Le goût de l'effondrement - Chapitre 5

- Par l'auteur HDS Alexsoumis -
Récit érotique écrit par Alexsoumis [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Récit libertin : Le goût de l'effondrement - Chapitre 5 Histoire érotique Publiée sur HDS le 23-07-2026 dans la catégorie Dominants et dominés
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Le goût de l'effondrement - Chapitre 5
Le lundi matin arriva sans que je me sente véritablement reposé.

Je m'étais pourtant couché plus tôt que d'habitude. J'avais éteint mon téléphone, refermé mon ordinateur et tenté de reprendre le fil d'une soirée ordinaire, comme si les heures passées dans cet appartement appartenaient déjà au passé. J'avais lu quelques pages d'un ouvrage de Max Weber avant de m'apercevoir que je relisais inlassablement le même paragraphe sans en retenir une ligne. J'avais préparé un thé, laissé la tasse refroidir sur le bureau, regardé longtemps les lumières des immeubles d'en face se refléter dans les vitres avant de finir par me glisser sous les draps.

Le sommeil était venu tard.

Non pas parce que je ressassais les événements de la veille avec fébrilité, mais parce qu'ils s'étaient installés en moi avec une tranquillité plus inquiétante encore. Ils n'occupaient pas toutes mes pensées ; ils semblaient simplement avoir déplacé quelque chose. Comme un meuble que l'on pousse de quelques centimètres dans une pièce familière : rien n'a réellement changé, et pourtant chaque déplacement devient légèrement différent.

Lorsque le réveil sonna, je demeurai plusieurs minutes, allongé sur le dos, les yeux ouverts vers le plafond de ma chambre, mon sexe en érection, mes testicules gonflés, comme chaque matin. Sauf que là, il m’était interdit de soulager cette tension. Difficile, extrêmement difficile, de ne pas répondre à cet appel, à cette envie intime, à ce moment de jouissance libérateur. Un instant, je me dis : comment pourrait-il le savoir ? Je me ressaisis après quelques secondes de doute. Non, pas possible, l’ordre donné devait être appliqué.

L'appartement restait silencieux. Le même silence que tous les lundis matin. Le chauffage venait de se déclencher. J'entendais le ronronnement régulier de la chaudière dans la cuisine. Une voiture passa dans la rue avant que le calme ne revienne presque aussitôt.

Je tournai lentement la tête vers mon bureau. Les livres étaient restés exactement là où je les avais laissés. Les classeurs. Les feuilles annotées. Les exemplaires cornés de Weber, de Bourdieu, d'Arendt.

Mon ordinateur portable demeurait entrouvert sur le chapitre de mémoire que j'avais quitté deux jours plus tôt. Une phrase inachevée occupait encore l'écran.

La légitimité ne repose pas uniquement sur l'exercice du pouvoir, mais sur la reconnaissance...
Je ne terminai pas mentalement la phrase.

Quelque chose, désormais, résistait à cette manière que j'avais toujours eue de considérer les concepts comme des objets parfaitement séparés de ma propre existence. Jusqu'alors, le pouvoir appartenait aux auteurs que j'étudiais. Il se déployait dans les institutions, les constitutions, les administrations, les gouvernements. Je pouvais le disséquer, le comparer, le commenter sans jamais avoir le sentiment qu'il me concernait autrement qu'en tant qu'étudiant.
Depuis quelques jours, cette distance s'était fissurée.

Je ne savais pas encore pourquoi.

Ou plutôt je refusais encore de lui donner un nom.

Je finis par me lever.

Le parquet était froid sous mes pieds. J'ouvris les volets. Une pluie fine tombait sur la ville depuis l'aube. Les façades de l'immeuble d'en face semblaient plus ternes que d'habitude. Quelques étudiants traversaient déjà la rue, capuche rabattue sur la tête, un sac en bandoulière, pressés de rejoindre le tramway.

Je préparai machinalement du café. Les gestes revenaient sans que j'aie besoin d'y penser. Remplir la cafetière. Attendre que l'eau chauffe. Sortir une tasse. Beurrer deux tartines que je ne terminerais probablement pas.

Je m'assis ensuite à la table de la cuisine avec mon mug entre les mains. Pendant plusieurs minutes, je ne fis rien d'autre que regarder la vapeur s'élever au-dessus du café. Je crus d'abord penser à mon mémoire. En réalité, j'évitais soigneusement de penser à autre chose.
Depuis mon retour de chez lui, une question revenait régulièrement, toujours sous une forme légèrement différente.

