La correspondance

- Par l'auteur HDS phidnsx -
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Récit libertin : La correspondance Histoire érotique Publiée sur HDS le 27-05-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
Tags : Drague
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La correspondance
Objet : Suivi de votre dossier – Référence #4587-G

Monsieur Legrand,

Je me permets de revenir vers vous concernant le devis que vous avez sollicité le 14 mars pour l’équipement de vos nouveaux locaux. Vous trouverez ci-joint la proposition actualisée, accompagnée des conditions générales de vente, comme convenu.

N’hésitez pas à me faire part de toute remarque ou besoin complémentaire ; je reste à votre disposition pour adapter l’offre à vos préférences (même si je dois avouer ne pas encore très bien maîtriser les subtilités de la gamme « Excellence », mais j’y travaille, promis).

Je vous remercie par avance pour votre retour, et vous souhaite une très bonne fin de journée.

Bien cordialement,

Florence Marchant
Assistante administrative et commerciale

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Objet : Re: Suivi de votre dossier – Référence #4587-G

Mademoiselle,

Bien reçu votre envoi. Le dossier semble complet, à première vue. Je prendrai le temps de le parcourir dans les jours à venir, quand mon emploi du temps me le permettra.

Concernant la gamme « Excellence », je note votre manque de familiarité. J’imagine que cela viendra avec l’expérience. En attendant, évitez de laisser transparaître vos hésitations dans ce type de courrier, surtout si d’autres interlocuteurs sont en copie.

Cela dit, votre message avait quelque chose de… rafraîchissant. Moins formaté que ce qu’on reçoit habituellement. Je suppose que c’est une qualité, quand on sait doser.

Je serai de retour au bureau jeudi après-midi. Si vous avez besoin d’éclaircissements, vous pouvez passer.

Cordialement,

Grégoire Legrand
Directeur

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Objet : Re: Suivi de votre dossier – Référence #4587-G

Mademoiselle Marchant,

Reçu votre devis ce matin. Merci.

Je vous épargne les formules de politesse : c’est propre, globalement cohérent, mais vous pouvez resserrer sur les postes annexes. On a l’habitude d’aller à l’essentiel, ici. Surtout quand il s’agit de mon argent.

Gardez la structure, revoyez la ventilation. Je veux la version mise à jour pour vendredi au plus tard. C’est jouable, non ?

Et évitez les pavés dans vos prochains mails. Une proposition commerciale n’est pas un roman. Faites simple.

Je reste dispo en cas de questions.

G. Legrand
Directeur

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Objet : Re: Suivi de votre dossier – Référence #4587-G

Monsieur Legrand,

Merci pour votre retour. J’ai bien pris note de vos remarques et je m’occupe de corriger les incohérences dans les totaux. Je comprends l’importance d’un dossier impeccable, surtout si vous devez le présenter en interne.

Je vous enverrai la nouvelle version d’ici jeudi soir, comme convenu. (Et promis, je laisserai les envolées romanesques de côté cette fois.)

Si d’ici là vous pensez à un point que j’aurais pu négliger, n’hésitez pas à me le signaler.

Bien cordialement,

Florence Marchant

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Objet : Re: Suivi de votre dossier – Référence #4587-G

Mademoiselle Marchant,

Bien reçu. Merci pour votre réactivité.
Je reconnais que la version précédente avait son charme, malgré ses longueurs. Peut-être un reste d’idéalisme typique des débuts ? Vous verrez, ça passe, à ce qu’il paraît.

Je note votre promesse d’éradiquer toute envolée romanesque. J’en viendrais presque à le regretter. Dommage. Mais je vous fais confiance pour trouver le bon équilibre d’ici jeudi.

En attendant, une simple curiosité : vous avez toujours voulu faire ce genre de métier ?
(Rassurez-vous, ce n’est pas un piège RH. Juste une question.)

G. Legrand

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Objet : Re: Suivi de votre dossier – Référence #4587-G

Monsieur Legrand,

J’espère que la version finale du dossier répondra à vos attentes. Je travaille actuellement sur les ajustements de ventilation et sur la synthèse des postes secondaires. Le tout sera prêt pour jeudi fin de journée, comme convenu.

Pour répondre à votre question (qui m’a un peu surprise, je l’avoue), non, ce n’était pas une vocation. Je cherchais surtout un poste stable, où je pourrais apprendre. Et j’ai eu de la chance.

Je peux vous transmettre les documents finalisés par mail, ou les imprimer si vous préférez une version papier. Si cela vous arrange, je serai au bureau jeudi jusque vers 17h. Vous pouvez passer les récupérer à l’accueil, ou directement au service.

