Le goût de l'effondrement - chapitre 14
Récit érotique écrit par Alexsoumis [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 06-09-2026 dans la catégorie Dominants et dominés
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Il me regarda encore longuement puis alla s’asseoir sur le bord du lit. Je restai là, vulnérable, dans cette posture dégradante, attendant ce qu’il voulait de moi. Il ne parla pas. Il tapota simplement ses cuisses du plat de la main.
Je le regardai sans réagir. Puis je compris. Il voulait que je m’allonge sur ses genoux. Une hésitation me traversa. La position me paraissait presque inconcevable à mon âge, chargée d’une image qui appartenait davantage à l’enfance qu’à l’homme que j’étais devenu.
Je m’approchai puis m’allongeai en travers de ses genoux. A cet instant précis une pensée me vient.
Je me sentais comme un enfant.
La comparaison était pourtant étrange. Enfant, je n’avais jamais été fessé.
Jamais.
Ma mère avait pu me gronder ou me punir, bien sûr, mais ce geste-là ne faisait partie d’aucun de mes souvenirs. Et voilà que je le découvrais adulte.
J’étais étudiant, je travaillais à un mémoire de sciences politiques, je réfléchissais à mon avenir, peut-être à un doctorat… et j’étais allongé sur les genoux d’un autre homme pour recevoir ma première fessée. Cette situation aurait dû rendre la situation absurde. Elle la rendait profondément troublante.
J’avais compris son geste sans qu’il ait eu besoin de m’en donner l’ordre. Et surtout, je savais désormais que ce moment n’avait rien d’exceptionnel à ses yeux. Il me l’avait annoncé :
Tous les matins.
Ce n’était pas une sanction, je n’avais commis aucune faute. C’était précisément ce qui distinguait cette fessée et celles qu’il pourrait un jour m’infliger pour me punir. Celle-ci devait devenir un rituel. Un rappel. Le commencement de la journée.
Et c’est ainsi qu’il me fessa. La première fois.
Je serrai les dents, surpris autant par la douleur que par la réalité de ce qui était en train de se produire. Il n’y avait chez lui ni colère ni emportement. Il accomplissait simplement ce qu’il avait décidé, avec un calme presque méthodique.
Lorsqu’il s’arrêta, je ne me relevais pas. Mes fesses me brûlaient. Elles devaient être rouges et cramoisies et la douleur persistait, sourde, ravivée au moindre mouvement.
Je restai allongé sur ses genoux, j’attendais. Et ce fut dans cette immobilité qu’une évidence me vint.
Mon corps n’était plus le mien.
La pensée me saisit avec une force inattendue. Bien sûr qu’il était encore le mien. J’en ressentais la douleur, la chaleur, les tensions. J’étais celui qui respirait, celui dont le cœur battait trop vite, celui qui éprouvait chacune de ces sensations. Et pourtant, depuis que j’avais franchi sa porte, qui décidait de ce corps ?
Il décidait quand je devais me dévêtir. Comment je devais me tenir. Quand je pouvais me lever, me laver, manger ou dormir. Il réglementait jusqu’à mon apparence ; un corps glabre désormais portant les accessoires qu’il m’imposait. Et maintenant, il venait de décider que chacune de mes journées commencerait ainsi. Je compris enfin ce qu’il avait voulu dire lorsqu’il avait employé ce mot pour la première fois.
Possession.
Jusqu’alors, je l’avais trouvé excessif. On possède une maison, un objet, quelque chose que l’on peut prendre, déplacer, utiliser. Mais un homme ?
Pourtant, allongé sur ses genoux, attendant simplement qu’il m’autorise à bouger, je ne pouvais plus écarter le mot aussi facilement.
Il possédait mon corps.
Puis une seconde pensée vint, plus troublante encore.
Il me possédait.
Je constatais que depuis mon arrivée ici, je commençais à découvrir que son autorité ne s’arrêtait déjà plus à mes gestes. Elle entrait dans mes réflexes, dans mes mots, dans cette manière nouvelle d’attendre au lieu de décider. Et le plus déconcertant était que quelque chose en moi l’accueillait. Je ne savais pas encore si je pouvais appeler cela de l’apaisement, du soulagement ou simplement la fin d’une résistance que j’avais entretenue trop longtemps. Pour la première fois, le mot possession trouvait un écho en moi.
Je restai immobile. Ses deux mains caressaient mon postérieur encore douloureux. Il écartait mes lobes fessiers, et examinait tranquillement mon intimité, avec la même attention qu’il aurait portée à n’importe quelle autre partie de mon corps. Il n’y avait ni embarras ni curiosité particulière. Rien qui distinguât cet examen d’un regard porté sur mes mains, mon visage ou mes cheveux. Cette partie de moi que j’avais toujours considérée comme relevant de l’intime, ne bénéficiait à ses yeux d’aucun statut particulier. Il s’appropriait mon corps, et là plus particulièrement mon entre-cuisse, le regardant, le touchant du bout des doigts. Et ce qui me bouleversait le plus était de sentir que cette appropriation ne rencontrait plus en moi la même résistance. Je commençais à lui faire de la place. A accepter cette place. Peut-être même à en éprouver le besoin, et plus sûrement du plaisir.
