Le feu sur la glace (2)

- Par l'auteur HDS Tounet39270 -
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Récit libertin : Le feu sur la glace (2) Histoire érotique Publiée sur HDS le 17-06-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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Le feu sur la glace (2)
Chapitre 2

À la fin de la session, épuisés, on s'assoit sur le bord. Viktor nous fixe.
— C'est le début. Apprenez à vous connaître. Ou vous sombrerez tous les deux.

Je regarde Connor, qui essuie la sueur de son front, ses mèches collées. Sexy, même comme ça. Je déteste le penser, mais c'est là.

Le sifflet de Viktor déchire l’air saturé d’humidité de la patinoire de Bercy, un son strident qui résonne contre les gradins vides. Je m’arrête net, mes lames creusant un sillon profond dans la glace, envoyant une gerbe de cristaux blancs contre les bottines de Connor. Il ne bronche pas. Il reste là, debout, le souffle court, une mèche blonde collée sur son front perlant de sueur. Ses yeux verts, d’ordinaire si provocateurs, sont injectés de sang à cause de l’effort. On vient de passer trois heures à essayer de patiner à l’unisson, et le résultat est un désastre. On ne se frôle pas, on se percute. On ne s’accompagne pas, on se combat.

Viktor s’approche de la balustrade, son visage plus fermé qu’un coffre-fort. Il nous fixe un long moment, laissant le silence devenir pesant, uniquement troublé par le bourdonnement des machines de refroidissement. — C’est lamentable, finit-il par lâcher d'une voix sourde. Vous avez le talent, mais vous n’avez aucune connexion. Vous patinez comme deux solistes qui essaient de s’entretuer sur une surface de trente mètres de large. — C’est parce qu’on veut s’entretuer, Viktor ! je lance en essuyant mon visage d’un revers de manche, le cœur battant à tout rompre. Connor ricane, un son sec, presque sauvage. — Pour une fois, le Français a raison. On ne peut pas fabriquer de la chimie avec du poison.

Viktor ne répond pas tout de suite. Il sort une clé de sa poche, un trousseau avec un badge magnétique qu’il fait tinter sur le rebord en bois avec une lenteur calculée. — Puisque vous ne savez pas vous supporter sur la glace, vous allez apprendre à le faire en dehors. Le club possède un appartement de fonction à deux pas d'ici, rue de Bercy. Vous emménagez ensemble ce soir.
Le monde semble s'arrêter. Je sens mes tripes se nouer d'une manière douloureuse. Vivre avec lui ? Dans le même espace restreint ? Partager l'air, l'intimité, le silence des repas ? C'est une condamnation à mort. — Tu plaisantes ? je m'écrie, m'avançant vers lui, les patins crissant sur la glace. Viktor, c'est impossible. Je ne peux pas... je ne veux pas vivre avec ce type. — Pas le choix, Herwann. Connor, tu quittes ton hôtel. Herwann, tu rends tes clés au gardien de ton studio. Si je ne vous vois pas arriver ensemble demain matin à 5h30, avec vos sacs dans l'entrée du club, je signe vos papiers de radiation définitive. Est-ce que c'est clair ?


Connor semble sur le point d'exploser. Ses épaules larges se tendent, son torse sculpté se gonfle sous son lycra noir. Je vois la mâchoire de son visage de dieu grec se contracter si fort que je crains qu'il ne brise ses dents. Il est furieux, humilié. Pour un patineur de son rang, se voir imposer une cohabitation comme un gamin turbulent est la pire des insultes. Mais il se tait. Ses yeux verts lancent des éclairs, mais ses lèvres restent closes. Il sait, tout comme moi, qu'on est au bord du gouffre.

L'appartement est petit. Beaucoup trop petit pour deux hommes de notre carrure. Il y a une odeur de propre mêlée à celle du renfermé, et un salon qui donne sur les voies ferrées de la Gare de Lyon. Il n'y a qu'une seule chambre avec deux lits simples séparés par une table de chevet dérisoire. C’est une cellule de prison déguisée en logement de fonction.

Connor jette son sac de sport dans un coin avec une violence contenue qui fait vibrer le plancher. Il retire son manteau, et je ne peux pas m'empêcher de regarder. C'est plus fort que moi. Je détaille la puissance de son cou, l'envergure de son dos qui dessine un V parfait sous son t-shirt ajusté. On fait le même poids, 72 kg, mais sa musculature semble plus dense, plus compacte. Chaque mouvement qu'il fait dégage une aura de force brute qui me terrifie autant qu'elle m'attire. Il se tourne vers moi, surprenant mon regard fixe.
— Quoi, Delcourt ? Tu vérifies si j'ai caché un couteau dans mes bagages ? — Je vérifie juste combien de temps il va te falloir pour polluer l'air avec ton arrogance, je réplique, ma voix traînant une agressivité qui masque mon trouble.

