Confession d'un amant lamentable

- Par l'auteur HDS CDuvert -
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Récit libertin : Confession d'un amant lamentable Histoire érotique Publiée sur HDS le 15-07-2025 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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Confession d'un amant lamentable
Julie défaisait ma chemise avec une lenteur appliquée. Ses ongles effleuraient ma peau à chaque bouton libéré, provoquant des frissons qui parcouraient mon échine comme autant de petites décharges électriques. La chambre baignait dans une douce pénombre, uniquement éclairée par quelques bougies dont la lumière dansante dessinait des ombres mouvantes sur son visage. L'air était imprégné du parfum vanillé de son corps mêlé à l'odeur plus musquée du désir qui montait en nous.

"J'ai tellement envie de toi," murmura-t-elle contre mon cou, son souffle chaud faisant naître une constellation de chair de poule sur ma peau déjà brûlante.

Ses lèvres humides traçaient un chemin de baisers le long de ma mâchoire tandis que ses mains descendaient vers ma ceinture. Mon sexe pulsait douloureusement sous mon jean, prisonnier d'une cage de tissu devenue trop étroite. Trois semaines que nous sortions ensemble. Trois semaines d'une lente torture faite de baisers fiévreux et de caresses qui s'arrêtaient toujours au seuil du plaisir ultime.

Sa main se posa enfin sur la bosse qui déformait mon pantalon. Mon cœur s'emballa comme un cheval sauvage. À travers le tissu, je sentais la chaleur de sa paume, la légère pression de ses doigts qui commençaient à explorer les contours de mon membre tendu à l'extrême.

"Julie... attends, je..."

Mes mots se perdirent dans un gémissement étranglé. À peine avait-elle effleuré mon sexe à travers mon boxer que je sentis cette vague familière monter en moi, irrépressible comme une marée d'équinoxe. Cette sensation tant redoutée qui transformait chaque promesse de plaisir en mortification instantanée.

Je jouissais déjà, tremblant comme une feuille dans la tempête, mon corps parcouru de spasmes incontrôlables. Le tissu de mon sous-vêtement s'humidifia rapidement, tandis que Julie cessait tout mouvement, surprise par cette conclusion précipitée.

"Je suis désolé," balbutiai-je, le visage en feu. "Ça fait tellement longtemps que... enfin, tu es si belle et..."

Elle me sourit avec douceur, mais je pouvais lire la déception dans ses yeux noisette. Mon embarras se transformait en honte cuisante, comme si chaque battement de mon cœur pompait de l'humiliation pure dans mes veines.

"Ce n'est rien," dit-elle doucement en caressant ma joue. "La prochaine fois sera différente."

Mais nous savions tous les deux que ce n'était pas un accident. La gêne s'installa entre nous comme un invité indésirable. Elle tenta de me rassurer, m'embrassa tendrement sur le front, mais la magie s'était évaporée, remplacée par un silence pesant que même les mots les plus doux ne pouvaient dissiper.


***


Une semaine plus tard, assis sur son canapé, deux tasses de thé fumantes devant nous, je pris mon courage à deux mains.

"Julie... il faut que je te parle de quelque chose."

Elle posa sa main sur la mienne, son regard attentif m'encourageant à continuer.

"Ce qui s'est passé l'autre soir... ce n'était pas la première fois. En fait, c'est toujours comme ça. Je n'arrive jamais à me contrôler. Je jouis toujours trop vite, parfois même avant d'avoir... tu sais..." Ma voix s'étrangla. "C'est pour ça que j'évite les relations. La honte est trop grande."

Un silence s'installa, pendant lequel je contemplais les motifs géométriques du tapis, incapable de croiser son regard. Je m'attendais à entendre la porte claquer après mon aveu.

"Tu sais que c'est très courant?" Sa voix douce brisa le silence. "Entre 20 et 30% des hommes vivent ça. Ce n'est pas une tare, Marc."

Je relevai les yeux, surpris par sa réaction. Au lieu du dégoût ou de la pitié que j'imaginais, je découvris dans son regard une compréhension bienveillante qui me désarma complètement.

"J'ai lu des articles là-dessus," continua-t-elle. "Il existe des techniques pour apprendre à reconnaître les sensations avant l'éjaculation et à les contrôler. C'est comme un muscle qu'on peut entraîner."

Elle se rapprocha, son parfum léger de jasmin m'enveloppant comme une promesse.

"On pourrait y travailler ensemble, si tu veux. Ça me plairait de t'aider à découvrir tout le plaisir que tu peux donner... et recevoir."

La façon dont elle prononça ces derniers mots, avec une lueur malicieuse dans le regard, fit naître en moi un espoir que je croyais mort depuis longtemps.

"Tu ferais ça pour moi?"

"Avec toi," corrigea-t-elle. "Je le ferais avec toi. Et crois-moi, j'y trouverai aussi mon compte."


***


Le week-end suivant, nous étions allongés sur son lit. Les stores filtraient la lumière du soleil, créant une atmosphère intime, à mi-chemin entre jour et nuit. Julie avait allumé des bougies parfumées à la lavande dont l'odeur apaisante flottait dans l'air. Nous étions nus, nos corps découverts mais sans urgence, comme si nous avions tout le temps du monde.

"Aujourd'hui, on ne cherche pas l'orgasme," expliqua-t-elle en sortant un flacon d'huile de massage d'un tiroir de sa table de nuit. "On apprend à se connaître. À reconnaître les signaux de nos corps."

Elle versa un peu d'huile tiède dans ses paumes et les frotta l'une contre l'autre avant de les poser sur mon torse. Ses doigts glissaient sur ma peau avec une lenteur délibérée, dessinant des cercles qui s'élargissaient progressivement, s'approchant de mon bas-ventre sans jamais toucher mon sexe qui durcissait déjà à vue d'œil.