Bien à vous,

Florence

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Objet : Vos documents (et une question)

Florence,

Merci pour les documents, récupérés comme prévu. Et merci aussi pour votre accueil — même bref.
Pour tout vous dire, je ne vous avais pas imaginée ainsi, je ne m’attendais pas à cette voix-là, ni ce regard.
(Je vous rassure, ce n’est pas un commentaire déplacé. Juste une observation sincère.)

Je crois que je comprends un peu mieux maintenant la tonalité de vos messages.

Je vais relire le dossier tranquillement ce week-end. Et si jamais une autre version voyait le jour, n’hésitez pas à me le faire savoir et je me ferais un plaisir de venir le récupérer et d’accepter, cette fois, le café que vous me proposerez.

Bonne soirée,

G. Legrand

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Objet : Re: Vos documents (et une question)

Monsieur Legrand,

Merci pour votre retour, et ravie d’apprendre que tout était en ordre.

Je suis désolée si mon accueil a été un peu expéditif — j’avais un rendez-vous qui m’attendait et je n’ai pas voulu vous faire patienter davantage. Ce sera avec plaisir pour le café… si d’aventure une autre version devait voir le jour (ce qui n’est pas totalement exclu, il faut l’avouer).

Merci aussi pour votre remarque — même si je ne suis pas tout à fait sûre de savoir comment la prendre… Je vais la considérer comme un compliment, si vous me le permettez.

Bon week-end à vous, et bonne relecture du dossier (je croise les doigts pour qu’il ne soit pas trop romanesque cette fois !),

Florence

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Objet : Re: Vos documents (et une question)

Florence,

J’ai relu les documents ce matin — c’est beaucoup plus clair et je vous en remercie.

J’ai tout de même annoté deux ou trois détails directement dans le document joint (section 2.3, ventilation + la note en bas de page à revoir). Rien de bien grave, vous devriez pouvoir corriger ça rapidement.

Si cela vous convient, je peux passer les récupérer en personne mardi après-midi. Je me dis que, cette fois, le café tiendra peut-être ses promesses.

Merci encore pour votre sérieux. C’est agréable de collaborer avec vous.

Bonne fin de journée,

G. Legrand

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Objet : Re: Vos documents (et une question)

Bonjour Monsieur Legrand,

Merci pour votre retour, j’ai bien reçu vos annotations. Je vais corriger les points indiqués et préparer une nouvelle version d’ici mardi.

Pour le café, ce sera avec plaisir — cette fois, promis, je vais libérer un peu de temps pour vous.

Bonne journée et au plaisir de vous revoir,

Florence

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Objet : Café réussi

Bonjour Grégoire,

Je voulais simplement vous remercier pour le moment partagé mardi après-midi. J’ai trouvé notre échange à la fois clair et instructif — c’est toujours plus parlant quand on peut poser ses questions de vive voix.

Je dois également admettre que le café était plus agréable que prévu. Merci de m’avoir accordé un peu de votre temps.

Si je peux me permettre à mon tour : derrière une posture un peu intimidante — que je comprends, avec vos responsabilités — j’ai perçu quelqu’un de plus accessible que ce que j’imaginais au départ. Je ne sais pas si j’ai raison, mais dans le doute… je tenais à le dire.

Je vous enverrai la version corrigée du document demain matin comme prévu.

Bonne fin de journée,

Florence

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Objet : Café réussi (vraiment ?)

Florence,

Je suis partagé entre sourire et froncer les sourcils en te lisant. Tu m’as donc vraiment vu comme un type hautain ? Un vrai connard en costume, c’est ça ? (Rassure-toi, j’ai l’habitude — mais j’essaie de faire mieux, parfois.)

Blague à part, ton message m’a fait plaisir. Et ta franchise, encore plus. C’est rare. Et rafraîchissant.

Tu parlais de café agréable… Je te retourne le compliment. Ton regard (oui, je parle bien de tes yeux) et ta manière de sourire quand tu parles boulot ont un petit effet désarmant. Même pour un type « intimidant » comme moi.

Je me réjouis qu’on retravaille ensemble bientôt. Sincèrement.

Peut-être pourrais-je repasser vous voir pour le document final ?

Grégoire

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Objet : Re: Café réussi (vraiment ?)

Grégoire,

Je ne vous ai jamais vu comme un « connard en costume », rassurez-vous… Disons simplement que vous impressionnez. Ce n’est pas un reproche, juste un constat — que vous venez, d’ailleurs, de contredire avec ce message.

Merci pour vos mots. Je ne sais pas trop quoi répondre, si ce n’est que je ne m’attendais pas à ce genre de compliment… et que ça m’a touchée plus que je ne voudrais l’admettre.

Le document final sera prêt demain comme prévu. Si vous préférez le récupérer en main propre, je serai encore au bureau en fin de journée. Après 17h, ce sera plus calme.

