Mémoire d'Escorte E14
Récit érotique écrit par Miss_Sexcret [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur femme.
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 27-09-2026 dans la catégorie Entre-nous, les femmes
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Quand les footballeurs sont partis, il restait un silence étrange dans la suite.
Cloé a regardé les peignoirs abandonnés, les bouteilles vides, les draps en bataille, puis elle a dit simplement :
— On se tire d’ici ou on reste ?
Nous avions laissé un message à Valérie pour savoir ce que l’on devait faire car il était 19h et nous devions en théorie resté jusqu’à demain matin.
Valérie avait envoyé un SMS :
*La suite est payée jusqu’à dimanche 12 h. Profitez. Ne faites pas de bêtises (ou faites-en, mais discrètement).*
Sauf que la chambre, c’était un enfer. Draps en bataille, serviettes par terre, une odeur de sexe et de champagne éventé qui collait encore aux murs, des traces de pas mouillés sur le parquet. On a regardé le désastre en silence pendant trois secondes.
Cloé a soufflé :
— Nan mais sérieux… on vient de survivre à cinq footballeurs et on se tape un champ de bataille ?
J’ai décroché le téléphone de la table de nuit.
La réceptionniste a été d’une politesse glaciale et impeccable. Oui, bien sûr, ils allaient tout remettre en ordre immédiatement. Et pendant ce temps, si nous le souhaitions, le restaurant de l’hôtel était à notre disposition. Le dîner était déjà réglé.
On a éclaté de rire.
Dix minutes plus tard, on descendait.
On détonnait atrocement.
Nos vêtements étaient froissés, encore un peu humides par endroits. Pas de soutien-gorge, pas de culotte. Mes seins bougeaient librement sous mon top trop large. Cloé avait les cheveux en bataille et du mascara étalé sous les yeux. On avait l’air de deux putes qui sortaient d’une orgie de trois jours. Ce qui n’était, techniquement, pas très loin de la vérité.
Dans le hall, les gens se retournaient.
Discrètement, mais clairement.
Un monsieur en costume a manqué de renverser son café. Une femme a murmuré quelque chose à l’oreille de sa voisine en nous regardant de haut en bas.
On s’en foutait complètement.
Au restaurant, le maître d’hôtel a eu un micro-soubresaut en nous voyant arriver, puis a repris son masque professionnel. On nous a installées dans un coin un peu à l’écart. On a commandé presque tout le menu.
On avait une faim de louves.
On a dévoré.
Vraiment.
Pain, beurre, entrées, viandes, frites, desserts. On mangeait avec les mains par moments, on riait trop fort, on se volait des bouchées dans l’assiette l’une de l’autre. Les tables autour de nous chuchotaient. On entendait des fragments : « …mais elles sont dans quel état… », « …tu crois qu’elles viennent d’où… », « …regarde, elles n’ont même pas de soutien-gorge… ».
Cloé a levé les yeux vers moi, la bouche pleine de tarte au citron, et a murmuré :
— On est les reines du palace ce soir, sœurette.
— Les princesses déchues, ai-je corrigé.
— Encore mieux.
Quand on est remontées, une heure et demie plus tard, la suite était méconnaissable.
Draps frais, lumière douce, parfum discret, lits parfaitement faits, peignoirs pliés sur le fauteuil. Plus aucune trace de la tempête précédente.
On s’est regardées.
— Douche ? a simplement demandé Cloé.
On a fini par se retrouver sous le jet d’eau chaude, nues, face à face. L’eau coulait sur nos épaules, nos seins, le long de nos ventres. Au début on s’est lavées chacune de son côté, en silence. Puis Cloé a tendu la main et a pris le gel douche. Elle en a versé dans sa paume et a commencé à me savonner les bras, lentement. Ses doigts glissaient sur ma peau, remontant jusqu’à mes épaules, puis descendant le long de ma colonne.
Je l’ai imitée.
Mes mains ont parcouru son dos, ses hanches, le creux de ses reins. Quand j’ai glissé vers l’avant pour savonner son ventre, mes doigts ont frôlé le dessous de ses seins. Elle a eu un tout petit mouvement, presque imperceptible. Nos regards se sont croisés sous l’eau. Ni l’une ni l’autre n’a détourné les yeux tout de suite.
Cloé a repris du gel. Cette fois ses mains sont descendues plus bas. Elle a lavé l’intérieur de mes cuisses avec une lenteur qui n’avait plus rien de purement hygiénique. Ses doigts sont passés très près de mon sexe, sans vraiment le toucher, puis sont remontés. Je sentais mon cœur battre trop fort. L’eau n’y était pour rien.