"Respire profondément," murmura-t-elle. "Par le nez... expire par la bouche. Concentre-toi sur tes sensations, pas sur ce qui va se passer ensuite."

Je suivis ses instructions, inspirant l'air parfumé, sentant mes muscles se détendre un à un sous ses caresses. Ma poitrine se soulevait au rythme de ma respiration, de plus en plus calme malgré le désir qui montait en moi.

"Ferme les yeux et laisse-toi aller."

Ses mains descendirent vers mon ventre, s'attardant sur la ligne de poils qui menait vers mon sexe. Je frémis d'anticipation. Quand elle prit enfin mon membre dans sa main, je faillis bondir du lit tant la sensation était intense.

"Oh mon dieu," gémis-je, les paupières serrées.

"Dis-moi quand tu sens que ça monte," chuchota-t-elle à mon oreille, son souffle chaud me faisant frissonner davantage.

Sa main commença à me caresser avec une lenteur exquise, montant et descendant le long de ma verge avec une pression parfaitement dosée. Le plaisir monta en flèche, presque instantanément.

"Maintenant," haletai-je après à peine quelques va-et-vient. "C'est... c'est imminent."

Elle s'arrêta aussitôt, maintenant une légère pression à la base de mon sexe, juste au-dessus des testicules.

"Respire," m'encouragea-t-elle. "Pense à autre chose. Les courses que tu dois faire. Une réunion de travail ennuyeuse. N'importe quoi de non sexuel."

Je visualisai mentalement le rayon fruits et légumes du supermarché, m'efforçant de lister tous les types de pommes disponibles. Golden, Granny Smith, Pink Lady... Étonnamment, cela fonctionna. La sensation d'urgence reflua comme une vague qui se retire.

"C'est bien," approuva-t-elle avec un sourire. "On va recommencer."

Nous répétâmes l'exercice plusieurs fois. À chaque tentative, je tenais quelques secondes de plus, apprenant à reconnaître les signes avant-coureurs de l'éjaculation.

"C'est comme une échelle," m'expliqua-t-elle après notre troisième essai. "Si 10 est l'orgasme, tu dois apprendre à rester entre 6 et 8, sans jamais dépasser 9. Au début, tu monteras très vite à 9, mais avec de la pratique, tu apprendras à surfer sur cette vague."

À la fin de la séance, je parvenais à tenir presque une minute avant de sentir l'éjaculation imminente. Un record personnel qui me fit sourire malgré la frustration persistante.

"Rome ne s'est pas construite en un jour," plaisanta Julie en s'allongeant contre moi, sa peau nue contre la mienne provoquant une nouvelle vague de désir. "Mais tu verras, la patience est récompensée au centuple."


***


Notre troisième séance d'apprentissage débuta différemment. Julie portait un déshabillé de soie bordeaux qui soulignait ses courbes sans les dévoiler complètement, laissant deviner plus qu'il ne montrait. Ses cheveux châtains cascadaient sur ses épaules, captant la lumière tamisée des bougies. Elle était d'une beauté à couper le souffle, et elle le savait.

"Aujourd'hui, on va essayer la technique du stop-start," annonça-t-elle en se glissant à côté de moi sur le lit. "Quand tu sens que tu vas éjaculer, on s'arrête, on attend que l'excitation redescende, puis on recommence."

Ses doigts commencèrent à déboutonner ma chemise avec une lenteur délibérée, s'attardant parfois pour caresser la peau qu'elle dévoilait peu à peu. Chaque effleurement envoyait des ondes de plaisir qui se propageaient dans tout mon corps, se concentrant inexorablement vers mon entrejambe.

"J'aime la façon dont tu réagis à mes caresses," murmura-t-elle en mordillant le lobe de mon oreille. "Ton corps est si réceptif."

Une fois ma chemise retirée, elle entreprit de défaire ma ceinture, puis le bouton de mon jean. Le bruissement du tissu, le cliquetis métallique de la boucle, le son de ma respiration qui s'accélérait... Chaque bruit semblait amplifié dans l'atmosphère feutrée de la chambre.

Ma verge jaillit de mon boxer, déjà dure comme la pierre. Julie sourit, visiblement satisfaite de l'effet qu'elle produisait.

"Tu es magnifique," souffla-t-elle avant de se pencher pour déposer un baiser léger sur mon gland.

Ce simple contact faillit me faire perdre tout contrôle. Je serrai les dents, luttant contre l'orgasme qui menaçait déjà.

"Pas encore," gémis-je.

Elle s'arrêta immédiatement, comprenant ce qui se passait. Sa main entoura la base de mon sexe, exerçant une pression ferme.

"Respire, Marc. Pense à autre chose."

Je me concentrai sur ma respiration, inspirant par le nez, expirant lentement par la bouche, comme elle me l'avait appris. Le tableau périodique des éléments... Hydrogène, hélium, lithium... L'urgence diminua progressivement.

"C'est bien," approuva-t-elle. "Maintenant, on va essayer avec un peu plus d'intensité."

Elle laissa tomber une bretelle de son déshabillé, puis l'autre, révélant ses seins parfaits dont les tétons durcis trahissaient son propre état d'excitation. D'un mouvement fluide, elle fit glisser le vêtement le long de son corps, se retrouvant entièrement nue devant moi.

"Tu me rends fou," murmurai-je, hypnotisé par la courbe de ses hanches, la douceur de sa peau illuminée par la lueur vacillante des bougies.

"C'est le but," répondit-elle avec un sourire espiègle.

