures, mes autres commentaires déposés.
Si vous voulez des réponses, je vous laisse les chercher tout seul, si vous n'avez que cela à faire de votre temps.
Sur ce, vous ayant fait trop d'honneur à vous répondre, je met fin pour de bon à cette stupide mascarade.
Didier

Histoire Coquine
Didier, tu reconnais donc être en contact avec OlgaT mais de quoi parlez vous donc si tu es obligé de commenter à nouveau ici? À part du fait qu'à vous 2 vous totalisez plus de la moitié des commentaires pour un texte lu moins de 1000 fois en 10 mois alors que les histoires suivantes du classement tournent entre 150000 et500000 vues.
En plus, je remarque que tu ne lis et commenté que les textes d'Olga. Je te demande donc de me dire quel autre auteur tu as commenté dans le passé pour que nous aussi on fasse nos recherches.
Tartempion

Histoire Erotique
@le couple,
pour répondre à votre interrogation, je suis bien une personne distincte, qui ne se prénomme pas Tartempion...
Comme elle l'a écrit, Olga ne me contacte, comme elle le fait avec sa poignée de fidèles lecteurs identifiés, que pour nous informer de nouvelles publications de sa part.
Cependant, comme je suis un inconditionnel des récits d'Olga je me connecte régulièrement sur le site.
Quand je remarque que son nombre de commentaire a augmenté, je fais des recherches, comme je viens de le faire à l'instant.
Là c'est facile, c'est sur celui-ci où cela bouge ses derniers jours, parfois c'est plus compliqué.
Maintenant je m'interroge: qu'est ce qui ce passe en ce moment sur le site?
En effet, cela devient vraiment n'importe quoi, c'est quoi cette chasse aux sorcières???
Didier

Histoire Coquine
Tu as raison Olga, le lieu où l'on cause s'appelle un FORUM. Le site n'en n'a pas créé un. D'ailleurs je me pose 1 question. Il n'y a que l'auteur qui est averti d'un commentaire sur son histoire. Comment Didier fait il pour être toujours au courant? Il passe en revue tous les jours les histoires d'Olga ? Ou alors c'est le compagnon d'Olga, ou elle l'appelle à chaque fois, ou pire, les 2 ne font qu'un.
Signé :
OlgaT, oups, Didier ou Tartempion.....

Histoire Erotique
@Lecteurs anonymes, car vous êtes deux désormais.
Olga ne fausse nullement le jeu, sachez qu'il y a également d'autres auteurs, autrices qui comme elle sur ce site répondent aux commentaires qui leur sont déposés.
Pour ma part, malgré la saisie de mon adresse mail, aux yeux de tous je reste anonyme, apparaissant comme lecteur et ne signant mon commentaire que de mon prénom.
De plus, il vous faut savoir que cette adresse mail (facultative) est très utile surtout quand il y a un "bug" dans la parution des commentaires.
En effet par expérience c'est par cette adresse mail que le site sur votre demande peut retrouver et faire paraitre le commentaire manquant.
Enfin je trouve que ces commentaires juste pour une histoire de classement, c'est vraiment d'un ridicule...
Didier

C'est quoi ce délire, cette histoire de "classement" qui, à mes yeux n'a aucun intérêt? Merci d'arrêter cette polémique qui n'a aucun sens.
Je ne demande à personne de me communiquer son mail, je recommande seulement de signer son commentaire (par un prénom, un pseudo) simplement parce que c'est plus sympa!
Ceux qui m'ont communiqué leur mail l'ont fait volontairement. Ils ont parfaitement le droit de faire des commentaires s'ils en ont envie et qui d'ailleurs intéressent mes lecteurs, un peu comme sur un forum. Je ne les oblige en rien.
Ce sera ma dernière réponse à ce sujet!

Histoire Erotique
Bonjour
Je suis d'accord avec le lecteur anonyme.
Avec cette méthode olga place24 de ses textes dans les 50 premiers enlevant toute valeur à ce classement et surtout à ses propres histoires. Et je vois que la seule façon pour ne pas rester anonyme est de donner son mail. Je comprends comme moi qu'il ne le communique pas à quelqu'un qui fausse délibérément le jeu.

Histoire Erotique
Pour vous répondre, si vous avez les mails de vos fans,pourquoi vous échangez sur ce site au lieu de les contacter en direct et d'enlever toute valeur à ce classement.

