Mémoire d'Escorte E12
Récit érotique écrit par Miss_Sexcret [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
- • 72 récits publiés.
- • Cote moyenne attribuée par les lecteurs : 0.0 • Cote moyenne attribuée par HDS : 0.0
- • L'ensemble des récits érotiques de Miss_Sexcret ont reçu un total de 297 874 visites.
Histoire érotique Publiée sur HDS le 20-09-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
Cette histoire de sexe a été affichée 362 fois depuis sa publication.
Le message à Valérie, je l’avais envoyé encore un peu titubante, depuis le palier de Claire.
*C’est fini. Je sors. Tout s’est bien passé.*
La réponse était arrivée avant même que j’atteigne le rez-de-chaussée.
*Bien. Rentre te reposer. Passe lundi à 15 h. On fait le point. Bon week-end*
---
Chez mes parents, j’ai glissé en silence. Douche brûlante. Très longue. Jusqu’à ce que l’odeur de talc, d’urine et de sexe disparaisse vraiment. Dans le miroir, mon visage était le même. Juste un peu plus tiré. Les lèvres encore légèrement gonflées.
Dans ma chambre, j’ai ouvert la boîte à chaussures. Les liasses avaient encore grossi. J’ai compté sans vraiment y croire. Puis j’ai recompté. L’argent était là. Concret. Presque obscène dans sa simplicité.
*Note mentale : j’ai plus d’argent que ce que mon père gagne en plusieurs mois. Et je l’ai gagné en me faisant pisser dessus, en léchant des chattes et en me faisant baiser dans un lit à barreaux. La théorie de la dissociation devient soudainement très pratique.*
Le samedi, j’ai dormi jusqu’à midi passé.
Mon corps avait encore le souvenir de la nuit précédente : les muscles un peu lourds, une sensibilité bizarre entre les cuisses, l’impression d’avoir trop donné. Je suis restée longtemps allongée dans mon lit, à regarder le plafond de ma chambre sous les combles, avant de finalement me lever.
Il fallait que je révise.
Les partiels approchaient et j’avais pris du retard. Beaucoup trop. Je me suis installée à mon bureau avec un café, mes polycopiés de psychopathologie et un paquet de fiches cartonnées. Toute l’après-midi, j’ai fait des fiches. Troubles de la personnalité, mécanismes de défense, dissociation, transfert… Les mots glissaient mieux que d’habitude. Peut-être parce que, pour une fois, je n’avais pas seulement lu ces concepts dans des livres. Je les avais un peu vécus.
Vers dix-huit heures, j’ai posé mon stylo et j’ai pris mon téléphone.
*Tu peux parler ?*
Cloé a répondu trois minutes plus tard.
*Ouais. Je t’appelle.*
Sa voix était un peu enrouée, comme si elle venait de se réveiller aussi.
— Alors, la baby-sitter ? a-t-elle demandé directement. Les enfants ont été sages ?
J’ai ri.
— T’as pas idée. Le mari était en body et en couche. La femme dirigeait tout depuis son oreillette au début pendant qu’elle était en visio avec Singapour puis du bord du lit. À un moment, le gamin quadra m’a fait pipi dessus pendant que je le changeais. Et je me suis retrouvé à poil en deux minutes.
Cloé a éclaté de rire au bout du fil. Un vrai rire, long, libre.
— Putain… Valérie t’a vraiment mis le paquet, un vrai jeu de rôle. T’as kiffé ?
— C’était… bizarre. Et excitant par moments. Et ridicule. Surtout ridicule. Mais ils ont payé la nuit complète d’avance, alors j’ai pris.
On a rigolé encore un moment. Je lui ai raconté les barreaux du lit, le biberon, le fait que Claire m’avait nettoyée avec une lingette pour bébé en prenant son temps. Qu’elle m’avait baisé pendant que bébé dormait. Cloé commentait, soufflait, riait. C’était facile. Plus facile que je ne l’aurais cru.
À un moment j’ai dit :
— Demain j’ai envie d’aller faire du shopping. Lingerie, trucs sexy, peut-être des tenues un peu plus chères. Tu viens avec moi ?
Il y a eu un petit silence.
— Merde… j’aurais trop aimé. Mais j’ai un client. Un régulier. Un pilote américain. Il m’appelle à chaque fois qu’il fait escale à Paris. Demain il atterrit en fin de matinée et il veut me voir toute l’après-midi. Le type est cool, propre, très généreux. Et… j’aime bien ses mains et sa… enfin tu vois.
Sa voix était franchement enthousiaste. Pas feinte. Ça m’a fait un petit pincement, sec, désagréable.
*Note mentale : elle parle d’un mec avec un sourire dans la voix et ça me fout la haine. Super. Exactement ce dont j’avais besoin.*
— Ok, ai-je répondu en essayant de rester légère. Pas de souci. Amuse-toi bien.
— T’es sûre ? Je peux peut-être décaler…
— Non. Vraiment. De toute façon Manon m’a déjà dit qu’elle voulait absolument que je l’interviewe. Je vais l’appeller. Elle va être ravie.