Elle s'installa à califourchon sur mes cuisses, son sexe humide à quelques centimètres seulement du mien, sans toutefois établir de contact. La chaleur qui émanait d'elle était presque palpable. Je pouvais sentir son odeur intime, un parfum enivrant qui acheva de m'enflammer complètement.

"Tu me diras quand tu sens que ça monte, d'accord?"

J'acquiesçai, incapable de prononcer un mot.

Elle se souleva légèrement, positionna mon gland à l'entrée de son sexe et s'abaissa avec une lenteur calculée. L'humidité chaude et soyeuse de son intimité m'enveloppa centimètre par centimètre. Je fermai les yeux, submergé par les sensations. Son vagin pulsait autour de moi, m'accueillant dans une étreinte parfaite.

"Oh mon dieu," balbutiai-je. "C'est trop bon... ça vient déjà."

Elle s'immobilisa instantanément, restant parfaitement immobile malgré sa propre excitation évidente. Son visage était légèrement rougi, ses lèvres entrouvertes laissaient échapper un souffle court.

"Respire," me rappela-t-elle. "Pense à autre chose. Imagine... je ne sais pas... que tu fais ta déclaration d'impôts."

L'image était si incongrue que je laissai échapper un petit rire nerveux.

"Ma déclaration d'impôts? Sérieusement?"

"Hé, ça marche, non?" répliqua-t-elle en riant à son tour. "La sensation d'urgence est partie."

Elle avait raison. L'envie d'éjaculer avait reflué, remplacée par une excitation plus contrôlable.

"Maintenant, je vais bouger très lentement," annonça-t-elle après quelques instants de pause.

Elle commença à onduler des hanches avec une délicatesse exquise, m'enveloppant dans un rythme hypnotique. Ses seins se balançaient doucement au gré de ses mouvements, offrant un spectacle envoûtant. J'osai poser mes mains sur ses hanches, accompagnant sa danse sensuelle.

Cette fois, je tins presque deux minutes, savourant chaque seconde de cette union avant que l'orgasme ne me submerge enfin. Je jouissais en tremblant, submergé par un plaisir intense qui me fit voir des étoiles derrière mes paupières closes.

"C'était... incroyable," haletai-je lorsque je retrouvai l'usage de la parole.

Julie se pencha pour m'embrasser tendrement, ses seins frôlant mon torse dans une caresse aérienne.

"Et ce n'est que le début," promit-elle avec une lueur malicieuse dans le regard.


***

Les semaines suivantes, nos séances d'apprentissage devinrent de plus en plus intenses et variées. Julie m'enseignait patiemment à reconnaître les signaux de mon corps, à identifier ce moment précis où le plaisir bascule vers l'irrépressible.

Un soir, après m'avoir longuement caressé jusqu'à me mener plusieurs fois au bord de l'orgasme sans jamais me laisser basculer, elle m'expliqua une nouvelle approche.

"Il existe une technique qui consiste à contracter certains muscles pelviens pour retenir l'éjaculation," dit-elle en dessinant des cercles légers autour de mon nombril. "Ce sont les mêmes muscles que tu utilises pour arrêter le jet quand tu urines."

Elle guida ma main vers son entrejambe, me faisant sentir la contraction de ses propres muscles intimes.

"Tu sens? C'est comme ça. Essaie de contracter les tiens."

J'obéis, surpris de constater que je pouvais effectivement isoler ces muscles.

"C'est exactement ça," approuva-t-elle. "En les contractant juste avant le point de non-retour, tu peux retarder l'éjaculation. Ça demande de la pratique, mais c'est très efficace."

Pour tester cette technique, elle s'allongea sur le dos, écartant ses cuisses dans une invitation explicite qui fit immédiatement monter mon désir.

"Je veux que tu me pénètres, mais que tu restes complètement immobile," ordonna-t-elle. "Concentre-toi uniquement sur ta respiration et ces contractions musculaires."

Je me positionnai entre ses jambes, savourant la vision de son corps offert. Ses seins se soulevaient au rythme de sa respiration, sa peau dorée brillait à la lueur des bougies. Son sexe luisant d'excitation m'appelait irrésistiblement. Je m'introduisis en elle avec précaution, m'arrêtant à chaque centimètre pour contrôler mon excitation.

Une fois complètement en elle, je restai immobile, fermant les yeux pour me concentrer sur mes sensations. La chaleur de son sexe était exquise, son intimité pulsait autour de mon membre, m'enserrant dans un étau de plaisir. Je respirai profondément, contractant les muscles qu'elle m'avait fait découvrir.

"C'est bien," murmura-t-elle. "Comment te sens-tu?"

"Comme si j'étais au paradis, mais que je devais marcher sur une corde raide pour y rester," répondis-je, les dents serrées par l'effort de contention.

Elle rit doucement, le mouvement provoquant de délicieuses vibrations autour de mon sexe.

"Belle métaphore. Maintenant, bouge très lentement. Un mouvement, puis arrête."

Je commençai à onduler des hanches avec une lenteur délibérée, observant attentivement mes réactions. Chaque fois que l'excitation montait trop, je m'immobilisais, respirais profondément et contractais mes muscles pelviens. Julie gémissait doucement, ses mains agrippant les draps.

"C'est tellement bon de te sentir si dur en moi, sans précipitation," souffla-t-elle. "Continue comme ça."

Ses mots m'encourageaient, attisant mon désir tout en renforçant ma détermination. Ses mamelons dressés, ses lèvres entrouvertes, la fine pellicule de sueur qui faisait briller sa peau... Chaque détail de son corps en proie au plaisir m'excitait davantage, mais au lieu de me précipiter vers l'orgasme, j'apprenais à savourer chaque seconde de cette ascension.

