Marina - Splendeur naturelle
Récit érotique écrit par olifougueux [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Marina - Splendeur naturelle
Il était environ dix-huit heure trente en ce vendredi du mois de juin. Marina, la cinquantaine, divorcée depuis deux ans, était alanguie sur son canapé, lisant un roman qui parlait d’amour. Elle était sortie du bureau de l’administration, où elle était employée depuis des lustres, à seize heures, comme tous les vendredis. Puis elle était rentrée chez elle après avoir fait quelques courses. Là, elle avait pris sa douche, lancé une lessive et mis une musique en sourdine avant de reprendre sa lecture à la page où elle l’avait interrompue la veille. Le chat ronronnait à ses côtés, vautré sur les replis de son peignoir. Elle lui grattait machinalement le dessus de la tête avec ses ongles longs, entre deux pages tournées, et le repositionnement de ses lunettes qui glissaient irrémédiablement de son nez penché vers le livre.
C’est le ding-dong agressif et retentissant de la sonnette, qui la sortit soudain de cette torpeur routinière. « Merde ! j’avais complètement oublié » pensa-t-elle en se levant précipitamment sous le regard noir de son chat qui venait de se retrouver projeté au sol par le pan du peignoir. L’air fou de rage, il lui tourna le dos dans toute sa dignité de félin, lui dévoilant l’étoile crispée de son anus comme un point d’exclamation sous sa queue verticale, raidie d’énervement. Puis, exprimant tout son dédain, il marcha lentement vers la cuisine où il alla trouver un peu de réconfort auprès de ses croquettes.
Mais elle l’ignora royalement, toute paniquée qu’elle était par la situation. A la fois surprise et furieuse contre elle-même pour cet oubli malencontreux, elle courut en panique vers le miroir du vestibule. Là elle ajusta tant bien que mal son peignoir ainsi que la serviette qui ceignait sa longue chevelure encore mouillée. La sonnette réitérait déjà son tintamarre impératif. Enfin, toute gênée, elle ouvrit la porte et dit d'une voix gênée :
« Bonjour, c’est pour le diagnostic énergétique je suppose ? »
« Oui, bonjour. Désolé pour le retard, nous avions rendez-vous à dix-huit heures mais, vous savez, les embouteillages, à ces heures-ci… »
« Ce n’est rien, entrez je vous en prie » répondit-elle en ouvrant la porte en grand tout en s’écartant pour le laisser passer.
Mais elle faisait tout mécaniquement, sans prêter attention à ses propos, à cause du choc qu’elle venait de subir et qui l’avait immédiatement envahi d’un trouble dont elle avait oublié l’existence depuis si longtemps.
En effet, son regard s’était retrouvés face aux pectoraux bombés d’un jeune homme qui la dominait d’une tête. Ses pupilles hallucinées, partirent à la recherche de celles de cet interlocuteur inattendu. Elles découvrirent sur leur chemin une pomme d’Adam saillant au centre d’une gorge à la peau mate, sous un menton cerné d’une mâchoire carrée au teint bleuté par les poils noirs d’une barbe dont le dernier rasage remontait au matin. Au-dessus de lèvres charnues trônait un nez long mais gracieux, côtoyé par des joues aux fossettes marquées qui faisaient ressortir d’imposantes pommettes. Rajoutant encore un peu plus de force à ce visage si masculin. Enfin, elles tombèrent sur les iris de ses yeux, d’un bleu clair et profond, illuminé d’un sourire ravageur.
Les signaux que lui envoyait son corps via sa moelle épinière, en provenance de son bassin, ne faisaient pas que la troubler. Ils la mettaient presque en colère. Car, non seulement elle ne pouvait pas les réprimer, mais elle se sentait totalement incapable de les ignorer. Ces fourmillements qui humidifièrent son entrejambe aussi rapidement que ne s’embrase un feu de paille, elle était pourtant sûre de ne plus jamais les ressentir. Surtout depuis le début de sa ménopause. Et ce nuage de papillons virevoltants dans ses entrailles la désorientait complètement, comme s’ils la chatouillaient du bout de leurs ailes fragiles.