Cloé a ri plus doucement.
— Manon va remplir ton carnet et vider ton compte en banque, si tu la laisses choisir les fringues.
— J’assume.
On est restées encore un peu au téléphone, à parler de rien. Puis elle a dû préparer des affaires pour le lendemain. Quand on a raccroché, j’ai regardé mon plafond un long moment, le téléphone encore chaud dans ma main.
La jalousie était toujours là, discrète mais présente.
---
Le dimanche, Manon m’a retrouvée devant la station de métro à quatorze heures. Cheveux bruns tirés en arrière, perfecto en cuir, rouge à lèvres déjà parfait et décolleté plongeant. Elle m’a fait la bise en sentant bon le parfum cher.
— Alors, petite stagiaire, on va faire du shopping et de l’interview en même temps ? J’adore.
— C’est l’idée.
On a commencé par un magasin de lingerie haut de gamme. Manon se baladait entre les rayons comme dans son salon. Elle prenait les pièces, les regardait à contre-jour, me les tendait.
— Ça, pour toi. Le rouge, ça t’ira à tomber. Et ça, le porte-jarretelles noir discret. Les mecs aiment quand c’est classe avant de devenir sale. Et moins il y a de tissus plus il adorent.
J’essayais. Elle commentait sans filtre.
— T’as un putain de corps, faut l’habiller en conséquence. Arrête de prendre que du coton mignon. Tu peux être mignonne et allumeuse en même temps.
Entre deux cabines, elle répondait à mes questions. Pourquoi elle avait commencé. Ce qu’elle aimait vraiment. Ce qu’elle détestait. La façon dont elle gérait l’argent, les clients collants, les soirs où elle rentrait vidée. Elle parlait vite, avec des formules crues et des éclats de rire. J’écrivais parfois sur mon téléphone, parfois je gardais juste les phrases en tête.
— Tu notes tout, hein ? a-t-elle dit en me voyant taper.
— Manie professionnelle.
— Tant mieux. Au moins quelqu’un fera un truc intelligent avec nos vies de putes.
On a enchaîné sur des vêtements. Une jupe crayon, un chemisier un peu trop ouvert, une robe courte noire qui coûtait une fortune. Manon m’obligeait à tout essayer. Elle s’asseyait parfois sur le petit banc de la cabine et me regardait me changer sans gêne.
Voici une version plus claire :
— Franchement, si j’étais un mec, je te sauterais bien, a-t-elle lâché à un moment.
J’ai ri, un peu rouge.
— Je prends ça comme un compliment.
— C’en est un.
On a fini l’après-midi dans un café, les sacs autour de nos jambes. Manon buvait un espresso, moi une menthe à l’eau. Elle m’a raconté une anecdote absurde avec un cheminot qui voulait qu’elle le suce déguisée en chef de gare et elle devait jouir avec la voix de la SNCF sur la petite musique. Sa chambre était aménagée comme un compartiment et il la baisait collé à la fenêtre.
On a ri aux larmes.
À un moment, elle est devenue un peu plus sérieuse.
— Cloé t’a pas dit pourquoi elle pouvait pas venir aujourd’hui ?
— Si. Un pilote américain.
Manon a soufflé par le nez, amusée.
— Ah ouais, celui-là. Elle kiffe bien ce mec. Enfin… elle kiffe bien ce qu’il lui fait et ce qu’il paye. Fais gaffe. Cloé est cool, mais elle est pas toujours claire avec ce qu’elle ressent.
J’ai hoché la tête sans répondre. La pointe de jalousie de la veille était toujours là, quelque part.
Quand on s’est séparées, Manon m’a fait la bise et a murmuré :
— T’appelle si tu veux qu’on refasse ça. J’aime bien parler avec toi. T’écoutes vraiment.
En rentrant avec mes sacs, j’ai posé les nouvelles affaires sur mon lit. De la dentelle, de la soie, des trucs que je n’aurais jamais achetés un mois plus tôt. J’ai regardé mon reflet dans le miroir de la chambre.
*Note mentale : une nuit en nounou perverse, une après-midi à réviser des troubles dissociatifs, une fille qui me trouble alors que je ne suis pas lesbienne, et une journée de shopping avec Manon qui me dit qu’elle me sauterait bien. Ma vie est devenue complètement bizarre. Et le plus inquiétant… c’est que ça me plait.*
J’ai rangé les sacs sous le lit, à côté de la boîte où je gardais mes notes et mon fric.
Dehors, le soir tombait doucement. Les familles s’apprêtaient à dîner puis regarder le film du dimanche soir ou « Capital » , le magazine qui explique comment les riches s’enrichissent encore plus.. Demain, il y aurait encore des cours. Je trouvais que ma vie entre chaque rendez-vous était d’une banalité écrasante. Révisions, métro, dîners silencieux, politesse. J’attendais déjà le lundi avec une impatience presque gênante. Revoir Valérie. Savoir ce qui allait suivre.