Cette nuit-là, je tins près de quatre minutes avant de jouir, tremblant et haletant, submergé par un orgasme d'une intensité jamais connue auparavant.

"Tu vois," dit Julie en se blottissant contre moi après, "plus tu retardes l'orgasme, plus il est puissant quand il arrive enfin."

Je la serrai contre moi, humant le parfum de ses cheveux mêlé à l'odeur de nos corps.

"Tu es une professeure extraordinaire."

"Et tu n'as encore rien vu," promit-elle avec un clin d'œil espiègle.


***


"Il y a un autre aspect important qu'on n'a pas encore exploré," déclara Julie un mois plus tard, alors que nous nous prélassions dans un bain moussant.

L'eau chaude enveloppait nos corps, des bougies disposées tout autour de la baignoire créaient une atmosphère intime et sensuelle. J'étais assis, le dos contre la céramique, et Julie était installée entre mes jambes, son dos contre mon torse. Mes mains caressaient distraitement ses seins, jouant avec ses mamelons qui durcissaient sous mes doigts.

"Apprendre à donner du plaisir autrement qu'avec ta queue," poursuivit-elle sans ambages. "Ça te permettrait d'être plus confiant et moins anxieux à l'idée de jouir trop vite."

Elle se retourna pour me faire face, l'eau clapotant autour de nous. Des gouttelettes brillaient sur sa peau comme autant de diamants minuscules.

"Et puis, disons-le franchement, une femme comblée avant même la pénétration est une femme indulgente."

Je ris à sa remarque, appréciant son mélange unique de franchise et de séduction.

"Je suis tout ouïe, professeure."

Une fois sortis du bain et séchés, elle s'allongea sur le lit, complètement nue. La vision de son corps m'émut comme au premier jour, éveillant un désir immédiat.

"Viens," dit-elle en tapotant le matelas à côté d'elle.

Je m'allongeai à ses côtés, parcourant sa silhouette du regard. La courbe de ses hanches, la vallée entre ses seins, la douceur de son ventre... Chaque parcelle de son corps m'appelait.

"Je vais t'apprendre l'art du cunnilingus," annonça-t-elle avec un sourire malicieux. "Et crois-moi, un homme qui maîtrise ça n'a jamais à s'inquiéter de jouir trop vite."

Elle me guida entre ses jambes, écartant doucement ses cuisses pour m'offrir une vue imprenable sur son intimité. La vue de son sexe, les lèvres légèrement gonflées par l'excitation, brillantes d'humidité, m'hypnotisa complètement.

"Le clitoris est ici," expliqua-t-elle en guidant mon doigt vers le petit bouton de chair dissimulé sous son capuchon. "C'est l'équivalent de ton gland, en beaucoup plus sensible. Commence toujours doucement, par de légères caresses autour, avant de t'y attaquer directement."

Elle m'enseigna l'art subtil de la stimulation féminine, guidant ma langue avec des instructions précises et des encouragements constants.

"Plus lentement... oui, comme ça... maintenant, fais des cercles autour... parfait... utilise la pointe de ta langue... oh mon dieu, oui, juste là..."

J'explorais son intimité avec une attention nouvelle, savourant son goût légèrement salé, l'odeur enivrante de son excitation. Ses gémissements, d'abord discrets, s'intensifiaient à mesure que je trouvais les mouvements qui lui procuraient le plus de plaisir.

"Maintenant, aspire doucement mon clito tout en insérant un doigt... oh putain, oui!"

Je suivais ses instructions à la lettre, émerveillé par la façon dont son corps répondait à mes caresses. Ses hanches se soulevaient pour venir à la rencontre de ma bouche, ses mains s'agrippaient à mes cheveux, me maintenant fermement contre elle.

Son orgasme fut spectaculaire. Son corps entier se tendit en avant, ses cuisses se refermant autour de ma tête tandis qu'elle criait son plaisir sans retenue. Je sentis les contractions de son vagin autour de mon doigt, pulsations rythmiques qui témoignaient de l'intensité de sa jouissance.

"Viens ici," haleta-t-elle après avoir repris son souffle, m'attirant vers elle pour m'embrasser passionnément.

Le goût de son plaisir se mélangeait à celui de sa bouche dans un cocktail enivrant. Mon sexe était dur comme jamais, pressé contre son ventre.

"Si je jouis avant la pénétration, la pression sera moindre pour toi," m'expliqua-t-elle tandis que ses doigts s'enroulaient autour de ma verge. "Et maintenant que je suis déjà comblée, je peux me concentrer entièrement sur ton plaisir."

Elle me guida en elle, m'accueillant dans la chaleur humide de son intimité déjà sensibilisée par l'orgasme. L'angle était différent, plus profond, me permettant de sentir chaque recoin de son vagin.

Mon excitation était toujours intense, mais différente, plus maîtrisable. Ayant donné du plaisir avant d'en recevoir, je me sentais plus confiant, moins anxieux à l'idée de "performer".

Je commençai à bouger en elle, savourant chaque va-et-vient. Son visage exprimait un plaisir renouvelé, ses yeux mi-clos, ses lèvres entrouvertes laissant échapper de doux gémissements qui m'encourageaient à continuer.

"Tu es si bon," souffla-t-elle. "N'arrête pas... juste comme ça..."

Ces mots agissaient comme un aphrodisiaque puissant, mais au lieu de précipiter mon orgasme, ils renforçaient ma détermination à lui donner encore plus de plaisir. Je variais le rythme et la profondeur de mes mouvements, m'arrêtant brièvement quand je sentais l'excitation devenir trop intense.

