Le libraire et le gendarme (1)

- Par l'auteur HDS Tounet39270 -
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Récit libertin : Le libraire et le gendarme (1) Histoire érotique Publiée sur HDS le 09-01-2026 dans la catégorie Entre-nous, les hommes
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Le libraire et le gendarme (1)
Chapitre 1

L'été avait pris ses quartiers dans le Jura, et les journées près du Lac de Vouglans étaient un cadeau. L'air, même chaud, restait frais et vibrant grâce à la proximité de l'eau. Ma boutique, Le Grimoire & l'Émeraude — mon havre, mi-librairie, mi-salon de thé — embaumait le thé noir et la cire à bois.

Ce matin, j'étais particulièrement satisfait de mon allure : une chemise en lin vert sauge, un pantalon crème, impeccable. Je suis Léopold Martin, je ne suis pas très grand mais fin, et je fais toujours attention à être bien habillé. Mes lunettes classes à monture fine sont ma signature. J'ai un faible pour la beauté, sous toutes ses formes, et le fait d'être gay ne fait qu'aiguiser mon œil.

J'étais en train de finir la mise en place d'un présentoir quand le son vif de la clochette m'a fait relever la tête. L'homme qui venait d'entrer était une rupture brutale avec la quiétude ambiante. Il était grand, d'une stature massive qui semblait encombrer le petit espace de ma boutique. Son allure était d'une discipline très carrée, chaque ligne de son corps suggérant la force et le contrôle, le rendant sexy à mort.
J'ai dû me concentrer pour ne pas le dévisager. Il portait un blouson de service sombre qui ne cachait qu'à peine la rigueur de sa tenue. Il a balayé les lieux d'un regard perçant. Ses yeux gris-bleu, d'une intensité rare, étaient fascinants. Il s'est approché de mon comptoir d'un pas ferme, sans hésitation.
-Bonjour. Léopold ? Sa voix était profonde, une intonation qui exigeait l'attention.
-C'est moi, ai-je répondu, forçant mon sourire le plus professionnel. Léopold Martin. Bienvenue au Grimoire & l'Émeraude.
-Lieutenant Leclerc Benjamin, m'a-t-il dit, en me montrant rapidement une carte de la Gendarmerie. Je suis ici pour un livre. Pour une amie.

Benjamin Leclerc. Gendarme. Venu chercher un livre. Le contraste était délicieux.
-Un livre pour votre amie, Lieutenant, ai-je répété, m'amusant de sa formalité. Vous avez frappé à la bonne porte. Quel est cet ouvrage si important qu'il nécessite la présence d'un officier ?

Il a déplié un bout de papier chiffonné — le seul élément non carré de sa personne — et l'a lu : - Petites Histoires pour les Soirées d'Été de Mathilde Foucher, édition originale de 1901. Elle a dit que vous seriez le seul à l'avoir.

J'ai hoché la tête, un éclair de satisfaction.
-L'édition illustrée des fées jurassiennes. Votre amie a un goût exquis. C'est un livre extrêmement rare, un objet de collection que je garde dans un coffret spécial. Et oui, je l'ai.
-Parfait, a dit Leclerc, ses yeux gris-bleu fixés sur moi. C'est une personne très chère à mes yeux, et je me dois de le trouver. Quel est le montant, Monsieur Martin ?

Je me suis appuyé sur le comptoir. J'avais envie de prolonger ce moment.
-Le prix est conséquent, Lieutenant. Je dois le vérifier avec vous. Mais je ne peux pas laisser un client repartir sans avoir pu apprécier le calme de ce lieu. Un verre d'eau fraîche, au moins ? Il fait vraiment chaud.
-Non. Je reste là, a-t-il insisté, rigide. J'ai une obligation juste après.

J'ai soupiré, amusé par tant de rigueur.
Très bien, mon Lieutenant. J'y vais. Cinq minutes.

