Scène 47 : Chapitre 12 - Hors texte
Récit érotique écrit par Pelec [→ Accès à sa fiche auteur]
Auteur homme.
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Histoire érotique Publiée sur HDS le 04-11-2026 dans la catégorie Entre-nous, hommes et femmes
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[Bastien]
Le dernier jour avant le tournage, on me rase la barbe.
C’est un coiffeur venu de la vallée, un monsieur de soixante-dix ans avec une blouse blanche et un rasoir à manche en corne qu’il affûte sur une lanière de cuir avant chaque passage. Il travaille dans une des chambres du premier, transformée en loge, devant un miroir entouré d’ampoules dont la moitié ne s’allume pas. Il ne dit pas un mot pendant vingt minutes. Quand il a fini, il me tend une serviette chaude et me dit que j’ai une peau de bébé.
Dans le miroir, j’ai quinze ans. J’avais oublié à quoi ressemblait mon menton.
Elena passe la tête par la porte, voit ma figure et éclate de rire.
— On dirait un premier communiant.
— Merci.
— Non, c’est bien. Simon a vingt-cinq ans dans la scène 3. Tu vas faire illusion.
Elle entre, regarde de plus près, et pendant une seconde je crois qu’elle va me toucher la joue. Elle ne le fait pas. Elle me rend mon regard dans le miroir, puis elle repart vers les essais de costumes.
Le reste de la journée, on court. Essais caméra dans le chalet, essais lumière, essais maquillage. On me fait enfiler trois chemises, puis on garde la première. Lou nous fait marcher dans la cuisine du chalet pendant une heure pour régler la mise au point, en nous demandant de nous arrêter sur des croix de scotch collées au sol. Hugo court d’une pièce à l’autre en répétant que tout va bien, ce qui veut dire que rien ne va. Serge fume sur la terrasse du chalet, dans un froid mordant, et répond au téléphone en disant non.
En fin d’après-midi, Elena passe à son tour au maquillage, dans la chaise d’à côté. Pour la scène 3, Claire porte une salopette tachée de peinture verte, et la maquilleuse lui dessine une petite trace verte sur l’arête du nez, avec un pinceau très fin. Elle en essaie trois, plus ou moins grandes, en demandant chaque fois l’avis de Hugo par talkie-walkie. Elena ne bouge pas, les yeux fermés. Moi, je regarde la trace verte dans le miroir, et je me dis que Simon ne doit pas lui dire qu’elle a de la peinture sur le nez. C’est écrit dans la scène. Il la trouve trop jolie comme ça.
— Tu me regardes, dit Elena sans ouvrir les yeux.
— Je regarde la peinture.
— Menteur.
La maquilleuse fait semblant de ne rien entendre.
À dix-neuf heures, Karim distribue les feuilles de service du lendemain. Premier jour de tournage. Maquillage à six heures et demie. Scènes 3 et 5, dans le chalet. Claire et Simon repeignent leur premier appartement.
Au dîner, Hugo se lève, tape sur son verre avec une fourchette et fait un discours de deux phrases. Il nous dit merci. Il nous dit qu’il est content qu’on soit là, tous, ceux qui étaient là au début et ceux qui sont arrivés en route. Il me regarde en disant ça, et Elena aussi, et je ne sais pas quoi faire de mes mains, alors je les pose à plat sur la nappe. Serge ajoute qu’il faudrait quand même ne pas être en retard, et tout le monde rit. Puis chacun monte se coucher tôt, comme la veille d’un examen.
Dans l’escalier, Maud me rattrape.
— Demain, les scènes 3 et 5 ne demandent rien de particulier. Pas de contact prévu, à part la main sur l’épaule dans la 5. Mais si quoi que ce soit ne va pas, n’importe quoi, même sans rapport, tu viens me voir.
Elle me tutoie depuis la scène 12, depuis qu’elle m’a dit de quel côté me retourner. Je n’ai jamais su si c’était pour Simon ou pour moi.
— Merci, Maud.
Elle hoche la tête et continue vers le premier étage. Je la regarde disparaître dans le couloir, avec sa démarche un peu déséquilibrée qu’on ne remarque que si on la connaît.
–––
On frappe à ma porte à vingt-deux heures quarante. Deux coups. Je suis en caleçon et en t-shirt, en train de relire la scène 5 à la lumière de la lampe de chevet. J’enfile un pantalon à toute vitesse, je me cogne la tête contre le plafond, j’ouvre.
C’est Elena. Elle est en sweat-shirt gris à capuche, avec son scénario sous le bras et un crayon derrière l’oreille.
— Tu as cinq minutes ? Pour demain. La 5. Je voudrais la passer une fois à voix haute.
— Bien sûr. Entre.