J’ai fait la même chose.
Mes paumes ont glissé entre ses cuisses. J’ai senti la chaleur de sa peau, la façon dont elle s’est légèrement écartée sans le décider vraiment. Mes doigts ont frôlé ses lèvres un instant, juste un instant, avant de repartir. Elle a inspiré un peu plus fort.
On s’est arrêtées là.
Pas de baiser.
Pas de caresse plus précise.
Juste ces regards qui restaient trop longtemps, ces mains qui tremblaient un peu, et cette tension épaisse qui remplissait la cabine de douche.
*Note mentale : on est en train de se laver comme deux putes qui font semblant de ne pas avoir envie l’une de l’autre. C’est ridicule. C’est excitant. Et je suis clairement en train de perdre le contrôle de mon propre scénario.*
Cloé a fini par éteindre l’eau.
On s’est séchées en silence, chacune de son côté, en évitant de se trop regarder. Puis on a enfilé les peignoirs et on s’est glissées sous les draps propres.
Elle s’est collée dans mon dos, une main sur mon ventre.
Cette fois, son souffle contre ma nuque n’était plus seulement de la fatigue.
On a fermé les yeux.
Mais ni l’une ni l’autre étions incapable de réfléchir plus et à 21h30 la nuit nous à prise.
---
Je me suis réveillée vers 10 h.
La lumière filtrait doucement. Cloé était déjà debout, enveloppée dans un peignoir de l’hôtel, en train de regarder par la fenêtre.
— T’as dormi combien ? a-t-elle demandé sans se retourner.
— Je sais pas. Dix ou douze heures ? Toi ?
— Pareil. J’ai rêvé qu’on était encore dans la piscine et que Karim voulait nous faire faire des longueurs avec une balle de tennis dans le cul.
J’ai ri.
Elle aussi.
On a commandé du room service : œufs, toast, jus d’orange, beaucoup de café. On a mangé en peignoir, assises en tailleur sur le lit, les cheveux encore en bataille. Pour la première fois depuis vendredi, on n’était plus « les sœurs ». Juste deux filles lessivées mais reposées
Cloé a posé sa tasse et a dit, plus sérieuse :
— T’as eu peur à un moment ?
— Plusieurs fois. Toi non ?
— Si. Surtout quand Salim a sorti les 23 cm. J’ai cru que j’allais vraiment m’étouffer pour de bon. Et après… j’ai kiffé. C’est ça qui me fait le plus bizarre.
Elle a marqué une pause.
— Et toi… t’as kiffé quoi le plus ?
J’ai hésité.
— Le moment où on s’est embrassées pendant le show. Et quand tu m’as tenue la main pendant qu’ils nous prenaient. Ça m’a… ancrée.
Cloé m’a regardée longuement.
Quelque chose a bougé dans ses yeux.
— Viens, a-t-elle dit. Nous avons encore deux de chambre. On va prendre un bain.
La baignoire îlot au milieu de celle salle de bain immense et avec cette lumière tamisée était comme une scène de théâtre. Elle a fait couler l’eau très chaude, versé des sels, puis s’est débarrassée du peignoir sans aucune pudeur. Je l’ai imitée. On est entrées en même temps. L’eau nous est montée jusqu’à la poitrine.
Au début on ne s’est pas touchées.
On était juste assises face à face, les jambes entremêlées par accident, la vapeur autour de nous. L’eau chaude nous montait jusqu’à la poitrine. Je sentais la peau de ses genoux contre les miens, et chaque petit mouvement faisait glisser nos cuisses l’une contre l’autre.
La tension était là. Lourde. Différente de tout ce qu’on avait vécu avec les mecs. Plus lente. Plus dangereuse. Plus personnelle.
Cloé a fini par avancer un peu. Ses genoux ont pressé davantage les miens. Ses yeux ne me quittaient plus. Moi non plus je n’arrivais plus à détourner le regard. L’eau dégoulinait de ses clavicules, coulait entre ses seins. Je suivais le chemin des gouttes sans pouvoir m’en empêcher.
Elle a tendu la main sous l’eau et a posé ses doigts sur l’intérieur de ma cuisse. Pas plus haut. Juste là. Le contact a été électrique. Sa paume était chaude, un peu rêche à force d’avoir trop touché, trop pris. Elle n’a pas bougé tout de suite. Elle restait là, à me regarder, comme si elle attendait que je recule. Je n’ai pas reculé.