Il s'approche de moi. Il mesure 1m85, il me domine de quelques centimètres. Il envahit mon espace personnel jusqu'à ce que je sente la chaleur presque animale qui émane de son corps. — Écoute-moi bien. Je suis ici parce que je n'ai pas le choix. Mais ne crois pas qu'on va devenir potes. Je te déteste. Je déteste ta façon de patiner, je déteste ton pays, et je déteste être ici.

Il passe près de moi pour aller vers la cuisine, et son épaule percute violemment la mienne. Le contact électrique me brûle à travers mes vêtements. Mon cœur s'emballe, frappant contre mes côtes comme un prisonnier. Je serre les poings pour ne pas lui sauter à la gorge... ou pour ne pas l'agripper et le plaquer contre ce mur.

Le lendemain, le retour sur la glace est brutal. Viktor n'a pas dormi, ou alors il a passé la nuit à préparer notre torture. — Herwann, tu es le plus stable sur tes appuis, le plus ancré. C'est toi qui prends la base. Connor, tu vas devoir apprendre à te laisser porter.


L'expression de Connor à cet instant est un mélange de pur dégoût et de détresse virile. Un patineur de son niveau, habitué à dominer la glace en solo, se voir assigner le rôle du "porté", celui qui doit être soulevé et manipulé, est une épreuve de force pour son ego. — Je ne suis pas une gamine de quinze ans, Viktor ! On fait le même poids, c'est ridicule ! Il va se briser le dos ! — Il le fera, ou vous échouerez, tranche l'entraîneur, imperturbable.
On s'élance. La vitesse nous donne une illusion de liberté, mais dès que je dois m'approcher de lui pour la prise, la tension revient, insupportable. Je dois poser mes mains sur sa taille pour le stabiliser avant le premier mouvement.

Quand mes doigts entrent en contact avec ses hanches, je sens un choc électrique me parcourir tout le bras jusqu'à l'épaule. Sa taille est solide, bétonnée. Je sens le mouvement de ses obliques sous le tissu fin. C'est une sensation incroyable et terrifiante. J'ai envie de laisser mes mains glisser plus bas, de sentir la courbe de ses jambes athlétiques, de presser mon corps contre le sien pour vérifier si nous sommes vraiment faits de la même matière. Mon érection menace de me trahir sous mon pantalon de patinage serré, et je dois me concentrer sur ma respiration pour ne pas sombrer.
— Ne me serre pas comme ça, abruti ! siffle Connor, son visage à quelques centimètres du mien. Tu me broies les côtes ! — Alors arrête de te raidir ! je lui hurle en retour, la voix rauque. Laisse-toi aller, bordel !

C'est le moment du porté. Je dois le soulever au-dessus de ma tête. Je m'arc-boute, mes jambes agissant comme des ressorts d'acier. Je le soulève. Mon Dieu, il est dense. Porter son propre poids est un défi physique immense, mais c'est une lourdeur gratifiante. Je sens sa chaleur inonder mes paumes à travers son vêtement. Ses jambes athlétiques s'ouvrent au-dessus de moi, son corps se cambre dans l'air. Pendant une seconde, il est en apesanteur, suspendu à ma seule force. Je lève les yeux et je vois son visage, les traits crispés par l'effort et la honte. Ses yeux verts plongent dans les miens, et pendant un battement de cœur, je ne vois plus le rival arrogant. Je vois l'homme dont j'ai désespérément besoin.

La réception est un désastre. Connor touche la glace, mais sa frustration le rend rigide comme du bois. Il trébuche, ses lames se prennent dans les miennes et on s'effondre tous les deux. Le choc est violent, le froid de la glace nous percute. Je me retrouve sur le dos, le souffle coupé, et Connor est étalé de tout son long sur moi.

Son poids m'écrase de façon délicieuse. Son torse dur presse le mien, ses jambes musclées s'entremêlent aux miennes dans une confusion de membres. Son visage est logé dans le creux de mon cou. Je sens son souffle court, rapide, brûlant contre ma peau. C'est une torture exquise. Chaque fibre de mon être hurle de le serrer contre moi, de passer mes mains dans ses cheveux blonds sexy qui me chatouillent la joue, de l'embrasser jusqu'à ce que la haine disparaisse.
Il se relève brusquement, le visage cramoisi, ses mèches blondes en bataille. — T'es vraiment une merde, Delcourt ! Tu n'as aucune force dans les bras ! Il tape du poing sur la glace, une rage pure faisant vibrer sa voix. Il est humilié d'avoir dû dépendre de moi et d'avoir fini au tapis. — C'est toi qui es resté raide ! je hurle en me relevant, le corps encore vibrant de son contact. Tu refuses que je te touche, tu refuses de me faire confiance ! Comment tu veux que je te porte si tu luttes contre moi à chaque seconde ?