Pourquoi avais-je accepté si facilement de revenir dans cet appartement ?

Je m'étais répété plusieurs fois que j'étais libre. Libre de partir. Libre de ne plus répondre. Libre de considérer cette rencontre comme une expérience étrange dont je pourrais sourire quelques semaines plus tard. Ces affirmations étaient exactes.

Aucune contrainte extérieure ne pesait sur moi. Et pourtant elles ne produisaient aucun apaisement. Parce qu'elles ne répondaient pas à la seule question qui comptait réellement.
Si j'étais libre… Pourquoi n'avais-je jamais envisagé de faire autrement ?

Je bus une gorgée de café devenu tiède, puis reposai lentement ma tasse. Cette pensée me suivit jusqu'à la salle de bains.

Sous la douche, j’eus le temps de réfléchir encore. Depuis notre première rencontre, j'avais constamment cherché à expliquer les choses plutôt qu'à les regarder. Je formulais, j'analysais, je conceptualisais. C'était sans doute une déformation acquise à l'université. En science politique, chaque phénomène devait trouver sa place dans une théorie, chaque comportement dans un modèle d'analyse. J'avais pris l'habitude de croire qu'une chose devenait plus facile à maîtriser dès lors que je parvenais à la nommer.

Lui semblait penser exactement l'inverse.

Il ne rejetait jamais mes analyses. Il les laissait simplement se déployer jusqu'au moment où elles révélaient leurs propres limites. Puis il posait une question. Une seule. Une question si simple qu'elle rendait soudain toutes les précédentes insuffisantes. Je finis par me laver à l’eau froide, simplement pour calmer mes ardeurs matinales, mon sexe pulsait encore, venait frapper mon abdomen, juste en ressassant ces idées.

Je passai une bonne partie de la matinée à travailler sur mon mémoire.

Ou plutôt à essayer de travailler.

Les ouvrages s'empilaient sur mon bureau. Plusieurs articles annotés demeuraient ouverts devant moi. J'écrivis quelques lignes, les effaçai presque aussitôt, recommençai, modifiai un paragraphe entier avant de revenir au texte initial. Mon esprit revenait sans cesse vers notre conversation.

En début d'après-midi, mon téléphone vibra.

Je le saisis presque immédiatement.

Un seul mot apparaissait sur l'écran.

« Reçu. »

Il avait donc lu les photographies de mes trois pages.

Rien d'autre.

Ni commentaire.

Ni reproche.

Ni approbation.

Je reposai lentement le téléphone sur le bureau.

Je m'étonnai de la déception que provoquait en moi cette réponse si brève. Une partie de moi avait espéré quelques lignes supplémentaires, une remarque, une critique, n'importe quel signe qui me permette de savoir ce qu'il pensait réellement de ce que je lui avais envoyé.
Cette attente me dérangea.

-----

Le campus s'éveillait sous la pluie.

Les bâtiments de sciences humaines avaient cette couleur grise que leur donnaient les matins d'automne. Les étudiants circulaient par petits groupes, serrant leurs sacs contre eux, accélérant le pas entre deux averses. Les distributeurs de café étaient déjà pris d'assaut. Une affiche annonçant un colloque sur les transformations contemporaines de l'État venait d'être collée près de l'entrée de la bibliothèque.

Je m'arrêtai quelques instants devant. Le titre me fit sourire malgré moi. Quelques jours plus tôt, je me serais probablement inscrit sans hésiter. À présent, je me demandais si j'aurais encore la même manière d'écouter les interventions.

Cette réflexion me surprit.

Je n'avais pourtant changé ni de discipline, ni de sujet de mémoire.

Mais je commençais à comprendre qu'un savoir pouvait cesser d'être uniquement théorique le jour où il rencontrait quelque chose de profondément personnel.

Je franchis les portes vitrées de la bibliothèque.

L'odeur du papier, le cliquetis des claviers d'ordinateur, le bruissement des pages tournées me furent immédiatement familiers. Je retrouvai ma place habituelle, près de la grande baie vitrée donnant sur les arbres du campus.

Tout semblait identique.