J’ai glissé ma propre main le long de sa jambe, sous l’eau. Mes doigts ont trouvé le creux derrière son genou, puis sont remontés lentement. Sa peau était brûlante. Quand j’ai frôlé l’intérieur de sa cuisse, plus haut, elle a ouvert un peu plus les jambes. Un mouvement instinctif. Presque imperceptible.
On s’est rapprochées.
Lentement.
Nos visages n’étaient plus qu’à quelques centimètres. Je sentais son souffle contre ma bouche. Ses yeux étaient mi-clos, les pupilles dilatées. J’ai vu sa langue passer sur sa lèvre inférieure. Puis nos bouches se sont trouvées.
Ce n’était plus le baiser sale et rapide des soirs avec les clients. C’était plus profond, plus cherché. Sa langue a caressé la mienne avec une lenteur qui m’a fait fermer les yeux. Une de ses mains est remontée le long de mon flanc, a frôlé le bord de mon sein, puis s’est posée sur ma joue, mouillée. L’autre main, sous l’eau, a recommencé à monter le long de ma cuisse. Plus haut. Plus près.
Quand ses doigts ont enfin touché mon sexe, j’ai tremblé. Vraiment. Un frisson qui est parti du bas du ventre et a remonté jusqu’à ma nuque. Elle n’est pas entrée tout de suite. Elle a juste glissé le long de ma fente, de bas en haut, lentement, en sentant à quel point j’étais déjà ouverte. Moi j’ai fait la même chose. Mes doigts ont trouvé sa chatte chaude et gonflée. Elle a poussé un tout petit son contre ma bouche quand j’ai écarté ses lèvres.
On s’est caressées comme ça pendant un long moment, dans l’eau qui devenait tiède, front contre front, à nous regarder entre deux baisers. Chaque fois que je rentrais un peu plus profond, ses hanches bougeaient. Chaque fois qu’elle appuyait sur mon clitoris, je retenais mon souffle.
On a fini par sortir de la baignoire sans même se sécher.
L’eau dégoulinait encore sur nos corps, traçait des chemins brillants entre nos seins, le long de nos ventres, entre nos cuisses. On a traversé la chambre en laissant des traces mouillées sur le parquet. Quand on a atteint le lit, on est tombées dessus encore trempées.
Cette fois-ci, on a pris le temps.
Vraiment.
Ses lèvres ont d’abord parcouru mon cou, lentement, en s’attardant sous mon oreille. Puis mes seins. Elle a pris un téton entre ses lèvres, l’a tiré, l’a léché en me regardant. Je sentais son regard sur moi plus que sa bouche. C’était ça, le plus troublant. Elle me regardait pendant qu’elle me touchait. Comme si elle voulait tout voir.
Quand elle est descendue entre mes cuisses, j’ai écarté les jambes sans réfléchir. Sa langue a d’abord fait juste un long trait de bas en haut. Puis elle a commencé à me lécher vraiment. Lente. Précise. Elle prenait son temps pour sentir chaque réaction de mon corps. Moi j’avais les mains dans ses cheveux, les yeux fermés, la bouche ouverte. Le goût d’elle, quand j’ai inversé les positions, était différent de tout ce que j’avais déjà goûté. Plus chaud. Plus personnel. J’ai plongé ma langue en elle, j’ai sucé son clitoris, j’ai senti ses cuisses se contracter contre mes oreilles.
On a fini l’une sur l’autre, ses doigts en moi, les miens en elle, à nous regarder droit dans les yeux pendant qu’on jouissait presque en même temps. Front contre front. Souffles mêlés. Les ventres qui se contractaient l’un contre l’autre.
Après, on est restées enlacées, les peaux encore humides, les respirations qui se calmaient doucement.
Cloé a murmuré contre mon épaule :
— On est vraiment connes, hein ?
— Complètement.
*Note mentale : je viens de me faire lécher et doigter par Cloé pendant une heure. Pas une cliente. Pas d’argent. Pas de rôle. Juste elle. Et mon corps réagit comme s’il avait attendu ça depuis le début. Ce n’est pas du sentiment. C’est plus simple et plus dangereux que ça. C’est du désir. Du vrai. Et je ne sais plus trop comment le ranger dans mon carnet.*
Elle a posé un baiser sur mon sein et a fermé les yeux.
Dehors, le soleil brillait sur Paris.
Dedans, pour la première fois depuis longtemps, j’avais l’impression d’être exactement à ma place.