— Quel est ton planning aujourd’hui ?
Le naturel de sa question me déconcerta.
Mais ce qui me troubla le plus fut qu’à cet instant précis, il retira le plug, gardé toute la nuit au fond de mes entrailles. Il le fit brusquement et sans avertissement ni précaution particulière. Je n’avais rien anticipé, ni son geste ni sa décision de me le retirer. Pour seule réponse, un long gémissement m’échappa. Il fut presque aussitôt étouffé lorsqu’il plaça ce plug dans ma bouche. Le silence qui suivit me parut plus impressionnant encore, je ne pouvais plus lui répondre. Il décidait de quand je devrais lui répondre. Je compris alors que, pour lui, même ma parole pouvait momentanément cesser de m’appartenir. Lui, tranquillement, sereinement, continua à me caresser ma raie anale, à s’intéresser plus particulièrement à mon anus resté entrouvert.
C’est alors qu’il décida que je pouvais lui répondre. Il reprit :
— quel est ton planning aujourd’hui
— Je n’ai pas cours. Je dois travailler sur mon mémoire.
— Combien de temps ?
— Une bonne partie de la journée.
— Tu auras trois heures. Pas une minute de plus. Tu dois apprendre à travailler vite et bien, sans te disperser. Je contrôlerai ce que tu auras fait et, si je n’en suis pas satisfait, tu seras puni.
Je relevai légèrement la tête.
— Satisfait de quoi ? du nombre de pages ?
— De ton travail
— Ce n’est pas très précis.
Sa main vint se saisir de ma chevelure.
— Ta manière de me parler ne me convient pas.
Je me tus.
— Tes questions sont trop directes. Tu dois apprendre l’humilité autant que l’obéissance. Désormais, lorsque tu t’adresseras à moi, je te veux humble, respectueux et tu termineras tes phrases par « Monsieur ». Est-ce compris.
— Oui.
Il attendit.
Je compris.
— Oui Monsieur.
— Mieux.
Il reprit alors, presque froidement :
— ici, tu es à mon service. Je te rééduque à me satisfaire. Là est ta priorité.
Le mot me choqua.
Rééduquer.
Il ne voulait donc pas seulement obtenir mon obéissance. Il entendait modifier mes habitudes, mes réflexes, mon comportement, jusqu’à ma manière de lui parler.
La suite de la matinée reproduisit presque exactement celle de la veille : je préparai son petit déjeuner, pris ensuite le mien, puis vinrent ma douche, mon lavement qu’il m’imposait sous sa surveillance.
Il m’accorda ensuite les trois heures promises pour mon mémoire. Mais je ne travaillerais pas où je le souhaitais. Il me conduisit dans la chambre mansardée. Lorsque j’y entrai, son dépouillement me frappa plus encore. Aucun objet inutile. Aucun écran hormis celui de mon ordinateur. Pas même mon téléphone, rien qui puisse détourner mon attention ou m’offrir une échappatoire.
Sur le bureau, il avait déposé deux livres. Il les avait lui-même choisis dans sa bibliothèque après m’avoir demandé sur quelle partie de mon mémoire je comptais travailler.
Deux livres, pas trois. Pas ceux que j’aurais nécessairement sélectionnés moi-même. Ceux qu’il estimait utiles.
Je posai mon ordinateur entre eux.
Il regarda la pièce, puis moi.
— Trois heures.
— oui Monsieur.
Il sortit, la porte se referma. Puis j’entendis la serrure. Il m’avait enfermé. Je restai, quelques secondes, immobile, puis m’assis et travaillai.
Très vite, deux choses étranges se produisirent.
J’avais soudain le sentiment d’être vide sans la présence de ce plug coincé entre mes reins, objet devenu familier. Cette impression me troubla presque davantage que son retrait brutal. Quelques jours auparavant, j’aurais certainement considéré sa disparition comme une délivrance. Pourtant à cet instant, ce fut son absence que je remarquai. Mon corps s’était déjà habitué à sa présence, mais peut-être mon esprit davantage encore. Ce plug anal avait cessé d’être seulement une contrainte. A force de le porter, de sentir constamment qu’il était là, à chacun de mes mouvements, j’avais fini par l’intégrer. Et maintenant qu’il n’était plus là, quelque chose semblait manquer.