Hésitante, peinant à retrouver ses esprits, elle lui emboita le pas en poussant de ses orteils ses mules en peluche blanche qu’elle aimait à porter lorsqu’elle cocoonait chez elle. Elle eut la lucidité de lui dire d’aller s’installer à la table du séjour pendant qu’elle alla revêtir une tenue, pensait-elle, un peu plus décente. Elle revint de sa chambre au bout de trois minutes, après avoir succinctement enfilé une robe d’été. Ce dont elle ne se rendit pas compte, n’ayant pas pris le temps de se regarder dans le miroir de la porte du dressing, c’est que la fine étoffe avait tendance à épouser sa peau, suivant les courbes gracieuses de ses formes en les soulignant si bien qu’elle révélait l’absence de tout sous-vêtement.
« Je vous sert quelque chose ? Café ? Bière ? » Lui demanda-t-elle avant de s’assoir.
« Je veux bien une bière, bien fraiche, si vous avez » répondit-il poliment.
Lorsqu’elle se retourna pour se rendre jusqu’au réfrigérateur, il ne put s’empêcher de sourire en découvrant que le tissu de sa robe s’était coincé dans son sillon fessier. Mais il s’attarda aussi sur ses long cheveux châtain foncé, parsemés de blanc qu’elle se refusait à masquer sous une teinture. Elle détestait le mensonge. Ils dégoulinaient sur ses épaules rondes en mouillant les fines bretelles de ce vêtement désinvolte. En revenant de la cuisine avec une canette et un verre, elle s’assit à sa droite. Lui se tenait bien droit sur sa chaise, les doigts déjà en attente sur les touches du clavier de son laptop.
« Bien, chère madame, vous nous avez contacté au sujet d’un devis pour un bilan énergétique complet de ce pavillon. Est-ce exact ? »
« Tout à fait, c’est désormais obligatoire pour pouvoir vendre un bien. »
« Ah bon, vous voulez donc vendre ? Ce genre de bien est rare sur le marché, et très demandé. Vous ne devriez avoir aucun mal à trouver preneur. »
« Certes, si le résultat de votre bilan n’est pas trop mauvais. »
« Mais pourquoi voudriez-vous qu’il soit mauvais ? Nous sommes sérieux, compétents et honnêtes. Ne soyez pas pessimiste. »
« C’est que la construction n’est pas récente. Elle date de vingt-huit ans en arrière. Juste après mon mariage. Ce n’est pas que je ne m’y plaise pas, au contraire. Mais maintenant que je suis seule, sans mes enfants, c’est trop grand pour moi et je n’ai pas les moyens de racheter la part de mon ex-mari. »
Ces dernières révélations, pour le moins intimes et dont la connaissance était parfaitement inutile à l’exécution de la mission du jeune-homme, lui étaient sorties spontanément de la bouche. Elle-même le réalisa dans la foulée, ne comprenant ni comment ni pourquoi elle s’était ainsi laissée aller. Peut-être inconsciemment pour le plaisir de parler, d’enfin se confier à autrui, pour une fois que sa solitude habituelle venait d’être rompue inopinément. Peut-être aussi parce qu’elle était plus qu’émue depuis qu’elle l’avait découvert là, derrière sa porte d’entrée, irrésistiblement attirant dans la splendeur de sa jeunesse à la beauté si masculine. Son mental lui dictait de reprendre le dessus mais son corps la faisait échouer, comme s’il criait plus fort que sa raison.