@ Didier, merci pour ce témoignage. Tu fais en effet partie des lecteurs qui m'ont communiqué leur adresse mail et que je préviens de mes publications. Tu suis fidèlement mes publications et tu t'es en particulier passionné pour ce récit historique fictif à caractère érotique, "Matrone et Domina", 43 chapitres au total parus sur HDS

Histoire Erotique
@Lecteur anonyme,
Si vous étiez un lecteur assidu des écrits d'Olga, vous sauriez qu'avec cette autrice tout est basé sur l'échange.
Oui en effet, Olga s'est fait un point d'honneur à répondre systématiquement à tout les commentaires qui sont déposés sur ces textes.
Je ne vois pas quoi en cela peut déranger et je ne ne comprends pas une telle réaction de votre part.
Je trouve plutôt qu'avec ce principe d'échange cela donne une bonne plus value aux textes, car les lecteurs peuvent échanger librement sur le sujet évoqué comme sur n'importe quel autre forum.
Pour ma part, il m'arrive de déposer, comme sur celui-ci, plusieurs commentaires sur un même texte et d'obtenir autant de réponse de la part d'Olga.
J'ajouterai de plus, que si vous prenez le temps de lire l'ensemble de ses écrits vous vous apercevriez rapidement que cette autrice a des textes qui ont encore moins d'audience mais avec encore plus de commentaire que celui-ci...
Didier

@ cher lecteur anonyme (puisque vous ne signez pas votre commentaire), certains de mes textes ont une audience réduite. J'ai écrit plus de 350 textes depuis que je suis inscrite sur le site (novembre 2016). J'ai simplement des lecteurs et lectrices fidèles (libre à eux de réagir), qui commentent régulièrement mes publications et que j'informe de mes publications, quand ils m'ont communiqué leur adresses mail! Ici en l’occurrence il y 5 commentaires (dont eux émanant du même lecteur) et autant de réponses de ma part.

Histoire Erotique
Chère OlgaT, ce lieu à été créé pour que les lecteurs donnent leur avis sur un texte et non pour en fausser le principe en en écrivant la moitié des avis. Comment une histoire qui n'a même pas été lue 1000 fois et postée en 2023 peut elle atteindre un tel score ?
Je vais poser la question aux responsables du site et voir ce qu'ils en pensent.

Merci Julie. Ton vœu a été exaucé! Le chapitre 34 est enfin en ligne

Histoire Libertine
Excellent, comme toujours! Mais à quand la suite? Ca commence à faire long!
Julie

@ Luc, c'est en effet très lent! Et merci pour la bonne nouvelle que tu nous a donnée!

Histoire Erotique
@ Olga
J'ai rattrapé mon retard de lecture pour ce qui concerne cette série passionnante
Je trouve très lent le rythme des publications!
Pour info, j'ai eu l'occasion d'échanger avec Julie et de la prévenir qu'HDS est à nouveau ouvert. Tu sais qu'elle était une fidèle de tes textes
Luc

@ Micky, oui la publication prend un temps certain. Le chapitre 34 a été envoyé et validé. Ta prédiction va s'avérer exacte!

Tout vient à point à qui sait attendre ! La suite des aventures romaines de Tullia était espérée par ses fans, avec citations latines en prime. Quelque chose me dit qu'au lieu de s'assagir, Tullia va poursuivre dans la débauche. C'est en tout cas ce que je souhaite.

@ Bernard, merci beaucoup. Je confirme, de par es lectures et les documentaires que j'ai vus sur le sujet que le tremblement de terre de 62 a été annonciateur du réveil du Vésuve, mais ce ne fut pas compris à l'époque, car on n'avait perdu la mémoire sur ce qu'était réellement cette "montagne"
Si Tullia est partagée et tentée, du fait de l'influence de Pomponia, par la nouvelle religion, ce n'est en effet pas le cas de ses enfants. Et sa fille Tertullia est en passe de tomber sous l'influence de la perverse Julia.
Quant aux retrouvailles avec Titus, ce n'est pas que la conséquence de sa libido C'est parce qu'elle n'a jamais cessé d'aimer le futur empereur, au point d'accepter la place qu'il veut bien lui donner, celle de maîtresse, puisque celle d'épouse lui est interdite par Vespasien.