Et puis, il y avait l’absence de distractions qui m’obligeait à rester face à ma pensée. Je ne pouvais ni consulter mon téléphone, ni changer d’activité, ni accumuler des lectures pour repousser le moment d’écrire.
Deux livres, mon ordinateur et moi. Il fallait avancer. Et J’avançai.
Les phrases vinrent avec une facilité inhabituelle. Je pris position davantage, je cessai de me réfugier systématiquement derrière les auteurs.
Puis au milieu d’un paragraphe je m’arrêtai.
J’étais dans le dénuement total. Physiquement d’abord. Nu, privé de presque tout ce qui, habituellement, habille protège ou distingue un corps, je n’avais plus grand-chose, pas même de poils, derrière quoi me dissimuler. Et autour de moi, la chambre semblait prolonger ce dépouillement.
La pièce ne contenait rien de superflu. Moi non plus, semblait-il.
Il avait dépouillé la chambre comme il dépouillait progressivement mon existence : moins d’objets, moins de distractions, moins de choix. Il ne restait presque rien entre moi et moi-même. Et pourtant…
J’étais bien.
Je baissai les yeux vers mon corps, vers cette cage de chasteté que je portais désormais continuellement, puis autour de moi. Il aurait été tellement plus simple de me raconter que je ne faisais que supporter tout cela. Que j’obéissais parce qu’il était plus facile d’obéir que de résister. Que je servais parce que les circonstances m’y avaient conduit. Que je subissais parce que je n’avais pas encore trouvé la force de dire non. Mais cette explication ne suffisait plus. Quelque chose en moi trouvait un équilibre dans cette existence.
Obéir. Servir. Subir.
Ces trois mots auraient dû me faire peur. Ils me faisaient encore peur. Mais je commençais à comprendre qu’ils désignaient aussi quelque chose que j’avais peut-être recherché depuis longtemps sans jamais accepter de le nommer. Toute ma vie j’avais pensé que mon épanouissement devait nécessairement passer par l’accumulation de libertés. Et voilà que je découvrais le soulagement étrange de certaines contraintes. Il y avait là une simplicité qui m’apaisait.
Je compris surtout que ce besoin n’était probablement pas né depuis que j’avais franchi sa porte, qu’il était plus ancien, beaucoup plus ancien. Seulement jusqu’ici, je ne lui avais donné d’autres noms.
Besoin de cadre, de reconnaissance, de plaire, besoin qu’on attende quelque chose de moi. Tout cela était peut-être vrai.
Mais ce matin-là, enfermé dans cette petite chambre mansardée, dans cette cage de chasteté, avec mon collier autour du cou et mon mémoire ouvert devant moi, j’acceptai enfin d’envisager une vérité plus dérangeante.
J’avais besoin d’obéir.
Je n’étais pas obligé de savoir encore ce que j’allais faire de cette découverte. Je n’étais même pas obligé d’en connaitre les limites. Mais je pouvais au moins cesser de prétendre qu’elle n’existait pas. Etrange sensation également, ces réflexions m’avaient sexuellement excité. Ma queue cherchait désespérément à s’épanouir dans cette cage devenue subitement trop étroite.
Je repris mon travail. Mes doigts retrouvèrent le clavier, soumis à un temps de travail qu’un autre avait décidé pour moi.
Au terme des trois heures, je regardai l’heure. J’aurai voulu continuer.
Pour la première fois depuis longtemps, j’avais réellement avancé. Plusieurs pages s’étaient ajoutées à mon mémoire et, surtout, j’avais enfin repris un passage sur lequel je tournais depuis plusieurs jours.
Une phrase restait pourtant inachevée. Mon premier réflexe fut de la terminer, juste quelques secondes seulement. Puis les mots prononcés le matin me revinrent.
Pas une minute de plus.
Je sauvegardai le document, refermai l’ordinateur alors que des pas montaient l’escalier. Il déverrouilla la porte. Il entra
Pour la première fois, je remarquai quelque chose d’étrange dans son regard. Presque rien… Un œil plus vif, une attention plus intense. Quelque chose qui ressemblait à une forme d’excitation contenue.
Je le fixai quelques secondes, surpris.
Jusqu’alors, il avait toujours semblé parfaitement maître de lui-même. Même lorsqu’il m’imposait les situations les plus déstabilisantes, son visage demeurait calme, sa voix mesurée, ses gestes précis. J’avais parfois l’impression que rien de ce qu’il me faisait vivre l’atteignait réellement. Mais cette fois, quelque chose avait traversé cette maitrise.
Il ne parla pas, m’attrapa par mon collier, me souleva brutalement de ma chaise et me poussa vers le lit.
Il fit en sorte que mes mains prennent appui sur le matelas. Puis il posa une main sur ma tête et la poussa entre mes bras, jusqu’à ce que mon regard ne rencontre plus que le tissu du lit. Je sentis ensuite son pied passer entre mes chevilles. D’un mouvement lent mais ferme, il m’obligea à écarter davantage les jambes.
