COLLECTION ADULTÈRE. Même la boulangère a été rasée. La suite (2/4)

- Par l'auteur HDS CHRIS71 -
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Récit érotique écrit par CHRIS71 [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 25-10-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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• Jules, je te prends pour mari, je te promets fidélité jusqu’à ce que la mort nous sépare !

Ça, c’était il y a plus de vingt ans.
Aujourd’hui, il en va autrement, ayant par hasard rencontré Claire, la ravissante Canadienne qui, pour la première fois de ma vie, m’a séduit, je l’ai suivie dans sa chambre de l'auberge, de notre village.
Après lui avoir fait l’amour jusqu’à ce que la France sorte vainqueur du Canada, c’est sur l’oreiller que commencent les confidences.
Qui dit vrai ?
Qui me ment ?
Maman et marraine m’ayant toujours dit que je suis le fils de Jules Mauchand, ouvrier boulanger parti comme travailleur obligatoire en 42, contraint par les Allemands à venir soutenir leur effort de guerre !
Le front, surtout le front russe, leur coûte tellement d'hommes que les femmes ayant pris le relais ne suffisent plus à faire tourner la machine de guerre.
En allant faire du pain, il soulageait la charge qui pesait sur sa famille.
Elles m’avaient dit qu’à la fin de la guerre, il avait décidé de rester.
Il avait même de son côté un garçon et une fille avec sa patronne, le mari étant décédé.
C’est lors du simple retour pour entériner leur divorce que, le dernier soir, sans qu’elle sache pourquoi, le couple s'était reformé un bref instant, ce qui avait entraîné ma naissance.
Dans les jours qui ont suivi, marraine et elle se sont aperçues qu'elles s'étaient toujours aimées et que, dans un premier temps, elles avaient décidé de vivre ensemble et de m’élever.
Alors, « pute à boche », si c’était vrai, ça se saurait même vingt ans après.
Vingt ans, ce n’est pas si vieux que cela, surtout lorsque après l’on vit entre femmes en ne se cachant pas d’être gouine.
C’est en revenant à la boulangerie jour de fermeture hebdomadaire que j’interroge marraine.

• Marraine, dis-moi la vérité.
Qui est mon père ?
Ne me mens pas, je crois que j’ai appris la vérité que maman et toi m’aviez cachée sur ma naissance ?
• Qui a pu te dire une telle énormité, c'est un tissu d'ineptie ?
• Claire, la jeune femme qui est venue hier pour rencontrer maman.
• Il est dommage que Claire soit absente, nous avons souvent pensé à te dire la vérité.
Cependant, plus les années ont passé, plus nous peinons à nous décider et à tout t'avouer.
Oui, tu es le fils d’un lieutenant allemand, ordonnance du général qui a dirigé notre région lors de l’invasion allemande.
Il s’appelait Adolf comme le Führer.
• Claire avait donc raison, je suis bien le fils de pute d’une putain ayant baisé avec notre ennemie.
Hier au soir, après avoir fini de ranger le fournil, comme je le fais tous les soirs, je me suis rendu à l’auberge boire un demi.
Claire mangeait à une table, tu sais mon amour des femmes, lorsque tu m’as dépucelé, tu m’as dit que je serais un parfait étalon.
J’ignore si tu la connais, Claire est la fille d’une certaine Simone et d’un certain Raymond, ancien maire de notre commune.
Ils ont fui au Canada, poursuivis par une résistante, alors que c’était sa mère qui avait tout fait pour aider les Alliés afin de retarder les Allemands après le débarquement en juin 44.
• Simone a une fille, Claire, d’environ mon âge, de ce que j’en ai vu lorsqu’elle est passée à la boutique et cette nuit passée ensemble.
• Simone, même vingt ans après, elle doit venir foutre la merde, ici.
• Dis-moi que ce n’est pas vrai, maman a même été tondue comme on le faisait aux putes françaises couchant avec les Allemands à la fin de la guerre.
• Bon d’accord, je t’ai promis toute la vérité, la seule vérité, la juste vérité.
Le chef de la résistance, c’était moi, j’étais bien placée comme servante à la kommandantur allemande.
Je glanais des renseignements que j’envoyais à Londres, par plusieurs canaux.
On était très prudentes dans ces allées-là.
La boulangerie et surtout Christine, ta maman, servait de boîtes aux lettres.
Que de plus naturel que de venir acheter son pain, même rationné
À la libération, je suis arrivée sur la place du village avec quelques-uns des hommes de mon réseau.
Elles étaient cinq à avoir été ramassées et amenées devant la mairie.
Ils avaient tondu la moitié du crâne de ta maman lorsque je suis intervenue.
Dans la soirée, j'ai dû finir le travail dans cette pièce, ta mère ne pouvant pas rester avec la moitié de ses beaux cheveux longs.
Entre parenthèses, c’est en pleurant dans mes bras que nous nous sommes déclarées notre amour.
Elles étaient cinq, trois jeunes filles s'étant simplement laissé séduire par de superbes blonds bien charpentés.
Trois pucelles.
La première, la fille de Chantal, une amie, s’est pendue dans la grange de la ferme de ses parents, rattrapée par la honte le soir même.
Chantal ne s’en est pas remise, Léon, son mari, a dû la placer à l’asile.
Deux d’entre elles sont mariées aujourd’hui et l’une d’elles est toujours dans le village.
Tu t’es même vanté auprès de moi de l’avoir séduite.