Ce soir-là, je tins presque six minutes, suffisamment longtemps pour qu'elle jouisse une seconde fois, ses parois intimes se contractant autour de moi dans un étau de plaisir qui déclencha finalement mon propre orgasme.

Allongés l'un contre l'autre, nos corps luisants de sueur entrelacés, je me sentais différent. Plus complet, plus confiant. J'avais découvert que le sexe n'était pas une simple course à l'orgasme, mais un voyage sensoriel où chaque étape avait son importance.

"Tu vois," murmura-t-elle contre mon cou, "quand on prend son temps, tout le monde y gagne."


***


"Il faut aussi que tu t'entraînes seul," m'encouragea Julie un soir, alors que nous dînions chez moi. "La masturbation est un excellent moyen d'apprendre à contrôler ton excitation sans la pression de satisfaire une partenaire."

Elle me fixait par-dessus son verre de vin, un sourire en coin sur les lèvres.

"Tu as des devoirs à faire, monsieur."

L'idée me fit sourire. Des devoirs érotiques, voilà qui changeait des rapports comptables que je devais habituellement terminer le soir.

"Et en quoi consistent exactement ces devoirs, professeure?"

"Je veux que tu t'exerces à te caresser jusqu'au bord de l'orgasme, puis à t'arrêter. Tu respires, tu te calmes, et tu recommences. Idéalement, tu devrais faire ça au moins trois fois avant de te permettre de jouir."

Elle se pencha par-dessus la table, me donnant une vue plongeante sur son décolleté.

"Et j'aimerais avoir un rapport détaillé de tes progrès," ajouta-t-elle d'un ton faussement sérieux.

"Un rapport écrit? Ou peut-être préférerais-tu une démonstration pratique?"

"Les deux," répliqua-t-elle avec un clin d'œil. "Je suis une professeure très exigeante."

Les jours suivants, je suivis ses consignes à la lettre. Seul dans ma chambre, je m'exerçais à me caresser jusqu'au bord de l'orgasme puis à m'arrêter, à respirer profondément et à recommencer. J'appris à identifier avec précision ce moment critique où le plaisir s'intensifie dangereusement, cette fraction de seconde avant le point de non-retour.

Je découvris également la technique de la "pression périnéale" qu'elle m'avait enseignée - appuyer fermement sur la zone entre les testicules et l'anus juste avant l'éjaculation imminente. Cette pression, combinée à la contraction des muscles pelviens, permettait parfois de repousser l'orgasme qui semblait pourtant inévitable.

Chaque soir, je notais mes progrès dans un petit carnet, détaillant la durée de chaque session, les techniques utilisées, les sensations ressenties. Ce qui avait commencé comme une plaisanterie entre nous se transformait en une véritable démarche d'apprentissage, méthodique et étonnamment efficace.

Une semaine plus tard, Julie vint chez moi pour "évaluer mes progrès". Elle portait un tailleur strict qui contrastait délicieusement avec la nature de sa visite. Ses cheveux étaient relevés en un chignon sévère, et elle avait même apporté des lunettes pour compléter son personnage de professeure exigeante.

"Alors, monsieur," dit-elle en s'asseyant sur le bord de mon lit, "montrez-moi ce que vous avez appris."

Je me déshabillai lentement sous son regard appréciateur. Malgré notre intimité grandissante, je sentais toujours cette délicieuse nervosité en me dénudant devant elle. Mon sexe était déjà à moitié durci par l'anticipation.

"Commencez votre démonstration," ordonna-t-elle sans quitter son personnage.

Je m'allongeai sur le lit et commençai à me caresser lentement, m'appliquant à lui montrer comment j'avais appris à varier la pression, la vitesse et les zones stimulées. Mon sexe se dressait fièrement entre mes doigts, plus dur à chaque mouvement.

Julie m'observait avec une intensité troublante, se mordillant parfois la lèvre inférieure. Sans même me toucher, sa simple présence décuplait mon excitation.

"Dites-moi quand vous approchez du point critique," demanda-t-elle d'une voix légèrement rauque qui trahissait son propre désir.

Je continuai mes caresses, sentant l'orgasme se profiler à l'horizon.

"Maintenant," haletai-je. "Ça monte..."

"Arrêtez immédiatement," ordonna-t-elle.

J'obéis, contractant mes muscles pelviens pour contenir l'orgasme qui menaçait. Ma respiration était saccadée, mon cœur battait la chamade.

"Très bien," approuva-t-elle. "Reprenez quand vous vous sentez prêt."

Nous répétâmes l'exercice plusieurs fois, Julie me guidant avec un mélange d'autorité et de sensualité qui rendait l'expérience incroyablement érotique. À la quatrième approche de l'orgasme, elle se leva soudainement et commença à se déshabiller.

"Je pense que vous méritez une récompense pour vos efforts," déclara-t-elle en laissant tomber sa jupe au sol.

Elle défit lentement les boutons de son chemisier, révélant un soutien-gorge en dentelle noire qui contrastait magnifiquement avec la pâleur de sa peau. Ses seins débordaient légèrement des bonnets, m'offrant une vision qui fit immédiatement monter mon désir d'un cran.

"Ne vous arrêtez pas," ordonna-t-elle en me voyant suspendre mes mouvements pour l'admirer. "Mais n'éjaculez pas sans ma permission."

Je repris mes caresses tandis qu'elle terminait de se déshabiller. Son corps nu était une œuvre d'art vivante, chaque courbe, chaque creux semblant avoir été sculptés pour le plaisir des sens.

Elle grimpa sur le lit et s'agenouilla à côté de moi, si proche que je pouvais sentir la chaleur qui émanait de sa peau.