Pourtant, au moment d'ouvrir mon ordinateur, je demeurai immobile plusieurs secondes.
Je réalisai que j’avais toujours considéré cette bibliothèque comme un refuge. Un lieu où les idées avaient plus d'importance que ceux qui les formulaient. Où l'on pouvait mettre le monde à distance grâce aux livres.

Depuis quelques jours, cette protection me paraissait moins solide. Comme si certaines questions avaient quitté les ouvrages pour venir s'installer silencieusement à côté de moi.

Je posai les mains sur le clavier.

Le curseur clignotait à la fin de la phrase laissée inachevée.

Je repris ma respiration avant d'écrire quelques mots.

Puis je les effaçai presque aussitôt.

Pour la première fois depuis longtemps, je doutais moins de la qualité de ce que j'écrivais que de la position depuis laquelle je l'écrivais.

Je n'étais plus exactement le même étudiant que la semaine précédente. Et cette simple évidence suffisait à rendre mon propre travail étrangement étranger.

En fin d’après-midi, alors que je refermais mon ordinateur après plusieurs heures consacrées à mon mémoire, mon téléphone vibra.

Le message était aussi sobre que les précédents.

Demain. Dix heures.

Rien d'autre.

Je regardai l'écran quelques secondes. Il ne me demandait pas si j'étais disponible. Il ne formulait aucune invitation. Il m'indiquait simplement un rendez-vous.

J’aurais pu refuser.

C'est vrai.

Mais cette possibilité ne m'effleura même pas.

Le lendemain matin, je partis plus tôt que nécessaire.

La ville semblait encore engourdie par la fraîcheur de l'automne. Les cafés ouvraient leurs terrasses malgré l'humidité persistante. Les commerçants installaient lentement leurs étals. Je marchais d'un pas régulier, les mains dans les poches de mon manteau.

À mesure que je m'approchais de son immeuble, une sensation étrange s'imposa à moi. Je n'avais plus besoin de consulter l'adresse. Mes jambes connaissaient déjà le chemin. Cette évidence me troubla davantage que je ne voulais l'admettre.

Je sonnai.

Quelques secondes plus tard, le déclic de la porte d'entrée retentit.

Je montai les escaliers avec une impression différente de celle qui m'avait accompagné lors de ma première visite. L'inquiétude n'avait pas disparu, mais elle avait laissé place à une forme d'attente silencieuse.

La porte était entrouverte.

Il m'attendait.

— Bonjour, Alex.

Sa voix était calme, identique à celle que j'avais gardée en mémoire.

— Bonjour.

Il m'observa quelques instants

— Non !

Immédiatement je compris mon erreur.

— Bonjour Monsieur.

— Voilà qui est beaucoup mieux, ne crois-tu pas Alex ?

Je baissai honteusement la tête sans rien dire. Il s’effaça pour me laisser entrer.

— Tu connais maintenant les lieux.

Cette phrase, pourtant anodine, produisit en moi un léger frisson.

— Oui Monsieur.

Je les connaissais.

Et cette familiarité naissante me semblait soudain beaucoup plus inquiétante que l'inconnu des premiers jours.

Je retirai mon manteau et le suspendis à la patère de l'entrée. Il ne m'avait rien demandé. Je l'avais fait naturellement. Il remarqua le geste. Un très léger sourire passa sur son visage.

— Tu vois, dit-il doucement, certaines habitudes s'installent sans qu'on les décide.

Je baissai les yeux vers mon manteau.

Je compris immédiatement qu'il ne parlait pas du porte-manteau. Il me fit un signe de la tête pour me faire comprendre que je devais rejoindre le salon. Je me mis exactement au même endroit que la dernière fois. Sans attendre, comme par réflexe, je me dévêtis entièrement. Nu, à genoux, tête basse, yeux au sol, mains le long de mon corps, j’attendis fébrilement. Il ne dit rien, je sentis son regard se poser sur moi, balayé mon corps de la tête aux pieds. Il tourna autour de moi, longtemps, une éternité. Puis soudainement il m’interpella

— Pourquoi es-tu là Alex ?

Cette question me surprit, comme bien souvent.

— Je suis ici Monsieur, parce que vous me l’avez demandé.

— Faux !

— Je suis ici parce que vous me l’avez ordonné Monsieur.

— C’est mieux, mais ta réponse est incomplète.