Sans qu’il n’y paraisse, pourtant, ces confidences incongrues avaient touché le garçon qui changea presque imperceptiblement de ton. S’éloignant un peu de son attitude, jusque-là, strictement professionnelle. Lui non plus ne comprenait pas pourquoi. Peut-être simplement parce qu’il n’avait pas l’habitude qu’un de ses clients ne s’ouvre aussi naturellement à lui, de façon si directe et sincère, presque impudique. Ou peut-être parce qu’il était attendri, lui aussi, par la grâce naturelle de cette femme mure, dont il pouvait admirer la naissance des rondeurs mammaires, dans l’échancrure du décolleté estival. Et ce sans même avoir à se pencher, grâce à leur différence de taille. Ses seins, bien que volumineux, n’avaient plus la fière proéminence de leur jeunesse. Devenus plus souples avec le vieillissement de sa peau, ils semblaient se lover langoureusement sur le haut de sa cage thoracique en dévoilant un tendre arrondi qui se perdait sous le tissu vaporeux.
Toujours est-il que sa main droite était venue se poser délicatement, sans qu’il n’y réfléchisse un seul instant, sur celle de Marina, avant qu’il n’oriente vers elle son regard rempli d’azur et qu’il lui dise de sa voix rauque et suave :
« Rassurez-vous madame, je vous promets que tout ira bien. »
Mais à ce contact elle tressaillit, sans retirer son bras, au contraire. Et à ses mots elle sentit ses yeux s’embuer de larmes qui ne voulaient pas tomber mais lui troublaient la vue. Puis, le trou noir. Un malaise vagal la saisit, l’emportant sur une vague de bien-être mélancolique. Lui, apeuré, la vit choir comme un voile qui aurait glissé de la chaise, comme emporté par une brise timide. Il ne la rattrapa par le bras qu’en un réflexe, de justesse, juste avant que sa tête ne heurte le carrelage froid. La redressant tout doucement, il la prit dans ses bras puissants et alla la déposer sur le divan où il n’y avait plus le chat.
« Mais… que s’est-il passé ? » balbutia-elle, en rouvrant ses yeux qui ne voyaient encore que des formes aux contours indéfinies.
« Ne bougez pas, ne dites rien. Vous venez de vous évanouir. J’appelle le SAMU, je crains que vous n’ayez fait un AVC » lui répondit-il, visiblement affolé, bien que dégageant une présence empreinte d’une certaine maitrise.
« Non ! Non ! n’appelez pas. Ce n’est rien de grave. Je vous assure, je le sens… » Interjeta-t-elle sur un ton implorant tout en lui saisissant fermement le poignet, alors qu’il avait poser le revers de sa main sur son front pour voir si elle avait de la fièvre.
« Euh, vous êtes vraiment sûre ? ce n’est pas très prudent vous savez ? »
« Oui, ne vous inquiétez pas, je vais boire un verre d’eau avec un sucre et ça va aller » Sa main était toute tremblante.
« Alors restez allongée, je vais vous chercher ça. »
Elle lâcha son poignet à regret et lui dit :
« Les verres sont dans le lave-vaisselle et le sucre est dans le meuble suspendu au-dessus du plan de travail »
Il revint avec le verre qu’il lui tendit et l’aida à se relever en position semi-assise en mettant un coussin entre son dos et l’accoudoir. Elle était très touchée par toutes ces attentions délicates et le trouvait très gentleman. Puis il se rassit à demi fesses, le long de ses jambes allongées. Il rougit un peu en se rendant compte que le rebord de sa robe était remonté assez haut sur ses cuisses. Et encore plus lorsqu’il s’aperçut qu’en se relevant, son décolleté s’était déplacé suffisamment pour dévoiler la moitié de l’aréole de son sein droit. D’un geste délicat et plein de respect, il avança sa main pour le remettre dignement en place. Mais à peine eut-il saisis le tissu entre le pouce et l’index, que sa main à elle vint subitement plaquer la sienne contre son nichon, d’un geste ferme presque désespéré.