"Laissez-moi prendre le relais," murmura-t-elle en écartant doucement ma main.

Ses doigts s'enroulèrent autour de mon membre, reprenant le mouvement exactement là où je l'avais laissé. Sa main était plus douce que la mienne, plus légère aussi, créant une sensation différente mais tout aussi exquise.

"Vous êtes un excellent élève," souffla-t-elle à mon oreille. "Mais voyons si vous pouvez résister à ça."

Sans me lâcher, elle se pencha et prit mon gland dans sa bouche. La chaleur humide qui enveloppa soudain mon sexe faillit me faire perdre tout contrôle. Je contractai désespérément mes muscles, luttant contre l'orgasme imminent.

"Julie... je ne vais pas tenir," gémis-je.

Elle libéra mon sexe de sa bouche, mais continua à me caresser doucement avec sa main.

"Respirez profondément. Concentrez-vous sur votre respiration, pas sur mes caresses."

Je suivis son conseil, inspirant profondément par le nez, expirant lentement par la bouche. À ma grande surprise, l'urgence diminua légèrement, me permettant de savourer ses attentions sans succomber immédiatement.

"C'est bien," approuva-t-elle. "Maintenant, je vais vous montrer une autre technique."

Elle se positionna au-dessus de moi, son sexe humide à quelques centimètres de mon visage tandis qu'elle reprenait mon membre dans sa bouche. La position du 69, classique mais terriblement efficace.

"Concentrez-vous sur moi," ordonna-t-elle avant de me reprendre en bouche. "Donnez-vous entièrement à mon plaisir."

La vision rapprochée de son intimité, les effluves enivrants de son excitation, me détournèrent momentanément de ma propre montée vers l'orgasme. Je commençai à la caresser avec ma langue, savourant son goût unique, m'appliquant à lui donner autant de plaisir qu'elle m'en donnait.

Cette double stimulation créait une dynamique fascinante. Plus je me concentrais sur son plaisir, moins j'étais obsédé par le mien, ce qui me permettait paradoxalement de tenir plus longtemps. C'était comme si le plaisir que je lui donnais nourrissait ma propre excitation sans pour autant la faire déborder.

Son orgasme vint le premier, ses cuisses se resserrant autour de ma tête tandis qu'elle gémissait sans retenue, mon sexe toujours dans sa bouche. Les vibrations de ses cris de plaisir se transmettaient directement à mon membre, créant une sensation indescriptible.

"Maintenant," haleta-t-elle après avoir repris son souffle, "maintenant vous pouvez jouir."

Elle reprit ses caresses buccales avec une intensité redoublée, sa langue dansant autour de mon gland tandis que sa main stimulait fermement la base de mon sexe. L'orgasme qui me submergea fut d'une puissance inouïe, me faisant littéralement voir des étoiles. Je criai son nom, mon corps entier parcouru de spasmes incontrôlables.

"Félicitations," dit-elle en remontant pour m'embrasser, le goût de mon plaisir encore sur ses lèvres. "Vous venez de passer au niveau supérieur."


***


Six mois après notre première nuit désastreuse, Julie et moi avions développé une complicité érotique extraordinaire. Nous connaissions parfaitement nos corps, nos signaux, nos limites. Ce qui avait commencé comme une thérapie contre l'éjaculation précoce s'était transformé en une exploration sensuelle sans limites.

Un soir, après un dîner romantique, elle me proposa d'essayer quelque chose de nouveau.

"J'ai envie que tu me prennes par derrière," chuchota-t-elle en se pressant contre moi dans l'ascenseur qui nous ramenait à mon appartement.

Ces simples mots firent immédiatement monter mon désir. L'idée de découvrir cette nouvelle facette de notre intimité m'excitait autant qu'elle m'intimidait.

À peine la porte refermée derrière nous, elle commença à se déshabiller avec une lenteur délibérée. La robe qu'elle portait ce soir-là glissa le long de son corps comme une caresse liquide, révélant qu'elle ne portait rien en dessous. Sa peau semblait luire sous la lumière tamisée du salon, dorée et invitante.

"J'y pense depuis des semaines," avoua-t-elle en s'approchant pour déboutonner ma chemise. "L'idée de te sentir me prendre ainsi... ça m'obsède."

Ses doigts effleuraient ma peau à chaque bouton libéré, laissant une traînée brûlante sur leur passage. Je pouvais sentir son excitation, presque palpable dans l'air qui nous entourait.

Une fois nus, nous nous dirigeâmes vers la chambre, échangeant des baisers passionnés à chaque pas. L'anticipation rendait chaque contact plus électrique, chaque caresse plus intense.

Elle se mit à quatre pattes sur le lit, m'offrant une vue qui me coupa le souffle. La courbe de ses fesses, la ligne gracieuse de sa colonne vertébrale, sa nuque délicate où quelques mèches de cheveux s'échappaient de son chignon improvisé... Chaque détail contribuait à créer un tableau d'une sensualité renversante.

"Il y a du lubrifiant dans le tiroir," murmura-t-elle en me jetant un regard par-dessus son épaule.

Je trouvai le flacon et m'approchai d'elle, mon sexe déjà dressé par l'anticipation. Je versai un peu de gel dans ma main et commençai à caresser son intimité déjà humide, m'attardant sur son clitoris pour éveiller davantage son désir.

"Hmm," gémit-elle en ondulant des hanches pour accentuer le contact. "C'est si bon..."

Je glissai un doigt en elle, puis deux, savourant la sensation de ses muscles intimes qui se contractaient autour de moi. Son souffle s'accélérait à mesure que je trouvais ce point sensible qui la faisait gémir plus fort.

