La tristesse de Rémy (6 et fin)

- Par l'auteur HDS Tounet39270 -
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Récit libertin : La tristesse de Rémy (6 et fin) Histoire érotique Publiée sur HDS le 14-06-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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La tristesse de Rémy (6 et fin)
Chapitre 6

Quand enfin on frappe à la porte, mon cœur bat si fort que je l’entends dans mes oreilles. J’ouvre, et quand je le vois là, sur le seuil, avec ce regard inquiet et plein d’espoir, les larmes montent instantanément. Je pleure, je ris en même temps, et je lui saute dans les bras, m’accrochant à lui de toutes mes forces, enfouissant mon visage dans son cou. Il me serre contre lui, surpris mais réceptif, et je sens enfin la paix m’envahir… ou peut-être seulement le début d’une nouvelle tempête.

J'ouvre la porte, le cœur battant à tout rompre, et quand je le vois là, sur le seuil, avec ce regard inquiet mais plein d'espoir, les larmes montent instantanément, un sourire immense étirant mes lèvres malgré tout. Je pleure, je ris en même temps, et je lui saute dans les bras, m'accrochant à lui comme à une bouée, enfouissant mon visage dans son cou. Il me serre fort, surpris mais réceptif, ses mains solides sur mon dos, et je sens son parfum familier m'envelopper, cette chaleur qui m'a manqué pendant ces jours interminables de solitude et de doute. "Oh, mon Dieu," murmuré-je contre sa peau, ma voix étouffée par les sanglots. "T'es là... t'es vraiment là." Il me soulève presque, me tenant contre lui comme si j'allais m'évaporer, et pendant un long moment, on reste comme ça, enlacés sur le pas de la porte, le monde extérieur oublié. Mes larmes mouillent son col, et je sens les siennes sur mon épaule – un échange silencieux de douleur et de soulagement.

Je me recule enfin, juste assez pour le regarder dans les yeux, mes mains sur ses joues, effaçant une larme du pouce. "Je suis désolé," balbutié-je, la voix tremblante d'émotion. "Désolé d'avoir pris autant de temps pour prendre ma décision. J'étais perdu, complètement perdu. Ces jours... ces nuits sans fin à tourner en rond, à me demander ce que je voulais vraiment. J'ai regretté chaque seconde de t'avoir fait attendre comme ça, de t'avoir laissé dans l'incertitude. Tu ne méritais pas ça. Personne ne mérite ça."

Il hoche la tête, ses yeux brillants, et pose son front contre le mien, nos souffles se mêlant. « Ce n’est rien, maintenant. T'es là, c'est tout ce qui compte." Sa voix est rauque, chargée d'un amour qui me transperce, et avant que je puisse répondre, il capture mes lèvres dans un baiser profond, passionné. Ses mains descendent à ma taille, me tirant plus près, et je m'abandonne, mes doigts dans ses cheveux, nos langues dansant avec une urgence née de l'absence. C'est un baiser qui dit tout : le regret pour le temps perdu, l'amour qui a survécu au chaos, la promesse d'un avenir. Je gémis tendrement contre sa bouche, sentant une chaleur familière monter en moi, mais ce n'est pas du désir pur – c'est de l'amour, pur et simple, mêlé à un remords qui me ronge encore. On se sépare enfin, essoufflés, et je l'attire à l'intérieur, fermant la porte derrière nous. On s'assoit sur le canapé, côte à côte, mes mains dans les siennes, et les mots coulent comme un torrent que je ne peux plus retenir.

"Écoute," commencé-je, les yeux baissés sur nos doigts entrelacés, "je dois t'expliquer. Tout. Ces huit ans avec lui... avec l'autre... ils m'ont marqué au fer rouge. Quand il est réapparu comme ça, devant l'immeuble, après six mois de silence, ça m'a renversé. Il s'est excusé, il a dit qu'il regrettait, qu'il m'aimait encore. Et une partie de moi... une partie de moi a voulu y croire. Parce que c'était familier, tu sais ? Ces souvenirs, ces moments où on était inséparables, où je me sentais en sécurité. J'ai regretté de ne pas avoir lutté plus pour nous, pour ce qu'on avait construit. J'ai passé des nuits entières à revivre tout ça : nos voyages, nos rires, même nos disputes qui finissaient toujours par un baiser. Et le remords... oh, le remords m'a bouffé. Remords de l'avoir laissé me briser, remords de m'être ouvert à quelqu'un d'autre si vite après. J'ai pensé que peut-être, en revenant vers lui, je pouvais réparer le passé, effacer cette tristesse qui m'a collé à la peau pendant si longtemps."