Ce faisant, elle avait rejeté la tête en arrière sur l’accoudoir, en poussant un soupir langoureux. Et elle restait là à se régaler de ce contact charnel, les yeux clos, les lèvres entrouvertes et les paupières fermées. Il fut si désemparé par cette manifestation de désir brut, qu’il ne sut quoi faire et resta immobile, sentant battre son cœur dans ses tempes. Et lorsqu’elle retira sa main, il ne put se résoudre à rompre le contact avec la chair moelleuse, dont il sentait la chaleur. Alors elle posa sa main derrière la nuque de l’adonis et le tira lentement à elle, s’arrêtant juste lorsque ses lèvres ne furent plus qu’à quelques centimètres des siennes. Il respira un instant son souffle chaud, avant se laisser aller à un baiser passionné qui les unit enfin dans une étreinte folle.
Sa main avait glissé dans son dos et il la serrait très fort contre son torse. Elle se jetait à corps perdu dans cet échange fougueux, aspirant sa langue comme si elle eut voulu l’arracher, dégustant toute la salive qu’ils produisaient. Elle n’avait plus vécu ça depuis ses années lycée. Et elle aurait voulu que cela ne se termine jamais. Ils durent pourtant s’interrompre pour reprendre leurs souffles. Il posa sa main contre sa joue gauche, lui caressant la pommette avec la pulpe de son pouce, comme pour essuyer un larme invisible, en observant son visage d’un regard tendre. Ses narines frémissantes qui s’ouvraient un peu à chaque inspiration.
Ayant rouvert les yeux, elle dit d’une voix mal assurée :
« Je suis désolée, je… » Mais il ne la laissa pas finir.
Se jetant sur elle, il reprit le baiser comme s’il voulait la dévorer. Sa main quitta son visage et couru tout le long de son corps, longeant tout son flanc, jusqu’à sa cuisse. Il saisit le bord de sa robe qu’il remonta haut sur son ventre, révélant la toison poivre et sel qui recouvrait son pubis bombé. Il recouvrit de sa paume ce mont de vénus attrayant et glissa son majeur entre ses grandes lèvres suintantes. Elle côtoyait déjà les prémices d’un orgasme et se mit à gémir comme une bête agonisante. Elle s’envola lorsque son doigt grimpa en elle pour venir caresser ses vaguelettes de chair roses. Et elle lui inonda la main lorsque son pouce vint tournicoter autour de son bourgeon tendu sous sa capuche.
Ses mains agitées se ruèrent nerveusement sur son ceinturon, tentant de libérer sa virilité. Il lui vint en aide puis se hissa illico entre ses cuisses qu’elle laissa s’ouvrir, déjà prête à le recevoir. La sensation de plaisir incommensurable qu’elle ressentit alors fut inouïe. Il était imposant et dur comme jamais elle n’en avait connu auparavant. Et il n’en finissait pas de progresser, atteignant des zones que jamais aucun autre n’avait encore effleuré.
Lorsqu’il vint presser le renflement de son utérus boursoufflé, il entama une danse d’amour avec toute sa vigueur juvénile. Plus rien ne semblait pouvoir l’arrêter. Enivré de bien être par le climat tropical de cette conque palpitante. Il l’envoya rejoindre les étoiles qui brillaient sous la peau fine de ses paupières closes. Jamais elle ne s’était sentie aussi remplie, comblée, possédée. Elle ressentait un plaisir inédit qu’elle ne soupçonnait même pas son corps capable de lui procurer. Elle jouissait. Et lorsqu’il explosa, la remplissant de sa sève chaude, elle fut terrassée par un orgasme faramineux.
Là, sans qu’ils ne l’aient planifié ni vu venir, ils venaient d’être secoué par un séisme dont ils ne mesuraient pas l’ampleur. Il avait tout donné, elle avait tout pris. L’Homme, au cours de son évolution à perdu une grande partie de son odorat. Mais il faut croire que les phéromones jouent encore pleinement leur rôle. Allumant dans nos cerveaux les étincelles qui activent les cellules du désir, afin de sauvegarder l’espèce. Nous poussant ainsi dans des paradis d’amour infinis, jardins d’Éden garnis de fruits aux saveurs envoutantes.