"Je te veux maintenant," haleta-t-elle après quelques minutes de ce traitement. "Mais vas-y doucement au début."

J'enduisis généreusement mon sexe de lubrifiant et me positionnai derrière elle. La vue de mon membre s'apprêtant à pénétrer cette partie inexplorée de son anatomie était d'une érotisme saisissant. Je positionnai mon gland contre son anus et commençai à pousser avec une infinie précaution.

La résistance initiale céda progressivement, et je sentis son corps m'accueillir millimètre par millimètre. La sensation était complètement différente de la pénétration vaginale - plus serrée, plus intense, presque écrasante dans son étroitesse.

"Oh mon dieu," souffla-t-elle, son corps se tendant légèrement sous l'intrusion.

"Tu veux que j'arrête?" demandai-je, inquiet de lui faire mal.

"Non... continue... juste... lentement."

Je poursuivis ma progression avec une délicatesse extrême, attentif à la moindre réaction de son corps. Quand je fus finalement entièrement en elle, je m'immobilisai, lui laissant le temps de s'habituer à cette nouvelle présence.

La chaleur qui m'enveloppait était presque insoutenable. Je faillis perdre le contrôle immédiatement, mais j'appliquai tout ce que j'avais appris ces derniers mois. Je ralentis ma respiration, me concentrai sur les sensations de Julie plutôt que sur les miennes, contractai légèrement mes muscles pelviens pour contenir l'orgasme qui menaçait déjà.

"Ça va?" murmurai-je en caressant le bas de son dos.

"Oui... c'est... différent, mais bon," répondit-elle. "Tu peux commencer à bouger... doucement."

Je me retirai partiellement avant de m'enfoncer à nouveau, établissant un rythme très lent. Chaque mouvement créait une friction exquise qui envoyait des vagues de plaisir dans tout mon corps. La vision de mon sexe disparaissant en elle était hypnotique, d'une érotisme presque insoutenable.

"C'est tellement intense," gémit-elle. "Je me sens si... pleine."

Sa main se glissa entre ses jambes pour stimuler son clitoris, ajoutant une dimension supplémentaire à son plaisir. Je pouvais voir ses doigts s'activer rapidement, témoignant de son excitation grandissante.

"Tu peux y aller plus vite," m'encouragea-t-elle après quelques minutes de ce rythme lancinant.

J'accélérai progressivement mes mouvements, m'enfonçant plus profondément à chaque poussée. La tension montait en moi, mais je la contenais, déterminé à faire durer ce moment aussi longtemps que possible.

"Je vais jouir," annonça-t-elle soudain, sa voix brisée par le plaisir. "Oh mon dieu, Marc, je vais jouir comme ça..."

Sentir son orgasme, les contractions rythmiques de son corps autour de mon sexe, fut presque trop intense. Mais je tins bon, continuant mes mouvements à travers les spasmes de son plaisir, savourant chaque tressaillement, chaque gémissement qu'elle laissait échapper.

Quand elle s'effondra finalement sur le matelas, tremblante et satisfaite, je me retirai doucement, encore dur et non éjaculé. C'était la première fois que je parvenais à traverser l'orgasme de ma partenaire sans succomber moi-même, une victoire personnelle dont j'étais secrètement très fier.

Elle se retourna, surprise et admirative.

"Tu n'as pas joui?" demanda-t-elle, les yeux écarquillés.

Je secouai la tête, un sourire aux lèvres.

"Pas encore. Je voulais attendre que tu sois prête pour un second round."

Son regard s'illumina d'une lueur que je connaissais bien désormais - ce mélange de désir, d'admiration et de complicité qui rendait nos échanges si spéciaux.

"Viens ici," murmura-t-elle en m'attirant à elle pour un baiser passionné.

Ses mains parcouraient mon corps avec une avidité renouvelée, s'attardant sur mon sexe toujours dressé.

"Je crois que j'ai créé un monstre," plaisanta-t-elle entre deux baisers. "Un monstre insatiable."

"Un monstre que tu as parfaitement dressé," répliquai-je en mordillant légèrement son cou.

Elle rit, ce son cristallin qui me faisait toujours fondre.

"Alors montrez-moi ce que vous avez appris, mon bel élève."


***


Un an après notre première tentative maladroite, j'étais devenu un homme différent. Ce qui avait été ma plus grande source d'angoisse s'était transformé en une force, une capacité à savourer chaque instant de l'intimité sans craindre constamment la fin précipitée.

Ce soir-là, nous faisions l'amour avec une lenteur délibérée, face à face dans ma chambre baignée par la lueur orangée du soleil couchant. Nos corps luisaient d'une fine pellicule de sueur, témoignage silencieux de notre passion partagée.

Julie avait noué ses jambes autour de mes hanches, m'accueillant profondément en elle à chaque mouvement. Ses mains parcouraient mon dos, tantôt caressantes, tantôt plus insistantes quand le plaisir s'intensifiait.

Je maintenais un rythme régulier, alternant entre pénétrations profondes et mouvements plus légers, jouant avec son plaisir comme un musicien avec son instrument. Je connaissais désormais parfaitement la cartographie de son désir - quels angles la faisaient gémir plus fort, quels moments appelaient plus d'intensité ou de douceur.

Elle avait déjà joui deux fois, d'abord sous ma langue avant que nous commencions, puis une seconde fois quelques minutes plus tôt quand j'avais modifié l'angle de pénétration pour stimuler directement son point G. Son visage portait encore les traces de cette extase récente - joues rosies, yeux brillants, lèvres gonflées à force d'être mordues pour contenir ses cris.