Je me suis retiré à l'arrière, mais j'ai jeté un coup d'œil discret par la porte du stock. Benjamin Leclerc était resté immobile, les mains jointes dans le dos, les yeux fixés sur les titres des livres avec une concentration intense. Il ne dégageait aucune impatience, juste une attente disciplinée. Il était magnifique. J'ai trouvé le coffret, l'ai ouvert, et j'ai caressé la couverture du vieux livre. Je suis revenu et l'ai posé délicatement sur le comptoir.
-Le voici, Lieutenant. Parfaitement conservé, comme vous pouvez le constater.

Benjamin s'est penché, et le léger parfum frais qu'il dégageait m'a fait frissonner. Il l'a examiné avec soin, ses grands doigts effleurant le papier jauni avec une délicatesse inattendue.
-Il est parfait, » a-t-il répété, se redressant. Mon amie sera ravie. Et le prix ?

Je savais qu'un livre de cette rareté valait bien 250 euros. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de jouer un peu.
-Disons... 50 euros, Lieutenant, ai-je dit, avec un petit sourire malicieux. Je ne peux pas faire payer le prix fort à quelqu'un qui se déplace en personne avec une telle urgence.

Benjamin a froncé légèrement les sourcils, semblant perturbé par la facilité de la transaction.
-Seulement 50 euros ?
-Seulement, ai-je confirmé, tendant la main pour prendre la monnaie.

Benjamin a sorti son portefeuille et a payé avec une rapidité déconcertante, puis il a pris le livre.
-Merci, Monsieur Martin. Votre générosité est... inattendue. Il a posé le livre près de sa poitrine et m'a regardé. Bonne journée.

Il s'est retourné pour partir, mais alors qu'il ouvrait la porte, il a hésité.
-Vous savez, a-t-il dit, se retournant juste assez pour que ses yeux gris-bleu me captivent à nouveau. Je ne sais pas si elle vous l'a dit, mais mon amie... elle étudie la littérature ici. Elle s'appelle Éloïse.

Il a refermé la porte derrière lui. Je suis resté pétrifié derrière mon comptoir, le son de la clochette encore dans l'air.
Éloïse. Éloïse Dubois. Ma meilleure amie de fac, ma confidente, celle qui venait prendre le thé ici chaque semaine. J'ai repris mes esprits et j'ai couru jusqu'à la fenêtre. Benjamin Leclerc, le magnifique gendarme très carré, était en train de s'éloigner, le livre de contes de fées dans les mains.
Mon Dieu. Benjamin Leclerc, le gendarme qui m'avait coupé le souffle, était le Lieutenant Leclerc Benjamin, le frère aîné d'Éloïse. Celui dont elle parlait sans cesse, l'homme qu'elle décrivait comme étant « super beau, mais tellement rigide ! »
Ce n'était pas un gendarme qui cherchait un livre pour une amie. C'était le frère de mon amie. Et il était passé par ma boutique. J'ai souri bêtement. Il avait mis son blouson, il était déjà dans sa voiture de service — une de celles qu'on voit sur les routes du Jura, banale, mais qui lui allait bizarrement bien — et il partait.
Je me suis laissé tomber sur mon siège, les mains tremblantes, à côté du tiroir-caisse qui contenait les 50 euros de la transaction. Cinquante euros pour un livre qui en valait cinq fois plus. Mais qu'est-ce qui m'avait pris ? L'urgence, la proximité, la... la beauté ? J'avais été complètement déstabilisé.

J'ai attrapé mon téléphone et j'ai composé le numéro d'Éloïse, mon cœur battant la chamade. J'avais besoin de savoir si c'était une coïncidence ou une farce. Elle a décroché à la troisième sonnerie, sa voix pleine de joie.
-Léopold ! Mon sauveur ! Il l'a trouvé !
-Calme-toi, Éloïse. De quoi parles-tu ? ai-je demandé, tentant de paraître détaché.
-Mais du livre ! Le livre d'Anatole Perrin, l'édition de 1901 ! Je savais que tu l'avais ! Mon frère est passé le prendre. Il t'a plu, j'espère ?