Je ne sus rien répondre d’autre. Il me contourna une énième fois, pour se placer derrière moi.

— Place ta tête et tes épaules au sol, cambre tes reins, attrape de tes deux mains tes lobes fessiers pour les écarter. Je veux voir ton intimité.

J’obéis, mais l’humiliation me submergea. Je laissai échapper un long soupir pouvant laisser penser à un sanglot. Pour la première fois de ma vie, je me retrouvai ainsi exposé, dans une posture plus qu’obscène. Jamais je n’avais ressenti une telle honte, un tel déshonneur. Toute mon éducation judéo-chrétienne acquise pendant vingt trois années venait d’imploser en quelques secondes à peine.

Il me laissa là, ainsi, longtemps, très longtemps, une heure, peut-être plus. Des crampes apparurent rapidement, mes doigts se tétanisèrent, mes genoux et mon dos s’ankylosèrent.

Enfin il se releva et s’approcha. Il me caressa subrepticement les fesses. Je sursautai. Il ne dit rien. Un de ses doigts glissa dans ma raie, je me tétanisai. Il effleura mon anus à plusieurs reprises. Impossible pour moi de contenir un gémissement, puis il vint s’accroupir devant ma figure toujours au sol, il déposa mon manuscrit près de mon visage à la page vingt-sept. Il empoigna ma chevelure pour me contraindre à lever la tête. Il me tendit son majeur et força mes lèvres pour l’introduire dans ma bouche.

— Suce le, dépose ta salive.

J’exécutai, tremblant. Instantanément, je sentis mon visage s’empourprer, de honte, de déshonneur. Lui ne semblait pas s’inquiéter de mes ressentis, il m’enfonça plus profondément son doigt, le fit aller et venir à plusieurs reprises, puis le retira enfin. Il se redressa, fit deux pas de côté, m’enjamba puis de nouveau s’accroupit sur mon flanc droit, sans relâcher ma chevelure.

— Combien de temps ?

Je ne compris pas.

— Pardon ?

— Combien d'heures de travail représentent ces cinquante pages ?

Je réfléchis.

— Je ne sais pas exactement... peut-être deux cent cinquante heures.

A cet instant son majeur humide se posa sur mon anus. Je me mis à trembler de la tête aux pieds. Lui toujours impassible continua

— Et combien d'heures à écrire réellement ?

Tétanisé, je demeurai silencieux

— Je t’écoute, reprit-il en appuyant et massant davantage mon anus

— Une… une trentaine, répondis-je finalement.

— Voilà qui est plus intéressant. Tu connais ton sujet.

— Merci Monsieur.

Il enfonça son majeur d’une phalange. Un petit cri sortit de ma gorge sans que je le veuille.

— Ce n'était pas un compliment.

Je me tus.

— C'est un constat. Tu connais ton sujet. Tu as beaucoup lu. Tu as pris des notes. Tu maîtrises les références. Tout cela est visible dès les premières pages.

Son majeur me pénétra entièrement. Un second gémissement s’échappa de ma bouche

— Mais je ne sais toujours pas ce que toi, Alex, tu penses.

Était-ce cette remarque qui me prit au dépourvu, ou bien se doigt au plus profond de mon intimité ?

— Pourtant...Ah… Pourtant j'essaie justement de construire une démonstration personnelle.

— Non.

Le mot tomba sans dureté.

— Tu construis une démonstration prudente.

De sa main libre, il me reprit par les cheveux

— Regarde cette page vingt-sept.

Je m'exécutai.

— Lis ce troisième chapitre.

Je lus à voix haute, avec difficulté. A chaque fois que son doigt s’enfonçait en moi, je poussais un gémissement. Lorsque j'eus terminé, il me demanda simplement :

— Pourquoi cites-tu Bourdieu ici ?

— Parce que sa notion d'habitus éclaire...

Il poussa son doigt plus profondément encore.

— Non.

Je m'arrêtai.

— Ce n'est pas ce que je t'ai demandé.

Il attendit quelques secondes.

— Je te demande pourquoi tu le cites.

Je réfléchis plus longtemps.

— Parce que... je pensais qu'il fallait passer par lui pour être crédible.

— Voilà.

Il se mit à genoux pour me pénétrer plus profondément.

— Nous commençons enfin à parler du vrai problème.