Cloé a regardé les peignoirs abandonnés, les bouteilles vides, les draps en bataille, puis elle a dit simplement :
— On se tire d’ici ou on reste ?
Nous avions laissé un message à Valérie pour savoir ce que l’on devait faire car il était 19h et nous devions en théorie resté jusqu’à demain matin.
Valérie avait envoyé un SMS :
*La suite est payée jusqu’à dimanche 12 h. Profitez. Ne faites pas de bêtises (ou faites-en, mais discrètement).*
Sauf que la chambre, c’était un enfer. Draps en bataille, serviettes par terre, une odeur de sexe et de champagne éventé qui collait encore aux murs, des traces de pas mouillés sur le parquet. On a regardé le désastre en silence pendant trois secondes.
Cloé a soufflé :
— Nan mais sérieux… on vient de survivre à cinq footballeurs et on se tape un champ de bataille ?
J’ai décroché le téléphone de la table de nuit.
La réceptionniste a été d’une politesse glaciale et impeccable. Oui, bien sûr, ils allaient tout remettre en ordre immédiatement. Et pendant ce temps, si nous le souhaitions, le restaurant de l’hôtel était à notre disposition. Le dîner était déjà réglé.
On a éclaté de rire.
Dix minutes plus tard, on descendait.
On détonnait atrocement.
Nos vêtements étaient froissés, encore un peu humides par endroits. Pas de soutien-gorge, pas de culotte. Mes seins bougeaient librement sous mon top trop large. Cloé avait les cheveux en bataille et du mascara étalé sous les yeux. On avait l’air de deux putes qui sortaient d’une orgie de trois jours. Ce qui n’était, techniquement, pas très loin de la vérité.
Dans le hall, les gens se retournaient.
Discrètement, mais clairement.
Un monsieur en costume a manqué de renverser son café. Une femme a murmuré quelque chose à l’oreille de sa voisine en nous regardant de haut en bas.
On s’en foutait complètement.
Au restaurant, le maître d’hôtel a eu un micro-soubresaut en nous voyant arriver, puis a repris son masque professionnel. On nous a installées dans un coin un peu à l’écart. On a commandé presque tout le menu.
On avait une faim de louves.
On a dévoré.
Vraiment.
Pain, beurre, entrées, viandes, frites, desserts. On mangeait avec les mains par moments, on riait trop fort, on se volait des bouchées dans l’assiette l’une de l’autre. Les tables autour de nous chuchotaient. On entendait des fragments : « …mais elles sont dans quel état… », « …tu crois qu’elles viennent d’où… », « …regarde, elles n’ont même pas de soutien-gorge… ».
Cloé a levé les yeux vers moi, la bouche pleine de tarte au citron, et a murmuré :
— On est les reines du palace ce soir, sœurette.
— Les princesses déchues, ai-je corrigé.
— Encore mieux.
Quand on est remontées, une heure et demie plus tard, la suite était méconnaissable.
Draps frais, lumière douce, parfum discret, lits parfaitement faits, peignoirs pliés sur le fauteuil. Plus aucune trace de la tempête précédente.
On s’est regardées.
— Douche ? a simplement demandé Cloé.
On a fini par se retrouver sous le jet d’eau chaude, nues, face à face. L’eau coulait sur nos épaules, nos seins, le long de nos ventres. Au début on s’est lavées chacune de son côté, en silence. Puis Cloé a tendu la main et a pris le gel douche. Elle en a versé dans sa paume et a commencé à me savonner les bras, lentement. Ses doigts glissaient sur ma peau, remontant jusqu’à mes épaules, puis descendant le long de ma colonne.
Je l’ai imitée.
Mes mains ont parcouru son dos, ses hanches, le creux de ses reins. Quand j’ai glissé vers l’avant pour savonner son ventre, mes doigts ont frôlé le dessous de ses seins. Elle a eu un tout petit mouvement, presque imperceptible. Nos regards se sont croisés sous l’eau. Ni l’une ni l’autre n’a détourné les yeux tout de suite.
Cloé a repris du gel. Cette fois ses mains sont descendues plus bas. Elle a lavé l’intérieur de mes cuisses avec une lenteur qui n’avait plus rien de purement hygiénique. Ses doigts sont passés très près de mon sexe, sans vraiment le toucher, puis sont remontés. Je sentais mon cœur battre trop fort. L’eau n’y était pour rien.
J’ai fait la même chose.