Je me laissai placer. C’était peut-être cela qui me frappait le plus désormais. Il ne me donnait même plus nécessairement d’ordre. Il intervenait directement sur ma posture, déplaçant mon corps jusqu’à obtenir exactement celle qu’il souhaitait.
A présent, je ne pouvais plus voir son visage, seulement sentir sa présence derrière moi et attendre. Je demeurai immobile, les mains en appui sur le matelas, conscient de la vulnérabilité de la position dans laquelle il venait de me placer. Une nouvelle fois, cette pensée s’imposa :
Il disposait de mon corps.
— Donne-toi, me dit-il.
Je ne compris pas immédiatement. Que voulais-il ? Que je bouge ? que je change de position ? que je lui réponde ? Mon corps était pourtant déjà placé exactement comme il le souhaitait.
Je faillis demander « comment, Monsieur ? »
Puis je me retins.
Je compris soudain toute l’étrangeté de ces deux mots : il prétendait me posséder mais me demandait de lui montrer, de moi-même, que j’acceptais de me donner.
Alors mes mains quittèrent le matelas et vinrent se poser sur chacune de mes fesses. Je les écartai davantage, comprenant enfin ce qu’il attendait de moi. Ce geste me troubla précisément parce que, cette fois, il ne l’avait pas guidé.
Il venait de moi.
J’avais interprété ses mots et adopté de moi-même la posture qu’ils désignaient.
Entre son « Donne-toi » et mon geste, il n’y avait eu ni nouvel ordre ni correction.
Seulement ma compréhension, et surtout mon obéissance.
Ses doigts humidifiés de sa salive m’enduisirent l’anus, puis il me pénétra, sans autre forme de considération.
Je me raidis et ne pus retenir un râle puissant. Son coup de rein avait été d’une rare violence. Il ne me sodomisait pas, il m’enculait ! Me maintenant par les hanches, chaque coup de boutoir m’arrachait un cri dont il ne fit cas. Je n’éprouvai aucune forme de plaisir, il me possédait sans se préoccuper de ce que je ne ressentais ni de savoir si j’avais envie ou pas de sexe.
Le trouble, la douleur, la situation : rien ne semblait devoir modifier ce qu’il avait décidé. Il continuait à me labourer en me claquant de temps à autre les fesses. Il allait et venait en moi rien que pour son seul et unique plaisir. J’eus l’impression étrange de n’être entre ses mains qu’un docile pantin, un simple objet fait pour donner du plaisir.
Je ne ressentais aucun plaisir physique et pourtant, mon cerveau était en ébullition. La situation dans laquelle je me trouvais occupait tout l’espace de ma pensée. Ma vulnérabilité, cette sodomie, cette posture que j’avais prise de moi-même, son indifférence apparente à ce que je pouvais ressentir, et surtout cette évidence nouvelle : j’étais là parce que j’avais accepté d’y être.
Mon corps ne me procurait rien. C’était mon esprit qui vacillait.
Quelque chose dans cette dépossession me bouleversait bien davantage qu’une sensation aurait pu le faire.
Être enculé.
Ne plus maîtriser l’instant.
N’être qu’un vide couilles, toujours disponible.
Cette dépossession de mon corps.
Je ressentais tous, mais décidais de rien. Ma posture, cette pénétration qui n’en finissait pas, relevait davantage de sa volonté que de la mienne. C’était là le paradoxe : j’étais toujours pleinement moi, mais je ne disposais plus rien de moi-même.
Son corps se tendit, sa respiration devient haletante. Il éjacula en moi en poussant un long soupir d’extase. Après qu’il eut joui, il ne se retira pas, laissant son sexe mollir peu à peu, jusqu’à ce qu’il s’échappe de mon antre.
C’était alors que ces expressions me revinrent :
Offre-toi, Donne-toi, Avale-moi, Prosterne-toi.
Je compris que, dans son langage, aucune de ces expressions n’était interchangeable. Chacune avait un sens précis. Chacune correspondait à une posture qu’il exigeait de me voir prendre immédiatement après l’avoir prononcée. Il ne m’en avait pas expliqué le code. A moi de l’apprendre. De comprendre ce qu’il attendait. Puis avec le temps, de ne plus avoir à réfléchir.
Un mot.
Une posture.
C’était ainsi qu’il voulait inscrire ses ordres jusque dans mes réflexes. L’idée de voir mon corps répondre avant même que ma pensée ait eu le temps d’intervenir, m’effrayait. Mais une autre idée éprouvait une satisfaction honteuse chaque fois que je comprenais juste, chaque fois qu’il n’avait pas besoin de me reprendre. Comme si apprendre son langage revenait peu à peu à trouver ma place auprès de lui.