Ils mirent longtemps à reprendre leurs souffles après que leurs cœurs eut repris un rythme lent et régulier. Mais elle rayonnait d’un bonheur nouveau. Car il restait là, sur elle, avachi sur son corps dont il caressait encore tendrement les courbes, en suçant comme un enfant son mamelon gonflé. Comme pour récupérer l’énergie qu’il venait de déployer dans ce voyage intervallaire vers le nirvana.
Elle avait si peur qu’il s’en aille…
C’est le ding-dong agressif et retentissant de la sonnette, qui la sortit soudain de cette torpeur routinière. « Merde ! j’avais complètement oublié » pensa-t-elle en se levant précipitamment sous le regard noir de son chat qui venait de se retrouver projeté au sol par le pan du peignoir. L’air fou de rage, il lui tourna le dos dans toute sa dignité de félin, lui dévoilant l’étoile crispée de son anus comme un point d’exclamation sous sa queue verticale, raidie d’énervement. Puis, exprimant tout son dédain, il marcha lentement vers la cuisine où il alla trouver un peu de réconfort auprès de ses croquettes.
Mais elle l’ignora royalement, toute paniquée qu’elle était par la situation. A la fois surprise et furieuse contre elle-même pour cet oubli malencontreux, elle courut en panique vers le miroir du vestibule. Là elle ajusta tant bien que mal son peignoir ainsi que la serviette qui ceignait sa longue chevelure encore mouillée. La sonnette réitérait déjà son tintamarre impératif. Enfin, toute gênée, elle ouvrit la porte et dit d'une voix gênée :
« Bonjour, c’est pour le diagnostic énergétique je suppose ? »
« Oui, bonjour. Désolé pour le retard, nous avions rendez-vous à dix-huit heures mais, vous savez, les embouteillages, à ces heures-ci… »
« Ce n’est rien, entrez je vous en prie » répondit-elle en ouvrant la porte en grand tout en s’écartant pour le laisser passer.
Mais elle faisait tout mécaniquement, sans prêter attention à ses propos, à cause du choc qu’elle venait de subir et qui l’avait immédiatement envahi d’un trouble dont elle avait oublié l’existence depuis si longtemps.
En effet, son regard s’était retrouvés face aux pectoraux bombés d’un jeune homme qui la dominait d’une tête. Ses pupilles hallucinées, partirent à la recherche de celles de cet interlocuteur inattendu. Elles découvrirent sur leur chemin une pomme d’Adam saillant au centre d’une gorge à la peau mate, sous un menton cerné d’une mâchoire carrée au teint bleuté par les poils noirs d’une barbe dont le dernier rasage remontait au matin. Au-dessus de lèvres charnues trônait un nez long mais gracieux, côtoyé par des joues aux fossettes marquées qui faisaient ressortir d’imposantes pommettes. Rajoutant encore un peu plus de force à ce visage si masculin. Enfin, elles tombèrent sur les iris de ses yeux, d’un bleu clair et profond, illuminé d’un sourire ravageur.
Les signaux que lui envoyait son corps via sa moelle épinière, en provenance de son bassin, ne faisaient pas que la troubler. Ils la mettaient presque en colère. Car, non seulement elle ne pouvait pas les réprimer, mais elle se sentait totalement incapable de les ignorer. Ces fourmillements qui humidifièrent son entrejambe aussi rapidement que ne s’embrase un feu de paille, elle était pourtant sûre de ne plus jamais les ressentir. Surtout depuis le début de sa ménopause. Et ce nuage de papillons virevoltants dans ses entrailles la désorientait complètement, comme s’ils la chatouillaient du bout de leurs ailes fragiles.