À vous de voir.

Florence

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Objet : À propos d’hier soir

Bonjour Grégoire,

Je voulais juste te remercier pour hier. C’était simple, inattendu… et vraiment agréable. Merci pour le verre, la conversation, et de m’avoir raccompagnée.

J’ai un petit truc sur le cœur depuis. Je suis désolée si j’ai eu l’air un peu confuse ou fuyante à la fin. Ce n’était pas contre toi. C’est juste que… je ne savais plus trop comment me comporter. Tu m’impressionnes encore un peu, je crois.

Pour être honnête, j’ai hésité. J’ai failli rester. J’ai failli t’embrasser aussi. Mais je ne savais pas si j’en avais le droit. Si c’était une bonne idée. Si c’était partagé. Et j’ai paniqué un peu.

Je ne sais pas trop pourquoi je t’écris ça ce matin. Peut-être pour ne pas regretter de ne rien avoir dit. Peut-être parce que j’aurais aimé que tu comprennes que ça m’a troublée. En bien.

Voilà. Je te souhaite une belle journée.

Flo

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Objet : Re: À propos d’hier soir

Florence,

Tu n’as pas à t’excuser. Vraiment pas. Tu as hésité ? C’est drôle… moi aussi. Et crois-moi, ce n’est pas dans mes habitudes.

Tu as failli rester? Je t’avoue que j’y ai pensé aussi. Que je me suis demandé si je devais te proposer de m’inviter pour un dernier verre. Mais tu es différente. Et je n’avais pas envie de faire n’importe quoi. De te faire fuir. Alors j’ai laissé la porte entrouverte… en espérant que tu la franchisses. Peut-être une autre fois.

Merci pour ton message. Il m’a fait sourire. Il m’a touché aussi. Et pour répondre à ta question implicite : oui. C’était partagé. Entièrement.

Je pars demain pour quelques jours à Marseille, pour le travail. J’aurai un peu de temps libre le soir… et pas grand-chose d’aussi plaisant à lire que tes mails. Alors si jamais tu as envie de continuer cette conversation, de me dire ce que tu n’as pas dit hier… je serai là.

Et si tu veux m’écrire ce que tu aurais fait… si tu étais restée…

Je te laisse y réfléchir.

À très vite,

Grégoire

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Objet : Re: À propos d’hier soir

Grégoire,

Je crois que tu n’imagines pas à quel point ton message m’a fait du bien. Je ne sais pas pourquoi j’étais si nerveuse hier soir. Enfin… si, je le sais. Tu m’impressionnes toujours un peu. Mais j’ai passé un moment vraiment agréable. Et ton silence, dans la voiture, m’a autant troublée que rassurée.

Je ne crois pas que j’aurais su quoi dire si j’étais restée. Ou quoi faire, à vrai dire. Alors… j’ai préféré fuir. Mais je regrette, maintenant. Juste un peu.

Tu m’as posé une question à la fin de ton message. Je ne saurais pas y répondre. Pas vraiment. Pas encore. Mais toi… qu’est-ce que tu aurais fait, si je t’avais embrassé ?

Je te souhaite un bon voyage à Marseille. (Et si jamais tu t’ennuies le soir… je suis là.)

Flo

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Objet : Marseille (et toi)

Flo,

Tu vois, j’aurais parié que t’écrirais ce matin. Et j’ai bien fait de pas te forcer hier soir. Je crois que je t’aurais regrettée, autrement.

Alors, pour ta question… Si tu m’avais embrassé, j’aurais pas fui. Je t’aurais tirée un peu plus près. Juste assez pour sentir ton parfum s’accrocher à ma chemise. Et je me serais demandé combien de temps t’aurais mis à poser tes mains sur moi. Juste pour tester. Pour ôter mes doutes. J’aurais aimé te voir hésiter. Me défier du regard. Et te répondre sans parler. Je me demande ce que t’aurais fait si je t’avais collée contre la porte, les clés encore dans ta main. Si je t’avais soufflé à l’oreille que j’avais pas envie de rentrer. Pas envie de te laisser monter seule. Tu aurais fait quoi, hein ?

Greg

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Objet : Re: Marseille (et toi)

Greg,

Je crois que tu es en train de changer les règles. Ou peut-être que tu ne les avais jamais vraiment suivies.

Ta dernière phrase m’a fait rougir. Littéralement. Et ce n’est pas une métaphore littéraire : je l’ai lue, j’ai reculé la chaise, et j’ai regardé par la fenêtre comme si le ciel allait m’aider à trouver une réponse. Alors j’ai fait du thé, je me suis assise. Et je me suis demandé ce que moi j’aurais fait.