Elle entre. Ma chambre est minuscule. Il y a le lit, une chaise couverte de vêtements, une petite table avec mes chaussures dessous, et le plafond qui descend en pente jusqu’au sol. Elle regarde le plafond, puis ma tête.
— Tu te cognes souvent ?
— Tout le temps.
Il n’y a pas d’autre endroit où s’asseoir. On s’assoit sur le lit, côte à côte, chacun avec son scénario, le dos contre le mur. Elle a les genoux repliés, les pieds nus dans des chaussettes de laine. Moi, les jambes allongées, les pieds qui dépassent au bout du lit.
La scène 5 n’a rien de romantique. Claire et Simon repeignent le salon de leur premier appartement. Elle est en bas, il est sur l’escabeau, ils se disputent gentiment sur la couleur, un vert qu’elle trouve apaisant et qu’il trouve maladif. Ils parlent de ce qu’il faut racheter. Il y a de la peinture sur son nez à elle, il ne lui dit pas. C’est une scène de rien, deux pages. Hugo dit que c’est la scène la plus importante du film, parce que c’est la seule où ils sont heureux sans le savoir.
On la lit une fois. On la lit une deuxième fois, en changeant les intonations. Elena prend des notes au crayon dans la marge. Elle fait des petites flèches, des soulignés, des ronds autour de certains mots. Je la regarde écrire.
À la troisième lecture, j’arrive à ma dernière réplique. La plus bête de toute la scène, celle que je n’arrive jamais à dire sans avoir envie de rire.
— Il faudra racheter du white...
Je ne vais pas plus loin.
Elle m’embrasse.
Ce n’est pas comme dans la salle de bal. Il n’y a pas de temps un, pas de porte, pas de nuque, pas de hanche. Personne ne compte. Elle s’est simplement tournée vers moi, a posé sa main froide sur ma joue rasée de près, et elle m’a embrassé au milieu du mot. Et je ne sais pas du tout quoi faire. Mes mains restent là où elles étaient, à plat sur la couverture de chaque côté de moi, comme des mains de mannequin. Je ne les bouge pas. Je n’ose pas. Personne ne m’a dit où je devais les mettre.
Je ne sais pas combien de temps ça dure. Je n’ai pas compté. C’est la première fois depuis que je suis ici que je ne compte pas.
Elle recule. Elle me regarde. Elle a les joues rouges, les yeux très clairs à la lumière de la lampe, et un petit pli entre les sourcils, comme si elle venait de faire quelque chose qu’elle n’avait pas prévu et qu’elle essayait de comprendre quoi.
— Du white-spirit, dit-elle.
— Du white-spirit.
Elle se lève. Elle remet son crayon derrière son oreille.
— Bonne nuit. À six heures et demie.
Et elle sort. La porte se referme doucement. J’entends ses pas dans le couloir, puis dans l’escalier, rapides. Puis plus rien.
–––
Je reste assis sur le lit, le dos contre le mur, les mains toujours à plat sur la couverture. Je mets un moment à m’apercevoir qu’elles n’ont toujours pas bougé.
Elle a oublié son scénario. Il est posé sur le lit, à l’endroit où elle était assise, ouvert à la scène 5, avec ses flèches et ses ronds au crayon. Je le prends. Je pourrais le feuilleter, voir ce qu’elle a écrit dans les marges de la 12, de la 31, de la 47. Je le referme sans l’ouvrir ailleurs et je le pose sur la chaise, par-dessus mes vêtements. Ce n’est pas le mien.
J’éteins la lampe. Je la rallume. Je me demande si j’ai le droit. Je me demande qui décide, ici, quand il n’y a plus de feuille, plus de Maud, plus de temps. Je me dis que c’est elle qui a décidé, et que c’est bien comme ça, puisque c’est elle. Puis je me demande si elle regrette déjà, dans sa chambre, deux étages plus bas. Je me demande si demain, dans le chalet, sur l’escabeau, elle me regardera comme avant.
Je repasse tout dans ma tête. Sa main froide sur ma joue. Le crayon derrière son oreille, qui est tombé sur la couverture pendant qu’elle m’embrassait et qu’elle a ramassé en partant sans même le regarder. Le petit pli entre ses sourcils. Du white-spirit. Je me mets à rire tout seul dans le noir, parce que c’est ridicule, parce que de toutes les répliques du film, il fallait que ce soit celle-là.
Je pense à Jeanne, une seconde. À notre règle : pas de promesses, pas de jalousie. Je ne me sens pas coupable. Puis je me demande si je devrais, et je ne trouve pas la réponse.
Vers trois heures, j’ouvre la fenêtre de toit. L’air est glacé, il sent la neige. On ne voit pas le lac d’ici, seulement le toit de l’aile ouest et un morceau de ciel plein d’étoiles. Je reste là un long moment, en caleçon, jusqu’à ne plus sentir mes épaules.