Marie la postière, effectivement, je l’ai séduite et baisée derrière le guichet derrière lequel elle officiait.
De là à la baiser après un Allemand, oui, bon, je l’ai tirée, j’y ai pris grand plaisir.
Elle tortillait bien du cul et de plus, elle me pompait divinement.
En plus, Georges, son mari, est connu comme le cocu de service, alors un de plus ou un de moins, pas de quoi se mettre martel en tête.

• Ta maman, même si elle a aimé faire l’amour avec ce lieutenant allemand, c’est suite à la désertion indirecte de ton père que cela a eu lieu, certes en 41 et non 42.
Elle a aidé le village par deux fois.
En récupérant de la farine allemande, elle a en partie nourri ces personnes qui se sont permis de juger après ce qu’elle avait fait alors qu’ils s’étaient vautrés dans les bras du soi-disant vainqueur de Verdun.
Sans oublier sa bande de racailles, Laval, Paimpont, j’en passe et des meilleurs.
Et, la cinquième, celle qui semble se dire le chef de la résistance, Simone, la plus pourrie de toutes.
Patiente deux minutes, je vais dans notre chambre, j’ai conservé quelques traces des saletés qu’elle faisait.

Marraine me quitte, le temps qu’elle a dit, et en revient avec une valise qu’elle ouvre sur la table de la cuisine.
C’est à ce moment que l’on sonne à la porte de l’entrée.

• Attends, je vais voir qui vient nous déranger le jour de la fermeture.

Marraine se dirige vers la porte.
Je ne tarde pas à entendre qui est là.

• Claire, c’est bien vous !
Vous tombez bien, j’allais montrer à mon filleul la femme qu’était votre mère dans notre village avant de s’expatrier au Canada comme vous lui avez dit.

Elles arrivent dans la cuisine.
Je prends Claire dans mes bras.

• Soyons direct, regarde Christian, cette queue de cheval tenue par un bout de ficelle, ce sont les cheveux que j’ai gardés de la tonte de ta maman.
Voyons voir ce que nous avons là-dedans.
Des photos récupérées dans le bureau du général allemand après sa fuite.
Elles ont vingt ans, mais sur celle-là, qui y voit-on, Claire ?
• Une femme ressemblant à maman, mais ce n’est pas très net.
• Bien sûr, elle suce un homme, ne serait-ce pas ton père ?
Lui, on le voit plus précisément.
• Je dois reconnaitre que la ressemblance est troublante !
• Simone suce ton père et qui la prend par-derrière ?
• Un homme en costume militaire, le pantalon à ses pieds.
• Le général von Stein dirigeant notre région.
Cette photo et toutes celles que je vous montre ont été prises quelques jours avant la débâcle allemande.
C’était ton père, le lieutenant Adolf qui les prend.
Regardez, sur celle-là, je sers tous les partouzeurs à cette soirée.
Je suis la seule habillée, tous sont à poil ou en guêpière comme Simone, ta mère.
La guêpière de grande renommée de ta maman, elle la portait presque vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Oui, marraine a raison, avec Claire, nous voyons plusieurs clichés.
C’est la première fois que je vois des hommes et des femmes faire l’amour.
Excusez-moi, baiser à plusieurs, j’ai toujours fait ça en tête-à-tête avec mes partenaires.

• Claire, rends-toi à l’évidence, ta mère t’a menti, elle aussi baisait avec les Allemands.
• Je peux t’affirmer qu’elle était l’exclusivité du général.
Il la baisait, ton père étant présent.
Souvent dans ces partouzes, les officiers baisaient indifféremment une fille ou l’autre, mais jamais Simone qu’il se réservait.
Tiens, c’est vrai, j’avais oublié ce détail.
Ce document pris dans le bureau de son père, le médecin, je l’ai rangé là sans savoir qu’il me servirait vingt ans plus tard.

Paulette, ma marraine, nous tend un document, il parle de la vague d'oreillons ayant frappé notre région.
Il évoque la stérilité de quelques-uns des jeunes du village.

• D’après ce document, Raymond Colins, Claire, ton père était stérile, tu n’es donc pas sa fille.
Combien de temps après la fin de la guerre es-tu née ?

Les dates collent, c’est dans mes bras que ma petite s’écroule lorsqu’elle comprend qu’elle aussi est une fille de boche.
Surtout lorsque Paulette nous montre une photo de jeunes dans une voiture noire, je reconnais une traction.
Elle est assise sur la fenêtre et tient dans sa main un drapeau bleu, blanc, rouge.
Sur son bras un brassard FFI.

• Claire, veux-tu savoir comment tes parents, enfin presque, ont fait fortune ?
• En exploitant la forêt canadienne.
• En es-tu bien sûr ?

Quelle révélation Paulette, ma marraine, va encore nous faire ?
Claire est déjà dans mes bras, effondrée de telles ignominies !...

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