J’aurais peut-être posé mes clés sur ton torse, sans un mot. Juste pour voir ta réaction. J’aurais peut-être reculé d’un pas. Juste pour que tu avances. J’aurais peut-être souri. Et ça t’aurait peut-être énervé, parce que tu n’aurais pas su si c’était un oui ou un non.

Mais j’aurais certainement un peu tremblé. Pas de peur, mais d’envie. D’envie de comprendre ce que tu voulais vraiment. D’envie de ne pas me tromper. D’envie de ne pas être celle qui recule la première.

Et si tu m’avais soufflé ça, là, contre ma porte, les clés dans ma main… Je ne sais pas. Vraiment pas. Mais j’y pense depuis ce matin. Et ça ne m’aide pas à me concentrer.

Tu avais l’air calme, hier soir. Trop calme.

Tu pensais à ça aussi, toi ?

Flo

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Objet : Re: Marseille (et toi)

Flo,

Tu veux savoir si je pensais à ça aussi, hier soir ? Je vais te dire la vérité. Oui. J’y pensais. Mais pas seulement à t’embrasser. J’imaginais ce qu’il se passerait après.

J’imaginais qu’on montait. Que tu ouvrais la porte avec les mains qui tremblent un peu de maladresse, de nervosité. Qu’on entrait sans allumer la lumière. Que je refermais la porte derrière toi, doucement, sans te lâcher du regard. J’imaginais poser mes mains sur toi. Ton dos, tes hanches, la naissance de tes cuisses. Qu’on s’embrassait. Longtemps. Jusqu’à ce que tu perdes le fil. Je t’aurais collée contre le mur du couloir, mes mains glissant sous ton haut. Ta peau tiède, ton souffle court, ton odeur qui me rendrait fou.

J’aurais remonté ton pull, lentement. J’aurais laissé glisser mes lèvres sur ton cou, ta nuque, ton épaule. Tu m’aurais dit d’arrêter. Mais sans le penser. Et de toute façon, je ne t’aurais pas écoutée. Mes mains auraient glissé sous ta jupe. J’aurais découvert ce que tu portais...

C’était quoi, d’ailleurs, ce que tu portais ?

Greg

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Objet : Re: Marseille (et toi)

Greg,

Tu veux savoir ce que je portais ? Très bien. C’était de la dentelle noire. Un string. J’avais pas prévu de te séduire. Un classique, mais qui finit souvent par faire plus d’effet que prévu. La jupe était légère, je l’avoue. Je n’avais pas réfléchi. Ou peut-être que mon inconscient, lui l’avait flairé ?

Je t’aurais murmuré de venir. Vers le salon, peut-être. Ou la chambre. Mais tu ne m’aurais pas laissé filer. Tu m’aurais soulevée, simplement. Alors j’aurais entouré ta taille de mes jambes. Je me serais cramponnée à ta nuque. Mes ongles dans ta peau. Mon envie contre ton jean.

Et maintenant que j’y pense… je crois que j’avais bien fait de choisir ce dessous-là. Il n’aurait pas tenu bien longtemps entre tes doigts.

Tu aurais fait quoi, Greg ? Juste après ça ?

(Moi, je vais devoir ouvrir la fenêtre, il commence à faire chaud ici)

Flo

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Objet : Re: Marseille (et toi)

Flo,

Je t’aurais portée jusqu’au mur le plus proche. Ta jupe aurait glissé toute seule sur tes hanches, et mes mains n’auraient pas attendu de permission pour écarter la dentelle. J’aurais collé mon front contre le tien, juste pour te regarder dans les yeux pendant que mes doigts glissaient entre tes cuisses.

Tu m’aurais soufflé que c’était trop, trop vite. Et t’aurais écarté les jambes quand même. Je t’aurais embrassée comme un affamé. Lâché ta bouche pour goûter ton cou, tes épaules, la naissance de ta poitrine. Ma langue sur tes tétons. Mes mains partout. En dessous. Autour. Je t’aurais fait mouiller sans un mot.

Et puis, Flo… je me serais mis à genoux. Là, par terre, entre tes jambes, ta culotte sur les chevilles. Pour savoir si t’avais le goût que j’imaginais depuis mardi soir. (Spoiler : je suis sûr que oui.)

Et là, maintenant, pendant que j’écris ça, je me rends compte que je suis à moitié nu, fenêtre grande ouverte sur Marseille, et que mon caleçon me serre un peu trop pour pouvoir finir ce mail confortablement.

Donc j’vais devoir l’enlever.