Mes paumes ont glissé entre ses cuisses. J’ai senti la chaleur de sa peau, la façon dont elle s’est légèrement écartée sans le décider vraiment. Mes doigts ont frôlé ses lèvres un instant, juste un instant, avant de repartir. Elle a inspiré un peu plus fort.
On s’est arrêtées là.
Pas de baiser.
Pas de caresse plus précise.
Juste ces regards qui restaient trop longtemps, ces mains qui tremblaient un peu, et cette tension épaisse qui remplissait la cabine de douche.
*Note mentale : on est en train de se laver comme deux putes qui font semblant de ne pas avoir envie l’une de l’autre. C’est ridicule. C’est excitant. Et je suis clairement en train de perdre le contrôle de mon propre scénario.*
Cloé a fini par éteindre l’eau.
On s’est séchées en silence, chacune de son côté, en évitant de se trop regarder. Puis on a enfilé les peignoirs et on s’est glissées sous les draps propres.
Elle s’est collée dans mon dos, une main sur mon ventre.
Cette fois, son souffle contre ma nuque n’était plus seulement de la fatigue.
On a fermé les yeux.
Mais ni l’une ni l’autre étions incapable de réfléchir plus et à 21h30 la nuit nous à prise.
---
Je me suis réveillée vers 10 h.
La lumière filtrait doucement. Cloé était déjà debout, enveloppée dans un peignoir de l’hôtel, en train de regarder par la fenêtre.
— T’as dormi combien ? a-t-elle demandé sans se retourner.
— Je sais pas. Dix ou douze heures ? Toi ?
— Pareil. J’ai rêvé qu’on était encore dans la piscine et que Karim voulait nous faire faire des longueurs avec une balle de tennis dans le cul.
J’ai ri.
Elle aussi.
On a commandé du room service : œufs, toast, jus d’orange, beaucoup de café. On a mangé en peignoir, assises en tailleur sur le lit, les cheveux encore en bataille. Pour la première fois depuis vendredi, on n’était plus « les sœurs ». Juste deux filles lessivées mais reposées
Cloé a posé sa tasse et a dit, plus sérieuse :
— T’as eu peur à un moment ?
— Plusieurs fois. Toi non ?
— Si. Surtout quand Salim a sorti les 23 cm. J’ai cru que j’allais vraiment m’étouffer pour de bon. Et après… j’ai kiffé. C’est ça qui me fait le plus bizarre.
Elle a marqué une pause.
— Et toi… t’as kiffé quoi le plus ?
J’ai hésité.
— Le moment où on s’est embrassées pendant le show. Et quand tu m’as tenue la main pendant qu’ils nous prenaient. Ça m’a… ancrée.
Cloé m’a regardée longuement.
Quelque chose a bougé dans ses yeux.
— Viens, a-t-elle dit. Nous avons encore deux de chambre. On va prendre un bain.
La baignoire îlot au milieu de celle salle de bain immense et avec cette lumière tamisée était comme une scène de théâtre. Elle a fait couler l’eau très chaude, versé des sels, puis s’est débarrassée du peignoir sans aucune pudeur. Je l’ai imitée. On est entrées en même temps. L’eau nous est montée jusqu’à la poitrine.
Au début on ne s’est pas touchées.
On était juste assises face à face, les jambes entremêlées par accident, la vapeur autour de nous. L’eau chaude nous montait jusqu’à la poitrine. Je sentais la peau de ses genoux contre les miens, et chaque petit mouvement faisait glisser nos cuisses l’une contre l’autre.
La tension était là. Lourde. Différente de tout ce qu’on avait vécu avec les mecs. Plus lente. Plus dangereuse. Plus personnelle.
Cloé a fini par avancer un peu. Ses genoux ont pressé davantage les miens. Ses yeux ne me quittaient plus. Moi non plus je n’arrivais plus à détourner le regard. L’eau dégoulinait de ses clavicules, coulait entre ses seins. Je suivais le chemin des gouttes sans pouvoir m’en empêcher.
Elle a tendu la main sous l’eau et a posé ses doigts sur l’intérieur de ma cuisse. Pas plus haut. Juste là. Le contact a été électrique. Sa paume était chaude, un peu rêche à force d’avoir trop touché, trop pris. Elle n’a pas bougé tout de suite. Elle restait là, à me regarder, comme si elle attendait que je recule. Je n’ai pas reculé.