À cinq heures quarante-cinq, le réveil sonne. Je ne me suis pas endormi. Je me lève, je me cogne la tête contre le plafond, et je descends au maquillage avec son scénario sous le bras.
Le dernier jour avant le tournage, on me rase la barbe.
C’est un coiffeur venu de la vallée, un monsieur de soixante-dix ans avec une blouse blanche et un rasoir à manche en corne qu’il affûte sur une lanière de cuir avant chaque passage. Il travaille dans une des chambres du premier, transformée en loge, devant un miroir entouré d’ampoules dont la moitié ne s’allume pas. Il ne dit pas un mot pendant vingt minutes. Quand il a fini, il me tend une serviette chaude et me dit que j’ai une peau de bébé.
Dans le miroir, j’ai quinze ans. J’avais oublié à quoi ressemblait mon menton.
Elena passe la tête par la porte, voit ma figure et éclate de rire.
— On dirait un premier communiant.
— Merci.
— Non, c’est bien. Simon a vingt-cinq ans dans la scène 3. Tu vas faire illusion.
Elle entre, regarde de plus près, et pendant une seconde je crois qu’elle va me toucher la joue. Elle ne le fait pas. Elle me rend mon regard dans le miroir, puis elle repart vers les essais de costumes.
Le reste de la journée, on court. Essais caméra dans le chalet, essais lumière, essais maquillage. On me fait enfiler trois chemises, puis on garde la première. Lou nous fait marcher dans la cuisine du chalet pendant une heure pour régler la mise au point, en nous demandant de nous arrêter sur des croix de scotch collées au sol. Hugo court d’une pièce à l’autre en répétant que tout va bien, ce qui veut dire que rien ne va. Serge fume sur la terrasse du chalet, dans un froid mordant, et répond au téléphone en disant non.
En fin d’après-midi, Elena passe à son tour au maquillage, dans la chaise d’à côté. Pour la scène 3, Claire porte une salopette tachée de peinture verte, et la maquilleuse lui dessine une petite trace verte sur l’arête du nez, avec un pinceau très fin. Elle en essaie trois, plus ou moins grandes, en demandant chaque fois l’avis de Hugo par talkie-walkie. Elena ne bouge pas, les yeux fermés. Moi, je regarde la trace verte dans le miroir, et je me dis que Simon ne doit pas lui dire qu’elle a de la peinture sur le nez. C’est écrit dans la scène. Il la trouve trop jolie comme ça.
— Tu me regardes, dit Elena sans ouvrir les yeux.
— Je regarde la peinture.
— Menteur.
La maquilleuse fait semblant de ne rien entendre.
À dix-neuf heures, Karim distribue les feuilles de service du lendemain. Premier jour de tournage. Maquillage à six heures et demie. Scènes 3 et 5, dans le chalet. Claire et Simon repeignent leur premier appartement.
Au dîner, Hugo se lève, tape sur son verre avec une fourchette et fait un discours de deux phrases. Il nous dit merci. Il nous dit qu’il est content qu’on soit là, tous, ceux qui étaient là au début et ceux qui sont arrivés en route. Il me regarde en disant ça, et Elena aussi, et je ne sais pas quoi faire de mes mains, alors je les pose à plat sur la nappe. Serge ajoute qu’il faudrait quand même ne pas être en retard, et tout le monde rit. Puis chacun monte se coucher tôt, comme la veille d’un examen.
Dans l’escalier, Maud me rattrape.
— Demain, les scènes 3 et 5 ne demandent rien de particulier. Pas de contact prévu, à part la main sur l’épaule dans la 5. Mais si quoi que ce soit ne va pas, n’importe quoi, même sans rapport, tu viens me voir.
Elle me tutoie depuis la scène 12, depuis qu’elle m’a dit de quel côté me retourner. Je n’ai jamais su si c’était pour Simon ou pour moi.
— Merci, Maud.
Elle hoche la tête et continue vers le premier étage. Je la regarde disparaître dans le couloir, avec sa démarche un peu déséquilibrée qu’on ne remarque que si on la connaît.
–––
On frappe à ma porte à vingt-deux heures quarante. Deux coups. Je suis en caleçon et en t-shirt, en train de relire la scène 5 à la lumière de la lampe de chevet. J’enfile un pantalon à toute vitesse, je me cogne la tête contre le plafond, j’ouvre.
C’est Elena. Elle est en sweat-shirt gris à capuche, avec son scénario sous le bras et un crayon derrière l’oreille.
— Tu as cinq minutes ? Pour demain. La 5. Je voudrais la passer une fois à voix haute.
— Bien sûr. Entre.
Elle entre. Ma chambre est minuscule. Il y a le lit, une chaise couverte de vêtements, une petite table avec mes chaussures dessous, et le plafond qui descend en pente jusqu’au sol. Elle regarde le plafond, puis ma tête.