Greg

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Objet : Re: Marseille (et toi)

greg,

je crois que t’as lancé quelque chose là que je peux plus arrêter. j’ai relu ton mail deux fois. la deuxieme, j’avais déjà la main dans ma culotte. enfin... cette fois, c’est un tanga. rouge.

j’étais allongée sur mon lit. les jambes croisées d’abord. puis plus du tout. maintenant, j’ai un coussin sous les reins, et le téléphone posé à côté de moi. j’écris comme je peux. t’as remarqué que j’ai même pas mis de majuscule ? ça me demanderait deux mains. et là, j’ai pas envie.

tu voudrais me voir, là ? le tanga. ou ce qu’il y a dessous. parce que moi, je t’imagine sans ton caleçon. avec cette chaleur marseillaise. et ta main autour de ta...

désolée. y a des fautes. et des lettres qui doublent. ça tape pas droit quand on a les doigts mouillés 😉

tu ferais quoi, si t’étais là, juste là, entre mes jambes ?

Flo

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Objet : Re: Marseille (et toi)

Flo,

j’imagine bien la scène : ce tanga rouge, ton bassin qui bouge. Tes doigts. Tes soupirs que je devine. J’ai la bouche sèche rien qu’à te lire. Et la bite bien trop dure pour faire autre chose que te répondre.

Si j’étais là, entre tes jambes, je tirerais ton tanga sur le côté. Juste assez pour pouvoir passer ma langue. Goûter. Lentement. Longuement. Te sentir t’ouvrir. T’écouter haleter.

Je te lècherais jusqu’à ce que tu me supplies d’entrer un doigt. Puis deux. Je te ferais mouiller jusqu’à t’en faire trembler. Et quand tu serais prête à imploser, je me redresserais juste assez pour me coller à toi. Te faire glisser au bord du lit. Et t’embrasser. Bouche contre bouche, avec ton goût encore sur ma langue.

Et si je te retourne ? Si je t’attrape les hanches ? Si je te prends à quatre pattes, là, sur ton lit, tes cheveux dans une main, ton tanga abandonné au sol ?

Tu crois que tu tiendrais longtemps avant de crier mon prénom ?

Parce que là, moi, je vais pas tenir. Je suis en train de me branler comme un ado, à poil, la main pleine de toi. Et j’ai encore envie de te lécher partout.

Greg

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Objet : Re: Marseille (et toi)

Greg,

j’ai joui.

j’vais pas te mentir. j’ai lu ton mail, et c’était foutu. ton doigt, ta langue, ta main dans mes cheveux… j’y étais. j’ai ouvert mes jambes comme si t’étais vraiment là. j’ai enfoncé mes doigts en moi en t’imaginant derrière. j’ai gémi ton prénom à voix haute.

et ouais, je voulais que tu me retournes. que tu me prennes fort. que tu me fasses sentir que c’était toi qui décidais. mais juste assez pour que j’en redemande. j’imaginais ta queue glisser en moi. le claquement de tes hanches contre mes fesses. ta voix dans mon oreille. et quand je t’ai imaginé jouir en moi... que tu t’écroulerais sur mon dos, encore en moi, encore dur... j’ai perdu le contrôle.

j’ai joui en me cambrant, la bouche entrouverte, le cœur qui tapait trop fort. je suis encore trempée. encore chaude. encore ouverte.

t’es encore là, ou t’as joui avec moi ?

Flo

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Objet : Re: Marseille (et toi)

Flo,

Oui, j’étais encore là.

Ton tanga. Ton corps cambré. Ta bouche entrouverte. Tes doigts en toi. Et surtout cette image de toi qui gémis mon prénom. J’ai fermé les yeux. Et je t’ai vue, offerte, brûlante. Tes fesses contre moi. Mon sexe en toi. Tes gémissements. Ta peau qui colle à la mienne.

Je me suis branlé comme un chien. J’ai serré plus fort. J’ai imaginé ton odeur, le goût de ta mouille, ta voix essoufflée. Et j’ai joui. Violemment. Je crois que j’ai dit ton prénom aussi. Trop fort pour un hôtel.

Et tu sais quoi ? J’ai envie de recommencer. Pas seul, cette fois.

Greg

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Objet : Re: Marseille (et toi)

Greg,

J’ai lu ton message en me mordant la lèvre. Si t’étais là, je te sauterais dessus. J’attendrais pas. Je t’arracherais ton t-shirt. Je me collerais nue contre toi. Je me frotterais sur ton membre dur jusqu’à ce que tu me supplies d’entrer. Et pour te contrarier, je refuserais.

Je te pousserais contre le canapé. Je monterais sur toi, à califourchon. Je me frotterais lentement, juste entre tes cuisses. Pas sur ton sexe. Je te regarderais dans les yeux. Je voudrais te voir devenir fou. Que tu me prennes par les hanches, que tu me bascules, que tu m’écrases sous ton poids.

Et là, j’écarterais les jambes. En grand. Je t’ouvrirais la porte. Tu rentrerais sans retenue. Parce que je t’aurais chauffé comme une allumette. Parce que tu pourrais plus attendre.