Le lundi, après les cours, j’étais dans le salon de l’agence. Valérie m’a détaillée un long moment avant de parler. Elle avait ce petit sourire qu’elle gardait pour les filles qui tenaient le rythme, celui qui dit « tu tiens le coup » sans avoir besoin de le formuler.
— Trois clients en peu de temps. Stéphane, Jean-Paul, et le couple. Les retours sont tous excellents. Claire a même précisé que tu étais « étonnamment calme ». C’est rare, les nouvelles. La plupart se crispent dès qu’on sort du script.
Elle a poussé une enveloppe épaisse vers moi.
— Le reste de tes extras. Tu devrais commencer à réfléchir à ce que tu fais de tout ça.
J’ai pris l’enveloppe. Elle était lourde. Plus lourde que ce que j’avais imaginé en me lançant.
— Je veux plus d’indépendance, ai-je dit. Comme Élise. Ou comme Cloé. Pas rester indéfiniment sous le même toit que mes parents, à leur mentir poliment pendant les repas. Dès que je peux, je prends un appart. Même petit. Même loin.
Valérie a penché la tête, intéressée, les yeux un peu plissés derrière ses lunettes.
— Élise a mis du temps. Toi, tu y penses déjà. C’est soit prétentieux, soit lucide. On va dire lucide pour l’instant.
Elle a croisé les jambes, a posé ses coudes sur les genoux, et m’a regardée plus longuement.
— Et tes études ? Tu veux vraiment finir psychologue ? Cabinet bien rangé, ton chat sur les genoux, tes patients qui parlent de leur mère pendant cinquante minutes ? Ou tu as d’autres rêves qui traînent quelque part ?
La question m’a surprise. Personne ne me l’avait jamais posée comme ça. Mes parents étaient convaincus. Mes profs aussi. Moi, j’avais toujours suivi le chemin sans trop y penser.
— Je… je ne sais pas, ai-je avoué. J’aime la psycho. Vraiment. Comprendre ce qui se passe dans les têtes, décrypter, manipuler un peu… enfin, influencer. Mais le cabinet bien rangé, les plantes vertes, les horaires fixes… ça me donne déjà envie de m’ennuyer juste à y penser. Peut-être que je veux autre chose. Ou peut-être que je veux les deux. Continuer à observer les gens d’une façon… moins propre.
Valérie a souri, un sourire qui disait qu’elle avait déjà entendu ça.
— La plupart des filles disent la même chose au début. Puis elles choisissent. Toi, tu n’as pas encore choisi. C’est soit dangereux, soit intéressant. On va dire intéressant pour l’instant.
*Note mentale : Valérie me pose la question que personne n’avait posée. Est-ce que je veux vraiment le cabinet avec des plantes vertes, un divan et moi qui note tout ? Ou est-ce que je suis en train de découvrir que mon vrai laboratoire, c’est ailleurs ? Et que le plus drôle, c’est que je n’ai toujours pas de réponse claire.*
Elle a ouvert un autre dossier.
— Justement. J’ai quelque chose qui va te changer les idées. Court, très bien payé, et un peu différent. Trois joueurs de foot peut être plus. Ils viennent de gagner un titre. Ils veulent fêter ça. Ils ont demandé deux filles qui font jeunes. Le genre sœurs… ou jumelles. Cloé serait avec toi. Vous avez le bon contraste. Toi l’air sage et timide, elle l’air déjà corrompue.
Mon estomac s’est contracté.
— Combien de temps ?
— De vendredi soir à dimanche matin. Une grosse suite. Ils paient le no limits (dans tes limites à toi, évidemment). Ils sont endurants, compétitifs, et ils ont gagné. Donc ils vont vouloir en profiter. Double, triple, lesbienne, tout ce que tu as déjà validé. Et probablement plus.
Valérie a croisé les jambes.
— Cloé est partante. Elle a même l’air contente de le faire avec toi. Vous vous entendez bien, non ?
J’ai pensé à la main de Cloé sur mon bras, l’autre soir. À sa façon de rire.
— Oui. On s’entend bien.
— Parfait. Vous partez ensemble vendredi en fin d’après-midi. Je vous envoie les détails et la tenue demandée. Vous jouez des sœurs. Pas besoin d’en faire des tonnes, votre différence fait déjà le travail. Ils vont adorer.
Elle m’a regardée plus longuement.
— Tu n’es pas obligée. Mais si tu veux vraiment comprendre comment ça marche à plus grande échelle… et si tu veux accélérer ton indépendance… celui-là est intéressant. Et rentable.
J’ai senti le poids de l’enveloppe dans mon sac. Et le poids de la proposition.
— Je prends, ai-je dit.
Valérie a souri, satisfaite.
— Bien. Je préviens Cloé. Passe vendredi vers 16h00 à l’agence, on finalise les looks et les consignes. Et Léna… dors. Vraiment.
---
En sortant, j’ai croisé Élise dans le couloir. Elle m’a attrapé le poignet.
— J’ai entendu. Des footballeurs. Avec Cloé.
— Oui.
Elle a souri en coin.