Et je me surpris à vouloir devenir suffisamment attentif pour qu’un jour, entre son ordre et mon obéissance, il n’y ait plus aucune hésitation.
Je le regardai sans réagir. Puis je compris. Il voulait que je m’allonge sur ses genoux. Une hésitation me traversa. La position me paraissait presque inconcevable à mon âge, chargée d’une image qui appartenait davantage à l’enfance qu’à l’homme que j’étais devenu.
Je m’approchai puis m’allongeai en travers de ses genoux. A cet instant précis une pensée me vient.
Je me sentais comme un enfant.
La comparaison était pourtant étrange. Enfant, je n’avais jamais été fessé.
Jamais.
Ma mère avait pu me gronder ou me punir, bien sûr, mais ce geste-là ne faisait partie d’aucun de mes souvenirs. Et voilà que je le découvrais adulte.
J’étais étudiant, je travaillais à un mémoire de sciences politiques, je réfléchissais à mon avenir, peut-être à un doctorat… et j’étais allongé sur les genoux d’un autre homme pour recevoir ma première fessée. Cette situation aurait dû rendre la situation absurde. Elle la rendait profondément troublante.
J’avais compris son geste sans qu’il ait eu besoin de m’en donner l’ordre. Et surtout, je savais désormais que ce moment n’avait rien d’exceptionnel à ses yeux. Il me l’avait annoncé :
Tous les matins.
Ce n’était pas une sanction, je n’avais commis aucune faute. C’était précisément ce qui distinguait cette fessée et celles qu’il pourrait un jour m’infliger pour me punir. Celle-ci devait devenir un rituel. Un rappel. Le commencement de la journée.
Et c’est ainsi qu’il me fessa. La première fois.
Je serrai les dents, surpris autant par la douleur que par la réalité de ce qui était en train de se produire. Il n’y avait chez lui ni colère ni emportement. Il accomplissait simplement ce qu’il avait décidé, avec un calme presque méthodique.
Lorsqu’il s’arrêta, je ne me relevais pas. Mes fesses me brûlaient. Elles devaient être rouges et cramoisies et la douleur persistait, sourde, ravivée au moindre mouvement.
Je restai allongé sur ses genoux, j’attendais. Et ce fut dans cette immobilité qu’une évidence me vint.
Mon corps n’était plus le mien.
La pensée me saisit avec une force inattendue. Bien sûr qu’il était encore le mien. J’en ressentais la douleur, la chaleur, les tensions. J’étais celui qui respirait, celui dont le cœur battait trop vite, celui qui éprouvait chacune de ces sensations. Et pourtant, depuis que j’avais franchi sa porte, qui décidait de ce corps ?
Il décidait quand je devais me dévêtir. Comment je devais me tenir. Quand je pouvais me lever, me laver, manger ou dormir. Il réglementait jusqu’à mon apparence ; un corps glabre désormais portant les accessoires qu’il m’imposait. Et maintenant, il venait de décider que chacune de mes journées commencerait ainsi. Je compris enfin ce qu’il avait voulu dire lorsqu’il avait employé ce mot pour la première fois.
Possession.
Jusqu’alors, je l’avais trouvé excessif. On possède une maison, un objet, quelque chose que l’on peut prendre, déplacer, utiliser. Mais un homme ?
Pourtant, allongé sur ses genoux, attendant simplement qu’il m’autorise à bouger, je ne pouvais plus écarter le mot aussi facilement.
Il possédait mon corps.
Puis une seconde pensée vint, plus troublante encore.
Il me possédait.
Je constatais que depuis mon arrivée ici, je commençais à découvrir que son autorité ne s’arrêtait déjà plus à mes gestes. Elle entrait dans mes réflexes, dans mes mots, dans cette manière nouvelle d’attendre au lieu de décider. Et le plus déconcertant était que quelque chose en moi l’accueillait. Je ne savais pas encore si je pouvais appeler cela de l’apaisement, du soulagement ou simplement la fin d’une résistance que j’avais entretenue trop longtemps. Pour la première fois, le mot possession trouvait un écho en moi.
Je restai immobile. Ses deux mains caressaient mon postérieur encore douloureux. Il écartait mes lobes fessiers, et examinait tranquillement mon intimité, avec la même attention qu’il aurait portée à n’importe quelle autre partie de mon corps. Il n’y avait ni embarras ni curiosité particulière. Rien qui distinguât cet examen d’un regard porté sur mes mains, mon visage ou mes cheveux. Cette partie de moi que j’avais toujours considérée comme relevant de l’intime, ne bénéficiait à ses yeux d’aucun statut particulier. Il s’appropriait mon corps, et là plus particulièrement mon entre-cuisse, le regardant, le touchant du bout des doigts. Et ce qui me bouleversait le plus était de sentir que cette appropriation ne rencontrait plus en moi la même résistance. Je commençais à lui faire de la place. A accepter cette place. Peut-être même à en éprouver le besoin, et plus sûrement du plaisir.