Et quand tu serais au plus profond, je te guiderais. Tu me sentirais tressaillir. Je te dirais oui. Je gémirais oui. Et tu me tiendrais. Fermement. Jusqu’à ce que je me vide autour de toi. Jusqu’à ce que tu craques aussi. En moi.

J’en peux plus de juste t’écrire.

Flo

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Objet : Re: Marseille (et toi)

Flo,

Je me suis endormi après avoir joui hier soir, la queue encore en main. Et ce matin, je découvre ton nouveau mail. En te lisant, j’ai bandé direct. Maintenant, je suis assis dans cet hôtel à Marseille, toujours nu sur mon lit, la main autour de ma bite. Et mes pensées dans ton lit.

Je t’imagine à califourchon. Ton ventre chaud contre le mien. Ton regard planté dans le mien, avec cette lueur… Mi-provoc, mi-suppliante. Je bande rien qu’à t’écrire. Et ma main serre plus fort à chaque phrase.
Tu dis que tu t’écarterais lentement ? Flo, je crois pas que tu aurais le choix. Je te prendrais d’un coup, sans prévenir. Juste pour te voir t’agripper au dossier du canapé. Juste pour t’entendre râler que c’est trop, mais pas assez. Je tiendrais tes hanches. J’entrerais à fond. Et je bougerais. Pas doucement. Pas tendrement. Juste avec passion et fougue.

Je lècherais tes seins. Empalée sur moi, tremblante, je te regarderais jouir. Le visage en feu. La bouche entrouverte. Ma bite profonde en toi, une main calée sur ton cul, l’autre sur ta nuque. Jusqu’à ce que tu te tordes. Jusqu’à ce que je me vide aussi. En toi. Contre toi. Pour toi.

Greg

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Objet : Vivement que tu rentres

Greg,

Ce matin dans le train, j’ai relu discrètement nos mails. Arrivée à destination, j’étais complètement trempée. J’ai dû filer aux toilettes du bureau pour soulager l’excitation que je ressentais.

C’est dingue ce que tu arrives à provoquer simplement avec des mots. J’ai dû relire deux fois le passage avec ta main sur ma nuque. Enfin, bref. On va dire que j’ai bien visualisé.

Mais là, tout de suite, je suis rentrée. J’ai remis un pull trop large. J’ai préparé des pâtes. J’ai bu un thé. Et je me rends compte que je n’ai pas juste envie de ta main ou ton sexe, mais de toi. Ton regard, ta voix, tes silences. Ton rire aussi, un peu moqueur. J’ai envie d’apprendre à te découvrir.

Alors oui, j’ai envie de toi. Encore. Mais surtout, j’ai hâte que tu rentres. Qu’on puisse apprendre à se connaître et mettre en pratique toutes ces belles paroles. Et que tu viennes vérifier si je sens autant bon que tu l'imagines.

Flo

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Objet : Re: Vivement que tu rentres

Flo,

Mon train est demain matin. J’arriverai dans l’après-midi.

Maintenant que ça devient réel… je me pose des questions.
Et si, au final, je ne te plaisais pas tant que ça ?
Et si ce qu’on a imaginé ensemble était… plus simple que la réalité ?

C’est idiot, sans doute. Mais c’est là.

Je crois que je préfère être honnête avec toi, maintenant, plutôt que de faire semblant de tout maîtriser.

À demain,

Greg
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Objet : Monsieur a un coeur

Greg,

Je dois avouer que je ne m’attendais pas à ce message. Pas après… tout ce qu’il s’est passé.

Et pourtant, ça me rassure presque de te lire comme ça. Un peu moins sûr de toi. Un peu plus réel.

Si ça peut te rassurer à mon tour, je me pose exactement les mêmes questions. Et si on avait été plus audacieux derrière nos écrans que dans la vraie vie ? Et si on se retrouvait, demain, sans trop savoir quoi faire de tout ça ?

Je crois que ça fait partie du jeu. Et que, pour une fois, je n’ai pas envie de tout contrôler. Alors on verra demain. Et c’est peut-être ça qui me donne encore plus envie.

Flo

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Objet : Re: Monsieur a un cœur
Flo,

Je note la petite pointe pour le titre. Je ne savais pas que c’était une découverte récente.

Tu as raison sur un point : derrière un écran, tout est plus simple. On peut prendre le temps, choisir ses mots, s’arrêter quand ça devient trop. Demain, on n’aura plus ce luxe. Mais je crois que ça me va.

Je n’ai pas envie de rejouer ce qu’on a écrit. Ce serait probablement moins intéressant que ce qui pourrait vraiment se passer.

Alors on va faire simple : Je viens, je te vois et on avise.

Mais ne compte pas trop sur moi pour rester sage très longtemps.