— Ça va être sale. Et long. Cloé adore ce genre de plan. Toi… tu vas voir ce que ça fait quand les mecs se mettent vraiment en mode trophée. Fais attention à ne pas te perdre dedans. Et si tu as besoin de sortir, tu appelles Valérie. Ou moi.
Elle a desserré mon poignet et a ajouté, plus bas :
— Et si tu baises Cloé pour de vrai pendant le week-end… tu me raconteras.
J’ai senti mes joues chauffer. Élise a ri et est repartie.
---
Le soir, chez mes parents, j’ai ouvert mon ordinateur et j’ai essayé d’avancer sur mon mémoire de fin d’année. Les concepts de pouvoir, de fétichisation et de transaction monétaire s’étaient soudainement peuplés de corps athlétiques, de champagne renversé et de deux filles qui se ressemblent juste assez pour faire croire aux sœurs.
J’ai écrit trois phrases. Puis j’ai effacé.
*Note mentale : dans trois jours je serai dans une suite avec Cloé et des joueurs de foot qui viennent de gagner. On nous a vendues comme sœurs. Ils paient pour ne pas avoir de limites. Mon carnet va avoir besoin de nouvelles pages. Et mon cul aussi, probablement.*
J’ai fermé l’ordinateur.
Dans le placard, l’argent dormait.
Dans mon téléphone, un message de Cloé venait d’arriver :
*Alors ? On y va ensemble les sœurs ? 😈*
J’ai regardé le message longtemps.
Puis j’ai répondu :
*On y va.*
Le vendredi après-midi, Cloé m’attendait déjà dans le petit salon de l’agence. Elle était en short et crop top, jambes croisées, en train de scroller sur son téléphone. Quand elle m’a vue, elle a souri largement, un sourire de gamine qui sait très bien ce qu’elle fait.
— Salut la sœurette.
Valérie est arrivée juste derrière moi avec deux housses de vêtements.
— Asseyez-vous. On règle les looks.
Pour moi : jupe plissée grise un peu trop courte, chemisier blanc, cardigan clair, baskets blanches. Cheveux lâchés, légèrement ondulés. Lunettes optionnelles (Valérie a dit de les garder dans le sac, « au cas où »). Pour Cloé : la même base, mais en version plus serrée, plus ouverte, plus insolente. Jupe encore plus courte, chemisier noué sous la poitrine, un collier discret.
— Vous jouez des sœurs, a rappelé Valérie. Pas besoin d’être identiques. C’est le contraste qui marche. Léna, tu restes la plus réservée au début. Cloé, tu peux être déjà un peu allumeuse. Ils vont adorer l’idée de corrompre la fille timide pendant que l’autre est déjà partie.
Cloé a éclaté de rire.
— Je vais adorer corrompre la timide, moi aussi.
Elle m’a lancé un regard en coin. Je n’ai rien répondu, mais quelque chose a tiqué bas dans mon ventre.
Valérie a continué, plus sérieuse :
— Ils sont trois ce soir. Deux autres arrivent demain. Ils ont payé le « no limits ». Vous acceptez tout ce qui est déjà sur vos fiches. Si quelqu’un dépasse, vous appelez. Sinon… vous êtes là pour être utilisées. Clairement. Ils viennent de gagner, ils sont chauds, ils sont nombreux, et ils savent qu’ils paient cher. Ne vous attendez pas à de la délicatesse.
Elle nous a tendu une enveloppe à chacune.
— Une partie maintenant. Le solde dimanche. Des questions ?
Cloé a secoué la tête. Moi non plus.
— Alors allez vous changer. Le chauffeur vous attend en bas à dix-huit heures.
Dans la petite cabine, Cloé s’est déshabillée sans aucune pudeur. J’ai détourné les yeux une seconde trop tard. Elle a remarqué et a souri.
— Arrête. On va se voir dans bien pire états ce week-end. Et de toute façon… t’as déjà eu ta langue sur une fille. T’es plus une débutante.
— C’était différent, ai-je murmuré.
— Tout est différent jusqu’à ce que ça le soit plus.
Elle s’est approchée et a ajusté mon chemisier, ses doigts effleurant ma clavicule.
— T’inquiète. Je te protège si ça devient trop. Et toi tu me protèges si je commence à trop kiffer. Deal ?
— Deal.
Le chauffeur était ponctuel. Berline noire aux vitres teintées. Cloé s’est installée contre moi sur la banquette arrière, une jambe repliée sous elle. Paris défilait. Elle a posé sa tête un instant sur mon épaule.
— T’as peur ? a-t-elle demandé.
— Un peu. Toi non ?
— Si. Mais j’aime bien. Et puis… on est ensemble. C’est déjà moins pire.
Sa main a trouvé la mienne entre nos cuisses et a serré légèrement. Je n’ai pas retiré la mienne.
*Note mentale : je suis dans une voiture avec Cloé, habillée en fausse sœur lycéenne, en route pour me faire défoncer par des footballeurs champions de quelque chose. Mon mémoire est en train de devenir une blague. Et ma main dans la sienne me fait plus d’effet que prévu.*
*C’est fini. Je sors. Tout s’est bien passé.*
La réponse était arrivée avant même que j’atteigne le rez-de-chaussée.