J'ai avalé de travers.
-Ton... ton frère ? Benjamin ? C'est lui qui est passé ?
-Oui ! Je n'arrivais pas à me libérer de ma thèse avant la fin de la semaine, alors je l'ai envoyé. Il était ravi de te rencontrer, il a dit que ta boutique était... Elle a cherché ses mots, ...très organisée.

J'ai pouffé, amer. Le plus grand compliment qu'un gendarme puisse faire.

-Très organisée. Ah. Éloïse, ton frère... J'ai hésité. Comment pouvais-je lui dire que son frère m'avait fait l'effet d'une décharge électrique ? Il était très pressé. Très carré. C'est bien lui ?
-Oui ! Totalement ! a-t-elle ri. Il est charmant, mais il a le sens du devoir à fleur de peau, tu le sais bien. En fait, ça tombe bien que tu appelles. Il faut que je te voie absolument. Tu viens à ma soirée samedi ?

Mon cerveau a fait le lien en une fraction de seconde : soirée d'Éloïse = Benjamin Leclerc dans un contexte non-professionnel.
-Une soirée ? Mais j'ai cru que tu étais noyée dans tes bouquins ?
-Ça l'était, mais je viens de finir mon chapitre le plus dur ! Je lâche du lest. Ce sera simple, barbecue, quelques amis du labo et...

Elle a fait une pause dramatique.
-...Benjamin sera là. Il a pris deux jours de repos et je l'ai traîné pour me rendre le livre et manger des saucisses. Alors, dis-moi que tu viens ?

J'ai senti une bouffée d'excitation pure. L'univers était en train d'aligner les planètes. Le magnifique Lieutenant Leclerc, hors service, en civil.
-Samedi soir, tu dis ? Écoute, Éloïse, je serais ravi. J'ai justement besoin de sortir de la boutique. J'apporte la bouteille de vin qui se marie avec les saucisses !
-Formidable ! Tu es le meilleur. À samedi, Léopold !


J'ai raccroché, le téléphone brûlant dans ma main. Le sourire que j'affichais n'était pas l'aimable sourire professionnel du libraire, c'était le sourire gamin et excité d'un homme qui venait d'avoir un deuxième rendez-vous sans même avoir eu un premier.
J'ai regardé par la fenêtre. La voiture du gendarme avait disparu, mais mon cœur, lui, venait d'être arrêté pour flagrant délit de désir.

Les jours entre sa visite et le samedi ont été longs, interminables. J'ai passé mon temps à imaginer le Lieutenant Leclerc Benjamin, à rejouer le son de sa voix et le sérieux de son visage.

Le samedi soir, je me suis préparé avec un soin obsessionnel. Mon mot d'ordre était : classe mais normal pour un barbecue d’été. J'ai choisi une chemise en lin foncé, couleur ardoise, au col parfaitement dégagé, que j'ai associée à un pantalon en chine clair (beige-gris), coupé à la perfection. Une tenue qui soulignait ma silhouette fine sans être ostentatoire. J'ai apporté ma bouteille de grand cru du Rhône, espérant qu'elle ouvrirait une conversation.
J'ai trouvé la maison d'Éloïse et me suis mélangé à la fête. Le temps s'étirait. J'attendais. Vers 20h30, l'événement que j'attendais est arrivé.
Benjamin Leclerc a franchi l'entrée du jardin. Il était en jean sombre et un tee-shirt gris qui accentuait sa musculature très carrée. Il était encore plus sexy à mort qu'en uniforme.

Mais je me suis figé.
Il avait la main posée sur la taille d'une femme magnifique, une rousse nommée Camille, qui riait avec lui. Ils formaient un couple d'une aisance désarmante. Mon cœur, qui s'était emballé, est tombé. J'ai été submergé par une déception violente et bête.
Éloïse est arrivée près de moi.
-Ah, Benjamin est là, a-t-elle dit.
-Et sa cavalière... qui est-ce ? Tu... tu la connais ? ai-je demandé, la gorge sèche.
-Non. Jamais vue ! Mais il ne me parle jamais de ses coups d'un soir. Elle a haussé les épaules.