À demain,

Greg

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Objet : Parti trop vite

Greg,

Je t'écris depuis mon lit. Ton côté est encore tiède. Ou c'est moi qui imagine.
Je ne sais pas trop par où commencer. Hier soir, tu n'as pas laissé beaucoup de place à la réflexion — ce qui, rétrospectivement, était exactement ce qu'il fallait. J'aurais tergiversé. Tu ne m'en as pas laissé le temps. Merci pour ça.

Je t'ai regardé partir depuis la fenêtre. Tu n'as pas levé les yeux. Je ne sais pas si c'est bien ou mal. Mais j'y ai pensé toute la nuit, entre deux sommeils trop courts.

Mon corps a encore la mémoire de toi. Tes mains sur mes hanches. Ta bouche dans mon cou. Le moment où tu m'as retournée — sans prévenir, sans demander — et où j'ai compris que j'avais envie que tu le fasses depuis des semaines.

Je n'ai pas faim ce matin. J'ai juste envie que tu reviennes. Enfin oui, j’ai faim. De toi.

Flo

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Objet : Re : Parti trop vite

Flo,

Je lis ton mail dans le train. Debout, coincé entre deux inconnus. Mauvais timing.

Tu m'as manqué avant même d'arriver chez toi. C'est con à dire, mais c'est vrai.

Hier soir, quand tu as ouvert la porte — ce regard que tu avais. Ni surprise, ni peur. Juste… prête. Ça m'a mis hors de moi, dans le bon sens. J'étais venu pour prendre mon temps. Quand je t’ai vue, je n’ai pu me retenir. Tu sais ce que ça fait, ce genre de contradiction.

Ce que je retiens le plus, ce n'est pas ce que tu crois. C'est après. Quand tu t'es retournée contre moi, la tête sur ma poitrine, et que tu n'as rien dit. Juste ce silence-là. Je ne m'y attendais pas.

Je sors tôt ce soir. Je peux passer.

Greg

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Objet : Re : Parti trop vite

Greg,

"Je peux passer." — Tu pourrais faire un effort sur les formulations romantiques, quand même.

Mais oui. Tu peux passer.

Apporte du vin. Pas trop bon — je ne veux pas avoir à faire attention à ce que je renverse.

Flo

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Objet : About yesterday

Greg,

J’ai eu raison de te demander de de ne pas apporter un grand cru. Je vais faire nettoyer ce tapis.

Je t'écris depuis mon canapé. Tu sais, le canapé ? Je ne suis pas sûre de pouvoir m'y asseoir normalement pendant un moment sans penser à tes mains dans mes cheveux et ta voix dans mon oreille. Tu m'avais dit quelque chose, à un moment. Je ne me souviens plus des mots exacts. Juste du ton et de l'effet que ça m’a fait.

La première fois, tu ne m'avais pas laissé le temps de réfléchir. Hier, c'était différent. Tu savais exactement où poser les mains, quand accélérer, quand ne pas le faire. Je crois que c'est ça qui m'a mise hors de moi — cette impression que tu lisais en moi comme un livre ouvert.

Je vais être honnête, parce qu'on est passés au-delà des pudeurs, je crois : quand tu m'as allongée sur le ventre, tes doigts dans mon dos, ta bouche sur ma nuque — j'ai fermé les yeux et j'ai arrêté de penser. Je ne sais pas si tu réalises ce que ça représente pour moi. Moi qui contrôle tout, tout le temps.

Et puis ce moment, tard dans la nuit, où tu t'es glissé contre moi par derrière, lentement, sans un mot — juste ta main à plat sur mon ventre, ton souffle dans mes cheveux et que tu entrais en moi doucement. J'avais les jambes qui tremblaient. Pas d'impatience. Juste toi, profond, immobile presque, et moi qui ne savais plus si j'avais envie que tu bouges ou que tu restes exactement là pour toujours.

Je t'ai dit de continuer. Tu t'en souviens ?

Mon corps s'en souvient encore ce matin.

Flo

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Objet : Re : About yesterday

Flo,

Je me souviens de tout. De la façon dont tu t'es laissée faire, au début — et dont tu as arrêté de te laisser faire, après. Ce moment où tu m'as repoussé sur le dos et où tu t'es mise à califourchon sur moi, les mains à plat sur ma poitrine, les yeux dans les miens. Tu souriais. C'était mieux que tout ce qu'on avait écrit.

Je me souviens de ta nuque. De tes hanches sous mes paumes. Du moment où tu as cambré le dos et où j'ai su que tu y étais presque. Ce moment où j'ai décidé de ne pas aller plus vite pour autant. Tu m'en as voulu. Puis tu t'es mordu la lèvre et tu m'as regardé d'une façon qui m'a donné envie de recommencer depuis le début.