*Bien. Rentre te reposer. Passe lundi à 15 h. On fait le point. Bon week-end*
---
Chez mes parents, j’ai glissé en silence. Douche brûlante. Très longue. Jusqu’à ce que l’odeur de talc, d’urine et de sexe disparaisse vraiment. Dans le miroir, mon visage était le même. Juste un peu plus tiré. Les lèvres encore légèrement gonflées.
Dans ma chambre, j’ai ouvert la boîte à chaussures. Les liasses avaient encore grossi. J’ai compté sans vraiment y croire. Puis j’ai recompté. L’argent était là. Concret. Presque obscène dans sa simplicité.
*Note mentale : j’ai plus d’argent que ce que mon père gagne en plusieurs mois. Et je l’ai gagné en me faisant pisser dessus, en léchant des chattes et en me faisant baiser dans un lit à barreaux. La théorie de la dissociation devient soudainement très pratique.*
Le samedi, j’ai dormi jusqu’à midi passé.
Mon corps avait encore le souvenir de la nuit précédente : les muscles un peu lourds, une sensibilité bizarre entre les cuisses, l’impression d’avoir trop donné. Je suis restée longtemps allongée dans mon lit, à regarder le plafond de ma chambre sous les combles, avant de finalement me lever.
Il fallait que je révise.
Les partiels approchaient et j’avais pris du retard. Beaucoup trop. Je me suis installée à mon bureau avec un café, mes polycopiés de psychopathologie et un paquet de fiches cartonnées. Toute l’après-midi, j’ai fait des fiches. Troubles de la personnalité, mécanismes de défense, dissociation, transfert… Les mots glissaient mieux que d’habitude. Peut-être parce que, pour une fois, je n’avais pas seulement lu ces concepts dans des livres. Je les avais un peu vécus.
Vers dix-huit heures, j’ai posé mon stylo et j’ai pris mon téléphone.
*Tu peux parler ?*
Cloé a répondu trois minutes plus tard.
*Ouais. Je t’appelle.*
Sa voix était un peu enrouée, comme si elle venait de se réveiller aussi.
— Alors, la baby-sitter ? a-t-elle demandé directement. Les enfants ont été sages ?
J’ai ri.
— T’as pas idée. Le mari était en body et en couche. La femme dirigeait tout depuis son oreillette au début pendant qu’elle était en visio avec Singapour puis du bord du lit. À un moment, le gamin quadra m’a fait pipi dessus pendant que je le changeais. Et je me suis retrouvé à poil en deux minutes.
Cloé a éclaté de rire au bout du fil. Un vrai rire, long, libre.
— Putain… Valérie t’a vraiment mis le paquet, un vrai jeu de rôle. T’as kiffé ?
— C’était… bizarre. Et excitant par moments. Et ridicule. Surtout ridicule. Mais ils ont payé la nuit complète d’avance, alors j’ai pris.
On a rigolé encore un moment. Je lui ai raconté les barreaux du lit, le biberon, le fait que Claire m’avait nettoyée avec une lingette pour bébé en prenant son temps. Qu’elle m’avait baisé pendant que bébé dormait. Cloé commentait, soufflait, riait. C’était facile. Plus facile que je ne l’aurais cru.
À un moment j’ai dit :
— Demain j’ai envie d’aller faire du shopping. Lingerie, trucs sexy, peut-être des tenues un peu plus chères. Tu viens avec moi ?
Il y a eu un petit silence.
— Merde… j’aurais trop aimé. Mais j’ai un client. Un régulier. Un pilote américain. Il m’appelle à chaque fois qu’il fait escale à Paris. Demain il atterrit en fin de matinée et il veut me voir toute l’après-midi. Le type est cool, propre, très généreux. Et… j’aime bien ses mains et sa… enfin tu vois.
Sa voix était franchement enthousiaste. Pas feinte. Ça m’a fait un petit pincement, sec, désagréable.
*Note mentale : elle parle d’un mec avec un sourire dans la voix et ça me fout la haine. Super. Exactement ce dont j’avais besoin.*
— Ok, ai-je répondu en essayant de rester légère. Pas de souci. Amuse-toi bien.
— T’es sûre ? Je peux peut-être décaler…
— Non. Vraiment. De toute façon Manon m’a déjà dit qu’elle voulait absolument que je l’interviewe. Je vais l’appeller. Elle va être ravie.
Cloé a ri plus doucement.
— Manon va remplir ton carnet et vider ton compte en banque, si tu la laisses choisir les fringues.
— J’assume.
On est restées encore un peu au téléphone, à parler de rien. Puis elle a dû préparer des affaires pour le lendemain. Quand on a raccroché, j’ai regardé mon plafond un long moment, le téléphone encore chaud dans ma main.
La jalousie était toujours là, discrète mais présente.