Un coup d'un soir. L'espoir, mince, est réapparu.
Mais Benjamin, nous ayant vus, a immédiatement cessé de rire et s'est dirigé vers nous, l'air étonnamment concentré. Il a retiré sa main de la taille de Camille.
-Léopold, a-t-il dit, sa voix grave me faisant frissonner. Je vous reconnais. Merci encore pour le livre, Éloïse ne le lâche plus.

Éloïse, ravie, nous a poussés vers la table de jardin.
-Asseyez-vous. Léopold, Ben. Ben, Léopold. Et toi, Camille, installe-toi.

Je me suis retrouvé assis sur le banc de bois. Benjamin s'est installé à côté de moi. Le banc était étroit, et le contact fut immédiat.

Le haut de son corps restait formellement orienté vers Camille, assise en face de nous, mais ses jambes, longues et musclées, étaient dirigées vers moi. Nos genoux se sont touchés. Le contact était électrique, brûlant, et bien que j'aie senti l'onde de choc, Benjamin n'a ni reculé ni présenté d'excuses. Il a juste laissé le contact persister.
Pendant que nous mangions, j'étais en alerte maximale. J'ai tendu la main pour prendre une fourchette en même temps que lui. Nos doigts se sont effleurés. Ce n'était pas un accident. C'était une caresse brève et insistante. Mon propre désir a dû transpirer de mes pores, mais Benjamin, lui, ne laissait rien transparaître, mis à part ces gestes étranges d'une proximité ambiguë.
-Vous êtes du coin, Benjamin ? ai-je demandé, forçant la conversation.
-Non, je suis de Lyon, mais je travaille dans la gendarmerie du Jura depuis cinq ans, a-t-il répondu, le regard direct.
-J'ai repris la boutique il y a trois ans. Je suis tombé amoureux du Jura, ai-je murmuré, fixant mes doigts qui palpitaient encore du contact.
-C'est une belle région, a-t-il concédé, l'air sérieux. Mais Camille ici présente, il a désigné la rousse d'un geste vague, me traîne partout. Nous sommes ensemble depuis deux mois.

Il a lâché cette information, confirmation douloureuse que mes espoirs étaient vains, avec une neutralité déroutante. Pourtant, il continuait de me toucher : une main posée sur le banc, juste derrière ma hanche, sa jambe pressée contre la mienne. Était-ce une drague cachée, ou une simple familiarité maladroite d'un homme très carré ?
Il m'a regardé, ses yeux gris-bleu s'illuminant légèrement.
-Vous connaissez bien le coin, Léopold. Peut-être que vous pourriez nous conseiller d'autres chemins de randonnée pour la semaine prochaine.

Il a dit "nous", mais son regard insistant, rempli d'une intensité que je ne pouvais pas décoder, ne me quittait pas.
La soirée s'est étirée. Le soleil s'était couché derrière les collines du Jura, laissant place à la fraîcheur de la nuit et à l'éclat des guirlandes lumineuses. L'ambiance était devenue bruyante. L'alcool coulait à flots. Le grand cru que j'avais apporté y était pour beaucoup, mais les bières et le vin bon marché faisaient aussi leur office.
Je n'étais plus tout à fait lucide. La frustration, la déception et la proximité constante de Benjamin avaient formé un cocktail étrange dans ma tête.
Benjamin lui-même semblait avoir bu un peu de trop. Sa carrure était toujours aussi impressionnante, mais la rigidité avait laissé place à une lourdeur nonchalante. Ses gestes étranges ne s'étaient pas arrêtés. À un moment, alors qu'il se levait pour aller chercher de la viande, il a posé une main sur mon épaule, une pression longue et inutile, me fixant avec un regard gris-bleu alourdi par l'alcool.

Camille, assise en face de nous, discutait bruyamment avec Éloïse de randonnées. Il était clair que Benjamin était physiquement là pour elle, mais émotionnellement et corporellement, il était ancré à moi.
Finalement, vers minuit, j'ai décidé qu'il était temps de mettre fin à cette torture ambiguë. Je me sentais épuisé par ce jeu d'équilibriste.
-Bon, Éloïse, il faut que j'y aille. Le Grimoire m'attend demain matin, lui ai-je dit en me levant.