On se fait face, au milieu de la patinoire déserte, deux fauves prêts à se déchirer. Viktor nous observe du bord, un petit sourire énigmatique aux lèvres qui me fait froid dans le dos. — C’est un bon début, dit-il calmement. Rentrez à l'appartement. Et essayez de ne pas casser les meubles. Demain, on recommence jusqu'à ce que vous ne fassiez plus qu'un.

Je regarde Connor s'éloigner vers les vestiaires, sa démarche de félin blessé me rendant fou. Je sais que cette cohabitation forcée va soit nous mener à la gloire, soit me détruire totalement. Parce que plus je le touche, plus je le déteste, et plus j'ai envie qu'il m'appartienne.

L’appartement de fonction est plongé dans une pénombre bleutée, seulement éclairé par les néons de la rue qui filtrent à travers les stores à lamelles. L’air est lourd, chargé d'une tension si épaisse qu'on pourrait la trancher avec une lame de patin. Connor est assis sur le canapé étroit, les jambes largement écartées, les coudes posés sur les genoux, fixant le mur d'en face comme s'il voulait y percer un trou par la seule force de sa volonté. Il a troqué sa tenue de sport pour un jogging gris qui moule ses cuisses puissantes et un t-shirt blanc ajusté qui souligne la ligne de ses épaules larges et son torse sculpté.

Je reste debout dans l’encadrement de la cuisine, le regardant malgré moi. Chaque fois qu'il bouge, je ne peux m'empêcher de détailler la mécanique parfaite de son corps d'athlète. C’est une obsession malsaine que je traîne comme un boulet. Je me déteste pour ça, pour cette façon que j'ai d'analyser la cambrure de son dos et la puissance de ses bras comme si j'étudiais une partition de musique complexe. Mon sang bouillonne, un mélange de ressentiment pur et d'une fascination que je m'interdis de nommer.
— On ne peut pas rester comme ça sans bouffer, je lâche enfin, brisant le silence de plomb qui pèse sur mes propres épaules. J’ai commandé des pizzas. Elles arrivent dans dix minutes.

Il tourne lentement la tête vers moi. Son regard perçant me jauge, méfiant, presque animal, avec ce mélange de défi et de séduction qui le caractérise.
— Tu as choisi quoi ? J’espère que tu n’as pas pris un truc avec de la garniture française bizarre, lance-t-il avec ce sourire en coin qui me donne d'ordinaire envie de le frapper.
— Une Margherita et une Regina, je réplique sèchement en serrant les poings. Difficile de faire plus basique. Même pour un Canadien arrogant qui ne jure que par la malbouffe.

Il esquisse une moue dédaigneuse, mais ne proteste pas. Quand le livreur sonne, je récupère les boîtes brûlantes et les pose sur la table basse, entre nous deux. Je m'assois par terre, sur le tapis rêche, pour garder une distance de sécurité et éviter de trop sentir l'aura écrasante qu'il dégage. Lui reste sur le canapé, dominant ma position de toute sa hauteur. On mange en silence pendant quelques minutes, le seul bruit étant celui des trains qui grincent sur les rails au loin et le bruissement du carton.
— Tu sais, je commence en fixant ma part de pizza, tu ne pourrais pas te calmer un peu ? Juste pour la soirée ? On est coincés ici, autant essayer de ne pas s'entretuer avant le dessert.
Il s’arrête de mâcher et me dévisage, une lueur d'amusement cruel dans le regard.
— Me calmer ? C’est toi qui m’as sauté dessus aux JO, Delcourt. C’est toi la bombe à retardement. Moi, je ne fais que réagir à ton instabilité permanente.
— Parce que tu me provoques ! Chaque mot, chaque petit rire, cette façon que tu as de te passer la main dans les cheveux d'un geste nonchalant... Tu sais exactement sur quels boutons appuyer pour me faire exploser.

Je lève les yeux vers lui. À cette distance, je perçois le moindre tressaillement de ses muscles. Il dégage une assurance qui me fait mal, une certitude d'exister qui me manque cruellement. Je sens cette chaleur familière ramper le long de ma colonne vertébrale, une trahison de mon propre corps.
— Tu devrais essayer d'être moins... insupportable, j'ajoute avec une pointe d'amertume. Peut-être qu'on arriverait à poser ce triple Twist sans finir aux urgences ou étalés sur la glace comme des débutants.

Il pose sa pizza et se penche brusquement en avant, brisant la barrière invisible entre nous. Il est si près que je peux sentir la chaleur de son souffle sur mon visage et son odeur, ce mélange de propre et de métal froid.
— Tu trouves vraiment que je suis insupportable, Herwann ? murmure-t-il d'une voix soudainement plus basse. Ou c'est juste que tu n'arrives pas à gérer le fait que je sois le seul ici à ne pas baisser les yeux devant tes colères ?