---
Le dimanche, Manon m’a retrouvée devant la station de métro à quatorze heures. Cheveux bruns tirés en arrière, perfecto en cuir, rouge à lèvres déjà parfait et décolleté plongeant. Elle m’a fait la bise en sentant bon le parfum cher.
— Alors, petite stagiaire, on va faire du shopping et de l’interview en même temps ? J’adore.
— C’est l’idée.
On a commencé par un magasin de lingerie haut de gamme. Manon se baladait entre les rayons comme dans son salon. Elle prenait les pièces, les regardait à contre-jour, me les tendait.
— Ça, pour toi. Le rouge, ça t’ira à tomber. Et ça, le porte-jarretelles noir discret. Les mecs aiment quand c’est classe avant de devenir sale. Et moins il y a de tissus plus il adorent.
J’essayais. Elle commentait sans filtre.
— T’as un putain de corps, faut l’habiller en conséquence. Arrête de prendre que du coton mignon. Tu peux être mignonne et allumeuse en même temps.
Entre deux cabines, elle répondait à mes questions. Pourquoi elle avait commencé. Ce qu’elle aimait vraiment. Ce qu’elle détestait. La façon dont elle gérait l’argent, les clients collants, les soirs où elle rentrait vidée. Elle parlait vite, avec des formules crues et des éclats de rire. J’écrivais parfois sur mon téléphone, parfois je gardais juste les phrases en tête.
— Tu notes tout, hein ? a-t-elle dit en me voyant taper.
— Manie professionnelle.
— Tant mieux. Au moins quelqu’un fera un truc intelligent avec nos vies de putes.
On a enchaîné sur des vêtements. Une jupe crayon, un chemisier un peu trop ouvert, une robe courte noire qui coûtait une fortune. Manon m’obligeait à tout essayer. Elle s’asseyait parfois sur le petit banc de la cabine et me regardait me changer sans gêne.
Voici une version plus claire :
— Franchement, si j’étais un mec, je te sauterais bien, a-t-elle lâché à un moment.
J’ai ri, un peu rouge.
— Je prends ça comme un compliment.
— C’en est un.
On a fini l’après-midi dans un café, les sacs autour de nos jambes. Manon buvait un espresso, moi une menthe à l’eau. Elle m’a raconté une anecdote absurde avec un cheminot qui voulait qu’elle le suce déguisée en chef de gare et elle devait jouir avec la voix de la SNCF sur la petite musique. Sa chambre était aménagée comme un compartiment et il la baisait collé à la fenêtre.
On a ri aux larmes.
À un moment, elle est devenue un peu plus sérieuse.
— Cloé t’a pas dit pourquoi elle pouvait pas venir aujourd’hui ?
— Si. Un pilote américain.
Manon a soufflé par le nez, amusée.
— Ah ouais, celui-là. Elle kiffe bien ce mec. Enfin… elle kiffe bien ce qu’il lui fait et ce qu’il paye. Fais gaffe. Cloé est cool, mais elle est pas toujours claire avec ce qu’elle ressent.
J’ai hoché la tête sans répondre. La pointe de jalousie de la veille était toujours là, quelque part.
Quand on s’est séparées, Manon m’a fait la bise et a murmuré :
— T’appelle si tu veux qu’on refasse ça. J’aime bien parler avec toi. T’écoutes vraiment.
En rentrant avec mes sacs, j’ai posé les nouvelles affaires sur mon lit. De la dentelle, de la soie, des trucs que je n’aurais jamais achetés un mois plus tôt. J’ai regardé mon reflet dans le miroir de la chambre.
*Note mentale : une nuit en nounou perverse, une après-midi à réviser des troubles dissociatifs, une fille qui me trouble alors que je ne suis pas lesbienne, et une journée de shopping avec Manon qui me dit qu’elle me sauterait bien. Ma vie est devenue complètement bizarre. Et le plus inquiétant… c’est que ça me plait.*
J’ai rangé les sacs sous le lit, à côté de la boîte où je gardais mes notes et mon fric.
Dehors, le soir tombait doucement. Les familles s’apprêtaient à dîner puis regarder le film du dimanche soir ou « Capital » , le magazine qui explique comment les riches s’enrichissent encore plus.. Demain, il y aurait encore des cours. Je trouvais que ma vie entre chaque rendez-vous était d’une banalité écrasante. Révisions, métro, dîners silencieux, politesse. J’attendais déjà le lundi avec une impatience presque gênante. Revoir Valérie. Savoir ce qui allait suivre.
Le lundi, après les cours, j’étais dans le salon de l’agence. Valérie m’a détaillée un long moment avant de parler. Elle avait ce petit sourire qu’elle gardait pour les filles qui tenaient le rythme, celui qui dit « tu tiens le coup » sans avoir besoin de le formuler.
— Trois clients en peu de temps. Stéphane, Jean-Paul, et le couple. Les retours sont tous excellents. Claire a même précisé que tu étais « étonnamment calme ». C’est rare, les nouvelles. La plupart se crispent dès qu’on sort du script.
Elle a poussé une enveloppe épaisse vers moi.