Histoire Erotique
Ce texte, comme l'ensemble de l'oeuvre d'Olga, est passionnant.
Il y a tellement de recherche effectuée qu'en lisant on se projette sans difficulté dans la Rome d'alors, avec moult précisions et détails sur le mode de vie, les superstitions, etc...
En ce qui concerne Pompéi, il est exact que le tremblement de terre de 62 a provoqué de gros dégâts matériels, puisque 17 ans après, tout n'était pas réparé...
Tullia est décidément incorrigible: malgré l'affront subi par Titus et Vespasien, sa libido l'emporte sur tout.
Il semblerait en outre que Tertullia ne se sente pas concernée par la nouvelle religion et ses préceptes professés par Paul de Tarse. Quel avenir lui "réserve" Julia?
Vivement le prochain chapitre!
Bernard

Merci Didier. Oui le principe de ce récit est la combinaison d'un récit érotique, avec des passages qui peuvent être très "hard", avec l'arrière-plan historique, que tu rappelles dans ton commentaire. Il s'agit des événements politiques qui se déroulent entre 59 et 62, période charnière du règne de Néron, entre deux meurtres qu'il a ordonnés, celui de la "meilleure des mères", Agrippine et celui de la douce et malheureuse Octavie, qui ressemblait si peu à sa mère Messaline.
C'est aussi l'occasion d'évoquer le "décors" et notamment les quartiers de Rome, en particulier le forum.
Merci aux fidèles lecteurs comme toi qui aiment cette combinaison et suivent cette série depuis le début, qui, en effet représente beaucoup de travail, mais quand on aime on ne compte pas!
Sans dévoiler la suite, le retour de Titus dans la vie de Tullia est particulièrement important.
A suivre donc!

Histoire Erotique
Olga,
Tes réponses fournies à mes différentes interrogations me laissent donc présager d’intéressantes et passionnantes suites…
Je tiens à préciser que j'ai aimé ce chapitre, il est complet et bien argumenté.
Globalement c'est un chapitre très historique teinté de spiritualité aussi bien romaine que chrétienne.
Historiquement, tu énonces bien les points majeurs faisant suite à la mort d'Agrippine.
Avec un Néron commençant à sombrer dans la folie et la tyrannie, se rapprochant de plus en plus d’une Poppée, qui réussit à lui faire se débarrasser d'Octavie pour devenir l'Augusta.
Tu as fait également un bon travail en nous fournissant la liste des victimes de la tyrannie de Néron suite à cette mort odieuse
Je tiens à souligner cette allusion concernant Néron et l'héritage de sa tante Domitia Lepida Major. Il m’a rappelé l’excellent reportage d'ARTE sur Baies.
C’est sans compter aussi sur la complète et intéressante présentation du parcours de Paul de Tarse.
En final, tu fais aussi un bon résumé de la vie de Titus pendant ses cinq années d’absence.
Question spiritualité, tu illustres bien le tiraillement de Pomponia, avec, grâce à l'évocation de l’Épître aux Romains (1, 18-31), qui permet de plus de comprendre comment la sexualité a évolué avec l'avènement du christianisme...
De plus tu fais une intéressante présentation des rites et cérémonies mortuaires romaines.
J’ai bien aimé le focus lié à la superstition lié au séisme de février 62.
Il y a aussi un aspect culturel en final avec les descriptions de Rome, de ces rues, du quartier des librairies, du forum d'Auguste...
Je conclurai en disant que comme à l’accoutumée tu fais rentrer la petite histoire dans la grande, en imaginant une rencontre entre notre belle héroïne Tullia et Paul de Tarse en l’adaptant, l’extrapolant des citations de Actes des apôtres (28-12 à 28-14).
Tu as fait là encore un gros travail de recherche et de mise en forme pour nous fournir ce magnifique chapitre.
Encore Bravo pour tout cela.
Didier