Éloïse, les joues rouges, a fait un bruit de protestation.
-Déjà ? Non !
-Si, si. Merci pour la soirée. C'était formidable, ai-je insisté, ramassant mes affaires. J'ai salué Camille d'un mouvement de tête.

Je me suis tourné vers Benjamin. Il était en train de finir son verre de vin, son expression redevenue étrangement sérieuse.
-Au revoir, Benjamin, ai-je dit poliment.

Il a levé la tête. Ses yeux, sous le faible éclairage du jardin, étaient sombres et intenses.
-Je vous raccompagne, Léopold.

C'était une simple déclaration, pas une question. Avant que je puisse répondre, il s'était levé. Camille l'a regardé d'un air interrogateur, mais il l'a ignorée. Il a juste dit : « J'arrive, ne bouge pas. »
Nous avons traversé le jardin dans un silence chargé, moi marchant un peu trop vite, lui juste derrière moi. Une fois que nous avons atteint l'allée sombre qui menait à la rue, loin des lumières de la fête, il m'a attrapé par le bras. Sa main sur mon avant-bras était forte, un geste qu'il n'aurait jamais fait s'il avait été parfaitement sobre ou en service.
-Attendez, a-t-il murmuré. Sa voix était plus basse, plus rauque, et il sentait clairement le vin et quelque chose de plus musqué qui m'a déstabilisé.
-Quoi donc, Benjamin ? ai-je demandé, mon cœur battant la chamade.

J'ai tourné mon corps pour lui faire face. J'ai vu le désir dans ses yeux gris-bleu, il était là, sans ambiguïté. Il a fait un pas vers moi, réduisant l'espace qui nous séparait. Il était si grand, si proche.
-Je voulais vous remercier encore, pour le livre. C'était... inattendu, votre prix.
-Ce n'est rien, ai-je soufflé. Un petit cadeau entre amis de la même amie.

Il a lâché mon bras, mais sa main a glissé vers mon épaule, puis vers mon cou, pour ajuster le col de ma chemise en lin. Le geste était paternaliste, carré, et pourtant, le contact de ses doigts chauds sur ma peau était terriblement sensuel.
-Vous êtes très élégant, Léopold. Ce vert vous va bien, a-t-il dit, un murmure.

Je n'ai pas pu m'empêcher de demander, ma voix tremblante :
-Et Camille ? Elle est ravissante.

Benjamin a retiré sa main, et la distance, même minime, est revenue. Il a repris sa posture très carrée.
-Oui. Camille est... bien. Il a marqué une pause qui a duré une éternité. Éloïse a dit que vous étiez son meilleur ami. Elle pense beaucoup de bien de vous.

Il était de nouveau rigide, le gendarme reprenant le dessus sur l'homme alcoolisé. L'intensité du moment s'était évaporée, remplacée par sa réserve habituelle. J'ai compris. C'était le vin. C'était la décontraction. Et c'était peut-être sa façon maladroite de faire des compliments, une drague cachée qui ne se permettrait jamais de se concrétiser.
-Elle est adorable. À bientôt, Benjamin, ai-je dit, reprenant le contrôle.

J'ai tourné les talons et j'ai marché rapidement vers ma voiture, sans me retourner. J'entendais le bruit de sa respiration derrière moi.
Il n'a pas bougé tant que je n'ai pas démarré. En partant, j'ai jeté un dernier coup d'œil dans le rétroviseur. Benjamin était toujours là, debout dans l'ombre, les bras croisés sur sa large poitrine. Seul. Et je me suis demandé : si j'avais cédé à l'impulsion et posé ma main sur sa nuque, aurait-il reculé ? Ou bien était-ce l'opportunité ratée de la soirée ?

Fin du chapitre 1.

Les avis des lecteurs

Histoire Erotique
Belle histoire qui débute très bien, parfaitement écrite, un suspens croissant dont on attend la suite...



Texte coquin : Le libraire et le gendarme (1)
Histoire sexe : Une rose rouge
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