Tu veux savoir ce que j'ai pensé en partant ce matin ? Que la prochaine fois, je ne repars pas.

Greg

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Objet : Re : About yesterday

Greg,

« La prochaine fois, je ne repars pas ». Stockholm. D'accord. J’espère que ça sera une autre prochaine fois alors ☹

J'avais prévu de cuisiner ce soir. Quelque chose de simple mais fait avec amour. J'avais même sorti une bouteille correcte. Pas celle qu'on renverse.

Ce sera pour une autre fois. La prochaine fois.

Ce qui est moins simple à reporter, c'est le reste. Mon corps a encore la mémoire de tes mains, de ta bouche dans mon cou, du moment où tu m'as retournée sans prévenir. C'est difficile de mettre ça en attente jusqu'à jeudi — mais je vais faire avec.

Profite de Stockholm. De la ville, pas des gens 😉

Et rentre vite.

Flo

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Objet : Från Stockholm

Flo,

"De la ville, pas des gens." — Reçu cinq sur cinq.

Je t'écris depuis l'aéroport, gate 12, entre un café froid et un type qui ronfle sur mon épaule. Conditions idéales pour penser à toi.

Avant de partir, j'ai laissé quelque chose dans le tiroir de ta table de nuit. Tu verras… pour les soirs où l'attente devient un peu longue.

Pour ce soir, voilà ce que je te propose : ouvre la bouteille que tu avais prévue. Cuisine ce que tu avais prévu — tu mérites un bon repas, même seule. Et après, quand la cuisine sera rangée et que l'appartement sera calme, va chercher ce que j'ai laissé.

Allonge-toi. Ferme les yeux. Et pense à jeudi soir — à ce que je ferai quand j'ouvrirai ta porte. Mes mains sur tes hanches. Ma bouche sur ta nuque. Le moment où je te ferai comprendre, sans un mot, que l'attente en valait la peine.

Greg

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Objet : Re : Från Stockholm

Greg,

J'ai cuisiné des pâtes, finalement — plus simple que prévu, mais avec une sauce qui méritait la bouteille. Je l'ai ouverte. J'en ai bu un verre, assise à la table, face à la chaise vide en face de moi. Tu me manquais.

Après, j'ai rangé et je suis allée dans la chambre. J'ai ouvert le tiroir. Je ne m'attendais pas à ça. Enfin — si. Mais pas exactement ça. J'ai souri toute seule comme une idiote pendant trente secondes.

Et puis j'ai fait ce que tu m'avais dit.

Je me suis allongée. J'ai fermé les yeux. J'ai pensé à toi — à tes mains, à ta voix dans mon oreille, au moment où tu prends le contrôle sans demander la permission. Je me suis laissée aller.

Je ne vais pas te raconter la suite dans les détails. Je vais laisser libre cours à ton imagination.

Ce que je peux te dire, c'est que j'ai dit ton prénom. À voix haute.

C'est jeudi, la prochaine fois ?

Flo

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Objet : Re : Från Stockholm

Flo,

Je t'ai lue depuis ma chambre d'hôtel. J'ai imaginé. Ta chambre dans le noir. Le tiroir ouvert. Toi allongée, les yeux fermés, qui penses à moi. J'ai imaginé ta respiration qui change, tes hanches qui bougent. Le moment où tu as dit mon prénom — à voix haute, tu as dit.

Je me suis occupé de la situation. Seul, dans ce lit trop grand, en pensant à toi. À ta peau. À ce que je ferai jeudi soir dès que j'aurai posé mon sac.

Je n'ai pas été sage, Flo.

Train demain, arrivée jeudi 17h42, gare centrale. Je ne rentre pas chez moi d'abord. Trop pressé de venir te voir.

Greg

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Objet : Re : Från Stockholm

Greg,

Je serai là. Toute à toi.

Flo

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Objet : Ce week-end

Flo,

Tu as pensé à samedi ? Ma sœur propose midi chez elle. On peut décliner si tu préfères qu'on reste.

Greg

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Objet : Re : Ce week-end

On y va. J'ai envie de la rencontrer.

Et on reste quand même le soir chez toi.

Flo

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Objet : Re: Suivi de votre dossier – Référence #4587-G

Flo,

J’ai relu nos premiers mails. C’est drôle, quand on sait où on en est maintenant.

Merci pour tout ce chemin parcouru ensemble.

Je t’aime.

Greg.

Les avis des lecteurs

Très original. Très bien écrit. Bravo à vous.

Très original. Très bien écrit. Bravo à vous.

Merci pour votre commentaire, chère lectrice !

Histoire Libertine
Histoire très originale, parfaitement écrite, un érotisme par procuration délicieusement croissant...

Bravo phidnsx !



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