J’ai glissé ma propre main le long de sa jambe, sous l’eau. Mes doigts ont trouvé le creux derrière son genou, puis sont remontés lentement. Sa peau était brûlante. Quand j’ai frôlé l’intérieur de sa cuisse, plus haut, elle a ouvert un peu plus les jambes. Un mouvement instinctif. Presque imperceptible.
On s’est rapprochées.
Lentement.
Nos visages n’étaient plus qu’à quelques centimètres. Je sentais son souffle contre ma bouche. Ses yeux étaient mi-clos, les pupilles dilatées. J’ai vu sa langue passer sur sa lèvre inférieure. Puis nos bouches se sont trouvées.
Ce n’était plus le baiser sale et rapide des soirs avec les clients. C’était plus profond, plus cherché. Sa langue a caressé la mienne avec une lenteur qui m’a fait fermer les yeux. Une de ses mains est remontée le long de mon flanc, a frôlé le bord de mon sein, puis s’est posée sur ma joue, mouillée. L’autre main, sous l’eau, a recommencé à monter le long de ma cuisse. Plus haut. Plus près.
Quand ses doigts ont enfin touché mon sexe, j’ai tremblé. Vraiment. Un frisson qui est parti du bas du ventre et a remonté jusqu’à ma nuque. Elle n’est pas entrée tout de suite. Elle a juste glissé le long de ma fente, de bas en haut, lentement, en sentant à quel point j’étais déjà ouverte. Moi j’ai fait la même chose. Mes doigts ont trouvé sa chatte chaude et gonflée. Elle a poussé un tout petit son contre ma bouche quand j’ai écarté ses lèvres.
On s’est caressées comme ça pendant un long moment, dans l’eau qui devenait tiède, front contre front, à nous regarder entre deux baisers. Chaque fois que je rentrais un peu plus profond, ses hanches bougeaient. Chaque fois qu’elle appuyait sur mon clitoris, je retenais mon souffle.
On a fini par sortir de la baignoire sans même se sécher.
L’eau dégoulinait encore sur nos corps, traçait des chemins brillants entre nos seins, le long de nos ventres, entre nos cuisses. On a traversé la chambre en laissant des traces mouillées sur le parquet. Quand on a atteint le lit, on est tombées dessus encore trempées.
Cette fois-ci, on a pris le temps.
Vraiment.
Ses lèvres ont d’abord parcouru mon cou, lentement, en s’attardant sous mon oreille. Puis mes seins. Elle a pris un téton entre ses lèvres, l’a tiré, l’a léché en me regardant. Je sentais son regard sur moi plus que sa bouche. C’était ça, le plus troublant. Elle me regardait pendant qu’elle me touchait. Comme si elle voulait tout voir.
Quand elle est descendue entre mes cuisses, j’ai écarté les jambes sans réfléchir. Sa langue a d’abord fait juste un long trait de bas en haut. Puis elle a commencé à me lécher vraiment. Lente. Précise. Elle prenait son temps pour sentir chaque réaction de mon corps. Moi j’avais les mains dans ses cheveux, les yeux fermés, la bouche ouverte. Le goût d’elle, quand j’ai inversé les positions, était différent de tout ce que j’avais déjà goûté. Plus chaud. Plus personnel. J’ai plongé ma langue en elle, j’ai sucé son clitoris, j’ai senti ses cuisses se contracter contre mes oreilles.
On a fini l’une sur l’autre, ses doigts en moi, les miens en elle, à nous regarder droit dans les yeux pendant qu’on jouissait presque en même temps. Front contre front. Souffles mêlés. Les ventres qui se contractaient l’un contre l’autre.
Après, on est restées enlacées, les peaux encore humides, les respirations qui se calmaient doucement.
Cloé a murmuré contre mon épaule :
— On est vraiment connes, hein ?
— Complètement.
*Note mentale : je viens de me faire lécher et doigter par Cloé pendant une heure. Pas une cliente. Pas d’argent. Pas de rôle. Juste elle. Et mon corps réagit comme s’il avait attendu ça depuis le début. Ce n’est pas du sentiment. C’est plus simple et plus dangereux que ça. C’est du désir. Du vrai. Et je ne sais plus trop comment le ranger dans mon carnet.*
Elle a posé un baiser sur mon sein et a fermé les yeux.
Dehors, le soleil brillait sur Paris.
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1 avis des lecteurs et lectrices après lecture : Les auteurs apprécient les commentaires de leurs lecteurs
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Quelle jolie partie sereine de plénitude qui vient à point nommé après la violence des rapports avec les champions (presque insoutenables). (partie 13)
Charlotte
Charlotte
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