— Quel est ton planning aujourd’hui ?
Le naturel de sa question me déconcerta.
Mais ce qui me troubla le plus fut qu’à cet instant précis, il retira le plug, gardé toute la nuit au fond de mes entrailles. Il le fit brusquement et sans avertissement ni précaution particulière. Je n’avais rien anticipé, ni son geste ni sa décision de me le retirer. Pour seule réponse, un long gémissement m’échappa. Il fut presque aussitôt étouffé lorsqu’il plaça ce plug dans ma bouche. Le silence qui suivit me parut plus impressionnant encore, je ne pouvais plus lui répondre. Il décidait de quand je devrais lui répondre. Je compris alors que, pour lui, même ma parole pouvait momentanément cesser de m’appartenir. Lui, tranquillement, sereinement, continua à me caresser ma raie anale, à s’intéresser plus particulièrement à mon anus resté entrouvert.
C’est alors qu’il décida que je pouvais lui répondre. Il reprit :
— quel est ton planning aujourd’hui
— Je n’ai pas cours. Je dois travailler sur mon mémoire.
— Combien de temps ?
— Une bonne partie de la journée.
— Tu auras trois heures. Pas une minute de plus. Tu dois apprendre à travailler vite et bien, sans te disperser. Je contrôlerai ce que tu auras fait et, si je n’en suis pas satisfait, tu seras puni.
Je relevai légèrement la tête.
— Satisfait de quoi ? du nombre de pages ?
— De ton travail
— Ce n’est pas très précis.
Sa main vint se saisir de ma chevelure.
— Ta manière de me parler ne me convient pas.
Je me tus.
— Tes questions sont trop directes. Tu dois apprendre l’humilité autant que l’obéissance. Désormais, lorsque tu t’adresseras à moi, je te veux humble, respectueux et tu termineras tes phrases par « Monsieur ». Est-ce compris.
— Oui.
Il attendit.
Je compris.
— Oui Monsieur.
— Mieux.
Il reprit alors, presque froidement :
— ici, tu es à mon service. Je te rééduque à me satisfaire. Là est ta priorité.
Le mot me choqua.
Rééduquer.
Il ne voulait donc pas seulement obtenir mon obéissance. Il entendait modifier mes habitudes, mes réflexes, mon comportement, jusqu’à ma manière de lui parler.
La suite de la matinée reproduisit presque exactement celle de la veille : je préparai son petit déjeuner, pris ensuite le mien, puis vinrent ma douche, mon lavement qu’il m’imposait sous sa surveillance.
Il m’accorda ensuite les trois heures promises pour mon mémoire. Mais je ne travaillerais pas où je le souhaitais. Il me conduisit dans la chambre mansardée. Lorsque j’y entrai, son dépouillement me frappa plus encore. Aucun objet inutile. Aucun écran hormis celui de mon ordinateur. Pas même mon téléphone, rien qui puisse détourner mon attention ou m’offrir une échappatoire.
Sur le bureau, il avait déposé deux livres. Il les avait lui-même choisis dans sa bibliothèque après m’avoir demandé sur quelle partie de mon mémoire je comptais travailler.
Deux livres, pas trois. Pas ceux que j’aurais nécessairement sélectionnés moi-même. Ceux qu’il estimait utiles.
Je posai mon ordinateur entre eux.
Il regarda la pièce, puis moi.
— Trois heures.
— oui Monsieur.
Il sortit, la porte se referma. Puis j’entendis la serrure. Il m’avait enfermé. Je restai, quelques secondes, immobile, puis m’assis et travaillai.
Très vite, deux choses étranges se produisirent.
J’avais soudain le sentiment d’être vide sans la présence de ce plug coincé entre mes reins, objet devenu familier. Cette impression me troubla presque davantage que son retrait brutal. Quelques jours auparavant, j’aurais certainement considéré sa disparition comme une délivrance. Pourtant à cet instant, ce fut son absence que je remarquai. Mon corps s’était déjà habitué à sa présence, mais peut-être mon esprit davantage encore. Ce plug anal avait cessé d’être seulement une contrainte. A force de le porter, de sentir constamment qu’il était là, à chacun de mes mouvements, j’avais fini par l’intégrer. Et maintenant qu’il n’était plus là, quelque chose semblait manquer.
Et puis, il y avait l’absence de distractions qui m’obligeait à rester face à ma pensée. Je ne pouvais ni consulter mon téléphone, ni changer d’activité, ni accumuler des lectures pour repousser le moment d’écrire.
Deux livres, mon ordinateur et moi. Il fallait avancer. Et J’avançai.