— Le reste de tes extras. Tu devrais commencer à réfléchir à ce que tu fais de tout ça.
J’ai pris l’enveloppe. Elle était lourde. Plus lourde que ce que j’avais imaginé en me lançant.
— Je veux plus d’indépendance, ai-je dit. Comme Élise. Ou comme Cloé. Pas rester indéfiniment sous le même toit que mes parents, à leur mentir poliment pendant les repas. Dès que je peux, je prends un appart. Même petit. Même loin.
Valérie a penché la tête, intéressée, les yeux un peu plissés derrière ses lunettes.
— Élise a mis du temps. Toi, tu y penses déjà. C’est soit prétentieux, soit lucide. On va dire lucide pour l’instant.
Elle a croisé les jambes, a posé ses coudes sur les genoux, et m’a regardée plus longuement.
— Et tes études ? Tu veux vraiment finir psychologue ? Cabinet bien rangé, ton chat sur les genoux, tes patients qui parlent de leur mère pendant cinquante minutes ? Ou tu as d’autres rêves qui traînent quelque part ?
La question m’a surprise. Personne ne me l’avait jamais posée comme ça. Mes parents étaient convaincus. Mes profs aussi. Moi, j’avais toujours suivi le chemin sans trop y penser.
— Je… je ne sais pas, ai-je avoué. J’aime la psycho. Vraiment. Comprendre ce qui se passe dans les têtes, décrypter, manipuler un peu… enfin, influencer. Mais le cabinet bien rangé, les plantes vertes, les horaires fixes… ça me donne déjà envie de m’ennuyer juste à y penser. Peut-être que je veux autre chose. Ou peut-être que je veux les deux. Continuer à observer les gens d’une façon… moins propre.
Valérie a souri, un sourire qui disait qu’elle avait déjà entendu ça.
— La plupart des filles disent la même chose au début. Puis elles choisissent. Toi, tu n’as pas encore choisi. C’est soit dangereux, soit intéressant. On va dire intéressant pour l’instant.
*Note mentale : Valérie me pose la question que personne n’avait posée. Est-ce que je veux vraiment le cabinet avec des plantes vertes, un divan et moi qui note tout ? Ou est-ce que je suis en train de découvrir que mon vrai laboratoire, c’est ailleurs ? Et que le plus drôle, c’est que je n’ai toujours pas de réponse claire.*
Elle a ouvert un autre dossier.
— Justement. J’ai quelque chose qui va te changer les idées. Court, très bien payé, et un peu différent. Trois joueurs de foot peut être plus. Ils viennent de gagner un titre. Ils veulent fêter ça. Ils ont demandé deux filles qui font jeunes. Le genre sœurs… ou jumelles. Cloé serait avec toi. Vous avez le bon contraste. Toi l’air sage et timide, elle l’air déjà corrompue.
Mon estomac s’est contracté.
— Combien de temps ?
— De vendredi soir à dimanche matin. Une grosse suite. Ils paient le no limits (dans tes limites à toi, évidemment). Ils sont endurants, compétitifs, et ils ont gagné. Donc ils vont vouloir en profiter. Double, triple, lesbienne, tout ce que tu as déjà validé. Et probablement plus.
Valérie a croisé les jambes.
— Cloé est partante. Elle a même l’air contente de le faire avec toi. Vous vous entendez bien, non ?
J’ai pensé à la main de Cloé sur mon bras, l’autre soir. À sa façon de rire.
— Oui. On s’entend bien.
— Parfait. Vous partez ensemble vendredi en fin d’après-midi. Je vous envoie les détails et la tenue demandée. Vous jouez des sœurs. Pas besoin d’en faire des tonnes, votre différence fait déjà le travail. Ils vont adorer.
Elle m’a regardée plus longuement.
— Tu n’es pas obligée. Mais si tu veux vraiment comprendre comment ça marche à plus grande échelle… et si tu veux accélérer ton indépendance… celui-là est intéressant. Et rentable.
J’ai senti le poids de l’enveloppe dans mon sac. Et le poids de la proposition.
— Je prends, ai-je dit.
Valérie a souri, satisfaite.
— Bien. Je préviens Cloé. Passe vendredi vers 16h00 à l’agence, on finalise les looks et les consignes. Et Léna… dors. Vraiment.
---
En sortant, j’ai croisé Élise dans le couloir. Elle m’a attrapé le poignet.
— J’ai entendu. Des footballeurs. Avec Cloé.
— Oui.
Elle a souri en coin.
— Ça va être sale. Et long. Cloé adore ce genre de plan. Toi… tu vas voir ce que ça fait quand les mecs se mettent vraiment en mode trophée. Fais attention à ne pas te perdre dedans. Et si tu as besoin de sortir, tu appelles Valérie. Ou moi.
Elle a desserré mon poignet et a ajouté, plus bas :
— Et si tu baises Cloé pour de vrai pendant le week-end… tu me raconteras.
J’ai senti mes joues chauffer. Élise a ri et est repartie.