@ Didier, outre que, comme toujours tu as lu avec la plus grande attention ce chapitre et parfaitement relevé les points essentiels, tu poses un certain nombre d'interrogations:
- Oui, il y aura rechute de Tullia. Sous l'influence de Titus. Jusqu'où?
- Non Titus, à ce stade, n'a pas pas changé. Il reste un noceur, un débauché, le parfait macho romain
- Tullia et Pomponia sont unies par des liens si forts qu'elles ne sauraient rompre
- Titus, après avoir été un ami de Britannicus, est devenu un proche de Néron. A ce titre, il ne peut que s'entendre avec Tigellin, l'âme damnée de l'empereur
- Poppée va continuer à laisser parler sa haine viscérale pour Tullia
- C'est surtout la perverse Julia qui cherche à prendre la jeune Tertullia dans ses filets

Histoire Erotique
S’il n’y avait pas eu cette rencontre finale au forum d’Auguste ce chapitre, teinté de diverses rencontres et retrouvailles, aurait été vraiment assez sombre pour notre belle héroïne Tullia.
L’empereur Néron sombrant tout doucement dans la folie et la tyrannie, est désormais totalement sous la mauvaise influence, entre autre, de son ambitieuse et cruelle maîtresse Poppée, dont il est follement amoureux.
Celle-ci, libre d’agir suite à la mort de Burrus et de la disgrâce de Sénèque, obtient le divorce d’Octavie, grâce à plusieurs accusations calomnieuses, puis enfin la tête de la malheureuse.
Devenue ainsi la nouvelle Augusta, Poppée toujours autant jalouse et haineuse envers Tullia ne rêve plus qu’à obtenir sa tête également.
Pendant tout ce temps, ne fréquentant plus les soirées de ses amies, ni les thermes, Tullia s’assagit au côté de sa nouvelle bien aimée, délaissant de ce fait maîtresses et autres amants, et ce malgré un vrai "manque" de mâles. Pomponia toutefois est toujours tiraillée entre les préceptes de sa foi chrétienne et son amour physique pour notre belle matrone.
L’apôtre Paul de Tarse va mettre fin à ce dilemme, en leur prêchant à vivre un amour exclusivement platonique, lors d’une rencontre d’où en sort une Tullia totalement désespérée de devoir subir une énième frustration.
Seule Epicharis reprend dès lors une relation intime avec notre belle héroïne pour la consoler et compenser son manque de sexe, Julia, de son côté, étant devenue depuis l’unique reine de Baies en étant de toutes les soirées dont celles de Néron, du leur Lucia et Parsam, ses premiers grands amours, fidèles à leur nouvelle foi chrétienne, se consacrant désormais principalement à l’éducation de ses deux filles et puis à la gestion de la domus endommagée suite au séisme de 62.
Comme si cette dernière épreuve ne suffisait pas, Tullia doit alors se rendre à Rome pour assister aux funérailles de Marcus ce père tant aimé, l’ayant initialement reniée pour enfin la pardonner lors de son dernier souffle.
Emplie de chagrin, de regrets, soutenue par ses proches et amies, Tullia est cependant accueillie froidement, lors de leurs retrouvailles, par son fils Caius, digne descendant de Marcus, qui ne voit en notre belle matrone, qu’une mère débauchée, et en ses deux demi-sœurs, que des filles illégitimes à la gens Tulli.
Décidant suite aux funérailles de demeurer seule à Rome le temps de son deuil, notre belle héroïne lors d’une sortie sur le forum d’Auguste rencontre de manière improbable celui qui est et reste l’amour de sa vie, son Homme, Titus
Notre belle matrone frustrée sexuellement, oubliant en un instant le passé, ne pouvant résister à ses sens et à son cœur se donne à Titus dans chaudes et torrides retrouvailles...
Malgré son titre idyllique, « la vie inimitable », j’ai moult question qui me viennent sur le prochain chapitre.
En effet, tous les ingrédients sont en place pour que notre Tullia rechute.
Donc va-t-elle continuer à s’assagir auprès de son homme ? Ou à l’inverse va-t-elle retomber dans ses travers passés ?
Et lui Titus a-t-il changé lui aussi? ou est-il toujours le même macho dominateur ?
Tullia ne risque-t-elle pas d’oublier sa bien-aimée Pomponia dans les bras de son mâle ?
Comment va réagir Tigellin à l’annonce de la reprise de cette liaison ? Continuera-t-il à protéger Tullia ? S’opposera-t-il à Titus ?
Poppée la sachant « casée » cherchera-t-elle toujours à obtenir la tête de notre belle matrone ?
Et Tertullia dans tout cela, que recherche-t-elle en se rapprochant de Julia ?
Didier



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