Il serre mes mains plus fort, son pouce caressant le dos de la mienne en cercles apaisants, mais je vois la douleur dans ses yeux, une ombre de peur qu'il essaie de masquer. "Et maintenant ? Qu'est-ce que tu ressens vraiment ?" demande-t-il d'une voix basse, presque un murmure, comme s'il craignait la réponse.

Je soupire, les larmes coulant à nouveau, mais cette fois, c'est libérateur. "Maintenant... maintenant, je vois clair. J'ai passé ces jours à peser chaque souvenir, chaque émotion. Avec lui, c'était l'amour du passé, usé, abîmé par la trahison. Ce message qui m'a largué comme un rien, ça m'a détruit, et même s'il regrette, je sais que la tristesse reviendrait. Les doutes, les peurs... je ne veux plus de ça. J'ai regretté de l'avoir aimé si fort pour qu'il me fasse si mal, mais ce regret m'a fait comprendre quelque chose : l'amour vrai, ce n’est pas celui qui te brise et te recolle maladroitement. C'est celui qui te guérit, qui te fait grandir sans te demander de pardonner l'impardonnable." Ma voix tremble, chargée d'un amour profond que je sens enfin pleinement. "Et toi... toi, tu m'as donné ça. Ces semaines ensemble, ce n’était pas juste un rebond ; c'était réel. Tes baisers qui me font oublier le monde, tes caresses qui me font me sentir désiré, aimé pour qui je suis maintenant, pas pour un fantôme du passé. J'ai regretté de t'avoir fait attendre, de t'avoir peut-être blessé avec mon silence. Chaque message que tu m'envoyais, chaque appel manqué, ça me tuait un peu plus. Je suis désolé, tellement désolé. Mais maintenant, tout est rentré dans l'ordre. J'ai choisi l'avenir, l'amour qui me rend heureux sans chaînes."

Il me regarde, les yeux embués, et je vois l'amour reflété là, pur, sans ombres. "Tu es sûr ? Pas de regrets ? Parce que moi, je t'aime, et je ne veux pas que tu doutes une seconde de plus." Sa voix est pleine d'émotion, un mélange de vulnérabilité et de force qui me touche au plus profond.


"Pas de regrets," réponds-je fermement, même si une pointe de remords pour le passé subsiste, comme une cicatrice qui ne s'effacera jamais complètement. "J'ai aimé l'autre, c'est vrai, et une partie de moi regrettera toujours ce qu'on a perdu. Mais cet amour-là était toxique, usé. Avec toi, c'est différent. C'est frais, c'est vrai. Tes surprises qui me font sourire, tes étreintes qui chassent la nuit, tes mots qui me reconstruisent. J'ai passé ces jours à regretter de ne pas t'avoir choisi plus tôt, à me maudire pour t'avoir fait souffrir. Mais maintenant, je sais : c'est toi. Toi qui m'as fait redécouvrir le plaisir d'aimer sans peur. Toi qui m'as tenu la main quand j'étais brisé. Je t'aime pour ça, pour tout."

On discute encore des heures, assis là sur le canapé, nos corps collés, nos mains ne se lâchant pas. Il me parle de sa peur pendant ces jours de silence, de comment il a douté mais n'a pas lâché, parce que l'amour qu'il ressent pour moi est plus fort que tout. "J'ai regretté de ne pas avoir été plus présent, de ne pas t'avoir convaincu plus tôt," avoue-t-il, et je le serre contre moi, murmurant des excuses pour mon hésitation, pour le remords qui m'a paralysé. On pleure ensemble, on rit un peu de nos faiblesses, et l'amour grandit dans ces mots échangés, effaçant les doutes un à un. "Je ne veux plus jamais te faire attendre," dis-je enfin, le cœur gonflé d'une certitude nouvelle. "Je t'aime, Pierrick. C'est toi, rien que toi. Je l'ai enfin compris."