Hésitante, peinant à retrouver ses esprits, elle lui emboita le pas en poussant de ses orteils ses mules en peluche blanche qu’elle aimait à porter lorsqu’elle cocoonait chez elle. Elle eut la lucidité de lui dire d’aller s’installer à la table du séjour pendant qu’elle alla revêtir une tenue, pensait-elle, un peu plus décente. Elle revint de sa chambre au bout de trois minutes, après avoir succinctement enfilé une robe d’été. Ce dont elle ne se rendit pas compte, n’ayant pas pris le temps de se regarder dans le miroir de la porte du dressing, c’est que la fine étoffe avait tendance à épouser sa peau, suivant les courbes gracieuses de ses formes en les soulignant si bien qu’elle révélait l’absence de tout sous-vêtement.
« Je vous sert quelque chose ? Café ? Bière ? » Lui demanda-t-elle avant de s’assoir.
« Je veux bien une bière, bien fraiche, si vous avez » répondit-il poliment.
Lorsqu’elle se retourna pour se rendre jusqu’au réfrigérateur, il ne put s’empêcher de sourire en découvrant que le tissu de sa robe s’était coincé dans son sillon fessier. Mais il s’attarda aussi sur ses long cheveux châtain foncé, parsemés de blanc qu’elle se refusait à masquer sous une teinture. Elle détestait le mensonge. Ils dégoulinaient sur ses épaules rondes en mouillant les fines bretelles de ce vêtement désinvolte. En revenant de la cuisine avec une canette et un verre, elle s’assit à sa droite. Lui se tenait bien droit sur sa chaise, les doigts déjà en attente sur les touches du clavier de son laptop.
« Bien, chère madame, vous nous avez contacté au sujet d’un devis pour un bilan énergétique complet de ce pavillon. Est-ce exact ? »
« Tout à fait, c’est désormais obligatoire pour pouvoir vendre un bien. »
« Ah bon, vous voulez donc vendre ? Ce genre de bien est rare sur le marché, et très demandé. Vous ne devriez avoir aucun mal à trouver preneur. »
« Certes, si le résultat de votre bilan n’est pas trop mauvais. »
« Mais pourquoi voudriez-vous qu’il soit mauvais ? Nous sommes sérieux, compétents et honnêtes. Ne soyez pas pessimiste. »
« C’est que la construction n’est pas récente. Elle date de vingt-huit ans en arrière. Juste après mon mariage. Ce n’est pas que je ne m’y plaise pas, au contraire. Mais maintenant que je suis seule, sans mes enfants, c’est trop grand pour moi et je n’ai pas les moyens de racheter la part de mon ex-mari. »
Ces dernières révélations, pour le moins intimes et dont la connaissance était parfaitement inutile à l’exécution de la mission du jeune-homme, lui étaient sorties spontanément de la bouche. Elle-même le réalisa dans la foulée, ne comprenant ni comment ni pourquoi elle s’était ainsi laissée aller. Peut-être inconsciemment pour le plaisir de parler, d’enfin se confier à autrui, pour une fois que sa solitude habituelle venait d’être rompue inopinément. Peut-être aussi parce qu’elle était plus qu’émue depuis qu’elle l’avait découvert là, derrière sa porte d’entrée, irrésistiblement attirant dans la splendeur de sa jeunesse à la beauté si masculine. Son mental lui dictait de reprendre le dessus mais son corps la faisait échouer, comme s’il criait plus fort que sa raison.
Sans qu’il n’y paraisse, pourtant, ces confidences incongrues avaient touché le garçon qui changea presque imperceptiblement de ton. S’éloignant un peu de son attitude, jusque-là, strictement professionnelle. Lui non plus ne comprenait pas pourquoi. Peut-être simplement parce qu’il n’avait pas l’habitude qu’un de ses clients ne s’ouvre aussi naturellement à lui, de façon si directe et sincère, presque impudique. Ou peut-être parce qu’il était attendri, lui aussi, par la grâce naturelle de cette femme mure, dont il pouvait admirer la naissance des rondeurs mammaires, dans l’échancrure du décolleté estival. Et ce sans même avoir à se pencher, grâce à leur différence de taille. Ses seins, bien que volumineux, n’avaient plus la fière proéminence de leur jeunesse. Devenus plus souples avec le vieillissement de sa peau, ils semblaient se lover langoureusement sur le haut de sa cage thoracique en dévoilant un tendre arrondi qui se perdait sous le tissu vaporeux.