Nous avions dépassé les quinze minutes de va-et-vient, et je sentais mon propre orgasme approcher avec la majestueuse lenteur d'un soleil qui se couche sur l'océan. Il n'y avait plus cette urgence paniquée d'autrefois, mais plutôt une montée progressive, une vague que j'avais appris à chevaucher plutôt qu'à subir.

"Tu es incroyable," murmura-t-elle, ses yeux plongés dans les miens. "Je n'aurais jamais cru possible de faire l'amour ainsi."

Je ralentis encore mes mouvements, savourant chaque millimètre de sa chaleur humide autour de moi. Nos corps étaient si parfaitement accordés qu'il me semblait parfois que nous ne formions plus qu'une seule entité, respirant et bougeant à l'unisson dans cette danse ancestrale.

"C'est grâce à toi," répondis-je, déposant un baiser sur son front humide. "Tu m'as appris la patience."

Elle sourit, ce sourire lumineux qui avait le don de faire chavirer mon cœur même dans les moments les plus intimes.

"Jouis en moi," murmura-t-elle en resserrant l'étreinte de ses jambes autour de mes hanches. "Je veux te sentir venir."

Ces mots, prononcés avec une tendresse infinie, firent céder les dernières barrières. Je laissai enfin l'orgasme me submerger, non plus comme une vague incontrôlable qui me noyait, mais comme une marée montante que j'avais appris à accompagner.

Je jouissais en tremblant contre elle, son nom sur mes lèvres comme une prière, nos corps fusionnés dans cet instant d'absolue vulnérabilité. Ce n'était plus seulement une décharge physique, mais une communion totale, corps et âme entremêlés dans l'extase.

Allongés l'un contre l'autre après l'amour, nos corps luisants de sueur enlacés sous les draps froissés, nous savourions ce chemin parcouru ensemble. Sa tête reposait sur mon épaule, ses doigts dessinant des motifs abstraits sur mon torse.

"Tu sais," murmura-t-elle contre mon cou, "je crois que ton 'problème' était en réalité un cadeau."

"Comment ça?" demandai-je, intrigué par cette remarque inattendue.

"La plupart des hommes n'apprennent jamais vraiment à faire l'amour," expliqua-t-elle. "Ils n'en ont pas besoin. Leur corps fonctionne suffisamment bien pour qu'ils ne se posent pas de questions. Toi, tu as dû apprendre chaque détail, être attentif à chaque sensation, explorer toutes les alternatives."

Elle se redressa sur un coude pour me regarder dans les yeux.

"Tu as dû devenir un amant attentif et créatif par nécessité. Ce qui semblait une malédiction t'a forcé à développer des compétences que la plupart des hommes n'acquerront jamais."

Je souris dans la pénombre, réalisant qu'elle avait raison. Ce qui avait été ma plus grande honte était devenu ma plus grande fierté - non pas simplement de "durer" un temps arbitraire, mais de maîtriser l'art subtil du plaisir partagé, de la connexion intime, de la danse sensuelle entre deux corps qui se connaissent parfaitement.

"Qui aurait cru," murmurai-je en caressant ses cheveux, "que mon plus grand défaut cachait en réalité mon plus grand talent?"

Elle rit doucement, se blottissant davantage contre moi.

"C'est souvent le cas, non? Nos plus grandes faiblesses, quand on les affronte vraiment, peuvent devenir nos plus grandes forces."

Elle déposa un baiser léger sur mes lèvres avant d'ajouter avec un sourire espiègle:

"Et puis, reconnaissons-le, peu d'hommes peuvent se vanter d'avoir suivi un cours particulier aussi approfondi sur l'art de faire l'amour."

"Avec une professeure aussi dévouée," ajoutai-je en l'attirant contre moi, "l'échec n'était pas une option."

Nos rires se mêlèrent dans l'obscurité grandissante, témoignage sonore de cette complicité unique née d'une première fois désastreuse et transformée en une aventure sensuelle sans pareille.

Les avis des lecteurs

Quel texte sensuel (comme les autres) et particulièrement touchant !
Peu de récits, je crois, mettent en avant cet aspect de l'intimité avec autant de délicatesse. On prend part non seulement à l'appropriation et la maîtrise du plaisir sexuel mais aussi, au-delà, à une délicieuse exploration des corps masculin et féminin, avec leurs similitudes et leurs particularités.
Une belle complicité, avec une petite note facétieuse qui n'enlève rien, au contraire !
Et une initiation en douceur à travers ces cours particuliers, improvisés d'abord, puis savamment orchestrés ensuite.
C'est un très joli récit.

Quelle histoire originale et une thématique largement oubliée dans l'érotisme.
Une prise en charge en douceur, pour développer une complicité hors-norme dans une relation grandissante.
Ce texte devrait être présenté dans les cours d'éducation sexuelle.
De plus, pour compléter le tout, une belle plume vient peaufiner tout ça.

Merci pour le partage, assurément l'un des plus beaux récits de ce site !

Histoire Erotique
Une histoire extraordinaire -au sens propre du terme- par son originalité, sa prose aussi parfaite que son orthographe (ce qui est rare...).
Et surtout une histoire abordant un thème fréquent et très souvent caché par l'homme et mal vécu par la femme, pouvant entraîner des difficultés dans le couple pouvant aller jusqu'à leur séparation.

Le "prise en charge" de Julie est exceptionnelle, décrivant parfaitement les causes et les thérapeutiques de cette pathologie toujours mal vécue.
En tant que sexologue -maintenant retraité- je suis surpris de la qualité et la véracité des "techniques" proposées !
Un must, à faire tourner afin de faire connaître à toutes et tous ces conseils professionnels de qualité !

Philippe L.



Texte coquin : Confession d'un amant lamentable
Histoire sexe : Une rose rouge
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