Epilogue


Quelques mois plus tard, ma vie avec Pierrick s'est transformée en une symphonie de petits bonheurs quotidiens, comme si le destin avait enfin décidé de me sourire sans retenue. Les jours de doute, de tristesse et de confusion semblent appartenir à un autre moi, un Rémy lointain que je ne reconnais plus. Pierrick et moi, on a emménagé ensemble dans un appartement plus grand, un peu en dehors du centre-ville, avec une petite terrasse où on prend notre café le matin, enveloppés dans une couverture quand l'air est frais. C'est lui qui a insisté pour qu'on choisisse un endroit avec de la lumière naturelle, "pour tes dessins, mon artiste", m'a-t-il dit en m'embrassant sur le front. Et il avait raison : je dessine plus que jamais, des portraits de lui, des paysages imaginaires inspirés de nos promenades, et même un livre illustré pour enfants que j'ai publié grâce à son soutien infaillible. Au travail, à l'EHPAD, je suis plus présent, plus joyeux ; Andrée nous voit souvent ensemble les dimanches, et elle nous taquine avec son sourire malicieux : "Mes deux tourtereaux ! Vous me donnez envie de rajeunir." Sophie, elle, est devenue notre meilleure amie, organisant des dîners où on rit jusqu'à tard, et elle me glisse parfois : "T'as fait le bon choix, Rémy. T'es épanoui comme jamais."

Pierrick et moi, on voyage un peu : un week-end à la campagne, où on se promène main dans la main dans les vignes, cueillant des raisins qu'on mange en riant ; une escapade à la mer, où on court sur la plage comme des gamins, l'eau salée nous éclaboussant. Notre amour est simple, mais profond : des baisers volés dans la cuisine pendant qu'il prépare le dîner, des câlins sur le canapé devant un film, ses mains qui trouvent toujours les miennes quand on marche dans la rue. Le sexe est une partie de cette harmonie – passionné, tendre, explorateur. On découvre l'un l'autre sans hâte, avec une confiance qui grandit chaque jour. Et la tristesse ? Elle n'est plus qu'un souvenir fade, effacé par ce bonheur qui m'emplit comme une lumière chaude. Je n'ai plus de regrets ; le passé est un chapitre clos, une leçon apprise. Avec Pierrick, je me sens complet, aimé pour qui je suis, et je sais que c'est réciproque. On parle d'avenir : adopter un chien, voyager plus loin, et un jour, officialiser tout ça avec une grande fête.

Quelques années plus tard, notre histoire s'est épanouie en un conte de fées moderne, rempli de pages joyeuses et de chapitres inattendus. Pierrick et moi, on s'est mariés lors d'une cérémonie magique au bord d'un lac, entourés de tous ceux qu'on aime – Andrée, qui a tenu à danser avec nous malgré son âge avancé, Sophie qui a été ma témoin et a pleuré de joie, et une foule d'amis qui nous ont acclamés. Notre maison en banlieue est un havre de paix : un grand jardin fleuri où on organise des barbecues l'été avec nos proches, un atelier partagé où nos dessins prennent vie – mon livre illustré est devenu une série à succès, et Pierrick a ouvert son studio de graphisme qui cartonne. On a adopté deux chats adorables – Charbon, le noir espiègle, et Cannelle, le roux câlin –, qui ronronnent sur nos genoux les soirs d'hiver et nous font rire avec leurs bêtises quotidiennes.

Les voyages sont devenus notre rituel annuel : l'Italie où on a renouvelé nos vœux sous les étoiles de Toscane, l'Asie où on a découvert des temples anciens et des marchés animés qui ont inspiré une exposition commune de nos œuvres, et même un tour d'Europe en train, dormant dans des compartiments cosy, main dans la main. Andrée nous a quittés sereinement il y a quelques années, mais son esprit vit en nous – on a créé une fondation à son nom pour des ateliers artistiques en EHPAD à travers le pays, et chaque année, on organise un événement en son honneur, rempli de rires et de souvenirs. La tristesse ? Elle n'a plus sa place ; elle a été balayée par cette vie débordante de joie, de créativité, d'aventures et d'amour inconditionnel. Pierrick est mon partenaire, mon amant, mon confident, mon tout ; chaque matin, je me réveille à ses côtés avec une gratitude immense, et chaque soir, je m'endors en sachant que demain sera encore plus beau.