Toujours est-il que sa main droite était venue se poser délicatement, sans qu’il n’y réfléchisse un seul instant, sur celle de Marina, avant qu’il n’oriente vers elle son regard rempli d’azur et qu’il lui dise de sa voix rauque et suave :
« Rassurez-vous madame, je vous promets que tout ira bien. »
Mais à ce contact elle tressaillit, sans retirer son bras, au contraire. Et à ses mots elle sentit ses yeux s’embuer de larmes qui ne voulaient pas tomber mais lui troublaient la vue. Puis, le trou noir. Un malaise vagal la saisit, l’emportant sur une vague de bien-être mélancolique. Lui, apeuré, la vit choir comme un voile qui aurait glissé de la chaise, comme emporté par une brise timide. Il ne la rattrapa par le bras qu’en un réflexe, de justesse, juste avant que sa tête ne heurte le carrelage froid. La redressant tout doucement, il la prit dans ses bras puissants et alla la déposer sur le divan où il n’y avait plus le chat.
« Mais… que s’est-il passé ? » balbutia-elle, en rouvrant ses yeux qui ne voyaient encore que des formes aux contours indéfinies.
« Ne bougez pas, ne dites rien. Vous venez de vous évanouir. J’appelle le SAMU, je crains que vous n’ayez fait un AVC » lui répondit-il, visiblement affolé, bien que dégageant une présence empreinte d’une certaine maitrise.
« Non ! Non ! n’appelez pas. Ce n’est rien de grave. Je vous assure, je le sens… » Interjeta-t-elle sur un ton implorant tout en lui saisissant fermement le poignet, alors qu’il avait poser le revers de sa main sur son front pour voir si elle avait de la fièvre.
« Euh, vous êtes vraiment sûre ? ce n’est pas très prudent vous savez ? »
« Oui, ne vous inquiétez pas, je vais boire un verre d’eau avec un sucre et ça va aller » Sa main était toute tremblante.
« Alors restez allongée, je vais vous chercher ça. »
Elle lâcha son poignet à regret et lui dit :
« Les verres sont dans le lave-vaisselle et le sucre est dans le meuble suspendu au-dessus du plan de travail »
Il revint avec le verre qu’il lui tendit et l’aida à se relever en position semi-assise en mettant un coussin entre son dos et l’accoudoir. Elle était très touchée par toutes ces attentions délicates et le trouvait très gentleman. Puis il se rassit à demi fesses, le long de ses jambes allongées. Il rougit un peu en se rendant compte que le rebord de sa robe était remonté assez haut sur ses cuisses. Et encore plus lorsqu’il s’aperçut qu’en se relevant, son décolleté s’était déplacé suffisamment pour dévoiler la moitié de l’aréole de son sein droit. D’un geste délicat et plein de respect, il avança sa main pour le remettre dignement en place. Mais à peine eut-il saisis le tissu entre le pouce et l’index, que sa main à elle vint subitement plaquer la sienne contre son nichon, d’un geste ferme presque désespéré.
Ce faisant, elle avait rejeté la tête en arrière sur l’accoudoir, en poussant un soupir langoureux. Et elle restait là à se régaler de ce contact charnel, les yeux clos, les lèvres entrouvertes et les paupières fermées. Il fut si désemparé par cette manifestation de désir brut, qu’il ne sut quoi faire et resta immobile, sentant battre son cœur dans ses tempes. Et lorsqu’elle retira sa main, il ne put se résoudre à rompre le contact avec la chair moelleuse, dont il sentait la chaleur. Alors elle posa sa main derrière la nuque de l’adonis et le tira lentement à elle, s’arrêtant juste lorsque ses lèvres ne furent plus qu’à quelques centimètres des siennes. Il respira un instant son souffle chaud, avant se laisser aller à un baiser passionné qui les unit enfin dans une étreinte folle.