Sa voix est descendue d’une octave. Elle est devenue rauque, presque caressante, contrastant violemment avec la dureté de ses paroles habituelles. Je sens mon pouls s'emballer, un tambourinement sourd dans mes oreilles qui couvre presque le bruit de la ville. Pour détourner l'attention de mon trouble, je tente une approche différente, une petite pique pour essayer de reprendre le contrôle de la situation.
— En tout cas, si tu patines aussi bien que tu râles, on a une chance pour les Mondiaux. Mais il va falloir que tu travailles ta souplesse. Pour un "porté", t'as la grâce d'un frigo américain quand je te soulève. Je l'ai encore senti aujourd'hui à l'entraînement, t'es un bloc de béton de 72 kg.

Je m'attendais à une insulte, à ce qu'il se lève furieux en renversant la table. Mais à ma grande surprise, le coin de ses lèvres pleines se relève. Un petit rire étouffé, presque sincère, s'échappe de sa gorge. Puis, il sourit vraiment, un sourire qui étire ses lèvres et illumine son visage d'une manière que je n'avais jamais vue. C’est la première fois qu'il sourit sans une once de sarcasme, et j'ai l'impression de recevoir une décharge électrique en plein plexus.
— Un frigo américain ? C'est le mieux que t'as trouvé, le Français ? lance-t-il en riant.
— C’est précis, non ? On fait le même poids, mais quand tu te bloques par pur orgueil, j'ai l'impression de porter une armoire normande.

Il continue de sourire, et ce rapprochement soudain me donne le vertige. Il ne se recule pas. Au contraire, il glisse du canapé pour s'asseoir par terre, juste en face de moi sur le tapis. Nos genoux se frôlent presque, séparés par quelques millimètres de tissu.
— Peut-être que si tu ne me touchais pas avec autant de haine et de crispation à chaque fois, je serais moins rigide, dit-il d'un ton plus doux, presque provocateur.
Il tend la main vers la boîte de pizza, mais au lieu de prendre une part, ses doigts effleurent volontairement les miens. Le contact est électrique, immédiat, me brûlant la peau. Je ne retire pas ma main. Je reste figé, le souffle court, mon regard verrouillé dans le sien.
— On est censés faire une trêve, non ? insiste-t-il, son visage se rapprochant encore.

Je vois son regard descendre vers ma bouche, puis remonter vers mes yeux. Son rapprochement est délibéré, calculé, intense. Il n'y a plus de méchanceté apparente dans ses traits, juste une curiosité brûlante, une intensité prédatrice qui me paralyse sur place. Mon cœur cogne si fort contre mes côtes que j'ai l'impression qu'il va exploser. Je le déteste, je devrais le repousser, lui rappeler qu'on est là par obligation contractuelle. Mais mon corps refuse d'obéir à ma raison. Je veux qu'il s'approche encore. Je veux savoir si sa peau est aussi brûlante qu'elle en a l'air lors de nos chutes.
— Une trêve, oui, je parvins à articuler, ma voix n'étant plus qu'un murmure instable et rauque.
— Alors prouve-le, Herwann. Arrête de me regarder comme si tu voulais me frapper à chaque seconde.

Il réduit encore l'espace entre nous. Je sens la pression de son genou contre le mien, une chaleur qui irradie à travers mon jogging. C'est insupportable. Cette proximité est une torture pire que n'importe quel exercice de Viktor. Je vois chaque détail de sa peau, la petite cicatrice sur sa lèvre que mon propre poing a tracée, et l'envie de la toucher devient une douleur physique.
— Je ne peux pas, je souffle, incapable de maintenir mon masque de glace plus longtemps face à lui.
— Pourquoi ? demande-t-il, ses lèvres à seulement quelques centimètres des miennes.
— Parce que si je ne te déteste pas, je ne sais pas ce qu'il va rester de moi. Je n'ai que cette colère pour me protéger de ce que tu me fais ressentir.

Il ne répond pas, mais il ne recule pas d'un millimètre. Il reste là, dans mon espace vital, son sourire s'étant transformé en une expression sérieuse, d'une intensité folle. Il semble chercher quelque chose sur mon visage, une faille, une confirmation de ce qu'il soupçonne peut-être depuis notre première rencontre houleuse. Le silence revient, mais cette fois, il n'est plus froid. Il est brûlant, étouffant, électrique.

On reste ainsi, assis par terre entre deux boîtes de pizza entamées, à la lisière de quelque chose de dangereux et d'irréparable. Je sais que si l'un de nous fait un geste de plus, l'équilibre précaire de notre duo va basculer.

Fin du chapitre 2.

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