Les phrases vinrent avec une facilité inhabituelle. Je pris position davantage, je cessai de me réfugier systématiquement derrière les auteurs.
Puis au milieu d’un paragraphe je m’arrêtai.
J’étais dans le dénuement total. Physiquement d’abord. Nu, privé de presque tout ce qui, habituellement, habille protège ou distingue un corps, je n’avais plus grand-chose, pas même de poils, derrière quoi me dissimuler. Et autour de moi, la chambre semblait prolonger ce dépouillement.
La pièce ne contenait rien de superflu. Moi non plus, semblait-il.
Il avait dépouillé la chambre comme il dépouillait progressivement mon existence : moins d’objets, moins de distractions, moins de choix. Il ne restait presque rien entre moi et moi-même. Et pourtant…
J’étais bien.
Je baissai les yeux vers mon corps, vers cette cage de chasteté que je portais désormais continuellement, puis autour de moi. Il aurait été tellement plus simple de me raconter que je ne faisais que supporter tout cela. Que j’obéissais parce qu’il était plus facile d’obéir que de résister. Que je servais parce que les circonstances m’y avaient conduit. Que je subissais parce que je n’avais pas encore trouvé la force de dire non. Mais cette explication ne suffisait plus. Quelque chose en moi trouvait un équilibre dans cette existence.
Obéir. Servir. Subir.
Ces trois mots auraient dû me faire peur. Ils me faisaient encore peur. Mais je commençais à comprendre qu’ils désignaient aussi quelque chose que j’avais peut-être recherché depuis longtemps sans jamais accepter de le nommer. Toute ma vie j’avais pensé que mon épanouissement devait nécessairement passer par l’accumulation de libertés. Et voilà que je découvrais le soulagement étrange de certaines contraintes. Il y avait là une simplicité qui m’apaisait.
Je compris surtout que ce besoin n’était probablement pas né depuis que j’avais franchi sa porte, qu’il était plus ancien, beaucoup plus ancien. Seulement jusqu’ici, je ne lui avais donné d’autres noms.
Besoin de cadre, de reconnaissance, de plaire, besoin qu’on attende quelque chose de moi. Tout cela était peut-être vrai.
Mais ce matin-là, enfermé dans cette petite chambre mansardée, dans cette cage de chasteté, avec mon collier autour du cou et mon mémoire ouvert devant moi, j’acceptai enfin d’envisager une vérité plus dérangeante.
J’avais besoin d’obéir.
Je n’étais pas obligé de savoir encore ce que j’allais faire de cette découverte. Je n’étais même pas obligé d’en connaitre les limites. Mais je pouvais au moins cesser de prétendre qu’elle n’existait pas. Etrange sensation également, ces réflexions m’avaient sexuellement excité. Ma queue cherchait désespérément à s’épanouir dans cette cage devenue subitement trop étroite.
Je repris mon travail. Mes doigts retrouvèrent le clavier, soumis à un temps de travail qu’un autre avait décidé pour moi.
Au terme des trois heures, je regardai l’heure. J’aurai voulu continuer.
Pour la première fois depuis longtemps, j’avais réellement avancé. Plusieurs pages s’étaient ajoutées à mon mémoire et, surtout, j’avais enfin repris un passage sur lequel je tournais depuis plusieurs jours.
Une phrase restait pourtant inachevée. Mon premier réflexe fut de la terminer, juste quelques secondes seulement. Puis les mots prononcés le matin me revinrent.
Pas une minute de plus.
Je sauvegardai le document, refermai l’ordinateur alors que des pas montaient l’escalier. Il déverrouilla la porte. Il entra
Pour la première fois, je remarquai quelque chose d’étrange dans son regard. Presque rien… Un œil plus vif, une attention plus intense. Quelque chose qui ressemblait à une forme d’excitation contenue.
Je le fixai quelques secondes, surpris.
Jusqu’alors, il avait toujours semblé parfaitement maître de lui-même. Même lorsqu’il m’imposait les situations les plus déstabilisantes, son visage demeurait calme, sa voix mesurée, ses gestes précis. J’avais parfois l’impression que rien de ce qu’il me faisait vivre l’atteignait réellement. Mais cette fois, quelque chose avait traversé cette maitrise.
Il ne parla pas, m’attrapa par mon collier, me souleva brutalement de ma chaise et me poussa vers le lit.
Il fit en sorte que mes mains prennent appui sur le matelas. Puis il posa une main sur ma tête et la poussa entre mes bras, jusqu’à ce que mon regard ne rencontre plus que le tissu du lit. Je sentis ensuite son pied passer entre mes chevilles. D’un mouvement lent mais ferme, il m’obligea à écarter davantage les jambes.