— Tu te cognes souvent ?
— Tout le temps.
Il n’y a pas d’autre endroit où s’asseoir. On s’assoit sur le lit, côte à côte, chacun avec son scénario, le dos contre le mur. Elle a les genoux repliés, les pieds nus dans des chaussettes de laine. Moi, les jambes allongées, les pieds qui dépassent au bout du lit.
La scène 5 n’a rien de romantique. Claire et Simon repeignent le salon de leur premier appartement. Elle est en bas, il est sur l’escabeau, ils se disputent gentiment sur la couleur, un vert qu’elle trouve apaisant et qu’il trouve maladif. Ils parlent de ce qu’il faut racheter. Il y a de la peinture sur son nez à elle, il ne lui dit pas. C’est une scène de rien, deux pages. Hugo dit que c’est la scène la plus importante du film, parce que c’est la seule où ils sont heureux sans le savoir.
On la lit une fois. On la lit une deuxième fois, en changeant les intonations. Elena prend des notes au crayon dans la marge. Elle fait des petites flèches, des soulignés, des ronds autour de certains mots. Je la regarde écrire.
À la troisième lecture, j’arrive à ma dernière réplique. La plus bête de toute la scène, celle que je n’arrive jamais à dire sans avoir envie de rire.
— Il faudra racheter du white...
Je ne vais pas plus loin.
Elle m’embrasse.
Ce n’est pas comme dans la salle de bal. Il n’y a pas de temps un, pas de porte, pas de nuque, pas de hanche. Personne ne compte. Elle s’est simplement tournée vers moi, a posé sa main froide sur ma joue rasée de près, et elle m’a embrassé au milieu du mot. Et je ne sais pas du tout quoi faire. Mes mains restent là où elles étaient, à plat sur la couverture de chaque côté de moi, comme des mains de mannequin. Je ne les bouge pas. Je n’ose pas. Personne ne m’a dit où je devais les mettre.
Je ne sais pas combien de temps ça dure. Je n’ai pas compté. C’est la première fois depuis que je suis ici que je ne compte pas.
Elle recule. Elle me regarde. Elle a les joues rouges, les yeux très clairs à la lumière de la lampe, et un petit pli entre les sourcils, comme si elle venait de faire quelque chose qu’elle n’avait pas prévu et qu’elle essayait de comprendre quoi.
— Du white-spirit, dit-elle.
— Du white-spirit.
Elle se lève. Elle remet son crayon derrière son oreille.
— Bonne nuit. À six heures et demie.
Et elle sort. La porte se referme doucement. J’entends ses pas dans le couloir, puis dans l’escalier, rapides. Puis plus rien.
–––
Je reste assis sur le lit, le dos contre le mur, les mains toujours à plat sur la couverture. Je mets un moment à m’apercevoir qu’elles n’ont toujours pas bougé.
Elle a oublié son scénario. Il est posé sur le lit, à l’endroit où elle était assise, ouvert à la scène 5, avec ses flèches et ses ronds au crayon. Je le prends. Je pourrais le feuilleter, voir ce qu’elle a écrit dans les marges de la 12, de la 31, de la 47. Je le referme sans l’ouvrir ailleurs et je le pose sur la chaise, par-dessus mes vêtements. Ce n’est pas le mien.
J’éteins la lampe. Je la rallume. Je me demande si j’ai le droit. Je me demande qui décide, ici, quand il n’y a plus de feuille, plus de Maud, plus de temps. Je me dis que c’est elle qui a décidé, et que c’est bien comme ça, puisque c’est elle. Puis je me demande si elle regrette déjà, dans sa chambre, deux étages plus bas. Je me demande si demain, dans le chalet, sur l’escabeau, elle me regardera comme avant.
Je repasse tout dans ma tête. Sa main froide sur ma joue. Le crayon derrière son oreille, qui est tombé sur la couverture pendant qu’elle m’embrassait et qu’elle a ramassé en partant sans même le regarder. Le petit pli entre ses sourcils. Du white-spirit. Je me mets à rire tout seul dans le noir, parce que c’est ridicule, parce que de toutes les répliques du film, il fallait que ce soit celle-là.
Je pense à Jeanne, une seconde. À notre règle : pas de promesses, pas de jalousie. Je ne me sens pas coupable. Puis je me demande si je devrais, et je ne trouve pas la réponse.
Vers trois heures, j’ouvre la fenêtre de toit. L’air est glacé, il sent la neige. On ne voit pas le lac d’ici, seulement le toit de l’aile ouest et un morceau de ciel plein d’étoiles. Je reste là un long moment, en caleçon, jusqu’à ne plus sentir mes épaules.
À cinq heures quarante-cinq, le réveil sonne. Je ne me suis pas endormi. Je me lève, je me cogne la tête contre le plafond, et je descends au maquillage avec son scénario sous le bras.
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