Je baissai les yeux vers mon manuscrit, tentant d’oublier cette invasion anale

— Tu ne cites pas toujours les auteurs parce qu'ils sont nécessaires.

Il marqua une pause.

— Tu les cites parfois parce qu'ils te protègent.

Je restai silencieux.

Cette idée ne m'avait jamais traversé l'esprit.

— Regarde ton texte. Tu avances une hypothèse. Puis tu convoques Weber. Ensuite Bourdieu. Puis Rosanvallon. Puis Foucault. À la fin du paragraphe, le lecteur sait parfaitement ce que chacun d'eux pense. Mais il ignore encore ce que toi tu risques.

Je relevai lentement la tête.

— Je croyais justement que la recherche consistait à s'appuyer sur ceux qui ont déjà travaillé ces questions.

— Bien sûr. Mais s'appuyer n'est pas se cacher.

Le silence revint. Il se retira de mon antre.

— Relève-toi Alex.

J’eus grand mal à y parvenir. Il ne m’aida pas. Il resta près de moi, me regardant droit dans les yeux, me montant son majeur souillé

— Tu es très étroit Alex, il faudra remédier à ça. Il faudra aussi que tu apprennes à être propre.

Il alla se laver, je restai debout sans bouger, humilié encore par ce nouveau commentaire, mortifié par ce que je constatai ; depuis mon gland, un long filet translucide s’accrochait à l’une de mes cuisses.

Lorsqu’il revint, il s’assit dans son fauteuil face à moi. Il me regarda longuement, constata évidemment ce que je venais de constater quelques secondes auparavant. Il eut un léger sourire.

— Parviens-tu à maitriser ta sexualité Alex ?

— J’ai parfois bien du mal Monsieur. Mais je n’ai pas failli, j’ai respecté vos consignes.

— Je n’en doute pas. N’est-ce pas trop dur ?

— Un peu si Monsieur.

— Normal à ton âge Alex. Tu te masturbais souvent ?

— A minima une fois par jour.

Répondis-je en baissant davantage la tête, honteux d’avouer ce qu’était jusqu’ici mon jardin secret le plus intime.

— Alors je vais t’aider.

Il se releva subitement, se dirigea vers la bibliothèque. Il ouvrit un tiroir et retira une petite boite en carton. De ce carton, il en sortit un objet métallique dont j’ignorai l’utilité.

— Tu connais Alex ?

— Non

— Il s’agit d’une cage de chasteté.

Je me retrouvai rapidement avec cet objet enfermant mon sexe, enserrant mes testicules.

— Te voilà tranquille Alex, moi seul détient la clé. Moi seul décidera le moment opportun pour t’accorder la jouissance. Sache, que ce sera toujours ici, en ma présence.

Il se tut un instant.

— Grace à cet objet, tu vas découvrir des effets psychologiques nouveaux. Le fait de ne pas pouvoir te masturber va intensifier ton désir. L’attente devient parfois plus excitante que la satisfaction elle-même. Tu vas connaitre aussi ce sentiment d’abandon lié au contrôle que tu me confies et, avec la maîtrise de soi, ce sera un moyen de limiter tes comportements compulsifs ou de travailler ta patience. Je suis certain que cette cage va t’apporter beaucoup.

Il me regarda encore puis sourit plus largement.

— Tu es beau ainsi paré Alex. Tu peux te rhabiller.

J’allais quitter les lieux lorsqu’il me dit encore.

— Si j’ai bonne mémoire, demain à 10 heures, tu rencontres ton Directeur pour ton mémoire.

— Oui

— Je serai présent à cet entretien.

Je restai stupéfait.

— Mais…

— Je te retrouve à 9 heures 30 au café de l’université pour une mise en condition. Allez va !

A peine avais-je regagné la rue que mon téléphone vibra.

Je ne cherche pas un soumis qui veut essayer, je ne cherche pas quelqu’un qui veut explorer la soumission, je cherche un soumis prêt à être reformaté et reconditionné. Ce n’est pas un jeu ni un arrangement, mais juste une annihilation totale de ton autonomie personnelle et une reconstruction permanente pour faire de toi un instrument d’obéissance, donc, une complète modification de ton identité. Tu me feras ce soir, sur trois pages, un compte rendu de tes ressentis de cette nouvelle séance. Sois honnête avec toi-même. Tu photographieras ton texte, je le veux pour demain 8 heures.

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