---
Le soir, chez mes parents, j’ai ouvert mon ordinateur et j’ai essayé d’avancer sur mon mémoire de fin d’année. Les concepts de pouvoir, de fétichisation et de transaction monétaire s’étaient soudainement peuplés de corps athlétiques, de champagne renversé et de deux filles qui se ressemblent juste assez pour faire croire aux sœurs.
J’ai écrit trois phrases. Puis j’ai effacé.
*Note mentale : dans trois jours je serai dans une suite avec Cloé et des joueurs de foot qui viennent de gagner. On nous a vendues comme sœurs. Ils paient pour ne pas avoir de limites. Mon carnet va avoir besoin de nouvelles pages. Et mon cul aussi, probablement.*
J’ai fermé l’ordinateur.
Dans le placard, l’argent dormait.
Dans mon téléphone, un message de Cloé venait d’arriver :
*Alors ? On y va ensemble les sœurs ? 😈*
J’ai regardé le message longtemps.
Puis j’ai répondu :
*On y va.*
Le vendredi après-midi, Cloé m’attendait déjà dans le petit salon de l’agence. Elle était en short et crop top, jambes croisées, en train de scroller sur son téléphone. Quand elle m’a vue, elle a souri largement, un sourire de gamine qui sait très bien ce qu’elle fait.
— Salut la sœurette.
Valérie est arrivée juste derrière moi avec deux housses de vêtements.
— Asseyez-vous. On règle les looks.
Pour moi : jupe plissée grise un peu trop courte, chemisier blanc, cardigan clair, baskets blanches. Cheveux lâchés, légèrement ondulés. Lunettes optionnelles (Valérie a dit de les garder dans le sac, « au cas où »). Pour Cloé : la même base, mais en version plus serrée, plus ouverte, plus insolente. Jupe encore plus courte, chemisier noué sous la poitrine, un collier discret.
— Vous jouez des sœurs, a rappelé Valérie. Pas besoin d’être identiques. C’est le contraste qui marche. Léna, tu restes la plus réservée au début. Cloé, tu peux être déjà un peu allumeuse. Ils vont adorer l’idée de corrompre la fille timide pendant que l’autre est déjà partie.
Cloé a éclaté de rire.
— Je vais adorer corrompre la timide, moi aussi.
Elle m’a lancé un regard en coin. Je n’ai rien répondu, mais quelque chose a tiqué bas dans mon ventre.
Valérie a continué, plus sérieuse :
— Ils sont trois ce soir. Deux autres arrivent demain. Ils ont payé le « no limits ». Vous acceptez tout ce qui est déjà sur vos fiches. Si quelqu’un dépasse, vous appelez. Sinon… vous êtes là pour être utilisées. Clairement. Ils viennent de gagner, ils sont chauds, ils sont nombreux, et ils savent qu’ils paient cher. Ne vous attendez pas à de la délicatesse.
Elle nous a tendu une enveloppe à chacune.
— Une partie maintenant. Le solde dimanche. Des questions ?
Cloé a secoué la tête. Moi non plus.
— Alors allez vous changer. Le chauffeur vous attend en bas à dix-huit heures.
Dans la petite cabine, Cloé s’est déshabillée sans aucune pudeur. J’ai détourné les yeux une seconde trop tard. Elle a remarqué et a souri.
— Arrête. On va se voir dans bien pire états ce week-end. Et de toute façon… t’as déjà eu ta langue sur une fille. T’es plus une débutante.
— C’était différent, ai-je murmuré.
— Tout est différent jusqu’à ce que ça le soit plus.
Elle s’est approchée et a ajusté mon chemisier, ses doigts effleurant ma clavicule.
— T’inquiète. Je te protège si ça devient trop. Et toi tu me protèges si je commence à trop kiffer. Deal ?
— Deal.
Le chauffeur était ponctuel. Berline noire aux vitres teintées. Cloé s’est installée contre moi sur la banquette arrière, une jambe repliée sous elle. Paris défilait. Elle a posé sa tête un instant sur mon épaule.
— T’as peur ? a-t-elle demandé.
— Un peu. Toi non ?
— Si. Mais j’aime bien. Et puis… on est ensemble. C’est déjà moins pire.
Sa main a trouvé la mienne entre nos cuisses et a serré légèrement. Je n’ai pas retiré la mienne.
*Note mentale : je suis dans une voiture avec Cloé, habillée en fausse sœur lycéenne, en route pour me faire défoncer par des footballeurs champions de quelque chose. Mon mémoire est en train de devenir une blague. Et ma main dans la sienne me fait plus d’effet que prévu.*
→ Qu'avez-vous pensé de cette histoire ??? Donnez votre avis...
→ Autres histoires érotiques publiées par Miss_Sexcret
2 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
Les avis des lecteurs
Super, la suite vite...
Très bien écrit, très suggestif, très réel, et qui laisse la place à plein de choses !
Merci pour cette belle expérience !
JIP, auteur sur ce site !
Merci pour cette belle expérience !
JIP, auteur sur ce site !
Réagissez à l'histoire après lecture
Votre avis sur cette histoire :