Sa main avait glissé dans son dos et il la serrait très fort contre son torse. Elle se jetait à corps perdu dans cet échange fougueux, aspirant sa langue comme si elle eut voulu l’arracher, dégustant toute la salive qu’ils produisaient. Elle n’avait plus vécu ça depuis ses années lycée. Et elle aurait voulu que cela ne se termine jamais. Ils durent pourtant s’interrompre pour reprendre leurs souffles. Il posa sa main contre sa joue gauche, lui caressant la pommette avec la pulpe de son pouce, comme pour essuyer un larme invisible, en observant son visage d’un regard tendre. Ses narines frémissantes qui s’ouvraient un peu à chaque inspiration.
Ayant rouvert les yeux, elle dit d’une voix mal assurée :
« Je suis désolée, je… » Mais il ne la laissa pas finir.
Se jetant sur elle, il reprit le baiser comme s’il voulait la dévorer. Sa main quitta son visage et couru tout le long de son corps, longeant tout son flanc, jusqu’à sa cuisse. Il saisit le bord de sa robe qu’il remonta haut sur son ventre, révélant la toison poivre et sel qui recouvrait son pubis bombé. Il recouvrit de sa paume ce mont de vénus attrayant et glissa son majeur entre ses grandes lèvres suintantes. Elle côtoyait déjà les prémices d’un orgasme et se mit à gémir comme une bête agonisante. Elle s’envola lorsque son doigt grimpa en elle pour venir caresser ses vaguelettes de chair roses. Et elle lui inonda la main lorsque son pouce vint tournicoter autour de son bourgeon tendu sous sa capuche.
Ses mains agitées se ruèrent nerveusement sur son ceinturon, tentant de libérer sa virilité. Il lui vint en aide puis se hissa illico entre ses cuisses qu’elle laissa s’ouvrir, déjà prête à le recevoir. La sensation de plaisir incommensurable qu’elle ressentit alors fut inouïe. Il était imposant et dur comme jamais elle n’en avait connu auparavant. Et il n’en finissait pas de progresser, atteignant des zones que jamais aucun autre n’avait encore effleuré.
Lorsqu’il vint presser le renflement de son utérus boursoufflé, il entama une danse d’amour avec toute sa vigueur juvénile. Plus rien ne semblait pouvoir l’arrêter. Enivré de bien être par le climat tropical de cette conque palpitante. Il l’envoya rejoindre les étoiles qui brillaient sous la peau fine de ses paupières closes. Jamais elle ne s’était sentie aussi remplie, comblée, possédée. Elle ressentait un plaisir inédit qu’elle ne soupçonnait même pas son corps capable de lui procurer. Elle jouissait. Et lorsqu’il explosa, la remplissant de sa sève chaude, elle fut terrassée par un orgasme faramineux.
Là, sans qu’ils ne l’aient planifié ni vu venir, ils venaient d’être secoué par un séisme dont ils ne mesuraient pas l’ampleur. Il avait tout donné, elle avait tout pris. L’Homme, au cours de son évolution à perdu une grande partie de son odorat. Mais il faut croire que les phéromones jouent encore pleinement leur rôle. Allumant dans nos cerveaux les étincelles qui activent les cellules du désir, afin de sauvegarder l’espèce. Nous poussant ainsi dans des paradis d’amour infinis, jardins d’Éden garnis de fruits aux saveurs envoutantes.
Ils mirent longtemps à reprendre leurs souffles après que leurs cœurs eut repris un rythme lent et régulier. Mais elle rayonnait d’un bonheur nouveau. Car il restait là, sur elle, avachi sur son corps dont il caressait encore tendrement les courbes, en suçant comme un enfant son mamelon gonflé. Comme pour récupérer l’énergie qu’il venait de déployer dans ce voyage intervallaire vers le nirvana.
Elle avait si peur qu’il s’en aille…
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