Ce soir-là, des années après, la maison est calme – les chats ronronnant au pied du lit, la lune filtrant à travers les rideaux. Pierrick me regarde avec ce même éclat éternel dans les yeux, et murmure : "Viens là, mon amour." Il m'attire sur le lit, nos corps se retrouvant avec une familiarité passionnée qui n'a jamais faibli. Ses lèvres capturent les miennes dans un baiser lent, profond, sa langue explorant ma bouche avec une tendresse qui fait monter le désir en flèche. Ses mains glissent sous mon t-shirt, caressant ma peau chaude, effleurant mes tétons qui durcissent instantanément sous ses doigts experts. Je gémis contre sa bouche, mes propres mains descendant sur son torse, déboutonnant sa chemise pour sentir sa peau contre la mienne. Il me déshabille avec une patience exquise, embrassant chaque parcelle révélée – mon cou, mes épaules, descendant sur mon torse où sa langue tourbillonne autour de mes tétons, me faisant arquer le dos de plaisir. "Tu es toujours aussi beau," souffle-t-il, sa voix rauque, et je ris doucement, le tirant vers moi pour l'embrasser plus fort.

Nos vêtements tombent au sol, et nus, on s'entrelace, nos érections se frottant l'une contre l'autre dans une friction délicieuse qui nous arrache des gémissements synchrones. Il descend plus bas, sa bouche traçant un chemin de feu sur mon ventre, ses lèvres enveloppant mon membre dur, sa langue léchant le gland avec une précision qui me fait haleter. "Oh... Pierrick... oui," murmuré-je, mes doigts dans ses cheveux, mes hanches se soulevant pour en demander plus. Il me suce lentement, profondément, alternant rythmes qui me mènent au bord de l'extase, ses doigts rejoignant la danse pour me préparer, entrant en moi avec du lubrifiant, massant ma prostate jusqu'à ce que je tremble de plaisir. Puis, je le retourne, explorant son corps à mon tour – ma bouche sur son sexe, le prenant entier, le faisant gémir mon nom d'une voix brisée. "Rémy... je t'aime tellement."

Il me pénètre enfin, face à face, nos regards verrouillés, entrant en moi avec une douceur infinie qui me remplit complètement. Nos mouvements sont lents au début, profonds, nos hanches se synchronisant comme une danse apprise par cœur. "Plus fort," supplié-je, et il accélère, ses coups me frappant juste là, me faisant voir des étoiles. On change : je le chevauche, mes mains sur son torse, contrôlant le rythme, descendant sur lui avec une passion qui nous fait gémir ensemble. Ses mains sur mes fesses guident, pressent, et nos baisers ne s'arrêtent pas, nos langues se mêlant au rythme de nos corps. Puis, par derrière, ses bras autour de moi, ses lèvres sur ma nuque, ses coups plus intenses nous menant au bord. "Viens avec moi, mon amour," grogne-t-il, et on culmine ensemble, nos orgasmes explosant en vagues synchrones, nos corps tremblants, collés dans une étreinte moite, nos cris d'extase se fondant en murmures d'amour éternel.

Après, enlacés, essoufflés, il caresse mon visage, ses yeux brillants de larmes de bonheur. "Pour toujours, et même plus," dit-il, et je souris, le cœur débordant d'une joie infinie. "Pour toujours, et au-delà." Notre vie est un épilogue des plus heureux, un conte sans fin où l'amour triomphe chaque jour, la joie déborde à chaque instant, et chaque regard, chaque toucher, chaque respiration partagée est une célébration de ce miracle qu'est notre amour.

Fin.

Les avis des lecteurs

Merci beaucoup lelivredejeremie. Désolé pour le stress vraiment

J'ai eu peur pendant trois jours, plus le temps de la lecture des quatre premiers paragraphes, merci-pas-merci pour le stress, hein! Mais je te pardonne pour ce très beau récit ;-)

Histoire Erotique
Merci sincèrement à l’auteur pour ce magnifique récit !

Merci beaucoup

Histoire Erotique
Magnifique, somptueuse !
Merci ...



Texte coquin : La tristesse de Rémy (6 et fin)
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