Je me laissai placer. C’était peut-être cela qui me frappait le plus désormais. Il ne me donnait même plus nécessairement d’ordre. Il intervenait directement sur ma posture, déplaçant mon corps jusqu’à obtenir exactement celle qu’il souhaitait.
A présent, je ne pouvais plus voir son visage, seulement sentir sa présence derrière moi et attendre. Je demeurai immobile, les mains en appui sur le matelas, conscient de la vulnérabilité de la position dans laquelle il venait de me placer. Une nouvelle fois, cette pensée s’imposa :
Il disposait de mon corps.
— Donne-toi, me dit-il.
Je ne compris pas immédiatement. Que voulais-il ? Que je bouge ? que je change de position ? que je lui réponde ? Mon corps était pourtant déjà placé exactement comme il le souhaitait.
Je faillis demander « comment, Monsieur ? »
Puis je me retins.
Je compris soudain toute l’étrangeté de ces deux mots : il prétendait me posséder mais me demandait de lui montrer, de moi-même, que j’acceptais de me donner.
Alors mes mains quittèrent le matelas et vinrent se poser sur chacune de mes fesses. Je les écartai davantage, comprenant enfin ce qu’il attendait de moi. Ce geste me troubla précisément parce que, cette fois, il ne l’avait pas guidé.
Il venait de moi.
J’avais interprété ses mots et adopté de moi-même la posture qu’ils désignaient.
Entre son « Donne-toi » et mon geste, il n’y avait eu ni nouvel ordre ni correction.
Seulement ma compréhension, et surtout mon obéissance.
Ses doigts humidifiés de sa salive m’enduisirent l’anus, puis il me pénétra, sans autre forme de considération.
Je me raidis et ne pus retenir un râle puissant. Son coup de rein avait été d’une rare violence. Il ne me sodomisait pas, il m’enculait ! Me maintenant par les hanches, chaque coup de boutoir m’arrachait un cri dont il ne fit cas. Je n’éprouvai aucune forme de plaisir, il me possédait sans se préoccuper de ce que je ne ressentais ni de savoir si j’avais envie ou pas de sexe.
Le trouble, la douleur, la situation : rien ne semblait devoir modifier ce qu’il avait décidé. Il continuait à me labourer en me claquant de temps à autre les fesses. Il allait et venait en moi rien que pour son seul et unique plaisir. J’eus l’impression étrange de n’être entre ses mains qu’un docile pantin, un simple objet fait pour donner du plaisir.
Je ne ressentais aucun plaisir physique et pourtant, mon cerveau était en ébullition. La situation dans laquelle je me trouvais occupait tout l’espace de ma pensée. Ma vulnérabilité, cette sodomie, cette posture que j’avais prise de moi-même, son indifférence apparente à ce que je pouvais ressentir, et surtout cette évidence nouvelle : j’étais là parce que j’avais accepté d’y être.
Mon corps ne me procurait rien. C’était mon esprit qui vacillait.
Quelque chose dans cette dépossession me bouleversait bien davantage qu’une sensation aurait pu le faire.
Être enculé.
Ne plus maîtriser l’instant.
N’être qu’un vide couilles, toujours disponible.
Cette dépossession de mon corps.
Je ressentais tous, mais décidais de rien. Ma posture, cette pénétration qui n’en finissait pas, relevait davantage de sa volonté que de la mienne. C’était là le paradoxe : j’étais toujours pleinement moi, mais je ne disposais plus rien de moi-même.
Son corps se tendit, sa respiration devient haletante. Il éjacula en moi en poussant un long soupir d’extase. Après qu’il eut joui, il ne se retira pas, laissant son sexe mollir peu à peu, jusqu’à ce qu’il s’échappe de mon antre.
C’était alors que ces expressions me revinrent :
Offre-toi, Donne-toi, Avale-moi, Prosterne-toi.
Je compris que, dans son langage, aucune de ces expressions n’était interchangeable. Chacune avait un sens précis. Chacune correspondait à une posture qu’il exigeait de me voir prendre immédiatement après l’avoir prononcée. Il ne m’en avait pas expliqué le code. A moi de l’apprendre. De comprendre ce qu’il attendait. Puis avec le temps, de ne plus avoir à réfléchir.
Un mot.
Une posture.
C’était ainsi qu’il voulait inscrire ses ordres jusque dans mes réflexes. L’idée de voir mon corps répondre avant même que ma pensée ait eu le temps d’intervenir, m’effrayait. Mais une autre idée éprouvait une satisfaction honteuse chaque fois que je comprenais juste, chaque fois qu’il n’avait pas besoin de me reprendre. Comme si apprendre son langage revenait peu à peu à trouver ma place auprès de lui.
Et je me surpris à vouloir devenir suffisamment attentif pour qu’un jour, entre son ordre et mon obéissance, il n’y ait plus aucune hésitation.
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